16/12/08 (B478) Toujours de nombreuses réactions à la décision du Président du GNT de limoger son premier Ministre … (9 dépêches en Français et en Anglais)

____________________________ 9 – XINHUA

La France “vivement préoccupée” par la situation politique en Somalie

La présidence française de l’Union européenne (PFUE) s’est déclarée lundi “vivement préoccupée” par les derniers développements politiques en Somalie, notamment la destitution du Premier ministre Nur Hassan Hussein Adde.

“L’annonce faite par le président du Gouvernement fédéral de transition de sa décision de démettre de ses fonctions le Premier ministre Nur Hassan Hussein Adde paraît particulièrement inpportune. Elle menace de saper le processuss politique à un moment clé pour la Somalie et est en contradiction avec la Charte des institutions fédérales de transition”, affirme une déclaration de la PFUE.

“La présidence du Conseil de l’Union européenne estime qu’il serait inacceptable que des différends internes portent atteinte à la poursuite du processus de paix engagé depuis six mois, en affaiblissant davantage le gouvernement de transition.

Elle appelle instamment les responsables du gouvernement fédéral de transition à mettre un terme à ces conflits et à se concentrer sur les vrais défis auxquels sont confrontés les Somaliens: la paix, la stabilité et la réconciliation”, ajoute la déclaration.

Paris a par ailleurs rappelé le régime de sanctions de l’ONU contre “les individus faisant obstacle au processus politique”.

____________________________ 8 – DW World (De)

Le parlement somalien désavoue le président Abdullahi Yusuf

Nouvelle crispation politique en Somalie après l’annonce dimanche par le président Abdullahi Yusuf du limogeage du premier ministre Nur Hassan Hussein ainsi que du gouvernement . Une décision rejetée par le parlement

C’est un véritable camouflet que le parlement somalien a infligé ce matin au président Abdullahi Yusuf Ahmed en rejetant le limogeage du premier ministre Nur Hassan Hussein et du gouvernement de transition. Réunis a Baidoa, siège des institutions de transition, les parlementaires ont rejeté par 143 voix contre 20 la décision prise par le president de revoquer le premier ministre.

Depuis des mois, les deux hommes sont en désaccord sur la conduite à suivre à l’égard de l’opposition islamiste. Robert Wiren spécialiste de la Somalie.

Les différences d’appréciations se sont manifestées en particulier sur l’accord de Djibouti avec la branche de l’Alliance pour la Relibération de la Somalie, les islamistes modérés. Cet accord ne plait pas au président

Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould Abdallah se dit préoccupé par cette nouvelle crispation politique qui intervient alors que les troupes éthiopiennes se préparent à quitter le pays et la communauté internationale ne parvient toujours par à mettre sur pied une veritable force de stabilisation .

Pour Rachid Abdi de ICG (International Crisis Group), il faut envisager un accord qui inclurait tous les groupes islamistes.

La somalie est vraiment dans une situation difficile mais je pense que ce qui doit être fait c’est d’encourager un accord de partage du pouvoir qui inclurait les islamistes qui contrôlent une bonne partie du pays

Depuis la chute du dictateur Siad Barré en 1991, les nombreuses tentatives pour ramener la paix en Somalie ont été vaines. Les successeurs du despote se sont retournés les uns contre les autres. Depuis 17 ans, le pays est ravagé par la guerre civile et compte au moins un millions de réfugiés

____________________________ 7 – Afrik.com

Limogeage du premier ministre somalien : l’UA « préoccupée »

Le président de la commission de l’Union Africaine (UA), Jean Ping, « suit avec préoccupation l’évolution de la situation en Somalie, en particulier l’annonce par le Président du gouvernement fédéral de transition (TFG) de la Somalie, Abdullahi Yusuf Ahmed, de sa décision de démettre de ses fonctions le Premier Ministre Nur Hassan Hussein », a-t-on appris dans un communiqué lundi.

Il craint que cette décision ne nuise à la résolution politique du conflit en Somalie. TV5 rappelle que le président somalien a annoncé dimanche avoir limogé le gouvernement et son Premier ministre.

Les deux hommes sont en désaccord quant à la gestion du problème islamiste dans le pays. L’opposition islamiste gagne pendant ce temps-là du terrain.

____________________________ 6 – African Manager avec PANA

L’Union européenne préoccupée par la situation politique en Somalie

La présidence française de l’Union européenne (PFUE) s’est déclaré, lundi, “vivement préoccupée” par la décision du président du Gouvernement fédéral de transition (GFT) somalien, Abdullahi Yusuf Ahmed, de démettre, dimanche, son Premier ministre, Nur Hassan Hussein Adde.

Dans un communiqué publié à Paris, la PFUE juge “particulièrement inopportune” la décision de démettre le PM somalien et estime qu’elle “menace de saper le processus politique à un moment clé pour la Somalie”.

“L’annonce faite hier par le président du GFT (…) est en contradiction avec la Charte des institutions fédérales de transition. La présidence du Conseil de l’UE estime qu’il serait inacceptable que des différends internes portent atteinte à la poursuite du processus de paix”, souligne le communiqué.

La PFUE “appelle instamment les responsables du GFT à mettre un terme à ces conflits et à se concentrer sur les vrais défis auxquels sont confrontés les Somaliens : la paix, la stabilité et la réconciliation”, poursuit le texte.

Tout en réitérant son soutien au processus politique en Somalie, l’Europe menace de sanctions “les individus faisant obstacle à la paix”, en vertu de la résolution 1844 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies.

La Somalie est depuis la chute du président Mohamed Siad Barré en 1991, le théâtre d’une guerre civile qui a fait des milliers de morts et conduit au démantèlement total de l’Etat central. Malgré une présence militaire africaine, le pays a été mis sous coupe réglée par des clans déterminés à saboter toute initiative de paix.

_____________________________ 5 – Al Jazeera (En Anglais)

Les Parlementaires somaliens soutiennent le premier Ministre. // Somali MPs give backing to premier

Somalia’s parliament has given its backing to the transitional government of Nur Hassan Hussein, the country’s prime minister, a day after the president moved to dismiss him.

Member of parliament on Monday voted strongly in favour of keeping Hussein and his cabinet in office, going against the demand by Abdullahi Yusuf Ahmed that the prime minister be removed.

“143 MPs recognised the existence of the government, 20 rejected it and 7 abstained,” Aden Mohamed Nur, the parliamentary speaker, said a special parliament session in Baidoa.

“Therefore the government of Nur Adde [Hassan Hussein] is legitimate,” he said.

Hussein, who became Somalia’s prime minister in November 2007, has in the last few months been in dispute with Yusuf over efforts towards a peace deal with the Alliance for the Re-liberation of Somalia (ARS), the country’s main opposition group.

Yusuf compliant

Yusuf said on Sunday that his move to sack Hussein and the entire cabinet was because the country was mired in instability.

The president needs parliament’s approval to sack the prime minister, the Somali transitional government’s federal charter says.

“It was difficult to work with the president, who disapproved of the peace process,” Hussein said before the vote.

“The president was interfering with the activities of the prime minister and parliament.

“It is up to parliament to make a decision in order to save the transitional federal institutions and the rule of law.”

Yusuf said on Monday that he would not try to undermine the parliament’s decision.

‘Peace effort threatened’

Hussein on Sunday said that the Yusuf had tried to destroy a UN-sponsored reconciliation process between the transitional federal government (TFG) and the ARS.

“The president abused the power of his office and undermined the legitimacy of parliament … The president was attempting to sabotage peace efforts between TFG and the ARS,” Hussein said.

Jean Ping, the African Union Commission chairman, said that disputes within the transitional federal government could derail peace efforts.

Yusuf’s move to sack Hussein “has the potential of undermining the sustained efforts being made by the AU, IGAD and the larger international community, including the United Nations, to further reconciliation, peace, and stability in Somalia”, the AU said in a statement.

IGAD is the Inter-Government Authority on Development, an organisation which has been involved in peace negotiations in Somalia and in the setting up of the country’s transitional institutions.

No-trust vote

The latest parliamentary vote in favour of Hussein comes three months after he survived a vote of no-confidence in the wake of accusation that he had embezzled state funds.

The transitional government, which is based in Baidoa, has struggled to exert its influence across the rest of the country since it was established in 2004.

Somalia has been without an effective government since the overthrow of president Mohamed Siad Barre in January 1991 by rebel forces.

______________________ 4 – Shabelle (En Anglais)

Le Parlement de transitiion somalien approuve la constitution du Gouvernement du Premier Ministre Nur Hassan Hussein et rejette la décision de limogeage, prise récemment par le Président du GNT. // Somali parliament approves cabinet

Somalia’s transitional parliament have approved the cabinet presented by Somali Prime Minister Nur Hasan Hussein and rejected the removal of the prime minister on Monday, our correspondent in Baidoa reported.

Somali president Abdullah Yusuf dismissed Prime Minister Nur Hassan Hussein yesterday accusing him of incompetence and mismanagement.

Sheik Adan Madobe the Speaker of the Somali parliament described the president’s decision of sacking the prime minister as unconstitutional.

We will keep you updated on further developments

______________________ 3 – Shabelle avec AFP (En Anglais)

L’U.A. déclare que les querelles au sein du Gouvernement somalien constituent une menace pour les efforts de paix. // African Union says Somalia political row threatens peace efforts

The African Union expressed concern that the latest row in Somalia’s executive could undermine already ailing efforts to stabilise the Horn of Africa country, in a statement received by AFP on Monday.

AU Commission Chairman Jean Ping was “following with concern the evolution of the situation in Somalia,” the statement said.

On Sunday, Somali President Abdullahi Yusuf Ahmed announced he was sacking Prime Minister Nur Hassan Hussein and the entire cabinet because they had failed to bring security to the nation.

But the premier challenged the move as unconstitutional and accused the president of attempting to sabotage the months-old UN-sponsored talks aimed at bringing the Islamist-led opposition back into the fold.

The AU said Yusuf’s move “has the potential of undermining the sustained efforts being made by the AU, IGAD and the larger international community, including the United Nations, to further reconciliation, peace, and stability in Somalia.”

IGAD is the Inter-Government Authority on Development, a regional organisation which has contributed to peace negotiations in Somalia and the creation of its transitional institutions.

Nur Hassan Hussein, who has been in place for just over a year, was to address parliament on Monday in an effort to convince lawmakers not to support Yusuf’s bid to remove him from his post.

________________________________ 2 – AFP

Somalie: crise ouverte des institutions incapables de rétablir la paix

Le Parlement somalien a apporté lundi un soutien massif au Premier ministre et au gouvernement de transition face au président Abdullahi Yusuf Ahmed qui avait annoncé dimanche le limogeage du cabinet, plogeant le pays dans une nouvelle crise politique qui sape les efforts de paix.

Au lendemain de l’annonce par le président Abdullahi Yusuf Ahmed de sa décision de limoger immédiatement le Premier ministre Nur Hassan Hussein et son gouvernement, le Parlement de transition, réuni en session spéciale à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), a désavoué le chef de l’Etat et apporté un soutien massif au Premier ministre.

“Cent quarante-trois députés ont reconnu l’existence du gouvernement, 20 ont voté contre et sept se sont abstenus”, a proclamé le président du Parlement Aden Mohamed Nur après le dépouillement du vote de la session spéciale.

“En conséquence”, le gouvernement de Nur Hassan Hussein “est légitime”, a ajouté le président de l’Assemblée.

Dimanche, le président somalien avait annoncé avoir limogé le gouvernement et le Premier ministre, “incapable d’accomplir sa tâche”

“Je suis obligé de sauver le pays”, avait ajouté M. Yusuf.

“Le président a parlé en son nom propre, à l’encontre des règles et des lois. Il n’a pas le droit de limoger le Premier ministre du gouvernement fédéral de transition”, avait immédiatement réagi Nur Hassan Hussein dans une déclaration à l’AFP.

Selon la charte du gouvernement fédéral de transition, le président n’a en effet pas le pouvoir de démettre le Premier ministre sans l’approbation du Parlement.

M. Yusuf s’était dit confiant dans le vote du Parlement, affirmant toutefois qu’il respecterait la décision des députés.

Le travail des institutions de transition est paralysé depuis des semaines par des querelles intestines entre le chef de l’Etat et le Premier ministre, alors que les insurgés islamistes gagnent du terrain dans le pays et que les discussions de paix piétinent.

Les deux hommes sont notamment en désaccord sur la stratégie à suivre à l’égard de l’opposition islamiste.

Le président de la commission de l’Union africaine (UA) Jean Ping a fait part lundi de sa “préoccupation” devant la décision du président somalien.

“Cette annonce ne peut que compliquer davantage la situation et approfondir les clivages au sein du TFG (gouvernement fédéral de transition) et elle porte en elle le risque de saper les efforts (…) de la communauté internationale” pour une solution politique à la guerre civile, a souligné M. Ping.

L’UA a déployé une force de paix à Mogadiscio, l’Amisom, cible régulière des insurgés islamistes, et réclame l’envoi d’une force de l’ONU dans le pays. La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

La capitale Mogadiscio et un nombre croissant de régions somaliennes sont le théâtre depuis 2007 de violences meurtrières.

La présence de l’armée éthiopienne, intervenue officiellement depuis fin 2006 pour chasser les tribunaux islamiques qui contrôlaient le sud de la Somalie, a provoqué une insurrection sanglante menée par des islamistes radicaux, les shebab.

L’Ethiopie a annoncé fin novembre le retrait total de son armée de Somalie d’ici début 2009.

Le pays fait également face à une situation humanitaire catastrophique. Quelque 3,2 millions des dix millions de Somaliens dépendent de l’aide humanitaire internationale pour survire.

________________________________ 1 – AFP

Somalie: crise ouverte des institutions incapables de rétablir la paix

Le Parlement somalien a apporté lundi un soutien massif au Premier ministre et au gouvernement de transition face au président Abdullahi Yusuf Ahmed qui avait annoncé dimanche le limogeage du cabinet, plogeant le pays dans une nouvelle crise politique qui sape les efforts de paix.

Au lendemain de l’annonce par le président Abdullahi Yusuf Ahmed de sa décision de limoger immédiatement le Premier ministre Nur Hassan Hussein et son gouvernement, le Parlement de transition, réuni en session spéciale à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), a désavoué le chef de l’Etat et apporté un soutien massif au Premier ministre.

“Cent quarante-trois députés ont reconnu l’existence du gouvernement, 20 ont voté contre et sept se sont abstenus”, a proclamé le président du Parlement Aden Mohamed Nur après le dépouillement du vote de la session spéciale.

“En conséquence”, le gouvernement de Nur Hassan Hussein “est légitime”, a ajouté le président de l’Assemblée.

Dimanche, le président somalien avait annoncé avoir limogé le gouvernement et le Premier ministre, “incapable d’accomplir sa tâche”

“Je suis obligé de sauver le pays”, avait ajouté M. Yusuf.

“Le président a parlé en son nom propre, à l’encontre des règles et des lois. Il n’a pas le droit de limoger le Premier ministre du gouvernement fédéral de transition”, avait immédiatement réagi Nur Hassan Hussein dans une déclaration à l’AFP.

Selon la charte du gouvernement fédéral de transition, le président n’a en effet pas le pouvoir de démettre le Premier ministre sans l’approbation du Parlement.

M. Yusuf s’était dit confiant dans le vote du Parlement, affirmant toutefois qu’il respecterait la décision des députés.

Le travail des institutions de transition est paralysé depuis des semaines par des querelles intestines entre le chef de l’Etat et le Premier ministre, alors que les insurgés islamistes gagnent du terrain dans le pays et que les discussions de paix piétinent.

Les deux hommes sont notamment en désaccord sur la stratégie à suivre à l’égard de l’opposition islamiste.

Le président de la commission de l’Union africaine (UA) Jean Ping a fait part lundi de sa “préoccupation” devant la décision du président somalien.

“Cette annonce ne peut que compliquer davantage la situation et approfondir les clivages au sein du TFG (gouvernement fédéral de transition) et elle porte en elle le risque de saper les efforts (…) de la communauté internationale” pour une solution politique à la guerre civile, a souligné M. Ping.

L’UA a déployé une force de paix à Mogadiscio, l’Amisom, cible régulière des insurgés islamistes, et réclame l’envoi d’une force de l’ONU dans le pays. La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

La capitale Mogadiscio et un nombre croissant de régions somaliennes sont le théâtre depuis 2007 de violences meurtrières.

La présence de l’armée éthiopienne, intervenue officiellement depuis fin 2006 pour chasser les tribunaux islamiques qui contrôlaient le sud de la Somalie, a provoqué une insurrection sanglante menée par des islamistes radicaux, les shebab.

L’Ethiopie a annoncé fin novembre le retrait total de son armée de Somalie d’ici début 2009.

Le pays fait également face à une situation humanitaire catastrophique. Quelque 3,2 millions des dix millions de Somaliens dépendent de l’aide humanitaire internationale pour survire.