29/08/03 (B210) Archives : afin que l’histoire ne se renouvelle pas et pour mettre en garde contre les excés et les dérives toujours possibles d’un système dictatorial, je lance un appel à la communauté internationale afin qu’elle se mobilise pour prévenir le pire et surtout pour éviter une nouvelle catastrophe humanitaire. (Lecteur)

Nous ne sommes pas, bien
évidemment, parvenus à ce stade et je me refuse, même
s’il y a de curieuses similitudes de langage dans la communication officielle
de Djibouti, à dresser un parallèle, car ce n’est pas mon rôle.
Cette contribution n’est pas une accusation, mais simplement une mise en garde.
(*) Cf aussi la note de l’ARDHD en fin de texte)

Mais cela avait commencé
de la même façon, il y a près de soixante-dix ans. Prions
pour que cela n’arrive jamais. Il me semble malgré tout que la vigilance,
l’observation, les mises en garde et la diffusion de l’information (comme
le fait chaque jour l’ARDHD) sont des moyens relativement efficaces pour tenter
de faire avorter des dérapages toujours possibles …

Un bref rappel de ce
que fut l’horreur qui commença à partir de 1930/1993

De camps d’internement
à camps de concentration ….. Au début personne n’y croyait
! et pourtant !

Camps de Concentration
à camps d’extermination

Qui a décidé
la création des camps de concentration? La décision d’ouvrir
des camps de concentration pour les prisonniers politiques fut prise pour
la première fois par Herman Goering en 1933, alors qu’il était
Ministre de l’Intérieur de Prusse. Il est évident que cette
décision fut prise en accord et avec l’approbation expresse d’Adolf
Hitler. Il est à noter que durant son procès à Nuremberg,
Herman Goering revendiqua la paternité de cette décision
et s’en déclara très fier…

Quel fut le premier
camp de concentration?

Le tout premier camp de
concentration ouvert officiellement par les nazis fut Dachau (22 mars 1933).
La création de ce camp ne fut absolument pas tenue secrète:
dans les jours qui suivirent l’ouverture du camp, elle fit l’objet d’annonces
officielles dans de nombreux journaux munichois. Il est à noter qu’avant
même la création de Dachau, il existait déjà
de nombreux “camps sauvages” contrôlé par la S.A.

(par exemple Papenburg, Breslau, Lichtenburg, …). Les premiers prisonniers
furent des opposants politiques (Communistes et Sociaux-Démocrates);
des criminels de droit commun; les homosexuels; les Témoins de Jéhova;
ainsi que les personnes considérées comme “anti-sociales”
(mendiants, vagabonds, …). Des cas considérés comme “à
problème” (par exemple des écrivains et journalistes
juifs, des avocats ou des chefs d’entreprise refusant de supporter le parti)
furent également incarcérés.

Quand fut découvert
l’existence des camps de concentration?

L’existence de camps
de concentration en Allemagne était connue par la plupart des gouvernements
européens bien avant le début de la seconde guerre mondiale.
Le fait que les prisonniers politiques étaient systématiquement
battus, torturés ou exécutés avait été
dénoncé dans les années 30 par de nombreux réfugiés
politiques.
Ceux-ci tentèrent vainement d’avertir les gouvernements
et leur demandèrent d’agir. Il n’y eu aucune réaction car les
dénonciation furent considérées comme “non-crédibles”.

Combien de victimes
non-juives furent assassinées durant la Seconde Guerre Mondiale?

Là encore, il n’existe
pas de chiffre précis. On estime que 5 millions de victimes est un
chiffre proche de la réalité. Parmi les groupes de personnes
exterminées par les nazis et leur collaborateurs: les Tziganes, Serbes,
l’intelligentsia polonaise, les résistants de toute nationalité,
les opposants allemands au régime nazi, les homosexuels, les Témoins
de Jéhova, les criminels de droit commun (souvent utilisés comme
auxiliaires des gardes SS dans les camps), ainsi que les “anti-sociaux,”
par exemple les mendiants, vagabonds, ect…

(*) N.B. En publiant
cette contribution sous la responsabilité de son auteur, l’ARDHD tient
à préciser qu’elle ne le fait pas pour établir un quelconque
parallèle, mais uniquement dans le but d’attirer l’attention de la
communauté internationale sur les risques importants que comportent
à la fois l’opération de déportation de millers de personnes
dans une région déjà touchée gravement par la
famine et par ceux liès à des dérives toujours à
craindre.