Articles

28/10/2015 (Brève 493) Les arrestations se multiplient à Djibouti. Appel à manifester le 31 octobre et communiqué (émis par la Diaspora djiboutienne en Belgique)

Appel à manifester

La diaspora Djiboutienne en Belgique
Manif Bruxelles
Photo : manifestation sept 2013

soutenue par l’ensemble des forces de l’opposition djiboutienne et des associations de la société civile, appelle à un rassemblement, le 31 octobre de 13H30 à 16h30 devant l’Ambassade de Djibouti en Belgique : Avenue Franklin Roosevelt, 204 1000 Bruxelles.

Pour protester :
– Contre les arrestations arbitraires des civils, accusés d’avoir un lien de parenté avec les membres ou les dirigeants du FRUD ;

– Contre les arrestations des mères de famille, des épouses et des sœurs des membres du FRUD ;

– Contre les tortures infligées par les gendarmes et les militaires aux personnes arrêtées ;

– Contre l’exécution extra-judiciaire de Mohamed Ali Haïssama, survenue le 23 août 2015 au lac Assal;

– Contre la criminalisation des actions politiques, les harcèlements et les arrestations des militants de l’USN;

Pour exiger:
– la libération immédiate de Mohamed Ahmed dit Jabha, très malade et détenu depuis mai 2010, dans des conditions inhumaines, après avoir été sauvagement torturé;

– la libération de toutes les autres personnes arrêtées arbitrairement;

– le jugement des responsables de la torture, des viols des femmes et des violations graves des droits de l’Homme.

Contact : diasporadjibbelgique@gmail.com
tel 0032 476 342 583 & 0032 499 880 397

11/04/09 (B494) Le journal de la Flibuste ….. (2 articles en Français)

__________________________ 2 – Le Matin (Suisse) avec AFP

Les autorités somaliennes impuissantes à éliminer la piraterie maritime

Les fragiles autorités de Somalie, impuissantes à contrôler un pays morcelé par 17 ans de guerre civile, réclament en vain depuis des années qu’une force maritime internationale se charge d’éliminer les pirates qui écument ses côtes.

Dès octobre 2005, le Premier ministre de transition de l’époque, Ali Mohamed Gedi, avait demandé sans résultat aux pays africains d’envoyer des navires de guerre dans ses eaux territoriales pour assurer leur sécurité. "Il est clair que nous n’avons pas les moyens de surveiller nos côtes", constatait alors le gouvernement somalien.

Depuis, la situation n’a pas changé. Les pirates continuent en toute impunité d’attaquer navires de plaisance, bateaux de pêche et cargos, pour revendre leurs cargaisons et obtenir des rançons contre la libération des équipages.

En 2007, la France a initié une opération d’escorte de cargos d’aide alimentaire destinée à la population somalienne affrétés par le Programme alimentaire mondial (PAM) et qui étaient régulièrement attaqués.

En novembre de la même année, l’Organisation maritime internationale (OMI) avait demandé à la Somalie de "prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir et mettre fin aux actes de piraterie et vols à main armés contre les navires" pour rendre possible l’acheminement de l’aide.

Les autres navires, comme le voilier de croisière français le Ponant, attaqué vendredi, sont eux aussi à la merci des raids dans le golfe d’Aden des vedettes des pirates somaliens, armées de mitrailleuses et de lance-roquettes.

Pour mettre fin à leurs agissements, "les navires de guerre français et américains doivent attaquer les pirates, ils ont notre bénédiction", a jugé lundi Musa Ghelle Yusuf, gouverneur de la région de Bari, dans le Puntland (nord de la Somalie), où sont basés la majorité des pirates.

Un dispositif naval occidental est en effet déployé en permanence au large de la Somalie, dans le cadre des opérations de lutte antiterroriste initiée par les Etats-Unis pour surveiller cette route maritime majeure.

La France possède également sa plus grande base militaire à l’étranger à Djibouti, pays frontalier de la Somalie, où elle a dépêché une équipe d’élite de la gendarmerie, pour intervenir en cas d’échec des négociations avec les pirates.

Mais les pays occidentaux ne montrent guère d’enthousiasme pour s’engager militairement en Somalie, après le désastre de l’intervention américaine et des opérations de l’ONU dans ce pays dans les années 1990.

Suivant la position officielle du gouvernement somalien, le Centre anti-piraterie du Bureau maritime international (IMB) a appelé une nouvelle fois lundi la communauté internationale à renforcer la sécurité le long des côtes somaliennes.

"Le Conseil de sécurité des Nations unies, ou tout autre organisme, doit prendre des mesures pour empêcher les pirates d’attaquer d’innocents plaisanciers", a déclaré à l’AFP Noel Choong, le responsable du Centre basé à Kuala Lumpur.

"Il y a beaucoup de pétroliers (…) et nous sommes inquiets d’un désastre sur l’environnement en cas d’attaque d’un tanker transportant du pétrole brut ou des produits chimiques", a-t-il relevé.

Les pirates "sont des terroristes et il n’y a pas besoin de négocier avec eux", juge de son côté le gouverneur du Bari, selon qui ils "cherchent de l’argent et ils ont été encouragés par le paiement de rançons lors de précédentes attaques de navires".

Dans un pays ruiné par la guerre civile, la piraterie est en effet une activité extrêmement lucrative, tout comme l’enlèvement d’étrangers – essentiellement des employés d’organisations humanitaires -, où le trafic – dans des conditions inhumaines – d’immigrés clandestins vers le Yémen.

_________________________________ 1 – Ouest-France

Somalie : les pirates relâchent un pétrolier norvégien

Des pirates somaliens ont relâché, ce vendredi soir, le pétrolier norvégien MT Bow Asir, dont il s’étaient emparés fin mars.

De sources proches de ces pirates, on affirmait que la restitution du navire avait donné lieu au versement d’une rançon de 2,4 millions de dollars, mais un porte-parole de l’armateur Salhus Shipping a seulement confirmé que le pétrolier avait été relâché sans donner de précisions.

10/04/09 (B493) L’équipe de l’ARDHD souhaite de joyeuses fêtes de Pâques à tous les chrétiens du monde.

A l’approche des fêtes de Pâques et particulièrement en ce vendredi "saint", l’équipe de l’ARDHD souhaite de bonnes fêtes à tous les chrétiens.

10/04/09 (B493) Les dernières nouvelles de la manifestation « spontanée » mais obligatoire …. Un correspondant nous envoie le compte-rendu.

La manifestation à Djibouti : preparatifs et déroulement.

Depuis mercredi soir, les membres du comité d’organisation de la manifestation ont rendu visite aux adultes et à tous les jeunes des differentes quatiers de la capital pour leur rappeler « fermement » qu’ils devaient participer à la manifestation pour demander à IOG d’accepter un troisième mandat.

Des membres du SDS (Services secret djiboutiens) sont même venus en personne au quartier 7 (où ils ont beaucoup « d’aimables correspondants ») et au quartier 5.

A leur grande surprise, des intellectuels au chomage vivant à Q5 (association OBAMA de Q5), leur ont carrément dit « NON ».

Lorsque les agents du SDS ont demandé la réponse, ils ont répondu : « bien que nous ayons nos diplomes, nous n’avons pas de boulot et rien à manger, alors pourquoi nous manifesterions et pour soutenir qui ??? ».

Bien sur, les agents du SDS ont promis des emplois au port de Doraleh et des contrats pour Q5. Ils leurs ont rétorqués qu’ils ne décideraient qu’après avoir été embauchés sérieusement et avoir constaté « que les contrats arrivent bien au Q5 ». Les agents du SDS sont repartis sans avoir réussi à les convaincre ….

Confirmation : L' »association OBAMA du Q5″ n’a pas participé à la manifestation de jeudi.

Y-aura-t-il des représailles ???? Déjà pauvres et vivant dans la misère, certains parents de Q5 sont trés inquiets …

Que dieu protege les habitants de Q5 qui sont « dans la misère et malheureux » ..

Amin !

09/04/09 (B493) Le journal de la Flibuste … (4 articles en Français)

_________________________ 4 – Le Temps (Suisse) avec AFP

Le FBI négocie avec les pirates somaliens

Le cargo américain Maersk Alabama, pris d’assaut hier par des pirates au large de la Somalie, est à présent sous protection de la marine américaine. Mais le commandant du navire est toujours aux mains des assaillants, et le FBI, la police fédérale américaine, a été appelé en renfort pour négocier sa libération.

Le commandant du Maersk Alabama, le cargo américain brièvement capturé mercredi à la suite d’une attaque de pirates au large de la Somalie, est toujours aux mains des pirates dans un canot de sauvetage mais est en bonne santé, a annoncé jeudi l’armateur Maersk. La police fédérale américaine (FBI) a été appelée jeudi à la rescousse par la Marine pour apporter son aide dans les négociations avec des pirates, a indiqué le FBI.

«Les derniers contacts avec l’Alabama indiquent que le commandant reste pris en otage mais est pour l’instant sain et sauf», a déclaré Kevin Speers, le porte-parole de Maersk Line Limited, la filiale américaine de l’armateur danois Maersk qui arme le navire, lors d’une conférence de presse. Les pirates, avec le commandant en otage, ont quitté le navire à bord d’une embarcation de sauvetage, a confirmé Maersk Line Limited, dont le siège est à Norfolk en Virginie.

«Durant la nuit, la situation est restée sensiblement la même. L’équipage, à l’exception du commandant, est en sécurité à bord et contrôle le Maersk Alabama. L’USS Bainbridge est sur place et assure le commandement», a ajouté M. Speers.

L’USS Bainbridge, un croiseur lance-missiles américain, protégeait jeudi le navire battant pavillon des Etats-Unis, au lendemain d’une capture de quelques heures au large des côtes somaliennes.

Le porte-conteneurs, avec 20 Américains à bord, a été attaqué mercredi vers 7h00 (heure suisse) à environ 500 km au sud-est de la ville somalienne d’Eyl, mais l’équipage a repris le contrôle du navire dans la soirée.

L’attaque du Maersk Alabama vient couronner un spectaculaire regain d’activité des pirates qui, armés de Kalachnikov et lance-grenades, ont pris d’assaut six navires étrangers depuis samedi au nez et à la barbe des puissances navales mondiales déployées dans la zone.

Le Maersk Alabama est chargé de nourriture destinée notamment au Programme alimentaire mondial (PAM). Il faisait route vers le port kényan de Mombasa. «Il devait arriver au port de Mombasa le 16 avril» avec «232 conteneurs de nourriture pour le PAM» destinée à être distribué en Somalie, au Kenya et en Ouganda, selon un porte-parole de l’agence de l’ONU, Peter Smerdon.


_________________________ 3 – Portail des sous-marins

Comment se terminent les prises d’otage en Somalie ?

Par Rédacteur en chef.

La plupart des prises d’otage par les pirates somaliens se terminent par le paiement d’une rançon, mais pas toujours.

Paiement d’une rançon
On estime que les paiements ont reçu l’an dernier 80 millions $ en rançons, mais il est difficile de vérifier ce chiffre parce que de nombreux armateurs ne disent pas combien ils ont payé pour obtenir la libération de leur navire. Les cas les plus connus sont :

le pétrolier saoudien Sirius Star, détourné en novembre et libéré en janvier. Les pirates ont obtenu 3 millions $ alors qu’ils en demandaient 25.

le cargo Faina, détourné en septembre et libéré en février. Les pirates ont dit avoir reçu 3,2 millions $.

Sauvetage par les forces spéciales
Le gouvernement français a envoyé les commandos de marine pour libérer les otages :

en septembre 2008, la France a envoyé les commandos de marine pour libérer 2 otages sur le Carré d’As. Un pirate a été tué et 6 autres ont été arrêtés.

en avril 2008, les commandos ont arrêté 6 pirates sur le Ponant, après que ceux-ci aient libéré leurs otage. Une partie de la rançon a été récupérée.

Couler le bateau-pirate
L’un des cas les plus controversés à ce jour est le naufrage en novembre dernier d’un navire suspecté de piraterie. La marine indienne avait indiqué à l’époque que son bâtiment avait été attaqué par un bateau pirate.

Pour le propriétaire, il s’agissait d’un bateau de pêche pris en otage par les pirates. Il y aurait eu des otages à bord.

Libéré sans paiement de rançon
La chose la plus rare qui puisse arriver est que les pirates libèrent un navire sans y être forcé et sans recevoir de rançon. Au cours des 2 dernières années, un seul cas a été enregistré :

en décembre dernier, les pirates somaliens ont libéré un cargo et ses 8 membres d’équipage sans recevoir de rançon. Ils avaient retenu le navire pendant des mois. A l’époque, des responsables avaient indiqué que les pirates avaient libéré le navires après que des responsables de clan de la région les aient persuadés de le faire.

_________________ 2 – BNR – Radio Bulgarie – Sofia,Bulgaria

Les marins bulgares enlevés au large de la Somalie sont sains et saufs

Interrogé pour la Radio nationale bulgare, le vice-ministre des affaires étrangères Milen Kérémedtchiev a annoncé que l’équipage du navire Malaspina Castle, arraisonné par les pirates est sain et sauf.

A bord du navire il y a 16 marins bulgares.

C’est ce qu’a dit un de nos compatriotes qui a pu joindre sa famille au téléphone.

Néanmoins jusqu’à présent il n’a pas été question d’entamer des pourparlers pour leur libération, pas plus que de verser une rançon.

________________________________ 1 – Libération

Un équipage capture un pirate
Somalie . Un navire sous pavillon américain était visé.

Pour la sixième fois en cinq jours, les pirates somaliens ont frappé hier dans l’océan Indien. Le Maersk Alabama, un navire danois sous pavillon américain avec 20 ressortissants des Etats-Unis, «a été attaqué hier matin à 240 milles nautiques au sud-est de la ville somalienne d’Eyl», a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Ve flotte américaine. Quelques heures plus tard, l’équipage a repris le contrôle du porte-conteneurs qui faisait route vers le port kényan de Mombasa et capturé un des quatre pirates. Les trois autres auraient sauté du bateau.

Mardi, la marine américaine avait appelé les armateurs à renforcer leurs mesures de protection en haute mer après une recrudescence des attaques. Quatre jours plus tôt, le voilier français Le Tanit, avec à bord deux couples et un enfant, avait été capturé. L’équipage avait pourtant été averti des risques encourus. Quatre autres bateaux – britannique, taïwanais, allemand et yéménite – ont été également capturés depuis samedi dans l’océan Indien et dans le golfe d’Aden. Les pirates ne cessent d’étendre leur rayon d’action et de narguer les navires de guerre déployés pour sécuriser les routes commerciales.

En décembre, l’Union européenne avait lancé la première opération navale de son histoire, «Atalante». Un mois plus tard, Washington annonçait la création d’une force «multinationale» antipiraterie. Les marines russe et chinoise sont aussi présentes. Pourtant, «en dépit du renforcement de la présence navale dans la région, il est peu probable que les bâtiments maritimes et l’aviation soient assez proches pour venir en aide à des navires au moment d’une attaque», a reconnu la force maritime multinationale américaine. Pointant les faiblesses des forces alliées, la région autoproclamée du Puntland (nord-est de la Somalie) a appelé la communauté internationale à aider, à terre, les autorités locales dans leur lutte. Les pirates ont attaqué plus de 130 navires marchands au large de la Somalie l’an dernier, une hausse de plus de 200 % par rapport à 2007, selon le Bureau maritime international.

09/04/09 (B493) Le journal de la Flibuste …. (7 articles en Français)

Piraterie en Somalie: un navire de guerre américain sur les lieux

L’équipage du navire battant pavillon américain capturé au large des côtes somaliennes a repris le contrôle du navire, a confirmé l’armateur danois mercredi. Selon CNN, un des quatre pirates a été capturé et les trois autres ont sauté du bateau. Le capitaine serait toujours retenu en otage, sur un radeau.

Un navire de guerre américain est désormais sur les lieux, selon le département de la Défense.

La Maison Blanche suit l’affaire de près

Après la «Tanit», c’était ce mercredi au tour d’un navire danois sous pavillon américain d’avoir été capturé par des pirates au large de la Somalie.

Selon l’armateur, 20 marins américains se trouvaient à bord. La Maison Blanche avait indiqué plus tôt dans la journée qu’elle suivait «de près» le sort du bateau et s’inquiétait pour la sécurité de l’équipage.

«C’est un navire commercial», a précisé le lieutenant Nathan Schaeffer, de la 5e Flotte américaine basée à Bahrein.

Les pirates narguent les forces navales internationales

L’attaque a eu lieu à environ 500 kilomètres des côtes somaliennes, alors que le navire, propriété de Maersk Line, la filiale américaine de l’armateur danois, faisait route vers le port kenyan de Mombasa.

Cinq bateaux, français, britannique, taïwanais, allemand et yéménite, ont été capturés depuis samedi dans l’océan Indien, à des centaines de kilomètres de la Somalie, et dans le Golfe d’Aden, par des pirates somaliens qui continuent de défier les puissances navales mondiales déployées dans la région en étendant leur rayon d’action.

Mercredi, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton a estimé que la communauté internationale devait se rassembler pour «mettre un terme à ce fléau» qu’est la piraterie.

J.M. avec agence

___________________________ 6 – 24 h

Un enfant de 3 ans otage des pirates somaliens

PÉRIL EN MER | On en sait un peu plus sur le tout jeune captif d’un voilier français pris d’assaut samedi. Hier, 20 Américains et leur porte-conteneurs capturés.

L’imposant déploiement de navires de guerre d’une quinzaine de marines nationales n’y change rien: les pirates somaliens sont toujours aussi audacieux et prêts à se saisir de n’importe quel type de bateau au large de leur pays, pourvu qu’il représente une valeur d’échange.

Alors que hier, ils s’emparaient du Maersk Alabama, un porte-conteneurs danois avec 20 marins américains à bord, on en sait désormais un peu plus sur l’incroyable histoire du Tanit, ce voilier français de 12 m 50, capturé samedi à quelque 640 kilomètres au large de la Somalie avec ses cinq occupants, dont un enfant de 3 ans, le petit Colin.

Parti de Vannes en Bretagne il y a six mois, le Tanit, devait gagner les Seychelles ces prochains jours. C’est en tout cas ce que raconte le blog de ses propriétaires, les parents de Colin, Chloé et Florent Lemaçon. En parcourant le site des navigateurs, on apprend que c’est en toute conscience, et malgré les mises en garde répétées des autorités civiles et militaires françaises, que les occupants du Tanit – les Lemaçon et deux amis venus les rejoindre – ont décidé d’entreprendre leur voyage.

Zone à risque


«A partir de la nuit du 15 au 16 (mars), nous commençons à naviguer tous feux éteints (…) nous sommes en plein dans la zone à risque pour le piratage… cependant rien à signaler», écrivent-ils ainsi sur leur blog, précisant que les jours suivants, un hélicoptère, puis la frégate Le Floréal, les mettent à leur tour en garde. On connaît la suite.

Reste à savoir maintenant si, comme ce fut le cas avec deux autres bateaux battant pavillon français, le yacht de luxe Le Ponant, en avril 2008, puis le Carré d’As, en septembre, la marine française tentera de libérer par la force le Tanit.

Cela dit, si les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 navires l’an dernier, réussissant à en capturer une quarantaine, ils en sont déjà à 25 cette année, dont 6 depuis le début avril. La prise du Maersk Alabama, hier porte à au moins 18 le nombre de bateaux aux mains des pirates, et à environ 270 le nombre de leurs otages. Dont un enfant de 3 ans.

___________________________ 5 – Reuters avec CNN



Somalie- Le commandant du porte-conteneurs pris en otage (CNN)

Le commandant du porte-conteneurs américain "Maesrk Alamaba" détourné dans l’océan Indien par des pirates est actuellement retenu en otage sur un canot de sauvetage, a annoncé sur CNN un membre d’équipage.

Selon le commandant en second, Ken Quinn, joint par téléphone satellite, les autres membres de l’équipage, qui sont 20 au total, s’efforcent de négocier la libération du commandant en proposant des vivres aux ravisseurs.

"Ils veulent une rançon en échange de notre commandant et nous essayons d’obtenir qu’il soit relâché", a précisé Quinn en indiquant que l’otage se trouvait dans un canot de sauvetage en compagnie des quatre ravisseurs, qui ont coulé leur propre embarcation au moment de l’abordage.

Les matelots ont à leur tout pris un ravisseur en otage et l’ont retenu pendant 12 heures. Le ravisseur a été ensuite libéré dans l’espoir, vain, que ses camarades relâcheraient le commandant, a précisé sur CNN le commandant en second.

"Nous leur proposons des vivres mais cela n’a pas l’air de très bien marcher", a-t-il dit.

(Anthony Boadle,
version française Jean-Loup Fiévet)

___________________________ 4 – Ria Novosti (Russie)

Somalie: les pirates réclament une rançon de 2 M USD pour un cargo avec un équipage international (radio)

Les pirates somaliens réclament une rançon de 2 millions de dollars pour le vraquier Malaspina Castle avec un équipage international qui comprend notamment des Russes, rapporte mercredi la radio bulgare.

Le cargo britannique Malaspina Castle battant pavillon panaméen a été capturé le 6 avril dernier dans le golfe d’Aden, au large de la Somalie. Son équipage comprend 24 marins dont 16 Bulgares, ainsi que des citoyens de Russie, d’Ukraine, des Philippines et d’Inde.

Selon les médias bulgares, le capitaine du cargo est le Bulgare Darin Drumev, ancien commandant d’unité de sous-marins de la Marine bulgare. Les noms des autres otages demeurent inconnus.

___________________________ 3 – AFP

Navire capturé en Somalie : les USA suivent "de près" la situation

La Maison Blanche a indiqué mercredi qu’elle suivait "de près" le sort du navire danois battant pavillon américain capturé par des pirates au large des côtes somaliennes et s’inquiétait pour la sécurité de l’équipage.

"La Maison Blanche suit de près la situation concernant le détournement apparent du bateau battant pavillon américain dans l’océan Indien et évalue les actions possibles pour résoudre la situation", a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs.

"Notre priorité est la sécurité des membres de l’équipage", a-t-il ajouté dans un communiqué.

La marine américaine et le propriétaire du bateau avaient indiqué auparavant que des pirates somaliens avaient saisi le navire avec 20 Américains à bord au large des côtes somaliennes.

"Un navire danois battant pavillon américain a été attaqué ce matin à 240 milles nautiques au sud-est de la ville somalienne d’Eyl", a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Ve Flotte américaine basée à Bahreïn, précisant qu’il s’agissait d’un "navire commercial".

L’armateur danois Maersk a ensuite confirmé qu’un des ses bateaux avait été attaqué et a indiqué que vingt Américains se trouvaient à bord.

"Ce matin, vers 05H00 GMT, le Maersk Alabama, un porte-conteneurs, a été attaqué par des pirates et probablement capturé. Le navire, sous pavillon américain, a un équipage de vingt Américains", a affirmé l’armateur dans un communiqué.

Les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 navires marchands au large de la Somalie l’an dernier, une hausse de plus de 200% par rapport à 2007, selon le Bureau maritime international.

___________________________ 2 – Marine marchande avec AFP

Somalie: de l’aide alimentaire du PAM à bord du cargo danois piraté

Une partie de la cargaison d’un navire danois capturé mercredi par des pirates somaliens et battant pavillon américain est constituée de nourriture du Programme alimentaire mondial des Nations unies à destination de plusieurs pays d’Afrique de l’Est, a-t-on appris auprès du PAM.

"Il devait arriver au port de Mombasa (sud-est du Kenya) le 16 avril" avec à son bord "232 containers de nourriture pour le PAM", a indiqué un porte-parole du PAM à Nairobi, Peter Smerdon, interrogé par l’AFP.

La cargaison du PAM à bord du "Maersk Alabama" comprend "4.097 tonnes d’un mélange de soja et de maïs, utilisé pour combattre la malnutrition des enfants et de leurs mères et destiné à la Somalie et à l’Ouganda, ainsi que 990 tonnes d’huile végétale pour des réfugiés au Kenya", a ajouté M. Smerdon.

L’armateur danois Maersk a confirmé qu’un des ses bateaux, le "Maersk Alabama", un navire de sa filiale américaine Maersk, avait été attaqué par des pirates, précisant que 20 Américains se trouvaient à bord.

L’attaque a eu lieu vers 05H00 GMT à environ 500 km des côtes somaliennes, alors que le navire, chargé de nourriture destinée notamment à l’ONU, faisait route vers Mombasa, a précisé Maersk.

Cinq autres bateaux — français, britannique, taïwanais, allemand et yéménite — ont été capturés depuis samedi dans l’océan Indien, à des centaines de kilomètres de la Somalie, et dans le Golfe d’Aden par des pirates somaliens.

Près de 3,25 millions de Somaliens, soit presque la moitié de la population, nécessitent une aide humanitaire d’urgence dans ce pays pauvre de la Corne de l’Afrique en proie à une guerre civile depuis 1991.

___________________________ 1 – RFI

Nouvelles captures de navires

Les pirates ont encore frappé au large des côtes somaliennes. Cette fois, ils ont attaqué le porte-conteneurs danois, le Maersk Alabama, navigant sous pavillon américain, avec vingt marins à bord. L’équipage du navire a néanmoins réussi à reprendre le contrôle du bateau, ont indiqué en début de soirée les médias américains, citant des sources anonymes au Pentagone. Un des quatre pirates a été capturé et les trois autres ont sauté du bateau, selon la chaîne de télévision CNN, citant un responsable. Pour mémoire, depuis samedi ce sont cinq bateaux, français, britannique, taïwanais, allemand et yéménite, qui ont été capturés dans l’océan Indien, à des centaines de kilomètres de la Somalie, et dans le Golfe d’Aden, par des pirates qui continuent donc de défier les puissances navales mondiales déployées dans la région.

« Un navire danois battant pavillon américain a été attaqué ce matin à 240 milles nautiques au sud-est de la ville somalienne d’Eyl », a déclaré mercredi matin le lieutenant Nathan Schaeffer, porte-parole de la Ve Flotte américaine basée à Bahreïn, ajoutant qu’il était « possible que des citoyens américains soient à bord ». Selon l’armateur danois Maersk, le navire de 17 000 tonnes appartenant à sa filiale américaine a été objet d’un assaut vers 05H00 (temps universel), alors qu’il se dirigeait vers le port kényan de Mombassa. Tous les membres d’équipage seraient en bonne santé selon un responsable du Programme d’assistance aux navigateurs en Afrique de l’Est, basé au Kenya.

Face à la recrudescence des attaques dans cette zone de l’océan Indien, la 5ème Flotte américaine, au nom des forces multinationales de lutte contre la piraterie, avait appelé, mardi, les armateurs à faire preuve de vigilance en haute mer. Avant la prise du Maersk Alabama, les pirates avaient capturé, depuis samedi dernier, pas moins de quatre navires commerciaux battant pavillons britannique, taïwanais, allemand et yéménite, ainsi que le voilier français Tanit, avec deux adultes et un enfant, qui faisait route vers l’archipel des Seychelles. Ce voilier a été localisé, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, soulignant que l’attaque avait eu lieu « extrêmement loin des côtes », ce qui complique, selon lui, la tâche de la mission européenne antipiraterie « Atalante ».

L’armée française est déjà intervenue deux fois depuis un an pour libérer des voiliers et leurs équipages retenus par des pirates somaliens, notamment le Ponant en avril 2008 et le Carré d’As en septembre dernier. La présence, depuis la fin 2008, de navires de guerre des grandes puissances au large de la Somalie avait fait diminuer la fréquence des attaques dans cette zone ainsi que dans les eaux du golfe d’Aden.

Toutefois les pirates se sont dotés de moyens qui leur permettent d’élargir leur champ d’action.

Selon le Bureau maritime international, les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 navires marchands et pris en otage plus de 800 membres d’équipage au large de la Somalie l’an dernier, ce qui représente une hausse de plus de 200% par rapport aux chiffres de 2007.

09/04/09 (B493) AFP / L’Erythrée ne s’est pas retirée de la zone disputée avec Djibouti (ONU)

Le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé mardi sa préoccupation sur le fait que l’Erythrée a ignoré son injonction de retirer ses forces de la zone disputée à sa frontière avec Djibouti.

L’ambassadeur du Mexique à l’ONU Claude Heller, président du Conseil en avril, a indiqué à la presse à l’issue d’une séance consacrée au différend entre les deux voisins, que les 15 membres s’étaient dits préoccupés que l’Erythrée "n’ait pas rempli ses obligations aux termes de la résolution 1862."

Cette résolution, rédigée par la France et adoptée à l’unanimité le 14 janvier, donnait cinq semaines à l’Erythrée pour retirer ses forces de la zone frontalière disputée à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira, où s’était produit un incident armé avec Djibouti en juin dernier.

Asmara, qui nie l’existence d’un contentieux territorial avec Djibouti, avait rejeté cette résolution.

Mardi, le Conseil a demandé au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de poursuivre ses efforts de médiation et a chargé M. Heller, à la requête de la mission de Djibouti, de rencontrer l’ambassadeur d’Erythrée pour lui faire part de ses préoccupations.

09/04/09 (B493) LDDH : l’heure de l’impunité pour les dirigeants africains qui violent les droits de l’homme et qui harcèlent les Défenseurs de ces droits à pris fin.



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 9 AVRIL 2009

Il est temps à certains de nos dirigeants Africains de comprendre que l’heure de l’Impunité a pris fin.

La Ligue Djiboutienne des Droits humains (LDDH) adhère totalement aux Appels, en faveur de la Société Civile du Soudan, lancés par le Réseau des Défenseurs des Droits de l’Homme de l’Afrique de l’Est et de la Corne d’Afrique.

Il est temps à certains de nos dirigeants Africains de comprendre que l’heure de l’Impunité a pris fin.

NOEL ABDI Jean-Paul

_______________________________________
EAST AND HORN OF AFRICA HUMAN
RIGHTS DEFENDERS NETWORK
Public Statement
8th April 2009
EHAHRD-Net Index UGA 009/008/2009

KAMPALA: EHAHRD-Net calls on African civil society to mobilise in solidarity with Sudanese HRDs and on African leaders to put pressure on their Sudanese Counterpart

The East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project (EHAHRDP) in collaboration with Amnesty International (AI) today held a press conference in Kampala in solidarity with human rights defenders in Sudan who are increasingly feeling the brunt of a government bent on silencing the voices of those seen as posing a threat to its authority and future.

The conference formed part of a larger set of events organised in several other key African countries aimed at highlighting the strong sense of solidarity which many African human rights defenders feel towards their colleagues in Sudan that have come under increasing pressure in the last year and more specifically since the release of the arrest warrant by the International Criminal Court (ICC) against President Al-Bashir.

EHAHRDP also sought to use this opportunity to call on African leaders both at an individual level and through the African Union, to use their influence to put pressure on the Khartoum government to abide by its responsibility both to assist and protect the Sudanese population as whole and more specifically to protect the rights of Sudanese human rights defenders.

The event generated significant media attention and highlighted the increasing interest which national human rights organisations throughout the region, also in many instances facing an increasingly restrictive environment, have in enhancing collaboration and experience sharing in order to ensure that their rights as defenders are protected.

Please find below and attached EHAHRDP’s press statement which was presented by Mr Hassan Shire Sheikh, Executive Director of EHAHRDP.

For more information please contact
Ms Laetitia Bader, Human Rights Officer at EHAHRDP:
advocacy@defenddefenders.org or +256-775-141756

_______________________________

Human Rights Defenders in Sudan at risk
8th April 2009

Amnesty International and EHAHRDP press conference on Sudan

The Khartoum government’s current clampdown on Sudanese human rights defenders is alarming.

Being a human rights defender in Sudan, and especially in the western region of Darfur, has always posed significant challenges.

These challenges have become more acute following the issuance of an arrest warrant by the International Criminal Court on 4 March 2009 against the Sudanese President Omer Hassan Al-Bashir

Following the announcement, the Sudanese National Intelligence and Security Services (NISS) launched a campaign of intimidation against human rights activists in Sudan, particularly in Darfur and Khartoum, notably against those seen as speaking out in favour of justice for the victims in Darfur or seen as supporting the work of the ICC.

The campaign has involved the closure of three national Non-Governmental Organisations (NGOs) and all their branches notably the Khartoum Center for Human Rights and Environmental Development (KCHRED), the Amal Center for the Rehabilitation of Victims of Torture and Sudan Social Development Organization (SUDO).

In the case of the Khartoum Centre, which is the country’s leading national human rights organisation, its bank accounts were frozen in February and by early March the Humanitarian Assistance Committee (HAC) was calling for the registration of the organisation to be revoked ending almost a year of intensive pressure on this organisation.

In all three cases, NISS forces arbitrarily entered the premises of the organisations without warning and confiscated all of the property, including confidential files, and intimidated staff.

Legal appeals are currently underway to contest the closures of these organisations.

The fate of these organisations are merely the more visible cases of a much wider spread reality and part of a series of the government actions aimed at clamping-down and silencing activism deemed a threat to its authority notably activism seen as supporting the work of the ICC or at risk of providing the ICC with key evidence.

The arrest of three leading human rights defenders, Mr. Amir Mohamed Suliman, chairperson of the Khartoum Centre, Mr. Monim Elgak, and Mr Osman Hummaida , last November, was another poignant example of the lengths at which the government is prepared to go to ensure that the investigations by the ICC are thwarted and that all forms of independent and critical voices are silenced.

Following their arrest the three defenders were interrogated on their human rights activities and their assumed engagement with the International Criminal Court (ICC) investigations and Mr. Elgak and Mr. Hummaida were tortured.

The independent media has also been targeted.

Independent newspaper has faced daily pre-print censorship by the NISS; several newspapers have been suspended, one has been closed down. Journalists deemed too critical notably those speaking out against government restrictions have been repeatedly arrested and harassed.

These attacks are of particular concern given the political context in Sudan notably in light of the investigation by the ICC as well as the forthcoming national elections that had been planned for 2009, but have recently been re-scheduled for February 2010.

The Darfur conflict, the situation in Abyei and the implementation process of the Comprehensive Peace Agreement are other current issues which also risk to be negatively affected by this recent clampdown.

In fact, given this political reality the work of human rights activists and in particular their watchdog role in this country are more essential now than ever before in order to ensure that the government is held to account for its actions and abides by its national and international responsibilities.

And yet most national human rights organisations have either been closed or rendered more or less demobilised as activists are continually monitored, harassed, and the everyday running of organisations made more or less impossible.

The main perpetrators of these attacks are members of the National Intelligence and Security Services (NISS) who have been granted extensive powers by outdated legislation which is at odds with Sudan’s Interim National Constitution.

Of particular concern is the lack of protection available to human rights organisations and defenders on the ground.

Sudanese civil society organisations were once amongst the most buzzing, established, diverse and active ones in the region and were ready to speak out when their colleagues were at risk or facing excessive pressure.

Nowadays they are increasingly unable to offer each other this support and protection.

EHAHRDP therefore calls on the Sudanese authorities:
• To immediately repeal their decision to close down the Khartoum Centre, the Amal Centre and SUDO
• To bring an immediate end to the harassment, targeting of and restrictions being placed on Sudanese human rights defenders
• To guarantee the rights of freedom of association and expression
• To amend or revoke all laws which are at odds with Sudanese national law, notably with the Interim Constitution, and the country’s international legal obligations
EHAHRDP calls on the international community, and the African Union in particular:
• To strongly condemn the current clampdown on human rights defenders and their rights in Sudan
• To call for the immediate reversal of the closure of the Khartoum Centre, Amal Centre and SUDO
• To use its influence to ensure the implementation of key provisions of the Interim National Constitution
• To pressure and use diplomatic measures to ensure that the Sudanese government complies with the provisions of the UN Declaration on HRDs
• To offer support to national human rights defenders both in Sudan and outside of the country so that they can carry on with their vital work

Thank you,

Hassan Shire Sheikh
Chairperson of the East and Horn
of Africa Human Rights Defenders Network