05/01/2019 (Brève 1253) LDDH : enlévement de MM Abdourahman Moussa Dadar et Omar Robleh Igal

03/12/2018 (Brève 1238) Confirmation : les autorités refusent de délivrer un passeport à M Mohamed Moussa Tourtour. (ARDHD)

02/03/00 (LIB 23) DEUX PROCESSUS DE PAIX EN DANGER ?

Depuis
quelques semaines, nous avons assisté à plusieurs représentations
médiatiques, à l’instigation de M. Guelleh, autour du
thème de la Paix : la Paix en Somalie et la Paix à Djibouti.

M.
Guelleh, qui avait certainement besoin de détourner l’attention
de l’opinion internationale sur des affaires qui pourraient le concerner
de près, de très près .. a initié deux processus
de Paix .

Qui
pourrait lui reprocher d’oeuvrer pour la Paix ?
Personne … et de nombreusesinstitutions internationales lui ont apporté
leur appui et leur soutien.

Malheureusement
le bilan, aujourd’hui, est décevant :

  • le processus
    en Somalie ne rencontre pas l’adhésion des différentes
    parties et il pourrait se conclure sur un échec.
  • l’accord avec
    le Frud n’est suivi d’aucune mesure concrète ni dans le domaine
    de la démocratie ni sur le plan des Droits de l’Homme. La déception
    fait progressivement place à l’enthousiasme des premiers jours
    : le blocus dans le Nord n’a pas été levé, ….,
    nous n’enregistrons aucune avancée dans les faits (libertés
    individuelles, liberté de la presse, etc.. le seul point positif
    est la libération de 29 prisonniers politiques et la condamnation/libération
    de 10 autres.

La Paix est exigente
: c’est une démarche difficile qui impose une « bonne dose »
de sincérité. Il faut la conduire sérieusement
et avec conviction, sinon les tentatives sont vouées à
l’échec. Utiliser la Paix pour des considérations personnelles
peut se révéler dangereux : elle peut se retourner contre
la fourberie !

Si M. Guelleh
avait besoin de calmer une urgence politique / judiciaire, était-il
pour autant animé par une volonté sincère de faire
la Paix et de développer le climat politique, social et judiciaire
nécessaire ? La réponse à cette question pourrait
expliquer les échecs prévisibles qu’il devrait alors assumer.

Nous serons rapidement
fixés … sur l’avenir de ces deux processus de Paix !

En dépit
de nos doutes, nous voulons toujours y croire, car la cause des Droits
de l’Homme n’a rien à gagner dans un échec de ces processus
de Paix. C’est la raison pour laquelle nous demandons une nouvelle fois
au Gouvernement djiboutien de prendre les mesures nécessaires
pour rassurer l’opinion en montrant qu’il y a une évolution véritable
du régime :

  • arrêt
    définitif de toutes les violations des Droits de l’Homme : torture,
    arrestations arbitraires, en particulier dans le Nord à l’encontre
    des populations civiles,
  • restauration
    des libertés fondamentales : liberté de voyager librement
    à l’intérieur et à l’extérieur, liberté
    de s’exprimer, liberté de la Presse,


  • libération
    de tous les prisonniers politiques et vote d’une amnistie générale
    pour tous afin de mettre un terme aux instructions menées contre
    eux dans des conditions plus que critiquables,
  • rétablissement
    d’un système juridique équitable avec des juges et des
    avocats libres et indépendants,
    cessation des harcèlements policiers à l’encontre des
    personnalités de l’opposition et des responsables des Associations
    de Défense des D.H.
    ,
  • (a suivre)

02/03/00 (LIB 23) Esber Yagmurdereli ( TURQUIE ) Lauréat du Prix Ludovic-Trarieux 2000

Par délibération du 2 mars 2000, le jury du  » Prix International des droits
de l’homme Ludovic-Trarieux  » a attribué le Prix 2000 à l’avocat, écrivain et
militant des droits de l’homme turc Esber Yagmurdereli qui purge une peine de
prison pour avoir prôné une solution pacifique au problème kurde.

Le Prix d’une valeur de 30 000 FF (4.573,47 €) est décerné tous les deux
ans conjointement par l’Institut des Droits de l’Homme du Barreau du Bordeaux
et par l’Union des Avocats Européens à un avocat, sans condition de
nationalité ou d’appartenance à un Barreau, qui aura illustré par sa vie, son
œuvre ou ses souffrances, la défense des Droits de l’Homme, des Droits de la
Défense, la suprématie de l’état de droit, la lutte contre les racismes et
l’intolérance sous toutes leurs formes.

Le prix dont le premier lauréat avait
été Nelson Mandela alors emprisonné, en 1985, avait pour précédent lauréat
l’avocat chinois Zhou Guoqiang en 1998. Le Jury a en outre demandé aux
autorité turques la libération immédiate de M. Yagmurdereli.

La biographie de Esber Yagmurdelereli peut être trouvée sur le site internet
de l’IDHBB à l’adresse suivante :

www.idhbb.org.

03/03/00 (LIB 23) dans un excès de zèle, le fonctionnaire de l’agence de communication de Djibouti se prend les pieds dans le tapis .. il compare son patron à Poutine dans sa lutte en tchétchènie !

Depuis plusieurs semaines, un fonctionnaire de l’agence de communication de Djibouti (qui insiste beaucoup pour se faire passer pour un étudiant, vivant en dehors de Djibouti) agissant au nom d’un Groupe baptisé pour la circonstance : « Pour le rétablissement de la Vérité » se répand en injures variées sur Internet contre notre Association, Me Montebourg et Me Calatayud.

Comme nous l’avions déjà écrit, nous n’avons aucune intention de lui répondre. L’information est libre en Europe et chacun doit pouvoir exprimer ses opinions et ses sensibilités …

Ce qui est nouveau et intéressant (et même drôle, pourrait-on dire si le sujet n’était pas aussi sérieux), c’est que ce fonctionnaire dans un excès de zèle, compare son Patron à Poutine luttant contre les tchétchènes. Pouvait-il choisir un meilleur exemple pour justifier notre action contre le régime dictatorial de Djibouti, opprimant et torturant les populations du Nord !

Depuis des années que nous luttons pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti, nous n’aurions jamais osé la comparaison entre les méthodes inqualifiables de Poutine et de L’Armée Russe en Tchéchènie avec celles de Guelleh.

Ironie du contexte : c’est l’un des propres collaborateurs de M. Guelleh, un fonctionnaire, qui franchit le pas et en plus au nom « du rétablissement de la vérité ».

Ci-dessous, un extrait du message reçu :

« PERSONNE AU MONDE N’A LE DROIT D’EMPÊCHER LE PRÉSIDENT GUELLEH DE DÉFENDRE L’UNITÉ ET L’INTÉGRITÉ DE DJIBOUTI TOUT COMME L’ONT FAIT LES PRÉSIDENTS LINCOLN, DE GAULLE ET POUTINE ENVERS LEURS PAYS RESPECTIFS.

Il est clair qu’aucun gouvernement au monde n’accepte le démantèlement de son pays par des groupes séparatistes terroristes et encore moins d’être annihilé par des mercenaires étrangers.

On peut noter des exemples de différentes méthodes utilisées dans différents pays, à des époques différentes.

a) Lors de la guerre de sécession aux Etats-Unis d’Amérique, le Président Lincoln a lutté farouche ment contre les 11 États séparatistes et a payé de sa vie pour l’Unité et l’Intégrité de son pays.

b) Durant le règne du général De Gaulle et jusqu’à aujourd’hui encore, la France est toujours fermée au projet des séparatistes Bretons, Basques, Corses et autres…

c) Poutine, président a.i. de la Russie, se bat encore contre les séparatistes Tchétchènes.

…. »

Ibrahim Ali Abdallah dit Farès Le Djiboutien
Porte-parole du Groupe pour le Rétablissement de la Vérité sur Djibouti.

M. Guelleh va-t-il féliciter ce fonctionnaire zélé, pour ses comparaisons pour le moins audacieuses … ou va-t-il lui décerner le bonnet d’âne et le mettre au coin pendant quelque temps ?

Il ne serait pas étonnant non plus que les Présidents Lincoln et de Gaulle se soient retournés dans leurs tombes en entendant que leurs actions étaient comparées à celles de Poutine !

25/02/00 (LIB 23) DJIBOUTI : AHMED DINI NE RENTRERA PAS TOUT DE SUITE A DJIBOUTI

Extrait de la LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°893 – 26/02/2000

Le président du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD, ex-rébellion Afar) qui a récemment signé à Paris un accord de réconciliation avec le gouvernement de Djibouti, ne rentrera pas tout de suite dans son pays. Auparavant, Ahmed Dini devait s’envoler le 24 février pour le Yémen où il a de la famille. Il prévoit de revenir à Paris le 4 mars avant d’envisager son retour à Djibouti.

La lettre de l’Océan Indien : Vous pouvez créer vos propres alertes :
http://www.africaintelligence.fr

26/02/00 (LIB 23) Aide italienne : LA NATION s’est-elle engagée un peu vite ?

La NATION a publié récemment un article « glorificateur » pour annoncer une aide du Gouvernement italien à hauteur de 35 MM de FF. Dans sa réponse à une question qui lui a été posée, le Gouvernement italien semble indiquer qu’aucune somme n’aurait été débloquée en faveur de Djibouti et qu’il faudrait, dans le meilleur des cas, attendre un ordre d’exécution ce qui prendrait un certain temps … De toutes les façons, à ce jour, il semblerait qu’aucun montant n’ait encore été défini ….

26/02/00 (LIB 23) DJIBOUTI/SOMALIE : Une conférence mal engagée

Extrait de la LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°893 – 26/02/2000)

Malgré le soutien apporté, le 23 février, par le conseil de sécurité des Nations unies au plan de paix sur la Somalie élaboré par le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, les préparatifs de la conférence de réconciliation prévue à Djibouti, fin avril, se heurtent à de solides blocages.

(…)

Du coup, cela engendre l’opposition des chefs de guerre de Mogadiscio et remet en selle certaines personnalités somaliennes de second plan. Ainsi, un ancien colonel de L’Armée somalienne, Farah Waiss Doualeh, se prétendant mandaté par Djibouti, a rencontré à Mogadiscio, la semaine passée, d’autres ex-militaires somaliens pour les convaincre d’envoyer une délégation à ladite conférence.

(…)

Mais, dès son départ d’Hargeisa, les députés du Somaliland ont adopté, le 19 février, une résolution prévenant leurs concitoyens que toute participation à la conférence de Djibouti serait considérée comme un « acte de trahison ». De son côté, le président du Puntland, Abdullahi Yussuf Ahmed, a critiqué le plan de paix djiboutien parce qu’il ne reconnaît pas la division de la Somalie en régions autonomes.