09/02/09 (B485) LDDH : quels sont les objectifs poursuivis par le régime, pour lancer un recensement illusoire en quarante jours, alors que d’un côté, certaines “populations djiboutiennes de droit” ne bénéficient même pas des garanties civiques et que de l’autre, des personnes ne répondant pas aux critères légaux, peuvent quand même acheter des cartes d’identité au “marché noir”.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 9 FEVRIER 2009
 

RECENSEMENT GENERAL
DE LA POPULATION 2009,

POUR QUOI FAIRE ?

Conformément à ses missions de Résolution et de Prévention des conflits, la Ligue Djiboutienne des Droits Humais (LDDH) exprime à nouveau, ici et maintenant, sa plus profonde inquiétude au sujet du recensement qui se déroule en République de Djibouti.

Quatre millions cinq cent mille dollars ont été débloqués par le gouvernement des Etats-Unis pour effectuer ce “prétendu” recensement : ils ont déjà été certainement engloutis…..

La L.D.D.H. tient à rappeler qu’une des principales causes du conflit, qui a ravagé notre pays pendant huit ans, a été le déni de citoyenneté que les autoritiés ont opposé aux véritables Citoyens.

Qui pourrait imaginer que l’on puisse recenser la population de notre pays en quarante jours ?

A l’époque, la L.D.D.H, s’était déjà indignée de la marginalisation des régions du nord et du sud-ouest par rapport à la politique publique de développement national.

A maintes reprises, la L.D.D.H a dénoncé la paupérisation délibérée de ses populations.

Paupérisées et donc contraintes à chercher l’exil dans la capitale, qui est aussi la leur. Ayant trouvées refuge à Arhiba, elles ont été les victimes innocentes des décasements successifs qui ont été imposés par le régime “dirigiste”. Chassées d’Arhiba vers Arhiba 2 dans un premier temps, puis expulsées d’Arhiba 2 elles ont été contraintes de recréer des logements de fortune au P.K. 12.



La première question qui vient à l’esprit de tout observateur vigilant est ?

Quand on les expulsera du P.K.12, ce qui ne devrait pas tarder à se produire, vers quelle destination les poussera-t-on ?

Dans le même temps, le scandale du trafic des pièces d’identité délivrées à des personnes n’y ayant pas droit (car ne remplissant pas les critères pour se prévaloir de la nationalité djiboutienne), continue de plus belle ….

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le risque de déflagration générale est patent !    


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) met en garde la communauté internationale sur l’urgence de mettre fin à l’errance politique.

M. NOEL ABDI Jean-Paul