07/12/10 (B581) Le Journal de la Flibuste – un navire bangladais capturé – Cinq Somaliens jugés aux Pays-Bas (2 articles)

______________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un navire bangladais capturé

Un navire sous pavillon bangladais a été capturé par des pirates en mer d’Arabie, au large des côtes indiennes, et se dirigeait vers la Somalie, avec 43.000 tonnes de minerai de nickel en soute, a indiqué le responsable de la navigation du Bangladesh.

Le M.V. Jahan Moni, avec un équipage de 25 personnes, a été capturé dimanche alors qu’il se dirigeait vers la Grèce avec sa cargaison de minerai de nickel en provenance de l’Indonésie, a indiqué le vice-amiral Bazlur Rahman.
« Le bateau se dirige à présent vers la côte somalienne, nous pensons donc que des pirates somaliens l’ont capturé », indiquant que ses services suivaient à la trace le bateau, qui devrait mettre au moins quatre jours à atteindre la Somalie.

Des responsables des ministères et de la navigation devaient se rencontrer lundi pour discuter de la situation et des stratégies à envisager, a-t-il ajouté.
Un avion des garde-côtes indiens va tenter de repérer le navire détenu par l’armateur bangladeshi Brave Royal.

Les autorités du Bangladesh ont contacté un bureau anti-piraterie à Dubaï et un autre à Singapour, pour recevoir de l’aide, a précisé Bazlur Rahman.
Les marines des Etats-Unis et d’autres pays ont déployé des dizaines de navires de guerre dans les eaux au large de la côte Est de l’Afrique mais ces navires ne sont toujours pas parvenus à mettre un terme à la piraterie, l’une des rares sources de revenu qui soit en pleine croissance en Somalie, pays ravagé par la guerre et la pauvreté.

______________________ 1 – Europe 1

Piraterie: Cinq Somaliens jugés aux Pays-Bas

Cinq pirates présumés somaliens vont être jugés aux Pays-Bas pour le détournement en novembre d’un yacht sud-africain, ont indiqué dimanche des procureurs néerlandais.

Ces cinq individus, âgés de 20 à 30 ans, sont accusés d’avoir détourné le yacht sud-africain Choizil au large des côtes de Tanzanie le 7 novembre. La force européenne anti-piraterie, Atalante, qui comprend un bâtiment de la marine néerlandaise, a pu secourir un Sud-Africain du yacht mais deux autres membres d’équipage ont été conduits à terre comme otages.

Ces cinq suspects faisaient partie d’un groupe de vingt Somaliens qui étaient détenus à bord du navire néerlandais. Les autres ont été remis en liberté par manque de preuves à leur encontre.

05/12/10 (B581) Le Journal de la Flibuste – Un navire néerlandais détient vingt pirates somaliens – Des pirates somaliens vont être remis au Kenya (2 articles)

_____________________________ 2 – RTL Info

Un navire néerlandais détient vingt pirates somaliens

Le navire de ravitaillement Hr. Ms. Amsterdam de la marine néerlandaise engagé dans la lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes accueille encore à son bord vingt pirates présumés à quelques jours de la fin de sa mission, a indiqué vendredi le ministère néerlandais.

Ces vingt hommes ont été arrêtés voici deux semaines. Ils sont détenus dans une soute spécialement aménagée à l’arrière du bâtiment, a précisé une porte-parole à l’agence de presse ANP. Une partie des pirates est soupçonnée d’être impliqués dans la capture d’un yacht sud-africain et l’enlèvement de deux personnes.

Les Pays-Bas ont approché l’Afrique du sud pour tenter de les faire juger. Mais Pretoria n’a pas encore répondu clairement à La Haye.

L’"Amsterdam" termine sa mission le vendredi 10 décembre.

Le ministère de la Défense espère une solution d’ici là. L’an dernier, la frégate néerlandaise "De Evertsen" s’était aussi retrouvée avec des pirates présumés à bord, qu’elle avait dû finir par relâcher car aucun pays n’avait voulu les poursuivre en justice. Une frégate belge, le "Louise-Marie", a capturé lundi sept pirates présumés.

L’un d’entre eux, soupçonné d’être impliqué dans la prise en otage du navire belge "Pompei" en 2009, sera prochainement transféré en Belgique par avion militaire pour être jugé. Les six autres devraient être remis aux autorités kenyanes en vue de leur éventuelle poursuite, selon le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere.

_____________________________ 1 – AFP

Des pirates somaliens vont être remis au Kenya

Le Kenya s’est dit prêt à recevoir des pirates somaliens présumés, interceptés lundi par une frégate belge dans les eaux territoriales kenyanes, a annoncé jeudi soir le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere.

Ce dernier s’est, dans un communiqué, "réjouit de ce que les autorités kenyanes se soient déclarées prêtes à admettre les pirates interceptés sur le territoire du Kenya en vue de leur éventuelle poursuite".

Selon l’agence belga, six pirates seront traduits devant la justice kenyane. Un septième pirate devrait être jugé en Belgique pour son implication présumée dans la prise en otage du navire belge "Pompei" au large de la Somalie en 2009.

Ils avaient été capturés lundi par la frégate belge "Louise-Marie", dans le cadre de l’opération navale de lutte anti-piraterie Atalante.

Créé en 2008, le dispositif Atalante regroupe neuf bâtiments et trois détachements aériens, soit 1.705 personnes de 10 nationalités. La force surveille quelque 16,8 millions de km2 dans le Golfe d’Aden et le bassin somalien.

03/12/10 (B580) Le Journal de la Flibuste – Quand le McArthur de Blackwater s’introduisait dans la lutte anti-piraterie – La Belgique ne poursuivra pas les pirates présumés interceptés au large du Kenya – Un pirate somalien condamné à 30 ans de prison par un tribunal américain (3 articles)

_____________________ 3 – Bruxelles 2 – Blog de la défense

Quand le McArthur de Blackwater s’introduisait dans la lutte anti-piraterie

Nicolas Gros-Verheyde

Blackwater avait prévu de se reposer pour le soutien médical sur l’hopital Bouffard des FFDJ (crédit : 13dble)

Cela fait partie du lot de révélations amenée par Wikileaks et analysée par le New York Times. Le gouvernement djiboutien a autorisé en 2009 la société privée américaine Blackwater Worldwide (BW), a reçu l’autorisation d’opérer à partir du port de Djibouti, un navire armé contre les pirates, pour protéger les navires commerciaux.

Ce n’est un secret pour personne que la lutte anti-piraterie est un vaste marché pour les sociétés militaires privées, en voie de reconversion après l’ère plutôt fastueuse de l’Irak. Et que Blackwater l’investit espérant un débouché. Un investissement qui n’a pas eu le résultat espéré. En revanche, ce qui me semble intéressant ce sont les détails donnés par le télégramme, le soutien américain à cette initiative qui reste très prudent (nous attendons des instructions du Département d’Etat est-il mentionné à la fin du télégramme), et surtout la motivation qui repose sur une approche assez pragmatique (il y a un marché, les sociétés américaines se doivent d’être présents, faut-il les soutenir) ainsi que le partage d’informations (Blackwater communiquera son SOP – procédure opérationnelle – aux ambassades de Nairobi et Djibouti), partage qui n’est pas illogique (et se pratique couramment).

Une équipe robuste d’US boys, l’hopital militaire français en assistance et un intermédiaire franco-djiboutien

Blackwater a ainsi obtenu l’autorisation pour le « McArthur, » un ancien navire de 183 pieds de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) battant pavillon américain, servi par un équipage de 33 hommes (tous citoyens américains) 15 marins et 3 équipes de 6 gardes, armés. Blackwater n’a pas l’intention de procéder à l’arrestation des pirates mais usera de la force lethale contre les pirates. Le navire est ainsi équipé de « mitrailleuses de calibre 50 ». Il a une plateforme pour hélicoptères mais n’en sera pas doté ; en revanche, un UAV sera à bord. Un « système vidéo permettra d’enregistrer l’activité des pirates ».

Précision intéressante : la société a négocié via un intermédiaire Inchcape, un accès pour ses hommes à l’hôpital militaire français Bouffard. Et son agent local sur place sera un franco-djiboutien, « favorablement connu de l’ambassade » est-il précisé, Bruno Pardigon, qui possède plusieurs sociétés, dont une nouvelle consacrée à la sécurité maritime « Djibouti Maritime Security Services » (DMSS).

Quelques interrogations : que faire des pirates surtout s’ils sont blessés ?

Si les privés américains ne veulent pas procéder à des gardes-vues de pirates, il est difficile de ne pas se poser la question de l’arrestation de suspects. « Même si les Français ont remis des suspects au Puntland, Downey (le directeur du développement pour l’Afrique, un ancien officier des forces spéciales) n’a pas l’intention de le faire, ni avec la Somalie ni avec le Kenya ». Le diplomate – dont on sent qu’il est très prudent sur cet engagement – précise que Blackwater ne peut bénéficier de l’accord signé avec le Kenya, qui est un accord de gouvernement à gouvernement ».

Cette implication reste pleine d’inconnue. « Il n’y a pas de précédent d’une opération paramilitaire d’un environnement purement commerciale ». Et de nombreuses questions se posent. Si le droit international maritime permet l’usage de la force contre les pirates (2), Downey « reconnait également la nécessité de respecter le droit international humanitaire ». Mais dans la pratique : que faire des pirates blessés ? « sans nuire à la capacité de protection du client », on voit bien comment la problématique est posée, et où se situent la balance des priorités …

« BW has no intention of taking any pirates into custody. While the French have previously put pirates ashore in Puntland, Downey said BW had no plans to do so, either in Somalia or Kenya (noting that Kenya’s bilateral PUC agreements with the USG and HMG were government-to-government). (…) While asserting that international maritime law allows the use of lethal force against pirates, BW also recognizes the need to respect international humanitarian obligations. Of concern, for example, is whether BW would be responsible for assisting injured pirates, if doing so endangered BW’s ability to protect its client(s). »

Dilemne : soutenir une entreprise US or not

Au moment de l’écriture du télégramme : « Blackwater n’a pas de client aujourd’hui (février 2009) mais elle compte développer un marché avec le lancement en mars (2009) avec la présence d’officiels. Coût de l’escorte : moins de 200.000 $.» Le diplomate explique son dilemme. Il demande donc des « lignes directrices » sur « l’engagement approprié avec Blackwater », en respectant également le « rôle du gouvernement de défense commerciale et de soutien aux entreprises américaines ».

« Post would appreciate Department’s guidance on the appropriate level of engagement with Blackwater, while also fulfilling the USG’s commercial advocacy responsibilities to support U.S. firms. »

Epilogue : peut-on préciser qu’après un démarrage en fanfare, XE (le nouveau nom de Blackwater) a décidé de vendre son navire phare, le McArthur, comme nous l’apprend un journal américain (1).

(1) Le Virginian Pilot parle d’un prix réduit de 3,7 millions $

(2) Selon moi, l’exclusivité de l’usage de la force en haute mer est cependant réservé à la force publique ou habilitée (sauf cas de légitime défense). Et la société « Blackwater » ne peut se réintroduire dans aucune des deux, sauf à réintroduire les « lettres de marques » qui habilitaient de joyeux drilles à aller courser (piller et couler au besoin) des navires « ennemis ».

________________________ 2 – RTL Info (Blegique)

La Belgique ne poursuivra pas les pirates présumés interceptés au large du Kenya

Le parquet fédéral belge a décidé de ne pas poursuivre les sept pirates présumés interceptés lundi au large des côtes kenyanes par la frégate belge "Louise Marie" de la Marine, a annoncé mardi une porte-parole du parquet fédéral, Leen Nuyts, interrogée par l’agence BELGA.

La frégate "Louise Marie" est engagée dans l’opération européenne Atalanta de lutte contre la piraterie face aux côtes somaliennes.

La frégate escortait, lundi, un navire marchand, le "MV Petra", affrété par le Programme alimentaire mondial (PAM), lorsqu’une embarcation "suspecte" a été signalée vers 14h00 à proximité des deux bâtiments. Le F931 "Louise Marie" a fait décoller son hélicoptère et a pris le cap de ce navire suspect, avait précisé lundi le service de presse de la Défense dans un communiqué.

Les sept membres d’équipage avaient été capturés et "placés sous surveillance" à bord de la frégate dans l’attente de prochaines étapes juridiques, ajoutait le texte, dans une allusion à la nouvelle loi belge sur la piraterie votée début de l’année.

Le gouvernement belge avait voté le 14 janvier dernier une loi déterminant le cadre juridique de la lutte contre la piraterie lors d’une intervention dans les eaux internationales.

Le parquet fédéral n’a pas souhaité commenter les motivations de sa décision de ne pas poursuivre les pirates présumés.

Le Kenya, pour sa part, devrait engager des poursuites.


________________________ 1 – 20 minutes (France) avec Reuters

Un pirate somalien condamné à 30 ans de prison par un tribunal américain

Un pirate somalien, qui avait participé à l’attaque du navire de guerre américain Ashland le 10 avril dernier au large des côtes est-africaines, a été condamné lundi à trente ans de prison par le tribunal fédéral de Norfolk, en Virginie.

C’est la première condamnation prononcée dans une affaire de piraterie depuis plus d’un siècle et demi aux Etats-Unis.

Lors de sa comparution en août, l’accusé, Jama Idle Ibrahim, 38 ans, avait plaidé coupable dans le cadre d’un accord passé avec le parquet. L’homme fait partie des six accusés transférés aux Etats-Unis après l’attaque le 10 avril de l’Ashland, qui croisait dans le golfe d’Aden et que les assaillants avaient pris pour un navire marchand. Les six hommes avaient ouvert le feu avec des armes légères sur le bâtiment qui avait riposté, coulant leur embarcation. Un pirate avait été tué.

29/11/10 (B580) Le journal de la Flibuste – La frégate Louise Marie arrête sept pirates présumés au large du Kenya – un navire malaisien capturé (2 articles)

___________________ 2 – RTL Info (Belgique)

La frégate Louise Marie arrête sept pirates présumés au large du Kenya

La frégate « Louise Marie » de la Marine engagée dans l’opération européenne Atalanta de lutte contre la piraterie a intercepté lundi sept pirates présumées au large des côtes kenyanes (BIEN: kenyanes), a annoncé le ministère de la Défense.

Les pirates présumés, surpris « en flagrant délit » alors qu’ils jetaient par dessus bord armes et échelles, ont été capturés après des tirs de sommation, a précisé le service de presse de la Défense dans un communiqué.

Ils ont été « placés sous surveillance » à bord de la frégate dans l’attente de prochaines étapes juridiques, ajoute le texte, dans une allusion à la nouvelle loi belge sur la piraterie entrée en vigueur à la fin de l’an dernier

___________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un navire malaisien capturé

Un cargo battant pavillon malaisien avec 23 membres d’équipage a été capturé par des pirates dans l’océan Indien alors qu’il faisait route vers les Emirats Arabes Unis, a annoncé la force navale antipiraterie de l’Union européenne, Atalante.

L’Albedo, qui transportait des conteneurs depuis Mombasa (Kenya), a été attaqué à environ 900 milles nautiques à l’est de Mogadiscio, vendredi matin à l’aube.

Les pirates somaliens ont pris l’habitude d’opérer loin au sud ou à l’est de leurs bases sur la côte somalienne.

Le navire compte 23 membres d’équipage originaires du Pakistan, du Bangladesh, du Sri Lanka et d’Iran.

Selon un décompte d’Atalante, les pirates somaliens détiennent 22 navires et 521 otages.

26/11/10 (B579) Le journal de la Flibuste – un projet de loi adopté (en France) – la Somalie envoie ses pirates à l’école – Cinq Somaliens reconnus coupables aux Etats-Unis d’actes de piraterie (4 articles)

___________________ 4 – Portail des sous-marins

La Somme intercepte un groupe de 7 pirates

Par Rédacteur en chef.

Le 24 novembre, le Bâtiment de Commandement et de Ravitaillement (BCR) Somme a intercepté, avec l’aide de 2 appareils de l’opération européenne Atalante, un groupe de 7 pirates présumés.

La mission commune de surveillance aérienne, conduite le 24 novembre par l’AWACS français “E-3F SDCA” et l’avion luxembourgeois “Merlin Fairchild SW3”, a permis de localiser un groupe d’attaque de pirates à environ 280 nautiques au nord-est de Mogadiscio.

L’avion luxembourgeois, après un survol du groupe, a confirmé qu’il s’agissait d’un bateau mère présumé agissant avec un skiff d’attaque.

Le bâtiment français Somme, qui a rejoint l’opération Atalante il y a quelques jours, patrouillait dans la zone et a fait route pour intercepter les 2 embarcations suspectes. A l’approche de la Somme, le bateau-mère a accéléré. La Somme a tiré des coups de semonce et a intercepté l’embarcation, avec 7 pirates présumés à bord. Le skiff d’attaque est parvenu à s’enfuir, avec 2 pirates présumés à son bord.

Comme il n’y avait pas assez de preuves pour les traduire en justice, le matériel de piraterie a été confisqué, l’embarcation détruite et les 7 pirates présumés ont été renvoyés en Somalie.

___________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un projet de loi adopté

Le Parlement a définitivement adopté un projet de loi pour encadrer et juger les actes de piraterie en mer qui ont touché ces dernières années des plaisanciers, comme le Ponant ou le Carré d’As, mais aussi des bateaux de pêche français dans l’océan Indien.

Ce texte, déjà adopté par le Sénat en mai, a fait l’objet d’un vote conforme de l’Assemblée nationale, à la quasi-unanimité, dans un consensus gauche-droite.

Il permet d’adapter la législation française à la Convention internationale de Montego Bay qui régit la piraterie. Il répond aussi à un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme condamnant la France pour la rétention à bord par la marine française de l’équipage du cargo cambodgien Winner, arraisonné avec un chargement de drogue.

Ce texte "relatif à la lutte contre la piraterie et à l’exercice des pouvoirs de police de l’Etat en mer", réintroduit l’incrimination de piraterie dans le droit pénal français qui avait disparu en 2007.

Il crée un régime permettant la rétention à bord, avec l’intervention d’un juge des libertés et de la détention, et accorde aux commandants les pouvoirs d’un officier de police judiciaire. Il reconnaît aussi aux juridictions françaises "une compétence quasi-universelle pour juger des actes de piraterie commis hors de France, quelle que soit la nationalité du navire ou des victimes" quand ils sont appréhendés par des agents français.

___________________ 2 – Finances et Investissements

Tendances : la Somalie envoie ses pirates à l’école

À la manière des alcooliques anonymes, les pirates somaliens commencent leur rééducation en se tenant devant leurs confrères en en faisant vœux d’abandon de la piraterie.

« Manger de la nourriture que j’ai achetée avec de l’argent légalement gagné est conseillé par l’Islam, c’est pourquoi j’ai décidé d’abandonner la piraterie », a lancé l’un des participants lors du passage du Wall Street Journal.

Commandité par une organisation occidentale qui ne souhaite pas être identifiée, le programme de rééducation permet aux participants d’acquérir des habiletés qu’ils pourront ensuite utiliser pour obtenir un emploi légal. Parmi les sujets enseignés, on retrouve l’entreprenariat et la construction.

Les détournements de bateaux sont passés de 293 en 2008 à près de 370 cette année partout dans le monde. À eux seuls, les pirates somaliens sont responsables de 39 détournements de bateaux en 2010, selon l’International Maritime Bureau.

En réponse à cette augmentation importante du nombre d’attaques, les autorités internationales ont augmenté le nombre de navires de guerre qui patrouillent les eaux somaliennes. Devant cet encadrement plus strict, les pirates somaliens ont simplement décidé d’aller chasser plus loin en mer pour échapper aux navires de guerre.

On devait donc trouver une autre solution pour enrayer le problème. Le programme de réhabilitation, financé à une hauteur de 2,4 M$ pour les trois prochaines années, s’est imposé comme un moyen de rédemption efficace pour les pirates intéressés à adopter une vie plus rangée. Jusqu’ici, le programme a obtenu le soutien des autorités internationales, mais également des aînés des différents clans somaliens et des dirigeants religieux qui utilisent l’Islam pour motiver les jeunes à abandonner le crime.

« L’objectif du programme est de réduire la piraterie en donnant aux jeunes une éducation qui pourra leur amener du travail, a soutenu un membre du programme aux journalistes du WSJ. Dans le passé, les appels à l’abandon de la piraterie sont restés sans réponse parce qu’on n’offrait pas d’emploi alternatif aux jeunes. C’est ce qui fait la force de ce programme.»

La méthode n’est pas nouvelle. En effet, des pays comme l’Arabie Saoudite et l’Inde promettent déjà des emplois à des rebelles en échange de leurs armes et de leur reddition. Le Rwanda a aussi utilisé ce genre de méthode pour réhabiliter les combattants hutus impliqués dans le génocide de 1994.

Le programme s’avère d’ailleurs efficace en Somalie. En effet, le WSJ cite l’exemple de pirates qui, depuis leur passage au monde légal, réalisent des salaires s’élevant jusqu’à 75 000$ par an. D’autres disent s’ennuyer « de l’argent facile » que leur procurait leur vie de pirate et du « contact constant » qu’ils avaient alors avec la mer.

« Je voulais me réhabiliter et avoir une carrière, affirme l’un d’eux. Mais la piraterie nous ramène invariablement à la mer. »

_______________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Cinq Somaliens reconnus coupables aux Etats-Unis d’actes de piraterie

Cinq ressortissants somaliens accusés d’avoir attaqué un bâtiment de la Marine américaine au large des côtes africaines ont été reconnus coupables mercredi d’actes de piraterie.

La décision a été prise par un jury d’un tribunal de Norfolk. Les cinq hommes, présents dans la salle d’audience, ont accueilli dans le silence le jugement qui leur a été lu par un interprète.

Ils risquent la réclusion à perpétuite lors d’une audience qui a été fixée au 14 mars à Norfolk.

Les avocats de la défense avaient argué que les cinq ressortissants étaient des pêcheurs innocents, qui avaient été enlevés par des auteurs d’actes de piraterie.

Mais le ministère public a souligné lors du procès que les cinq Somaliens avaient reconnu avoir attaqué l’"USS Nicholas" le 1er avril, après l’avoir pris par erreur pour un navire marchant. Le bâtiment américain, basé à Norfolk, faisait partie d’une flottille internationale engagée dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie.

24/11/10 (B579) Le Journal de la Flibuste – Les Pays-Bas arrêtent 20 pirates présumés – Le Conseil de sécurité de l’ONU reconduit les autorisations pour lutter contre la piraterie somalienne – sept pêcheurs sauvés après avoir été pris en otage par des pirates somaliens – Des pirates somaliens jugés en Allemagne – La lutte anti-pirates en Somalie sera-t-elle privatisée ? (5 articles)

____________________ 5 – Europe 1

Les Pays-Bas arrêtent 20 pirates présumés

La marine néerlandaise a interpellé au large de la Somalie 20 pirates présumés soupçonnés d’avoir participé à l’enlèvement début novembre de deux Sud-Africains sur un voilier au large des Seychelles, ont annoncé mercredi des sources concordantes.

"Ils sont soupçonnés d’avoir participé à l’attaque d’un voilier sud-africain, le Choizil, et à l’enlèvement de deux Sud-Africains qui étaient à bord de ce bateau", a indiqué Wim de Bruin, un porte-parole du parquet néerlandais.

Les pirates présumés, qui se trouvaient notamment à bord d’embarcations rapides, ont jeté leurs armes à l’eau avant d’être interpellés, au large de la côte somalienne, a déclaré Marloes Visser, une porte-parole du ministère néerlandais de la Défense.

____________________ 4 – Radio Chine avec XINHUA

Le Conseil de sécurité de l’ONU reconduit les autorisations pour lutter contre la piraterie somalienne

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté mardi une résolution autorisant pour une nouvelle année les Etats et organisations régionales qui coopèrent avec le gouvernement fédéral de transition somalien à participer à la lutte contre la piraterie et le banditisme à main armée en mer.

Selon la résolution adoptée à l’unanimité lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la Somalie, le Conseil a souligné que "le gouvernement fédéral de transition somalien a émis plusieurs demandes d’aide internationale pour lutter contre la piraterie au large de ses côtes".

La résolution appelle une nouvelle fois les Etats et organisations régionales "qui ont la capacité de le faire, à prendre part à la lutte contre la piraterie et le banditisme à main armée" conformément au droit international, en déployant des navires, des armes et des avions militaires.

Le Conseil de sécurité s’est déclaré "profondément inquiet de l’actuelle menace que la piraterie et le banditisme à main armée en mer contre les navires posent à l’acheminement rapide, efficace et sûr de l’aide humanitaire" pour la Somalie.

L’instabilité continue en Somalie contribue au problème de la piraterie et du banditisme à main armée en mer au large des côtes somaliennes, a indiqué le Conseil, en soulignant la nécessité d’une "réponse globale" de la communauté internationale.

"La tendance à la hausse du niveau de violence des pirates ainsi que son étendue sont inquiétantes", a indiqué le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans son dernier rapport sur la piraterie et le banditisme à main armée au large des côtes somaliennes présenté au Conseil de sécurité.

____________________ 3 – L’Express (Maurice) avec XINHUA

Seychelles : sept pêcheurs sauvés après avoir été pris en otage par des pirates somaliens

La garde côte seychelloise a sauvé samedi sept pêcheurs seychellois pris en otage par des pirates somaliens pendant quelques heures, a annoncé le ministre seychellois de l »Intérieur Daniel Morgan.

Le ministre a indiqué sur la télévision seychelloise que la garde côte était intervenue après que les pêcheurs eurent lancé l’alerte. Ces pécheurs étaient à bord d’un bateau de pêche dans les eaux seychelloises quand 11 pirates somaliens les ont attaqués.

L’opération de sauvetage a eu lieu à environ 240 miles nautiques de mahé, l’île pricipale de l’archipel des Seychelles. Les 11 pirates somaliens, de même que 5 autres qui avaient attaqué un bateau français un peu plus tôt, ont été capturés. L’un d’entre eux est mort des suites de ses blessures.

« Nous venons de démontrer notre capacité à nous défendre, et surtout le courage de nos forces armées », a déclaré le président seychellois, James Michel, lors d’une rencontre avec les 7 pêcheurs et leurs familles, lundi, a Victoria, capitale des Seychelles.

Pour rappel : le bateau de pêche seychellois, La Confiance, long de 33 pieds, et ses sept membres d’équipage, avait été détourné vendredi par des pirates somaliens. Le bateau se dirigeait vers la côte somalienne après avoir été détourné vendredi.

Les pirates somaliens détiennent plus de 30 navires et environ 400 otages, selon les statistiques de la Force navale de l’Union européenne. La plupart des détournements se sont soldés par des libérations consécutives au versement d’une rançon, intervenant suite à plusieurs mois de négociations.

Les attaques sont commises par les gangs armés somaliens équipés d’armements automatiques et de grenades propulsées par roquette. La Somalie, située dans la Corne de l’Afrique, est privée d’un gouvernement efficace depuis 1991 et demeure l’un des pays les plus violents et anarchiques du monde.

___________________ 2 – RFI

Des pirates somaliens jugés en Allemagne

Par Pascal Thibaut

Pour la première fois depuis 400 ans, la ville de Hambourg abrite depuis ce lundi 22 novembre 2010 un procès pour piraterie. Dix Somaliens qui avaient attaqué un cargo allemand début avril au large de la corne de l’Afrique risquent jusqu’à quinze ans de prison.

Leur action avait été rapide et de courte durée Les dix hommes avaient pris d’assaut au printemps le « Taipan », un navire appartenant à la compagnie Komrowski de Hambourg et qui transportait des containers. L’équipage du cargo allemand avait eu le temps de se retrancher dans un endroit sûr du bâteau et n’avait pas été blessé.

L’objectif des pirates était d’exiger, comme dans de nombreux cas, une rançon des armateurs. Leur montant est en moyenne d’après les experts de quatre à cinq millions de dollars. Beaucoup de compagnies maritimes se protègent contre ces agressions par des mesures de sécurité, recourent à la protection des forces internationales présentes dans la région ou concluent des assurances. D’après les experts, 290 actes de piraterie ont été recensés durant les neuf premiers mois de cette année. La plupart d’entre eux ont eu lieu au large des côtes somaliennes.

La décapitation des accusés

L’acte de piraterie de ce printemps jugé à Hambourg n’avait pas été couronné de succès. Quelques heures plus tard, un navire néerlandais y mettait fin. En juin, les autorités de La Haye remettaient les dix Somaliens à la justice allemande. Leur procès s’est donc ouvert ce lundi. Il s’agit du premier du genre dans ce port important de la mer du Nord depuis 400 ans.

Mais il sera sensiblement plus long que ses prédecesseurs qui s’achevaient rapidement par la décapitation des accusés. Des auditions sont prévues jusqu’à la fin du mois de mars. Les dix hommes risquent jusqu’à 15 ans de prison pour « attaque sur le trafic maritime et tentative d’enlèvement en vue d’obtenir une rançon. »

Mais la procédure n’a rien de simple. D’abord, parce ce que les accusés ne se sont pas exprimés sur les faits qui leur sont reprochés. Le tribunal a dû tirer au clair –avec un succès relatif- des données de base qui en Europe ne posent pas problème, à commencer par l’identité et l’âge des accusés.

« Je suis né sous un arbre », a déclaré l’un des hommes lundi. Un autre a affirmé être venu au monde « pendant la saison des pluies ». Ils n’avaient aucun papiers sur eux lors de leur arrestation ce qui est de toute façon une gageure dans un pays aussi troublé que la Somalie.

L’un des accusés n’est âgé que de treize ans

Autre difficulté pour la justice allemande, déterminer l’âge des dix hommes et surtout celui des plus jeunes. S’ils sont mineurs, les sentences seront plus clémentes et les procédures différentes. Les défenseurs peuvent exiger que le public ne participe pas au procès.

Lundi, un des avocats a affirmé que l’un des accusés n’était âgé que de treize ans. Or, on ne peut être responsable de ses actes au pénal en Allemagne qu’à partir de 14 ans. La justice, faute de papiers, a eu recours à des examens médicaux pour déterminer l’âge des hommes. La défense met en doute certaines conclusions des médecins.

Au-delà de cette affaire proprement dite, le procès de Hambourg est également l’occasion pour les vingt avocats comme pour différentes organisations, présentes en partie devant le bâtiment, d’évoquer la situation en Somalie. Un Etat défait, une guerre civile qui dure depuis des années, une prise en charge médicale largement déficiente : tous ces aspects ont été évoqués par les défenseurs pour mettre en perspective la situation de leurs clients et éviter qu’ils soient uniquement jugés à l’aune des principes et des réalités prévalant en Europe.

___________________ 1 – Bruxelles 2

La lutte anti-pirates en Somalie sera-t-elle privatisée ?

par Nicolas Gros-Verheyde

La firme privée Drum Cussac pourrait former la force anti-pirates somalienne.

Et le Foreign Office britannique a été impliqué dans des discussions avec elle.

C’est ce que révèle du Sunday Telegraph

Le plan du groupe de contact

Drum Cussac, bien établi sur le marché très lucratif en ce moment de la protection privée des navires, est dirigé par un ancien officer des Scots Guards, Jeremy Stampa Orwin, et emploie nombre d’anciens des Special Boats Service (l’unité des nageurs de combat et commandos marine britannique).

Le chef adjoint du Foreign Office, Chris Holtby, qui préside également une des composantes du groupe de contact international sur la lutte anti-piraterie, les a rencontré dans le cadre du plan global qu’il prépare pour renforcer la lutte anti-piraterie en Somalie. Celui-ci couvrirait aussi bien le « renseignement contre les bases pirates » que la « préparation d’actions contre elles« , ou l’envoi de formateurs « si les autorités sont incapables d’arrêter les kidnappings« .

Ce projet serait financé essentiellement par le gouvernement américain qui met 25 millions $ sur la table. Et des financements britanniques seraient fournis, de manière indirecte, via la ligne « Etat de droit, contre-terrorisme et migrations ». Mais la constitution d’une force de gardes-côtes somaliens – avec 8 bateaux, 96 marins et un bataillon de 130 Marines chargés de la reconnaissance et l’action offensive -, est pour l’instant suspendue, suite à des désaccords entre la province autonome du Puntland et le gouvernement transitoire somalien (GFT), sur la composition de cette force.

Une affaire Dreamline bis

Ce projet suscite certaines difficultés. Premièrement, le risque du passage du policier au bandit est avéré. Il semble que certains pirates actuels (au moins l’encadrement) ont pu être formés par des formations financées sur fonds internationaux ; formations qui se sont interrompues quand les fonds se sont interrompus. Ainsi les gardes-côtes, qui avaient commencé à être formés par des anciens des SAS britanniques, ont fini par se servir de leur instruction et leur uniforme pour aller capturer un bateau de pêche thaïlandais et réclamer une rançon de 800.000 $.

D’autre part, elle n’est pas sans rappeler l’affaire Sandline, du nom de cette firme accusée d’avoir rompu l’embargo des armes à destination du Sierra Leone, et dans lequel le Foreign Office aurait été impliqué. Malicieusement notre confrère du Sundya Telegraph rappelle que Stampa Orwin partageait ses bureaux avec Sandline… quand il travaillait chez Lifeguard.

Pour l’instant, malheureusement, aucune autre solution que celles des forces privées n’a la cote. Car aucun pays n’a vraiment envie de risque des hommes en Somalie (les Français ont toujours un otage, de la DGSE, détenu depuis près de 18 mois maintenant)

22/11/10 (B579) Le Journal de la Flibuste – Des pirates somaliens seront jugés en Allemagne – Libération d’un bateau de pêche seychellois aux mains de pirates – Affaire des 23 Tunisiens pris en otage par les pirates somaliens : demande d’une rançon de 7,3 millions d’euros pour libérer le cargo tunisien (5 articles)

________________________ 5 – AuFait (Maroc)

Des pirates somaliens seront jugés en Allemagne

Une juridiction à Hambourg (Allemagne) jugera, à partir de lundi, dix somaliens accusés d’avoir attaqué un cargo allemand au large de la Corne de l’Afrique.

Ces pirates dont l’identité ou l’âge sont difficiles à prouver, arrêtés en avril par la marine néerlandaise et remis à l’Allemagne, sont inculpés d’attaque sur le trafic maritime et de tentative d’enlèvement en vue d’obtenir une rançon.

Ils risquent jusqu’à 15 ans de prison, une sentence que nombre d’experts jugent trop légère pour décourager les attaques d’une ampleur quasi-industrielle au large de la Somalie.

Selon le Bureau international maritime, 23 navires et plus de 500 membres d’équipage sont actuellement détenus par des pirates somaliens.

« C’est important que les pirates soient jugés », mais trop peu de pays sont prêts à organiser de tels procès, selon Dieter Berg, responsable du maritime à Munich RE, le premier réassureur mondial.

C’est la première fois depuis 400 ans que la ville portuaire allemande organise un tel procès.

________________________ 4 – AFP

Libération d’un bateau de pêche seychellois aux mains de pirates

Les gardes-côtes seychellois ont mené avec succès une opération pour libérer un bateau de pêche capturé vendredi par des pirates somaliens au large des Seychelles, a-t-on appris samedi de source officielle.

Le Faith, petit bateau de pêche avec à son bord sept membres d’équipage seychellois, a été pris d’assaut par des pirates somaliens à environ 240 miles nautiques (450 km) au nord de l’archipel, dans la Zone économique exclusive des Seychelles, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Le navire a « pris la direction des côtes somaliennes », selon ce communiqué.

Il a été pris en chasse par deux navires des gardes-côtes seychellois, ainsi que trois avions de surveillance, l’un des forces armées seychelloises, les deux autres français et luxembourgeois de l’opération européenne anti-piraterie Atalante.

Le Faith a ensuite été intercepté par les garde-côtes à mi-chemin entre les Seychelles et la Somalie, a précisé le gouvernement, dans un second communiqué diffusé samedi en fin d’après-midi.

« Les otages ont été secourus, ils sont sains et saufs, tandis que les pirates ont été arrêtés », ajoute ce communiqué, qui précise que le Topaze et l’Andromache, navires des gardes-côtes seychellois, ont été impliqués dans l’opération.

Le président James Michel a félicité les militaires ayant participé à cette intervention. « Nous sommes très fiers de vous et de votre bravoure pour venir en aide à sept pécheurs seychellois aux mains des pirates somaliens », a commenté M. Michel, cité par le communiqué.

Les pirates somaliens détiennent actuellement 31 bateaux et plus de 500 marins, selon l’ONG Ecoterra International, qui suit les questions de piraterie dans la région.

Ces pirates sont actifs dans le Golfe d’Aden et désormais une grande partie de l’Océan Indien.

________________________ 3 – Mer et Marine

La Marine nationale intercepte une embarcation pirate

Mercredi, la frégate De Grasse, assurant actuellement le commandement à la mer de l’EU-Navfor, a intercepté une embarcation pirate dans le golfe d’Aden.

Le bateau avait été repéré dans la matinée par l’Alouette III du pétrolier-ravitailleur Meuse, qui fait partie du groupe aéronaval français actuellement déployé en océan Indien. Prévenu, le De Grasse a dépêché son propre hélicoptère, un Lynx, qui a localisé l’esquif suspect et a procédé à des tirs de semonce pour le faire stopper. Rejoignant la zone, la frégate a ensuite envoyé, à bord d’embarcations rapide, une équipe d’inspection. Les pirates avaient été observés, auparavant, en train de jeter à l’eau du matériel d’abordage.

Les marins français ont, néanmoins, saisi à bord de leur bateau des lance-roquettes, un fusil mitrailleur et des munitions de 7.62mm. Malgré tout, les 7 hommes interceptés sont repartis libres, sur leur embarcation, après confiscation des armes. « Comme il n’y avait pas assez de preuve pour lancer des poursuites judiciaires, le matériel de piraterie a été confisqué et les pirates présumés ont été renvoyés en Somalie à bord de leur skiff. Cette interception a évité de très probables attaques sur des navires », explique l’état-major de l’opération Atalante.

Depuis le mois d’août, la France commande la force navale européenne déployée au large de la corne d’Afrique dans le cadre de la lutte contre la piraterie. Basé à Brest, le De Grasse, qui embarque un état-major, est le navire amiral de l’EU-Navfor. Le 14 décembre, l’Espagne prendra à son tour le commandement de cette force avec, sur zone, le pétrolier-ravitailleur Patiño.

______ 2 – L’Express (Maurice) avec Chine nouvelle

La force navale européenne intercepte un groupe de pirates

Un navire de guerre de l »Union européenne a intercepté mercredi un groupe de pirates en interpellant un esquif et sept pirates présumés à son bord dans le golfe d’Aden.

Le porte-parole de la force navale européenne, Per Klingvall, a déclaré que le navire français FS De Grasse avait intercepté et démantelé ces pirates lors d’une patrouille dans le golfe d’Aden, confisquant du matériel de piraterie. « Ce matin, l’hélicoptère ‘ Alouette’ dépendant du navire français de l’EUNAVFOR FS Meuse a détecté une activité suspecte dans le golfe d’Aden et informé le FS De Grasse, qui a immédiatement déployé son propre hélicoptère et repéré l’esquif avec sept pirates présumés à son bord », a-t-il dit. « Des coups de semonce ont été tirés depuis l’hélicoptère pour stopper l’esquif. Une équipe d’abordage du FS De Grasse a été déployée et a intercepté l’esquif avec succès », a dit M. Kingvall.

Le personnel militaire a vu des échelles jetées par dessus bord et découvert des armes et des munitions sur l’esquif. « Faute de preuves suffisantes pour entamer des poursuites, le matériel de piraterie a été confisqué et les sept pirates présumés reconduits en Somalie à bord de leur esquif », a-t-il dit.

Cette intervention a très vraisemblablement empêché des actes de piraterie et évité des attaques contre des navires marchands ou vulnérables, selon M. Kingvall.

Les pirates somaliens détiennent plus de 30 navires pour un total de près de 400 otages, selon la mission de l’EUNAVFOR en Somalie. La plupart des détournements pirates s’achèvent sans victime après le versement d’une rançon, mais souvent après plusieurs mois de négociations.

Ces attaques sont perpétrées par des bandes somaliennes de mieux en mieux coordonnées armées d’armes automatiques et de lance- grenades, selon les responsables maritimes.

___________________________ 1 – MaTunisie

Affaire des 23 Tunisiens pris en otage par les pirates somaliens : demande d’une rançon de 7,3 millions d’euros pour libérer le cargo tunisien

Lilia Weslaty

Le jeudi 11 novembre 2010, 15 pirates somaliens avaient attaqué le cargo tunisien Hannibal II dans le golf d’Aden. Parmi les 31 membres de l’équipage, 23 sont de nationalité tunisienne. Le 15 novembre, le politologue Borhene Bsaïs informe Magharebia que les pirates du cargo tunisien Hannibal II demandent une rançon de 7, 3 millions d’euros, affirmant que « des instructions des plus hautes sphères de l’autorité tunisienne ont été données pour suivre cette affaire et trouver le moyen de sauver ces otages ».

En effet, selon Tunis7, le Président de la République a donné de suite l’ordre de se mettre aussitôt au travail « en coordination avec toutes les parties internationales et l’organisation britannique du commerce maritime (UKMTO), chargée d’assurer la protection des navires transitant par le Golfe d’Aden, en vue d’obtenir la libération des otages et d’assurer la sécurité de l’équipage ».
Assabah a rapporté mardi 16 novembre que l’un des Tunisiens pris en otage a pu joindre son père par téléphone, et l’assurer qu’il se porte bien, ainsi que ses collègues.

Ces attaques avaient commencé dans les années 90 avec de petits navires, pour devenir de plus en plus dangereux en assaillant de grands bateaux.

Un texte avait été alors proposé par les Etats-Unis et la France et présenté avec l’accord du Gouvernement de Transition Somalien pour l’adoption par le conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 1816 au mois de juin 2008.

Cette résolution autorisait de facto la poursuite des pirates jusqu’au territoire somalien ou en haute mer, ainsi que la possibilité d’intervention dans les eaux territoriales somaliennes en utilisant tous les moyens nécessaires.

Cependant 3 mois après, le tanker ukrainien, qui contenait 33 chars de combat, a été assailli. Au mois de novembre 2008, le superpétrolier saoudien a également connu le même sort.

Très bien équipés, ces pirates interviennent à partir de bateaux-mères. Ils détournent les cargos interceptés vers la côte somalienne avec les otages en attendant que la rançon soit payée. Cela a été le cas avec le superpétrolier Sirius Star en janvier 2009, où il y aurait eu payement de plus de 3 millions de dollars ; idem pour le supertanker grec Maran Centaurus, relâché le 18 janvier 2010 après le versement de plus de 5 millions de dollars.

Ceci a été récemment le cas aussi avec le cargo singapourien Golden Blessing dont les otages composés de 19 marins chinois ont été retenus au mois de juin au large de la Somalie. Et, ce n’est que le 6 novembre dernier, soit cinq mois plus tard, que le Ministère chinois des Transports avait fini par annoncer la libération du Golden Blessing après le payement de 9 millions de dollars.

On peut donc constater que ces pirates continuent à bien mener leur commerce de malfrats et qu’ils ont été à chaque fois payés pour relâcher les équipages retenus en otage. Selon lemonde.fr, ces actes de pirateries auraient même augmenté de 40% en 2009 avec 406 incidents recensés par Bureau International Maritime.

18/11/10 (B578) Le Journal de la Flibuste – Un thonier concarnois attaqué par des pirates somaliens – Russie et Kenya plaident pour un tribunal international – trois navires russes mettent le cap sur le golfe d’Aden – Le business de la piraterie : une véritable industrie qui vaut de l’or – La police kenyane arrête cinq présumés pirates somaliens – Les pirates somaliens exigent une rançon pour le cargo tunisien – Affaire des 23 Tunisiens pris en otage par les pirates somaliens : demande d’une rançon de 7,3 millions d’euro. (7 articles)

________________ 7 – Ouest France

Un thonier concarnois attaqué par des pirates somaliens

Un thonier de Concarneau (Finistère), le Talenduic, a été attaqué aux lance-roquettes et aux armes automatiques, alors qu’il naviguait dans la zone économique exclusive des Seychelles à 600 miles de la Somalie, ce mercredi matin. Deux embarcations rapides, avec des hommes armés à leur bord, ont poursuivi le bateau de pêche basé dans le port breton de Concarneau.

Armes lourdes

Les agresseurs ont tiré 2 roquettes et des rafales d’armes automatiques contre le thonier. Les fusiliers-marins français responsables de la sécurité du bateau ont réussi à repousser l’agression.

Cependant, les pirates ont réussi à s’approcher à seulement un nautique du bateau de pêche lorsqu’ils ont finalement décidé d’abandonner la poursuite.

________________ 6 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: Russie et Kenya plaident pour un tribunal international

La Russie et le Kenya prônent la création d’un tribunal international pour la piraterie maritime, a annoncé mardi à Nairobi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

« Ce problème constitue une source d’inquiétude tant pour le Kenya que pour la Russie », a indiqué M.Lavrov lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre kenyan par intérim des Affaires étrangères George Saitoti. « Les navires militaires russes mènent un travail important dans ce domaine, et ce travail sera encore intensifié ».

Selon M.Lavrov, il reste à résoudre le problème des poursuites judiciaires contre les pirates, les pays de la région étant incapables de se charger de toutes les affaires de piraterie.

Et d’ajouter qu’il fallait également lutter contre les causes de la piraterie, qui s’enracine dans des problèmes socioéconomiques profonds et dans l’absence d’institutions étatiques.

________________ 5 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: trois navires russes mettent le cap sur le golfe d’Aden

Le cinquième détachement de navires de la Flotte russe du Pacifique quittera mercredi la base de Vladivostok et mettra le cap sur le golfe d’Aden pour participer à la mission de l’ONU contre la piraterie, a annoncé mardi le service de presse du commandant de la Flotte.

« Le détachement comprend le grand destroyer anti-sous-marin Admiral Vinogradov, un remorqueur de haute mer et le pétrolier Pechenga. A l’automne 2008, l’Admiral Vinogradov a été le premier bâtiment de la Flotte du Pacifique à arriver dans la région du golfe d’Aden où la lutte contre la piraterie se poursuit depuis plusieurs années », a précisé l’interlocuteur de l’agence.

________________________ 4 – Afrique Expansion

Le business de la piraterie : une véritable industrie qui vaut de l’or

Vitraulle Mboungou

Ces dernières années, les pirates somaliens n’ont cessé de multiplier les attaques contre les navires dans le golfe d’Aden, entre la corne de l’Afrique (Somalie) et la péninsule arabique (Yémen). Trente-sept navires ont été, selon l’ONU, capturés depuis le début de l’année et 20 navires et 438 marins seraient encore entre leurs mains aujourd’hui.

Ces pirates seraient ainsi responsables de 44% des 289 incidents de piraterie recensés sur les mers du monde au cours de cette année 2010, a affirmé le bureau maritime international (BMI), organe de supervision maritime mondiale. Même si le nombre d’attaques et d’incidents de piraterie (306 incidents dans les neuf premiers mois de 2009) a légèrement baissé comparé à l’année précédente, le niveau des détournements est resté quasiment identique (34 en 2009 contre 37 en 2010).

Commencée de manière artisanale par d’anciens pêcheurs attaquant tout bateau qui passait à leur portée, la piraterie au large de la Somalie est devenue un véritable business mené par des groupes structurés ayant à leur disposition des réseaux de financement, de renseignements et de négociation dans plusieurs pays.

Selon les policiers et les experts internationaux, des millions de dollars en petites coupures ainsi touchés par les pirates somaliens grâce aux rançons alimentent aujourd’hui une économie parallèle qui suscite des vocations dans toute cette région du golfe d’Aden et même au-delà. « Une nouvelle économie a fleuri dans le monde entier, avec des sociétés de sécurité, des avocats et des négociateurs spécialisés tirant profit de leur implication dans les affaires de piraterie », a ainsi signalé à l’Afp Birgen Keles, auteur d’un rapport remis en avril 2010 au comité des affaires politiques de l’Otan.

Les clans somaliens spécialisés dans la piraterie avaient effectivement besoin d’aide pour négocier, toucher et éventuellement recycler (souvent hors du pays) tous ces millions de dollars amassés ces dernières années. Selon Birgen Keles, il semblerait que Londres, la capitale d’affaires de l’industrie maritime mondiale, soit devenue le point de ralliement pour certaines firmes qui aident les armateurs victimes de piraterie à résoudre les problèmes juridiques que pose le paiement des rançons.

Quelquefois, les négociations ont lieu à Dubaï où revient discrètement une partie de l’argent une fois la rançon livrée. Des accusations de blanchiment d’argent qu’a nié la police des Émirats dans un communiqué officiel en avril dernier alors même que le Département d’État américain affirmait le contraire dans l’édition 2010 de son rapport stratégique sur le contrôle des narcotiques où il était également question du Kenya.

En effet, selon ce rapport, ce pays où les prix de l’immobilier ont depuis trois ans fortement grimpé de façon étrange à certains endroits, « pourrait blanchir plus de 100 millions de dollars par an, provenant des trafics de drogue et des fonds liés à la piraterie somalienne ».

Pour protéger leur « trésor », les pirates utilisent le « hawalas », système informel de transfert d’argent qui a pour avantage de ne laisser aucune trace écrite. Ils exigent ainsi que le paiement des rançons se fasse en liquide avec toutefois le risque pour certains de se voir remettre de la fausse monnaie, comme cela a été le cas avec le Ponant, navire de luxe français capturé en 2008 et dont une partie de la rançon contenait des faux billets. Depuis, beaucoup de ces pirates disposent de machines à compter les billets et d’un détecteur de faux billets.

Ils n’acceptent plus que des billets de 100 et 50 dollars et ont une préférence pour certaines années de fabrication. Par exemple, ils refusent de prendre des billets 100 dollars de 1996, car il semblerait que beaucoup de billets datant de cette année-là sont contrefaits. De même, ils évitent des billets fabriqués très récemment par peur d’être retracés facilement. Pour ce qui est du partage de l’argent ainsi récolté, un rapport de l’ONU datant de 2008 et basé sur des témoignages recueillis dans la ville somalienne d’Eyl, haut lieu de la piraterie, a indiqué que les pirates, les milices locales et les chefs traditionnels ainsi que les avocats, les négociateurs et les équipes de sécurité (souvent britanniques) chargés des transactions, se répartissent à part à peu près égale les recettes des rançons.

En somme, au fur et à mesure que s’intensifient les attaques, on remarque une certaine industrialisation de ce phénomène de piraterie.

_________ 3 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

La police kenyane arrête cinq présumés pirates somaliens

La police kenyane de la ville côtière de Lamu a arrêté cinq présumés pirates somaliens se dirigeant vers Kiynga près de la frontière avec la Somalie, après l’aveu de ces derniers d’avoir regagner la rive à la nage suite au naufrage de leur embarcation samedi.

Les agents de la sécurité ont toutefois refusé de croire à leur version, suspectant plutôt que les cinq présumés pirates étaient en mission pour attaquer les navires en haute mer.

Selon le patron de la police de Lamu, Samson Ole Kinne, les suspects ont été arrêtés samedi par des officiers dans la localité de Baragoni, à quelque 25 km en provenance de la digue de Mokowe.

Leur arrestation intervient deux jours à peine après la tentative d’une autre bande de pirates d’attaquer un navire de guerre, provoquant une fusillade de trois personnes et l’arrestation de deux autres le jour suivant. « L’explication qui nous a été donnée est qu’ils effectuaient une expédition de pêche lorsque leur bateau a chaviré, mais nous n’avons pas cru en cela, » a indiqué M. Ole Kinne.

L’officier a relevé que ces présumés pirates, dont l’âge variait entre 20 et 25 ans, n’avaient pas l’air épuisés et ce qui les a poussés d’ailleurs à rejeter la théorie de la « nage ».

Le groupe est détenu au commissariat de Lamu et apparaîtra devant les tribunaux aussitôt qu’un interprète sera trouvé.

Ils répondront cependant des chefs d’accusation d’entrée illégale dans le pays et refus de se faire enregistrer comme des étrangers parce que le patron de la police a estimé qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour les accuser de piraterie.

Entre temps, la police a révélé que les deux présumés pirates arrêtés par les officiers de la marine à Kiunga, après qu’iles eurent attaqué leur navire, ont été transférés à Lamu en provenance de Kiunga.

___________________ 2 – Magharebia.com

Les pirates somaliens exigent une rançon pour le cargo tunisien

Des pirates somaliens ont pris en otage 23 Tunisiens à quelques jours de l’aïd al-Adha.

Par Jamel Arfaoui

Le bâtiment de la marine marchande tunisienne « Hannibal II » a été détourné au large des côtes somaliennes, avec 23 otages Tunisiens à son bord.

Les pirates somaliens exigent le paiement d’une rançon de 7,3 millions d’euros pour le « Hannibal II », un cargo tunisien détourné jeudi 11 novembre dans le Golfe d’Aden. Vingt-trois Tunisiens et un Marocain font partie des 31 membres de l’équipage de ce bateau.

Ce cargo de 24 105 tonnes transportait de l’huile végétale de Malaisie à Suez, où il a été attaqué et pris d’assaut par les pirates, à environ 860 miles nautiques à l’est de la Corne de l’Afrique, a fait savoit l’Autorité intergouvernementale de l’Afrique de l’Est pour le développement (IGAD).

« Je ne peux vous assurer que les autorités tunisiennes répondront aux exigences des pirates, mais je sais que des instructions émanant des plus hautes sphères de l’autorité tunisienne ont été données pour suivre cette affaire et trouver le moyen de sauver ces otages », a déclaré le politologue tunisien Borhane Besais.

« Cette affaire affectera le peuple tunisien, toutes tendances confondues. Les célébrations de l’aïd approchent et chacun ici espère que les marins tunisiens et les personnes qui les accompagnent ne seront pas privés des joies de l’aïd », a-t-il ajouté.

Selon la septième chaîne tunisienne d’information, le Président Zine El Abidine Ben Ali a donné jeudi dans la soirée des instructions aux autorités en charge de la sécurité de suivre les développements de ce détournement « en coordination avec toutes les parties internationales et l’organisation britannique du commerce maritime (UKMTO), chargée d’assurer la protection des navires transitant par le Golfe d’Aden, en vue d’obtenir la libération des otages et d’assurer la sécurité de l’équipage ».

Yossra Fradi, la soeur du capitaine du navire, a confirmé ce lundi 15 novembre sur Mosaic FM que les pirates exigent une rançon. Elle a expliqué que son frère, père de quatre enfants, avait réussi à appeler pendant le détournement. Elle a également fait part de mauvais traitements imposés à l’équipage par les pirates somaliens.

Ce bateau est la propriété de l’armateur tunisien Farid Abbas. Aucune information n’a encore filtré sur qui doit payer cette rançon : la compagnie panaméenne propriétaire du pavillon, ou son propriétaire tunisien.

« Nous devons connaître la nature du contrat et ses conditions, et c’est ce que nous ne savons pas à ce jour », a expliqué le spécialiste en droit maritime, Houda Mekki, à Magharebia. « D’autres pays paient habituellement les rançons pour sauver la vie de leurs ressortissants, c’est ce que nous avons vu au cours des derniers mois ».

Selon un rapport international sur le frêt maritime, les attaques de pirates dans le monde ont augmenté de près de 40 pour cent en 2009, et les pirates qui opèrent dans la région nord de la Somalie sont responsables de plus de la moitié de ces détournements.

En janvier dernier, la Chambre internationale de la marine marchande, qui contrôle les trois quarts du secteur du transport maritime, avait fait part de son extrême déception au vu de « l’incapacité de la communauté internationale à lutter contre les actes de piraterie de plus en plus nombreux dans l’Océan indien ».

Pour mettre un terme à cette hémorragie qui menace la sécurité internationale, Mondher Thabet, le secrétaire général du parti social-libéral tunisien et membre du Sénat, avait appelé à « l’inaction ou à la tolérance zéro dans le traitement de ces renégats ».

« Le retour à la piraterie en ce début de millénaire semble témoigner de l’effondrement de la sécurité internationale, et confirme que la situation en Afrique en particulier a grand besoin des politiques de la société internationale, parce qu’il n’est pas acceptable que de nombreuses régions en Afrique et dans le Sahel africain, en particulier en Somalie, restent hors-la-loi. »

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution en juin 2008 qui autorise les forces armées à poursuivre les pirates fuyant en territoire somalien, et leur donne accès à la zone maritime somalienne. Près de 30 000 navires-cargos marchands transitent par le couloir maritime du Golfe d’Aden chaque année.

« J’estime qu’il n’y a pas d’autre option pour traiter cette situation que l’option militaire, c’est l’option rapide, en dépit des tentatives politiques et des efforts de soutien apportés par d’autres Etats », a ajouté Thabet.

___________________ 1 – MaTunisie.com

Affaire des 23 Tunisiens pris en otage par les pirates somaliens : mise à jour : Demande d’une rançon de 7,3 millions d’euros pour libérer le cargo tunisien

Le jeudi 11 novembre 2010, 15 pirates somaliens avaient attaqué le cargo tunisien Hannibal II dans le golf d’Aden. Parmi les 31 membres de l’équipage, 23 sont de nationalité tunisienne.

Le 15 novembre, le politologue Borhene Bsaïs informe Magharebia que les pirates du cargo tunisien Hannibal II demandent une rançon de 7, 3 millions d’euros, affirmant que « des instructions des plus hautes sphères de l’autorité tunisienne ont été données pour suivre cette affaire et trouver le moyen de sauver ces otages ».