06/07/10 (B559) Comment est mort le Colonel Osman Bogoreh, ancien Chef de corps de la Gendarmerie ? Une enquête du Sergent Chef Ariko qui sera publiée, dans les prochains jours, devrait tenter de répondre à cette question.

Le sergent chef Ariko vient de nous faire savoir qu’il finalisait l’enquête qu’il a menée, pour essayer de connaître et de faire connaître la vérité sur l’assassinat de ce Gendarme, Offcier supérieur reconnu par ses hommes.

Sa disparition tragique et violente a ouvert la voie “royale” au P’tit Zak, ancien tortureur, promu dans la foulée par IOG au grade de chef de corps par intérim.

Aussitôt assis dans le fauteuil du Colonel Bogoreh, le p’tit Zak avait provoqué un mouvement de protestation parmi les Gendarmes et leurs familles, en faisant couper l’électricité dans les logements, avec la complicité d’un très grand diginitaire du système : le célèbre Djama Ali Guelleh, patron immuable de l’EDD et membre éminent de l’Ordre des Brosses à Reluire.

L’EDD, dont la priorité naturelle serait de produire de l’électricité, semble avoir, en terre de pacotilles, une finalité bien différente …

Peu importe en effet l’alimentation électrique et le niveau de service, du moment que l’EDD produit des gros détournements qui alimenteront les comptes de la nébuleuse à tendance mafieuse, dirigée en sous-main par la Reine Paulette (RPP).

Rappelons par exemple que l’EDD a reçu à quatre reprises, au moins, des subventions, prêts et dons en espéces et en matériel, pour rénover la centrale de Boulaos …

Force est de constater que malgré ces aides extérieures, l’état de Boulaos ne s’est guère amélioré : les coupures (délestages) se multiplient, surtout en saison chaude. On aurait appris, à titre d’exemple, que l’Italie avait offert, dans le passé, un nouveau générateur, sous forme d’un don.

Selon les informations de l’époque, Djama Ali Guelleh, au lieu de l’implanter à Boulaos pour remplacer des matériels usagés, aurait pu avoir revendu l’équipement neuf au Yémen … Dans ce cas, qui avait encaissé le montant de la vente ? Tous les Djiboutiens connaissent la réponse !

Nous attendons avec impatience, le nouveau rapport du Sergent Chef Ariko, que nous espérons pouvoir publier avant la fin de la semaine.

Parviendra-t-il à comprendre et à démonter les mécanismes et les enjeux qui ont abouti à la condamnation à mort par le régime et sans jugement, du Colonel Bogoreh ?

A notre connaissance, aucune enquête judiciaire sérieuse et impartiale, n’aurait été ouverte par le Parquet pour rechercher les coupables ?