18/08/08 (B461) 31ème JO. Ce lundi, épreuve du lancer du Javelot. Un accident à signaler. Guelleh pique les fesses de Borreh. Accident ou fausse erreur ? (ARDHD – Humour)

Ce lundi matin, tous les concurrents de l’épreuve du Javelot étaient réunis à Arrhiba. Il s’agissait de piquer un sac de faux dollars à cinquante mètres. Quatre équipes de quatre piqueurs s’affrontaient :

L’équipe politique :

– Guelleh en pleine forme, (Dictateur chef)
– Robleh Olayeh, venu spécialement de Whashington, pour apporter son expérience irremplaçable à l’équipe, (Ambassadeur aux USA)
– Abdoukader Doualeh Wais, (Ancien Ministre, organisateur des grandes rafles des étrangers)
– Ali Abdi Farah (Ministre com, culture et Postes-Télécom)

L’équipe civile des hommes d’affaires :
– Abdourahman Borreh, bronzé et souriant, (affaires multiples)
– Luc Marill, (Holding, distribution, transport)
– André Massida, (transitaire)
– Saïd Omar MOUSSA (Président de la CCI de Djibouti)

L’équipe dite des “repentis”

Aden Robleh Awaleh, (Ex Président parti d’opposition)
– Moumin Bahdon, (Ex Président parti d’opposition)
– Mohamed Aref, (Ex Défenseur des Droits de l’homme, reconverti)
– Ougoureh Kifleh, (Ex cadre du Frud, rallié au pouvoir après plusieurs trahisons qui lui seraient attribuées)

L’équipe militaire :
– Colonel Omar Bouh Goudade, (soupçonné d’actes de torture)
– Le Lieutenant-Colonel Abdo Abdi Dembil, (A fait tirer à balles réelles sur les vétérans qui manifestaient pour obtenir le paiement de leurs retraites)
– Le Lieutenant-Colonel Abdourahman Ali Kahin, (Officier supérieur dans la Police
– Le Lieutenant Cher Mohamed Aden, (a participé au complôt du mensonge pour faire condamner Jean-Paul Noël Abdi)

Dés le début de la compétition, les hostilités ont commencé. Chaque équipe avait à coeur de piquer le plus gros montant.possible sans déplaire au Grand Chef, fort susceptible en ce moment.

Très vite, l’équipe des repentis a commencé à gagner : 10.000, 50 000 $ dollars piqués d’un seul coup. L’équipe militaire n’arrivait pas à piquer un seul sac, jusqu’au moment où Zakaria et Fathi arrivés sur les lieux du concours, se sont mis à injurier les officiers inscrits à la compétition en leur disant qu’ils n’avaient qu’à suivre leur exemple et qu’ils gagneraient ainsi des fortunes : mais pour imiter un CEMA, quand on est simple officier, ce n’est pas facile….

L’équipe civile des hommes d’affaires a réalisé un bon score, inférieur toutefois à celle des repentis qui était constituée, il faut le reconnaître de professionnels chevronnés de la pique. D’autant plus qu’Ali Aref s’était déplacé en personne pour prodiguer des conseils éclairés à son neveu et poulain et encourager ses bons amis ….

L’équipe des politiques n’a pas eu de chance. A la grande surprise, elle a manqué des coups de pique faciles, jusqu’au moment où l’un des javelots de Guelleh a atteri dans le postérieur d’Abdourahman Borreh, le blessant assez sérieusement, mais pas au point de déclarer forfait : pour piquer, Borreh est un coriace et il ne craint pas les coups par derrière. Chacun a voulu croire à un malheureux accident, mais chacun a pensé tout bas que Guelleh n’avait peut-être pas tiré au hasard et qu’il s’était offert un coup de semonce bien senti, sur la personne de son ancien ami et rivale en affaires …. Un coup de javelot au derrière après un redressement douanier de 7 milliards de FDJ, cela fait beaucoup trop de coïncidences… en quelques jours.

Au final, ce sont les plus expérimentés qui ont gagné le concours : les repentis ont reçu la palme d’or et de nouveaux droits à repiquer …


Sponsorisés par Massida, les quatre repentis deviennent médaille d’or
pour la deuxième année consécutive …
De redoutables piqueurs !

L’équipe des politiques a terminé ex-aequo au montant piqué, avec les hommes d’affaires, ce qui est relativement normal, car leurs destins financiers sont souvent liés. Pour se départager, les politiques ont aussitôt demander à l’AN (qui n’a rien à leur refuser) de voter une nouvelle LOI qui introduit un calcul très compliqué au terme duquel, ils se sont auto-attribués la médaile d’argent, laissant le bronze aux hommes d’affaires.

Les officiers “subalternes” ont montré leur incompétence à piquer, ce qui est à leur honneur, mais qui a été très mal ressenti par leurs officiers supérieurs … qui les ont qualifiés d’incapables notoires, promis à la dégradation à court terme. Des mots, encore des mots, toujours des mots de Généraux!!