01/10/2011 (B624) Les chroniques du Sergent Ariko : tentative de meurtre maquillée au sein de la police nationale (suite et fin) .

J’ai voulu comprendre ce qui avait poussé ce jeune officier de la police affecté au service des transmissions à tirer sur son patron.

Avant même que le colonel ne le retire de la liste des policiers en partance pour l’ONU, le colonel l’avait mis aux arrêts de rigueur, non pas pour ivresse mais pour violences conjugales.

Pendant toute une année, ce jeune officier n’a plus reçu son salaire, qui était versé intégralement à son épouse. Le colonel avait placé cet officier dans sa ligne de mire. Cet officier n’est pas issu de la tribu de l’ancien ministre Yacin Elmi Bouh mais de celle d’Abdourahman Borreh.

– L’officier ne buvait pas.

Les témoins ne comprennent pas où sont passés les 4 gardes du corps qui assuraient la sécurité de jour comme de nuit du colonel Abdillahi Abdi et qui sont tous membres de la brigade spéciale de la police nationale, l’unité d’élite du corps.

Abdillahi Abdi savait que sa nomination le 22 juin 2005 à la tête de la police nationale, ne serait pas de tout repos. Il a choisi ses gardes du corps parmi les Mamassan : n’avait-il pas confiance dans les hommes de sa propre tribu ?

Selon de nombreux témoins, le colonel avait beaucoup de problèmes avec ses propres officiers.

Le présumé coupable de la tentative de meurtre n’était pas le seul à subir les foudres du colonel !!

En fait le colonel détestait tous les officiers, policiers qui entretenaient des relations avec son ennemi juré, le lieutenant-colonel Omar Hassan Matan de la police judicaire. Il a mis sur la touche tous ceux qui osaient parler ou demander un service à Omar Hassan.

Est-ce la raison pour laquelle de nombreux officiers ont demandé à être mis à la disposition des casques bleus de l’ONU ? Certainement pour échapper au rouleau compresseur du colonel Abdillahi.

La purge a touché des gradés dans tous les services : brigade criminelle, affaires spéciales de la police, compagnies d’interventions, brigade spéciale et même la sécurité publique. Le propre frère du ministre Mohamed Abdillahi Miguil a été mis sur la touche.

Il a fallu une intervention rapide de son frère Warabey Kalahayieh pour sauver ce lieutenant des foudres de son patron. Il a été envoyé comme casque bleu en Côte d’Ivoire. D’autres officiers, comme par exemple le sous-lieutenant Khalif, a été muté sans son consentement du 2ème arrondissement vers le 4ème (Balbala) après qu’une sale affaire de sexe impliquant des amis du colonel ait été étalée sur la place publique.

Le lieutenant-colonel Abdi Ali Farid a failli jeter l’éponge après une violente altercation avec son patron. Suspendu pour quelques jours le lieutenant-colonel Abdi Ali Farid, qui est diplômé des hautes études de la police en France, a finalement été rétabli dans ses fonctions grâce à l’intervention des sages de sa tribu auprès du dictateur.

Force étant de constater que le moral des officiers de la police n’a cessé de se dégrader depuis l’arrivée de ne nouveau patron. Il a surtout voulu se venger de tous ceux qui l’avaient humilié quand le général Yacin Yabeh commandait la caserne Youssouf Ali Chirdon.

Selon les dernies nouvelle qui me sont parvenues, le colonel Abdillahi Abdi aurait été opéré à trois reprises à l’hôpital Bouffard. Son état serait jugé très sérieux mais il n’y aurait plus d’aggravation. Il pourrait être évacué vers la France.

“L’officier, mis en cause, avait bien visé et il a fait taire le colonel gêneur”. C’est ce que murmurent de nombreux officiers qui ne supportait plus l’attitude de leur patron.

Le régime observe cette scène. Il n’a pas lancé d’enquête sérieuse.


Curieusement la RTD a conservé un silence total sur l’affaire.

Jusqu’au rétablissement de son chef, l’intérim de la direction générale de la police a été confié au colonel Abdourahman Ali Kahin dit Ina Moussa Tour-Tour.

On se souviendra que, lorsqu’il était en pèlerinage à La Mecque, le colonel Abdillahi Abdi avait pris un téléphone portable pour que l’État-major l’informe en permanence des faits et des gestes de chaque officier de la police.

Pendant son absence il y eut effectivement de nombreuses querelles de pouvoir. Abdillahi Abdi aurait téléphoné depuis la Mecque pour imposer le colonel Abdourahman Ali Kahin, comme assurant la direction par intérim.

Reste que son cousin ministre Hassan Darar Ouffaneh n’est plus visible depuis quelque temps. A-t-il, lui aussi, reçu l’ordre de rester a la maison comme c’est le cas actuellement du Ministre de la Défense Abdoulkader Kamil Mohamed.

Le ministre de la défense ne vient même plus à son bureau. Le cabinet militaire de la défense est supervisé par le colonel Youssouf Kayad Guelleh pour les forces armes et le colonel Yonis Hoch pour la Gendarmerie.

– Le ministre de la défense Abdoulkader Kamil a été suspendu par le général Zakaria Cheik Ibrahim !

Ce qui démontre qu’un simple général de l’armée, que certains disent être analphabète et n’ayant jamais suivi de cours dans des écoles militaires peut donner des ordres au ministre de la défense !

Il n’y a qu’à Djibouti, à ma connaissance, que de telles choses puissent se produire !

Le ministre de la défense nationale reste donc chez lui. Pendant ce temps Zakaria Cheik Ibrahim doit organiser le contingent qui quittera Djibouti pour la Somalie d’ici le 20 octobre 2011. Mais on sait que le général Zakaria n’a pas apprécié que la « dernière » dame de Djibouti se cache derrière le ministre de la défense pour pouvoir s’ingérer dans les affaires de l’armée, que le vieux Zakaria considère comme sa chasse gardée.

Pourtant la Paulette n’a rien pu faire pour infléchir le vieux général et pour sauver son « poulain », le ministre de la défense Mister Kamil Mohamed. Le ministre a demandé publiquement au dictateur de mettre en retraite le général Zakaria, faute de quoi, il ne se présenterait plus à son bureau du plateau du Serpent.

Le dictateur qui considère que ce ne sont que des âneries, a fait mine de rien entendre et surtout il n’a rien dit. Il observe la scène en spectateur.

Le peuple de Djibouti avait raison d’appeler ce gouvernement le gouvernement de Tiji. (Tiji est un dessin animé que les jeunes regardent sur la RTD)

A la suite de cette tentative d’assassinat contre le patron de la police, le ministre de l’intérieur n’a pas jugé utile de s’exprimer officiellement. Il n’est pas allé sur le plateau de la RTD pour donner des explications à une population djiboutienne inquiète de ces règlements de compte qui se multiplient.

Du jamais vu en république de Djibouti. Les Djiboutiens commencent à s’approprier le fait que leur pays est gouverné par un gangster, un homme sans foi ni loi, qui place a des postes de responsabilités sa propre progéniture et qui n’accepte plus les critiques.

La chaine Universal-TV en a fait les frais, en étant contrainte de limoger sans préavis le journaliste Awkey, dont les paroles, somme toute fort mesurée, ont dérangé le pharaon qui s’est refugié dans sa tour d’ivoire.

A chaque fois que le peuple demande son départ, il rétorque que cela causerait des dommages irréparables à notre petit pays, comme Siad Barreh qui a mis son pays à feu et à sang. Voyant la Somalie qui agonise, le peuple de Djibouti se retrousse les manches et préfère demander a Allah de le débarrasser de ce tyran.

– Guelleh boudé par la communauté internationale à New-York

Au conseil de sécurité de l’ONU la majorité des chefs d’états ont boudé la présence d’IOG, surtout le président Obama qui le juge infréquentable.

Pourtant IOG n’avait pas lésiné sur les moyens, y compris le choix du même hôtel que celui d’Obama.

Obama sait que le pharaon de Djibouti n’a jamais été élu démocratiquement. Il a donc choisi de s’en écarter et de ne pas le rencontrer. Même la secrétaire d’état Hillary n’a pas jugé utile de le voir et elle lui a délégué sa sous-secrétaire.

Une grande gifle que l’administration d’Obama à adressée à Guelleh. Ni Obama ni son administration n’ont oublié qu’un américain, responsable de la sécurité de leur ambassade, a été sauvagement égorgé à Djibouti aux Salines ouest, probablement par des agents de la sécurité djiboutienne.

L’enquête a été close par la présidence djiboutienne. Personne n’a été arrêté ni inculpé ! Les filles utilisées par la sécurité djiboutienne comme appât pour attirer le chef de la sécurité américaine ont été récompensées généreusement par le régime.

L’une d’elle a reçu un visa pour la France et elle a été envoyée en Norvège. En général, le régime djiboutien sait récompenser ceux qui le servent loyalement.

Pas toujours cependant !

Prenons le cas de cette femme somalilandaise qui avait attiré dans un guet apens le très célèbre Ahmed Mohamed Issa dit Cheiko en 1996 au quartier 3. Elle a été tué a son tour par la sécurité somalilandaise à la demande du tout puissant chef de la sécurité djiboutienne un certain Ismail Omar Guelleh. Même chose pour le sergent Mohamed Hassan Farah qui avait été arrêté en même temps qu’Awaleh Guelleh Assoweh. Le sergent Mohamed Hassan dit Waharta a été tué dans son jardin à Borama au Somaliland, par la sécurité du Somaliland avec douze balles dans le corps.

– La sécurité djiboutienne manie le bâton et la carotte avec le peuple.

Mais l’heure des comptes va bientôt sonner pour ce régime fanfaron.

Il est de plus en plus évident que de nombreux ministres ne veulent plus travailler à cause des interférences causées par Aibado, la fille du dictateur qui leur donne du fil à retordre. Au royaume du fou et de la folle, les innocents sont malheureux et les malades mentaux, qui tiennent les cordons du pouvoir sont récompensés.

– Seuls la paresse et l’absentéisme sont des qualités reconnues et appréciées.

Tandis que le travail, l’assiduité et la ponctualité ainsi que le « dahate » (être bon avec son prochain) sont combattus par ce régime hors de son temps et en phase finale.

Dans un prochain article, j’évoquerai l’attentat du Café de paris qui avait été commis le 27 septembre 1990 à Djibouti.

A toutes les victimes du régime iogien, je les assure que l’heure de la délivrance est proche.

Inch Allah nous remporterons la victoire.

Sergent chef Ariko
Londres.