Articles

20/12/04 (B277) LDDH : Appel de détresse d’un mére désemparée à qui, la Justice dictatoriale a retiré ses enfants.

Une photo prise juste
devant le Palais de Justice de la République de Djibouti, juste sous
le regard des jeunes étudiants de l’Ecole Normal, les petits pas d’une
maman désemparée " déambulante " devant le
portail où les Juges passent et repassent tous les jours, les petits
pas quotidiens de cette mère de famille ne peuvent que choquer, ne
peut que soulever un sentiment de révolte.

Depuis huit mois une jeune
maman, une mère de famille fait partie du décor du Palais de
Justice. Pourquoi ?

Djibouti le 20 décembre 2004

Voici la photo de cette
mère de famille que le Tribunal a condamné et qui a ordonné
que ses enfants soient à la garde du père qui s’est empressé
de prendre le vol sur le Yémen avec les enfants.

Depuis ce jour-là
la pauvre maman se retrouve sans ses enfants qu’elle aimait profondément.

Elle a décidé
de se rendre tous les jours " aux bureaux où ses enfants ont été
enlevés. "

Tous les matins, durant
les heures d’ouvertures du Tribunal, et ceci depuis huit mois, cette jeune
maman tourne en rond complètement désœuvrée, totalement
désorientée sans aucune assistance contre une Justice qu’elle
ne comprend pas. Les jugements injustes et iniques rendus dans son pays. Quel
drame ! Quel drame aussi pour les Travailleurs Djiboutiennes, Djiboutiens,
de l’ensemble du Peuple de Djibouti privés de tout droit, et surtout
du Conseil du Contentieux Administratif totalement muselé par le Chef
de l’Etat en tant que Premier Magistrat.

Pour le cas de cette Jeune
Maman privée de ses propres enfants, je lance un Appel pressant et
demande aux Défenseurs des Droits de l’Homme de bien vouloir nous accorder
leur assistance, je lance un Appel de détresse à Madame Kadija
Abeba Présidente de la Cour Suprême, et lui demande en tant que
mère exemplaire et en tant que première Responsable des Juridictions
du Tribunal de Djibouti de bien vouloir se saisir de ce dossier, surtout en
cette période où le droit de la maman doit être favorisée
et le Droit le la Femme doit être appliqué, de bien vouloir tout
mettre en œuvre pour que ce jugement déroutant soit rapidement
révisé pour que cette mère de famille retrouve ses enfants.


NOEL ABDI Jean-Paul

20/12/04 (B277) LDDH : commémoration du 18 décembre A DJIBOUTI (massacre d’Arhiba).

 

Le Président

Communiqué
de presse du 18/12/04

COMMEMORATION DU MASSACRE D’ARHIBA
LE 18 DECEMBRE 1991

Dans l’après-midi
du samedi 18 décembre 2004, sous l’égide de l’Association Djiboutienne
des Victimes et des Handicapés de la Guerre, s’est tenue une cérémonie
de commémoration au cimetière d’Arhiba, dans une ambiance de
prière et dans un contexte de mobilisation en Mémoire aux victimes
d’Arhiba et à toutes les victimes de la répression en République
de Djibouti.

 

Malheureusement, force
est de regretter que les répressions aveugles continuent de s’abattre
sur les populations civiles djiboutiennes, répressions insoutenables,
répressions qui perdurent avec leurs lots de morts mystérieuses
et d’exécutions extrajudiciaires, répressions qui tuent surtout
lors des manifestations pacifiques ou à l’approche, entre autres, des
élections présidentielles.
Et pourtant, l’indépendance
nationale devait en principe permettre à notre Peuple de bénéficier
des Libertés fondamentales – c’est l’essence même de l’indépendance
-.

Il est légitime
de se demander, de se poser des questions, d’essayer de savoir si les dirigeants
de notre République continueront encore à salir et de souiller
notre drapeau avec le sang de ses enfants ; il serait intéressant d’effectuer
des recherches en vue de comparer le nombre des victimes des répressions
avant et après l’indépendance ?

Des principes doivent
s’imposer et constituer le leitmotiv du combat des Défenseurs des Droits
de l’Homme : la lutte contre l’impunité, le combat pour le Droit à
la Mémoire des victimes d’Arhiba, de toutes les victimes des Répressions
intolérables de la Machine gouvernementale et ce depuis l’accession
du pays à l’indépendance.

Dans un esprit de Réconciliation
nationale, il est demandé au Chef de l’Etat dans le cadre des pouvoirs
qui lui sont conférés, de déclarer et de décréter
le ” Pardon de l’Etat ” ainsi que le droit à la Mémoire
à l’égard et à l’attention de toutes les victimes civiles
de la répression sur tout le territoire national depuis l’accession
de notre pays à l’indépendance Nationale.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

20/12/04 (B277) Radio-Trottoir : des nouvelles fraiches des repentis de Guelleh. (Lecteur)

Tout d’abord, je tiens
à vous remercier pour l’aide que vous apportez à notre pauvre
peuple victime de la dictature et je vous apporte mon soutien personnel et
inconditionnel.

Ensuite je vous écris
à la suite d’une mise en garde qui vous a été adressée
par un Djiboutien à propos de votre ex-ami Maître Aref.

Ce lecteur avait raison,
comme j’ai pu le vérifier.

Apprenez que ce Monsieur
se promenait récemment dans les rues de Djibouti avec la veuve de notre
Héros (assassiné ?) Mohamed Elabe et plusieurs dames de companie
de la Kabio.

Maître Aref est
un fervent admirateur de notre grande princesse. Au point que, même
lorsqu’il était encore un opposant virulent, il n’autorisait aucune
critique à son endroit.

Je vous dis cela, car
à l’époque, je n’avais pas imaginé que le dictateur puisse
utiliser, un jour, la Kabio pour se récupérer un Aref docile
et dévoué.

Il faut dire que ces deux-là,
ils se connaissent depuis longtemps car ils étaient du même quartier
5. Il est clair qu’ils preparent ensemble la campagne présidentielle.

Nous devons l’empêcher
de nuire au plus vite. Car il faut reconnaître que son intervention
pour les dernières legislatives avaient eu un certain impact sur les
Djiboutiens et en particulier les Somalis. En remerciement, le dictateur et
sa Kabio lui ont donné beaucoup d’argent. Cela ne leur a rien coûté,
car c’est l’argent du peuple !

Est-il moral, que lui,
ancien défenseur des Droits de l’Homme se pavane ainsi aux frais de
la Princesse ? Après tout, ce qu’il a fait contre DAF, agissant comme
conseil du Général Mamassan dont certaine rumeurs disent qu’il
aurait fait assassiner beaucoup d’Afar, n’est pas très moral.

Mais ce n’est pas un cas
isolé et l’opposition devra s’occuper aussi des autres repentis, comme
Aden Robleh, Moumin Bahdon et Gabayo.

Merci de publier mon tableau
de la situation …

Qu’Allah le tout puissant vous protège.
Amin.

19/12/04 (B277) Un Djiboutien, ancien enseignant et syndicaliste, témoigne à visage découvert, des persécutions qu’il a subies de la part du régime et de son départ de Djibouti, seule solution, pour y échapper.

___________________________
Note de l’ARDHD

Avec l’accord d’Abdoulkader Mohamed Guidar, nous publions son récit,
car il est édifiant et il montre les bassesses, les violences et les
humiliations dont est capable le régime de Guelleh. Ce fut une décision
difficile à prendre

Comme vous le comprendrez, Abdoulkader a choisi volontairement de rester le
plus discret possible, en ce qui concerne ses passages dans les geôles
de Guelleh. Le régime a sélectionné les méthodes
les plus humiliantes et dégradantes pour briser les femmes et les hommes
qui s’expriment.

Pour lui six années
se sont écoulées et il souffre toujours de l’enfer qu’on lui
a fait subir. Il devra être accompagné psychologiquement pour
se remettre…

Pour quelles raisons
publier ce témoignage ?

Parce qu’il illustre la cruauté et la vraie nature du régime
de Guelleh, qui essaie, en pré-période électorale de
faire croire que tout va bien … que les impôts vont baisser, etc…

N’EN CROYEZ RIEN !

Il est temps que les
victimes se lèvent et qu’elles témoignent des violences qu’elles
ont subies, afin d’obtenir une mise en cause pénale des tortionnaires,
des bourreaux et des assassins. Nous savons que l’épreuve est dure,
même très dure pour les victimes, mais en le faisant, elles feront
savoir au monde entier la vérité, qui est occultée depuis
tant d’années et elles participeront à l’élimination
des monstres qui asservissent le Peuple djiboutien. En le faisant, elles protègeront
les jeunes générations.

Nous tenons à
féliciter Abdoulkader pour son courage et nous l’assurons de tout notre
soutien, y compris si les agents de Guelleh avaient la curiosité d’aller
le menacer dans la ville où il s’est réfugié en attendant
la décision que nous espérons positive concernant son droit
d’asile.

Peu de Djiboutiennes
ou de Djiboutiens avaient témoigné publiquement avant lui :
citons Ali Coubba qui a fait le récit de la torture (texte sur notre
site) et des prisonniers politiques maltraités à Gabode (textes
aussi sur notre site).

Mais cela devrait changer rapidement…

_________________________________________________

 

Je me nomme M. Abdoulkader
Mohamed Guidar, de nationalité djiboutienne, marié et père
de cinq enfants. Nous résidons à xxxxx.

J’ai quitté mon
pays en raison de menaces et persécutions perpétrées
par les autorités djiboutiennes, du fait de mes opinions opposées
à celles du régime.

J’exerçais la profession
d’instituteur dans une école de la capitale (AI Hourya). J’ai quitté
cette fonction dans te courant novembre 1997 à la suite des menaces
et harcèlements par le service des renseignements généraux
pour avoir oeuvré au sein d’un syndicat des enseignants primaires.
J’ai été délégué de ce syndicat dans mon
école. Ayant été désigné perturbateur d’ordre
public, j’étais la cible de détentions et d’interrogations comme
beaucoup de mes collègues qui vivent en Europe depuis déjà
longtemps.

Lassé du harcèlement
des enquêteurs, je me suis réfugié à Bankouaté
auprès de mes parents à une trentaine de kilomètres de
la ville de Tadjoura, zone rurale cruellement dévastée par les
conflits entre les résistants et les troupes gouvernementales.

La population y vivait
dans un abandon. Plusieurs projets de réhabilitation financés
par les bailleurs de fond ne se sont pas réalisés à cause
de la mauvaise volonté de l’autorité.

Au vue de cette situation
dramatique, j’ai été complètement bouleversé,
j’ai rédigé une pétition comportant deux recommandations
: la réhabilitation d’une école et d’un dispensaire.La pétition
signée par les notables de la région a été transmise
au commissaire de la république, chef de district de Tadjoura par le
biais du chef de village M. Ahmed Daoud.

Quelques semaines plus
tard, le 12 juin 1998, le chef de la brigade de la gendarmerie n’interpella
et me mit en détention me qualifiant d’espion fournissant des informations
aux individus de la résistance du Front armé (la partie de la
résistance afar qui n’avait pas encore négociée avec
l’Etat). En ce qui me concerne je faisais partie de l’anonymat qui condamnait
la guerre. En ce sens j’avais même essayé discrètement
de convaincre la population de Bankoualé de ne pas soutenir les résistants.

Parce qu’a chaque fois
qu’un résistant passe dans le campement, le lendemain les militaires
effectuaient des harcèlements sur la population. Et c’était
quotidien.
J’ai été incarcéré une vingtaine de jours subissant
toutes sortes de persécutions(*) parce que j’avais touché à
leurs sensibilités : demander les droits les plus élémentaires
pour les citoyens est une provocation à nos autorités.

J’ai été
libéré le 2 juillet 1998 par l’intervention du Sultan de Tadjoura
M. Abdoulkader Houmed. Vu les risques que j’encourais mes proches et les amis
m’ont conseillé de quitter le pays.

Vers la fin du mois de
juillet, je suis parti en famille pour Diré Dawa en Ethiopie auprès
de mes beaux parents qui vivent jusqu’à l’heure actuelle dans cette
ville.
Au terme de la période chaude, fin septembre 1998, mon épouse
retourna à Djibouti avec nos enfants.

Elle faisait du commerce
pour subvenir aux besoins de nos enfants. Elle venait de temps en temps me
voir en faisant la navette entre la navette entre ces deux villes.

C’était une
vraie torture morale pour nous tous.

Je n’ai même pas
pu assister aux naissances de mes trois derniers fils. Cinq années
se sont écoulées ainsi. En 2002, c’est au tour de mon épouse
d’avoir des ennuis avec le service des renseignements généraux.
Elle est accusée de mener une activité au sein d’une association
illégale, à Djibouti pour qu’une association soit reconnue par
l’état, il faut qu’elle soit constituée par ce dernier. Si l’association
a l’aval des autorités, elle a accès aux médias, aux
actions tout en contribuant aux intentions politiques du régime.

Si une association veut
sont indépendance, dans ses actions, la légitimité ne
lui est pas reconnue. En conséquence, tout rassemblement, rencontre
ou colloque suscitent la colère de l’état.

Mon épouse,
avec des compatriotes ont connu des exactions à plusieurs reprises
et même des viols par les policiers, bourreaux de dictature qui ignorent
la dignité des femmes.

Mon épouse, humiliée
à la suite de ces violences, finit par quitter le pays en quête
de sécurité et pour sa stabilité morale.

Elle a surtout voulu
retrouver sa dignité et sa liberté.

En ce qui me concerne,
en décembre 2002, au moment de la préparation des élections
législatives, je suis retourné à Djibouti. Je suis resté
très discret, en ne prenant pas part à aucune action politique
en vue de réaliser mon voyage pour rejoindre ma famille.

La torture la plus
atroce pour l’Homme dans la vie c’est de ne pas pouvoir vivre en famille en
sécurité.
Tout le reste est secondaire. Le plus cher et
le plus précieux dans la vie humaine, c’est le foyer et la sécurité.
Mais la dictature cette noblesse au détriment des intentions politiques.

Enfin mon épouse
et moi même avec nos enfants avons retrouvé cette dignité
de vivre sous le même toit en toute liberté et sécurité
en France depuis le 23/08/2003

Nous espérons continuer à y vivre le plus longtemps possible.

(*) Par discrétion,
Abdoulkader a volontairement minimisé les faits. Il sera certainement
plus précis dans l’avenir, à la demande de son avocat.

19/12/04 (B278) Ne jamais oublier (FDP)

NE JAMAIS
OUBLIER

Le 18 Décembre
2004 a encore, une fois été marqué par la commémoration
de la “Journée Nationale des Martyrs”.

Cinquante-neuf (59) ?
morts, plus de trois cents (300) blessés et sept (7) disparus, sans
compter les victimes mortes à l’hôpital ou celles qui n’ont pas
été recensées car leurs corps ont été enlevés
par les forces gouvernementales pour effacer toutes traces et toutes preuves,
tel est le provisoire de l’abominable massacre perpétré le 18
Décembre 1991 dans le quartier Afar d’ARHIBA par les forces de répressions
du régime dictatorial (Armée, Gendarmerie et Police).

L’Histoire humaine connaît
peu d’équivalent d’un pareil déchaînement de barbarie
en tout cas à DJIBOUTI. Cet acte est une véritable injure à
la conscience universelle car les crimes dont étaient victime les civils
d’ARHIBA constituent autant de crimes contre l’humanité et restent
impunis à ce jour. C’est bien de cela dont il s’agit : “De crimes
contre l’humanité”.

Tout dans le contexte,
les mobiles, les préparatifs, le déroulement et le bilan de
ce massacre collectif prouve au contraire qu’ARHIBA a été, le
18 Décembre 1991, le théâtre tragique d’une opération
militaire dont l’issue était fixée d’avance : “L’EXTERMINATION”.
Il est à mettre en relation avec la cuisante défaite des forces
armées djiboutiennes dans la région de Tadjourah (KALAF).

Une répression
contre la cité ARHIBA, exclusivement habitée par des Afars aurait
donc été décidée à l’issue d’une réunion
secrète tenue au Palais Présidentiel à la veille du carnage.
Le prétexte officiel de l’intrusion étant le contrôle
d’identité et la recherche de caches d’armes. Autour du chef de l’Etat,
les durs du régime dont l’actuel Président (I.O.G) auraient
donc décidé une “descente” sur ARHIBA pour sécher
leurs larmes versées sur les successifs revers militaires lors de l’offensive-fiasco
sur le littoral du golfe de Tadjourah.

Plus qu’une action de
représailles, le massacre du 18 Décembre 1991 est en fait une
opération militaire préméditée qui devait laver
“les humiliations de l’armée”. Environ un millier de soldats
des forces armées (militaires, gendarmes urbains et de l’escadron présidentiel,
policiers et marins) encerclent le quartier et s’efforcent de “tuer à
huis clos” au moyen de chars, véhicules blindés, embarcations
rapides et armes légères.

Le déroulement
de ce massacre montre la barbarie sans nom, de l’impressionnant dispositif
militaire et policier engagé dans le seul but d’assassiner. A l’aube,
les rafles commencent, le quartier est totalement investi par les “crânes
rasés” issus de la mobilisation générale, vident
tous les civils de leurs habitations (hommes, femmes et enfants) et les rassemblent
sur un terrain vague et les embarquent de force dans des camions.

Devant le refus des civils
de monter dans les véhicules et voyants leurs(soldats) plan dévoilé,
les forces armées, dès ce moment tirent sans sommation sur tout
ce qui bouge, sur une foule sans défense, qui tombent comme des mouches,
tués à bout portant. Dès les premières rafales,
une panique folle s’empare très logiquement de toute la population
d’ARHIBA.

La chasse à l’AFAR
commence, un déluge de feu s’abat sur les civils, une course poursuite
abominable s’organise. Qui à pied, qui en véhicule tout terrain,
les forces de l’ordre s’en donnent à coeur de joie. En milieu de matinée,
un hélicoptère de l’armée française survole les
lieux du massacre, panique cette fois du côté des tueurs, par
craintes des caméras que les militaires français n’ont certainement
pas manqués de sortir pour filmer cette hécatombe.

Au premier passage de
l’hélicoptère, les tireurs (soldats) cessent la fusillade, certains
ont le ridicule réflexe de se cacher derrière les maisons mais
continuent à pourchasser les rescapés dès que le Puma(hélicoptère)
s’éloigne. Au second passage, les “chasseurs” décident
de se retirer et maquillent le chiffre réel du carnage en s’empressant
d’entasser dans plusieurs camions un maximum de cadavres.

Combien de morts ?

Impossible à dire
avec précision à ce jour, tant qu’une commission judiciaire
indépendante et internationale ne voit le jour et tant que la France
ne se démarquera pas de ce régime infréquentable, dictatorial
et ne mette à la disposition de la justice le film.

A l’occasion du 13ème
anniversaire des massacres du 18 Décembre 1991 à ARHIBA, il
n’est pas inutile de rappeler les drames que vit encore la population civile,
pas plus tard que le 7 Décembre 2004, le régime fidèle
à son équipée criminelle, n’a pas hésité
à tirer sur la population, faisant plusieurs blessés graves,
qui manifestait contres les dégâts des récentes inondations
.

Les martyrs d’ARHIBA ont
été assassinés sous les yeux des représentants
des forces françaises stationnés à Djibouti qui auraient
même eu le temps de filmer la séquence de la boucherie programmée.
Il est utile d’interpeller les représentants de la communauté
internationale ayant jusque là observé un silence déshonorant
sur les violations manifestes des Droits de l’Homme, sur la politique des
destructions systématiques et de l’exode forcé des populations
originelles.

Le Forum pour la Démocratie
et la Paix interpelle, les représentants de la communauté européenne,
les autorités belges et les associations épris de paix et de
justice que la lumière soit faite sur les massacres d’ARHIBA survenus
le 18 Décembre 1991 et de faire pression sur le régime dictatorial
djiboutien qui sévit toujours dans l’impunité totale et qui
n’hésite pas a traqué les démocrates djiboutiens qui
militent pour l’avènement d’un Etat de Droit à DJIBOUTI sur
le territoire belge, dans la capitale européenne.

19/12/04 (B277) BRUXELLES : Compte-rendu de la manifestation du 18/12/04 devant l’Ambassade de Djibouti

FORUM
pour la DEMOCRATIE et la PAIX

Rue Emmanuel HIEL,
46 1030 BRUXELLES
Tél. : 0478 733 710
Email : fdpdjibouti@hotmail.com

BRUXELLES, le 18 Décembre
2004-12-18

Compte-rendu

Et de 13 ! Comme prévu,
ce 18 Décembre 2004 a eu lieu la commémoration du Massacre d’ARHIBA
devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles.

Par élan patriotique
plus d’une centaine personnes se sont rassemblées pour scander les mots
d’ordre lancés par les intervenants par un mégaphone. Les compatriotes
venus en masse de toute la Belgique, ont déplié leurs banderoles
reprenant les slogans.

Les photos des victimes
du Massacre furent brandies. Evidemment, les ” reporters ” (police
politique et employés zélés) de l’ambassade n’ont pas
manqué l’occasion, pour filmer, photographier les manifestants.

Comme d’habitude, le régime
et ses larbins utiliseront ces supports contre les opposants afin de faire
pression sur leurs familles restées au pays et sur eux. Cet après-midi
restera symbolique dans la lutte pour la démocratie à Djibouti,
du fait que l’ensemble de l’opposition présente à Bruxelles
s’est engagée à dénoncer et à condamner ce régime
à chaque fois que les violations caractérisées des droits
humains sont constatées et à coordonner leurs efforts pour l’avènement
d’un Etat de Droit et un changement véritable à Djibouti.

Le Forum pour la Démocratie
et la Paix, remercie, tous les compatriotes, venus en masse, pour s’être
déplacés et montrer toute leurs solidarité envers les
victimes de la dictature en générale et les victimes d’ARHIBA
en particulier.

Nos remerciements à
nos amis du M.R.D venus au complet. On a noté la présence du
président du M.R.D, Monsieur Daher Ahmed Farah et sa remarquable intervention,
insistant au passage que le carnage d’ARHIBA concerne tout les djiboutiens
et à appelez de ses vœux à resserrer les rangs de l’opposition.

A quinze heures, les manifestants,
par petit groupe, ont évacué les lieux, dans la bonne humeur,
la bonhomie avec la sensation du devoir accompli et le souhait de multiplier
ce genre de manifestation.

A l’année prochaine
! Incha ALLAH !

19/12/04 (B277) Nouvelle nomination dans l’Ordre des Brosses à Reluire : M Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale

L’Ordre des Brosses à
Reluire, réuni en convention extraordinaire, a écouté
le plaidoyer en faveur de la cooptation d’Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires
étrangères.

Les membres ont écouté
avec la plus grande attention les présentations et en particulier les
dernières interventions du Ministre lors de la cérémonie
d’ouverture des discussions avec l’Union européenne. Ils ont été
invité à voter et c’est à l’unanimité qu’ils ont
décidé de coopter Ali Abdi Farah, retenant en particulier les
deux passages suivants, publiés par La Nation et qui porte la signature
d’un encenseur méritant … Guelleh doit être fier de lui …
!

Le Chef de la diplomatie
djiboutienne a fait remarquer qu’ « en ce qui concerne la
bonne gouvernance, notre pays a depuis l’accession de M Ismaïl Omar
Guelleh à la magistrature suprême en avril 1999, fait des avancées
significatives dans ce domaine avec la mise en place d’une chambre des
comptes et d’un Médiateur de la République ».

Le ministre a ensuite
mis l’accent sur la volonté politique du chef de l’Etat,
« pour définitivement sceller la paix dans notre pays avec
les accords de paix du FRUD de mai 2001, démontre encore une fois,
notre souhait d’aller vers un avenir meilleur pour notre population ».

Monsieur
Ali Abdi Farah
nous avons le grand plaisir de vous accueillir
au sein de l’Ordre des Brosses à Reluire
et de vous remettre les insignes de votre grade.


Nous vous élevons à la dignité de
Valet de la Cour du Roitelet

18/12/04 (B277) Alliance républicaine pour le développement. ARD. Appel à manifester.

Soutien à l’appel
à manifester pour la commémoration de la tuerie d’Arhiba

18 décembre 1991
– 18 décembre 2004 : 13 ans déjà, et toujours un crime
d’Etat impuni.

Les Djiboutiens sont appelés
ce samedi 18 décembre 2004 pour une nouvelle manifestation commémorant
le massacre de 59 civils perpétré le 18 décembre 1991
dans le quartier Arhiba à Djibouti par les forces armées nationales.

Parce qu’un déni
de justice continue de peser sur la mémoire de ces victimes civiles,
l’ARD en France s’associe à l’appel à manifester
devant les ambassades de la république de Djibouti à l’étranger,
et notamment devant l’ambassade de Djibouti en France ce samedi 18 décembre
2004 de 15h30 à 18h30, dans la rue Emile Meunier, dans le 16e arrondissement
de Paris.

Mais les assassins d’un
jour sont surtout des assassins de toujours : une fusillade exécutée
par les mêmes forces armées, dans le même quartier Arhiba,
a visé le mardi 7 décembre 2004 une manifestation de civils
réclamant l’évacuation des eaux pluviales dans leur quartier
inondé. L’événement survient à la veille
de la journée internationale des Droits de l’Homme mondialement
célébrée le 10 décembre 2004.

L’opposition nationale
regroupée au sein de l’Union pour l’alternance démocratique,
émue d’une telle condition faite aux Djiboutiens a lancé
un appel. Elle :

– Dénonce les atteintes
multiformes portées par le régime contre la concrétisation
et le renforcement des droits inaliénables des citoyens djiboutiens,
et lance un appel pressant à l’opinion nationale pour qu’elle
revendique son droit à la vie ;

– Condamne les auteurs
des atrocités commises contre les paisibles manifestants d’Arhiba

– Exige la libération
de tous les manifestants arrêtés dans le cadre de ces événements.

– Attire l’attention
de la communauté internationale sur les conséquences à
très court terme qu’une telle situation de non-droit risque d’engendrer
pour une paix civile en l’absence de laquelle tout effort de développement
reste vain.

Afin de nous accompagner
dans le suivi de ces évènements tragiques, retrouvez-nous sur
le site de l’Alliance républicaine pour le développement
à www.ard-djibouti.org.


Maki Houmedgaba

ardfrance@yahoo.fr