24/01/06 (B334-A) Les femmes djiboutiennes, victimes de viols, se regroupent et s’organisent au sommet de Bamako, pour agir en justice contre les militaires coupables. (Panapress, transmis par l’ARD)

Appel du Comité des femmes djiboutiennes contre l’impunité

ORIGINE-DEPECHE: DAKAR

Le Comité des femmes djiboutiennes présentes au Forum social mondial de Bamako a lancé samedi un appel contre les “viols commis par des soldats de l ‘armée gouvernementale sur des centaines de femmes” depuis le début de la guerre civile dans le pays en 1991, rapporte la Panapress.

“Ces femmes gardent, pour beaucoup d’entre elles, des séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans leur corps, leur dignité, leur conscience”, indique dans un communiqué le comité, qui précise que les femmes djiboutiennes se battent sur le terrain pour la reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre.

“Nous lançons un appel à la solidarité des femmes de la planète pour qu’elles soutiennent le combat des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité de ces crimes commis par des soldats”, ajoute le communiqué, qui exige l’ouverture d’une enquête internationale sur toutes les exactions commises à l’encontre des femmes et plus particulièrement sur les viols des jeunes filles et des femmes dans le nord et le sud-ouest du pays.

S’engageant à “briser le mur de silence qui entoure les violations des droits humains à Djibouti”, le Comité exige également le jugement des soldats coupables de ces viols par le Tribunal pénal international (TPI).

“Seules l’arrestation et la condamnation des coupables qui continuent à vivre en toute tranquilité et à exercer les fonctions de soldats dans l’armée régulière peuvent soulager les victimes de ces violences et leur rendr e un peu de leur dignité”, conclut le communiqué.

__________________________________ Note de l’ARDHD
Nous rappelons que l’ARDHD a été appelée à se défendre en Justice, à la suite de la plainte d’Ibrahim Zakaria, pour des propos tenus ou attribués à son site.

Parmi les 4 thèmes pour lesquels, elle était poursuivie, la condamnation à 1 € symbolique concernait uniquement le fait que l’ARDHD n’a pas été en mesure de prouver par des témoignages, l’existence de viols à Djibouti par les militaires.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette information et nous nous associerons, si cela est opportun, à l’action judiciaire qui pourra être entreprise par ces femmes victimes des militaires de Guelleh.

A rappeler que c’est Mohamed Aref qui défendait Ibrahim Zakaria et qui a affirmé publiquement, sans rougir, qu’il n’y avait jamais eu de viols à Djibouti commis par des militaires ni des hauts gradés (?).