20/09/04 (B264) Je demande l’aide du Gouvernement français pour qu’il mette un terme au massacre “hopsitalier” de la population djiboutienne. Sinon on va tous finir par mourir au Pays. (Lecteur)

Chers amis de l’ARDHD,


Je suis Djiboutien, pauvre et victime de la malgouvernance d’un régime
dictatoriale comaparable à celui de Pinochet. J’aimerais que ma lettre
soit publié par les grands quotidiens français comme Le Monde.
Mais je ne dispose pas de leur adresse e-mail et votre site est notre seul
espace de justice et de liberté, où nous pouvons nous exprimer.

J’aimerais montrer aux
djiboutiens( iennes) du pays, à ceux de l’exterieur et aux citoyens
français (car le gouvernement francais soutient activement la dictature)
comment le régime est en passe de nous détruire. Pas un jour
ne se passe sans que nous soyons humiliés.

J’accuse ce régime
et le Ministre de la Santé de laisser mourir les pauvres citoyens.

Mes cousins, mes neveux
et mon fils sont deja mort, victimes du sinistre qui s’est abattu sur le seul
hôpital du pays qui nous soit ouvert. (l’hôpital Peltier).

Cet hôpital n’est
plus qu’un mouroir : plus de médicaments. Quand vous arrivez à
l’hôpital vous découvrez la pancarte “URGENCES”. Mais
il n’y a rien derrière ! Pas de médecins, pas d’anti-douleurs,pas
d’anesthésie ni pansements.

Seuls, sont présents,
quelques aides infirmiers tres inexpérimentés.

La mort d’un malade,
d’un accidenté de la route et d’autres est devenue quotidienne.

Qui compte le nombre de
morts par jour, par mois ? Cela passe au compte des pertes et profits, car
personne ne les connaît. Seuls les blessés très légers
ont une chance d’échapper à la mort !

Aller ensuite faire un
tour à la Maternité. Vous découvrirez un mouroir pour
enfants !

Plus de 50% des accouchements
engendrent un enfant mort-né de naissance.
C’est à dire
des enfants qui ont succombé lors de l’accouchement.

Combien de césariennes
par jour ?

Six accouchements sur
dix ! Parce que le médecin perçoit une prime pour chaque opération.
Le médecin arrive, le matin, vers 12h 30. Le temps de dire bonjour,
il repars aussitôt pour son déjeuner. Seules sont présentes
quelque “sages” femmes qui passent leur temps à regarder
les chaines cablés en langue arabe.

On dit même qu’un
médecin djiboutien passerait la majeure partie de son temps dans sa
clinique et non à l’hôpital en dépit de la prime de 50
000 FD qu’il encaisserait pour chaque césarienne.

On cite aussi le cas d’un
médecin étranger (africain) plutôt de type raciste qui
laisserait les mères et leurs enfants mourir, sans intervenir.

Je
demande aux mères et aux pères du monde entier d’aider les enfants
djiboutiens.

Les autres services de
l’hôpital sont encore plus mal loties. Ils n’ont pratiquement aucun
médecin et peu d’infirmiers(ères) qualifiées et encore
moins de médicaments.

Le plus humiliant c’est
le moment où l’infirmier annonce à la famille qu’il n’y a plus
rien faire et que leur proche va bientôt mourir. Il leur conseille généralement
de ramener leur malade à son domicile et d’attendre sa mort.

Toutes ces informations sont fiables. J’ai déjà été
personnellement confronté à tous ces problèmes, car je
déplore le décès de huit parents proches depuis février
2004, dont mon fils.

Je demande de l’aide et
une action forte, efficace et courageurse au Gouvernement français
pour qu’il mette un terme au massacre de la population djiboutienne.

Un jour on parlera
d’un génocide organisé et prémédité.

Combien de morts chaque
jour dans l’hôpital de Djibouti ?

Bientôt plus qu’en
Irak !

Bush a chassé le
dictateur iraquien ! Sera-t-il capable de libérer le Peuple djiboutien
du sanguinaire mafieux qu’est Ismaël Omar Guelleh.