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04/09/2013 (Brève 212) ALERTE ROUGE / Revue de Presse / African Manager Le Yémen a informé la Belgique qu’il n’extradera pas vers Djibouti Mohamed Saleh Alhoumenaki (avec Panapress )

Le gouvernement du Yémen a informé la Belgique qu’il n’extradera pas vers Djibouti Mohamed Saleh Alhoumenaki, se trouvant actuellement sur le territoire yéménite où il a été arrête, selon un communiqué du ministère belge des affaires étrangères.

Ancien membre de la garde présidentielle à Djibouti, Mohamed Saleh Alhoumenaki avait obtenu la nationalité belge, après avoir séjourné en Belgique comme réfugié politique. 

Il est surtout un témoin-clé dans l’affaire du juge Borel, assassiné à Djibouti en 1995 alors qu’il y séjournait  pour  des investigations sur l’attentat ayant visé un café fréquenté par des Français.

Il est recherché par la police de Djibouti pour avoir déclaré qu’il avait entendu quatre proches du président de Djibouti à l’époque, Goumed Aptidon, se réjouir  de l’assassinat du juge Borrel.

19/09/03 (B212) Candidats Djiboutiens ou pas aux élections locales d’Ottawa. Pour mettre un point final à la polémique initiée par un lecteur, le comité nous a donné l’adresse e-mail du site officiel que chacun peut consulter et qui accrédite l’information que nous avions donnée. (Lecteur)

Voici l’adresse du site
officiel de la ville d’Ottawa. Vous pouvez vous-meme regarder les nom des
candidats en fonction des districs. Je vous suggère de jeter un coup
d’oeil au district 18 pour les municipales et dans les autres districts pour
les scolaires.

J’espere que cela clarifiera
la situation pour les lecteurs.

http://ottawa.ca/inside_govt/elections/candidates_fr.shtml

19/09/03 (B212) Un lecteur nous écrit pour nous signaler qu’il émet quelques doutes sur la présence de Djiboutiens-Canadiens sur les listes électorales.

N’ayant aucun moyen, à
ce jour, de vérifier l’information au Canada, nous nous limitons à
faire part de cette information d’un lecteur qui nous assure qu’il a de bons
renseignements en provenance d’Ottawa et que selon ses sources, la présence
de Djiboutiens-Canadiens, sur les listes électorales locales et/ou
scolaires, est fort improbable.

Nous mettons en garde
les lecteurs, afin qu’ils accueillent à vigilance les informations
concernant ce point, que ce soit pour le confirmer ou pour l’infirmer, tant
que nous n’aurons pas reçu des preuves tangibles (certificat d’inscription,
listes officielles, etc..)

18/09/03 (B212) Base américaine à Djibouti, un plus pour l’économie locale (AFP Djibouti)

DJIBOUTI, 18 sept (AFP)
– A Djibouti, pays pauvre et largement désertique de la Corne de l’Afrique,
la présence depuis près de deux ans d’une base militaire américaine
forte de quelque 1.500 hommes est un plus appréciable pour l’économie.

"Je suis deux fois
mieux payé ici qu’en travaillant pour une entreprise djiboutienne",
explique à l’AFP Omar Yonis Guelleh, jeune maçon djiboutien
en plein travail sur un chantier de la base américaine.

"Avec 170.000 francs
djiboutiens (1.000 dollars, soit dix fois plus que le salaire minimum) par
mois, on est bien à l’aise ma famille et moi", confie le jeune
homme qui était au chômage depuis deux ans avant de décrocher
un contrat de neuf mois au Camp Lemonier, où se sont installés
les militaires américains.

Mais de très nombreux
candidats à l’embauche n’ont pas eu la chance d’Omar dans un pays où
le taux de chômage est élevé en raison d’une activité
économique très faible en dehors du port et du chemin de fer
reliant le pays à l’Ethiopie.

Au début de l’installation
de la base américaine, pièce essentielle dans la lutte contre
le terrorisme dans la région, des centaines de Djiboutiens ont postulé
pour y travailler, attendant chaque matin à l’entrée du camp.

"On ne manque pas
de candidats au travail", confirme le Marine Matt Morgan, porte-parole
de la base.

Selon lui, avec 500 Djiboutiens
actuellement employés à la blanchisserie, comme ouvriers ou
encore dans les petites boutiques du camp, la base américaine est le
deuxième employeur après le gouvernement.

Une information aussitôt
démentie par les Forces françaises à Djibouti (FFDJ)
qui emploient "750 civils, parmi lesquels 90% de djiboutiens", selon
la chargée de communication des FFDJ.

"Et ça, c’est
seulement dans les enceintes militaires. Car à titre privé,
les familles françaises emploient 1.000 personnes de plus comme gardiens,
cuisinières, femmes de ménage", poursuit Mme Sandrine Thérion.

"Nous faisons notre
possible pour travailler avec le pays et améliorer la qualité
de vie des gens", explique de son côté Matt Morgan.

Paralèllement aux
exercices strictement militaires, les Américains sont largement impliqués
dans des projets de développement des infrastructures de Djibouti et
des pays voisins impliqués dans la lutte anti-terroriste.

Ils achèvent actuellement
la reconstruction de la route de HolHol, reliant Djibouti-ville à la
localité de Holhol, près de la frontière éthiopienne.

Ces investissements américains
dans le développement des pays de la région sont une composante
majeure de leur stratégie de lutte contre le terrorisme dans la Corne
de l’Afrique.

"En les aidant à
développer leurs infrastructures, leur système éducatif,
de santé, nous voulons rendre ces pays moins vulnérables devant
la menace terroriste", explique le Marine Morgan.

"Le problème
(…), c’est que le terrorisme international touche généralement
et historiquement des pays sous développés", poursuit le
général Mastin Robeson, commandant des forces américaines
à Djibouti.

"Ma priorité
ici, c’est de les aider à établir un environnement sûr
et sécurisé en éradiquant le terrorisme international",
ajoute-t-il.

La présence américaine
à Djibouti a un impact majeur sur l’économie du petit Etat d’environ
630.000 habitants qui héberge déjà les 2.800 hommes de
la plus importante base militaire française à l’étranger.

"Ils ont fait baisser
le chomage, beaucoup de gens ont postulé pour travailler avec eux",
se réjouit Moustafa, un habitant de Djibouti-ville. "C’est bon
pour le pays", estime-t-il, à condition qu’ils restent un peu.

"Ils sont très
polis et discrets", poursuit Moustafa, commerçant en centre-ville,
même si les Américains sont peu visibles en ville pour des raisons
de sécurité.

Une cohabitation visiblement
harmonieuse mais qui a ses limites, à en croire un panneau affiché
sur la porte d’un petit box transportable placé au bord d’une allée
du camp Lemonier : Toilettes pour Djiboutiens uniquement. "C’est pour
des raisons d’hygiène", affirme le porte-parole du camp.

17/09/03 (B212) Poursuite des opérations de contrôle d’identité à Djibouti (AFP Djibouti)

DJIBOUTI, 17 sept (AFP)
– La police djiboutienne a poursuivi ses opérations de contrôle
d’identité mercredi, deux jours après la fin de l’ultimatum
donné aux clandestins pour quitter le pays, a constaté un journaliste
de l’AFP.

Depuis fin juillet, date
de lancement de l’ultimatum, environ 75.000 personnes ont quitté Djibouti,
selon le dernier chiffre publié mercredi par le ministère de
l’Intérieur.

Des policiers, en uniforme
ou en tenue civile, ont procédé mercredi à des contrôles
dans le centre commercial de Djibouti, près du port ou encore sur des
plages qui sont squattées la nuit par des clandestins.

Selon le ministère
de l’Intérieur, environ 350 personnes en situation irrégulière
ont été arrêtées mardi sur l’ensemble du territoire.
La plupart d’entre elles sont de nationalité éthiopienne ou
somalienne.

Une cinquantaine de clandestins
attendaient mercredi à la gare de Djibouti pour prendre le prochain
train pour l’Ethiopie, a constaté un journaliste de l’AFP.

"1.500 personnes
ont décidé en outre de quitter le camp d’Aour-Aoussa (à
une centaine de kilomètres au sud de Djibouti-ville) pour prendre le
train à destination de l’Ethiopie", a déclaré à
l’AFP Abdel-Nasser Cheikh, conseiller du ministre de l’Intérieur pour
les questions de sécurité.

Les autorités djiboutiennes
ont renoncé à organiser des fouilles dans les maisons à
la recherche de clandestins, dans la mesure où 90%, selon elles, des
ressortissants étrangers en situation irrégulière ont
quitté Djibouti.

17/09/03 (B212) Radio-Trottoir : Qui pourrait être Sarkosy 2 ?

Qui aurait-on pu surnommer
Sarkosy II à Djibouti ?

La devinette est lancée
.

On va vous aider un peu, en vous donnant quelques pistes …

Sarkosy est Ministre de
l’intérieur. Il est d’origine étrangère et il a pour ambition de chasser tous
les étrangers.

Qui pourrait lui ressembler
à Djibouti.

Ca y est vous avez trouvé.
Vous gagnez un séjour gratuit à Aour-Aousa ! Félicitations,
vous êtes perspicace !!!

17/09/03 (B212) RSF / Liberté de la presse. Appel en faveur de 14 journalistes toujours incarcérés en Erythrée.

17 septembre 2003

ERYTHRÉE

Deux ans sans presse
privée
Quatorze journalistes toujours emprisonnés

Depuis le 18 septembre
2001, soit depuis deux ans, la presse privée n’existe plus en Erythrée.
Deux ans pendant lesquels les Erythréens n’ont eu pour seules sources
d’information que la presse officielle ou les quelques radios étrangères
captées dans le pays.

C’est une situation unique
au monde. Du jour au lendemain, le gouvernement a fermé tous les journaux
privés et emprisonné les principaux journalistes. L’Erythrée
est aujourd’hui le seul pays du continent africain, et l’un des très
rares sur la planète, où seule la presse gouvernementale a droit
de paraître.

Ce pays est également
la plus grande prison d’Afrique pour les journalistes. Aujourd’hui, au moins
quatorze professionnels de la presse sont emprisonnés dans des conditions
très difficiles. Les autorités ne donnent aucune information
à leur sujet et ni les lieux, ni les conditions de leurs détentions
ne sont connus. A plusieurs reprises, des membres du gouvernement d’Asmara
ou du parti au pouvoir ont qualifié les journalistes emprisonnés
de "traîtres à la nation", mais aucun chef d’accusation
officiel n’a été rendu public.

Une fois encore, Reporters
sans frontières exhorte les autorités érythréennes
à libérer ces journalistes et à autoriser les médias
privés à reparaître.

Le 18 septembre 2001,
le gouvernement ordonnait la suspension de tous les titres de la presse privée.
Dans le même temps, débutait une vague d’arrestations sans précédent
au sein de la presse érythréenne. En quelques jours, au moins
dix journalistes de la presse privée ont été interpellés
par les forces de l’ordre et conduits au poste de police n°1 d’Asmara
: Yusuf Mohamed Ali, rédacteur en chef de Tsigenay ; Mattewos Habteab,
rédacteur en chef de Meqaleh ; Dawit Habtemichael, rédacteur
en chef adjoint de Meqaleh ; Medhanie Haile et Temesgen Gebreyesus, respectivement
rédacteur en chef adjoint et membre du conseil d’administration de
Keste Debena ; Emanuel Asrat, rédacteur en chef de Zemen ; Dawit Isaac
et Fessehaye Yohannes, du journal Setit ; Said Abdulkader, journaliste du
magazine Admas, et un photographe indépendant, Seyoum Tsehaye.

Le 31 mars 2002, ces dix
journalistes ont entamé une grève de la faim. Dans une lettre
diffusée depuis leur prison, ils déclaraient vouloir ainsi protester
contre leur détention illégale et réclamaient "leur
droit à la justice". Ils demandaient notamment un procès
devant un "tribunal juste et indépendant". Le 3 avril, ils
ont été transférés dans des lieux de détention
inconnus.

Par ailleurs, en janvier
et février 2002, trois journalistes de la presse gouvernementale ont
été arrêtés : Hamid Mohamed Said et Saidia Ahmed,
de la télévision publique Eri-TV, et Saleh Al Jezaeeri, de la
radio publique Voice of the Broad Masses. Aucune explication n’a été
fournie par les autorités.

Enfin, Akhlilu Solomon,
32 ans, correspondant local de VOA, a été interpellé
à son domicile le 8 juillet 2003. Des officiels ont ensuite annoncé
qu’il avait été conduit dans un camp militaire pour faire son
service national obligatoire. Selon VOA, le journaliste avait déjà
effectué une partie de son service national et était exempté
de la suite pour raisons médicales.

Reporters sans frontières
Bureau Afrique – Africa desk
afrique@rsf.org, africa@rsf.org
www.rsf.org
Tel : 33 1 44 83 84 84
Fax : 33 1 45 23 11 51
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris
FRANCE

17/09/03 (B212) Si La Nation n’existait pas, nous serions obligés de l’inventer. Un concentré de drôleries et de cirage de pompes.

Prenons un exemple, l’un
des articles intitulé " Lutte contre l’immigration clandestine
/ Pour une meilleure sécurité de la région"

Qu’avons-nous relevé
: "Veillant à ne pas torpiller sa mission par des propos intempestifs
lors de ses conférences de presses, le ministre de l’Intérieur,
M. Abdoulkader Doualeh Waïss manie à la perfection la périphrase
diplomatique".
C’est vrai qu’à la suite des campagnes
contre les déclarations xénophobes et menaçantes du Ministre
(dont la nôtre), le bouffon du roi, surnommé Sarkosy II avait
appris à tenir sa langue … Quant à la perfection : nul n’est
parfait ! Et les périphrases, il les a apprises par coeur : "Opérations
ciblées" ont remplacé "Rafles".

Mais La Nation ne peut
pas tenir la distance et aussitôt après, elle reprend le ton
xénophobe et guerrier propre à ce régime autoritaire
"Après l’expiration du nouveau délai (lundi 15 septembre)
au milieu de la semaine prochaine, la lutte contre l’immigration clandestine
prendra toute son ampleur.

Au Ministère
de l’Intérieur et de la Décentralisation, aux chefs d’Etat-Majors
des FAD et de la FNP on peaufine une multitude de scénari pour la lutte
tout azimut de l’immigration clandestine."