28/10/10 (B575) Le Journal de la Flibuste – Un navire français échappe aux pirates dans le bassin somalien – les pirates désertent un navire français – Un navire danois coule un « bateau-mère » de pirates dans le golfe d’Aden – Un hélicoptère inconnu a attaqué des pirates somaliens (4 articles)

__________ 4 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Un navire français échappe aux pirates dans le bassin somalien

Un navire battant pavillon français a réussi à déjouer une tentative de détournement lancée par des pirates somaliens à quelque 1.000 milles nautiques au large de Dar es-Salaam, plus grande ville et centre économique de la Tanzanie, a annoncé mercredi la Force navale de l’Union européenne déployée dans la région.

Per Kingvall, porte-parole de la force européenne, a déclaré que le méthanier Maido, avec 14 membres d’équipage à bord, a été attaqué mardi soir par des pirates dans le bassin somalien.

Les 14 membres d’équipage du navire sont sains et saufs, a indiqué le porte-parole, qui n’a cependant pas précisé leur nationalité.

Nombre d’attaques contre des navires commerciaux dans la région ont été menées par des pirates somaliens équipés d’armes automatiques et de lance-grenades, ont fait savoir des responsables maritimes.

Les pirates somaliens détiennent actuellement près de 20 navires et 400 otages, selon la Force navale de l’Union européenne. La plupart des détournements de navires se terminent sans dégâts après paiement d’une rançon, mais souvent après des mois de négociations.

La Somalie, qui figure parmi les pays les plus violents et chaotiques au monde, ne dispose d’aucun gouvernement effectif depuis 1991.

_____________________ 3 – Metro (Montréal – Canada)

Somalie: les pirates désertent un navire français

La Force navale de l’Union européenne a indiqué, mercredi, que des pirates ont abandonné un navire battant pavillon français dont ils s’étaient emparés.

La Force navale a expliqué que les pirates ont abandonné le Maido quand l’équipage s’est réfugié dans une pièce de sécurité et qu’ils se sont trouvés incapables de diriger le navire. L’attaque s’était produite mardi à une centaine de kilomètres au large de la Tanzanie.

Le Maido transportait du gaz de pétrole liquéfié. Les 14 membres d’équipage seraient sains et saufs.

Les pirates somaliens détiennent actuellement une douzaine de navires et des centaines d’individus. Les navires et les équipages sont normalement libérés après le versement d’une rançon.

Par ailleurs, la marine danoise a fait savoir qu’elle a capturé des armes et du carburant à bord d’un présumé navire pirate au large de la Somalie, avant de détruire le navire.

Six personnes ont été appréhendées à bord du navire, puis libérées après avoir été questionnées. Le navire détruit aurait été utilisé par les pirates pour lancer des attaques contre des navires marchands.

_____________________ 2 – AFP

Un navire danois coule un "bateau-mère" de pirates dans le golfe d’Aden

Un navire de guerre danois a intercepté puis coulé dans le golfe d’Aden un "bateau-mère" de pirates présumés, confisquant de grandes quantités d’essence et d’armes, a indiqué mercredi la marine danoise.

L’équipage de l’Esbern Snare "a abordé au large des côtes de Somalie un bateau-mère suspect mardi où il a saisi un grand nombre de bidons d’essence et d’armes et interpellé six pirates présumés somaliens à bord", a déclaré à l’AFP Kenneth Nielsen, porte-parole du Commandement opérationnel de la marine danoise (SOK).

Le bateau a été ensuite "miné et coulé par des explosifs", a-t-il ajouté.

Ces "bateaux-mère" sont généralement des cargos transportant des vedettes rapides, utilisées par les pirates pour attaquer d’autres navires.

Les six pirates présumés ont été "ramenés mardi après-midi par la marine danoise au rivage des côtes somaliennes et libérés", selon ce porte-parole.

"Nous ne pouvions pas les arrêter car ils n’ont pas commis d’acte criminel, selon la loi", a précisé cet officier.

L’Esbern Snare participe aux opérations anti-piraterie de l’Otan dans le Golfe d’Aden, "Ocean Shield" (Bouclier de l’Océan), une présence permanente depuis août 2009 et que l’Alliance a décidé de prolonger jusqu’à la fin 2012.

Plus de 200 actes de piraterie ont été enregistrés en 2009 dans cette zone, ce qui constitue un record, avec des rançons versées pour un montant estimé à quelque 50 millions de dollars.

_____________________ 1 – OPEX 360

Un hélicoptère inconnu a attaqué des pirates somaliens

Le 26 septembre dernier, un hélicoptère venu de la mer aurait ouvert le feu à Merca, une localité somalienne où s’étaient réunis les dirigeants des milices islamiques Shebab pour mettre à plat une brouille concernant la stratégie de leur mouvement. Personne n’a clamé la responsabilité de ce raid, dont on ne sait s’il a fait ou non des victimes.

L’AMISOM, la force de l’Union africain déployé dans le pays afin de soutenir le gouvernement fédéral de transition somalien ne dipose pas de voilures tournantes, ce qui l’exclut de facto de la liste des responsables probables. Et aussi bien le Pentagone que l’Union européenne, avec sa force navale Atalante présente dans la région, ont démenti toute action.

Un mois plus tard, le même scénario s’est répété. A la différence près que, cette fois, ce sont des pirates somaliens qui ont été visés. Selon des témoignages relayés par l’AFP, dans la nuit du 24 au 25 octobre, un hélicoptère aurait ainsi tiré un missile après avoir essuyé des coups de feu au-dessus du village côtier de Labad, situé à 25 km au nord de Hobyo, un repaire connu de la piraterie somalienne.

« Plusieurs de nos amis qui s’apprêtaient à prendre la mer en vue d’une attaque ont été provoqués par un hélicoptère militaire des forces internationales, ils ont ouvert le feu sur lui mais il a répliqué par un tir de missile qui a tué quatre personnes, dont des pêcheurs » a expliqué Abdi Yare, un pirate originaire d’Hobyo. Le témoignage de ce dernier a été confirmé par une autre source.

La force navale de l’UE Atalante a nié toute implication dans cet accrochage et indiqué ne pas avoir eu vent d’un incident de ce type avec la CMF américaine et les bâtiments de l’opération Ocean Shield de l’Otan.

Cela étant, ce n’est pas la première fois que des hélicoptères d’origine inconnue au moment des faits se livrent à des raids au-dessus de la Somalie. En septembre 2009, près du village d’Erile, dans le sud de la Somalie, quatre appareils non identifiés avaient pris part à une opération spéciale visant le kenyan Saleh Ali Saleh Nabhan, suspecté d’être impliqué dans l’organisation de l’attentat contre un hôtel à Mombasa (Kenya), en novembre 2002. Ce n’est que quelques jours plus tard que l’on avait appris qu’il s’était agi d’un raid américain.

26/10/10 (B575) Le Journal de la Flibuste – quatre morts dans un accrochage entre pirates et hélicoptère militaire (1 article)

_____________________ 1 – AFP

Somalie: quatre morts dans un accrochage entre pirates et hélicoptère militaire

Au moins quatre personnes ont été tuées et trois blessées lors d’un accrochage entre un hélicoptère des forces internationales anti-piraterie et des flibustiers somaliens qui s’apprêtaient à prendre la mer, a-t-on appris lundi de sources locales concordantes.

La force navale antipiraterie de l’Union européenne, Atalante, a cependant nié toute implication dans l’incident, précisant en outre qu’à sa connaissance les autres flottilles sous commandements des Etats-Unis (CFM) et de l’Otan (Ocean Shield) n’étaient pas non plus en cause.

Les combats, selon des témoins, se sont produits dans la nuit de dimanche à lundi, lorsque les pirates ont ouvert le feu sur un hélicoptère militaire qui survolait Labad, un petit village côtier à 25 km au nord de Hobyo, une des principaux repaires de pirates en Somalie.

« Plusieurs de nos amis qui s’apprêtaient à prendre la mer en vue d’une attaque ont été provoqués par un hélicoptère militaire des forces internationales, ils ont ouvert le feu sur lui mais il a répliqué par un tir de missile qui a tué quatre personnes dont des pêcheurs », a déclaré au téléphone à l’AFP Abdi Yare, un pirate installé à Hobyo.

« Trois autres personnes ont également été blessées », a-t-il ajouté.

« L’hélicoptère a tiré un missile après avoir essuyé les tirs des pirates, et on nous a rapporté qu’une dizaine de personnes avaient été tuées ou blessées, la plupart étant des pirates », a confirmé un ancien de Hobyo, Mohamed Abdi.

Aucune information n’était immédiatement disponible sur la nationalité de l’hélicoptère impliqué dans l’accrochage, ni sur celle du bateau duquel il avait décollé en direction des côtes somaliennes.

« Cet hélicoptère n’appartient pas à Atalante », a affirmé à l’AFP le porte-parole de la force navale européenne, le lieutenant-colonel Per Klingvall joint par téléphone au quartier général de Northwood (banlieue nord de Londres).

« Nous n’avons pas non plus entendu parler d’un quelconque incident de cette nature avec les autres forces de la CMF et de l’Otan », a-t-il ajouté.

Les pirates somaliens — qui retiennent quelque 20 navires et 400 marins en captivité — ont repris leurs activités depuis quelques semaines à la faveur de la fin de la mousson, synonyme de mer moins agitée.

24/10/10 (B575) Le Journal de la Flibuste – Un tanker détourné – La frégate De Grasse intercepte un groupe de pirates somaliens (2 articles)

_________________ 2 – Europe 1

Somalie-Pirates: Un tanker détourné

Des pirates somaliens ont détourné le MV York, un tanker singapourien, transportant du gaz de pétrole liquéfié, a annoncé un responsable de la Navfor, la force européenne chargée de la sécurité de la navigation au large des côtes de l’Est africain. Le tanker compte 17 membres d’équipage, dont un Allemand, deux Ukrainiens et 14 Philippins, d’après le communiqué de la Navfor.

_________________ 1 – Portail des sous-marins

La frégate De Grasse intercepte un groupe de pirates somaliens

Par Rédacteur en chef.

Aux premières heures du 20 octobre, alors qu’il effectuait une patrouille le long de la côte somalienne, le navire-amiral de la force européenne Atalante, la frégate De Grasse de la marine nationale, a repéré et intercepté un groupe d’attaque de pirates composé de 2 skiffs et d’une embarcation, empêchant par là une future attaque.

En repérant les embarcations suspectes, le De Grasse a immédiatement fait décoller son hélicoptère pour enquêter. Après plusieurs tirs de semonce, les pirates présumés ont stoppé leurs embarcations et une équipe de visite est envoyée pour fouiller les skiffs.

Peu après l’abordage, l’hélicoptère a aperçu et stoppé le whaler, qui aurait été utilisé pour fournir un soutien logistique aux skiffs des pirates.

Au total, 12 pirates présumés se trouvaient à bord des 3 embarcations interceptées, de même que d’importantes quantités de carburant et de nourriture, permettant aux pirates présumés de rester plus longtemps en mer. Les pirates ont aussi été vus en train de jeter à la mer des armes alors que l’équipe de visite approchait.

L’absence de flagrant délit n’a pas permis de lancer des poursuites judiciaires. Le whaler a été détruit et les pirates présumés ont été renvoyés en Somalie.

Cette interception a empêché une action de pirates et évité de très probables attaques sur des navires de commerce très vulnérables.

22/10/10 (B574) Le Journal de la Flibuste – L’Union européenne veut que la Tanzanie juge les pirates – Les pirates somaliens intensifient les attaques dans des nouvelles zones – Des pirates somaliens libèrent un navire grec – Réunion pour la lutte des activités des pirates – Un chalutier sud-coréen capturé par des pirates somaliens au large du Kenya

______________________ 5 – CasaFree (Maroc)

Piraterie maritime : L’Union européenne veut que la Tanzanie juge les pirates

Les responsables de la force spéciale de lutte contre la piraterie de l’Union européenne ont demandé à la Tanzanie d’envisager de poursuivre les pirates arrêtés au large de la Somalie, dans le cadre des efforts pour lutter contre les menaces de piraterie dans la région, a appris la PANA.

Les responsables de la Force navale, qui opère le long des côtes de l’Océan indien, en offrant leur protection aux navires croisant dans cette zone, ont contacté le gouvernement tanzanien pour qu’il envisage de juger les pirates.

Cette mesure fait suite à l’annonce récente par le Kenya de son intention de ne plus juger les pirates somaliens, pour des raisons de sécurité nationale, en indiquant que les pays européens n’avaient pas respecté leur part du contrat, à savoir l’octroi de fonds supplémentaires pour les procès pour piraterie.

Le commandant en chef de la Force navale spéciale, l’amiral Philippe Coindreau, a rencontré les autorités nationales tanzaniennes et les partenaires régionaux pour discuter des procès des pirates arrêtés par ses soins.

M. Coindreau a également rencontré le chef de la Marine tanzanienne qui a exprimé son inquiétude face aux actes de piraterie, ainsi que de hauts responsables lors de l’escale du vaisseau français FS de Grasse à Dar es-Salam en Tanzanie.

Les responsables de la Marine tanzanienne ont promis d’aider à renforcer la coopération en matière de lutte contre la piraterie entre la Tanzanie et la Task Force.

Le commandant en chef de la Task Force navale a également rencontré le Procureur général-adjoint tanzanien, George Masaju en présence du représentant de la Délégation de l’Union européenne, l’ambassadeur Tim Clarke et l’ambassadeur de France, M. Jacques de Labriole.

"Cette réunion importante a discuté de la poursuite en justice des pirates et des moyens de mieux soutenir les initiatives d’appui régionales", a rapporté la Force.

Les partenaires locaux et les diplomates en Tanzanie ont tous déclaré être très fortement préoccupés par la piraterie.

L’UE a déjà passé des accords de transfert et des négociations sont en cours pour des accords similaires avec d’autres partenaires dans la région.

L’Europe soutient que trouver une solution durable au traitement judiciaire de la piraterie est essentiel.

__________________________ 4 – Radio Chine avec XINHUA

Les pirates somaliens intensifient les attaques dans des nouvelles zones

Les pirates somaliens intensifient les attaques loin de leur côte et ont été responsables de 44% des 289 incidents de piraterie sur les mers du monde au cours des neuf premiers mois de cette année 2010, a indiqué lundi un organe de supervision maritime mondiale.

Selon un rapport publié par le Bureau mairitme international ( BMI) de la Chambre internationale du commerce pour effectuer 35 des 39 détournement de bateaux à travers le monde entre janvier et septembre cette annnée, les pirates somaliens ont utilisé des navires de pêche allant en mer pour atteindre des zones aussi éloignées que la mer Rouge du sud où ils ont enlevés un pétrolier chimique en juillet, le premier kidnapping de ce type enregistré dans la région.

"Les actions des marines dans le golfe d’Aden et le bassin somalien ont besoin d’être une fois de plus saluées", a estimé le capitaine Pottengal Mukundan, directeur du BMI.

"Une collecte accrue des renseignements couplée à un positionnement stratégique des atouts maritimes ont conduit à un ciblage des présumés Groupes d’action des pirates avant qu’ils ne deviennent opérationnels".

Des pirates lourdement armés de fusils automatiques et des grenades autopropulsées, selon le BMI.

Les chiffres à travers le monde entier du Centre d’informations sur la piraterie montrent que ces neuf derniers mois ont arraisonné 128 navires et ouvert le feu sur 52.

"Un total de 70 navires a rapporté avoir déjoué des attaques. Les pirates ont fait usage d’armes dans 137 incidents et des coûteaux dans 66, tuant un membre de l’équipage, blessant 27 et prenant 773 en otage", a indiqué l’organisme maritime.

Globalement, le nombre de bateaux détournés était plus élevé que les 34 enregistrés au cours de la même période l’année dernière, en dépit d’une légère baisse du nombre d’incidents de piraterie, en baisse par rapport aux 306 des neuf premiers mois de 2009.

Le BMI a indiqué que les marines du monde ont aidé à éviter de nombreuses attaques au large de la Corne de l’Afrique, où leur présence est vitale dans la protection des navires marchands contre la piraterie.

Toutefois, en dépit de la baisse du nombre d’attaques dans ce berceau de la piraterie, le niveau des détournements est resté similaire à celui de l’année dernière.

Le capitaine Mukundan a ajouté que davantage de navires ont renforcé leurs mesures de lutte contre la piraterie grâce à la conscientisation suscitée par les Meilleures pratiques de l’industrie.

Dans le golfe d’Aden, les attaques ont été considérablement réduit, avec seulement 44% cette année contre 100 en 2009 à la même période.

"Le climat de la mousson qui décourageait les pirates à se lancer en mer, s’est achevé en mi-septembre, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles attaques", a prévenu le BMI.

D’autres parties du monde ont aussi connu une hausse de la piraterie. C’est notamment le cas de Chittagong, Bangladesh, où le BMI a prévenus les patrons de navires d’être particulièrement vigilants.

Entre temps, il y a un nombre croissant de voleurs qui ont abordé des navires à la cabine ou à l’approche de l’ancrage. Autour de l’Indonésie, 26 incidents ont été enregistré, soit une hausse par rapport aux sept en 2009.

Le BMI du centre d’informations sur la piraterie (PRC) est l’unique bureau mondial à recevoir les informations sur des incidents de piraterie 24 heures sur 24 provenant du monde entier.

____________________________ 3 – AFP

Des pirates somaliens libèrent un navire grec

Les pirates somaliens ont libéré, contre rançon, un navire affrété par une compagnie grecque et ses 21 membres d’équipage philippins, a rapporté lundi l’ONG environnementaliste Ecoterra International, qui suit la piraterie somalienne.

Le MV VOC Daisy, battant pavillon libérien et capturé le 21 avril dans le golfe d’Aden, est "libre", a indiqué dans un communiqué Ecoterra.

"Le navire fait à présent route vers Salalah à Oman et les 21 Philippins se portent bien, compte tenu des circonstances", a ajouté l’ONG.

Le vraquier a été libéré au plus tard samedi après le versement d’une rançon "par un navire appartenant semble-t-il à une compagnie de sécurité grecque opérant dans la zone avec deux bateaux", a ajouté Ecoterra.

Quelque 25 navires étrangers, dont un bateau de pêche sud-coréen capturé récemment, sont aux mains des pirates somaliens en attendant le versement de rançons, selon Ecoterra.

Les pirates sont particulièrement actifs en octobre, mettant à profit le retour à des conditions de navigation plus clémentes entre deux moussons dans l’océan Indien.

De nombreuses puissances étrangères ont déployé des dizaines de bâtiments de guerre dans la région, sans toutefois parvenir à enrayer la piraterie, qui demeure une des activités les plus lucratives pour les populations côtières de ce pays dévasté par une guerre débutée en 1991.

____________________________ 2 – Actualité Madagascar

Réunion pour la lutte des activités des pirates

Madagascar a participé à la réunion des représentants des pays impliqués dans la lutte contre les activités des pirates écumant les eaux du Golf d’Aden et de l’Océan Indien.

Afin de permettre une atteinte optimale de ce principal objectif de la réunion qui s’est déroulé au Kempinski Palace de Djibouti, un atelier de formation technique sur le mécanimse d’application des lois maritimes a été effectué. Parallèlement, la mise en oeuvre de ce cadre légal a été étudiée durant cette formation. Ce, outre les solutions dégagées de cette formation dont l’importance n’est plus à démontrer. La nécessité d’un travail de coordination et d’action concertée a aussi été soulevée.

Dans le cadre des actions pirate, le MV Lugela, un cargo battant pavillon panaméen avec 12 membres d’équipage d’origine ukrainienne, a mouillé lundi en rade à Port-Louis (Maurice). Ce navire a été la cible des pirates somaliens. Une énième attaque qui rend encore plus urgente la nécessité de combattre les actes de piraterie maritime.

____________________________ 1 – Le Monde

Un chalutier sud-coréen capturé par des pirates somaliens au large du Kenya

Un chalutier sud-coréen, avec 43 personnes à bord, a été capturé par des pirates somaliens au large des côtes kényanes et conduit en Somalie, a confirmé dimanche à Séoul le ministère des Affaires étrangères.

La chaîne de télévision sud-coréenne YTN citant des sources sud-coréennes au Kenya avait auparavant indiqué que le chalutier et son équipage avaient été emmenés vers un port connu pour être un repaire de pirates, dans le nord de la Somalie.

Selon le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, le bateau de 241 tonnes, dont l’équipage est composé de 2 Sud-Coréens, 2 Chinois et 39 Kényans, a été pris d’assaut le 9 octobre près de l’île kényane de Lamu, dans l’océan Indien.

Un navire de guerre sud-coréen participe aux opérations de lutte contre la piraterie menées par les Etats-Unis, la Chine et une vingtaine d’autres pays au large de la Corne de l’Afrique, une zone stratégique permettant l’accès au Canal de Suez.

16/10/10 (B574) Le Journal de la Fibuste – Le ministère russe des affaires étrangères remercie la marine nationale française – Punir et réinsérer les pirates somaliens – les Etats-Unis mobilisés (3 articles)

____________________ 3 – Portail des sous-marins

Le ministère russe des affaires étrangères remercie la marine nationale

Rédacteur en chef.

Le ministère russe des affaires étrangères a remercié le gouvernement français, ses forces armées et des organisations civiles pour l’aide apportée à un officier du bâtiment russe Admiral Levchenko qui devait être opérer en urgence, rapporte le site internet du ministère russe de la défense.

« Le 20 septembre dernier, un des officiers de la frégate russe Admiral Levchenko, en opérations dans le golfe d’Aden, le Lt. Radik Bukharmetov, avait un besoin urgent d’hospitalisation. Il était dans un état critique », indique le site. Selon une information non confirmée, il avait une pancréatite aigüe.

A la demande du commandement de la marine russe, le ministère russe des affaires étrangères a demandé l’aide urgente des autorités françaises. Celles-ci ont immédiatement donné les ordres appropriés à leurs représentants militaires et diplomatiques à Djibouti qui est le port le plus du bâtiment russe.

En étroite coordination avec l’ambassade russe, le patient transporté à l’hôpital militaire français de Djibouti par un hélicoptère de la marine nationale. Il a subi plusieurs opérations. Lorsqu’il s’est avéré que l’officier avait besoin de sang d’un groupe rare, un des employés de l’hôpital a offert de donner son sang.

« Des citoyens russes travaillant à Djibouti et des membres de l’équipage d’un navire hôpital chinois ont aussi proposé de donner leur sang », indique le communiqué du ministère des affaires étrangères.

Après des soins médicaux appropriés, l’état de santé de l’officier s’est amélioré et le 6 octobre, il a été transporté à Moscou par un avion militaire russe.

Il y a été admis dans un hôpital militaire où son état de santé s’améliore.

_______________________ 2 – Youphil.com

Punir et réinsérer les pirates somaliens

Edgar C. Mbanza

Bailleurs, associations et gouvernement tendent la main aux bandits de mer pour les « réintégrer ». L’Espagne propose par exemple aux pirates de les transformer en pêcheurs.

En tournée cette semaine en Afrique de l’Est, Jack Lang, fraîchement nommé Conseiller Spécial sur les questions juridiques liées à la piraterie auprès du Secrétaire Général des Nations Unies, a beaucoup parlé de « droits » et de « conditions de détention » des pirates capturés, tout en se montrant ferme à leur égard. L’ancien ministre français de la Culture a même effectué une visite en prison à Shimo La Tewa (Mombassa, Kenya).

Lang envoyé social. Si la mission de l’émissaire franco-onusien a été définie au siège des Nations Unies en des termes visant clairement l’intransigeance, « aider les pays à poursuivre et à emprisonner les personnes impliquées dans la piraterie », son entourage serait « très réceptif » à des solutions plus douces, à en croire ceux qu’il a rencontrés sur le terrain.

« On sait aujourd’hui que seule la force militaire ne peut pas grand chose face au maraudage en mer. On sait aussi que des voies alternatives peuvent aider à résorber durablement le problème. Les diplomates semblent le comprendre aujourd’hui », évoque un représentant d’une association locale travaillant à Hobyo, un centre urbain côtier infesté de pirates, et à Mombassa au Kenya.

La question a été posée avec insistance, ces derniers jours, à de nombreuses occasions et tribunes consacrées à la crise somalienne: comment lutter contre la piraterie, autrement que par des forces militaires, comment faut-il aider ces jeunes « perdus » à sortir de « la mainmise des chefs mafieux »? Certes, la logique sécuritaire a été nettement soutenue lors d’une rencontre des responsables européens et africains les 6 et 7 octobre à Grand Baie à l’Ile Maurice, par exemple, mais des solutions alternatives ont été proposées.

« Beaucoup de discours ont insisté sur une approche plus sociale de la piraterie. Par rapport aux discussions précédentes sur le fléau, il y a de plus en plus de propositions pour agir en amont et en aval auprès des populations les plus concernées », analyse le journaliste indépendant John Musyoka (Kenya, Suède) qui suivait la conférence. « Les bailleurs se montrent intéressés, mais les programmes effectifs ne sont pas encore précis », ajoute-t-il.

Des pirates futurs pêcheurs pro. L’offre la plus concrète vient d’Espagne: Madrid va verser trois millions d’euros pour aider la Somalie à transformer ses pirates en pêcheurs! L’annonce a été officiellement confirmée lors d’une conférence du « Groupe international de contact pour la Somalie »(Onu), en septembre dernier. Une association espagnole opérant en Afrique orientale confirme que « le processus est déjà enclenché pour mettre en place des projets ».

Dans la même logique, les bandits de mer pourraient compter également sur la « main tendue » du gouvernement de transition. Ce dernier multiplie les appels à la réconciliation. « Nous acceptons de dialoguer avec les islamistes miliciens; quant à ces jeunes qui sont entraînés dans le banditisme maritime en raison de la pauvreté et de l’absence d’autres débouchés professionnels, nous avons un devoir de les aider à s’en sortir », a déclaré un représentant du cabinet de transition au reporter kenyan Mushyoka (lors de la conférence de l’Ile Maurice).

Il faut préciser en revanche que le gouvernement ne veut pas d’une réinsertion des pirates dans la vie civile, puisqu’il compte surtout sur eux pour combattre les miliciens islamistes Shebab. C’est ce qui se passe déjà à Hobyo où les autorités locales recrutent des flibustiers pour empêcher la région de tomber aux mains des insurgés intégristes.

Sans désapprouver officiellement ces pratiques, les représentants de la communauté internationale sur place restent sceptiques: « Au lieu de les démobiliser effectivement, et de les réinsérer dans la vie normale, le gouvernement les utilise pour faire la guerre », déplore un responsable de la mission de maintien de la paix (Amisom), tout en reconnaissant que « le pouvoir de transition à Mogadiscio n’a pas les moyens de faire autrement, vu son état actuel (…). Il faut des aides extérieures spécialisées dans la démobilisation des groupes armés ».

Dans tous les cas, il faudra aussi convaincre les pirates et les intéresser. « Vont-ils accepter d’intégrer un dispositif d’aide sociale contrôlé par l’Etat ou par les organisations humanitaires, alors que le banditisme leur procure des rançons et des butins allant jusqu’à plusieurs millions d’euros? » s’interroge le responsable de l’Amisom. A suivre…

_______________________ 1 – Afrik.com

Piraterie en Afrique : les Etats-Unis mobilisés

Conférence de presse sur la sécurité maritime de l’Afrique

PAR VINCENT DUHEM

Les Département d’Etat et de la Défense américains ont tenu aujourd’hui une conférence de presse sur la sécurité maritime de l’Afrique, à Stuttgart, en Allemagne. Les Etats-Unis ont réaffirmé leur volonté de former un partenariat avec l’Afrique afin de lutter contre la piraterie.

Les initiatives internationales, et les partenariats contre la piraterie se multiplient ces derniers temps. Après l’Union Européenne la semaine dernière, les Etats-Unis ont réaffirmé au cours d’une conférence de presse leur intention de travailler avec l’Afrique pour lutter contre ce maraudage maritime. Plusieurs officiels américains participaient à cette conférence [1]. Conscients que la piraterie rend « difficile le commerce international » dans cette région du monde, les Etats-Unis et l’Afrique ont « des intérêts communs » à voir ce fléau s’estomper. Dans le cadre de cette lutte à l’échelle internationale, le gouvernement américain ne jouera qu’un rôle « secondaire voire tertiaire » : « Le problème de la piraterie sur les côtes de l’Afrique doit être réglé de manière globale », a déclaré Johnnie Carson, secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines.

La piraterie à beau être un problème mondialisé, sa résolution en Afrique doit aussi être capable de répondre aux crises que traverse le continent. Le représentant de la Commission de l’Union Africaine, Erastus Mwencha l’a bien comprit, et a insisté sur les liens entre les difficultés rencontrées par les pays où la piraterie sévit, et la piraterie elle-même. Il a par exemple souligné la nécessité de s’afférer à résoudre les difficultés institutionnelles en Somalie afin de résorber cette question dans la Corne de l’Afrique.

Cette conférence de presse a eu lieu une semaine après que les pays de l’océan Indien et de l’Union européenne (UE) ont adopté jeudi à Maurice, au cours d’une conférence ministérielle, une « stratégie régionale » pour améliorer la lutte anti-piraterie. La conférence était organisée en collaboration avec l’UE, la Commission de l’océan Indien (COI) et le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), a rassemblé les représentants de l’UE, de Maurice, des Seychelles, des Comores, de Djibouti, de la Tanzanie, du Kenya, et de la Somalie

Dans le cadre de cette lutte, dix Somaliens qui s’étaient attaqués à un cargo allemand au large de la Corne de l’Afrique seront prochainement jugés pour piraterie par un tribunal de Hambourg, en Allemagne, a annoncé mardi le parquet de la ville portuaire. Les 10 hommes, arrêtés en avril par la marine néerlandaise, ont été inculpés d’attaque contre le trafic maritime et de rapt en vue d’obtenir une rançon, a indiqué le porte-parole du parquet Wilhelm Möllers. Ils risquent 15 ans de prison. Ce jugement est un événement. C’est le premier procès du genre depuis le 17e siècle. En effet, les pays ou les armateurs victimes de piraterie laissent le plus souvent ces attaques sans suite, ne portant que très rarement plainte. L’ambassadeur Johnnie Carson a invité les pays occidentaux victimes de piraterie à prendre leurs responsabilités et à porter plainte contre les pirates. Cette absence de réaction, véritable obstacle à la lutte contre la piraterie, laisse un certain nombre de questions en suspens.

L’ambassadeur Johnnie Carson, secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines, son excellence Erastus Mwencha, membre de la Commission de l’Union Africaine, le Général Wiliam E. Ward, Commandant en chef d’Africom, ainsi que l’ambassadeur Vicki Huddleston, sous-secrétaire adjoint pour l’Afrique au Bureau du Secrétaire de la Défense

[1] L’ambassadeur Johnnie Carson, secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines, son excellence Erastus Mwencha, membre de la Commission de l’Union Africaine, le Général Wiliam E. Ward, Commandant en chef d’Africom, ainsi que l’ambassadeur Vicki Huddleston, sous-secrétaire adjoint pour l’Afrique au Bureau du Secrétaire de la Défense.

13/10/10 (B573) Le Journal de la Flibuste – Un cargo nippon arraisonné par des pirates somaliens – L’UE appelle à une solution internationale contre l’essor de la piraterie (2 articles)

_________________ 2 – Intelligence économique

Un cargo nippon arraisonné par des pirates somaliens

Auteur: ACS

Des pirates somaliens se sont rendus maître hier de l’Izumi, un cargo affrété par une société japonaise qui naviguait au large des côtes du Kenya, avec 20 marins philippins à son bord.

_________________ 1 – Radio Chine avec XINHUA

L’UE appelle à une solution internationale contre l’essor de la piraterie

L’Union européenne (UE) a souligné lundi la nécessité d’adopter une solution internationale pour lutter contre l’essor de la piraterie dans la région.

Lors d’une conférence de presse à bord du De Grasse, destroyer français déployé dans le cadre de la Force navale de l’ Union européenne (EUNAVFOR) et actuellement à quai dans le port de Dar es Salaam, le responsable de la délégation de l’UE en Tanzanie Tim Clarke a déclaré que l’UE restait plus que jamais déterminée à lutter contre la piraterie et à contribuer aux côtés des acteurs régionaux à en éradiquer les causes.

Il y a un besoin urgent d’intervenir car la piraterie se propage dans la région comme une maladie, et le nombre de pirates en activité ne cesse d’augmenter, ce qui pousse à agir rapidement contre ce phénomène.

"Sans protection internationale des voies de transport maritimes internationales, des ports comme Mombasa ou Dar es Salaam seraient encore davantage affectés par la piraterie", indique un communiqué de l’ambassade française en Tanzanie.

En réponse à des questions de Xinhua, le commandant de l’ EUNAVFOR, le contre-amiral Philippe Coindreau a démenti toute relation précise entre la fréquence des visites de navires de l’UE dans ce port et la recrudescence présumée des activités de piraterie au large des côtes de l’Océan Indien.

Outre celles de l’UE, des forces de l’OTAN, des forces de coalition dirigées par les États-Unis, ainsi que des forces de la marine chinoise, de la marine russe, de la marine de République de Corée, de la marine thaïlandaise et de la marine indienne, entre autres, sillonnent également le Golfe d’Aden pour lutter contre la piraterie, a déclaré le commandant de l’UENAVFOR.

Des efforts énergiques sont nécessaires, ainsi qu’une véritable capacité de lutte contre la piraterie, pour parvenir à une solution sur le long terme, a-t-il souligné, reconnaissant qu’ il faudrait du temps pour éliminer à la racine les causes de la piraterie somalienne au large des côtes.

11/10/10 (B573) Le Journal de la Flibuste – Les pirates somaliens détournent un bateau battant pavillon panaméen – Des pirates somaliens s’emparent d’un cargo avec 20 membres d’équipage philippins à bord – Les pirates somaliens se rapprochent encore plus de Madagascar – Aucun bateau taiwanais saisi. (4 articles)

_____________ 4 – L’Express (Maurice) avec XINHUA

Les pirates somaliens détournent un bateau battant pavillon panaméen

Les pirates somaliens ont détourné un bateau battant pavillon panaméen avec 20 membres d »équipage à bord, tous Philippins, a confirmé ce lundi 11 octobre la force anti-piraterie de l’Union européenne (UE).

Le porte-parole de la force navale de l’UE, le lieutenant-colonel Per Klingvall, a indiqué que les propriétaires du bateau MV Izumi avaient rapporté dimanche qu’ils avaient reçu un signal de détresse automatique indiquant que le bateau était attaqué par des pirates.

Le navire de guerre danois HDMS Esbern Snare de la force de l’OTAN contre la piraterie a été dépêché pour l’intercepter et pour enquêter, a-t-il affirmé.

« Dans les premières heures du 11 octobre, le capitaine du bateau a pris contact avec le navire danois, confirmant que les pirates avaient contrôlé le bateau MV Izumi », a-t-il conclu.

_________________ 3 – Nouvel Obs avec AP

Des pirates somaliens s’emparent d’un cargo avec 20 membres d’équipage philippins à bord

Des pirates somaliens se sont emparés d’un cargo japonais avec 20 membres d’équipage philippins à bord, a annoncé lundi la force navale de l’Union européenne.

Les propriétaires de l' »Izumi », battant pavillon panaméen, ont reçu un signal de détresse émis automatiquement dimanche après-midi, laissant penser que le navire essuyait une attaque de pirates, selon le lieutenant-colonel Per Klingvall, porte-parole de l’EUNAVFOR.

Un navire danois a été envoyé pour enquêter et a pu établir un contact avec le capitaine du cargo nippon tôt lundi. Il a rapporté que le bateau était aux mains des pirates et faisait route vers la Somalie. Un navire français surveille l’évolution de la situation à l’approche de l' »Izumi » des côtes somaliennes. L' »Izumi », affrété NYK-Hinode Line, reliait Singapour à Mombassa.

Les pirates somaliens retiennent actuellement 18 navires et 389 membres d’équipage.

_________________ 2 – Tribune (Madagascar)

Les pirates somaliens se rapprochent encore plus de Madagascar

L’opération européenne Atalante rapporte que le bateau a été retrouvé sain et sauf ce vendredi. L’alerte aurait été déclenchée à tort, en raison d’une coupure de communication entre le Feng Guo et son armateur.

Le bateau de pêche taïwanais Feng Guo avec à son bord 14 membres d’équipage a été capturé par des pirates au large de Madagascar, à environ 250 milles nautiques (460 km) d’Antsiranana.

Le chalutier comptait 14 membres d’équipage dont huit Vietnamiens, trois Chinois, deux Indonésiens et le capitaine de nationalité taïwanaise. Avec cette capture, les pirates somaliens détiennent désormais 18 navires et 383 otages, a relevé la force navale antipiraterie européenne Atalante.

Celle-ci a surtout souligné que « c’est l’opération de piraterie la plus au sud recensée depuis qu’a débuté l’opération Atalante ». Généralement, les pirates opèrent dans l’océan Indien au large de la Somalie où se trouvent leurs bases terrestres, et dans le Golfe d’Aden.

Ce dernier épisode survient trois semaines après que la force européenne ait annoncé qu’elle allait étendre sa zone de couverture, et ce pour contrer la tactique des pirates qui tendent à déplacer leur champ d’action pour éviter la détection.

La deuxième conférence ministérielle regroupant les pays de l’Océan Indien, de l’Afrique australe et orientale ainsi que l’Union européenne vient de se tenir ce jeudi 7 octobre à l’Île Maurice. C’est la Commission de l’Océan Indien qui a eu pour mandat de coordonner les efforts des pays de la région. La réponse aux pirates doit venir à la fois sur terre et sur mer ont estimé les représentants des pays concernés.

Recueilli par Yann

_________________________ 1 – JDD

Maurice: Aucun bateau taiwanais saisi

Contrairement à ce que l’on avait craint la veille, il n’y a pas eu d’acte de piraterie contre un chalutier taiwanais au large au large des côtes de l’île Maurice, dans l’océan Indien, a précisé jeudi le Programme d’entraide aux gens de mer de l’Afrique de l’Est (EASAP).

Selon Andrew Mwangura, coordinateur du EASAP, dont le siège est à Nairobi, a démenti vendredi que le bateau, avec 14 membres d’équipage, ait été attaqué à 200 milles nautiques du littoral nord de Maurice, comme il l’avait lui-même annoncé la veille.

08/10/10 (B572) Le Journal de la Flibuste – Un bateau de pêche taïwanais capturé par des pirates au large de Madagascar – Un bateau capturé par les pirates au nord de l’ile Maurice ? – les pays de l’océan Indien adoptent « une stratégie régionale » (3 articles)

______________________ 3 – AFP

Un bateau de pêche taïwanais capturé par des pirates au large de Madagascar

Un bateau de pêche taïwanais avec 14 membres d’équipage a été capturé par des pirates au large de Madagascar, a annoncé vendredi la force navale antipiraterie européenne Atalante, en notant qu’il s’agissait de l’attaque la plus au sud jamais recensée à ce jour.

Le bateau de pêche Feng Guo a été capturé par des pirates à environ 250 milles nautiques d’Antisiranana, a indiqué Atalante dans un communiqué. "C’est l’opération de piraterie la plus au sud recensée depuis qu’a débuté l’opération Atalante", a-t-elle souligné.

Généralement, les pirates opèrent dans l’océan Indien au large de la Somalie où se trouvent leurs bases terrestres.

Le bateau de pêche comptait 14 membres d’équipage dont huit Vietnamiens, trois Chinois, deux Indonésiens et le capitaine de nationalité taïwanaise.

Avec cette capture, les pirates somaliens détiennent désormais 18 navires et 383 otages, a indiqué Atalante.

______________________ 2 – Europe II de la Défense (Blog)

Un bateau capturé par les pirates au nord de l’ile Maurice ?

Nicolas Gros-Verheyde

Alors que tous les pays de la région étaient réunis à l’Ile Maurice pour une réunion centrée sur la piraterie, les pirates leur auraient-ils fait un pied de nez en s’attaquant à un bateau de pêche taïwanais ? Le FV Feng Kuo No 168 aurait été attaqué alors qu’il se trouvait à proximité de l’ile de Tromelin, une ile française, cogérée avec l’Ile Maurice, rapportent à la fois des sources proches de la police mauricienne et le programme d’assistance aux marins (SAP – East African Seafarers Assistance Programme).

Cette prise a d’abord été confirmée vendredi matin par le QG de l’opération européenne anti-piraterie Atalanta. Puis démentie en fin d’après-midi. « Le FV Feng Kuo No 168 est libre de tout pirate. » Explication : le propriétaire du navire n’ayant pas de nouvelle, a craint le piratage. Ceux-ci détiennent – selon le QG Atalanta – 17 navires et 369 otages.

Depuis lundi 4 octobre, le bateau ne répondrait plus en effet à la radio. Et, selon les dernières indications fournies par le VMS, jeudi, il aurait changé de route prenant le cap sud-ouest vers Madagascar. Les forces françaises à la Réunion et mauriciennes sont en alerte. Il comprend un équipage de 14 marins : vietnamiens (8), indonésiens (2), chinois (3) et taïwanais (1).

___________________________ 1 – AFP

Piraterie: les pays de l’océan Indien adoptent "une stratégie régionale"

Les pays de l’océan Indien et de l’Union européenne (UE) ont adopté jeudi à Maurice au cours d’une conférence ministérielle une "stratégie régionale" pour améliorer la lutte anti-piraterie, a-t-on appris de source officielle.

Deuxième conférence du genre, cette réunion à l’échelle régionale visait à renforcer la coopération des pays de l’océan Indien en matière de lutte anti-piraterie, selon les autorités mauriciennes.

Les représentants de l’UE, de Maurice, des Seychelles, des Comores, de Djibouti, de la Tanzanie, du Kenya, et de la Somalie notamment ont adopté cette "stratégie régionale", qui comprend "trois volets", a indiqué au cours d’une conférence de presse le ministre mauricien des Affaires étrangères, Arvin Boolell.

Elle prévoit "la mise en place d’un plan d’action à terre" en Somalie pour combattre les causes de la piraterie, veut "encourager les pays de la région à intenter des poursuites contre les pirates arrêtés dans la région avec l’appui financier et technique de la communauté internationale", et entend "renforcer leur capacité "à sécuriser leurs zones maritimes".

"Une solution durable (à la piraterie) nécessite une responsabilité et une appropriation régionale" du problème, a déclaré à l’ouverture de la rencontre la Haute représentante de l’UE aux Affaires étrangères, Catherine Ashton.

"Dans un chemin sans précédent, la région s’est rassemblée pour développer une approche commune pour lutter contre la piraterie. L’UE attache une grande importance à cette initiative et vous assistera", a expliqué Mme Ashton.

"C’est une plate-forme solide sur laquelle construire", a-t-elle jugé, se félicitant de la mise en place de ce "cadre régional cohérent".

La conférence était organisée en collaboration avec l’UE, la Commission de l’océan Indien (COI) et le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). Prévue initialement pour durer deux jours, elle s’est finalement achevé jeudi dans la journée.