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09/10/2013 (Brève 277) Je me voyais déjà en haut de l’affiche … ! Et bien non, c’est raté pour lui ! Désormais Rachad Farah risque fort de retomber dans l’oubli, après son lamentable échec pour le poste de directeur général de l’UNESCO

Le corbeau vend des toiles flamandes

22/01/98 (LIB 227) Lettre ouverte publiée dans le journal djiboutien “Le Renouveau”

à
Monsieur HASSAN GOULED APTIDON,
Président de la République de DJIBOUTI
et Chef du gouvernement,

 

Le 27 juin
1977, jour de l’indépendance de notre pays, vous prêtiez serment devant
le peuple et devant DIEU en ces termes: “Je lutterai pour l’avancement
des Droits de l’Homme et contre l’humiliation des pauvres. (…) Que le
Tout-Puissant nous vienne en aide !”

L’apothéose
de cette fête patriotique a fait couler plus d’une larme d’émotion et
de joie. J’avais 18 ans ce 27 juin historique, et, avec l’ensemble des
Djiboutiens, je plaçai en vous mon espoir et ma confiance. Par votre
discours et votre parcours politique, vous aviez conquis la jeunesse ainsi
que tout le reste de la population.

Plus
de 20 ans ont passé, Monsieur le Président, et cette image rayonnante
d’un homme d’état préoccupé avant tout par son pays et ses compatriotes
a plus que jauni: elle s’est complètement décomposée…

  • Qu’avez-vous fait
    de la confiance que le peuple avait mis en vous ?
  • Qu’avez-vous fait
    de vos promesses ?

Il y a tout juste
cent ans, au sujet de l’affaire Dreyfus en France, Emile ZOLA écrivait:
“La vérité, je la dirai, car j’ai promis de la dire, si la justice, régulièrement
saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. Mon devoir est de parler,
je ne veux pas être complice. (…)

Et c’est à vous, Monsieur
le Président, que je la crierai, cette vérité, de toute la force de ma
révolte d’honnête homme.”

La force de cette
lettre adressée à M. Félix FAURE, président de la République française,
relue à l’occasion de son centenaire, a suscité en moi le besoin de me
libérer : non, Monsieur le Président, je ne veux
pas être complice.

Il me faut crier à
vous-même, à mon peuple et au monde la “force de ma révolte”, cette force
qui au moment où j’écris ces lignes me fait trembler et m’arrache quelques
larmes…

Premier
magistrat du pays, vous vous deviez de tenir vos promesses faites devant
votre peuple et devant DIEU. Vous êtes à ce titre responsable de la déroute
que connaît aujourd’hui notre pays. Et si, comme certains l’affirment,
vous ignorez ce qui se passe, votre faute est plus grande encore…

“Je lutterai pour
l’avancement des Droits de l’Homme” déclariez-vous donc. Djiboutienne
mais aussi citoyenne du monde, je partage pleinement les valeurs universelles
des Droits de l’Homme. Force est de constater que depuis 1977, votre “lutte”
est tombée dans les oubliettes…

Lors des manifestations
des collégiens, lycéens et étudiants qui se font malheureusement de plus
en plus fréquentes, les forces de l’ordre ne cessent d’enfreindre la loi.
L’élève HOUSSEIN ABDILLAHI MOHAMED de la 5°1 du C.E.S. de Boulaos a été
grièvement blessé par balle le lundi 18 décembre 1995; pire, MOHAMED IDRISS,
élève du C.E.T. d’Ali-Sabieh, a été tué le mardi 9 janvier 1996 (qu’il
repose en paix!) d’une balle tirée par les forces de l’ordre.

  • Je vous accuse,
    Monsieur le Président, d’avoir laissé impunis ces crimes commis
    au nom de l’ordre républicain!!
  • Je vous accuse,
    Monsieur le Président, de n’avoir pas réagi lors de la suspension de
    Maître AREF MOHAMED AREF, doyen des avocats, bien connu pour défendre
    tous les opprimés, et notamment les syndicats ( SEP, SYNESED, Intersyndicales
    ).
  • Tout comme je
    vous accuse
    de n’avoir pas assuré l’indépendance de la magistrature
    lors de la suspension du président du Conseil Constitutionnel, Maître
    DJAMA ALI MEIDAL, pour la seule raison qu’il avait déclaré nulle et
    non avenue la levée de l’immunité parlementaire des députés MOUMIN BAHDON
    FARAH, AHMED BOULALEH BARREH et ALI MAHAMADE HOUMED!!
  • Je vous
    accuse
    , Monsieur
    le Président, d’être resté sourd aux appels répétés des travailleurs
    pour que soit respectée à Djibouti la liberté syndicale.

Ignorez-vous
que le 15 août 1995, une trentaine d’enseignants conventionnés, tous militants
du SEP ou du SYNESED, syndicats enseignants, furent radiés ?
Ignorez-vous que le 16 février 1996 certains dirigeants du SYNESED
dont, pour ne citer que quelques-uns, M. KAMIL HASSAN ALI, 2° secrétaire
général-adjoint, M. SOULEIMAN AHMED MOHAMED, ex-secrétaire général et
moi-même, secrétaire générale, tous trois enseignants depuis de nombreuses
années, furent révoqués ? Ayant tous de très bons rapports administratifs,
seules nos activités syndicales sont à l’origine de notre révocation !!

Ignorez-vous que de nombreux autres fonctionnaires ou conventionnés
ont eux aussi été radiés ou révoqués pour les mêmes raisons ?

C’est le cas en particulier
de M. AHMED DJAMA EGUEH, et de M. ADAN MOHAMED ABDOU, respectivement président
et secrétaire général de l’UDT ainsi que de M. KAMIL DIRANEH HARED, président
de l’UGTD, mais aussi de bien d’autres à l’Imprimerie Nationale, aux ministères
de la Santé, du Commerce…

Je vous accuse, Monsieur
le Président, d’avoir laissé s’installer l’arbitraire, le clientélisme
et l’incompétence dans l’Education Nationale, maux qui ont tué notre Ecole.
Nous étions en droit d’attendre mieux de vous après votre déclaration
à l’Assemblée générale des Nations Unies le 27 septembre 1977:

“A l’intérieur,
quel serait le sens de la liberté de la presse dans un pays condamné à
l’analphabétisme ?
A elle seule, cette liberté ne serait-elle pas que le privilège de quelques-uns
?
Ne deviendrait-elle pas un véritable pouvoir et, rapidement un moyen d’oppression
?
Ne faut-il donc pas que l’Etat, c’est-à-dire le défenseur et le serviteur
de la communauté, consacre tous ses efforts pour que cette liberté profite
au plus grand nombre ?
La solution ne se trouverait-elle pas alors dans une mobilisation prioritaire
de nos moyens et de nos ressources au profit de la culture et de l’enseignement
du plus grand nombre ?
N’est-ce pas la meilleure manière de défendre réellement la liberté de
la presse que d’étendre réellement son champ d’action ?”

  • Je vous accuse,
    Monsieur le Président, d’assister sans réagir aux tentatives de
    destruction des partis d’opposition qui représentent une grande partie
    du peuple djiboutien.


Pourtant, ce 27 septembre 1977, vous déclariez encore:
Il faut (…) que chaque Etat reconnaisse aux peuples qui le composent
le droit de vivre, de s’organiser et de s’exprimer comme nation."

C’est là le principe
essentiel de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, que nous
avons inscrit dans nos tous premiers textes constitutionnels; c’est celui
de son article 28; c’est celui du droit pour tout homme de bénéficier
d’une organisation sociale telle que chacun des droits et libertés inscrits
dans cette déclaration puisse y trouver son plein et entier effet.

Cette reconnaissance
acquise, les peuples et leurs représentants verront alors qu’il n’y a
ni humiliation à craindre, ni vainqueur, ni vaincu, lorsque les armes
offensives et défensives de la justice succèdent à la violence. Tous y
gagnent en dignité, c’est-à-dire en droit et en liberté, car il n’y a
pas de droit sans justice, il n’y a pas de liberté sans libération, il
n’y a donc pas de dignité pour l’oppresseur.”

  • Je vous accuse,
    Monsieur le Président, d’avoir laissé le R.P.P. s’emparer de tous
    les moyens de communication, privant ainsi la nation d’un outil qui
    aurait pu renforcer la démocratie dans notre pays.
  • Je vous accuse,
    Monsieur le Président, d’avoir laissé s’imposer le tribalisme et le
    clientélisme dans notre société, ce qui n’a fait que casser l’unité
    nationale.
  • Je vous accuse,
    Monsieur le Président, d’être resté muet lorsque les forces de l’ordre
    ont chargé le 2 février 1997 à coups de matraques et de bombes lacrymogènes
    les retraités: nos parents et grands-parents, dont la plupart sont malvoyants,
    cardiaques ou diabétiques, ne faisaient que réclamer pacifiquement leurs
    pensions accusant 6 mois de retard !! “Je lutterai pour l’avancement
    des Droits de l’Homme et contre l’humiliation des pauvres”…
  • Je vous accuse,
    Monsieur le Président, d’avoir trahi l’indépendance en laissant
    transformer le peuple libre en un peuple en liberté provisoire comme
    le sont Mme AICHA DABALE et Maître AREF MOHAMED AREF, tous deux militants
    des Droits de l’Homme, ainsi que M. DAHER AHMED FARAH, président du
    PRD.
  • Je vous accuse
    enfin, Monsieur le Président, de n’avoir pas su vous entourer des
    personnes qu’il fallait à notre jeune république, hypothéquant dès le
    début la réussite de notre indépendance. Monsieur le Président, “quand
    on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force
    telle d’explosion que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter
    avec elle” écrivait aussi ZOLA à M. Félix FAURE.

Il n’est pas bon de
tout taire ou de faire croire que tout va bien comme l’affirme M. SAID
IBRAHIM BADOUL, président de l’Assemblée Nationale dans un article à La
Nation n°47 du jeudi 20 novembre 1997 :

NON
le pluralisme politique n’est pas “dynamique” à Djibouti,
NON il n’y a pas de “réelle liberté
de presse et d’opinions”… L’affirmer haut et fort n’est pas un crime
mais plutôt un acte de civisme: il faut que les choses changent, c’est
une nécessité pour l’avenir de notre pays !!

Il
n’est pas trop tard pour réagir, Monsieur le Président: en toute créature
de DIEU il y a du bon. Ce mois béni du Ramadan n’est-il pas l’occasion
rêvée pour enfin appliquer toutes les belles déclarations que vous avez
faites le jour de l’indépendance ? Il y a à Djibouti suffisamment d’hommes
et de femmes intègres, épris de justice et compétents: ils sont disposés
à mettre leur savoir et leur abnégation au service du développement durable
de notre chère république.

Permettez-leur, Monsieur
le Président, de s’exprimer et donnez-leur les moyens d’agir !! Trop souvent,
nos dirigeants se complaisent dans de belles déclarations dont on connaît
à l’avance l’impact dans la population. Votre chef de cabinet, M. ISMAEL
OMAR GUELLEH, souhaitant plein succès aux travaux de la SIHA (Initiative
Stratégique pour la Corne de l’Afrique, ONG américaine ) le mardi 12 août
1997, “a mis surtout l’accent sur la nécessité de s’inspirer davantage
des préceptes de l’Islam, religion où foisonnent tous les nobles idéaux
que l’être humain peut prôner.” ( La Nation n°33 du jeudi 14 août 1997
page 2 ).

Vanter les préceptes
de l’Islam est une bonne chose, les appliquer est encore bien meilleur.

“Et n’usez pas
du nom d’ALLAH, dans vos serments, pour vous dispenser de faire le bien,
d’être pieux et de réconcilier les gens. Et ALLAH est Audient et Omniscient.”
( Coran: Sourate 2, Verset 224 ) . “Par le Temps! L’Homme est certes,
en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres,
s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance.”
( Coran: Sourate 103, Versets 1,2,3 )
.

Je vous prie d’agréer,
Monsieur le président, l’expression de mes sentiments citoyens les meilleurs.

 

Mariam
HASSAN ALI

Professeur certifié D’EPS,
12 ans d’ancienneté
injustement
révoquée et chassée du pays

24/12/04 (B277) Joyeux Noël à tous les Chrétiens. (ARDHD)

L’équipe de l’ARDHD
souhaite un joyeux Noël à tous les lecteurs Chrétiens et
elle espère que le régime de Guelleh saura respecter la trève
de fin d’année et qu’il s’abstiendra d’oppresser le peuple …., de
torturer, d’excercer des pressions inqualifiables, de mettre en prison des
innocents qui lui résistent, etc ….

24/12/04 (B277) Message de condoléances (émanant d’un proche du pouvoir Guelléen)

Je tiens a porter à
la connaissance de la population de Djibouti et des exilés
djiboutiens vivant en Europe de la mort de M. Mahir Huelleh survenue à
Ottawa le lundi 20 décembre 2004 à 7 h.

Au nom du Président de la République Ismail Omar Guelleh et
en mon nom
personnel, je présente mes sincères condoléances à
la famille du défunt et plus
particulièrement à son fils Liban et à sa femme Hawa
Capi Chine

Le
Représentant du pouvoir djiboutien à Ottawa

24/12/04 (B277) Où est donc passé l’argent ? (lecteur)

___________________________
Note de l’ARDHD

Un lecteur nous
envoie le document qui décrivait toutes les aides qui seraient apportées
à Guelleh sur le programme 2000-2002 par les bailleurs de fond.

Il est clair que
les Djiboutiens n’ont pas vu grand chose ….

La question que
pose notre lecteur est de savoir où sont passé les fonds. Ce
n’est un secret pour personne : les fonds des bailleurs étrangers arrivent
chez Guelleh, qui en garde avec sa tendre Paulette la plus grosse partie et
qui distribue le reste pour s’assurer de la fidélité de ses
amis et de la pérennité du retournement de veste chez les anciens
opposants.

A votre santé
!
________________________________________________________

BILAN DES FINANCEMENTS
DES
BAILLEURS DE FONDS ARABES

Une Table ronde des institutions
financières arabes s’est tenue à Koweït le 27 et 28
mai 2000 au cours de laquelle la république de Djibouti a présenté
son programme de développement pour 3 années (2000-2002). Ce
programme concernait l’ensemble des secteurs économiques (ressources
humaines, énergie, eau, habitat, routes, agriculture) et le coût
total était de 196 millions $US.

Quatre années après,
il est important de dresser un bilan des promesses tenues, des financements
réellement acquis et des projets toujours en quête de financement.

SECTEUR SOCIAL
Dans le secteur
social, les projets présentés concernaient l’éducation,
la santé et la promotion de la femme.

Education
Toutes les conventions
relatives à ce programme de construction scolaire ont été
signées comme suit :

· BID : 4.9 millions
$US
· Fonds Saoudien
de Développement (FSD) : 6 millions $US
· FADES :
13.5 millions $US

TOTAL
EDUCATION : 24.4 millions $US

Il faut préciser
que cet apport vient en complément des contributions financières
des autres institutions multilatérales (Banque mondiale, BAD) et bilatérales
(Japon, USAID, France).

Santé
Tenant compte des apports
des autres bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, USAID, France), le financement
des fonds arabes pour le secteur de la santé est limité à
:

· BID : 5 millions
$US
· OPEP :
2.5 millions $US

TOTAL
SANTE : 7.5 millions $US

Promotion de la
Femme

Dans ce domaine,
la BID est la seule institution à apporter son financement pour le
projet d’alphabétisation des femmes :

· BID : 1.16 million
$US (dont 110 000 $ sous forme de don)

TOTAL
PROMOTION DE LA FEMME : 1.16 million $US

Il est à noter
toutefois que la promotion de la femme bénéficie également
d’appui sous forme de don de la BAD (environ 1 million $US).

Sécurité
Alimentaire

La BID a accordé
un financement pour le programme de sécurité alimentaire exécuté
par le ministère de l’Agriculture, en coordination avec le FAO.
Le financement de la BID est 1.9 million $US (dont 380 000 $US sous forme
de don).

SECTEUR INFRASTRUCTURES

Logement

Les conventions de financement
(le FADES et le Fonds Abu Dhabi) pour la construction d’un projet de
Mille logements à la Cité Hodane à Balbala ont été
signées et les travaux sont bien avancés.

Les contributions des
bailleurs pour la 1ère phase se décomposent comme suit :

· FADES : 17 millions
$US
· Fonds Abu
Dhabi : 8 millions $US

TOTAL
1ere phase : 25 millions $US

Pour la seconde phase,
le financement prévu est le suivant :

· FADES : 21 millions
$US
· ABU DHABI
: 7 millions $US

TOTAL
2e phase : 28 millions $US

Pour le logement, le total
général des financements obtenus et en voie de l’être
(2e phase) est de 53 millions $US.

Energie

Depuis 4 ans, EDD a bénéficié
des investissements suivants :

· FADES (acquisition
de 2 groupes) : 10 millions $US
· FADES &
KOWEIT (acquisition de 4 groupes) : 25 millions $US
· BID (acquisition
d’un groupe) : 6 millions $US

TOTAL
ENERGIE : 41 millions $US

Par ailleurs, l’étude
de la construction de la nouvelle centrale de Doraleh sera financée
par le FADES.

Eau

Le programme porte sur
l’étude pour l’identification de nouvelles nappes d’eau.
Le financement de l’étude est assuré par le FADES pour
un montant de 630 000 $US. Par ailleurs, le Fonds Saoudien s’est engagé
à financer les projets d’adduction d’eau dans les districts
de l’intérieur sous forme de prêts de 8 millions $US avec
une première tranche de 4 millions $US.

· FADES (étude
sur l’identification) : 0.63 million $US
· Fonds Saoudien
: 4 millions $US

TOTAL
EAU : 4.63 millions $US

Routes

Le projet consiste à
la construction de la route Tadjourah-Obock dont l’étude de faisabilité
a été réalisée par BCEOM et le coût du projet
s’élève à 20 millions $US (contre 8 millions $US
pour le projet initial Djibouti-Loyada).

Les travaux pourraient
démarrer en octobre 2004.

Aménagement
Région Lac Assal

L’étude de
faisabilité a été réalise par le cabinet canadien,
TECSULT, sur financement de l’ACDI (Agence Canadienne de Développement)
pour un montant de 250 000 $US. Cette étude a été soumise
aux institutions financières arabes qui ont fait part de leur engagement
de la manière suivante :

· Fonds Saoudien
(financement quai et routes) : 15 millions $US
· KOWEIT
(centrale électrique et usine de dessalement) : 10 millions $US

TOTAL
: 25 millions $US

Imprimerie Nationale

Le projet porte sur le
renforcement en équipement de l’Imprimerie pour l’impression
de manuels pédagogiques, conjointement avec le CRIPEN, et le financement
est assuré par le fonds de l’OPEP pour un montant de 4.5 millions
$US (prêt). Le projet a démarré depuis juillet 2003.

SECTEUR ECONOMIQUE

Fonds de Développement
Economique

La création du
FDE a obtenu un avis favorable du FADES et du Koweït qui sont disposées
à contribuer pour l’octroi de lignes de crédit à
hauteur de 25 millions $US pour les 5 prochaines années. La première
ligne de crédit est octroyée par le Koweït pour un montant
de 5 millions $US et l’accord de financement devra être signé
courant avril 2004.

Appui budgétaire

Le Fonds Monétaire
Arabe (FMA) appuie le programme de stabilisation du gouvernement à
travers des aides budgétaires sous forme de prêts qui s’élèvent
à 3.2 millions $US.

RECAPITULATIF
TOTAL GENERAL : 191.2 millions $US

SECTEUR SOCIAL : 34.9
millions $US
SECTEUR INFRASTRUCTURES
: 148.1 millions $US
SECTEUR ECONOMIQUE
: 8.2 millions $US

En conclusion, on peut
se féliciter que les promesses de financement obtenu lors de la table
ronde de Koweït se sont concrétisées ou sont en train de
l’être pour la très grande majorité des projets présentés.
Ainsi, le financement sollicité était de 196 millions $US et
l’on arrive aujourd’hui à des engagements de l’ordre
191.2 millions $US, soit un taux de réalisation de 97%.

24/12/04 (B277) Pourquoi le GED ne nous soutient-il pas plus, lors des manifestations contre le régime de Guelleh (Lecteur)

Je suis un
Djiboutien qui réside en europe depuis plusieurs années et qui
milite pour la Démocratie et pour la Liberté.

Je fais une remarque à propos du GED. Puisque ses dirigeant s’affirment
comme des opposants, je suis surpris qu’ils n’aient pas soutenu ni participé
aux manifestations contre le régime de la République de DJIBOUTI
.

 

Je voudrais simplement
demander aux dirigeants du GED de soutenir toutes les formes d’opposition,
s’ils sont sincères.

MERCI

VIVE LA LIBERTE

24/12/04 (B277) Soyons digne et cessons de nous insulter. . .(lecteur)

Dear ardhd,

Je fais partie de ces
personnes que gagne de plus en plus la lassitude et pour cause le débat
publique a Djibouti ne cesse de se dégrader au profit d’une querelle
de personnes.

La compétition
aux niveau des idées a laisse la place aux insultes, commérages
et autres fantasmes. A lire la contribution des uns et des autres, j’ai l’impression
que mes compatriotes sont tous devenus de fins économistes, juristes
et politologues de haut vol quand ils ne s’adonnent pas aux travers d’internet
aux calomnies les plus basses sur fond de haine tribale.

Pire, l’amnésie
occupe amplement l’esprit des uns et des autres. Aux yeux de certains, la
France est idéalisée au point qu’elle est parée de toutes
les vertus. C’est oublier que la France, puissance coloniale est responsable
de biens de drames en Afrique.

On en veut pour preuve
les déchirements et autres guerres civiles inities du temps de sa gestion
directe des événements africains;cette guerre civile qui opposa
Afar et Somali a Djibouti entre 1960 et 1977. Il s’agissait pour la France
a l’époque de s’opposer a "la Grande Somalie", cet idéal
qui habitat le très populaire Mahamoud Harbi et qui lui valu de le
payer de sa vie. La France est responsable de ce qui se passe a Djibouti puisque
c’est elle même qui a mis en place et fabrique Gouled et Guelleh un
maillon de la Francafrique.

La France continue toujours
d’agir déstabilisant un état souverain la Cote d’Ivoire et cela
en toute fidélité a son passe de puissance impérialiste.
N’en déplaise a certains naïfs, la France n’agit que par et pour
son intérêt la francophonie et les bases militaires étant
l’instrument de cette domination. J’ai vécu l’occupation coloniale
humiliante de Djibouti. Nous continuons de subir le neo-colonialisme par Gouled
ou Guelleh interposes.

Que les Djiboutiens cesse
de se lamenter sur leur sort.

Il est temps qu’il comprennent
qu’ils doivent prendre leur destinée entre leurs mains. Il faudrait
commencer par décider que les langues nationales doivent être
enseignées a nos enfants. Il s’agit bien sur du Somali, de l’afar et
de l’arabe, le français ne pouvant être enseigne que comme une
langue étrangère au même titre que l’anglais, l’espagnol,
l’allemand ou le chinois pour ne citer que celles-là. La liberté
et la dignité sont a ce prix.

Que les djiboutiens commencent
a se respecter les uns les autres, au pouvoir comme dans l’opposition.

Je sais que bien des Djiboutiens
critiquent le régime parce qu’ils le considèrent comme étant
aux antipodes de leur sensibilité tribale. Je sais que beaucoup de
Djiboutiens qui s’accrochent a ce régime en le défendant becs
et ongles agissent par solidarité ethnique et/ou tribale. Soyons patriotes
avant tout et comptant sur nous même avant tout.

La solution a nos problèmes
ne réside ni en France ni ailleurs. Elle est en nous même.

Mais avant tout cessons
de nous insulter les uns les autres. Soyons dignes and let’s live up our people
expectations.

Kenedid
R.

21/12/04 (B277) ARD : Compte rendu de la manifestation du 18 décembre 2004 devant l’ambassade de la république de Djibouti à Paris.

Une ambassade djiboutienne
sous barricades

POUR LA TREIZIEME ANNEE CONSECUTIVE

Une fois encore, l’union
autour de la défense des Droits fondamentaux a permis de réunir
un nombre considérable de Djiboutiens dans une manifestation pour dire
« Non à l’impunité à Djibouti ». Le
rassemblement fait suite à douze mobilisations précédentes
contre l’impunité et pour la justice aux victimes du massacre
d’Arhiba, perpétré le 18 décembre 1991.

Pour cette treizième
année de mobilisation, une trentaine de personnes s’était
rassemblée face à la légation, à l’angle
de la rue Emile Meunier dans le 16e arrondissement de Paris, à l’appel
de l’Association pour la démocratie et le développement
(ADD), de l’Association pour le respect des droits de l’homme à
Djibouti (ARDHD) et du Comité en France de l’Alliance républicaine
pour le développement (ARD).

Le froid hivernal et la
pluie fine n’y changèrent rien : les Djiboutiennes et les Djiboutiens
de France rassemblés dans leur diversité s’étaient
donné rendez-vous sous les fenêtres de la diplomatie djiboutienne,
le temps de dire leur colère et leur refus de l’impunité
et de la dictature d’Ismaël Omar Guelleh.

En ouverture de partie,
une lecture des versets du Saint Coran, de la sourate Yacine, appelés
« les versets des morts », a été faite pendant quinze
minutes par un jeune Djiboutien à l’émotion prenante en
souvenir des 59 martyrs de la tuerie d’Arhiba.

Aussitôt le pardon
imploré pour les défunts, et pour que plus jamais cela ne se
reproduise, les revendications ont fusé, clamées dans un porte-voix
tonitruant, circulé de manifestant en manifestant pour donner de la
voix la plus forte.

Des slogans choisis en
rapport direct avec la tragédie djiboutienne se sont donné libre
cours, déchirant la quiétude parisienne de toutes parts : «
Pas de paix sans justice », « Guelleh Assassin », «
Gouled Assassin », « Guelleh Tortionnaire », « Guelleh
Voleur », « Justice pour Arhiba », « Borrel Arhiba
même combat », « Solidarité avec les femmes victimes
de viol », « 27 ans d’impunité, ça suffit,
ça suffit », « Pour un Etat démocratique à
Djibouti », « Guelleh Assassin, Chirac Complice ».

La voix était forte,
l’image était sans concession. Sur une pancarte figurait un portrait
du dictateur Guelleh barrée d’un grosse croix rouge avec l’inscription
« Cet homme est responsable d’assassinat, de torture, de viol ».
Une banderole imposante de 3 m sur 1 m avec la légende « Justice
pour Arhiba » dominait une myriade d’une quinzaine de pancartes
de 80 cm x 40 cm garnies d’inscriptions diverses comparables aux slogans
entendus.

Des riverains aussi étaient
de la partie depuis les fenêtres de leurs appartements, certains tendant
l’oreille depuis plus d’une décennie à la même
fenêtre pour écouter parfois les mêmes revendications.
Certaines voitures passantes s’arrêtaient un court moment pour
écouter elles aussi les slogans et les tambours. Beaucoup de voix,
beaucoup d’images, et donc beaucoup de curieux en cet après-midi
parisien.

Mais le beau monde démocrate
faisait peur. Il était contenu par de barricades entières de
policiers français. Découvrez plutôt : un front armé
de gourdins et de matraques constitué de six agents de police, tenait
la rangée de manifestants à une distance de dix mètres
de l’entrée de l’ambassade. Quatre patrouilles d’agents
de police supplémentaires restaient à proximité prêtes
à intervenir, quatre autres patrouilles circulaient à la ronde
en voiture, deux voitures « civiles » et encore deux autres de
police étaient stationnés dans les parages des cinq mètres.

Ce qui restera l’incident
du jour faillit coûter aux policiers leur sang froid. C’était
Ibrahim, pense-t-on, chauffeur ès qualité de l’ambassade,
blotti lâchement contre une voiture sur un trottoir situé en
face de la manifestation, une caméra à la main, en plein tournage
commandé du rassemblement.

C’est alors que les
manifestants les plus alertes sortirent eux aussi leurs appareils photo, les
faisant crépiter de tous leurs flashs en direction de l’arroseur
arrosé dans une montée soudaine de la tension. Les policiers
tentaient de repousser quasiment désespérément les photographes
des deux camps, constituant un barrage au milieu d’un véritable tirs
croisés de flashs. Nous attendons impatiemment que ces photos soient
publiées par leurs preneurs, et nous pourrons alors confirmer pour
l’identité d’Ibrahim, le pas courageux d’abord puis
très courageux après.

Le Secrétaire général
de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD),
Aden Mohamed Abdou, de passage à Paris après avoir participé
à une conférence du Conseil intersyndical des syndicats libres
(CISL) au Japon, était l’invité vedette pour le discours
sur « Djibouti aujourd’hui » à la manifestation. Malheureusement,
les responsabilités qui sont les siennes ne permirent pas de le libérer
à temps. Sa tournée dans les villes de France au chevet des
Djiboutiens se termina bien trop tard. Des représentants de l’ARD
étaient néanmoins présents à la manifestation
aux côtés de tous les autres, car c’est plus que jamais
dans l’unité que l’opposition djiboutienne, les démocrates
djiboutiens et leurs amis, doivent envisager la lutte contre l’impunité.

Merci aux amis de l’ARDHD,
l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti,
dont le président Jean-Loup Schaal a honoré la manifestation
de sa présence, alors qu’il se trouve déjà personnellement
visé par une plainte du général Zakaria devant le tribunal
correctionnel de Paris.

Enfin merci et bravo à
l’ADD, l’Association pour la démocratie et le développement,
pour la mobilisation exceptionnelle à laquelle elle a contribué,
en l’organisant pour l’essentiel.

Maki
Houmedgaba
ardfrance@yahoo.fr

Fait
à Paris, le 20/12/04