12/08/04 (B259) Guelleh échappe (encore ?) à la Justice française ! Grâce à la bienveillance du Gouvernement français qui a décidé de lui épargner la comparution qui était demandée par les avocats de Mme Borrel.

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Note de l’ARDHD

Plusieurs articles et dépêches publiés (en particulier
AFP, Xinhuanet, ces derniers jours, font état du fait que la France
accordera l’immunité diplomatique à Guelleh. Si le Gouvernement
français a besoin de confirmer ce point … c’est que l’affaire n’était
pas gagnée et que Guelleh devrait normalement être conduit devant
le Juge français, à partir du moment où il met le pied
dans un pays de l’Europe des 25.

Bien sur, les Autorités
françaises nous disent qu’il a le droit, en sa qualité de Chef
d’Etat à bénéficier de cette immunité, mais elles
oublient de préciser, qu’elles avaient le droit de lui refuser l’entrée
en Europe, à partir du moment où il bafoue la Justice française.

La France va-t-elle
s’aligner sur le système djiboutien et empêcher les Juges d’effectuer
leur travail, pour leur imposer des décisions prises par le pouvoir
exécutif ….?

C’est une bien mauvaise
décision, à nos yeux, qui décrédibilsera, un peu
plus, les Institutions de la République française, déjà
malmenées par la Politique africaine de ces vingt dernières
années.

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Extrait de l’AFP

Le président
djiboutien bénéficiera de l’immunité diplomatique, selon
Paris

PARIS, 9 août (AFP)
– Le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, dont la comparution
est demandée par les avocats de la veuve du juge français Borrel,
décédé dans des conditions suspectes à Djibouti
en 1995, benéficiera “de l’immunité diplomatique”
lors de son prochain déplacement en France, a déclaré
lundi le Quai d’Orsay.

“Tout chef d’Etat
étranger en visite en France bénéficie de l’immunité
diplomatique”, a déclaré la porte-parole adjointe du Quai
d’Orsay, Cécile Pozzo di Borgo, lors d’un point de presse. “C’est
un principe fondamental du droit international”.

La dépouille calcinée
du juge Borrel, alors conseiller du ministre djiboutien de la Justice, a été
retrouvée le 19 octobre 1995 à 80 km de Djibouti.

Les avocats de la veuve
du juge Borrel, décédé en 1995 dans des conditions suspectes
à Djibouti, ont demandé à un juge enquêtant sur
une éventuelle subornation de témoin en marge de cette affaire
d’entendre le président djiboutien, selon une source proche du dossier.

Les avocats de Mme
Borrel sollicitent aussi l’audition de Hassan Saïd, chef des services
secrets djiboutiens, selon la même source.

Les avocats souhaitent
que ce dernier soit confronté à Ali Iftin, ancien officier djiboutien
réfugié à Bruxelles, qui affirme que Saïd l’a obligé
à mentir dans l’enquête sur la mort du juge Borrel.

Le nouveau témoignage
d’Iftin, recueilli en décembre 2002, et de nouvelles expertises médico-légales
ont relancé l’affaire Borrel ces derniers mois.

Mme Pozzo di Borgo a souligné
“la totale coopération dont font preuve dans cette affaire les
autorités et la justice djiboutiennes”.

La porte-parole adjointe
a rappelé que “le prochain déplacement en France du président
Guelleh à l’occasion des cérémonies des 14 et 15 août
vise à commémorer la mémoire des combattants, parmi lesquels
figurent de nombreux soldats de l’actuelle Djibouti, qui ont participé,
il y a soi xante ans, au débarquement en Provence et à la libération
de la France”.

Seize chefs d’Etats d’Afrique
participeront, le 15 août, à la cérémonie internationale
en mer présidée par le président français Jacques
Chirac.

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Extrait de Xinhuanet

Le président
djiboutien bénéficiera l’immunité diplomatique lors de
sa prochaine visite en France – (Xinhuanet 10/08/2004)

PARIS (XINHUANET) — Le
président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, benéficiera
de l’immunité diplomatique lors de son prochain déplacement
en France, a déclaré lundi le ministère français
des Affaires étrangères.

Tout chef d’Etat étranger
en visite en France bénéficie de l’immunité diplomatique,
c’est un principe fondamental du droit international, a déclaré
la porte-parole adjointe du ministère, Cécile Pozzo di Borgo,
lors d’un point de presse.

Elle a rappelé
que le prochain déplacement en France du président Guelleh,
dont la comparution est demandée par les avocats de la veuve du juge
français Borrel, à l’occasion des cérémonies des
14 et 15 août vise à commémorer la mémoire des
combattants, parm lesquels figurent de nombreux soldats de l’actuelle Djibouti,
qui ont participé, il y a soixante ans, au débarquement en Provence
et à la libération de la France.

Mme Pozzo di Borgo a souligné
la totale coopération dont font preuve dans cette affaire les autorités
et la justice djiboutiennes.

Les avocats de la veuve
du juge Borrel, décédé en 1995 dans des conditions suspectes
à Djibouti, ont demandé à un juge enquêtant sur
une éventuelle subornation de témoin en marge de cette affaire
d’entendre le président djiboutien, selon une source proche du dossier.

Seize chefs d’Etats d’
Afrique participeront, le 15 août, à la cérémonie
internationale en mer présidée par le président français
Jacques Chirac. Fin