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07/04/09 (B493) Romandie News avec AFP / Ethiopie: l’ONLF, « affaibli et divisé », pas de négociation

Le Front national de libération de l’Ogaden (ONLF) est "affaibli et divisé" et aucune négociation n’est prévue avec ces rebelles séparatistes de la région éthiopienne de l’Ogaden (sud-est), a affirmé mardi le ministre éthiopien de la Communication gouvernementale, Bereket Simon.

Les rebelles de l’ONLF affirment mener régulièrement des opérations contre les forces gouvernementales dans cette région frontalière de la Somalie, où les soldats d’Addis Abeba ont lancé une vaste opération depuis deux ans.

"Nous leur avons donné une chance de venir à la table de négociations et ils ont refusé, préférant l’option militaire. Donc maintenant, le gouvernement n’est plus dans une position de les inviter à un dialogue", a déclaré M. Bereket.

"A chaque fois qu’il y aura une possibilité d’attraper des combattants de l’ONLF, nous les aurons, comme nous l’avons fait avec succès dans le passé", a-t-il ajouté, affirmant que l’ONLF connaît aujourd’hui de nombreuses difficultés.

"L’expérience des deux dernières années a démontré que l’ONLF n’a pas eu de succès dans ses opérations militaires. Au contraire, les opérations anti-guérilla du gouvernement ont été efficaces", a-t-il estimé.

Le ministre, proche du Premier ministre Meles Zenawi, a expliqué que le gouvernement "centre son approche en Ogaden sur la politique et le développement (…) Maintenant que le développement est sur la bonne voie, l’ONLF a perdu beaucoup de terrain".

"Il est maintenant en situation de crise et très affaibli, très divisé", a-t-il souligné.

M. Bereket a une fois de plus accusé l’Erythrée voisine de soutenir l’ONLF estimant que tant qu’Asmara "voudra déstabiliser la région, il y aura toujours des entraînements et de nouveaux combattants pour soutenir les forces rebelles en Ogaden".

"La situation en Ogaden s’améliore chaque jour davantage. Selon notre évaluation, l’ONLF va maintenant se trouver dans une position difficile", a-t-il conclu.

L’ONLF et le gouvernement éthiopien se combattent également sur le front médiatique, affirmant régulièrement avoir mené des opérations d’envergure meurtrières sans que ces informations puissent être vérifiées, l’accès à cette région étant strictement contrôlé pour les journalistes et les humanitaires.

Meles Zenawi avait ainsi affirmé en mai 2008 que l’armée avait "tué ou capturé environ 95%" des combattants de l’ONLF depuis le déclenchement d’une offensive gouvernementale contre les rebelles de l’Ogaden en 2007, ce que l’ONLF avait vivement démenti.

L’offensive de l’armée dans l’Ogaden avait commencé en avril 2007 après une attaque revendiquée par l’ONLF, fondé en 1984, contre un site de prospection pétrolière chinois qui avait fait 77 morts.

07/04/09 (B493) FreeDjibouti – > La Diaspora doit donner l’impulsion !

A Djibouti, à moins de faire partie du cercle des usurpateurs, il est difficile de pouvoir exercer ses droits fondamentaux. Ces droits que les peuples du Ghana et du Bénin ont obtenu sans que le sang ne soit versé – parmi eux, le droit le vote est un droit essentiel –

Nos incivilisables aux commandes, des malfaiteurs pathologiques dénués de moralité et de pitié, sont déjà à pied d’œuvre pour nous servir, lors de la prochaine présidentielle arrangée et/ou truquée d’avance, leur ratatouille informe dite libre et démocratique.

Rien ne les émeut.

Que le pays s’effondre sous leurs pieds, qu’ils soient coupables et responables du marasme ambiant qui règne dans le pays ou catalogués d’écervelés aux âmes éteintes, ils ne se font aucun souci. On les a vus dernièrement, ces gangsters politiques qui, au lieu d’aller à l’essentiel, ont procédé à du saupoudrage avec des lois scélérates comme celle portant sur la modification de la constitution. Tout cela pour leur convenance et leurs intérêts personnels.

Lorsque l’on constate comment ces gens s’organisent pour repousser sine die, en 2011, l’espoir du mieux-être moral et social à Djibouti, il est normal de taper très fort sur le tambour de la dénonciation. Mais pendant que l’on crie "haro sur la minorité oppressante", il ne faut pas occulter l’impression fâcheuse que donne la majorité opprimée. L’impression que cette opposition nous donne, l’imprssion d’attendre indéfiniment, que ceux qui la manipule sournoisement pour conserver leur pouvoir, se fassent hara-kiri ou que des tiers viennent les démettre.

Un pur leurre. Les Djiboutiens sont unanimes pour reconnaître que c’est à eux qu’il échoit de mettre fin aux divagations erratiques du RPP.

Le moment est peut-être venu d’expérimenter une nouvelle carte. Celle de la diaspora, à qui il revient désormais de prendre ses responsabilités en insufflant à la lutte une nouvelle dynamique.

Mais apparemment, celle-ci ne semble pas pressée d’entre en action.

Combien est-il regrettable, ici au sein de la communauté expatriée, alors qu’il y a du feu dans la maison "Djibouti", qu’on en soit toujours à chercher ses marques, à vouloir mesurer avec du fil à plomb les hauteurs et les profondeurs, histoire de voir ce qui est vertical, ce qui est horizontal ou ce qui n’est ni l’un ni l’autre.

Affirmer que notre diaspora ne rencontre aucune difficulté pour se structurer, c ’est se voiler la face. Les raisons, relationnelles et historiques, sont surtout dues au fait qu’elle se laisse aller, tantôt au fatalisme, tantôt au quiétisme, mais trop souvent à des attitudes puériles nourries par la peur, l’excès de susceptibilité, les faux jugements, la méfiance, la calomnie, la médisance, l’égotisme… bref, les comportements de nature à atrophier une dynamique de groupe pour un Djibouti meilleur.

Il y a de quoi enrager lorsque l’on constate que notre diaspora, dont la qualité des membres ne peut pas être contestée, choisit de se terrer face au grand banditisme et au terrorisme d’état qui ruine la vie de la nation entière.

C’est en tout cas un constat. Et il est amer.

On rapporte que les exhibitionnistes au pouvoir mettent déjà le turbo dans leur campagne d’arnaques en prévision de 2011. Le fait qu’ils distribuent ici et là des équipements agricoles et autres civilités inhabituelles n’est pas gratuit. D’autres sauces anesthésiantes suivront dans quelques jours.

Aussi, doit-on se poser la question de savoir si les Djiboutiens de l’étranger vont pouvoir réagir à temps et émettre des signaux clairs qui rassurent le peuple esseulé, lequel n’en finit pas de baigner dans les mystifications sans lendemain du RPP ?

Ceci à l’air d’être une question géante pour des nains, considérant la notoire assymétrie dans la coordination des innombrables groupes associatifs djiboutiennes qui ont pignon sur rue aux quatre coins du globe. Le 6ème district de Djibouti traîne bel et bien avec lui des instincts claniques qui ont totalement miné le pays. Cette diaspora, économiquement vitale, ne doit pas se contenter de jouer au piano dans le concert politique national comme elle semble s’y complaire. Son incapacité actuelle à élever la voix, à se poser en force motrice du changement, va accélérer la ruine chez nous où la population – n’en déplaise aux troubadours indigestes du RPP – a plus faim de changement que de pain.

Certains princes libérateurs sont nés dans des palais, fourchette dorée à la bouche. D’autres ont vu le jour dans des taudis enfantés par de pauvres génitrices au ventre affamé. D’autres encore sont nés de l’imagination collective. S’il est évident que les Djiboutiens ignorent pour l’instant d’où surgira leur prince libérateur, ils ont une dressé la caricature du type d’homme qu’il devra être.

Devenu pointilleux pour des raisons compréhensibles, ils ne l’envisagent pas dans la catégorie des régents du non état djiboutien, ni des faiblards qui depuis presque 20 ans se tuent à vouloir leur prendre ce pouvoir avec des stratégies de fainéants.

Cette opposition là mérite d’être pleurée.

Que faire, maintenant que le prince de notre imagination tarde à se matérialiser, à émerger ? Il va falloir en inventer un et sinon, se mettre d’accord sur l’homme qui lui ressemble le plus, avant que le président Guelleh ne pivote son fauteuil usurpé et que ses racines ne traversent tous les océans.

À défaut de réaliser ce désir cher à notre peuple en désespérance dans la vallée de l’ombre de la mort, la bande poursuivra son chemin et nous, à notre tour, mériterons demain d’être pleurés.

A ce que je sache, les Djiboutiens ne sont pas encore descendus dans la rue pour affirmer des revendications politiques et/ou sociales. Nous parions qu’ils finiront par le faire lorsqu’ils découvriront enfin les coulisses où l’on fabrique ces artifices destinés à les endormir.

En 2011, les mêmes litanies nous attendent !

S’il n’y avait pas eu un découpage injuste, si le recensement de la population n’était pas bâclé, si le Président de la cour constitutionnelle n’était pas corrompu, si l’opposition n’était pas interdite de campagne à … si et si …. et puis en 2017, on ne laissera pas faire!

Au stade où nous en sommes, les questions valent plus que les solutions. Nous devons nous atteler à rechercher les questions essentielles, les interrogations vitales avant de jeter à la face du monde, par dessus nos petites personnes, les absurdités de minables «solutionneurs».

Des milliers de Djiboutiens vivent hors de Djibouti pour des raisons économiques ou politiques. Cette diaspora est la principale pourvoyeuse de moyens de survie pour la population. Elle peut s’exprimer librement.

Alors elle peut agir et contribuer efficacement au changement tant attendu.

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

07/04/09 (B493) Radio-Trottoir : un lecteur nous envoie une information, que nous publions sous sa responsabilité et avec les réserves d’usage, en attendant de recevoir des confirmations.

Le propriétaire de l’Arta, un ancien policier qui a été cité parmi ceux qui étaient les plus féroces avec leurs victimes et qui agissait au sein des équipes de tortionnaire, aurait changé de rôle.

Il serait
devenu un espion très actif au service de Guelleh et dénoncerait tous les opposants au régime, qu’il peut identifier. Pour nous, il est devenu l’ennemi public numéro 1. En plus, on raconte qu’il rançonnerait les plus démunis en les menaçant de différentes manières s’ils ne lui remettent pas de l’argent ….

07/04/09 (B493) LDDH : A la veille de son dixième anniversaire, la LDDH diffuse des informations sur la situation dramatique des Somaliens, qu’ils soient restés dans leur pays ou qu’ils aient cherché refuge au Kenya, où manifestement ils sont souvent victimes d’abus de la part des autorités (Source HWR)



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 7 AVRIL 2009

A un mois du 10ème Anniversaire de la LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS (LDDH), nous diffusons trois communications (*), qui dénoncent les situations dramatiques en République de Somalie tiraillée par les ingérences de Djibouti, du Kenya et de l’Ethiopie.

L’Ethiopie a officiellement retiré ses troupes, mais néanmoins des éléments de ses Forces d’occupation semblent encore présents en Somalie.

Cet effort de retrait des Troupes Ethiopienne est à saluer.

La stabilité de la Somalie ne sera effective que lorsque, toutes les prétentions Onusiennes et Djiboutiennes cesseront ; lorsque, les Troupes d’agression de l’Amisom quitteront le sol Somali. Alors un espoir de Paix surgira.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se félicite du noble combat des Humanitaires qui, parfois au risque de leur vie ne cessent de venir aux secours des victimes civiles, des réfugiés et personnes déplacées qui ne savent plus où aller, livrés à l’horreur et au désespoir jusqu’au Kenya voisin.

La Ligue Djiboutienne salue le courage des Journalistes Somalis qui aux prix de leur sang se sont fait l’écho des crimes de guerre en Somalie du Sud en particulier à Mogadiscio.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) salue le juste combat des Organisations Internationales des Droits de l’Homme en particulier Human Rights Watch et Amnesty International qui ont régulièrement dénoncé les crimes de guerre des Forces Ethiopiennes, de Reporters Sans Frontières (RSF) qui ont constamment suivi et assisté les Journalistes Somalis en première ligne pour dénoncer toutes les violations, de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH), de l’ARDHD, ainsi que tous les Défenseurs de par le Monde qui ont apporté leur soutien au Peuple Somali victime des interférences intolérables et des agressions extérieures avec leur lot des crimes contre l’Humanité.

NOEL ABDI Jean-Paul

_________________________ (*) Human Right Watch (En Anglais)

(L’ARDHD ne publie que le document de HRW. Les autres appels ayant déjà été largement diffusés sur le site)

Source http://www.hrw.org

Human Rights Watch

Kenya: Stop Forced Returns to Somalia

(Communiqué en Anglais, sur le traitement des réfugiés somaliens par les autorités et la Police du Kenya, soupçonnés par HRW de pratiquer la déportation massive de ces personnes en état de faiblesse)

Deporting asylum seekers, including women and children, who are trying to escape appalling violence in their country puts Kenya to shame. The police publicly proclaimed on March 30 that Kenya treats all refugees with ‘due care and dignity,’ and the very next day sent another 31 of them back into a war zone.
Gerry Simpson, refugees researcher at Human Rights Watch

Deporting Asylum Seekers Contradicts Law and Government’s Statements

Kenya should immediately stop deporting Somali asylum seekers, including women and children, back to their war-torn country, Human Rights Watch said today. The group said that Kenya should recognize all Somalis who qualify as refugees with rights to protection in Kenya.

On March 23, 2009, the Kenyan military intercepted a bus with 61 Somali asylum seekers, took them to a police station in the northeastern town of Dadaab, and then forced them back into Somalia. On March 31, the police expelled another busload with 31 asylum seekers. Those forced back into Somalia included 33 women and 28 children.

"Deporting asylum seekers, including women and children, who are trying to escape appalling violence in their country puts Kenya to shame," said Gerry Simpson, refugees researcher at Human Rights Watch. "The police publicly proclaimed on March 30 that Kenya treats all refugees with ‘due care and dignity,’ and the very next day sent another 31 of them back into a war zone."

The deportations, in violation of both Kenyan and international law, are the most recent in a string of similar incidents since January 2007, when Kenya officially closed its border with Somalia and forced the closure of a refugee transit center where the Office of the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) had registered new refugees as soon as they entered Kenya. In the two most recent cases, the Kenyan authorities denied the refugee agency access to the asylum seekers, claiming that the police and the military have instructions to return asylum seekers to Somalia. UNHCR says that government officials confirmed both incidents.

On March 30, Human Rights Watch released a report, "From Horror to Hopelessness: Kenya’s Forgotten Somali Refugee Crisis," describing conditions for the Somalis in the overcrowded refugee camps near Daadab and documenting dozens of cases of forced return of Somali asylum seekers and refugees from the border areas. In one case, on January 16, police shot at vehicles carrying asylum seekers and then entered a hospital where three of them were receiving treatment for gunshot wounds, drove them back to the border, and dumped them back into Somalia.

Under Kenyan law, asylum seekers escaping violence in Somalia are entitled to request the government or UNHCR to recognize them as refugees, either in refugee camps or in Nairobi. Many foreign governments and aid agencies work in the refugee camps to assist those fleeing the violence in Somalia. Human Rights Watch said donors should press Kenya to respect the rights of refugees.

The deportations also violate the most fundamental principle of refugee law, the prohibition on refoulement – the forcible return to a place where a person faces a threat to life or freedom on account of race, religion, nationality, membership of a particular social group, or political opinion. Under the 1969 African Union Convention Governing the Specific Aspects of the Refugee Problems in Africa, Kenya is further obliged not to send refugees back to situations of generalized violence such as in Somalia.

"Kenya has legitimate security concerns and a right to control its borders, but its borders can’t be closed to refugees fleeing fighting and persecution," said Simpson. "The border closure has only made Somali refugees more vulnerable to police abuse and deportation and lessened the government’s control over who enters Kenya and who is registered in refugee camps inside Kenya."

"From Horror to Hopelessness" documents the extortion, detention, violence, and deportation faced by a record number of Somalis entering Kenya at the hands of the Kenyan police. It also quotes refugees who describe being forced back to Somalia because they could not pay bribes to Kenyan police and others who were arrested, held in appalling detention conditions in the camps or nearby towns, beaten, and then deported back to Somalia.

"Foreign governments that seek to assist Somali refugees are being prevented from doing so because the Kenyan police are stopping the refugees from reaching aid," Simpson said. "Donors must now put maximum pressure on Kenyan authorities to respect the rights of refugees and allow them to seek sanctuary."

Citing security concerns, Kenya officially closed its 682-kilometer border with Somalia in January 2007, when Ethiopian troops intervened in support of Somalia’s weak transitional government and ousted a coalition of Islamic courts from Mogadishu, Somalia’s capital. During the past two years an escalating armed conflict by Ethiopian and Somali government forces against an insurgency, resulting in numerous war crimes and human rights abuses, has forced almost 1 million residents of Mogadishu to flee and provoked a growing influx of Somali refugees into Kenya.

"From Horror to Hopelessness" documents how in 2008, a record yearly total of almost 60,000 Somalis sought refuge in three overcrowded and underserviced refugee camps near the town of Dadaab, while possibly tens of thousands more traveled to Nairobi. Despite Ethiopia’s withdrawal from Somalia in late 2008, violence continues between Islamist groups and the government. Over 20,000 new Somali refugees have been registered in Dadaab’s refugee camps in the first three months of 2009, where they now face a humanitarian crisis.

07/04/09 (B493) Le journal de la flibuste … Un regain d’activité chez les pirates. Un yacht français arraissonné et localisé (Nombreux articles parus aujourd’hui). Polémique sur le fait que son commandant aurait ignoré les mises en garde de la marine française. (5 articles en Français)

_____________________________ 5 – Europe 1

Somalie : la Marine avait déconseillé la zone aux Français

La marine nationale avait "formellement déconseillé" au "Tanit", un voilier français capturé samedi par des pirates somaliens, de poursuivre sa route vers le Kenya.

A son bord, se trouvaient un couple de Français, leur fils de 3 ans et deux membres d’équipage. Bernard Kouchner a annoncé mardi matin que les pirates avaient été localisés.

L’équipage du Tanit, enlevé samedi par des pirates somaliens, était entré en contact avec un hélicoptère militaire français dans le golfe d’Aden, le 17 mars au matin. Il avait ensuite échangé avec la frégate de surveillance, le Floréal, qui participe à l’opération européenne Atalante contre la piraterie dans le golfe d’Aden.

"Il leur a été formellement déconseillé de poursuivre leur route vers le Kenya, même à bonne distance des côtes somaliennes", a précisé le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l’état-major. Selon lui, le Floréal a accompagné le voilier du 17 au 20 mars, lui conseillant de faire route plutôt vers les Seychelles.

Le petit voilier de plaisance, battant pavillon français, était parti de Vannes, avec à son bord un couple de Français, leur petit garçon de 3 ans ainsi que deux membres d’équipage embarqués en chemin. Ils naviguaient à très petite vitesse et avec un bateau très bas sur l’eau, ce qui a facilité la tâche des pirates.

Dans son blog, le couple écrivait vendredi, la veille de son attaque par les pirates : "A partir de la nuit du 15 au 16 (mars) nous commençons à naviguer tous feux éteints. Nous sommes en plein dans la zone à risque pour le piratage, cependant rien à signaler". "Le danger existe, et il s’est sans doute accru au fil de ces derniers mois, mais l’océan reste vaste. Les pirates ne doivent pas anéantir notre rêve", écrivait le couple.

Mardi matin, le ministre des Affaires étrangères a fait savoir que les pirates avaient été localisés. "Je n’ai pas de détails. Et si j’en avais, je ne vous les donnerais pas puisqu’une opération anti-piraterie, qui a été initiée par la France, regroupe maintenant un nombre important de pays", a déclaré M. Kouchner.

Sur place, se trouvent désormais des navires de guerre appartenant à différents pays dont la France, pour surveiller la zone. Conséquence : les pirates s’aventurent de plus en plus profondément dans l’océan Indien pour mener leurs attaques et s’éloigner ainsi des patrouilles. En 2008, deux autres voiliers français avaient été capturés par des pirates somaliens dans cette zone, notamment le Ponant il y a presque un an jour pour jour.

_____________________________ 4 – L’Express avec Reuters

Le navire français capturé en Somalie localisé, dit Kouchner

Les pirates qui ont capturé ce week-end un navire français ont été localisés lundi, déclare le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

"Oui, ils sont localisés. Ils l’étaient depuis hier", a-t-il dit sur RTL.

Prié de confirmer l’information selon laquelle cinq personnes, dont un enfant, se trouvent à bord du navire capturé, le chef de la diplomatie française a répondu: "Je ne l’infirme pas mais je n’ai pas de détails et si j’en avais je ne vous les donnerais pas."

Bernard Kouchner a précisé que ce bateau avait été attaqué "extrêmement loin des côtes", ce qui complique selon lui la tâche de la mission européenne antipiraterie "Atalante".

Selon la chaîne de télévision France 2, le navire français capturé est un voilier, le "Tanit", qui a quitté Aden le 14 mars. L’équipage tenait un blog à l’adresse http://tanit.over-blog.fr/, sur lequel il mentionnait, avant l’opération, le risque présenté par les pirates.

La France dispose dans le secteur de sa plus importante base militaire en Afrique, Djibouti.

L’armée française est déjà intervenue deux fois depuis un an pour libérer des voiliers où des pirates somaliens retenaient plusieurs de ses ressortissants, le "Ponant" en avril 2008 et le "Carré d’as" en septembre 2008.

A chaque fois, six pirates ont été capturés et transférés à Paris pour être jugés. Les douze hommes sont toujours en prison et la cour d’appel de Paris a rejeté lundi les demandes d’annulation de la procédure soutenues par les pirates du "Ponant".

Durant l’année 2008, 42 navires ont été détournés à proximité de la Somalie et 815 membres d’équipage pris en otages, selon des chiffres du Bureau maritime international.

Depuis la fin 2008 et l’envoi de navires de guerre par les grandes puissances, dont la France, la piraterie a toutefois baissé dans les eaux du golfe d’Aden et au large de la Somalie, où les pirates sont nombreux.

_____________________________ 3 – Ouest- France

Cinq Vannetais otages des pirates somaliens

La famille, deux amis et un garçonnet de 3 ans, effectuaient un tour du monde. Leur voilier a quitté le port de Vannes fin juillet.
«… Nous commençons à naviguer tous feux éteints… Nous sommes en plein dans la zone à risques pour le piratage… », écrivaient sur leur blog le 20 mars Chloé et Florent le Maçon.

Quinze jours plus tard, samedi 4 avril, le couple vannetais et son fils Colin de 3 ans, ainsi que deux autres marins vannetais, ont été capturés par des pirates somaliens. En dépit de la surveillance exercée par la Marine nationale ! « Ils nous escortent toute la journée. Un hélicoptère revient sur zone le lendemain pour voir si tout va bien… »

La famille était partie de Vannes fin juillet 2008. Le voilier de 12,50 m en ferro ciment avait mis le cap sur l’océan Indien. « Nous ne nous sommes fixés ni date, ni but ultime. Nous voulons fuir la société de consommation et sa routine. Nous préférons vivre au contact de la mer et la nature », expliquaient début juillet 2008, Florent, 28 ans, informaticien et Chloé, 30 ans, commerçante. Avant de lever l’ancre, pendant un an, le couple a vécu sur son bateau dans le port de Vannes.

Ils ont soigneusement pesé les risques d’un tel voyage. « Même si c’est dix fois moins dangereux de prendre un bateau que sa voiture tous les jours, nous avons beaucoup travaillé la sécurité. Avec des amis médecins, nous allons apprendre à poser des points de suture sur une plaie… »

Conscients du danger

Les deux marins avaient une pleine conscience de la dangerosité au large de la Somalie. « Pendant trois jours, on va se faire tout petit en passant le plus loin des côtes », annonçaient-ils en juillet. « Le risque existe mais il est minime pour un bateau comme le nôtre, d’autant que nous n’emportons ni appareil de navigation sophistiqué, ni argent, ni bijoux… »

Dans le canal de Suez, ils ont croisé des navigateurs qui ont été otages de pirates somaliens durant deux semaines. Ils venaient d’être libérés par un commando de l’armée française ! Leur libération s’était déroulée dans le sang avec un pirate abattu sous leurs yeux. « Mais ils ne se sont jamais sentis en danger car ces Somaliens n’en voulaient pas à leur vie », se rassuraient-ils en janvier alors qu’ils faisaient escale en Égypte.

Cette rencontre ne les a pas dissuadés de poursuivre leur voyage. « Les pirates ne doivent pas anéantir notre rêve. Comme nous ne pouvons pas passer en convoi sous escorte, deux amis vannetais vont embarquer avec nous. Ce sera plus rassurant car notre voilier est lourd et ne pourra fuir devant les pirates. »

Pour réduire les risques, les autorités leur avaient conseillé de s’éloigner de la route des navires de commerce… Toutes ces précautions n’auront pas suffi. L’attaque contre le voilier et ses quatre membres d’équipage s’est produite à plus de 600 km au large de la Somalie. Le bateau piraté a été conduit vers la côte du Puntland où les pirates disposent de bases.

Jean-Charles MICHEL.
Ouest-France

_____________________________ 2 – Le Post

Des pirates s’emparent d’un yacht français au large de la Somalie
piraterie en mer, Ras Hafun, puntland, somalie, kenya, océan indien

Samedi, des pirates somaliens ont capturé, dans l’océan Indien, un yacht battant pavillon français, selon Europe 1.

Selon l’ONG Ecoterra International, l’attaque contre le yacht et ses quatre membres d’équipage a eu lieu «à environ 640 km au large de Ras Hafun, dans le nord-est de la Somalie».

Selon cette ONG de surveillance maritime basée au Kenya, un bref contact téléphonique satellite a été effectué dimanche avec le yacht, précise Europe 1.

Les forces navales françaises engagées dans l’océan Indien à la surveillance maritime n’ont pas confirmé cet arraisonnement.

Dans un communiqué, Ecoterra International précise que "le yacht capturé est en train de faire route à huit noeuds vers la côte du Puntland (Somalie)".

Toujours selon l’ONG «des sources locales ont indiqué que l’attaque a apparemment été lancée d’un bateau de pêche yéménite également saisi par des pirates».

_____________________________ 1 – Radio Chine (CRI)

Des pirates somaliens attaquent un navire taïwanais et un cargo britannique

Les pirates somaliens ont détourné un navire de pêche taïwanais et un cargo britannique lundi, selon des agences de presse.

Andrew Mwangura, coordinateur du Programme d’assistance aux marins en Afrique de l’est (SAP), a déclaré que le bateau de pêche taïwanais "MV Win Far 161" et le cargo britannique "Malaspina Castle" ont été détournés dans les eaux les plus dangereuses du monde lundi matin.

M. Mwangura n’a pas pu établir le lieu de l’attaque du cargo britannique. Il a néanmoins précisé que le bateau de pêche taïwanais a été saisi près d’une île des Seychelles dans l’océan Indien.

Il a également confirmé qu’un yacht à la bannière française à bord duquel se trouve quatre membres d’équipage et un navire yéménite ont été également attaqués dimanche dans l’océan Indien.

"Je n’ai pas établi le nombre exact de membres d’équipage des quatre navires. Le yacht français et le navire yéménite ont été détournés dimanche alors que les navires britanniques et taïwanais ont été attaqués aujourd’hui dans la matinée", a déclaré M. Mwangura à l’agence Xinhua par téléphone.

"Je n’ai pas non plus reconnu leurs nationalités ou le nombre de membres d’équipage à bord des navires ou l’heure exacte de ces attaques", a regretté M. Mwangura.

Les pirates somaliens armés ont saisi plusieurs pétroliers européens ces derniers mois. Après les avoir saisis, ils les amènent généralement à leurs bases situées dans des villages côtiers éloignés de Somalie, où ils traitent bien leurs otages en vue du versement d’une rançon.

L’augmentation des activités de piraterie dans l’océan Indien au large des côtes somaliennes a incité la communauté internationale à déployer des forces de sécurité dans la zone pour enrayer les attaques fréquentes des navires cargo.

La communauté internationale cherche des moyens de poursuivre les pirates étant donné que le taux des attaques dans la région a flambé l’année dernière.

En effet, en 2008, une quarantaine de navires et plus de 800 membres d’équipage ont été attaqués par des pirates somaliens au large de la côte est-africaine. Depuis novembre, le nombre d’ attaques a diminué car les Etats-Unis, l’Union européenne, la Chine et d’autres pays ont envoyé des navires de patrouille dans la zone.

06/04/09 (B493) ALERTE ROUGE : lettre ouverte de l’UIDH à propos de la garde à vue, puis de la remise en liberté conditionnelle de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH et Vice-Président de l’UIDH, en charge de l’Afrique de l’EST.

à Monsieur Jean-Paul Noël Abdi,


Nous venons d’apprendre par votre mail que vous aviez fait l’objet d’une nouvelle arrestation arbitraire de la part des autorités djiboutiennes.

Même si vous êtes maintenant en liberté, l’UIDH s’associe à la FIDH, à la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme et à tous les défenseurs des droits de l’Homme pour condamner femément cette dérive liberticide caractérisée qui doit s’arrêter.

L’UIDH vous réitère ses encouragements et son soutien constant et indéfectible dans le noble combat que vous menez pour le triomphe des droits humains .

Salutations militantes.

Le Président de l’UIDH
Maître Brahima Koné

06/04/09 (B493) ALERTE ROUGE / LDDH : sur la décision du juge d’instruction de m’imposer un contrôle judiciaire …



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU DIMANCHE 5 AVRIL 2009

SUR MA LIBERATION CONDITIONNELLE.

« La FIDH condamne cette énième arrestation de Jean-Paul Noël Abdi et comme à chaque fois, les accusations ne sont que des prétextes à la criminalisation des défenseurs des droits de l’Homme.
Les autorités djiboutiennes doivent libérer immédiatement M. Abdi »
a déclaré la présidente de la FIDH, Mme Souhayr Belhassen avec les 21 autres membres du Bureau international de la FIDH réunis à Paris jusqu’au 5 avril 2009.

J’adresse tous mes remerciements,
– à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme, merci,
– à mon Avocat Maître Zakaria,
– à mon Conseil Luc Aden, tous deux présents à mes côtés, merci
– à Maître M. TUBIANA en alerte permanente,
– à l’ARDHD qui a déclenché immédiatement une alerte rouge.

Merci, à tous mes amis partout dans le Monde, sans oublier mes compatriotes.

Grâce à vous tous, grâce à votre Solidarité sans faille, toutes mes convictions pour la Liberté, pour le droit d’Expression, pour le refus de l’Intolérance…, pour le respect des Droits Fondamentaux et en priorité la Constitution Djiboutienne, pour l’application de toutes les Conventions Internationales Ratifiées, sans oublier l’Accord de Paix de 2001, restent intactes et inébranlables .

Oui, toutes mes convictions de Défenseur des Droits de l’Homme vous accompagneront.

1. Halte aux habituelles séquestrations « sur ordre » en République de Djibouti !

En tant que victime de la Justice, il est légitime de se demander pourquoi, notre Pays, la Justice reste toujours muselée par un Pouvoir foncièrement dictatorial, et, ce depuis l’Indépendance?

Est-ce, le Premier Magistrat qui bloque le principe « sacro-saint » de l’Indépendance Totale de la Justice ?

En fait, à qui profite ce blocage ?

Espérons, que les choses vont bouger !

Quelles sont les raisons de mes arrestations et intimidations fréquentes depuis la création de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ?

2. Sur les motifs retenus, mais non encore confirmés par écrit, à mon encontre.
A ma connaissance, il s’agirait :
– d’une nécessité de service ;
– probablement, en raison d’indices basés sur « des Injures publiques », délits prévus à l’article 432 du Code Pénal.

3. La décision du Juge d’Instruction.
– liberté sous contrôle judiciaire ;
– Interdiction de quitter le Territoire ;
– Emarger chaque jeudi auprès du Cabinet d’Instruction.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

06/04/09 (B493) ALERTE ROUGE : mobilisation internationale. Les sections de l’UIDH se mobilisent pour apporter leur soutien à Jean-Paul Noël Abdi.

_______________________________ ONDH (Sénégal)

Monsieur le Président, Cher Abdi,

Nous avons reçu l’information et espérons que les Autorités de votre pays se feront le devoir de vous laisser continuer votre noble mission pour votre pays, l’Afrique et le monde.

Nous appuyons la prise de position de l’UIDH sous la plume de Monsieur le Président Koné et demandons à toutes les sections d’en faire autant comme vient de le faire notre ami Emmanuel Safari et Badié.

Salutations distinguées

Djibril BADIANE / ONDH
Secrétaire aux Relations Extérieures

_______________________________ ANDDH (Niger)

Camarade Abdi,

Je me joins au message de notre Président Maître Koné.

Vous avez le soutien de tous les militants des droits de l’homme du Niger.

Aucune arrestation, aucune menace, n’ébranlera notre engagement à oeuvre pour la potection et la protection des droits d el’homme dans nos différents pays.

Chaque interpellation viendra nous rappeler que nous sommes sur la voie de la vérité, de l’objectivité et sur les sentiers luminuex de la liberté.

Dr Badié HIMA
Vice Président de l’ANDDH/Niger
Coordonnateur de Convergence Citoyenne