30/11/09 (B527) 16ème anniversaire de l’installation des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Omar Gabasse exprime son émotion à l’annonce de l’accord de la France pour la réinstallation de trois nouvelles familles supplémentaires.

Vous ne pouvez pas imaginer combien a été grande ma joie dès que j’ai appris cette bonne nouvelle pour mes frères réfugiés d’Addis Abeba. C’est le résultat du travail extraordianire d’une equipe déterminée, solide et engagée.

Au nom des réfugiés Djiboutiens que je co-représente, je tiens à remercier, par la présente, l’ARDHD, son president l’infatigable Jean-Loup Schaal (qui a été choisi comme co-représentant par les réfugiés) et sa vice- présidente Anne-Marie de Vaivre, Survie et en particulier la présidente du Groupe Paris Ile-de-France, Uguta-Toosa n’a pas ménagé non plus ses efforts ni son soutien à partir du moment où son Président a été sensibilisé par le sort des réfugiés Djiboutiens, Cassim Ahmed Dini s’est investi en faveur des réfugiés et il a participé à des rencontres avec les autorités internationales, sans oublier toutes les Associations humanitaires qui se sont mobilisées a nos côtés, pour relayer nos appels.

J’adresse un remerciement particulier à Madame Thirode du bureau du HCR de Paris qui a toujours été à l’écoute de nos informations et qui s’est mobilisée avec discrétion et efficacité pour obtenir le resultat que nous connaissons aujourd’hui

Nul doute que ses collègues, responsables de la direction des bureaux HCR d’Addis et de Nairobi, ont contribué activement à cet heureux dénouement et je leur adresse aussi tous mes remerciements.
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J’attire l’attention sur le cas de certains Djiboutiens, réfugiés à Addis Abeba. Il s’agit de sept personnes récemment enregistés par le HCR et l’ARRA.

Bien que reconnus déosrmais comme réfugiés, ils ne bénéficient encore d’aucune assistance sociale ni médicale.

Malheureusement la liste ne cesse de s’allonger de jour en jour. En effet, je rappelle que des milliers de réfugiés djiboutiens n”ont toujours pas été reconnus par la communauté internationale et en particulier par le HCR. Ils sont réduits à (sur)vivre dans des conditions humanitaires lamentables. La majorité a trouvé des refuges de forture dans la région Afar d’Ethiopie.

Notre combat ne se termine pas là. Bien au contraire nous devons le poursuivre et l’amplifier. Car les réfugiés Djiboutiens comptent sur nous tous. Sans notre aide, ils seraient de nouveau livrés à l’oubli. Ils ont pleinement conscience des progrès qui ont été accomplis depuis que l’ARDHD s’est mobilisée pour sauver la petite Hasna en janvier-février 2008.

Depuis le milieu de 2007, le HCR et l’ARRA s’employaient à convaincre les réfugiés qu’ils n’avaient plus d’autre choix que d’accepter leur retour forcé sur le sol djiboutien.

Grâce à la médiatisation de leur sort, les choses ont beaucoup changé et les dossiers avancent aujourd’hui. Le moral de nos soeurs et de nos frères est remonté d’un cran car ils mesurent concrètement les progrés accomplis, même s’ils souhaitent que leurs dossiers avancent plus vite et surtout que des blocages “parasites” à certains niveaux de la chaîne cessent enfin de ralentir l’instruction normale de leurs demandes de réinstallation..

Un grand merci et bravo à toute l’équipe. Le combat continue…

Omar GABASSE
co-représentant
des réfugiés djiboutiens en Europe