16/11/10 (B578) Le Journal de la Flibuste – Un Awacs de l’armée de l’Air rejoint Atalante – Libéré par des pirates somaliens, un couple britannique « heureux d’être en vie » – libération d’un couple britannique enlevé par des pirates il y a un an – Trois pirates somaliens présumés abattus par la marine kenyane – Des pirates capturent un navire avec 29 marins chinois dans l’océan Indien – Plus d’action à l’intérieur de la Somalie que sur la mer.. – Piraterie maritime : les tribunaux mieux armés (7 articles)

_____________________ 7 – Mer et Marine

Piraterie : Un Awacs de l’armée de l’Air rejoint Atalante

Un avion radar E-3 F Awacs, de l’armée de l’Air française, vient d’intégrer l’EU-Navfor, force européenne de lutte contre la piraterie déployée au large de la corne d’Afrique dans le cadre de l’opération Atalante. Basé à Avord, l’appareil a rejoint Djibouti et a réalisé mercredi dernier sa première mission opérationnelle au profit de l’EU-Navfor. « Grâce à ses capacités de détection à 360° et d’une portée de 250 nautiques, cet avion radar apporte une forte valeur ajoutée aux forces maritimes déployées en océan Indien et dans le golfe d’Aden.

L’E-3 F permet d’établir une situation globale en mer, identifier et suivre des cibles suspectes, et transmettre, en temps réel, des informations aux unités. L’avion peut participer au contrôle des secteurs d’intérêt majeur et participer à la coordination des unités maritimes de l’EU-Navfor », explique l’état-major de la force européenne.

Déployé durant trois semaines avec un détachement de 60 personnes, l’Awacs de l’armée de l’Air devrait réaliser quelques 150 heures de vol au profit de l’opération Atalante. Ce type d’appareil intervient en complément des avions de patrouille maritime, comme l’Atlantique 2 de la Marine nationale, déployés en permanence dans cette région.

_____________________ 6 – AFP

Libéré par des pirates somaliens, un couple britannique « heureux d’être en vie »

De Mustafa Haji Abdinur

Deux retraités britanniques, Paul et Rachel Chandler, ont déclaré être « heureux d’être en vie » dimanche après leur libération par des pirates somaliens qui les ont enlevés il y a plus d’un an à bord de leur voilier au large des Seychelles.

Le couple est apparu en bonne santé et souriant lors de brèves déclarations à la presse devant des journalistes pendant un arrêt à Mogadiscio, l’une des villes les plus dangereuses au monde, sur leur route vers Nairobi au Kenya voisin.

Après 388 jours de détention, Paul et Rachel Chandler étaient arrivés auparavant à Adado, ville proche de la frontière avec l’Ethiopie où ils ont été remis par les pirates aux forces du gouvernement auto-proclamé de la région autonome de Himan et Heeb. Ils avaient été amenés dans la nuit de la ville d’Amara (centre) où ils ont passé la majeure partie de leur captivité.

« Nous sommes très heureux d’être en vie et d’être là (…) parmi des gens ordinaires », a déclaré Rachel Chandler à Mogadiscio. Elle a ajouté être impatiente « de revoir sa famille et ses amis » tout en remerciant les Somaliens qui ont aidé à leur libération.

Après avoir été salués par des responsables au palais présidentiel à Mogadiscio, cible régulière des milices proches d’Al-Qaïda, Rachel est montée dans un avion, vêtue d’une cape rouge et de vêtements neufs.

Son époux Paul l’a suivie en prenant des photos sur le tarmac.

Le couple est ensuite arrivé sur une base militaire à Nairobi, en évitant la presse. Ils doivent subir un débriefing et un examen médical mené par une commission britannique.

A Londres, la nouvelle de leur libération a été qualifiée de « formidable » par le Premier ministre David Cameron.

A Adado, le couple était apparu fatigué mais heureux alors qu’on lui remettait des téléphones portables pour appeler ses proches, selon un journaliste de l’AFP.

« Non, nous n’avons pas été bien traités », a déclaré Rachel Chandler à son arrivée, en réponse à une question.

Les Chandler avaient les mêmes vêtements qu’ils ont portés pendant presque toute leur captivité et ils ont été invités à prendre une douche dans le quartier général du « président » Mohamed Moalim Aden Ticey.
Le couple, originaire du Kent, a ensuite quitté Adado à la mi-journée (09H00 GMT) pour s’envoler vers Mogadiscio pour une courte étape, avant de gagner Nairobi.

Un accord avait été trouvé avec les pirates ces derniers jours et si aucun responsable engagé dans la négociation n’a mentionné le versement d’une rançon, les notables de la région ont affirmé que les Chandler avaient été libérés moyennant une somme d’argent.

« Près de 320.000 dollars ont été versés aux pirates », avait affirmé samedi à l’AFP Abdullahi Mohamoud, un ancien, à Adado. Cette somme s’ajouterait aux 400.000 dollars déjà versés lors d’une tentative de libération qui avait échoué plus tôt cette année. Certains ont évoqué un montant proche du million de dollars. Les pirates avaient au départ exigé sept millions de dollars.

Le montant de la rançon aurait été réuni par la famille Chandler et par des membres de la diaspora somalienne, le gouvernement britannique étant strictement opposé à tout versement de rançon.

Les Chandler avaient été enlevés le 23 octobre 2009, un jour après avoir quitté les Seychelles où ils avaient passé plusieurs semaines de vacances, s’aventurant dans l’Océan Indien à bord de leur yacht -le Lynn Rival-, à la surprise des pirates eux-mêmes.

« C’est vraiment de la chance! Personne ne s’attendait à ce que deux (plaisanciers) osent naviguer ces temps-ci dans l’océan Indien à bord d’un voilier », avait alors commenté le chef d’un des groupes de pirates somaliens, Abdi Yare.

_____________________ 5 – Le Monde

Somalie: libération d’un couple britannique enlevé par des pirates il y a un an

Des pirates somaliens ont libéré dimanche un couple de retraités britanniques, Paul et Rachel Chandler, enlevés il y a plus d’un an au large des Seychelles à bord de leur voilier, a constaté un correspondant de l’AFP, à Adado, au centre de la Somalie.

Paul et Rachel Chandler sont arrivés dans cette ville proche de la frontière avec l’Ethiopie, après que les pirates les ont remis aux forces du gouvernement auto-proclamé de la région autonome de Himan et Heeb.

Le couple semblait fatigué mais ne paraissait pas en mauvaise santé alors qu’on lui remettait des téléphones portables pour téléphoner aussitôt après être entré dans l’enceinte du quartier général de cette administration sous une forte surveillance, selon ce correspondant.

_____________________ 4 – 20 minutes (France) avec Reuters

Piraterie: Trois pirates somaliens présumés abattus par la marine kenyane

Une patrouille de la marine de guerre du Kenya a abattu trois pirates somaliens présumés qui étaient montés par inadvertance à bord du bâtiment en croyant qu’il s’agissait d’un navire marchand.

Selon un porte-parole du ministère de la Défense joint samedi au téléphone par Reuters, la tragique méprise s’est produite vendredi soir à une vingtaine de milles nautiques du port kenyan de Kilifi, au nord de la cité portuaire de Mombasa.

Un quatrième pirate a été blessé par balles mais a pu s’échapper en sautant par dessus bord. D’autres comparses ont réussi à prendre la fuite à bord de leur canot rapide.

_______________________ 3 – AFP

Des pirates capturent un navire avec 29 marins chinois dans l’océan Indien

Des pirates ont capturé un cargo avec 29 marins chinois au large de la Somalie dans l’océan Indien, a annoncé samedi une société de transport maritime chinoise.

Ce cargo battant pavillon du Panama, baptisé « Yuan Xiang », a été attaqué vendredi soir par un nombre inconnu de pirates, a de son côté indiqué l’agence officielle Chine nouvelle.

Un employé de Ningbo Hongyuan Ship Management, contacté par l’AFP, a confirmé que le bateau capturé appartenait bien à sa société et qu’il comptait 29 marins chinois à bord.

« Pour l’instant nous ne pouvons pas fournir davantage d’informations », a-t-il déclaré par téléphone, sans décliner son identité.

La société Ningbo Hongyuan a indiqué au Centre de sauvetage de la marine chinoise avoir été informée par les pirates que le navire faisait désormais route vers la côte somalienne.

Le Centre de sauvetage de la marine chinoise n’a pu entrer en contact avec le navire capturé depuis vendredi soir, selon Chine nouvelle.

Les pirates qui écument les eaux au large de la Somalie sont toujours plus audacieux et demandent des rançons toujours plus élevées, a souligné mardi un haut responsable de l’ONU.

« Les chiffres sont épouvantables », a indiqué devant le Conseil de sécurité Lynn Pascoe, sous-secrétaire général pour les affaires politiques à l’ONU.

Les pirates somaliens ont accru leur activité cette année au large de leurs côtes, s’emparant de 37 navires pendant les neuf premiers mois de 2010, contre 33 pendant la même période de l’an dernier selon un rapport de l’ONU publié mardi.

La Chine coopère elle-même avec la coalition navale internationale qui patrouille dans le golfe d’Aden et l’océan Indien pour combattre la piraterie au large de la Somalie.

_______________________ 2 – GuinéeTV

Plus d’action à l’intérieur de la Somalie que sur la mer..

L’Ouganda a vivement recommandé à la communauté internationale de se concentrer sur la stabilisation de l’hinterland somalien que sur le déploiement des navires militaires qui n’ont pas encore résolu la piraterie croissante.

James Mugume, secrétaire permanent au ministère des Affaires étrangères, a confié à des journalistes à Kampala que tant que les militants somaliens contrôlent toujours la plus grande partie de ce pays ravagé par la guerre, la piraterie aura des beaux jours devant elle.

Il a indiqué que les militants offrent un abris sûr aux pirates en échange d’une partie des rançons pour acheter des armes et combattre le gouvernement somalien.

L’instabilité de l’hinterland somalien a aussi conduit au déversement des déchets toxiques dans la mer et à la diminution des poissons dans l’océan Indien, selon M. Mugume.

Il a également regretté que la requête de l’Ouganda et de l’Union africaine pour le blocus des ports, la déclaration de la Somalie comme une zone interdite de vol afin de stopper l’approvisionnement des militants, ait reçu un soutien limité et pourtant elle constitue l’un des moyens les plus importants pour pacifier le pays.

L’Ouganda a proposé de déployer plus de 20.000 casques bleus en Somalie pourvu qu’il y ait un soutien logistique et des équipements. Toutefois, le soutien, d’après des officiels, tarde à venir.

« Si la Somalie ne se stabilise pas, la piraterie continuera et nous serons dans un cercle vicieux. Nous pensons que notre option est la moins coûteuse, elle est plus tenable et est porteuse de stabilité et de paix dans la région, » a-t-il affirmé.

L’Ouganda et le Burundi ont déployé plus de 7.000 casques bleus en Somalie sous la supervision de la Mission de l’Union africaine en Somalie.

Des activistes critiquent le choix des grandes puissances de déployer des navires de guerre en haute mer au lieu de concentrer les efforts sur la stabilisation de l’hinterland, où la piraterie semble être né et se nourrir.

Certains observateurs ont indiqué que les grandes puissances sont uniquement interessées par l’arrêt de la piraterie parce qu’elle destabilise les routes commerciales maritimes, provoquant ainsi la hausse du coût des affaires.

Collin Keating, ancien émissaire de la Nouvelle-Zélande au Conseil de sécurité des Nations unies, a indiqué à Kampala que la Somalie a été abandonnée par l’ONU depuis 1993.

« Ce n’est que ces dernières années que quelques pays se sont engagés à (…) reconnaître que (la Somalie) est un pays frère qui ne veut pas sombrer dans un chaos total et devenir un risque non seulement pour l’Afrique, mais aussi pour le monde entier, » a-t-il regretté.

___________________________ 1 – Ouest France

Piraterie maritime : les tribunaux mieux armés

Jean-Pierre BUISSON.

Le droit français n’incriminait plus la piraterie maritime. La nouvelle loi corrige et élargit les compétences de la justice et des militaires.

Chaque jour, au large de la Somalie ou dans le Golfe de Guinée, des hommes en armes partent à l’abordage. La piraterie est bel et bien un mal moderne en pleine expansion. Étrangement, en 2007, la France avait abrogé une loi de 1825 relative à la sûreté de navigation et du commerce maritime.

Depuis, le droit français n’incriminait donc plus la piraterie en tant que telle.

Un an après cette décision, les passagers du Ponant étaient pris en otages.

D’autres suivirent, ceux du Carré d’As ou encore du voilier Tanis. Retour de manivelle, la France ne put juger les pirates capturés pour leurs actes. Le projet de loi, adopté par le Sénat le 6 mai, et présenté à l’Assemblée nationale mardi, par le député UMP du Finistère, Christian Ménard, corrige le tir. Il renforce les moyens de la justice et des forces d’intervention.

« Les pirates qui agressent des Français ou qui seront interceptés dans les eaux internationales par des services français seront jugés par des tribunaux français. » Deuxième avancée, « nos forces disposeront d’une habilitation claire pour intervenir ». Les commandants de la Marine auront de compétences proches de celles d’un officier de police judiciaire. « Ils pourront faire face à un acte en cours, mais aussi intervenir si une action est en train de se préparer. »

Les enfants des victimes

La Cour de justice européenne ayant jugé qu’un procureur n’est pas suffisamment indépendant, les pirates auront d’abord affaire au juge des libertés et de la détention. Le gouvernement a aussi souhaité apporter un amendement. « Il s’agit d’une disposition qui étend aux enfants des victimes d’actes de piraterie la qualité de pupille de la Nation. Premier concerné : le fils du skipper du Tanis », tué au cours de l’intervention des militaires.

Christian Ménard défend aussi qu’il faut un complément terrestre au dispositif Atalante. « Il s’agit de la mise en oeuvre rapide de solutions, non militaires, dans les pays directement concernés. » C’est le projet Seaphora. Le Breton a convaincu des industriels comme Thalès, EADS, DCNS… de jouer collectif.

« L’idée, c’est de proposer une réponse globale. » Exemple, si la mission confiée à Jacques Lang aboutit à la création d’un tribunal dans un pays de l’océan indien, « nous pouvons le construire. Ou fournir des patrouilleurs pour les gardes côtes ». Autrement dit, ne pas laisser le champ libre aux Anglo-saxons souvent plus prompts à faire du business.

12/11/10 (B577) Le Journal de la Flibuste – Navire panaméen détourné par les pirates: un Russe parmi les otages – Des pirates attaquent un bateau au large de l’Inde: 31 membres d’équipage pris en otage – Les pirates davantage intéressés par l’enlèvement que par les cargos – La présence des navires de guerre ne suffira pas pour lutter contre la piraterie en Somalie – Plus de 700 pirates somaliens emprisonnés à travers le monde (Onu) (6 articles)

__________________ 6 – AFP

Les mystérieux circuits de l’argent des pirates somaliens

De Michel MOUTOT

Des millions de dollars en petites coupures: les rançons touchées par les pirates somaliens excitent les convoitises et alimentent une économie parallèle dans toute la région et au-delà, assurent policiers et experts internationaux.

S’il a commencé de façon artisanale, avec d’anciens pêcheurs montant à l’abordage de ce qui passait à leur portée, le business de la piraterie au large de la Somalie est désormais aux mains de gangs structurés, riches, disposant de réseaux de financement, de renseignements et de négociation dans plusieurs pays.

"Cette année, nous sommes parvenus à connecter des enquêtes de piraterie entre l’Europe occidentale et l’Afrique de l’Est", dit Jean-Michel Louboutin, directeur exécutif des services de police d’Interpol.

"Nous avons publié notre première +notice rouge+, avis de recherche international pour quelqu’un recherché pour piraterie", ajoute-t-il.

Selon l’ONU, 37 navires ont été capturés depuis le début de l’année et aujourd’hui vingt navires et 438 marins sont entre leurs mains.

Et c’est une centaine de millions de dollars, selon une étude de l’institut londonien Chatham House, que les pirates ont engrangé ces deux dernières années.

Pour négocier, toucher et éventuellement recycler de telles sommes, les clans somaliens spécialisés dans la piraterie avaient besoin d’aide, et ils en ont trouvé.

"Nous estimons qu’ils ont des réseaux de correspondants dans la région", assure un expert international, qui prépare un rapport sur la question et demande à rester anonyme. "Cela leur permet de négocier les rançons, puis de transférer hors de la Somalie une partie de l’argent".

Un autre spécialiste de la question, basé lui dans les Emirats arabes unis, ajoute: "c’est l’ironie de Dubaï: les négociations sont menées ici, les parachutages d’argent sont organisés par des sociétés de sécurité qui sont basées ici. Une fois l’argent livré, une partie revient ici, discrètement".

Selon lui, ce sont encore une fois les "hawalas", système informel de transfert d’argent qui ne laisse aucune trace écrite, qui seraient utilisés.

Après un article du journal Independent, qui citait des enquêteurs travaillant pour des armateurs selon lesquels une partie des rançons repasserait par Dubaï, le chef-adjoint de la police de l’émirat a affirmé en avril que "l’argent des pirates n’est pas blanchi à Dubaï".

Mais dans l’édition 2010 de son rapport stratégique sur le contrôle des narcotiques (INCSR), le Département d’Etat américain écrit: "il est rapporté que les Emirats sont utilisés comme centre financier par les réseaux de pirates opérant au large de la Somalie".

Autre pays de la région, le Kenya, où les prix de l’immobilier se sont envolés par endroits de façon étrange depuis trois ans, est également désigné dans ce rapport qui estime que "le système financier kenyan pourrait blanchir plus de 100 millions de dollars par an, provenant des trafics de drogue et des fonds liés à la piraterie somalienne".

En 2008, un rapport de l’ONU, basé sur des témoignages recueillis dans la ville somalienne d’Eyl, haut-lieu de la piraterie, révélait que l’argent des rançons était partagé à parts à peu près égales entre les pirates, les milices locales et les chef traditionnels d’un côté et les financiers et sponsors de l’opération de l’autre.

Et les sommes en jeu suscitent des vocations bien au-delà de la Corne de l’Afrique.

Pour Birgen Keles, auteur d’un rapport remis en avril au comité des affaires politiques de l’Otan, "une nouvelle économie a fleuri dans le monde entier, avec des sociétés de sécurité, des avocats et des négociateurs spécialisés tirant profit de leur implication dans les affaires de piraterie".

"Londres semble être devenu le point de ralliement pour ces firmes qui aident les armateurs à résoudre les problèmes juridiques posés par le paiement des rançons", selon elle.

__________________ 5 – Ria Novosti (Russie)

Navire panaméen détourné par les pirates: un Russe parmi les otages

Les pirates somaliens ont capturé jeudi un navire battant pavillon panaméen avec 31 marins à bord dont un Russe, a annoncé le commandement de la Force européenne anti-piraterie Atalante.

L’équipage du chimiquier MV Hannibal II, qui transportait de l’huile de Pasir Gudang (Malaisie) à Suez (Egypte), comprend 23 Tunisiens, quatre Philippins, un Croate, un Géorgien, un Marocain et un Russe. L’arraisonnement a eu lieu à 860 milles marins à l’est de la Corne de l’Afrique.

Pour l’instant, aucun détail sur l’incident et l’état de santé des otages n’est disponible.

Les pirates somaliens présentent un grave danger pour la navigation maritime mondiale. En 2010, ils ont détourné 27 navires avec 544 membres d’équipage.

La Somalie, divisée entre différentes factions hostiles depuis la chute du dictateur Mohamed Siad Barre en 1991, n’arrive pas à réprimer elle-même la piraterie au large de ses côtes.

L’UE et l’OTAN luttent contre les pirates au large des côtes somaliennes dans le cadre des opérations navales Atalante (UE) et Ocean Shield (OTAN). Des navires militaires russes participent aussi aux missions d’escorte des cargos civils au large de la Somalie.

__________________ 4 – Nouvel Obs avec AP

Des pirates attaquent un bateau au large de l’Inde: 31 membres d’équipage pris en otage

Des pirates ont pris en otage jeudi 31 membres d’équipage d’un chimiquier près des côtes indiennes. La force européenne anti-piraterie Atalante a précisé que les pirates ont pris le contrôle du MV Hannibal II battant pavillon panaméen, alors que le navire parti de Malaisie se dirigeait vers le canal de Suez.

Les faits se sont déroulés à près de 900 miles nautiques (1.600km) à l’est de la corne de l’Afrique, plus près de l’Inde que de la Somalie. L’équipage comprend 31 personnes, dont 23 Tunisiens, et transportait de l’huile

___________________ 3 – Le Point

Les pirates davantage intéressés par l’enlèvement que par les cargos

Par Jean Guisnel

Dans une note technique fort pertinente, l’Institut supérieur d’économie maritime (ISEMAR) se penche sur le problème de la piraterie. Sous le titre Piraterie, perturbation de l’économie maritime ? la juriste Anne Gallais-Bouchet et François Guiziou du laboratoire LETG (Littoral – Environnement – Télédétection – Géomatique) de l’université de Nantes, abordent le sujet de façon très originale, contribuant ainsi "à une meilleure compréhension du phénomène", souligne le site spécialisé Mer et Marine.

Les auteurs expliquent que "la piraterie s’inscrit dans une recomposition globale des échanges mondiaux et des avantages qu’en tirent les populations littorales." Le "changement d’échelle" provoqué par la piraterie dans les eaux somaliennes s’explique à leurs yeux par "l’accumulation en moins de dix ans" de plusieurs "facteurs locaux". À savoir : "défaillance de l’État, réseaux commerciaux terrestres développés, armes, équipements et mains d’oeuvre disponibles, situation politique floue, goulet que forme le golfe d’Aden pour le trafic mondial, temps de réponse de la communauté internationale." Les navires attaqués sont en règle générale "particulièrement exposés en raison de leurs caractéristiques nautiques : franc-bord bas souvent inférieur à cinq mètres, vitesse inférieure à dix noeuds, manoeuvrabilité réduite, type de propulsion faible ou défaillant."

L’enlèvement, objectif privilégié des pirates

Anne Gallais-Bouchet et François Guiziou soulignent que la vraie cible des pirates ce sont les équipages, pas les cargaisons des navires, qui ne sont concernées que "par ricochet" : "l’enlèvement est devenu l’un des piliers de l’économie de la piraterie, la capture du marin s’affirmant progressivement comme un objectif privilégié des pirates en raison de leur valeur d’échange." De ce fait, ils observent que les conséquences économiques de la piraterie doivent être relativisées : "La cargaison n’étant pas la motivation première, la menace présumée que ferait peser la piraterie sur l’économie mondiale, symbolisée par les conteneurs, n’est pas corroborée."

Concernant l’emploi des sociétés militaires privées (SMP) embarquant des hommes armés à bord des navires de commerce, il est courant pour les armateurs continuant à transiter directement le long de la côte orientale de l’Afrique, comme Maersk, et pour les croisiéristes. "Ces mesures ont été efficaces", notent les auteurs, qui soulignent que "le cas de la pêche est difficile à gérer avec de nombreux incidents contraignant les armements à se protéger avec des moyens privés (Espagne) ou publics (France) et à délaisser certaines zones de pêche pour l’océan Indien. Un mal pour un bien, cela pourrait contribuer au renouvellement des stocks dans ces zones temporairement délaissées."

___________________ 2 – CasaFree (Maroc)

ONU : La présence des navires de guerre ne suffira pas pour lutter contre la piraterie en Somalie

Le problème croissant de la piraterie au large des côtes somaliennes nécessite plus que des efforts militaires, a averti, mardi, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires politiques, Lynn Pascoe.

"Le problème de la piraterie au large des côtes somaliennes ne sera pas résolu par la présence de navires de guerre plus nombreux mais par une combinaison de mesures de dissuasion, d’édification d’un Etat de droit en Somalie et de développement économique et social", a-t-il indiqué devant le Conseil de Sécurité.

Plus de 438 personnes et 20 navires sont tombés entre les mains des pirates à la date du 4 novembre, soit près de 100 personnes détenues en plus en moins d’un mois, s’est alarmé M. Pescoe, relevant que ces chiffres "effrayants" font montre des risques accrus que prennent les pirates.

"La piraterie est une menace qui dépasse les efforts déployés par la communauté internationale à l’endiguer", a-t-il poursuivi avant de suggérer la mise en place d’une "réponse intégrée" à ce fléau.

Selon lui, le respect par les navires des règles de sécurité édictées par l’Organisation maritime internationale (OMI) ou encore l’allocation de davantage de financements au Fonds de soutien des pays qui luttent contre la piraterie, sont autant de mesures à inscrire au volet de la "dissuasion".

Le second pilier de cette politique porte sur le renforcement des capacités des forces de police somaliennes et des gardes côtes, alors que le troisième place la "réhabilitation économique" et la création de moyens de subsistance alternatifs au centre des efforts pour combattre la piraterie.

Près de 700 suspects ou personnes reconnues coupables de piraterie sont actuellement détenus dans 12 pays, dont la moitié en Somalie, précise-t-on.

___________________ 1 – Ria Novosti (Russie)

Plus de 700 pirates somaliens emprisonnés à travers le monde (Onu)

Plus de 700 individus condamnés ou soupçonnés de piraterie au large de la Somalie sont à présent emprisonnés dans 12 pays, la moitié d’entre eux sont détenus dans des prisons somaliennes, a annoncé mardi Iouri Fedotov, directeur de l’Office de l’Onu contre la drogue et le crime (ONUDC).

"L’ONUDC a élaboré ces deux dernières années un programme anti-piraterie pour aider les pays de la région à poursuivre les pirates en justice. Grâce au soutien de la communauté internationale, plus de 700 pirates, tant présumés que condamnés, se trouvent aujourd’hui en prison dans 12 pays. Plus de la moitié d’entre eux sont emprisonnés en Somalie", a indiqué M.Fedotov.

La lutte contre la piraterie maritime est un problème plus juridique qu’administratif. La communauté internationale n’a pas encore créé de mécanisme juridique de lutte contre la piraterie, il n’y a pas de tribunaux internationaux ni de prisons spéciales.

Pour l’instant, les actes de piraterie ne sont définis que par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer datant de 1982. Selon les spécialistes, elle a besoin d’être sérieusement revue et modifiée. Il faut des définitions plus précises. Il est également nécessaire d’élaborer et de codifier minutieusement un registre international des punitions pour des actes de piraterie.

Par ailleurs, les grandes puissances maritimes doivent avoir des fondements juridiques internationaux solides pour lancer des opérations contre les bases des pirates sur le territoire des Etats riverains.

09/11/10 (B577) Le Journal de la Flibuste (1) – Les pirates somaliens changent leur mode opératoire – Des pirates somaliens capturent un yacht privé – Le Yémen demande de l’aide pour éliminer Al-Qaida – Un bâtiment de l’opération Atalante attaqué par des pirates – Un navire de guerre espagnol attaqué – Yacht capturé: un membre d’équipage sud-africain sain et sauf – deux otages étrangers aux mains de pirates – il faut qu’un juge somalien soit automatiquement saisi (Lang) – 9 millions de dollars en échange d’un super-tanker (9 articles)

_____________________ 9 – Ragazou News

Les pirates somaliens changent leur mode opératoire

D’habitude, les pirates somaliens attaquent leurs proies avec un bateau-mère qui reste en retrait et plusieurs embarcations rapides. Mais, dans la nuit du 5 au 6 novembre, pour s’en prendre au cargo MV Petra1, affrété par l’AMISOM, la force de paix de l’Union africaine en Somalie, ils ont utilisé un autre navire capturé le 10 octobre dernier, le japonais MV Izumi.

Selon Atalante, la force navale de l’Union européenne déployée au large de la Corne de l’Afrique, les pirates se sont servis des marins du MV Izumi comme boucliers humains. Seulement, leur assaut a pu être déjoué à temps par l’interposition de la corvette espagnole Infanta Cristina, qui escortait alors le MV Petra1.

_____________________ 8 – Métro (Canada)

Des pirates somaliens capturent un yacht privé

Des pirates somaliens se sont emparés d’un yacht privé qui a ensuite ouvert le feu contre la marine française, a révélé lundi la Force navale de l’Union européenne.

Deux membres d’équipage ont été capturés et pris en otage.

Un navire de guerre français, le FS Floreal, a repéré le yacht samedi, mais des coups de feu ont été tirés en sa direction quand il s’est approché.

Le yacht s’est échoué près de la Somalie, dimanche. Son capitaine sud-africain a refusé de quitter le navire, mais les pirates ont pris en otage deux autres membres de l’équipage. Un hélicoptère européen a tenté, sans succès, de les retrouver.

Les pirates somaliens continuent à sévir dans le golfe d’Aden et dans l’océan Indien, en dépit de la présence d’une flotte internationale.

_____________________ 7 – 20 minutes (France) avec Reuters

Le Yémen demande de l’aide pour éliminer Al-Qaida

Le ministre yéménite des Affaires étrangères a demandé lundi aux alliés de Sanaa de contribuer davantage à la lutte contre la branche locale d’Al-Qaida, qui a revendiqué deux jours plus tôt l’envoi de colis piégés vers les Etats-Unis.

Outre la chasse aux activistes d’Al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa), les autorités yéménites font face à une guérilla chiite dans le Nord et à des mouvements séparatistes dans le Sud.

«Ceux qui veulent aider le gouvernement yéménite doivent aider ses forces à combattre le terrorisme et leur fournir formations et matériel, ainsi qu’un soutien logistique dans les communications et les transports», a déclaré le chef de la diplomatie, Abou Bakr al Kirbi, sur l’antenne d’Al Arabiya.

_____________________ 6 – Portail des sous-marins

Un bâtiment de l’opération Atalante attaqué par des pirates

Par Rédacteur en chef.

Dans la nuit du 6 novembre dernier, la frégate espagnole Infanta Christina a été attaquée au large de la Somalie par un navire identifié comme le MV IZUMI, un navire qui a été capturé par les pirates le 10 octobre dernier. Le bâtiment européen escortait le MV Pétra 1, qui a été affrété par l’African Union Military Mission in Somalia (AMISOM).

C’est la toute première attaque d’un bâtiment européen alors qu’il escorte des navires de l’AMISOM.

Pendant l’incident, la frégate espagnole a accéléré et manœuvré immédiatement afin de s’interposer entre le MV Izumi et le navire escorté. L’attaque a été empêchée et les pirates ont fui les lieux. Grâce aux réactions rapides et efficaces de l’équipage espagnole, l’attaque a été rapidement empêchée sans blessure ou dégât.

Comme l’attaque était menée par un navire capturé par les pirates, avec des otages à bord, l’Infanta Christina devait se défendre et protéger le navire escorté en utilisant une force minimale afin de ne pas mettre en danger la vie des otages. Après cette attaque, le bâtiment européen et le navire escorté ont repris leur route vers Mogadiscio, sans autre incident.

_____________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Un navire de guerre espagnol attaqué

Un navire de guerre espagnol a été attaqué par des pirates au large de la Somalie dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué la force anti-piraterie de l’UE.

Le bâtiment espagnol, le patrouilleur Infanta Cristina, a réussi à mettre en fuite les assaillants qui ont utilisé un cargo japonais, l’Izumi, capturé le 10 octobre,
pour mener leur attaque, a précisé Atalante dans un communiqué.

Les pirates avaient placé des otages à bord de l’Izumi, a indiqué la force navale de l’UE, s’en servant ainsi de facto comme d’un bouclier humain.

L’attaque des pirates a pu être déjouée sans que soit mis en danger la vie de ces otages, a ajouté la force navale européenne.

L’Infanta Cristina escortait un cargo affrété par la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) quand l’attaque s’est produite. Le cargo escorté par le patrouilleur espagnol, le Petra 1, n’a subi aucun dommage. Il a pu reprendre sans incident sa route vers Mogadiscio, toujours escorté par le bâtiment espagnol, après l’attaque des pirates

_____________________ 4 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yacht capturé: un membre d’équipage sud-africain sain et sauf

La force anti-piraterie de l’UE a confirmé lundi la capture récente par des pirates d’un bateau de plaisance au large des Seychelles, indiquant que le skipper sud-africain avait pu échapper à ses ravisseurs mais que deux autres personnes étaient toujours entre leurs mains.

"Un plaisancier de nationalité sud-africaine, qui a échappé à ses ravisseurs en refusant de coopérer avec eux, a pu être admis sain et sauf hier (dimanche) à bord d’un navire de guerre" de la force Atalante, a souligné cette dernière dans un communiqué.

"On ne sait pas où se trouvent" les deux autres membres d’équipage du bateau de plaisance, en dépit "de recherches intensives" dans le secteur, a-t-elle précisé.

Un porte-parole d’Atalante a indiqué à l’AFP que ces deux personnes portées disparues étaient "étrangères" mais il n’a pas été en mesure de préciser leur nationalité à ce stade.

L’affaire a commencé samedi lorsqu’une frégate française participant à la force anti-piraterie de l’UE, le Floréal , a aperçu le yacht croisant à proximité suspecte de la côte somalienne, selon le communiqué d’Atalante

Aucun contact n’a pu être établi avec le bateau et une embarcation de la frégate mise à la mer pour l’approcher a essuyé des tirs, tandis qu’un appel à l’aide était lancé depuis le yacht, prouvant qu’il avait été capturé par des pirates.

Dimanche matin, le bateau s’est finalement échoué près de la côte. Les pirates ont alors tenté d’emmener leurs trois otages, mais l’un d’eux, le skipper sud-africain, a refusé d’abandonner son navire. Les pirates sont alors partis en emmenant les deux autres membres d’équipage.

Le skipper a été plus tard secouru par la frégate française. "Il est confirmé qu’il est sain et sauf et se trouve actuellement à bord d’un autre navire de guerre", a précisé Atalante.

Selon des sources locales concordantes, les pirates détiennent dans le sud de la Somalie les deux ressortissants étrangers capturés.

Les deux otages, un homme et une femme, sont détenus dans une zone difficile d’accès près de la localité de Barawe (sud de la Somalie), selon ces sources.

_____________________ 3 – CyberPresse (Canada) avec AFP

Somalie: deux otages étrangers aux mains de pirates

Des pirates détenaient dimanche dans le sud de la Somalie deux ressortissants étrangers, capturés il y a quelques jours lors de l’assaut de leur bateau de plaisance au large des Seychelles, selon des sources locales concordantes.

Les deux otages, un homme et une femme, sont détenus dans une zone difficile d’accès près de la localité de Barawe (sud de la Somalie), selon ces sources.

Les pirates ont ouvert le feu sur un troisième otage, un homme qui s’opposait dimanche matin à son transfert à terre, mais les informations étaient contradictoires sur le sort de cette personne.

Plusieurs hélicoptères ont poursuivi les pirates lors du transfert des otages à terre, dimanche matin, ont rapporté des sources somaliennes locales. Un porte-parole de l’opération anti-piraterie EU Navfor-Atalante interrogé par l’AFP a indiqué n’avoir aucun commentaire à faire à ce propos.

«Des hélicoptères militaires ont tenté d’intercepter les pirates avant qu’ils n’atteignent la côte ce (dimanche) matin avec les trois otages kidnappés près des Seychelles il y a quelque jours», a rapporté un pirate du port somalien d’Harardere, Hassan Abukar, interrogé par l’AFP.

«Ils (les pirates) ont apparemment tiré sur l’un (des otages), un Noir qui refusait de descendre à terre, et ils l’ont laissé sur place, mais je ne peux pas dire s’il est mort», a poursuivi le pirate.

«Des pêcheurs ont vu plusieurs hélicoptères poursuivre des pirates qui retenaient en otage trois étrangers dont un Noir», a rapporté pour sa part à l’AFP un ancien de Barawe, Suleman Moalim Ahmed. Les pirates «sont parvenus à rejoindre la terre avec un homme et une femme, des Blancs, laissant derrière eux un autre (otage) alors que les hélicoptères s’approchaient», selon les témoignages rapportés par cet ancien.

Le ministère sud-africain des Affaires étrangères a pour sa part indiqué qu’un otage, donné par certains médias comme abattu par les pirates, «n’était pas un citoyen sud-africain». «Nous enquêtons, avec nos partenaires internationaux en Somalie, sur l’identité des deux autres personnes kidnappées qui pourraient être des ressortissants sud-africains», poursuit le communiqué.

Les insurgés islamistes shebab, qui contrôlent la ville de Barawe, se sont pour leur part refusé à tout commentaire.

____________________ 2 – TV5

Piraterie : il faut qu’un juge somalien soit automatiquement saisi (Lang)

Le conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU pour les questions juridiques liées à la piraterie somalienne, Jack Lang, a déclaré dimanche rechercher une solution qui fasse qu’un juge somalien puisse être quasi "automatiquement saisi" pour juger les pirates.

"Je recherche une solution qui rendrait presque automatique la saisine d’un juge, et ce ne peut être qu’un juge somalien, situé soit en territoire somalien, soit en dehors du territoire somalien dans un pays qui accepterait une telle juridiction", a-t-il dit lors d’un interview à Radio France Internationale (RFI), TV5Monde et Le Monde.

"Lorsqu’un pirate est capturé, dans huit cas sur dix, les marins, les militaires doivent leur rendre la liberté faute de juridiction", a-t-il rappelé, se prononçant pour une "solution conforme au droit international et efficace" tout en assurant en être au stade des réflexions.

"Mon intuition est (…) qu’il faut mettre en place matériellement et si possible en territoire somalien le maximum de structures juridictionnelles et d’incarcération", a ajouté l’ancien ministre socialiste français.

Il a relevé que des responsables des deux entités autoproclamées du Somaliland et du Puntland l’avaient assuré lors d’une récente rencontre sous l’égide de l’ONU à Copenhague être décidés à prendre les moyens pour endiguer la piraterie.

Mais la solution viendra aussi des engagements de la communauté internationale : "oui ou non, les pays riches sont-ils décidés à mettre les moyens" pour y construire des prisons et y organiser des juridictions, s’est-il interrogé.

Il a plaidé pour un "vrai contrat, un vrai plan, de vraies ressources" pour ces régions, sans reconnaissance internationale.

"La reconnaissance internationale (de ces entités) ne peut pas intervenir: ce serait en contradiction avec notre volonté d’associer l’Union africains, qui est très réservée à l’idée de faciliter des sécessions", a-t-il remarqué.

Les pirates somaliens, dont beaucoup viennent du Puntland, ont accru leur activité cette année au large de leurs côtes, s’emparant de 37 navires pendant les neuf premiers mois de 2010, contre 33 pendant la même période de l’an dernier selon un rapport de l’ONU publié mardi.

_______________________ 1 – Le Blog Finance avec ATS et A FP

9 millions de dollars en échange d’un super-tanker

Signe des temps laissant entrevoir la valeur d’un tanker, de sa cargaison … et de son équipage, bien entendu : une rançon de 9 millions de dollars aurait été versée samedi en échange de la libération du super-pétrolier battant pavillon sud-coréen Samho Dream et des 24 personnes à bord. C’est en tout ce qu’affirment les pirates somaliens, lesquels avaient capturé leur « proie » en avril dernier au large de la Somalie.

Le montant de 9 millions de dollars a été également confirmé par d’autres pirates à Hobyo, le principal repaire des flibustiers somaliens.

Il s’agit d’une des plus importantes rançons jamais versées à des pirates somaliens. Un montant au moins équivalent à celui versé pour la libération des superpétroliers Sirius Star en janvier 2009 (entre 3 et 8 millions, selon les sources) et Maran Centaurus (entre 5,5 et 9 millions, selon les sources) en janvier 2010.

Selon des sources proches du dossier, les pirates auraient réclamé au préalable de l’ordre de 15 millions de dollars.

Rappelons que le Samho Dream, un navire de 300 000 tonnes chargé d’environ 2 millions de baril de pétrole brut, et ses 24 membres d’équipage (5 Sud-Coréens et 19 Philippins) faisait route d’Irak vers la Louisiane lorsqu’il avait été capturé.

L’activité – lucrative – comporte relativement peu de risques, les Etats demeurant en quelque sorte paralysés par le respect du droit international.

09/11/10 (B577) Le Journal de la Flibuste (2) – La piraterie somalienne a besoin d’être combattue sous toutes ses facettes – Le Kenya n’aurait pas juridiction sur les pirates – Les pirates au large de la Somalie toujours plus audacieux et cupides – Des pirates somaliens jugés aux Etats-Unis (5 articles)

___________________ 5 – Radio Chine avec XINHUA

La piraterie somalienne a besoin d’être combattue sous toutes ses facettes (ONU)

La lutte contre la piraterie a besoin de se poursuivre le plus largement possible, selon B. Lynn Pascoe, sous-secrétaire général des Nations unies chargé des affaires politiques, au Conseil de sécurité mardi.

"Les navires de guerre seules ne vont pas résoudre le problème, " a indiqué M. Pascoe lors d’une rencontre du Conseil de sécurité de 15 nations sur la piraterie en Somalie.

"La bataille a besoin d’être focalisée sur la force de dissuasion, la sécurité et l’état de droit, ainsi que sur la proposition d’alternatives économiques au peuple somalien," a-t-il déclaré.

M. Pascoe a appelé à une libération immédiate de toutes les personnes détenues par les pirates somaliens.

M. Pascoe a également indiqué qu’il faut que la piraterie et le vol au large de la Somalie soient rendus coûteux en faisant face à l’impunité et au renforcement des capacités du Gouvernement fédéral de transition pour renforcer son autorité et aborder la question de la loi et l’ordre.

"La piraterie est une menace qui dévance les efforts de la communauté internationale visant à la contenir," a indiqué M. Pascoe.

Toujours lors de la rencontre du Conseil, M. Youri Fedotov, directeur exécutif du bureau des Nations unies sur la drogue et le crime (UNODOC), a indiqué qu’il est clair que "la seule solution viable à long terme est de rétablir la loi et l’ordre en Somalie et dans ses eaux".

M. Fedotov a aussi indiqué qu’il faut encore plusieurs années pour que cette solution se réalise et qu’elle demandait des efforts concertés et coordonnés dans l’effort international.

"Nous le devons au peuple de Somalie," a indiqué M. Fedotov, ajoutant qu’ "avec le bon soutien de la communauté internationale, ils ont le potentiel de devenir même plus efficace et conduire à une solution durable".

Jusqu’au 4 novembre, plus de 438 passagers et marins et 20 navires étaient détenus par les pirates, ce qui représente une hausse de presque cent otages en moins d’un mois, selon l’Organisation maritime internationale.

Les Etats membres ont actuellement constitué une forte présence navale au large de la côte somalienne avec un niveau sans précédent de marines dans la région.

_____________________ 4 – Conseil de sécurité de l’ONU

LA PRÉSENCE DE NAVIRES DE GUERRE AU LARGE DES CÔTES SOMALIENNES NE SUFFIRA PAS À METTRE FIN À LA PIRATERIE, DÉCLARE M. B. LYNN PASCOE DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ

Il préconise une combinaison de mesures pour la dissuasion, l’édification d’un état de droit et le développement économique et social

Le problème de la piraterie au large des côtes somaliennes ne sera pas résolu par la présence de navires de guerre plus nombreux mais par une combinaison de mesures de dissuasion, d’édification d’un État de droit en Somalie et de développement économique et social, a déclaré ce matin devant le Conseil de sécurité le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. B. Lynn Pascoe.

Le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), M. Youri Fedotov, a pour sa part reconnu que les poursuites contre les pirates représentaient un fardeau considérable pour les États de la région et précisé que cette institution s’attachait à renforcer les capacités de ces pays afin de moderniser les centres de détention et de veiller à l’accès des prévenus à des avocats de la défense dans ces pays.

M. Pascoe a présenté au Conseil de sécurité le dernier rapport en date du Secrétaire général sur les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer au large des côtes somaliennes*, en l’actualisant. Faisant état de 438 personnes et 20 navires détenus par les pirates à la date du 4 novembre, soit près de 100 personnes détenues en plus en moins d’un mois, il a jugé ces chiffres « effrayants ». M. Pascoe a également rappelé que les pirates prenaient des risques de plus en plus grands et faisaient preuve d’une audace croissante. Rappelant que les voies maritimes menacées sont essentielles pour l’assistance humanitaire à la population et que les attaques avaient des conséquences sur la situation économique des pays de la région et au-delà, le Secrétaire général adjoint a estimé que ce serait même pire sans la présence des différentes coalitions maritimes internationales au large de la Somalie. Il a également précisé que des mesures de protection avaient été prises par l’industrie maritime et l’Organisation maritime internationale (OMI).

Il faut cependant faire beaucoup plus, a déclaré M. Pascoe, qui a mis l’accent sur la nécessité de s’attaquer aux causes de la piraterie et de travailler simultanément sur trois fronts: la dissuasion, l’édification d’un État de droit en Somalie et le développement économique et social du pays. Le Secrétaire général adjoint a ainsi rendu hommage au travail du Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, M. Augustine Mahiga, pour intégrer dans une stratégie d’ensemble pour la Somalie les travaux du Groupe de contact sur la lutte contre la piraterie, de l’équipe spéciale sur la piraterie du Gouvernement fédéral de transition somalien, des différents forces navales, ainsi que le développement dans les secteurs de la sécurité, de l’économie et des questions humanitaires. Pour M. Pascoe, la relance du processus de Kampala constitue l’un des moyens clefs pour s’assurer que les Somaliens eux-mêmes, dans leurs différentes régions administratives, travaillent ensemble.

En matière de dissuasion, M. Pascoe a lancé un appel aux navires qui transitent par la région pour qu’ils appliquent les recommandations de l’OMI et de l’industrie navale. Il a également jugé essentielle la coopération régionale et s’est félicité de l’adhésion au Code de conduite de Djibouti de deux nouveaux pays, la Jordanie et Oman. Il a remercié les pays qui acceptent actuellement de poursuivre les personnes qui seraient responsables d’actes de piraterie, en particulier le Kenya et les Seychelles. Rappelant le coût élevé de telles mesures, M. Pascoe a invité les États Membres mais aussi l’industrie navale à contribuer au Fonds d’affectation spéciale mis en place à cet effet. M. Pascoe a aussi rappelé qu’il restait à déterminer les arrangements pour la détention de longue durée des pirates condamnés, et que le Secrétaire général avait identifié sept options possibles dans un précédent rapport**. Il a précisé que le Conseiller spécial du Secrétaire général pour les questions juridiques liées à la piraterie au large des côtes somaliennes, M. Jack Lang, devrait présenter des recommandations avant la fin de l’année.

Toujours en matière de dissuasion, M. Fedotov a souligné, qu’au cours de ces deux dernières années, le Programme contre la piraterie de l’UNODC avait permis de traduire en justice de nombreux criminels. Quelque 700 suspects ou personnes reconnues coupables sont actuellement détenus dans 12 pays, dont la moitié en Somalie même, a-t-il précisé. Outre la Somalie, le Kenya et les Seychelles jugent et détiennent des pirates, a-t-il indiqué, avant d’annoncer que Maurice, la République-Unie de Tanzanie et les Maldives avaient récemment exprimé leur intérêt pour poursuivre en justice des auteurs d’actes de piraterie commis dans la région. Reconnaissant que les poursuites contre les pirates représentent un fardeau considérable pour les États concernés, il a assuré que l’UNODC s’attachait à renforcer les capacités de ces pays en vue de moderniser leurs centres de détention, souvent surpeuplés, et de faciliter l’accès des prévenus à des avocats de la défense. Pour le Directeur exécutif de l’UNODC, la proposition de M. Lang de transférer les pirates reconnus coupables dans les prisons somaliennes et de les juger conformément à l’état de droit en Somalie nécessitera des efforts supplémentaires de la part de l’UNODC.

Le second pilier de la riposte intégrée à la piraterie consiste à rétablir la sécurité et l’état de droit en Somalie même, a déclaré M. Pascoe, qui a rappelé que les Nations Unies, le Groupe de contact sur la lutte contre la piraterie et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) travaillaient à créer des capacités somaliennes capables de traiter de la piraterie sur le sol et dans la zone côtière. Il a lié cette capacité aux efforts en cours pour développer les secteurs de la sécurité et de la justice en Somalie et a rappelé qu’il faudrait fournir aux institutions somaliennes des ressources suffisantes et prévisibles pour leur permettre de s’acquitter de leurs tâches.

Le seul moyen de régler le problème de la piraterie au large des côtes somaliennes est effectivement de restaurer l’état de droit en Somalie, a déclaré, à son tour, M. Fedotov, qui a souligné qu’une telle tâche serait de longue haleine et exigerait des efforts internationaux « coordonnés et concertés ». Dans l’intervalle, a-t-il ajouté, le Programme de l’UNODC continuera de se concentrer sur la réalisation de ses trois objectifs actuels: garantir des procès équitables aux suspects détenus dans les pays de la région; assurer des conditions de détention dignes et sûres en Somalie; et permettre la tenue de procès justes et efficaces dans ce même pays.

M. Pascoe a enfin rappelé que la piraterie était aussi, largement, une question économique. Tant que la piraterie apparaîtra aussi lucrative, avec des rançons qui atteignent des dizaines sinon des centaines de millions de dollars, et que les autres perspectives économiques resteront aussi faibles, l’incitation à la piraterie sera évidente, a-t-il rappelé. C’est pourquoi la création de revenus alternatifs et notamment, la réhabilitation des pêches côtières, est si importante, a ajouté le Secrétaire général adjoint.

En fin de séance, le représentant de la Somalie, M. Elmi Ahmed Duale, a remercié les membres du Conseil de sécurité pour l’attention qu’ils continuent de porter à la situation dans son pays. Il a dit espérer que la stabilisation de la situation politique et le rétablissement de l’ordre en Somalie permettront de résoudre dans une grande mesure le problème de la piraterie. M. Duale a appuyé le rapport du Secrétaire général en estimant qu’il identifiait bien les problèmes, et a remercié le Directeur exécutif de l’UNODC pour le soutien que cette institution apporte à son pays et à plusieurs États voisins. Il a aussi tenu à exprimer les regrets de son gouvernement pour le nombre élevé de gens de mer en captivité dans les ports contrôlés par les pirates.

* En vertu du droit international, la notion de « piraterie » s’applique uniquement à des actes commis en haute mer et dans les zones économiques exclusives des États. Les actes équivalents, lorsqu’ils sont commis dans les eaux territoriales d’un État, sont désignés comme « vols à main armée en mer » ou « vols à main armée commis contre des navires ».

_____________________ 3 – Métro (Canada)

Le Kenya n’aurait pas juridiction sur les pirates

Un juge du deuxième tribunal en importance au Kenya a statué, mardi, que le pays n’a pas la juridiction nécessaire pour traduire en procès les pirates somaliens, si les actes de piratage ont été commis à l’extérieur de ses eaux territoriales.

Cette décision pourrait freiner les efforts américains et internationaux pour que les pirates capturés soient jugés en Afrique orientale.

Le juge Mohammed Ibrahim a rendu cette décision quand il a mis fin aux procédures entamées contre neuf Somaliens accusés de piratage. Le juge a ordonné qu’ils soient remis en liberté puisque les actes qui leur étaient reprochés avaient été commis dans le golfe d’Aden, au large des côtes de la Somalie.

Il a aussi ordonné que les neuf hommes soient renvoyés en Somalie.

Le juge Ibrahim a expliqué qu’on ne peut considérer que la haute mer se trouve à l’intérieur des eaux territoriales kenyanes.

L’avocat des suspects estime que la plupart des procès pour piratage actuellement devant les tribunaux kenyans risquent maintenant de s’effondrer. Le procureur général du Kenya entend porter la décision en appel devant le plus haut tribunal du pays.

Le Kenya détient actuellement 123 pirates présumés, et dix-huit autres hommes ont déjà été reconnus coupables.

La communauté internationale dépend de pays comme le Kenya et les Seychelles pour traduire en procès les pirates présumés. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a toutefois récemment indiqué que la création d’un tribunal spécial est à l’étude.

Par ailleurs, un dirigeant des Nations unies a déclaré mardi que le problème des pirates somaliens est plus important que les efforts qui ont été déployés pour le combattre, et que l’on doit faire plus pour s’attaquer aux causes du problème.

Le sous-secrétaire général pour les Affaires politiques de l’ONU, B. Lynn Pascoe, a dit que les chiffres sont «stupéfiants», évoquant 438 personnes détenues en otage et 20 navires capturés en date du 4 novembre.

Il a aussi rappelé qu’un navire militaire de l’Union européenne qui escortait une mission de l’Union africaine en Somalie a récemment été attaqué par des pirates à bord d’un navire-cargo saisi il y a environ un mois.

_____________________ 2 – AFP

Les pirates au large de la Somalie toujours plus audacieux et cupides

Les pirates qui écument les eaux au large de la Somalie sont toujours plus audacieux et demandent des rançons toujours plus élevées, a souligné mardi un haut responsable de l’ONU.

"Les chiffres sont épouvantables", a déclaré devant le Conseil de sécurité Lynn Pascoe, sous-secrétaire général pour les affaires politiques à l’ONU.

Les pirates ont kidnappé presque 100 victimes en moins d’un mois, a précisé M. Pascoe en faisant état des données de l’Organisation maritime internationale (IMO) arrêtées le 4 novembre. Il y a ainsi, dorénavant, 438 marins et 20 bateaux aux mains des pirates.

"Les pirates prennent de plus grands risques et demandent des rançons plus élevées", a-t-il expliqué.

Il a donné l’exemple d’un navire de guerre espagnol qui a été attaqué il y a quelques jours par des pirates au large de la Somalie. Le patrouilleur Infanta Cristina, a été attaqué par des assaillants qui ont utilisé un cargo japonais, l’Izumi, lui-même volé.

Les pirates avaient placé des otages à bord de l’Izumi, s’en servant comme d’un bouclier humain. L’attaque des pirates a pu être déjouée sans que soit mis en danger la vie de ces otages.

"La piraterie est un danger dont l’ampleur dépasse les efforts de la communauté internationale pour l’endiguer", a expliqué M. Pascoe.

Les forces navales internationales au large des côtes de la Somalie ont cependant déjoué plus d’opérations de piraterie que "jamais auparavant", selon M. Pascoe, qui estime que la lutte contre la piraterie exige une action simultanée sur trois fronts: la dissuasion, la sécurité et l’application de la loi, et le développement.

"La dissuasion exige aussi que ceux qui sont convaincus de piraterie et de vol à main armée fassent l’objet de poursuites", a-t-il indiqué.

Les pirates somaliens ont accru leur activité cette année au large de leurs côtes, s’emparant de 37 navires pendant les neuf premiers mois de 2010, contre 33 pendant la même période de l’an dernier selon un rapport de l’ONU publié mardi.

Le conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU pour les questions juridiques liées à la piraterie somalienne, Jack Lang, doit rendre un rapport sur la question dans les semaines qui viennent.

_____________________ 1 – Afrik News

Des pirates somaliens jugés aux Etats-Unis

Cinq Somaliens comparaissent ce mardi devant une cour américaine pour acte de piraterie, une première aux Etats-Unis depuis plus de 100 ans, rapporte la BBC.

Ils sont accusés d’avoir tiré des coups de feu sur la frégate américaine USS Nicholas aux Seychelles en avril dernier.

Les pirates l’auraient pris pour un navire marchand. Les pirates capturés, puis emprisonnés aux Etats-Unis. Leur procès, qui se déroule à Norfolk, pourrait durer un mois.

07/11/10 (B577) Le Journal de la Flibuste – Paiement d’une rançon de 9 millions de dollars – cargo singapourien et 19 marins chinois capturés en juin délivrés – Un navire battant pavillon comorien détourné par des pirates somaliens – Que deviennent les pirates somaliens capturés par la France ? – Dix-sept pirates somaliens présumés libérés par un tribunal kenyan – Des pirates somaliens s’emparent d’un navire avec 29 passagers à bord (6 articles)

____________________ 6 – Le Point avec AFP

CARGO CAPTURÉ – Paiement d’une rançon de 9 millions de dollars, selon les pirates

Une rançon record de 9 millions de dollars a été versée en échange de la libération samedi du cargo battant pavillon singapourien Golden Blessing et de ses 19 marins chinois, capturés en juin au large de la Somalie, ont affirmé samedi des pirates somaliens. "Le bateau a été libéré ce (samedi) matin après le paiement de neuf millions de dollars à mes collègues", a affirmé par téléphone un pirate du port de Hobyo, Abdi Yare. "L’argent a été lâché par un hélicoptère et ils (les pirates) sont en train de se le partager", a ajouté ce chef d’un groupe de pirates, précisant que la rançon avait été livrée vers 7 heures locales (5 heures, heure de Paris).

Le ministère chinois des Transports avait auparavant annoncé la libération du Golden Blessing, sans donner de détail sur ses modalités. Le montant de 9 millions de dollars a été confirmé par d’autres pirates à Hobyo, aujourd’hui le principal repaire de flibustiers somaliens. Il s’agit d’une des plus importantes rançons jamais versées à des pirates somaliens, atteignant ou dépassant les montants versés pour la libération des superpétroliers Sirius Star en janvier 2009 (entre 3 et 8 millions de dollars selon les sources) et Maran Centaurus (entre 5,5 et 9 millions de dollars selon les sources) en janvier dernier.

Une rançon inférieure aux exigences

"Cela faisait deux semaines qu’ils (les pirates) réclamaient environ 15 millions de dollars mais on nous dit qu’ils ont finalement accepté 9 millions de dollars pour libérer le bateau", a indiqué un ancien de Hobyo, Mohamed Haji Ali. "Ils ont reçu l’argent ce (samedi) matin et la plupart d’entre eux sont revenus à terre à bord de petites embarcations", a témoigné un pêcheur de Hobyo, Mohamed Said.

"Les 19 marins chinois et le navire Golden Blessing ont été secourus sans encombre", a indiqué pour sa part le ministère chinois des Transports dans un communiqué sur son site internet. "Les 19 marins chinois sont sains et saufs. À l’heure actuelle, le Golden Blessing fait route vers des eaux sûres sous escorte navale chinoise", ajoute le communiqué. Un porte-parole de l’armateur, Golden Pacific International Holdings, a refusé de faire le moindre commentaire. Le MV Golden Blessing, un pétrolier-chimiquier parti d’Arabie saoudite, faisait route vers l’Inde au moment de sa capture, fin juin.

Des pirates lourdement armés opèrent depuis plusieurs années au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden, où ils s’attaquent aux navires, les retenant avec leur équipage pendant plusieurs semaines voire des mois, et ne les libérant qu’après paiement d’importantes rançons. Mi-octobre 2009, un cargo chinois et ses 25 membres d’équipage avaient été capturés au nord-est des Seychelles, dans l’océan Indien, alors qu’il faisait route vers l’Inde depuis l’Afrique du Sud, et n’avait été libéré que fin décembre en échange d’une rançon de 3,5 millions de dollars.

Une coalition navale internationale antipiraterie, composée de navires de guerre de plusieurs pays, sillonne les eaux au large de la Somalie et du golfe d’Aden pour protéger les navires. La Marine chinoise a déployé plusieurs navires dans la zone depuis fin 2008 et s’est jointe en janvier dernier à la coalition.

______________________ 5 – Romandie News (Ch) avec AFP

Somalie: cargo singapourien et 19 marins chinois capturés en juin délivrés

Un cargo battant pavillon singapourien et ses 19 marins chinois, capturé fin juin par des pirates au large des côtes somaliennes, ont été délivrés, a annoncé le ministère chinois des Transports samedi.

"Les 19 marins chinois et le navire Golden Blessing ont été secourus sans encombre à 01H03, heure de Pékin, (18H03 GMT jeudi)", indique le ministère dans un communiqué sur son site internet.

"Les 19 marins chinois sont sains et saufs. A l’heure actuelle, le Golden Blessing fait route vers des eaux sûres sous escorte navale chinoise", ajoute le communiqué.

Le texte n’indique pas de quelle façon le bateau a été secouru, ou si des arrestations ont eu lieu au cours du processus. Le ministère des Transports était injoignable dans l’immédiat.

Un porte-parole de l’armateur, Golden Pacific International Holdings, interrogé par l’AFP, a refusé de faire le moindre commentaire.

Le MV Golden Blessing, un pétrolier-chimiquier parti d’Arabie saoudite, faisait route vers l’Inde au moment de sa capture, fin juin, avaient alors indiqué les autorités maritimes chinoises.

Des pirates lourdement armés opèrent dans le golfe d’Aden, où ils s’attaquent aux navires, les retenant avec leur équipage pendant plusieurs semaines parfois et ne les libérant qu’après paiement d’importantes rançons par des Etats ou des armateurs.

Mi-octobre 2009, un cargo chinois et ses 25 membres d’équipage avaient été capturés au nord-est des Seychelles, dans l’océan Indien, alors qu’il faisait route vers l’Inde depuis l’Afrique du Sud, et n’avait été libéré que fin décembre en échange d’une rançon de 3,5 millions de dollars.

Une coalition navale internationale antipiraterie, composée de navires de guerre de plusieurs pays, sillonne les eaux au large de la Somalie et du golfe d’Aden pour protéger les navires. La Marine chinoise a déployé plusieurs navires dans la zone depuis fin 2008 et s’est jointe en janvier dernier à la coalition.

Pékin, premier importateur mondial de brut, a même évoqué la possibilité d’établir une base navale de soutien à ses opérations antipiraterie dans le golfe d’Aden.

Un rapport de l’ONU publié mardi, indique que les pirates somaliens ont accru leur activité au large de leurs côtes en 2010, parvenant à s’emparer de 37 navires pendant les neuf premiers mois de l’année, contre 33 pendant la même période de 2009.

Tout en notant que "l’efficacité des opérations maritimes s’est améliorée", le rapport souligne "que le niveau de violence employée par les pirates s’est accru".

La multiplication des patrouilles de surveillance et de contrôle dans le golfe d’Aden a également forcé les pirates somaliens à étendre leurs opérations loin dans l’océan Indien, ce qui "a considérablement élargi les zones maritimes menacées", souligne encore le document.

________ 4 – ARDC (Comores) avec XINHUA

Un navire battant pavillon comorien détourné par des pirates somaliens

Des pirates somaliens ont détourné un navire battant pavillon comorien avec 29 personnes à bord dans le bassin somalien, a annoncé la force anti-piraterie de l’Union européenne jeudi.

Le porte-parole de la force navale de l’UE pour la Somalie, Per Klingvall, a indiqué que le MV Aly Zoulfecar avait été détourné mercredi dans les eaux entre les Comores et Dar es-Salaam (Tanzanie).

Le MV Aly Zoulfecar a 29 personnes à son bord, 9 sont les membres de l’équipage et 20 sont passagers. L’équipage consiste en 12 Tanzanien, 4 Comoriens et 4 Malgaches.

"Les passagers sont 12 Tanzaniens et 8 Comoriens. Cela fait au total 13 Tanzaniens, 12 Comoriens et 4 Malgaches à bord du navire détourné", a précisé M. Klingvall.

Il a noté que le navire d’une longueur de 43 mètres, venant des Comores, était en route vers Dar es-Salaam lorsqu’il a été détourné.

Les pirates détiennent plus de 20 bateaux avec un total de près de 400 otages, selon la force navale de l’Union européenne.

La plupart des détournements prennent fin sans causer de pertes en vie humaine après le paiement d’une rançon, mais cela nécessite souvent plusieurs mois de négociations.

Le golfe d’Aden, entre la Somalie et le Yémen, est la principale voie navigable entre l’Europe et l’Asie.

Les pétroliers en provenance du Moyen-Orient qui traversent le Canal Suez doivent d’abord passer par le golfe d’Aden. Environ 4% de l’approvisionnement quotidien mondial en pétrole transite par le golfe d’Aden.

Les attaques de pirates sont lancées par des gangs somaliens de mieux en mieux coordonnés.

La Somalie est dépourvue d’un gouvernement opérationnel depuis 1991 et reste un des pays les plus violents du monde.

________ 3 – Yahoo avec MediaPart (Extrait -suite par abonnement)

Que deviennent les pirates somaliens capturés par la France ?

Tandis que les actes de piraterie se multiplient en Somalie et dans le golfe d’Aden, la répression sorganise. La France, notamment, vient dannoncer la capture de onze Somaliens par le Nivôse.

Cette «prise» survient quelques semaines après celle des agresseurs des passagers du Tanit. Mais que deviennent ces pirates une fois capturés ?

Mediapart a enquêté sur leur sort. Loccasion de faire la lumière sur limbroglio juridique quoccasionne au niveau international larrestation des pirates somaliens, en raison de limpossibilité de les faire juger chez eux.

___________________ 2 – Nouvel Obs avec AP

Dix-sept pirates somaliens présumés libérés par un tribunal kenyan

Un tribunal kenyan a décidé de libérer 17 ressortissants somaliens accusés de piraterie qui avaient été arrêtés par la marine américaine l’an passé, a rapporté vendredi un avocat kenyan.

Jared Magolo, qui représente les 17 hommes, a précisé qu’un tribunal de Mombasa avait estimé que les éléments en sa possession étaient insuffisants pour prouver que les Somaliens avaient attaqué le "MV Amira", un bateau battant pavillon égyptien, en mai 2009.

D’après l’avocat, le tribunal en a imputé la cause à la marine américaine qui n’a selon lui pas fourni les vidéos et preuves photographiques qu’elle affirmait détenir.

___________________ 1 – Yahoo avec AP

Des pirates somaliens s’emparent d’un navire avec 29 passagers à bord

La force navale anti-piratage de l’Union européenne a révélé jeudi que des pirates somaliens se sont emparés d’un navire battant pavillon des îles Comores, qui faisait route vers la Tanzanie.

La force européenne Atalante a précisé que le "Aly Zoulfecar" a été capturé mercredi alors qu’il se dirigeait vers le port de Dar es Salaam avec 29 personnes à son bord, 20 passagers et neuf membres d’équipage. Les passagers sont en majorité tanzaniens et comoriens.

05/11/10 (B576) Le Journal de la Flibuste – la piraterie risque de s’aggraver – un bateau comorien détourné – Les pirates somaliens s’emparent d’un nombre croissant de navires – Trois navires chinois d’escorte naviguent vers le golfe d’Aden et les eaux de Somalie (4 articles)

______________________ 4 – Afrique Actu

Somalie : la piraterie risque de s’aggraver

Jean-Pierre Ndongo

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a exprimé sa crainte de voir le phénomène de piraterie aux larges de la Somalie perdurer et s’aggraver si la Somalie et la communauté internationale ne s’attaquent pas d’urgence aux racines du phénomène.

« Même si le phénomène de la piraterie au large des côtes somaliennes est devenu un problème grave relativement récemment, je crains non seulement qu’il ne perdure mais aussi qu’il ne s’aggrave encore si la Somalie et la communauté internationale ne s’attaquent pas à ses causes profondes », a expliqué Ban Ki-moon dans son dernier rapport sur la situation de la piraterie en Somalie publié mercredi.

Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), pendant les neuf premiers mois de 2010, il y a eu 164 attaques contre des navires au large de la côte somalienne et 37 navires ont été capturés. La plupart des attaques qui ont débouché sur la capture de navires, au nombre de 25, ont eu lieu dans l’ouest de l’océan Indien. Au 11 octobre 2010, 18 navires et 389 gens de mer étaient détenus en otage. Pendant la période correspondante de 2009, il avait été signalé 193 attaques et 33 navires avaient été capturés.

« Il est urgent d’associer aux importantes initiatives maritimes et judiciaires de lutte contre la piraterie des mesures visant à trouver une solution pour la Somalie dans son ensemble, dans le prolongement de l’Accord de paix de Djibouti. Pour mettre un terme à la piraterie, il est essentiel de faire respecter les lois. Il importe également que les États Membres fournissent des fonds et des moyens directement au Gouvernement fédéral de transition, puisque ces fonds et moyens contribueront à soutenir les efforts de lutte contre la piraterie menés par le Gouvernement », a-t-il plaidé.

« Le niveau de la violence employée par les pirates s’est accru. En revanche, l’efficacité des opérations maritimes s’est améliorée. En outre, les navires qui se conforment pleinement aux indications de l’OMI et aux meilleures pratiques de gestion élaborées dans le secteur des transports maritimes sont beaucoup moins exposés aux attaques des pirates que les autres », a estimé Ban Ki-moon.

Les administrations régionales, notamment celles du Somaliland et du Puntland, doivent « se garder de toute complaisance face aux activités des groupes de pirates » et renforcer le Mécanisme de Kampala, un outil institutionnel de coordination de la politique et des actions de lutte contre la piraterie en Somalie, plaide-t-il. Outre les activités de lutte contre la piraterie qui sont menées en haute mer, pour assurer la sécurité maritime de la Somalie, le Chef de l’ONU prône la mise en œuvre d’activités sur le littoral, notamment sur la zone située entre la côte et les eaux internationales.

« Je voudrais souligner que le sort des centaines de gens de mer enlevés, victimes directes de la piraterie au large des côtes somaliennes, me préoccupe tout particulièrement. Leur captivité, qui se prolonge parfois pendant de longues périodes, est inacceptable. Souvent, on ne sait pas où sont détenues les victimes et aucune entité indépendante ne peut vérifier leur état de santé ni leurs conditions de détention », a écrit le Secrétaire général.

« J’exhorte le Gouvernement fédéral de transition et les administrations régionales à faire le maximum pour mettre un terme à cette pratique du rançonnement d’otages. Et j’appelle les gouvernements, les entreprises privées et les organisations non gouvernementales à réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour obtenir la libération de ces otages », a-t-il conclu.

______________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un bateau comorien détourné

Un navire comorien, le Aly Zoulfecar, a été détourné par des pirates somaliens avec ses neuf membres d’équipage et ses 20 passagers alors qu’il faisait route vers Dar Es Salam, en Tanzanie, a annoncé mercredi la force navale antipiraterie de l’Union européenne, Atalante.

"Le bateau de 43 mètres se dirigeait des Comores vers le port tanzanien quand il a été attaqué. Le matin du 3, le capitaine du Aly Zoulfecar nous a signalé que les pirates étaient à son bord", a indiqué le quartier général d’Atalante dans un communiqué.

A bord du Aly Zoulfecar, "il y avait 29 personnes: 20 passagers, dont 12 Tanzaniens et huit Comoriens, et neuf marins, dont quatre Malgaches, quatre Comoriens et un Tanzanien", a précisé le QG de la force navale européenne basé à Northwood (nord de Londres).

Cette attaque s’est produite très au sud des bases des pirates en Somalie.

______________________ 2 – AFP (Brefnews)

Les pirates somaliens s’emparent d’un nombre croissant de navires

Les pirates somaliens ont accru leur activité cette année au large de leurs côtes, parvenant à s’emparer de 37 navires pendant les neuf premiers mois de 2010, contre 33 pendant la même période de l’an dernier, ont souligné mardi les Nations unies dans un rapport.

______________________ 1 – Chine Informations

Trois navires chinois d’escorte naviguent vers le golfe d’Aden et les eaux de Somalie

Trois navires de la marine chinoise ont quitté Zhoushan, de la province du Zhejiang (est), à destination du golfe d’Aden et des eaux de Somalie pour protéger les bateaux passant par les eaux harcelées par des pirates.

C’est la 7e flottille d’escorte envoyée par la marine chinoise, qui est composée de frégates dotées de missiles "Zhoushan" et "Xuzhou", du navire de ravitaillement "Qiandaohu" et de deux hélicoptères à bord.C’est la deuxième fois que les navires "Zhoushan", "Xuzhou" et "Qiandaohu" doivent effectuer cette mission d’escorte.

Il y a 780 membres d’équipage à bord des navires, dont des douzaines de marins de l’équipe d’armes spéciales et tactiques (SWAT) et 75 femmes responsables des soins médicaux, de l’aide psychologique et des télécommunications.

La marine chinoise a escorté avec succès 2 872 bateaux chinois et étrangers depuis le 26 décembre 2008.

01/11/10 (B576) Le Journal de la Flibuste – L’Iran envoie des bâtiments lutter contre la piraterie – pirates: 10 Somaliens condamnés – Un navire marchand panaméen a été capturé par des pirates à l’est de la Somalie. 24 marins prisonniers – pirates détournent un pétrolier (4 articles)

__________________ 4 – Portail des sous-marins

L’Iran envoie des bâtiments lutter contre la piraterie

Par Rédacteur en chef.

L’Iran a envoyé de nouveaux bâtiments dans le golfe d’Aden pour protéger ses navires de commerce et ses pétroliers contre les pirates somaliens, a indiqué un responsable naval iranien.

C’est la 10è fois que l’Iran envoie des bâtiments dans ces eaux infestées par les pirates, a précisé samedi le responsable.

Dans le cadre des efforts internationaux de lutte contre la piraterie, la marine iranienne mène des patrouilles de lutte contre la piraterie dans le golfe d’Aden depuis novembre 2008 pour protéger le commerce maritime et en particulier les navires et pétroliers appartenant ou loués par l’Iran.

Le mois dernier, le commandant des forces navales iraniennes, Abdul-Rahim Mousavi, a indiqué que la mission anti-piraterie de la république islamique avait escorté des centaines de navires de commerce depuis 2009.

Il a ajouté que la principale raison de l’envoi de bâtiments dans le golfe d’Aden était « de lutter contre la piraterie et de propager le message de paix de la république islamique vers les pays voisins et les autres pays dans le golfe d’Aden.”

« Au cours des 18 derniers mois, la république islamique a envoyé un bâtiment ainsi que des frégates de soutien dans le golfe d’Aden. Ils ont escorté 400 navires de commerce et pétroliers, » a-t-il ajouté.

_______________________ 3 – Le Figaro

Yémen/pirates: 10 Somaliens condamnés

Un tribunal d’Aden dans le sud du Yémen a condamné aujourd’hui dix Somaliens à cinq ans de prison chacun pour avoir saisi un bateau de pêche yéménite dans le but de l’utiliser dans des actes de piraterie.

Trois autres Somaliens ont été acquittés, selon le verdict prononcé par le président du tribunal, le juge Mohammad al-Abiyadh, qui a indiqué que les dix condamnés avaient le droit d’interjeter appel. De nombreux Somaliens sont jugés au Yémen pour piraterie.

Treize Somaliens avaient comparu le 23 octobre devant un tribunal de la ville yéménite de Moukalla (sud-est) au début de leur procès pour piraterie.

Le 18 mai, six pirates somaliens, auteurs d’une tentative de détournement d’un pétrolier yéménite qui avait fait deux morts, avaient été condamnés à la peine capitale par un tribunal de Sanaa.

Le lendemain, dix autres pirates, jugés par un tribunal d’Aden (sud), ont écopé de dix ans de prison chacun pour tentative de détournement d’un cargo dans les eaux yéménites.

________________________ 2 – TSR Info (Ch)

Un navire marchand panaméen a été capturé par des pirates à l’est de la Somalie. 24 marins prisonniers

Un navire marchand panaméen a été capturé par des pirates à l’est de la Somalie, a annoncé samedi la force navale antipiraterie de l’UE Atalante. Vingt-quatre membres d’équipages se trouvaient sur le navire, dont un Roumain, trois Grecs et des Philippins.


____________________________ 1 – Le Figaro avec Reuters

Somalie: pirates détournent un pétrolier

Un pétrolier battant pavillon panaméen a été détourné par des pirates somaliens, a annoncé aujourd’hhui la force navale européenne de lutte contre la piraterie dans l’océan Indien, l’EU Navfor.

L’assaut contre le MV Polar, un pétrolier de 72.825 tonnes, s’est déroulé dans la nuit. Le propriétaire du navire a confirmé qu’il était désormais aux mains des pirates.

30/10/10 (B576) Le Journal de la Flibuste – Les pirates « somaliens » : à la conquête de l’Est ! (1 article)

________________________ 1 – Bruxelles 2

Les pirates « somaliens » : à la conquête de l’Est !

Nicolas Gros-Verheyde

Nous pourrons désormais cesser de dire « au large de la Somalie » quand nous parlerons d’une attaque de pirates somaliens mais plutôt au large de… l’Inde. La dernière attaque recensée s’est, en effet, déroulée à 13°18 Nord et 68°56 Est, soit environ 350 milles à l’ouest de New Mangalore… en Inde. On est à quelques milles de la zone économique exclusive.

Un tanker a ainsi été pris le 27 octobre sous le feu de deux skiffs pirates, apprend-on de source maritime. Il n’a dû son salut qu’à l’accélération de sa vitesse et autres mesures de sauvegarde prises par les marins du bord. Les pirates ont alors, conformément à leur tactique, abandonné leurs poursuites. Mais la menace demeure. Ces skiffs ne sont pas venus seuls. Un bateau suspect a été repéré à environ 14 milles de là pouvant fort bien servir de bateau-mère.