Articles

26/12/07 (B427) RSF / Somalie : une radio privée fermée par le gouverneur de la région de Mogadiscio après l’interview d’un opposant.

La radio privée Somaliweyn a été fermée le 26 décembre 2007 sur ordre de l’administration régionale de Banadir, après avoir diffusé l’interview d’un homme politique en exil expliquant qu’il rejoignait l’aile militaire et radicale de l’opposition, a appris Reporters sans frontières auprès de sources locales.

L’organisation condamne cette fermeture arbitraire, dernière d’une série de mesures coercitives envers la presse privée prises par une administration qui n’en a pas le pouvoir légal.

Dans la matinée, la direction de la station a été contactée par l’ancien chef de guerre et gouverneur de Jowhar, Mohamed Omar Habeb, dit "Mohamed Dhere", désormais "maire" de Mogadiscio et chef de l’administration provinciale, qui lui a ordonné de stopper les émissions et de se présenter à son bureau. Somaliweyn, une station privée dirigée par des hommes d’affaires en exil et émettant des quartiers nord de Mogadiscio, avait diffusé une interview d’un certain Moallim Hashi, membre de "l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie", regroupant les tribunaux islamiques et d’anciens députés somaliens, expliquant qu’il rejoignait les "Shaabab", l’aile militaire radicale de l’opposition islamiste en exil en Erythrée.

25/12/07 (B427) Libération du Journaliste français qui était retenu en otage au Puntland. (Trois dépêches)

________________________________ AFP

Le journaliste Gwen Le Gouil a quitté la Somalie pour Djibouti


MOGADISCIO (AFP) — Le journaliste français Gwen Le Gouil, libéré lundi après avoir été retenu en otage pendant huit jours dans le nord-est de la Somalie, s’est envolé mardi pour Djibouti, a-t-on appris de source officielle du Puntland.

"Il était 08H00 (05H00 GMT) ce (mardi) matin lorsque le journaliste français, accompagné d’un diplomate français, a quitté (le Puntland) pour Djibouti. Il nous a dit qu’il rentrait (ensuite) directement en France", a déclaré un responsable du ministère de l’Information du Puntland, Bile Mohamud Qabowsade, interrogé par l’AFP au téléphone depuis Mogadiscio.

Gwen Le Gouil avait été enlevé le 16 décembre au lendemain de son arrivée dans le port de Bosasso, capitale économique de la région semi-autonome du Puntland. Ses ravisseurs, des miliciens d’un des clans de Bosasso, réclamaient une rançon en échange de sa libération.

Lundi soir, s’exprimant au nom de tous les responsables de la région, le ministre des Ports et des Ressources de la Mer, Ahmed Said Nur, a annoncé la libération officielle du journaliste, assurant "qu’aucune rançon" n’avait été payée.

Journaliste de télévision indépendant, Gwen Le Gouil s’était rendu au Puntland pour y effectuer un reportage sur le trafic d’émigrants illégaux traversant au péril de leur vie le golfe d’Aden vers le Yémen dans l’espoir d’une vie meilleure.

"Cet épisode inquiétant prouve que cette région du Puntland est devenue un terrain de chasse pour des bandes de kidnappeurs, qui ont fait de l’enlèvement et du piratage un commerce", avait réagi lundi l’organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF), appelant journalistes et humanitaires travaillant dans ce secteur à "redoubler de prudence".

"Les responsables du Puntland demandent aux journalistes désireux de se rendre au Puntland d’informer les autorités locales (de leur présence) à leur arrivée", a ajouté mardi Bile Mohamud Qabowsade

____________________________________ Presse canadienne

Libération du journaliste français enlevé en Somalie

MOGADISCIO – Gwen Le Gouil, le journaliste français enlevé contre rançon dans le nord de la Somalie dimanche dernier, a été libéré lundi, selon la police.

"Le journaliste enlevé a été relâché cet après-midi. Il se trouve maintenant à Bossaso et va bien. Aucune rançon n’a été versée", a déclaré Abdiaziz Said Mohamoud, commissaire de la police du Puntland, dans un entretien téléphonique avec l’agence Associated Press. Des anciens des clans somaliens ont usé de leur influence pour faire libérer le caméraman.

Selon Omar Farouk Osman, secrétaire général de l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), cité par Reporters sans Frontières (RSF), le caméraman a "été récupéré par des chefs coutumiers, à mi-chemin de son lieu de détention. Il est maintenant libre, avec des diplomates français, dans un hôtel de Bosasso".

A Paris, le Quai d’Orsay a fait part de son "grand soulagement" à l’annonce de cette libération, avant de remercier "tout particulièrement les autorités régionales du Puntland, et notamment le président Mohamud Muse Hersi, ses conseillers et la communauté locale des anciens pour leur disponibilité à nous aider dans la gestion de cette affaire".

Gwen Le Gouil avait été enlevé le 16 décembre à la sortie de la ville de Bossaso, dans le Puntland, une province semi-autonome du Nord de la Somalie, située à environ 1.500 km au nord de Mogadiscio, donc loin de ce Sud en proie à une violente insurrection islamiste dans la région de la capitale.

La région connaît toutefois depuis plusieurs mois un regain de piraterie le long de ses côtes, et le port de Bossaso sert de base à de nombreux trafiquants qui font passer en bateau au Yémen des candidats à l’immigration clandestine à destination des pays du Golfe.

Selon RSF, Gwen Le Gouil effectuait un reportage sur les trafics d’immigrants clandestins pour la chaîne franco-allemande ARTE. "Nous sommes très contents, soulagés et contents! C’est un superbe cadeau de Noël" pour son épouse et sa mère, a déclaré à l’AP Léonard Vincent, de RSF.

Il a salué le "travail patient" des diplomates français et des autorités du Puntland. L’épisode montre la dangerosité de la région pour les étrangers, a-t-il estimé, notant trois incidents auxquels étaient mêlés des étrangers se sont produits depuis un an dans la province. Les enlèvements contre rançon sont devenus selon lui un "business" pour les clans du Nord, qui organisent le trafic d’armes et d’êtres humains vers l’Arabie saoudite via le Yémen.

________________________________ Couleur France

Somalie : le journaliste français libéré
par Thomas Etcheberry

Gwen Le Gouil a finalement été relaché par ses ravisseurs hier après midi.

Le journaliste de nationalité française avait été enlevé depuis le dimanche 16 decembre dernier.

Aucune rançon n’a été versée. Ce sont des anciens des clans somaliens qui auraient usé de leur influence pour faire libérer le caméraman.

Gwen Le Gouil effectuait un reportage sur les trafics d’immigrants clandestins.

Il a quitté le Puntland (région de la Somalie) cet après midi pour Djibouti. Il devrait par la suite rentrer directement en France.

25/12/07 (B427) NEWS PRESS / UNHCR Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés. Golfe d’Aden : l’UNHCR avertit les migrants désespérés des risques mortels associés au trafic d’êtres humains (Info lectrice)

Une personne sur 20 ayant entrepris de traverser le golfe d’Aden cette année, à bord de frêles embarcations, est morte. Devant ces chiffres dramatiques, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés a commencé une campagne de sensibilisation dans la Corne de l’Afrique pour informer les candidats à l’immigration des périls qu’ils encourent en traversant illégalement le golfe pour gagner le Yémen.

Des dépliants colorés, comprenant notamment des dessins accompagnés de textes en somalien, traduits en trois dialectes éthiopiens, sont distribués dans toute la région du Puntland en Somalie. Parallèlement, des spots radio sont diffusés depuis le mois d’octobre. La campagne informe aussi les demandeurs d’asile arrivant d’autres pays qu’ils peuvent demander l’asile sur place en Somalie, et elle demande aux communautés hôtes de traiter humainement les migrants. La campagne de sensibilisation est actuellement élargie au sud et au centre de la Somalie ainsi qu’en Ethiopie.

A ce jour en 2007, 28 000 personnes ont déjà effectué la traversée périlleuse vers le Yémen depuis la cite portuaire de Bossasso, située au nord-est de la Somalie, pour tenter d’atteindre les riches pays du golfe. Plus de 1 400 d’entre elles sont mortes. Elles ont été tuées par des passeurs ou se sont noyées en mer. De nouvelles pertes en vie humaine, s’élevant au moins à 58 personnes, sont survenues le week-end dernier. Un bateau de passeurs a chaviré ; un autre a heurté un rocher et s’est brisé en plusieurs morceaux.

A Bossasso, la campagne de sensibilisation menée à l’attention des candidats à l’immigration est accueillie favorablement par les ONG locales. « Les migrants veulent une vie meilleure ; ils n’aiment pas penser aux dangers », a expliqué un travailleur humanitaire somalien. « Il est de notre devoir d’assurer qu’ils soient pleinement conscients que la mort peut les surprendre ». Sheikh Abdulqader, leader des anciens dans la ville, ajoute : « A nous seuls, nous ne pouvons pas empêcher ces personnes désespérées de traverser. Le soutien de la communauté internationale va nous aider à ralentir une tragédie qui dure déjà depuis trop longtemps. »

En plus de la campagne de sensibilisation, l’UNHCR a intensifié cette année son travail au Yémen dans le cadre d’un budget de sept millions de dollars et a annoncé, mardi, qu’elle allait renforcer sa présence, dans une région reculée située le long de 300 kilomètres de côte, avec l’ouverture de deux nouveaux bureaux de terrain en 2008.

A Bossasso, dans un petit café éthiopien – où l’on peut lire sur le mur une maxime involontairement ironique « le navigateur est l’avenir de l’homme » – ceux qui vont embarquer bientôt à bord de bateaux de passeurs sont peu loquaces. Une dizaine de jeunes Ethiopiens mâchent du khat, une plante narcotique locale. Ils sont à la fois impatients et apeurés de ce qui va leur arriver. Ce soir, ils quitteront la ville pour se rendre sur une plage et embarquer à bord d’un bateau délabré vers le Yémen.

Ils sont tous nerveux, à l’exception de Saïd, qui a déjà effectué une fois la traversée. Il dit avoir été refoulé d’Arabie saoudite il y a quelques mois car il n’avait pas de permis de travail. « La dernière fois, j’ai réussi à atteindre le Yémen sain et sauf alors je voyage avec le même passeur cette fois », dit-il, ajoutant que sa femme se trouve toujours en Arabie saoudite où elle travaille en tant que domestique et qu’elle lui envoie de l’argent pour payer son voyage. Les deux amis, avec qui il discute de la possibilité de partir avec lui, sourient nerveusement quand on leur parle des dangers du voyage.

Néanmoins tout le monde ne partira pas ce soir. Assise près d’un mur noirci par la fumée d’encens, la jeune Fahir semble si faible qu’elle ne peut que chuchoter. « Je suis venue d’Ethiopie avec mon mari, après que des voisins, qui construisaient une belle maison, nous aient dit qu’on pourrait gagner de l’argent en Arabie saoudite », murmure-t-elle.

Cependant, une fois à Bossasso, son mari lui a dit qu’il ne pouvait payer la traversée que pour une seule personne et il est parti, en l’abandonnant alors qu’elle était enceinte. « Je n’ai pas d’argent pour la traversée vers le Yémen ; je n’ai pas d’argent pour rentrer en Ethiopie, et ici je ne peux même pas travailler pour me nourrir car personne n’embauchera une femme enceinte », pleure-t-elle, en ajoutant qu’elle se rend compte aujourd’hui qu’elle n’aurait pas dû quitter sa maison.

Comme Fahir, de nombreux migrants sont bloqués à Bossasso. « Même si vous trouvez un emploi au port en tant que porteur, vous gagnez tout juste de quoi payer trois repas par jour et une nuit dans un hôtel misérable aux murs en carton, où vous dormez avec des dizaines d’autres personnes », explique un jeune Ethiopien.

Certains migrants n’ont même pas les moyens de se payer un toit misérable. Après avoir travaillé toute la journée dans le port, Hassan, âgé de 16 ans, doit dormir à la belle étoile dans un bâtiment en ruine. « Après la mort de ma mère, mon père a commencé à me battre. Un jour, j’ai entendu que des gens de notre village en Ethiopie étaient partis à Bossasso pour traverser vers le Yémen. Quand mon père a de nouveau essayé de me battre, j’ai fui et j’ai rejoint cette ville. » Mais il n’avait pas vraiment compris combien le voyage vers le Yémen pouvait être dangereux avant d’avoir atteint Bossasso.

Il n’y a pas que des Ethiopiens comme Hassan qui cherchent à tout prix à effectuer la traversée en mer. La violence ayant fait rage à Mogadiscio toute cette année, un nombre accru de Somaliens a commencé à choisir cette échappatoire. Pour la première fois, le nombre de Somaliens a dépassé celui des Ethiopiens à bord des 300 bateaux qui ont effectué la traversée cette année.

Malgré les dangers, Khadija veut faire de même. Il y a plusieurs mois, elle a quitté avec sa famille la capitale somalienne en proie à des troubles et elle a rejoint Bossasso, où son mari a embarqué dans un bateau, en lui promettant qu’il enverrait de l’argent à sa famille.

« Je n’ai plus jamais reçu de ses nouvelles », se lamente Khadija. « Il a dû se noyer en mer. » Elle habite à Bossasso avec ses enfants dans un abri sordide se trouvant dans l’un des sites accueillant des personnes déplacées internes.

Elle est aujourd’hui si désespérée qu’elle envisage de laisser ses jeunes enfants à sa fille âgée de 10 ans pour embarquer, elle aussi, dans un bateau vers le Yémen et pour envoyer de l’argent à sa famille. « Je ne peux ni rentrer à Mogadiscio avec mes enfants, où ils mourront, ni rester dans une ville où ils manquent de tout », explique-t-elle. « Dieu a déjà pris la vie de mon mari. Il ne prendra pas la mienne. »

25/12/07 (B427) ANGOLA PRESS : SOMALIE: Arrivée à Mogadiscio d`un second contingent burundais (Info lectrice)

MOGADISCIO, 24/12 – Un contingent d`une centaine de soldats burundais est arrivé lundi matin à Mogadiscio pour prendre part à la force de paix africaine en Somalie, deux jours après l`envoi d`un premier groupe.

"Nous sommes très contents d`être en Somalie et dans deux semaines, nos forces seront complètement déployées", a déclaré à l`AFP un soldat burundais ayant requis l`anonymat, à son arrivée à l`aéroport de Mogadiscio.

Un premier contingent de 96 hommes avait rejoint la Somalie dans la nuit de samedi à dimanche. Ces 200 soldats doivent "préparer le terrain" au déploiement dans les deux prochaines semaines d`un premier bataillon de 800 hommes, a-t-on précisé de source militaire à Bujumbura.

Ces quelque 200 soldats doivent "préparer le terrain" au déploiement complet, dans les deux prochaines semaines, du premier bataillon de 800 hommes, a-t-on précisé de source militaire.

Le Burundi s`est engagé à déployer au total 1.700 soldats en Somalie, aux côtés des quelque 1.600 soldats ougan-dais présents depuis mars à Mogadiscio, où des violences quasi-quotidiennes opposent insurgés aux forces de sécurité somaliennes appuyées par leurs alliés éthiopiens.

"Le deuxième bataillon burundais, lui aussi constitué de 800 soldats, partira en janvier 2008 si les pays qui nous aident tiennent leurs promesses", a précisé un porte-parole militaire burundais.

L`Amisom doit compter à terme quelque 8.000 soldats pour aider à stabiliser le pays de la Corne de l`Afrique après seize ans de guerre civile.

Selon l`ONU, plus de 600.000 personnes ont fui Mogadiscio cette année en raison des combats.

25/12/07 (B427) Condoléances. C’est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition brutale de Kassim Mohamed Dabaleh ce dimanche 23 Décembre 2007 à Djibouti.

Kassim Mohamed Dabaleh, âgé de 35 ans est né à Tadjourah en 1972. En novembre 1991, alors qu’il n’a que 19 ans, il abandonne ses études pour renforcer les rangs du FRUD comme beaucoup de jeunes de son age, qui pour la plupart, ont péri dans cet élan patriotique. D’ailleurs, Kassim est l’un des rescapés de l’offensive de l’armée gouvernementale du 5 Juillet 1993 menée sur tous les fronts. A cette époque, il faisait partie d’une unité combattante du FRUD stationnée dans la zone du PK9.

Il a pu échapper de justesse, tandis que nombre de ses camarades sont tombés sous ses yeux. Pendant quelques mois, il a fait de la résistance dans les Mablas ( Nord-Est de Djibouti ), pour finalement abandonner les rangs de la guérilla pour retrouver un peu de paix dans son âme meurtrie par cette tragédie nationale. Il se réfugie en Ethiopie quelques temps, avant de regagner son pays Djibouti à la faveur d’une amnestie pour les combattants décrétée en 1995 par le gouvernement Gouled.

Il retrouve la vie civile à Djibouti jalonnée de traversée du désert, avant d’être recruté comme technicien du Terminal à Conteneur au Port Autonome Internationale de Djibouti.

Kassim était marié. Il laisse derrière lui, une veuve et un enfant.

Les djiboutiens de France adressent à son épouse, à ses parents et proches, sans oublier ses fidèles amis de la " Fiqma " ( Association culture-tradition ) Dikirissa, les condoléances les plus attristées.

Ses amis de Dikirissa, particulièrement sous le choc sans doute, ont dû ressentir cette disparition comme un coup de massu reçu sur la tête.

Que le Très Haut l’accueille dans son paradis éternel. Amin !

24/12/07 (B427) 7 sur 7 / Belgique : Le pouvoir somalien accuse les Nations unies de partialité

Selon les autorités somaliennes, certaines agences onusiennes compilent dans leurs rapports des informations rapportées par des ONG locales en lien avec des insurgés islamistes qui affrontent quasi quotidiennement les forces de sécurité somaliennes appuyées par leurs alliés éthiopiens. Un haut responsable somalien a accusé dimanche les Nations unies de peindre un tableau exagérément sombre de la situation en Somalie et de propager les thèses des insurgés islamistes.

"Nous exhortons les agences de l’ONU à mener une évaluation juste de la situation réelle sur le terrain et d’éviter (de produire) des rapports déséquilibrés", a déclaré à l’AFP un haut responsable au ministère des affaires étrangères, Osman Mohamed Adam. Il s’est plaint que certaines agences onusiennes compilent dans leurs rapports des informations rapportées par des ONG locales en lien avec des insurgés islamistes qui affrontent quais quotidiennement les forces de sécurité somaliennes appuyées par leurs alliés éthiopiens.

"De nombreuses agences de l’ONU ne recueillent pas elles-mêmes de données mais font des emprunts aux rapports d’autres organisations", a-t-il ajouté. "Ils n’évoquent pas les réussites et la progression du gouvernement", a-t-il ajouté. L’un des rapports qui ont profondément irrité le gouvernement de transition est un communiqué du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) selon lequel quelque 600.000 personnes ont fui Mogadiscio et ses combats depuis le début de l’année, portant à un million le nombre de déplacés en Somalie. (belga)

24/12/07 (B427) LE MONDE : Force africaine de paix en Somalie: des soldats burundais à Mogadiscio

Un premier contingent d’une centaine de soldats burundais est arrivé dimanche à Mogadiscio pour prendre part à la force africaine de paix en Somalie (Amisom), a indiqué un responsable de l’Union africaine (UA).

"Environ 100 soldats burundais, de la force africaine de paix en Somalie, sont arrivés aujourd’hui à Mogadiscio", a déclaré le capitaine Paddy Ankunda, porte-parole du contingent de l’UA.

"Je crois que chaque soldat sur le terrain changera la situation et nous espérons que d’autres pays suivront le Burundi et déploieront bientôt leurs forces" en Somalie, a-t-il dit à l’AFP.

"Hier (samedi), 96 soldats burundais ont quitté Bujumbura dans la plus grande discrétion pour des raisons de sécurité, ils sont arrivés à Mogadiscio ce matin où ils seront rejoints par une autre équipe de 96 hommes demain (lundi)", a de son côté annoncé à l’AFP le porte-parole de l’armée burundaise, le lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza, dimanche à Bujumbura.

Ces soldats sont partis à bord d’un avion américain, selon la même source.

"Cette équipe est chargée de préparer le terrain pour l’accueil du premier bataillon burundais, soit 800 hommes, qui va être déployé en Somalie avec son état-major dans les deux semaines qui viennent", a poursuivi l’officier burundais.

Le petit pays d’Afrique centrale s’est engagé à déployer au total 1.700 soldats en Somalie, aux côtés des quelque 1.600 soldats ougandais présents depuis mars à Mogadiscio, où des violences quasi quotidiennes opposent insurgés aux forces de sécurité somaliennes appuyées par leurs alliés éthiopiens.

"Le deuxième bataillon burundais, lui aussi constitué de 800 soldats, partira en janvier 2008 si les pays qui nous aident tiennent leurs promesses", a précisé le porte-parole militaire burundais.

L’Amisom doit compter à terme quelque 8.000 soldats pour aider à stabiliser le pays de la Corne de l’Afrique après seize ans de guerre civile. Le Nigeria doit envoyer des soldats en Somalie dans les deux ou trois prochains mois.

Selon l’ONU, plus de 600.000 personnes ont fui Mogadiscio cette année en raison des combats.

La capitale somalienne est le théâtre de violences incessantes, particulièrement meurtrières pour les civils, depuis la mise en déroute des tribunaux islamiques fin décembre 2006-début 2007 par l’armée éthiopienne, intervenue aux côtés des forces de sécurité du gouvernement de transition somalien.

Des combats ont encore eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche dans la capitale, faisant quatre morts dans la nuit.

24/12/07 (B427) LE MONDE avec REUTERS : Au moins quatre morts dans des combats à Mogadiscio

MOGADISCIO (Reuters) – Quatre personnes au moins ont été tuées dimanche dans des combats dans Mogadiscio entre insurgés islamistes et forces gouvernementales somaliennes.

Selon des habitants, les violences ont éclaté dans la nuit dans des quartiers du nord de la capitale somalienne. Les deux camps se sont affrontés à l’artillerie et à la mitrailleuse.

Dans le quartier de Yaqshid, l’explosion d’un obus de mortier sur une maison a fait deux morts. Un autre habitant a été fauché par des balles perdues lors d’une fusillade.

Un adolescent de 14 ans a succombé à ses blessures après avoir été admis à l’hôpital Madina, le principal de la ville, indique-t-on de source médicale.

Samedi, l’Union africaine a déclaré que le conflit en Somalie était l’un des défis les plus graves lancés contre la paix et la sécurité du continent.

Une mission de l’UA est en cours de déploiement à Mogadiscio, où le gouvernement fédéral de transition est appuyé par un contingent éthiopien. A terme, elle devrait impliquer 8.000 soldats africains.

Pour l’heure, seuls 1.600 militaires ougandais sont sur place. Ils ont été rejoints dimanche par un détachement de 100 soldats burundais, a annoncé le porte-parole de la force de l’UA, le capitaine Pakky Ankunda. Le Burundi s’est engagé à déployer au total 1.700 soldats en Somalie.

Daniel Wallis,
version française Henri-Pierre André