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09/04/09 (B493) AFP / L’Erythrée ne s’est pas retirée de la zone disputée avec Djibouti (ONU)

Le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé mardi sa préoccupation sur le fait que l’Erythrée a ignoré son injonction de retirer ses forces de la zone disputée à sa frontière avec Djibouti.

L’ambassadeur du Mexique à l’ONU Claude Heller, président du Conseil en avril, a indiqué à la presse à l’issue d’une séance consacrée au différend entre les deux voisins, que les 15 membres s’étaient dits préoccupés que l’Erythrée "n’ait pas rempli ses obligations aux termes de la résolution 1862."

Cette résolution, rédigée par la France et adoptée à l’unanimité le 14 janvier, donnait cinq semaines à l’Erythrée pour retirer ses forces de la zone frontalière disputée à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira, où s’était produit un incident armé avec Djibouti en juin dernier.

Asmara, qui nie l’existence d’un contentieux territorial avec Djibouti, avait rejeté cette résolution.

Mardi, le Conseil a demandé au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de poursuivre ses efforts de médiation et a chargé M. Heller, à la requête de la mission de Djibouti, de rencontrer l’ambassadeur d’Erythrée pour lui faire part de ses préoccupations.

09/04/09 (B493) Nouvelles de Somalie … Le Figaro avec AFP / Somalie: radio fermée par des islamistes.

Les extrémistes islamistes somaliens "shebab" ont ordonné aujourd’hui à Radio Mandeq, la dernière radio indépendante émettant dans l’extrême sud du pays, d’arrêter sa diffusion, a indiqué à l’AFP le directeur de la radio, Hassan Mohamoud Halane.

"On ne nous a donné aucune raison justifiant la fermeture. Ils nous ont simplement dit par téléphone d’arrêter la diffusion et d’aller au poste de police pour une explication", a expliqué M. Halane, joint depuis Mogadiscio à Bulohawo, localité du sud du pays contrôlée par les shebab où est basée Radio Mandeq.

Les shebab ont ordonné au directeur de produire une copie des programmes diffusés par la radio, a précisé de son côté Mohamed Garane, un collègue de M. Halane.

Les insurgés islamistes extrémistes "shebab" combattent les forces gouvernementales et la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Ils ont pris le contrôle de nombreuses localités du sud du pays, en guerre civile depuis 1991.

La Somalie est l’un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes, selon les organisations de défense des droits de l’Homme.

09/04/09 (B493) Radio-Trottoir : un message signé par « les jeunes des quartiers 3, 4, 5 et 6 unis »

Chère ARDHD,


Caricature de Roger Picon
Nous vous confirmons qu’une manifestation est organisée pour jeudi 9 avril 2004

Selon les informations dont nous disposons, il serait prévu que cette marche soit conduite dans les quartiers populaires par IOG. « Ce salaud » va-t-il prendre la tête du cortège bras dessus, bras dessous avec « vilaine garce ».

A notre avis, l’information est fausse, car nous ne pensons pas que le « peureux » au pouvoir soit capable d’assumer un tel risque …

Il savent bien que les jeunes Djiboutiens (nes) sont bien équipés(es) de frondes et de lances pierres et que nous savons les utiliser quand il le faut ..

Même les mercenaires de la Garde Républicaine le savent et ils se méfient.

Malgré toutes les formations et entrainements qui leur sont donnés tantôt par la Légion Etrangère pour la France ou par les Marsouins des Forces Américaines, ils ne tiennent pas trop à provoquer un engagement qu’ils ne sont pas certains de dominer, sauf à utiliser des balles réélles et autres armes de guerre contre des populations civiles désarmées.  

Ce qui fait toujours un peu désordre sur la scène internationale …

Les jeunes des quartiers 3, 4, 5 et 6 unis.

09/04/09 (B493) Un dernier conseil à IOG (Hassan Aden)

Un dernier conseil à I.O.G

Après une absence de 7 ans, je suis allé visiter mon pays Djibouti. De retour depuis 3 semaines, je suis obligé de vous dire quelques mots sur ces questions importantes qui interpellent tout Djiboutien soucieux de l’avenir de notre pays.

Aujourd’hui, ce qui frappe le plus, c’est la paupérisation du peuple, renforcée par l’augmentation du coût des denrées de première nécessité, des loyers et de la terre, du coût des services publiques tels que la fourniture d’eau potable, l’électricité, les services de santé, les prix du carburant et du gaz etc.…

Vivre tout court devient difficile, sinon impossible pour une large couche de la population.

Si on peut penser que la crise est mondiale, il n’en est rien pour ce qui concerne la vie quotidienne du Djiboutien, qui est la conséquence directe d’actions délibérées menées par votre régime. Je vais essayer de les citer pour m’en plaindre, tout en sachant que je vais en oublier certaines.

A- Destruction de l’État
en créant des agences autonomes partout où l’action gouvernementale possédait un budget de contrepartie qui devait en assurer le succès. Cette façon d’amputer l’administration des moyens financiers nécessaires à son action a consacré les abus, les détournements et la corruption dans le secteur public soustrait `la responsabilité régulière de l’administration. Déplacement du cadre des décisions stratégiques vers le palais où d’obscures personnalités se trouvent investies de responsabilités occultes, notamment dans des domaines juteux tels que les communications, l’énergie, la banque centrale etc.

Les ministres ne gérant que des portefeuilles vides, même si les ministres en charge continuent de jouer le rôle de démarcheurs pour le Chef de l’État ou ses conseillers délégués, (TANI, H SAID, ALI GUELLEH, etc). Cette manière de faire a crée dans le secteur public, un secteur informel où la responsabilité est diluée et masquée. Tout cela avec comme objectifs, le développement de l’affairisme d’État au profit de personnes sélectionnées tapies sous l’ombre tutélaire des plus hautes autorités. Des secteurs parapublics stratégiques sont mis à genoux pour, créer les conditions d’une spoliation programmée au profit d’intérêts personnels.

Le plus grave est peut être cette façon cavalière d’adapter en permanence la loi et la constitution au bénéfice et aux intérêts exclusifs du Parti R.P.P et de son Chef.

La démocratie est violée depuis 30 ans et sa mort annoncée par ce désir de vouloir modifier la constitution pour un troisième mandat.

Les laudateurs, magouilleurs et autres gens de peu d’importance qui grouillent autour de vous, veulent simplement se construire un avenir que leur valeur personnelle ne leur permet pas d’envisager mirobolant.

Toute la nomenklatura R.P.P., étale aux yeux des populations pauvres leurs villas de grand standing, leurs voitures luxueuses et leurs richesses acquises si rapidement par des personnes qui souvent tiraient le diable par la queue il n’y a guère. En mettant en avant l’argent dans toutes vos actions, vous avez tué toutes les nobles motivations qui faisaient agir nos cadres et nos professionnels. Vous avez introduits pour certains agents que vous vouliez gagner à votre cause des indemnités parfois supérieurs à leur salaire nominal. Vous avez crée des contrats spéciaux qui font fi des diplômes et des postes occupés et qui ne servent qu’a fidéliser des militants zélés, parfois très limités intellectuellement.

Les domaines où la carence R.P.P. s’est le plus manifesté sont l’éducation, les initiatives démagogiques prises en multipliant la création d’établissement scolaires de tous niveaux, dans toutes les régions n’ont servi qu’à octroyer des marchés de construction à des militants R.P.P. parce que la fonctionnalité de ces établissements n’a jamais été réalisée, souvent par manque d’équipements et surtout de personnels. La victime principale est la population la plus démunie, dont l’enfant, soumis dans le primaire au cycle dévastateur du « double flux », ne peut espérer poursuivre ses études dans le secondaire, pris en otage par les professionnels peu qualifiés et un enseignement de mauvaise qualité.

Dans le domaine de la santé publique l’échec vient de la prise en otage par les politiciens du système de la santé. L’inefficacité des services de santé n’est pas simplement la conséquence du désastre financier lié à la mauvaise utilisation des ressources mais aussi et surtout à une absence de politique des ressources humaines.

Mr I.O.G le résultat de votre gestion des affaires a installé dans le pays un malaise profond de divisions, de querelles, de clans, de frustrations, parmi les partis politiques, parmi les catégories professionnelles, entre les régions. Il n’a plus de référence en dehors de l’argent ; même les marabouts sont achetés, amadoués et détournés de leur mission première de diriger le peuple sur la voie DROITE.
Enfin, le manque de dialogue politique et le peu de soucis que le pouvoir manifeste au désarroi de la population qui a faim et qui se « noie ». Ce que vous appelez R.P.P, n’est rien d’autre que l’exploitation des opportunités publiques au profit d’intérêts individuels. Vous ne faites pas l’apologie du mérite de l’individu par l’imagination, l’entreprenariat et le travail mais bien plus l’encouragement de la médiocrité et de la magouille.

Mr I.O.G vous êtes un homme aveuglé par le pouvoir dont toute la vie n’a été qu’un mirage et un rêve poursuivis à pas pressés, sans réflexion ni discernement et qui l’a conclue en parfait despote.

Depuis des années vous cherchez le chemin de l’argent. Vous croyez que la meilleure manière de rester au pouvoir est d’acheter les gens, ayant constaté que le Djiboutien aimait l’argent facile. Vous entretenez une cour stérile et cet amour intéressé qu’on vous manifeste.

Mr I.O.G, JE VOUDRAIS VOUS SUGGEREZ :

DE 2009 à 2011, de mettre en place un gouvernement de transition dont le rôle serait :
1) Surmonter la crise que traverse Djibouti
2) Agir sur les établissements bancaires pour leur participation au financement de l’économie, de façon effective.
3) Réunir les partis politiques et la société civile active pour surmonter tous les conflits politiques dans une communion nationale.
4) Réviser le fichier électoral.
5) Élaborer une révision de la constitution pour éviter dans l’avenir les tripatouillages et les coups de force d’une majorité parlementaire inconsciente, ou la tyrannie d’un despote.
6) Mettre un calendrier électoral.
7) Prendre les mesures nécessaires pour apporter à la population l’assistance à sa survie.
8) Assurer en 2011 des élections libres et transparentes sur la base d’un consensus national, en évitant de privilégier les solutions imposées par le R.P.P. et ses alliés.

Il serait souhaitable que dans cette période de transition, le chef de l’État collabore avec tous les partenaires politiques de la vie Djiboutienne

Il est clair que cette solution exclut la passation monarchique du pouvoir à tout descendant, légitime ou putatif. En se mettant au dessus de la mêlée pour permettre au Djibouti de passer le cap de 2011 sans dégâts.

Mr I.O.G les nuages qui s’amoncellent aujourd’hui au dessus des têtes des Djiboutiens sont striés de sang ; faites Mr I.O.G qu’ils se transforment en pluie nourricière et non en ouragan dévastateur qui plongerait le Djibouti dans la tourmente et le désordre, comme le syndrome Somalien.

REFLECHISSEZ IL N’EST PAS TROP TARD….

HASSAN ADEN
CANADA.

09/04/09 (B493) LDDH : l’heure de l’impunité pour les dirigeants africains qui violent les droits de l’homme et qui harcèlent les Défenseurs de ces droits à pris fin.



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 9 AVRIL 2009

Il est temps à certains de nos dirigeants Africains de comprendre que l’heure de l’Impunité a pris fin.

La Ligue Djiboutienne des Droits humains (LDDH) adhère totalement aux Appels, en faveur de la Société Civile du Soudan, lancés par le Réseau des Défenseurs des Droits de l’Homme de l’Afrique de l’Est et de la Corne d’Afrique.

Il est temps à certains de nos dirigeants Africains de comprendre que l’heure de l’Impunité a pris fin.

NOEL ABDI Jean-Paul

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EAST AND HORN OF AFRICA HUMAN
RIGHTS DEFENDERS NETWORK
Public Statement
8th April 2009
EHAHRD-Net Index UGA 009/008/2009

KAMPALA: EHAHRD-Net calls on African civil society to mobilise in solidarity with Sudanese HRDs and on African leaders to put pressure on their Sudanese Counterpart

The East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project (EHAHRDP) in collaboration with Amnesty International (AI) today held a press conference in Kampala in solidarity with human rights defenders in Sudan who are increasingly feeling the brunt of a government bent on silencing the voices of those seen as posing a threat to its authority and future.

The conference formed part of a larger set of events organised in several other key African countries aimed at highlighting the strong sense of solidarity which many African human rights defenders feel towards their colleagues in Sudan that have come under increasing pressure in the last year and more specifically since the release of the arrest warrant by the International Criminal Court (ICC) against President Al-Bashir.

EHAHRDP also sought to use this opportunity to call on African leaders both at an individual level and through the African Union, to use their influence to put pressure on the Khartoum government to abide by its responsibility both to assist and protect the Sudanese population as whole and more specifically to protect the rights of Sudanese human rights defenders.

The event generated significant media attention and highlighted the increasing interest which national human rights organisations throughout the region, also in many instances facing an increasingly restrictive environment, have in enhancing collaboration and experience sharing in order to ensure that their rights as defenders are protected.

Please find below and attached EHAHRDP’s press statement which was presented by Mr Hassan Shire Sheikh, Executive Director of EHAHRDP.

For more information please contact
Ms Laetitia Bader, Human Rights Officer at EHAHRDP:
advocacy@defenddefenders.org or +256-775-141756

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Human Rights Defenders in Sudan at risk
8th April 2009

Amnesty International and EHAHRDP press conference on Sudan

The Khartoum government’s current clampdown on Sudanese human rights defenders is alarming.

Being a human rights defender in Sudan, and especially in the western region of Darfur, has always posed significant challenges.

These challenges have become more acute following the issuance of an arrest warrant by the International Criminal Court on 4 March 2009 against the Sudanese President Omer Hassan Al-Bashir

Following the announcement, the Sudanese National Intelligence and Security Services (NISS) launched a campaign of intimidation against human rights activists in Sudan, particularly in Darfur and Khartoum, notably against those seen as speaking out in favour of justice for the victims in Darfur or seen as supporting the work of the ICC.

The campaign has involved the closure of three national Non-Governmental Organisations (NGOs) and all their branches notably the Khartoum Center for Human Rights and Environmental Development (KCHRED), the Amal Center for the Rehabilitation of Victims of Torture and Sudan Social Development Organization (SUDO).

In the case of the Khartoum Centre, which is the country’s leading national human rights organisation, its bank accounts were frozen in February and by early March the Humanitarian Assistance Committee (HAC) was calling for the registration of the organisation to be revoked ending almost a year of intensive pressure on this organisation.

In all three cases, NISS forces arbitrarily entered the premises of the organisations without warning and confiscated all of the property, including confidential files, and intimidated staff.

Legal appeals are currently underway to contest the closures of these organisations.

The fate of these organisations are merely the more visible cases of a much wider spread reality and part of a series of the government actions aimed at clamping-down and silencing activism deemed a threat to its authority notably activism seen as supporting the work of the ICC or at risk of providing the ICC with key evidence.

The arrest of three leading human rights defenders, Mr. Amir Mohamed Suliman, chairperson of the Khartoum Centre, Mr. Monim Elgak, and Mr Osman Hummaida , last November, was another poignant example of the lengths at which the government is prepared to go to ensure that the investigations by the ICC are thwarted and that all forms of independent and critical voices are silenced.

Following their arrest the three defenders were interrogated on their human rights activities and their assumed engagement with the International Criminal Court (ICC) investigations and Mr. Elgak and Mr. Hummaida were tortured.

The independent media has also been targeted.

Independent newspaper has faced daily pre-print censorship by the NISS; several newspapers have been suspended, one has been closed down. Journalists deemed too critical notably those speaking out against government restrictions have been repeatedly arrested and harassed.

These attacks are of particular concern given the political context in Sudan notably in light of the investigation by the ICC as well as the forthcoming national elections that had been planned for 2009, but have recently been re-scheduled for February 2010.

The Darfur conflict, the situation in Abyei and the implementation process of the Comprehensive Peace Agreement are other current issues which also risk to be negatively affected by this recent clampdown.

In fact, given this political reality the work of human rights activists and in particular their watchdog role in this country are more essential now than ever before in order to ensure that the government is held to account for its actions and abides by its national and international responsibilities.

And yet most national human rights organisations have either been closed or rendered more or less demobilised as activists are continually monitored, harassed, and the everyday running of organisations made more or less impossible.

The main perpetrators of these attacks are members of the National Intelligence and Security Services (NISS) who have been granted extensive powers by outdated legislation which is at odds with Sudan’s Interim National Constitution.

Of particular concern is the lack of protection available to human rights organisations and defenders on the ground.

Sudanese civil society organisations were once amongst the most buzzing, established, diverse and active ones in the region and were ready to speak out when their colleagues were at risk or facing excessive pressure.

Nowadays they are increasingly unable to offer each other this support and protection.

EHAHRDP therefore calls on the Sudanese authorities:
• To immediately repeal their decision to close down the Khartoum Centre, the Amal Centre and SUDO
• To bring an immediate end to the harassment, targeting of and restrictions being placed on Sudanese human rights defenders
• To guarantee the rights of freedom of association and expression
• To amend or revoke all laws which are at odds with Sudanese national law, notably with the Interim Constitution, and the country’s international legal obligations
EHAHRDP calls on the international community, and the African Union in particular:
• To strongly condemn the current clampdown on human rights defenders and their rights in Sudan
• To call for the immediate reversal of the closure of the Khartoum Centre, Amal Centre and SUDO
• To use its influence to ensure the implementation of key provisions of the Interim National Constitution
• To pressure and use diplomatic measures to ensure that the Sudanese government complies with the provisions of the UN Declaration on HRDs
• To offer support to national human rights defenders both in Sudan and outside of the country so that they can carry on with their vital work

Thank you,

Hassan Shire Sheikh
Chairperson of the East and Horn
of Africa Human Rights Defenders Network

08/04/09 (B493) Le journal de la Flibuste. Les pirates ne désarment pas et ils reconstituent leur stock, en se moquant de l’armada internationale qui est impuissante à surveiller un territoire aussi vaste et qui doit ravitailler ses navires ou effectuer des permutations entre les unités. (4 articles en Français)

________________________ 4 – Le Monde

Piraterie : des attaques en hausse de 200 %

Samedi 4 avril, des pirates ont capturé, au large des côtes de Somalie, le Tanit, un voilier français de 12,5 mètres, avec à son bord deux couples et un enfant, qui faisait route vers l’île de Zanzibar. Une prise de plus dans cette zone devenue l’une des plus dangereuses au monde, en dépit du déploiement d’importantes forces navales. Selon les chiffres du Bureau maritime international, 130 navires y ont été attaqués en 2008, soit une hausse de 200 % par rapport à 2007.

Il y a dix ans, les capitaines de marine marchande craignaient surtout la mer de Chine ou le golfe du Bengale. L’Asie du Sud, où transitent près de 80 % du commerce mondial, reste une région à haut risque, mais la signature, en 2004, d’un "Accord de coopération régionale pour combattre la piraterie et les attaques armées contre les navires" a permis de mieux sécuriser le détroit de Malacca. L’aide internationale au gouvernement indonésien s’est traduite notamment par la fourniture de vedettes rapides par le Japon et de radars par les Etats-Unis.

Autre zone surveillée de près : le golfe de Guinée, où les impératifs de protection des approvisionnements en pétrole ont conduit les Etats-Unis à déployer largement leur marine, et la France à réfléchir, notamment avec les autorités camerounaises, à un plan de sécurité maritime.

Marie-Béatrice Baudet

________________________ 3 – AFP

Les pirates somaliens frappent de nouveau et capturent 20 Américains

Les pirates somaliens ont frappé mercredi pour la sixième fois en cinq jours, capturant dans l’océan Indien un navire danois sous pavillon américain avec 20 Américains à bord et exposant l’impuissance de la communauté internationale à protéger le trafic maritime dans cette zone.

"Un navire danois battant pavillon américain a été attaqué ce matin à 240 milles nautiques au sud-est de la ville somalienne d’Eyl", a déclaré à l’AFP le lieutenant Nathan Schaeffer, porte-parole de la Ve Flotte américaine basée à Bahreïn, précisant qu’il s’agissait d’un "navire commercial".

L’armateur danois Maersk a ensuite confirmé qu’un des ses bateaux, le "Maersk Alabama", un navire de sa filiale américaine Maersk Line, avait été attaqué par des pirates et indiqué que 20 Américains se trouvaient à bord.

"Ce matin, vers 05H00 GMT, le Maersk Alabama, un porte-conteneurs, a été attaqué par des pirates et probablement capturé. Le navire, sous pavillon américain, a un équipage de 20 Américains", affirme l’armateur dans un communiqué.

L’attaque a eu lieu à environ 500 kilomètres des côtes somaliennes, alors que le navire faisait route vers le port kenyan de Mombasa, précise Maersk.

Cinq bateaux — français, britannique, taïwanais, allemand et yéménite — ont été capturés depuis samedi dans l’océan Indien, à des centaines de kilomètres de la Somalie, et dans le Golfe d’Aden par des pirates somaliens.

Ces pirates ne cessent d’étendre leur rayon d’action et de narguer les navires de guerre déployés dans la région par les grandes puissances, à commencer par les Etats-Unis et les pays européens, mais aussi la Chine.

Mardi, la Ve Flotte a appelé les armateurs à renforcer leurs mesures de protection en haute mer après cette recrudescence d’attaques.

Elle a ainsi souligné que "plusieurs attaques récentes ont eu lieu à des centaines de milles des côtes de la Somalie" et averti que "les navires marchands (devraient) être plus vigilants en opérant dans ces eaux".

"En dépit du renforcement de la présence navale dans la région, il est peu probable que les bâtiments maritimes et l’aviation soient assez proches pour venir en aide à des navires au moment d’une attaque", poursuivait le message de la Combined Task Force (CTF) 151, la force maritime multinationale créée en janvier par l’US Navy.

Les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 navires marchands au large de la Somalie l’an dernier, une hausse de plus de 200% par rapport à 2007, selon le Bureau maritime international.

Pour y faire face, de nombreux pays ont dépêché des navires de guerre au large de la Somalie, en proie à la guerre civile et au chaos depuis 1991.

Mais les pays participant à cette force n’ont pas la même attitude vis-à-vis des pirates.

Si la France a pourchassé, arrêté et poursuivi en justice des pirates somaliens, les Américains semblent hésiter à le faire.

La marine américaine a ainsi relâché le 20 mars, faute de preuves irréfutables, six pirates présumés après une tentative d’attaque. Elle a pourtant indiqué avoir vu les six hommes "jeter des objets à la mer mer" avant leur arrestation, ce qui laisse penser qu’ils s’étaient débarrassés de leurs armes.

La recrudescence des captures ces derniers jours amène à se demander si la communauté internationale ne devra pas avoir recours à d’autres moyens pour neutraliser la menace que ces pirates représentent pour le commerce maritime.

Mardi, le ministre de la Sécurité de la région autoproclamée du Puntland (nord-est de la Somalie), Abdullahi Saïd Samatar, a appelé la communauté internationale à aider, à terre, les autorités locales à lutter contre la piraterie, estimant insuffisants les efforts des seules marines de guerre.


________________________ 2 – EuroInvestor (avec Reuters)

Un porte-conteneurs danois capturé au large de la Somalie

Les pirates somaliens ont capturé mercredi un porte-conteneurs danois, ont annoncé les autorités de surveillance maritime dans la région.

Le navire de 17.000 tonnes, exploité par les Etats-Unis, a été détourné à 400 milles au large de Mogadiscio, a précisé Andrew Mwangura, responsable du Programme d’assistance aux navigateurs en Afrique de l’Est, basé à Mombasa, au Kenya.

bureau de Nairobi,
version française Jean-Stéphane Brosse


________________________ 1 – Ouest Bateaux (Ouest-France)

Face aux pirates, davantage de moyens

L’opération anti-pirates de l’Union européenne est confrontée à une recrudescence des attaques navales.

Les pirates ont joué de chance ce week-end. Alors que la plupart des moyens européens de l’opération anti-pirates Atalanta étaient à quai à Djibouti, les uns pour réparation ou réapprovisionnement, les autres pour la relève entre les commandements et les équipages, ils ont pu s’emparer de cinq bateaux de commerce ou de plaisance, dont le voilier breton Tanit, attaqué « extrêmement loin des côtes », selon Bernard Kouchner.

Cette série d’incidents survient alors que, selon un premier bilan réalisé par les responsables d’Atalanta, le nombre d’attaques réussies a sensiblement diminué. Alors qu’en 2008, un abordage sur trois se traduisait par une capture, le taux de « réussite », est tombé à un sur cinq ou six.

La récente recrudescence des attaques « préoccupe » le contre-amiral Labonne, numéro 2 de l’opération Atalanta. « Cela nous conforte dans l’idée qu’il faut réadapter le dispositif en redéployant certains moyens vers l’océan Indien. Mais l’équation est délicate. Il ne s’agit pas de baisser la garde dans le golfe d’Aden ».

Le vaisseau amiral de la flotte européenne, la frégate espagnole Numancia, se rendra dans la zone et un avion français Falcon va être basé aux Seychelles pour une semaine.

Mais cela ne suffit pas. Atalanta vient aussi de demander aux États membres de fournir davantage de moyens aériens pour surveiller une zone aussi vaste que deux ou trois fois la Méditerranée. En attendant, les militaires européens déconseillent formellement à tout plaisancier de s’aventurer entre le Yémen, le Kenya et les Seychelles. « Le voilier de plaisance est une cible de choix, par ses caractéristiques (lenteur, bord abaissé…) qui facilite l’attaque, explique Labonne.

Et aussi parce qu’un bateau de plaisance symbolise pour les pirates, sinon le luxe, du moins l’assurance qu’il y aura quelqu’un pour verser une rançon, même si ce n’est pas toujours la réalité ».

Ouest-France,
Nicolas GROS-VERHEYDE.

08/04/09 (B493) Les Djiboutiens sont-ils masochistes ou complétement asservis par la Terreur ? Demain, jeudi, ils seront obligés de manifester pour supplier Guelleh (qui assure qu’il n’en a pas envie, bien sur !!) de se représenter. « Yes we can ».

Sous Guelleh, la vie économique s’est effondrée, les libertés se sont réduites, il n’y a plus à proprement parler de justice …

Depuis quelques temps, le montant des retraites a été considérablement diminué, les salaires aussi, tandis que le chômage a encore augmenté.

Et les Djiboutiens, à qui le Conseil des Ministres va accorder quelques baisses tarifaires (*) devraient descendre demain jeudi dans la rue pour se joindre à une gigantesque manifestation où ils promèneront le nouveau logo, imaginé par l’équipe de communication de la Présidence (un plagia de celui d’Obama) :  » YES, WE WANT ! ».


YES,
HE WANTS !


Humour par Roger Picon
Il y aurait matière à se poser la question : « Les Djiboutiens sont tellement contents de leur sort, qu’ils manifestent spontanément pour demander encore plus de restriction de leurs libertés, encore plus de harcèlements policiers, encore moins de justice, encore moins de travail, encore moins de retraite et encore moins de services publics ».

Qui pourrait le croire ? Qui pourrait être masochiste au point de faire cela ? (Hormis les priviligiés du régime, s’entend et les tortionnaires qui ne doivent leur impunité, qu’à ce régime sanguinaire)

Alors c’est la deuxième réponse qui s’impose : « Victimes du régime de terreur, ils se sentiront obligés et contraints de descendre manifester dans la rue demain jeudi et de supplier Guelleh d’accepter de faire un troisième mandat … ». Sinon, les espions de chaque quartier, les espions de chaque ilot les dénonceront à la SDS.

Et là, gare aux sanctions : prison, torture, perte d’emploi, suppression des prestations publiques et que sais-je ? Bannissement aussi ?? Pourquoi pas ? Car Guelleh connaît la méthode qu’il avait appliqué à la famille d’Alhoumékani

C’est bien la preuve, que ce n’est pas le peuple qui désire ce troisième mandat, mais que c’est bien Guelleh (avec tous ces profiteurs du régime) qui a envie que la mascarade "enrichissante" puisse continuer à lui rapporter à la fois de grosses sommes, mais aussi une protection contre les justices pénales qui pourraient s’intéresser rapidement à lui et à ses sbires.

(*) C’est l’un des arguments électoraux bien connus : on fait quelques concessions avant le vote et on promet de faire encore mieux après l’élection … et jamais personne ne voit rien venir… après le scrutin ! Et de toutes les façons, ces concessions sont toujours financées avec l’argent des autres, qu’il faudra rembourser un jour ….

08/04/09 (B493) Lettre ouverte d’un lecteur au dictateur djiboutien

Monsieur le dictateur I.O.G,

Dès les premiers mois de votre mandat, suite à un tragique accident de l’histoire vous ayant amené au palais, conscient de votre incapacité à vous élever à la hauteur de ces nouvelles fonctions, de plus en plus rattrapé par vos promesses sans analyse ni réflexion, et face aux échecs patents qui s’accumulaient dans les différents secteurs, vous avez vite été lamentablement réduit à gouverner par le mensonge, à devoir vous passer désormais votre propre savon dès que vous était tendu un micro.

Pour réduire l’ampleur de la supercherie et l’évidence de votre imposture à ce poste, vous avez entamé le nettoyage des fosses sceptiques autour de vous, pour ne plus vous entourer que des courtisans, des transhumants, des clowns, d’opportunistes, des charlatans réputés, de comédiens, des bouffons, bref de tous ceux qui acceptaient de s’ébahir face aux inepties et stupidités qu’ils qualifieront « la vision du Chef de l’État>

Vous voyant choisir scrupuleusement vos collaborateurs dans les poubelles des partis ou de la société. On ne peut des lors réagir que par le mépris.

Avec les médias publics dont la télévision, vous êtes devenu comme un singe devant un <micro>..
Pour mesurer le dégoût que vous suscitez chez les Djiboutiens, il suffit de se livrer à une petite comparaison. Après 8 – 9 ans seulement de présidence, les Djiboutiens disaient déjà bien pire de vous qu’ils n’en disaient de Gouled. On peut aussi comparer Djibouti à d’autres pays Africains où c’est après 20 – 30 ans de règne du même dictateur que les populations commencent à montrer un ras le bol comparable à celui des Djiboutiens à votre égard..

Monsieur I.O.G, aucun être humain ayant un minimum d’instruction ne peut être dupe face à votre énorme imposture, vous le soi disant super économiste, juriste, mathématicien, politicien et que sais je encore. Vos actes et propos frisent les régulièrement, les caniveaux lorsqu’ils ne sont pas en dessous. Vous êtes incapable de la moindre grandeur, d’appliquer un minimum de subtilité dans vos agissements.

Monsieur I.O.G, nous sommes convaincus que vous êtes nul sur tous les points dont vous vous efforcez de vanter vous-même vos mérites. Avec toute votre imposture, toutes ces insultes à l’intelligence chaque fois que vous ouvrez la bouche. Chaque fois qu’un homme ou une femme vous balance la vérité, vous essayez de l’achetez, autant les consciences et les silences.

Monsieur I.O.G. Avec tous les crimes que vous avez commis, avec toutes les vies que vous avez détruites, avec tout le mal que vous avez fait à ce pays, à ses valeurs, à son image……

Je vous souhaite que Dieu vous prête suffisamment longue vie pour permettre aux Djiboutiens de vous mettre la main dessus et de vous faire subir vous et vos complices pire que ce que méritent des êtres de votre acabit.

HASSAN NOUR
CANADA