07/04/2016 (Brève 729) « Une démocratie nerveuse ». Agression de la police du régime contre la presse internationale. En reportage à Djibouti, une équipe de la BBC a été arrêtée, son matériel de prise de vue saisi et ses trois membres ont été placés en garde à vue. Après huit heures d’interrogatoire, ils ont été expulsé le lendemain, via l’aéroport (En anglais – Info correspondant – article rédigé par Tomi Oladipo BBC Monitoring Africa security correspondent)

Lien avec l’article original : http://www.bbc.com/news/world-africa-35971793

Djibouti is clearly a little nervous about democracy, as within 48 hours of arriving to report on the forthcoming elections, I was among a three-man BBC team detained and expelled without explanation.

The Red Sea nation is an important security hub, hosting military bases from the US and France.

It was my first visit and I was most looking forward to seeing how the country operated with so many military personnel representing different interests.

As well as focusing on the election and its attraction to the world’s military powers, we wanted to see how its economy was developing.

The heavy military presence is a win-win situation, Foreign Minister Mahamoud Ali Youssouf told me a few hours after our arrival.

Djibouti, which borders Somalia, Ethiopia and Eritrea, gains revenue and expertise from some of the best military forces the world had to offer as well as also enjoying good security, he said.

Later that evening, we went out for dinner to have a feel of Djiboutian life and a taste of the election fever.

Equipment seized

Our team included a cameraman and producer, and as we weaved through several narrow streets, at one point a group of children ran past chanting: « I-O-G! I-O-G! »

We had seen these initials, referring to President Ismail Omar Guelleh, on buildings and vehicles everywhere – and on a brief drive out of the capital city the next day we noticed that they had even been painted in white on the hills in the distance.

It was a strong reminder of the dominance of the man who has led Djibouti for 16 years – and looks likely to defeat any opposition challenge in this week’s elections.

Omar Elmi Khaireh is one of two candidates actually running against the president, with three of the country’s seven opposition parties choosing to boycott the poll entirely.

Mr Khaireh is no stranger to confronting authority, having got into trouble with French colonialists during the struggle for Djibouti’s independence.

‘Threat to the president’

On the day after our arrival, we interviewed him just before he set out for a rally.

With a yellow sash draped around his neck, he complained that the government was not providing a good atmosphere for opposition parties to operate.

Djibouti is not generally considered a safe haven for dissent.

It ranked 170 out of 180 on last year’s World Press Freedom Index by the media watchdog Reporters Without Borders, with reports that legal and illegal means have been used to stifle journalists.

So we were not surprised to see the silver Suzuki car trailing us as we moved around the city, or the man secretly filming us on his mobile phone when we stopped outside a shop.

But we didn’t anticipate what happened next: A group of at least six men approached us in a tranquil cafe where we were having lunch.

They flashed green ID cards and said they were from « national security ».

Their leader, a tall man, possibly in his mid-thirties, announced they were taking us back to our hotel to get our equipment.

Our hotel was just across the street, but bizarrely, they tried to force us into a minivan with blacked out windows to get there.>We refused and eventually they agreed to walk with us, having confiscated our mobile phones.

The receptionist at our hotel tried to stick up for us, protesting at the aggressive behaviour of the men as they crowded the entrance to the hotel, demanding we hand over our cameras.

But his attempts only brought trouble on himself, and soon two men with « Police » spelled out in bold on the back of their polo shirts descended on him and bundled him into another vehicle.

They drove our team away in the first minivan, forcing us to put our heads down unless we wanted to be blindfolded.

No outside contact allowed

We headed east from our hotel, stopping at a building where we were held for most of the next 19 hours.

We met a man who hesitantly identified himself as Abdi. He appeared to be the person in charge and said this was a matter of national security. He offered us coffee and water.

We were interrogated for about eight hours in total, sometimes as a group, but mostly individually.

Why were we interviewing an opposition candidate?

Why had we chosen this specific time to be in Djibouti?

At times, their questions made me wonder if we had got the election dates wrong.

They also accused us of posing a threat to the president and of being sponsored by the opposition.

30/12/2015 (Brève 585) BBC / Djibouti accusé de génocide . Plainte déposée par l’UDDESC sous la signature d’Hassan Cher Hared

Nouveau : télécharger le texte intégral de la plainte en format PDF

Lien avec l’article original : http://www.bbc.com/afrique/region/2015/12/151229_djibouti

Une ONG porte plainte à l’Onu contre le gouvernement après des affrontements sanglants le 21 décembre entre police et civils.

Le rassemblement de plusieurs centaines de fidèles de la communauté Yonis Moussa, du clan Issa, dans la banlieue de la capitale avait été réprimé le 21 décembre par les forces de l’ordre.

Les affrontements auraient fait 7 morts selon le gouvernement, près de 30 pour la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH).

Une fillette de 6 ans fait partie des victimes.

Pour l’Union djiboutienne pour le droit économique et social, ce fut un « massacré planifié » par le gouvernement. Hassan Cher Hared, son secrétaire général évoque une violation de la convention pour la prévention et la répression des crimes de génocide.

Mahamoud Ali Youssouf, porte-parole du gouvernement a expliqué à la BBC que le terme de génocide n’est pas approprié, car il y a eu échauffourées après que la police a été prise pour cible par les manifestants.

Il a ajouté que Djibouti est prête à répondre de ces actes devant toute juridiction internationale. 

05/02/2014 (Bréve 356) Ce soir Jean-Loup Schaal s’exprimait au micro de la BBC dans le journal de 18 heures à propos des propositions d’ouverture de Guelleh vers l’opposition à l’approche des grands rendez-vous internationaux ….

1°) A écouter en WMA

2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

24/11/2013 (Bréve304) Au micro de la BBC, Houssein Ibrahim Houmed explique les raisons de la plainte qu’il a déposée auprès de la Cour pénale internationale, pour tous les crimes commis par IOG et ses obligés contre les populations djiboutiennes

1°) A écouter en WMA

2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

10/02/2013 (Bréve 0106) ARDHD – Ce dimanche matin, Jean-Loup Schaal répondait aux questions de la BBC-Afrique à propos des prochaines élections législatives à Djibouti (Journal du matin).

1°) A écouter en WMA

2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

18/03/2012 (B648) Rétrospective : une interview (en Somali) qu’Aden Robleh Awalleh avait accordée à la BBC en 1986, alors qu’il était venu se réfugier à Paris, pour fuir les condamnations prononcées contre lui à Djibouti. (A écouter ou à télécharger). (Info lecteur et traduction en Français) Le fichier son étant incomplet, il a été modifié à 16h30 CET

Interview d’Aden Robleh par la BBC en 1986

______________________________ Note de l’ARDHD

En dépit des propos qu’il tenait au micro de la BBC en 1986, ARA qui, n’a manifestement pas la rancune tenace, paradait en 2002, aux côtés d’IOG. Pourtant en 1986, il l’avait accusé indirectement de complicité dans la tentative d’assassinat en 1977 où il aurait du perdre la vie.

Allez ! ARA, qui n’est pas rancunier, dispose d’une belle collection de vestes ! Cela lui permet toujours de se changer en quelques minutes pour s’adapter aux circonstances et surtout pour sauvegarder ses intérêts personnels. Qui pourrait le lui reprocher, s’il ne se présentait pas comme homme politique, opposant un jour, repenti le lendemain.

Nous tenons à présenter tous nos remerciements à ce lecteur tant pour l’information qu’il vient de nous adresser que pour son travail de traduction.

Le lecteur qui nous a envoyé l’information et le fichier sonore, a pris la peine de nous proposer ci-après, une traduction en Français pour faciliter la compréhension des auditeurs qui ne parlent pas le Somali. Nous rappelons que cette traduction n’est proposée qu’à titre d’aide à la compréhension, et que nous sommes dans l’incapacité d’en garantir la fidélité.

En cas de divergences, seule la version « audio » en langue Somali ferait foi.

Extrait sonore BBC de 1986

1°) A écouter en WMA

2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

____________________ Traduction en Français (sans garantie)

Aden Robleh Awalleh est né Djibouti il y a 46 ans (1986). Après avoir terminé ses études secondaires à Djibouti il est venu en France pour faire des études de droit entre 1965 et 1968

De 1969 à 1977 il a été secrétaire général du Front de Libération de la Cote Somalie (FLCS)

Le 23 juin 1977 à Loyada (frontière entre Djibouti et Somalie) il a échappé à une tentative d »assassinat.

En 1978 il est nommé ministre du Commerce du Transport et du Tourisme de Djibouti (MTCT)

En 1983 il démissionne de son poste de ministre (MTCT). Selon lui ce serait pour des raisons de santé.

En 1983 il publie le livre « Djibouti, clé de la mer rouge ».

En mai 1986, il quitte précipitamment Djibouti par la route vers l Ethiopie. Juste quelques jours après avoir été exclu de ses fonctions de dirigeant au sein du Rassemblement Populaire pour le Progrès – RPP.

1986 ARA et certains de ses sympathisants ont été condamnés par contumace à des peines d’emprisonnement à perpétuité.

Comme nous l’avions annoncé dans nos précédentes émissions, la Justice djiboutienne vient de le condamner, par contumace, à une peine de prison à perpétuité pour « association de malfaiteurs, détention d’armes, tentative de coup d’état et tentative d’assassinat des plus hautes autorités de Djibouti ».

Après son séjour en Ethiopie, ARA s’est réfugié à Paris et il nous a accordé un interview par téléphone.

Monsieur Robleh, le tribunal de Djibouti vous a condamné par contumace pour association de malfaiteurs, détention d’armes, tentative de coups d’état et tentative d’assassinat des plus hautes autorités de Djibouti. Quels sont vos commentaires ?

Toutes ces accusations portées contre moi, sont totalement infondées. Je vous retrace l’historique. A l’origine, j’ai écrit une longue lettre à Monsieur le président de la République Hassan Gouled Aptidon (HGA) où j’évoquais la mauvaise gouvernance, les agissement illégaux des certains services publiques et les détournement des deniers de l’état. J’ajoutais que si des mesures n’étaient pas prises pour les éradiquer, le pays s’enfoncerait dans le chaos.

Il faut ajouter le livre que j’ai écrit. Monsieur Gouled a considéré, que le simple fait de citer ces faits, était une mise en cause personnelle contre lui. Je n’ai jamais tué personne, et je n’en tuerai pas dans l´avenir. Mais je n´ai pas peur de la guerre telle qu´elle est.

Pourquoi êtes-vous exclu du RPP, le partir du Rassemblement Pour le Progrés (RPP) ?

Mais ce ne sont que des prétextes imaginées par M. Gouled, qui prétend que j’aurais déposé une bombe dans le centre ville. Cela pour cacher le fait qu’il y a une guerre politique actuellement. Les vraies raisons sont les suivantes :

1 – Le livre « Djibouti la clé de la mer rouge » a été mise en vente en février 1986. J’y ai décrit le rôle « très modeste » de M. Gouled dans la lutte pour l´indépendance. Selon des informations vérfiées qui m’ont été rapportées, M. Gouled aurait contesté la description que j’ai fait de sa « modeste » participation dans la lutte pour l´indépendance de Djibouti.

2 – Quelques jours après la sortie de mon livre, j’ai envoyé une longue lettre à Hassan Gouled Aptidon dans laquelle, j´ai fait état de la mauvaise gestion actuelle du pays, des détournements des deniers publics, des agissement illégaux de certains services de l´Etat, etc…. je lui ai demandé à ce que des mesures soient prises pour y mettre un terme.

3 – Des rumeurs faisaient état de ma possible participation comme candidat à l’élection présidentielle, contre M Gouled.

En fait tous les élements que je viens de citer, pouvaient constituer une menace réelle pour M. Gouled et son gouvernement. Cela explique qu’il a décidé de m’éliminer physiquement.

Voulez-vous dire que ce ne sont que des motifs qui ont été imaginés pour détruire votre image et votre réputation ?

Je dit que toutes ces accusation portées contre moi sont infondées. Elles n’ont qu’un objectif : discréditer ma personalité? Aprés avoir analysé tous ces éléments, j´ai considéré que ma vie était en danger et c’est pourquoi j´ai décidé de quitter le pays en urgence, pour fuir les répresailles aveugles ordonnées par M Gouled.

Il y a un secret que je n´avais jamais encore dévoilé. C´est la tentative d´assassinat sur ma personne le 23 juin 1977 à Loyada ( la ville frontiére entre la Somalie et Djibouti). Cela s’est passé quatre jours avant l’indépendance de Djibouti. Je profite de cette occasion pour dévoiler les véritables commanditaires de cet assassinat.

On a soupçonné à l’époque que le gouvernement somalien et son président Siad Barre était derrière cette tentative d’assassinat contre vous le 23 juin 1977. Avez-vous une version différente ?

Je vais voud dire la verité à propos de cette tentative d´assassinat contre ma personne. Je vous rappelle que cela s’est produit quatre jours avant l´indépendance.

C’est Hassan Gouled qui a donné l´ordre de me tuer. Il a chargé son neveu Idriss Omar Guelleh (frére de Ismail Omar Guelleh « IOG ») de la sale besogne. Il a pris contact avec l’un de mes collégues du FLCS, en l´occurence Ali Guelleh.

Ali Guelleh m’a dit « tu ne m’as pas écouté lorsque je t’ai dit, à Mogadiscio, de te mettre en retrait derrière Hassan Gouled et de ne rien tenter pour lui barrer la route de la présidence. Et il vida son chargeur contre moi. Sa mission terminée, il en rendit immédiatement compte à Idriss Omar Guelleh, pour lui confirmer que le travail était achevé.

J´ai aussitôt compris c’était Gouled qui avait ordonné de m’éliminer physiquement

Comme je l’ai dit Ali Guelleh rendit compte de sa mission chez Idriss Omar Guelleh en présence de trois personnes, dont le colonel Doualeh. Il confirma que j’étais mort. Ensuite Idriss Omar Guelleh et Doualeh ont tué Ali Guelleh afin qu’il ne subsiste aucune preuve de mon assassinat.

Comme j’ai survécu, ils ont fait prononcer ma condamnation, par contumace ,par le tribunal de Djibouti à la prison à perpétuité.

Tout ceci sont des preuves irréfutables, à prendre au sérieux.

Aprés avoir analysé tous ces élements, j´ai considéré que ma vie était en danger et que je n’avais pas d’autre choix que de quitter précipitament le pays. J’ai décidé de poursuivre le combat depuis l´étranger.

Pourquoi ne le dévoiler qu’aujourd’hui ? Alors que les faits que vous évoquez se sont produits, il y a neuf ans, le 23 juin 77 à Loyada.

Je ne les avais pas dévoilé avant pour eviter une guerre civile entre mes sympatisants et ceux de Gouled. C ´etait pour préserver l´unité et la paix du pays. Je me suis toujours comporté en homme responsable. La verité est que cet évenement á été commandité par HGA en personne.

Simplement au regard de la situation actuelle, j’ai jugé qu’il était tant de dévoiler ces informations pour montrer aux Djiboutien le vrai visage d’Hassan Gouled Aptidon.

Je ne suis pas là pour l’insulter. Aujourd’hui c´est un homme agé de 76 ans (1986), mais tout simplement pour expliquer aux Djiboutiens le vrai visage du Président Gouled Aptidon

Selon le journal de la lettre de l´Ocean Indien vous auriez détourné de l´argent de la compagnie aérienne Air Djibouti. Aujourd’hui la compagnie serait en faillite, qu’en dites-vous ?

Tout cela n’est qu’une campagne de dénigrement dirigée contre moi. Elle est commanditée par Hassan Gouled, Ismail Omar Guelleh et Moumin Bahdon ( quand il était ministre des affaires étrangères afin de nuire à ma réputation et de me mettre « hors service » de la politique. Ces personnes citées ci-dessus ont fourni de fausses informations à LOI.

J´ai porté plainte contre LOI et son rédacteur en chef devant le tribunal de grande instance de Paris. J´ai gagné le procés et et LOI a été condamné à me verser 1FF symbolique. Le tribunal m’a lavé de tout soupçon de détournements de fonds au détriment d’Air Djibouti. Le verdict du tribunal á été publié dans plusieurs journaux tels que « Marché tropicaux » et surtout le grand quotidient « Le Monde ».

Mais j’accuse M Gouled d’avoir détourné des deniers publiques, en particulier dans les cas que je vais présenter :

1- Un montant de 300.000.000 de Fdj pour la constuction de sa maison d´Arta dont il dit qu´il est proprietaire. Après huit années passées à la présidence avec une indemnité mensuelle de 300.000 Fdj comment aurait-il pu économiser une telle somme ?

2- Un montant de 2.600.000.000 Fdj destiné à la réalisation du projet PK 20. Aucune construction n’a été réalisée au PK 20, alors où est passée la somme ?

3- Il a fait construire dans la capitale deux immeubles de 25 appartement chacun : on peut se demander d’où vient l’argent..

4- Une somme de 260.000.000 Fdj a été prélevée sur le trésor public, soi-disant pour assurer la sécurité des chef de l’éetat de l’IGAD qui se réunissaient à Djibouti. Or je sais que les dépenses relatives à leur sécurité n’ont pas dépassé les 10.000.000 fd. On peut se demander où sont passés les 250.000.000 Fdj restant.

Bien que vous ayez été exclu du RPP, vous êtes toujours député de l´assemblée nationale.

Maintenant que je suis en dehors du pays, je retrouve ma liberté de parole. C’est depuis l’extérieur que je continuerai désormais mon combat pour l´instauration de la démocratie et je me présenterai lors de la prochaine élection présidentielle.

Je le dis à Gouled. Il ne peut pas refuser qu´une autre personne se presente contre lui lors de l’élection. Que ce soit moi ou une autre personne. Mais Gouled n´acceptera jamais de concuirrence, car il veut continuer à diriger le pays avec un main de fer, continuer à prendre en otage la population et asphyxier l´économie djiboutienne.

C´etait Aden Robleh Awaleh, ancien Ministre du commerce, des transports et du tourisme, en exil à Paris.

19/02/2012 (B644) « Il faut que tu saches que le Colonel Bogoreh a été assassiné ! ». Un correspondant a trouvé sur Youtube une vidéo de la BBC, dans laquelle Aden Robleh s’exprime en Somali, à propos de l’assassinat du Colonel Bogoreh. Notre correspondant, que nous remercions à cette occasion, nous propose une traduction en Français qu’il a réalisée lui-même.

Aden Robleh affirme que dès le lendemain de la mort du Colonel Bogoreh, il avait été informé du fait qu’il s’agissait plus probablement d’un assassinat que d’un suicide.

Certains observateurs pourraient se demander les raisons pour lesquelles il a poursuivi son mandat de député, sans ne poser officiellement de questions (à notre connaissance) sur l’ouverture d’une enquête et sur les conclusions …

_________________________ Traduction en Français du diaologue
(Cette traduction non officielle a été réalisée par un correspondant bénévole, uniquement pour faciliter la compréhension des lecteurs qui ne comprennent pas le Somali. Nous rappelons que seul l’enregistrement original en langue Somali pourrait faire foi en cas de divergence avec la traduction. Sur cette base, l’ARDHD décline toute responsabilité à propos de cette traduction.)

BBC : Quand avez-vous appris la mort du Colonel Abdi Bogoreh ?

ARA : Nous avons appris la mort du colonel, hier. Personellement, c’était vers 9 h00. Je me dirigeait vers l’hôtel Sheraton, quand j’ai remarqué des voitures de la gendarmerie, des officier et d’autres personnes autour de la maison du Colonel qui est située à 40 mètres de l’hôtel.

J’ai demandé à l’un des gendarmes ce qui se passait et il m’a répondu que le colonel était mort.

BBC : Il vous a dit qu’il était mort ou assassiné ?

ARA : Les gendarmes m’ont simplement dit qu’il était mort. Après ma réunion à l’hôtel, je me suis dirigé vers la ville, puis ensuite vers le grand hôtel Kempiski.

Là, j’y ai rencontré des amis. Je leur ai posé la question pour savoir s’ils savaient que le colonel avait été assassiné.

Ils m’ont répondu qu’ils avaient reçu des informations allant dans ce sens. Certains d’entre eux ont même précisé qu’ils avaient été informés du fait que le colonel avait été assassiné.

Je confirme que l’information de la mort du colonel s’est répandue rapidement dans la ville.

Cet homme avait une responsabilité énorme. Auparavant je n’avais jamais entendu dire que le colonel pouvait être malade.

Je prends un exemple. Quand le chef de l’Etat-major de la défense, le général Zakaria était tombé malade, il avait été immédiatement évacué sur l’Arabie saoudite, puis en france pour y recevoir des soins de haute qualité.

Personellement je n’avais jamais entendu dire que le colonel chef d’Etat-major de la Gendarmerie était malade. En fait s’il avait été malade, je suis certain qu’il aurait été envoyé à l’étranger pour y être soigné, comme l’avait été le général Zakaria.

BBC : Qu’est-ce que la radio et la télévision nationales ont dit à ce sujet ?

ARA : Ils en ont un peu parlé hier soir.

BBC : qu’ont ils dit ?

ARA : Ils ont dit que le colonel etait malade ces derniers temps et qu’il avait mis fin à ses jours ..

BBC : Avez vous pu obtenir d’autres informations auprès de ses proches ou d’autres sources indépendantes, affirmant que le colonel avait été assassiné.

ARA : A vrai dire, j’ai rencontré aujourd hui des proches du colonel. Durant mon enfance j’habitais tout près du quartier où vivent des proches du colonel.

Je connais donc trés bien ces gens.

Certains d’entre eux m’ont rendu visite aujourd hui. Ils étaient trés émus et ils se sentaient blessés au coeur.

Ils m ‘ont dit ceci : « Il faut que tu saches que le colonel a été assassiné ».

Comme je suis un politicien de bonne réputation, je leur ai demandé : « avez vous des preuves de ce que vous avancez ? »

Ils m’ont répondu que 4 balles avaient été trouvées dans la poitrine du colonel.

BBC : A-t-on trouvé une arme près de lui ou dans sa main, pour affirmer qu’il s’était suicidé ?

ARA : D’autres gendarmes m’ont dit ceci.

La nuit de son assassinat tous ses gardes du corps sauf un avaient éte rappelés vers 20 h 00.

Alors j’ai posé la question au gendarme, pour savoir s’il était seul la nuit du meurtre. Il m’a répondu qu’il était effectivement seul à la maison avec la femme et un autre homme non identifié.

BBC : Ceci était l’interview d’Aden Robleh Awaleh, qui nous parlait de l’assassinat du chef d’Etat-major de la gendarmerie de djibouti.

Nous avons tenté, sans succès, de joindre certains hauts responsables à Djibouti.

21/02/11 (B592) L’intervention d’Aden Robleh sur la BBC Somalie. (Présentation en Français par l’un de nos correspondants)

Aden Robleh contredit totalement la version gouvernementale relative aux événnements du 18 février.

Dans sa version officielle, le gouvernement prétend que ce sont les manifestants qui ont attaqué les forces de l´ordre et que les policiers se sont contentés de répondre en déversant des gaz lacrymogènes.

ARA dit que c´est absoluemnt le contraire ! Ce sont les forces de l’ordre qui ont les tirs de gaz lacrymogènes. C’est à ce moment-là que les mannifestant les ont attaquées.

Le gouvernement dit qu´il y a eu un mort percuté par une voiture de police..

ARA dit que c’est la police qui a piétiné cette femme. Elle est décédée quelques heures plus tard des suite de ses blessures.

Le gouvernement dit qu’ARA a été simplement interrogé avant d’être libéré..

ARA affirme qu’on ne lui a posé aucune question. Il a été enfermé dans une cellule, durant tout le temps de sa détention.

Le Gouvernement prétend qu’ARA et IGH ont forcé un barrage pour libérer, par la force, un détenu, dirigeant de l´opposition.

ARA contredit cette version en affirmant qu’il s’est simplement rendu dans le commissariat avec IGH pour savoir si le détenu était vivant. Ils n’étaient que deux.

A écouter sur : http://www.bbc.co.uk/somali/war/2011/02/110219_djibouti_demo.shtml