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08/06/2015 (Brève 463) RFI / Djibouti: arrestations autour de l’accueil d’une chanteuse populaire

Lien avec l’original : http://www.rfi.fr/afrique/20150608-djibouti-arrestations-marge-accueil-une-chanteuse-populaire/

A Djibouti, ils étaient des centaines, ce samedi, pour accueillir Nima Djama Miguil, une chanteuse populaire qui était réfugiée au Canada depuis cinq ans. Pour son retour, les partis d’opposition, réunis autour de l’Union pour le salut national (USN), avaient appelé à se rassembler.

Ils ont entamé des chansons engagées de l’artiste, mais les forces de l’ordre sont intervenues et 12 personnes (10 femmes et deux jeunes) ont été interpellées. L’USN estime qu’il s’agit là d’une violation de la liberté d’expression.

05/09/08 (B463-B) Le Figaro avec AFP / Afrique : 3 millions d’enfants en danger (Info lectrice)

Trois millions d’enfants sont en danger de mort ou risquent de tomber gravement malades dans la Corne de l’Afrique, en raison des effets combinés de la sécheresse, des conflits et de l’augmentation des prix des denrées alimentaires, a averti l’Unicef dans un communiqué.

"Trois millions d’enfants dans cette région aride et marginalisée sont en danger de mort, de maladie ou font face aux conséquences à long terme de la malnutrition. Ils représentent une large proportion des 14 millions de personnes sévèrement touchées dont le nombre est sur une trajectoire ascendante alarmante", estime le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

Plusieurs agences humanitaires de l’ONU et ONG ont tiré la sonnette d’alarme ces dernières semaines, toutes estimant à 14 millions le nombre de personnes menacées par de graves pénuries alimentaires en Afrique de l’Est.

La sécheresse vient s’additionner "aux pires violences" que la région ait connues depuis plusieurs années en Somalie et dans "certaines parties de l’est de l’Ethiopie", ainsi qu’à la flambée des prix des denrées alimentaires (+ 200% ces huit derniers mois dans les régions les plus affectées), explique l’Unicef.

"Des politiques nationales énergiques sont indispensables à cette étape critique et des financements internationaux supplémentaires doivent rapidement être mobilisés. Les risques encourus par les enfants et leurs familles sont immenses et le temps nous est compté pour les endiguer", a déclaré le directeur régional de l’Unicef pour l’Afrique de l’Est et Australe, Per Engebak.

"La sécurité (des travailleurs humanitaires) représente une complication majeure" dans de nombreuses zones de la Corne, a souligné M. Engebak.

En Somalie, les travailleurs humanitaires, locaux et étrangers, ont été ces derniers mois la cible croissante d’attaques meurtrières ou d’enlèvements. Six chauffeurs somaliens travaillant pour le Programme alimentaire mondial (PAM) en Somalie ont ainsi été tués depuis début 2008.

Selon l’ONU, quelque 3,2 millions de Somaliens, soit environ 40% de la population, nécessiteront une aide humanitaire d’ici la fin de l’année, soit une augmentation de 77% depuis janvier 2008.

05/09/08 (B463-B) Le Monde avec AFP et Reuters / La marine française est prête à intervenir contre des pirates au large de la Somalie (Info lectrice)

La marine française est prête à intervenir "dans les délais les plus brefs" après la prise en otage par des pirates, mardi 2 septembre, au large des côtes de la Somalie, d’un voilier, le Carré-d’as-IV, à bord duquel se trouvent deux Français. Des commandos stationnés à Djibouti, où la France dispose d’une base importante, ont été mobilisés tandis que la frégate légère Le Courbet croise dans le golfe d’Aden, a indiqué, jeudi à Paris, le porte-parole de l’état-major des armées, le capitaine Christophe Prazuck.

Le Courbet appartient à la force multinationale d’intervention, forte de douze bâtiments, qui patrouille dans la région pour lutter contre la piraterie maritime, très importante dans la zone.

Parti d’Australie, le Carré-d’as-IV, propriété d’un couple de Français, faisait route vers La Rochelle lorsqu’il a été intercepté par des pirates qui s’en sont emparés sans violence. Depuis, selon des informations non confirmées, le voilier ferait route vers le village côtier d’Eyl, dans la région autonome du Puntland, au nord de la Somalie. D’autres navires seraient au mouillage à Eyl dans l’attente du versement d’une rançon.

Le responsable du bureau kényan du Programme d’assistance aux marins a fait état, jeudi dans un communiqué, d’une demande de rançon d’un million de dollars en échange de la libération des otages et du yacht.

Nombreuses dans la région, les prises d’otages se soldent en général par le versement d’une rançon. Ce fut le cas en avril lors de la prise en otage d’un autre voilier battant pavillon français, Le Ponant. Mais l’opération, cette fois, s’était accompagnée d’une opération musclée des forces françaises. Elle s’était soldée par l’arrestation de six pirates et la récupération d’une partie de la rançon.

Depuis, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution qui autorise l’entrée de navires de guerre dans les eaux territoriales somaliennes pour traquer les pirates. – (AFP, Reuters.)

05/09/08 (B463-B) M6 / Somalie : les otages « vont bien »

Des nouvelles rassurantes des deux otages, qui se trouvent à bord du "Carré d’As, un navire intercepté par des pirates au large des côtes somaliennes. Ils seraient en bonne santé, selon leurs enfants. Ces deux Français, sont un couple originaire de Tahiti.

Jean-Yves Delanne est retraité de l’Office des Postes et Télécommunications, et son épouse, Bernadette, est retraitée de la Banque de Polynésie. Tous les deux passionnés de voile, ils convoyaient le voilier de 16 mètres, depuis l’Australie jusqu’à La Rochelle. Sur une radio tahitienne, la fille du couple a indiqué avoir parlé à son père par téléphone. Les pirates ont simplement exigé que leur conversation se tienne en anglais pour qu’ils puissent comprendre. Jean-Yves Delanne a eu juste le temps de rassurer ses enfants, et de dire que ses ravisseurs étaient "plutôt sympas".

Le "Carré d’as" a été pris d’assaut mardi vers 18 heures, dans la zone du golfe d’Aden, au large des côtes somaliennes. Les pirates ont obligé le couple Delanne à faire route vers le village côtier d’Eyl, fréquemment utilisé comme repaire. Depuis, le responsable du bureau kenyan du Programme d’assistance aux marins, a fait état d’une demande de rançon d’1 million de dollars en échange de la libération des otages Français. Pour sa part, l’armée française a affirmé être prête à une éventuelle "mission" de sauvetage.

Les côtes somaliennes sont la plus importante zone de piraterie au monde. De telles prises d’otages y sont fréquentes : les gangs de pirates s’emparent des cargaisons ou obtiennent le paiement de rançons en échange des équipages détenus. Rien que pendant le mois d’août, huit attaques de ce genre ont été signalées dans la région.

En avril dernier, la prise d’otages sur le navire français "Le Ponant", avait suscité beaucoup d’inquiétude. Ce voilier de luxe avait été intercepté par des pirates alors qu’il transportait 30 matelots, dont 22 Français. Des moyens militaires importants, ainsi qu’une équipe du GIGN de la région parisienne avaient été envoyés sur place. Après plus d’une semaine de négociations, et le paiement d’une rançon dont le montant pourrait avoir atteint 2 millions de dollars, tous les membres d’équipage avaient été libérés sans incident.

Les commandos-marines avaient réussi à interpeller six des douze pirates. Transférés en France, ils ont été mis en examen pour "arrestation et séquestration de plusieurs personnes comme otages en vue d’obtenir une rançon", "vols" et "recels", le tout commis en bande organisée. Des crimes passibles de la prison à vie.

05/09/08 (B463-B) ONU / La Nation. En matière de technologie de l’information et de liberté sur Internet, le régime de Guelleh se classe en 157ème position sur 183 pays. Depuis le temps qu’on vous dit qu’il est liberticide et interneticide….C’est l’ONU qui le dit aujourd’hui de façon officielle !

_________________________________ La Nation

Selon le rapport 2008 de l’ONU sur le e-gouvernement, qui classe 183 pays en fonction de différents critères, Djibouti pointe à la 157e place mondiale. Notre pays occupe le 16e rang des pays arabes utilisateurs des NTIC.

Selon le rapport 2008 de l’ONU sur le e-gouvernement, qui classe 183 pays en fonction de différents critères tels que les services administratifs en ligne, sites gouvernementaux, monnaie électronique ou paiement en ligne et mesure pour chaque Etat l’avancement des technologies de l’information et leur utilisation pour améliorer l’accès aux services publics, la Suède arrive en tête du classement, suivie du Danemark, de la Norvège , des Etats-Unis, de la Hollande et de la Corée du Sud qui devance les autres Etats asiatiques.

Djibouti pointe à la 157e place mondiale. Notre pays occupe le 16e rang des pays arabes utilisateurs des NTIC. Le pays serait, semble-t-il, mieux loti dans ce domaine que le Soudan, le Yémen et la Mauritanie qui le talonnent.

Les Emirats Arabes Unis arrivent en tête du classement des pays arabes. Bahreïn, la Jordanie, le Qatar, le Koweït, l’Arabie Saoudite, le Liban, l’Egypte, Oman, la Syrie, La Libye et l’Algérie…maîtrisent assez bien les atouts de l’e-gouvernement. Le terme désigne l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) par les administrations publiques visant à rendre les services publics plus accessibles à leurs usagers et à améliorer leur fonctionnement interne.

Contrairement à ce que l’appellation pourrait laisser penser, il ne s’agit pas simplement d’utiliser l’Internet en lieu et place des moyens de communication papier ou d’informatiser les procédures existantes, mais de les repenser pour améliorer la productivité de l’administration et les services rendus aux usagers.

05/09/08 (B463-B) Ouest France / Somalie : les pirates veulent un million de dollars


Le Burum Ocean, photographié par un avion de la Coalition, est suspecté de servir de base flottante aux pirates équipés de hors-bord. : BIM (Photo OUest France)

Jean-Yves Delanne et sa femme convoyaient le voilier détourné, mardi et qui, hier, faisait route vers le port d’Eyl où mouillent déjà huit navires marchands capturés.

« We are with pirats » (on est avec des pirates) : mardi soir, Jean-Yves Delanne a annoncé une inquiétante nouvelle à sa fille Alizé, qui habite à Tahiti. Le voilier Carré d’as IV, que lui et sa femme Bernadette convoyaient d’Australie en France, venait d’être arraisonné par des pirates somaliens, à 400 km des côtes. « J’ai commencé à paniquer, mais il m’a rassurée. En gros, il m’a dit que tout allait bien se passer et que les pirates étaient plutôt sympas », a raconté la jeune femme, sur Europe 1.

Ancien militaire reconverti dans la plaisance (il a travaillé jusqu’en 2006 pour Tahiti Yacht Service), Jean-Yves Delanne est désormais aux mains d’un groupe qui réclamerait une rançon d’un million de dollars. Hier, le voilier, son équipage et ses ravisseurs faisaient route vers le port d’Eyl, « l’un des fiefs des pirates sur la côte du Putland », selon l’un des responsables du Bureau international maritime (BIM), de Londres. « Selon nos informations, huit navires marchands capturés par les pirates sont déjà au mouillage dans le port d’Eyl.

Nous avons lancé une mise en garde, le 26 août et averti tous les navires qui croisent au large de la Somalie et en mer Rouge que les pirates vont de plus en plus loin pour capturer des bateaux et qu’ils n’hésitent pas à tirer au lance-roquettes. » À la mise en garde du BIM, s’ajoute l’identification d’au moins un « bateau-mère » qui permet aux pirates d’opérer à des centaines de kilomètres au large. Il s’agirait du Burum Ocean, un chalutier de fabrication russe.

Cette prise d’otages est suivie de près par les autorités françaises. Toutefois, « le plan pirate mer n’a pas été déclenché », selon le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l’état-major des armées, qui précise que les moyens militaires français présents dans la zone, à Djibouti, sont « prêts à remplir les missions qui leur seront confiées ». L’abordage du Ponant, le 4 avril, s’était achevé par la libération des vingt-deux membres d’équipage et la capture de six pirates, lors d’une opération des forces spéciales françaises, le 11 avril.

Philippe CHAPLEAU.

05/09/08 (B463-B) RTD / Le trafic ferroviaire djibouto-éthiopien reprendra bientôt du service. (Info et commentaires d’un lecteur)

_____________________________________ Note d’un lecteur

Les Djiboutiens considèrent que le tragique accident de car aurait pu être évité si la liaison ferroviaire n’avait pas été interrompue brutalement, privant les malheureuses victimes d’un moyen de retour, qui soit moins dangereux.

Cette annonce de la reprise du trafic est uniquement motivée par le souhait de rassurer la population, mais il n’y a rien de concret derrière. Tout laisse penser que Guelleh prépare le transfert de concession à ses amis de Dubaï, mais il va laisser "pourrir" pendant quelque temps afin de laisser croire qu’il n’y a plus d’autre alternative et que c’est un miracle …

Dans les faits, même si la route remplit son rôle, les Ethiopiens peuvent difficilement faire une croix sur le train, qui est une solution adaptée au transport de leurs marchandises depuis le port de Djibouti, qui est de loin, leur principal centre d’accès à la mer.

________________________________________ RTD

Le trafic ferroviaire djibouto-éthiopien reprendra bientôt du service

La compagnie du chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE) a répondu aujourd’hui aux propos donnant lieu à la constatation récente du freinage systématique des activités du trafic ferroviaire.

Le directeur commercial Ahmed Doualeh Absieh s’est exprimé sur cette question.

Le directeur commercial du chemin de fer djibouto-éthiopien Ahmed Doualeh Absieh a fait une large mise au point sur le freinage des activités du trafic ferroviaire en indiquant que les choses se sont bloquées du côté de nos confrères éthiopiens du chemin de fer et non pas des autorités éthiopiennes.

Ahmed Doualeh a affirmé que le directeur général, qui siège à Addis Abeba, a conclu des contrats avec une société italienne qui travaille déjà sur le remplacement des rails du train qui va de Djibouti à Addis Abeba.

Il a déclaré que le responsable du bureau du chemin de fer à Addis Abeba n’a pas considéré la partie Djiboutienne des accords bilatéraux et a agit d’une manière isolée.

Il a ajouté qu’ils ont, de leur côté, rejeté cette mauvaise initiative de la part des responsables éthiopiens du bureau CDE d’Addis Abeba.

Il a souligné que ce sont ces mauvaises décisions qui ont entravé, ces derniers temps, les activités du trafic ferroviaire et qu’ils n’ont rien cru des propos citant que le trafic ferroviaire s’est arrêté.

Il a affirmé et reconnu qu’il y’a un freinage des activités mais jamais un arrêt en ajoutant que les discussions se poursuivaient et que le train reprendra normalement ses activités.

Ahmed Doualeh a conclu ses propos en disant que le chemin de fer djibouto-éthiopien est le plus ancien de l’Afrique subsaharienne.

05/09/08 (B463-B) WIC / Djibouti remet à la Croix rouge internationale, 26 prisonniers de guerre détenus depuis les affrontements sanglants de Ras Doumera. – 5 prisonniers capturés lors des combats et 21 déserteurs érythréens qui se seraient rendus dans les jours qui ont suivi. Un seul officier et les 20 autres sont des appelés. L’Erythrée devrait remettre ensuite les prisonniers djiboutiens via le Quatar / Djibouti turns over 26 Eritreans to ICRC (En Anglais – Info lecteur et ses précisions à la fin)

Djiboutian authorities handed over 26 Eritreans to the International Committee of the Red Cross (ICRC) who had been under their custody since the June military clashes between Eritrea and Djibouti, according to Awate – Gedab News.

Of the 26 Eritreans, five were wounded and captured in the June 10-11 clash. The rest, 21 conscripts, surrendered to Djibouti in the days following the military clash.

With the exception of Captain Mehari, who is an officer in the Eritrean army, the other prisoners are all Eritrean conscripts.

Meanwhile, Eritrea holds fifteen prisoners of war from the Djiboutian army and it is unclear whether these were turned over to the ICRC.

The Eritrean government had earlier offered to exchange its prisoners with those held by Djibouti and the state of Qatar had been involved in the initiative. But Djibouti refused the offer and opted to use the conventional approach with the Red Cross.

Gedab News has also learned that there are scores of Oromo and Ogaden detainees in Djibouti who escaped from their training camps in Eritrea close to the Djibouti-Eritrea border area. Eritrea hosts Ethiopian Oromo and Ogaden opposition groups.

Meanwhile, Eritrea has finally given its permission to the UN fact finding mission to visit Eritrea with one caveat: the mission has to fly directly from New York.

Eritrea has indicated it will not receive any delegation if it flies from either Djibouti or any other Middle Eastern country.

Eritrea had previously rejected fact-finding visits from the African Union (AU) and the League of Arab States (Arab League.)

_______________________________ Précision de notre lecteur

Selon les informations que j’ai pu obtenir, la majorité des 26 Erythréens remis à la Croix Rouge, seraient non pas des appelés, mais des travailleurs manuels, des gardiens ou des bergers etc. originaires de la region d’Obock et membres de la communauté Afar.

En effet, au lendemain des combats, le SDS avait commencé à pourchasser et à arrêter tous les immigrés Erythréens de la région afin de montrer à la communauté internationale que l’AND avait été capable de faire des prisonniers pendant les combats et probablement de disposer d’une monnaie d’échange pour récupérer les véritables soldats djiboutiens qui ont été capturés par l’adversaire …. et dont on nous cache le nombre exact … Est-il si important ?