07/04/10 (B545) Les traits de l’Erythrée

_____________________ 1 – Ass Terre d’errance avec AFP

L’Erythrée continue de soutenir les insurgés en Somalie, selon l’Onu

L’Erythrée a continué en 2009 de soutenir les groupes armés en lutte contre le gouvernement en Somalie, en violation de l’embargo sur les armes et malgré de nouvelles sanctions imposées en décembre contre Asmara par l’ONU, selon un rapport d’experts onusiens.

En 2009, « le gouvernement érythréen a continué de fournir une assistance politique, diplomatique, financière, et un soutien militaire présumé aux groupes d’opposition armée », indique un rapport du Groupe de contrôle de l’ONU sur la Somalie, panel d’experts qui surveille notamment l’embargo sur les armes dans ce pays.

Ce soutien est intervenu « en violation de la résolution 1844 de l’ONU (datant de 2008) », souligne ce rapport qui doit être présenté cette semaine au Conseil de sécurité et dont l’AFP a eu connaissance de quelques extraits.

« Fin 2009, peut-être en réponse à la pression internationale, l’échelle et la nature du soutien érythréen ont diminué, ou est devenu moins visible, mais n’a en tout cas pas cessé », estiment les experts de l’ONU.

Fin décembre, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté une série de mesures contre l’Erythrée, en raison de son action déstabilisatrice en Somalie.

Jusqu’il y a peu « un sponsor majeur de l’opposition armée somalienne », l’Erythrée a concentré son soutien politique aux insurgés islamistes du Hezb al-Islam d’Hassan Dahir Aweys, dont Asmara a facilité le retour en Somalie en avril 2009 afin qu’il prenne le leadership de ce mouvement, explique le Groupe de contrôle.

En 2008, l’Erythrée a cependant établi des liens directs avec d’autres groupes de l’opposition armée, dont les shebab et la milice Ras Kamboni, avec des paiements allant de 40.000 à 50.000 dollars mensuels moyens à chacun de ces groupes, précise le rapport.

En 2009, ces contributions financières ont été versées notamment à Mukhtar Robow, l’un des principaux leaders des shebab.

Se réclamant d’al-Qaïda, les shebab contrôlent aujourd’hui près de 80% du centre-sud de la Somalie, et y ont peu à peu marginalisé Hezb al-Islam.

De façon plus générale, « armes et munitions continuent d’entrer en Somalie à un flot incessant, en violation de l’embargo total sur les armes ».

Les principales sources de ces armes « restent le Yémen et l’Ethiopie »

07/04/10 (B545) Les traits de l’Erythrée / France 24 avec AFP / le journaliste Dawit Isaak emprisonné près d’Asmara

Le journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak est détenu dans des conditions très dures dans la prison de haute sécurité d’Eiraeiro, à environ 50 kilomètres de la capitale Asmara, affirme le quotidien suédois Dagens Nyheter (DN) mercredi, citant un gardien réfugié en Ethiopie. AFP – Le journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak est détenu dans des conditions très dures dans la prison de haute sécurité d’Eiraeiro, à environ 50 kilomètres de la capitale Asmara, affirme le quotidien suédois Dagens Nyheter (DN) mercredi, citant un gardien réfugié en Ethiopie.

Dawit Isaak, détenu sans procès en Erythrée depuis plus de huit ans, est enfermé menotté et à l’isolement dans une cellule de 12 mètres carrés sans fenêtre, sans meuble, avec uniquement des toilettes à la turque, selon le journal, qui a choisi de ne pas révéler le nom de sa source, un gardien âgé de 37 ans, pour sa sécurité.

Selon les informations de DN, le journaliste, dont la tête a été rasée, est "amaigri", mais considéré par les gardes comme "suffisamment fort pour être menotté la journée".

Aucune information précise n’était jusque là connue sur le lieu et les conditions de la détention de Dawit Isaak.

Dans la même prison sont détenus d’anciens membres du gouvernement érythréen opposés au président Isaias Afewerki, parmi lesquels l’ex-ministre des Affaires étrangères Haide Woldetensae, l’ex-ministre de l’Information Beraki Ghebreselasie ou celui de la Pêche Petros Solomon, selon le quotidien.

D’autres journalistes, comme Amanue Asrat ou Fisahaye Yohannes, ou encore la réalisatrice Meriem Hagos, sont détenus dans cette prison de haute sécurité ouverte en 2003, selon DN.

Près de 15 des 35 détenus sous plus haute sécurité d’Eiraeiro sont déjà morts et 9 des survivants sont en très mauvaise santé, ajoute le quotidien.

Le gouvernement suédois de centre-droit a été critiqué, notamment par l’opposition de gauche, pour ne pas faire assez afin d’obtenir la libération de Dawit Isaak, emprisonné depuis 3.118 jours dans son pays d’origine.

Stockholm affirme mener une "action diplomatique discrète", la plus efficace à ses yeux.

Le Conseil de l’Europe a appelé fin mars les autorités érythréennes à la libération du journaliste et dramaturge de 45 ans, doté de la nationalité suédoise depuis 1992.

31/03/10 (B544) Les traits de l’Erythrée / AFP / Le Conseil de l’Europe demande la libération du journaliste Dawit Isaak

Le Conseil de l’Europe a appelé mardi les autorités érythréennes à la libération du journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak, détenu sans procès en Erythrée depuis 2001.

La présidente du comité des ministres, l’exécutif de l’organisation paneuropéenne, Micheline Calmy-Rey, estime que "cette libération, attendue de longue date, serait un geste humanitaire dont on ne pourrait que se réjouir".

Mme Calmy-Rey, également chef de la diplomatie helvétique, ajoute "qu’il semble que l’état de santé de M. Isaak soit très préoccupant en raison des conditions de détention qui sont les siennes depuis bientôt neuf ans".

Depuis le 23 septembre 2001, le journaliste et dramaturge Dawit Isaak est détenu sans avoir fait l’objet ni de poursuites judiciaires ni a fortiori de condamnations pénales, observe le communiqué publié à Strasbourg.

Doté de la nationalité suédoise depuis 1992, le journaliste, âgé de 45 ans, avait été arrêté en Erythrée en septembre 2001.

Il a figuré en octobre 2009 parmi les trois finalistes du prix Sakharov que le Parlement européen avait alors attribué à l’organisation Memorial qui défend les droits de l’homme dans les pays post-soviétiques.

26/03/10 (B543-B) LDDH / La LDDH déplore le départ forcé d’Ethiopie des Défenseurs des D.H. et des journalistes



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 25 MARS 2O1O

La LDDH déplore le départ forcé d’Ethiopie des Défenseurs des D.H.
et des journalistes

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore le départ forcé des Défenseurs des Droits de l’Homme de nos frères d’Ethiopie et en particulier les Journalistes. En cette période électorale le régime dictatorial veut se maintenir par la force et la terreur.

La Ligue Djiboutienne rappelle que le P.M. Meles est passible de Crimes de Guerre, Crimes contre l’Humanité, et de Crimes de Disparition forcée, tant en Ethiopie, qu’en Ogaden, qu’en Territoire Oromos et en République de Somalie.

NOEL ABDI Jean-Paul

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EAST AND HORN OF AFRICA HUMAN RIGHTS DEFENDERS NETWORK

Press Release
22nd March 2010


GENEVA: End attacks on human rights defenders in Ethiopia

The East and Horn of African Human Rights Defenders Project (EHAHRDP) called on the Ethiopian delegation present at UN Human Rights Council (UNHRC) in Geneva on Friday 19th March for the country’s Universal Periodic Review (UPR) process to end attacks on human rights defenders and to significantly amend new legislation that restrict the work of defenders.

In its intervention to the Council, EHAHRDP stressed the failure of the Ethiopian authorities to protect, promote and fulfill the rights of human rights defenders and sought to disavow claims made by the Ethiopian delegation during the first part of the UPR session in December 2009 that restrictive legislation passed in 2009 would not have an impact on the scope of defenders’ work.

Mr. Hassan Shire, Executive Director of EHAHRDP, started off by highlighting the impact that the Proclamation on Charities and Societies, by far the most restrictive of such laws in the region, is currently having on the ground: organisations choosing to register as Ethiopian charities in order to be able to continue their human rights work have had to significantly scale down both in terms of staff and scope of their activities and have had their bank accounts frozen.

“Reducing the capacity of human rights monitors at the national level at such a crucial time is concerning and risks to further undermine the fairness and freeness of this year’s elections”said Mr. Shire Sheikh in his intervention to the Council, referring to the forthcoming May 2010 elections, the first since the contested elections of 2005.

The intervention then went on to describe how the new Anti-Terrorism Proclamation with its very broad definition of what constitutes encouragement of terrorism, notably including writing and editing on terrorist acts, is also being used, both directly and indirectly, against defenders. One example of this was the campaign of intimidation in October/November 2009 against the Addis Neger, an independent weekly, by the government affiliated Addis Zemen that accused Addis Neger and its staff of terrorism. Mr. Shire highlighted the significance and impact of such a campaign: “Given the attack on the independent press following the 2005 election in which journalists were charged of anti-state actions, such intimidation can only have a chilling effect on the very small independent media sector”.

Mr. Shire went on to question the claims made by the Ethiopian delegations’ in December that there were no harassment of civil society in Ethiopia by describing how human rights organizations engaged in the drafting of the UPR stakeholders’ report last year had been publiclycriticisedby members of the Ministry of Foreign Affairs and Ministry of Justice when they presented their report to these same authorities.

The ever increasing number of defenders leaving the country, including most of the staff of Addis Neger which has shut down, was given as a final example of the extent of the repression facing defenders on the ground.

Mr. Shire therefore concluded his intervention by calling on the Ethiopian authorities “to respect and promote the rights of human rights defenders, notably by significantly amending, or repealing, the legislations mentioned above and by actively refraining from the harassment, arbitrarily arrest and detention, and intimidation of defenders”and called on the Ethiopian authorities to invite the relevant UN Special Rapporteurs to Ethiopia without undue delay.

For more information please do not hesitate to contact
Mr. Hassan Shire Sheikh, Executive Director of EHAHRDP
on + 256 772 753 753

or Ms Laetitia Bader, Human Rights Officer at EHAHRDP
on + 256 775 141 756

or advocacy@defenddefenders.org ( for French speakers).

EHAHRD-Net Index GEN 01/011/2010
Laetitia Bader
Human Rights Officer
East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project
Human Rights House, Plot 1853 Lulume Rd., Nsambya
P.O. Box 70356 Kampala, Uganda
Tel: +256-312-265823
+256 – 414 510263
Fax: +256-312-265825

Website: http://www.defenddefenders.org

24/01/10 (B535) Les traits de l’Erythrée (1 article en Français)

______________________ 1 – Zenit.org

Le card. Sandri invite les autorités internationales à aider l’Erythrée

Conclusion de l’Assemblée de la ROACO

Les autorités internationales doivent intervenir pour aider l’Erythrée à résoudre ses conflits et à sortir de la pauvreté, a affirmé le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales.

Dans une interview accordée à Radio Vatican, le cardinal a évoqué l’un des thèmes abordés durant l’assemblée de la ROACO (18-20 janvier), organisme qui coordonne les agences soutenant les Eglises orientales catholiques.

Durant la rencontre, à laquelle les représentants d’une vingtaine d’agences catholiques venant de 10 pays occidentaux ont pris part, il a été question du soutien économique des prêtres des Eglises catholiques orientales en Europe centrale et de l’est et au Moyen-Orient, notamment sur la prévoyance sanitaire et de vieillesse.

Par ailleurs, une attention spéciale a été portée à la situation des Eglises catholiques orientales en Erythrée, en Ethiopie et en Irak.

Dans son intervention devant l’assemblée de la ROACO, le cardinal Sandri avait évoqué les difficultés vécues par la petite communauté catholique en Ethiopie, « un pays immense avec une population toujours plus importante, qui dépasse peut être déjà les 80 millions d’habitants ».

L’Erythrée, a-t-il expliqué sur les ondes de Radio Vatican, est « très éprouvée d’un point de vue économique, social ». Elle est dominée par une « très grande pauvreté, avec beaucoup de souffrances d’un point de vue politique et social ». « Il manque tout ce qui se réfère aux droits de l’homme, à la dignité humaine, aux libertés individuelles ».

Le pays, a-t-il ajouté, « est dominé par la perspective militaire d’une guerre et tous sont donc soumis aux conditionnements de la guerre ».

« Tout le conditionnement de la vie politique et sociale influe aussi sur la vie de l’Eglise », a-t-il ajouté. « Evidemment, il faut aussi une aide extérieure pour pouvoir faire avancer l’éducation, l’assistance sanitaire et toutes les œuvres de l’Eglise ».

C’est pourquoi le cardinal a lancé un appel pour que « les autorités internationales portent une attention spéciale à ce pays afin de l’aider à résoudre les conflits en cours qui pèsent sur ce pays, surtout celui avec l’Ethiopie, pour que la hantise de la guerre, qui domine toute l’activité interne du pays, disparaisse ».

Il a par ailleurs souhaité que « toutes les agences catholiques internationales puissent apporter leur aide à nos frères qui vivent dans une pauvreté extrême et dans la souffrance ».

En effet, l’Erythrée subit une grave crise alimentaire qui a empiré en raison de nombreux abus contre les droits de l’homme, particulièrement contre des groupes religieux dissidents.

Le gouvernement empêche la population d’accéder aux ressources fondamentales. Les autorités bloquent le transfert de nourriture d’une région du pays à l’autre, mettent au ban les marchands qui vendent des céréales et passent l’inspection dans les maisons, à la recherche de produits « obtenus de manière illégale ».

« Nous aidons nos trois éparchies, nous cherchons à leur donner toute l’aide possible pour leurs œuvres d’éducation, d’assistance, pour les cliniques, pour les séminaires, pour la formation des jeunes… Mais je le répète, ce sont toujours des aides très conditionnées par cette situation ».

Marine Soreau

12/01/10 (B533) Les traits de l’Erythrée (1 article en Français)

_________________________ 1 – RSF

Reporters sans frontières interpelle les Nations unies sur le sort des journalistes emprisonnés

Dans le même pays10 décembre 2009 – Le journaliste Dawit Isaac toujours emprisonné après plus de huit ans de détention

9 octobre 2009 – Dawit Isaac candidat finaliste au prix Sakharov 2009 : « Une victoire pour les prisonniers érythréens »

17 septembre 2009 – L’Erythrée est la plus grande prison du monde pour les journalistes, huit ans après les rafles de septembre 2001

A l’occasion du troisième anniversaire de la mort en détention du journaliste Fessehaye Yohannes, dit « Joshua », Reporters sans frontières a adressé une lettre, le 11 janvier 2010, au rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Manfred Nowak, pour lui demander de tout mettre en œuvre pour obtenir une amélioration des conditions de détention des journalistes emprisonnés en Erythrée.

« Les conditions de détention des prisonniers érythréens sont parmi les plus préoccupantes de la planète. Une situation d’autant plus révoltante que le gouvernement d’Issaias Afeworki, devenu la honte de l’Afrique, refuse de communiquer une quelconque information sur leur sort. C’est pourquoi nous vous demandons de tout mettre en œuvre pour obtenir des nouvelles de la part des autorités et, si possible, de vous rendre en Erythrée », a écrit l’organisation.

« Nous vous exhortons à demander aux autorités un accès aux journalistes emprisonnés afin de vous enquérir de leur état de santé et d’enquêter plus généralement sur les conditions de détention dans le pays. Nous vous demandons également d’exercer une pression suffisante sur le gouvernement d’Asmara pour que les détenus soient jugés ou libérés », a poursuivi Reporters sans frontières, qui s’est dite extrêmement inquiète pour les vingt-six journalistes et les deux collaborateurs des médias actuellement emprisonnés en Erythrée.

Le 11 janvier 2007, l’écrivain et dramaturge Fessehaye Yohannes, également journaliste de l’hebdomadaire interdit Setit, a succombé, au centre de détention d’Eiraeiro, dans la province désertique de la mer Rouge septentrionale, aux conditions particulièrement éprouvantes dans lesquelles il était détenu depuis son arrestation en 2001. Son corps n’a jamais été rendu à sa famille.

Fessehaye Yohannes s’était livré à la police dans la semaine du 18 au 23 septembre 2001, après qu’une dizaine de ses confrères et de nombreux opposants avaient été arbitrairement arrêtés et la presse privée « suspendue » par les autorités. Vétéran de la guerre d’indépendance contre l’Ethiopie, animateur d’une troupe de danse et de théâtre, cet intellectuel était une figure de la vie culturelle et médiatique en Erythrée.

Après vérification auprès de plusieurs sources érythréennes crédibles, à Asmara et à l’étranger, Reporters sans frontières est en mesure d’affirmer que Fessehaye Yohannes est le quatrième journaliste à avoir trouvé la mort à Eiraeiro, après le rédacteur en chef et cofondateur de l’hebdomadaire Admas, Said Abdulkader, le rédacteur en chef adjoint et cofondateur de l’hebdomadaire Keste Debena, Medhanie Haile, et le rédacteur en chef de l’hebdomadaire Tsigenay, Yusuf Mohamed Ali, en 2005 et 2006.

L’organisation a décidé de retirer leurs quatre noms de sa liste des journalistes emprisonnés à travers le monde.

Parmi les journalistes actuellement emprisonnés,

le Suédo-Erythréen Dawit Isaac, candidat finaliste pour le prix Sakharov 2009 pour la liberté de l’esprit, souffre de problèmes de santé. L’ancien journaliste de Setit a été transféré plusieurs fois et a séjourné, en 2009, à l’hôpital de l’armée de l’air à Asmara. De récentes informations recueillies par Reporters sans frontières indiquent qu’il a été admis, à deux reprises au cours de l’année 2009, à l’hôpital Habtemariam (Sainte Marie) d’Asmara, un établissement psychiatrique. L’incertitude demeure quant à son lieu de détention actuel.

De même pour Temesgen Gebreyesus, journaliste sportif et membre du conseil d’administration du bihebdomadaire Keste Debena, et Mattewos Habteab, rédacteur en chef et cofondateur du bihebdomadaire Meqaleh. En décembre 2008, tous deux avaient été transférés dans un pénitencier de l’archipel des Dahlaks (en mer Rouge, en face de Massawa).

Reporters sans frontières estime « très positives » les sanctions imposées à l’Erythrée par le Conseil de sécurité de l’ONU, le 23 décembre 2009, sur proposition de l’Ouganda. L’organisation réitère la recommandation qu’elle adresse depuis plusieurs années à l’Union européenne visant à interdire de séjour sur le territoire européen plusieurs hauts responsables politiques et militaires érythréens.

Une copie de la lettre de Reporters sans frontières a été adressée à :
– Navanethem Pillay, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme ;
– Frank La Rue, Rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et à la liberté d’expression

05/03/10 (B532) Les traits de l’Erythrée (3 articles en Français)

_______________________ 3 – AFP

L’Erythrée accuse l’Ethiopie d’avoir lancé une attaque à la frontière

L’Erythrée a accusé dimanche son voisin et rival éthiopien, qui a catégoriquement démenti, d’avoir lancé une attaque le long de leur frontière commune, dans un communiqué publié sur le site internet du ministère érythréen des Affaires étrangères.

« Aux premières heures du 1er janvier 2010, des soldats du TPLF (Front de libération des peuples du Tigré – au pouvoir en Ethiopie) ont lancé des attaques successives sur le front de Zalambesa et ont été rapidement repoussés », affirme le ministère érythréen des Affaires étrangères.

« Dix de leurs soldats ont été tués et deux capturés, abandonnant six fusils mitrailleurs AK-47, une mitrailleuse et des équipements de communication », a ajouté le ministère érythréen.

Le TPLF du Premier ministre Meles Zenawi est le principal parti de la coalition actuellement au pouvoir en Ethiopie, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF).

« Il n’y a jamais eu d’incursion de notre part. C’est une tactique de diversion de la part du régime érythréen pour détourner l’attention de ses problèmes intérieurs », a réagi à l’AFP le porte-parole du gouvernement éthiopien Shimelis Kemal.

Un groupe d’opposition érythréen a annoncé mardi à l’AFP qu’il se préparait à « lancer des attaques » contre les troupes gouvernementales, dans la foulée des sanctions imposées la semaine dernière par l’ONU à Asmara.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 23 décembre des sanctions contre l’Erythrée, accusée de soutenir les islamistes en Somalie et de déstabiliser Djibouti.

« Les déclarations des rebelles indiquent un mécontentement croissant dans le pays », a estimé M. Kemal.

Une guerre frontalière a opposé l’Erythrée et l’Ethiopie de 1998 à 2000: 80.000 personnes sont mortes dans ce conflit sanglant, avec tranchées, vastes offensives d’engins blindés et vagues d’assauts de fantassins.

Malgré un accord de paix signé en 2000 à Alger, la tension reste grande entre les deux voisins de la Corne de l’Afrique.

L’Ethiopie affirme reconnaître le tracé de la frontière établi depuis lors par la commission de La Haye, qui a attribué la région contestée de Badme à l’Erythrée.

Mais le gouvernement éthiopien demande des aménagements dans la mise en oeuvre de cette nouvelle démarcation, notamment des consultations auprès des populations locales concernées, avant de retirer ses troupes de Badme.

_______________________ 2 – JDD

L’Éthiopie aurait attaqué l’Erythrée

Le gouvernement érythréen a accusé son voisin éthiopien de l’avoir attaquée, le 1er janvier. « Aux premières lueurs du 1er janvier, l’armée éthiopienne a lancé des attaques successives sur le front de Zalam Besa dont elle a été prestement repoussée.

Elle a laissé derrière elle dix morts et deux prisonniers », indique le ministère érythréen de l’Information sur son site internet.

Une guerre avait opposé les deux pays entre 1998 et 2000.

_______________________ 1 – Le Figaro avec AFP

L’Erythrée accuse l’Ethiopie d’attaquer

L’Erythrée a accusé dimanche son voisin et rival Ethiopien d’avoir lancé une attaque le long de leur frontière commune, dans un communiqué publié sur le site internet du ministère érythréen des Affaires étrangères.

« Aux premières heures du 1er janvier 2010, des soldats du TPLF (Front de libération des peuples du Tigré – au pouvoir en Ethiopie) ont lancé des attaques successives sur le front de Zalambesa et ont été rapidement repoussés », affirme le ministère érythréen des Affaires étrangères.

Les autorités éthiopiennes n’avaient pas réagi dimanche à la mi-journée à cette accusation. « Dix de leurs soldats ont été tués et deux capturés, abandonnant six fusils mitrailleurs AK-47, une mitrailleuse et des équipements de communication », a ajouté le ministère érythréen.

Le TPLF du Premier ministre Meles Zenawi est le principal parti de la coalition actuellement au pouvoir en Ethiopie, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), et fut allié un temps à l’Erythrée pendant sa lutte contre le régime militaro-marxiste de Mengistu Hailé Mariam qu’il renversa en 1991.

Une guerre frontalière a ensuite opposé les deux pays entre 1998 et 2000: 80.000 personnes sont mortes dans ce conflit sanglant, avec tranchées, vastes offensives d’engins blindés et vagues d’assauts de fantassins.

03/01/10 (B532) Les Traits de l’Eythrée (1 article)

_________________________ 1 – JDD

Assaut rebelle meurtrier en Érythrée

Deux groupes insurgés érythréens alliés ont déclaré vendredi avoir tué 25 soldats gouvernementaux et en avoir blessé au moins 38 autres lors de l’attaque surprise de deux camps militaires.

Les attaques ont été lancées en représailles à la répression de la minorité des Afars par le gouvernement érythréen, a déclaré le porte-parole rebelle Yasin Mohamed.

Le gouvernement d’Asmara n’a pas réagi pour l’instant à ces informations, qui n’ont pas été confirmées de source indépendante.