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12/07/09 (B507) Nouvelles de Somalie (3 articles en Français)

______________________________ 3 – Casafree (Maroc)

Somalie : 15 morts et 43 blessés dans les combats à Mogadiscio

15 personnes ont été tuées et 43 autres blessées samedi dans de violents combats opposant les rebelles islamistes aux forces gouvernementales somaliennes à Mogadiscio, selon un responsable somalien.

Nur Hassan Ali, chef de sécurité de l’administration de Mogadiscio, a été tué dans les combats au nord Mogadiscio, a déclaré à l’agence Chine Nouvelle le maire adjoint de Mogadiscio.

Ali Muse, un responsable des services d’ambulance, a dit que 15 personnes, pour la plupart des civils, ont trouvé la mort samedi dans les combats qui se déroulaient autour du siège du Parlement de transition dans la capitale somalienne.

Selon lui, le principal hôpital de Mogadiscio a reçu 43 blessés.

______________________________ 1 – L’Express avec Reuters

Vingt morts dans des affrontements à Mogadiscio

Vingt personnes, dont un officier de police et un combattant étranger, ont trouvé la mort samedi dans des affrontements entre rebelles islamistes et forces somaliennes, rapportent des témoins.

Des habitants fuyant les combats dans Mogadiscio. Vingt personnes, dont un officier de police et un combattant étranger, ont trouvé la mort samedi dans des affrontements entre rebelles islamistes et forces somaliennes dans la capitale, selon des témoins. (Reuters/Omar Faruk)

Les combats, au mortier et à la mitrailleuse, se sont déroulés dans des quartiers du nord de Mogadiscio tenus par les insurgés, où les troupes gouvernementales ont tenté de prendre position.

“Les rues sont effrayantes et une odeur de sang y flotte”, a rapporté un ambulancier interrogé par Reuters.

Le directeur des services de sécurité de la capitale compte parmi les tués, selon un représentant de la police. Les autorités ont en outre montré à la presse le corps de ce qu’elles présentent comme un volontaire afghan venu combattre dans les rangs du Hizbul Islam, mouvement dirigé par le cheikh Hassan Dahir Aweys qui fédère plusieurs groupes islamistes.

“Il s’agit d’un haut responsable militaire afghan des forces hostiles à la paix qui combattent le gouvernement. Il a son passeport. Nous en avons capturé d’autres du Pakistan, d’Afghanistan et du Yémen et nous les montrerons bientôt”, a déclaré un porte-parole militaire.

Les miliciens islamistes d’Al Chabaab et leurs alliés contrôlent une grande partie du sud et du centre de la Somalie ainsi que la plupart des quartiers de Mogadiscio.

En cas de renversement du gouvernement somalien, les pays occidentaux redoutent de voir le pays se transformer en havre pour les extrémistes islamiques et déstabiliser la région.

_____________________________ 1 – France 24 avec AFP

Nouveaux combats meurtriers à Mogadiscio

De nouveaux affrontements entre rebelles islamistes et troupes somaliennes ont fait au moins 10 morts dans les quartiers nord de la capitale Mogadisco. Les islamistes ont lancé le 7 mai dernier une offensive visant à renverser le président.

Au moins 10 personnes, pour la plupart des combattants, ont été tuées samedi dans des affrontements opposant les insurgés somaliens aux forces gouvernementales dans le nord de Mogadiscio, a-t-on appris de sources policière et hospitalière.

“Les combats ont fait plus de 10 morts jusqu’à présent mais la plupart d’entre eux sont des combattants”, a déclaré à l’AFP un responsable policier, Abdulahi Duale.

Les combats ont éclaté samedi matin dans le quartier de Manbolyo lorsque des insurgés islamistes radicaux ont attaqué une position des forces gouvernementales.

“Nos forces sont toujours en position défensive et nous avons tué de nombreux terroristes”, a ajouté M. Duale.

“Nous avons vu environ 11 personnes tuées dans les combats de ce (samedi) matin et les ambulances ont transporté jusqu’à présent 37 blessés dans les hôpitaux”, a rapporté à l’AFP le chef du service des ambulanciers de Mogadiscio, Ali Muse.

Selon plusieurs sources, un haut responsable militaire du gouvernement a trouvé la mort dans ces combats, une information qui n’a pas été confirmée par les autorités.

Par ailleurs, le corps d’un combattant étranger présumé, tué dans les combats de samedi selon les autorités, a été montré à la presse par le porte-parole des forces gouvernementales, Farhan Mohamed Arsanyo.

“Cet homme était le commandant des terroristes (à Mogadiscio) en lutte contre le gouvernement. C’était un ressortissant afghan et il a été tué dans le district de Karan (nord de la capitale) ce matin”, a déclaré Farhan Mohamed Arsanyo lors d’une conférence de presse.

“Nous avons également capturé neuf d’entre eux vivants et nous les montrerons aux médias”, a-t-il ajouté.

“Ces allégations sont complètement fausses mais je peux vous confirmer que nous avons tué leurs responsables, y compris leurs commandants au combat”, a réagi un commandant de la milice Hezb al-Islamiya (Parti islamique).

Les islamistes extrémistes des shebab et la milice Hezb al-Islamiya ont lancé depuis le 7 mai une violente offensive contre le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed.

En mai, les shebab avaient admis que des combattants étrangers étaient engagés à leurs côtés dans Mogadiscio.

12/07/09 (B507) Nouvelles de Somalie … De violents combats. Alors que 20 civils tués, le Président somalien annonce la “Victoire” ??? (9 articles en Français)

__________________________ 9 – RFI

Combats meurtriers entre militaires et insurgés

Des combats entre les insurgés islamistes et les forces gouvernementales épaulées par les soldats de la Mission de l’Union africaine (Amisom), ont fait 21 morts. Les insurgés s’étaient trop rapprochés du palais présidentiel.

Au nord de Mogadiscio, au moins 21 personnes, dont des civils, ont été tuées dans des combats entre forces gouvernementales et insurgés, le 12 juillet 2009.

Avec notre envoyée spéciale à Mogadiscio, Stéphanie Braquehais

Depuis samedi, les hôpitaux de la ville sont submergés. L’hôpital de Medina, à lui tout seul, a accueilli quatre-vingts patients en 48 heures dont quatre ont succombé à leurs blessures.

La plupart sont des combattants, les civils ayant fui les quartiers nord de Karan et Abdulaziz où ont lieu les affrontements.

Samedi soir, les shabab se trouvaient tout proche de villa Somalia et, après que la fuite des troupes gouvernementales, des mortiers ont été tirés sur les positions de l’Amisom (Mission de l’Union africaine en Somalie) qui garde le palais présidentiel, faisant plusieurs blessés.

« C’est, selon le porte-parole, le major Bahoku Barigye, ce qui a décidé la force africaine à intervenir ce (dimanche) matin pour repousser les shabab durant deux heures de violents combats. Nous faisions face à une menace imminente, déclare-t-il, mais nous ne participons pas aux affrontements ».

Selon des habitants autour de la zone, les affrontements sporadiques se sont poursuivis toute la journée de dimanche. Si les troupes gouvernementales sont parvenues à reprendre quelques zones, la situation demeure pourtant extrêmement volatile.

__________________________ 8 – AP

Somalie: regain de violences à Mogadiscio

Les insurgés islamistes ont avancé dimanche vers le palais présidentiel à Mogadiscio, la capitale de la Somalie, lors de combats qui ont fait plusieurs dizaines de morts et environ 150 blessés, selon les autorités. Les soldats de l’Union africaine ont dû intervenir pour la première fois pour soutenir les forces gouvernementales.

Les combats entre divers groupes islamistes et les forces gouvernementales se sont intensifiés au cours des dernières semaines. Dimanche, la capitale Mogadiscio a été le théâtre de violents affrontements, les forces gouvernementales utilisant des lance-grenades et des mitrailleuses montées sur des camionnettes pour tenter de repousser les insurgés.

Un journaliste de l’Associated Press a vu plusieurs cadavres sur la ligne de front, et l’hôpital Medina, le plus grand de la ville, était submergé de blessés. “Ce sont les affrontements les plus violents dans la capitale depuis deux mois”, a déclaré Duniya Ali Mohamed, employée de l’établissement.

Plusieurs dizaines de militants et de soldats gouvernementaux ont été tués, selon les deux camps, même si un bilan précis était impossible à établir.

Les quelque 4.300 militaires de l’Union africaine en poste à Mogadiscio ont été contraints de prendre part aux combats lorsque les militants ont avancé dans le nord de la ville, à environ un kilomètre du palais présidentiel, et directement menacé leurs positions, a indiqué Bahoku Barigye, porte-parole de la force de paix de l’UA.

“Nos troupes étaient en danger immédiat, donc nous avons dû agir de manière limitée”, a-t-il déclaré. “Cela ne signifie pas que nous nous impliquions complètement dans les combats”.

Les soldats de l’Union africaine tentent généralement d’éviter toute implication dans le conflit pour préserver leur neutralité. Leur mandat inclut la défense du port, de l’aéroport et de bâtiments publics de Mogadiscio.

Divers mouvements islamistes luttent contre le gouvernement soutenu par les Nations unies à Mogadiscio, depuis qu’ils ont été chassés du pouvoir il y a deux ans et demi. La Somalie est en proie à une instabilité politique récurrente et n’a pas eu de gouvernement en état de diriger le pays depuis 1991.


__________________________ 7 – LCN (Canada)

Les soldats de l’Union africaine interviennent en Somalie

En Somalie, les rues de la capitale sont devenues une véritable zone de guerre.

Pour la première fois, des soldats de l’Union africaine (UA) sont intervenus directement aujourd’hui pour soutenir les forces somaliennes à Mogadiscio.

Les combats font rage pour la deuxième journée consécutive dans la capitale entre des insurgés islamistes radicaux et les troupes gouvernementales.

L’avance des insurgés a forcé l’intervention des troupes de l’UA, qui tentent normalement de maintenir leur neutralité et de se tenir loin des échanges de tirs.

Leur mandat inclut toutefois la protection du port de la capitale et son aéroport, ainsi que les principaux édifices gouvernementaux.


__________________________ 6 – L’Express avec AFP

Somalie: reprise des combats dans le nord de Mogadiscio, au moins sept morts

Au moins sept personnes, dont quatre civils, ont été tuées dimanche dans le nord de Mogadiscio lors de combats entre forces gouvernementales, soutenues par les soldats de la force de l’Union Africaine (UA) en Somalie, et les insurgés, ont indiqué un policier et des témoins.

Un combattant de la milice Hezb al-Islamiya le 7 juillet 2009 dans le quartie du Hodan à Mogadiscio

Ces nouveaux combats ont éclaté à la suite d’une offensive des forces gouvernementales, appuyées par des chars de la force de l’UA, l’Amisom, dans le quartier d’Abdiasis de la capitale somalienne.

“Nous avançons sur leurs dernières positions dans le nord de Mogadiscio et plusieurs de leur combattants sont allongés morts dans les rues ce (dimanche) matin”, a déclaré à l’AFP un responsable policier Abdulahi Duale. “Nous avons perdu deux soldats dans la bataille ce matin”, a-t-il ajouté.

Des témoins interrogés par l’AFP ont rapporté que quatre civils et un combattant avaient été tués et que les chars de l’Amisom étaient entrés en action. “Les cadavres de quatre civils et d’un combattant ont été ramassés près de ma maison; ils ont été tués dans les combats tôt ce matin”, a affirmé un témoin, Abdiweli Hasan.

Un autre habitant du quartier d’Abdiasis, Mohamed Hashi Gurey, a expliqué avoir vu deux chars d’assaut de l’Amisom participer aux combats. “Les tanks tiraient des obus vers les rebelles à proximité du +Global hotel+ et ils avançaient vers les bastions des islamistes” radicaux, a-t-il décrit.

Sept civils ont également été blessés par un obus de mortier dans le quartier du marché de Bakara, le plus grand de la ville, selon un autre témoin, Feisal Ali.

Samedi, au moins 10 personnes, pour la plupart des combattants, avaient été tuées dans des affrontements opposant les insurgés aux forces gouvernementales dans le nord de Mogadiscio.

Les islamistes extrémistes des shebab et la milice Hezb al-Islamiya ont lancé depuis le 7 mai une violente offensive contre le gouvernement du président Cheikh Sharif Ahmed, élu fin janvier à la tête de ce pays en guerre civile depuis 1991.


__________________________ 5 – EuroNews

La capitale somalienne est à nouveau le théâtre de combats meurtriers

Les forces gouvernementales ont lancé une offensive contre les activistes islamistes avec le soutien de l’Amisom, la force de maintien de la paix de l’Union Africaine.

Selon un responsable, 40 insurgés ont été tués. Des soldats ont également perdu la vie ainsi que des civils.

Jusqu‘à présent, les militaires de l’Amisom, des Ougandais et Burundais, étaient restés confinés dans leur base. D’après des témoins, ils se sont rendus sur le front à bord de véhicules blindés.

Hier, vingt personnes ont trouvé la mort dans des combats au mortier et à la mitrailleuse.

La Somalie est un pays instable. Les islamistes radicaux contrôlent une grande partie du sud et du centre du territoire. Ils ont commencé à y appliquer une forme très stricte de la charia.

Depuis 2006, les violences ont fait plus de 18 000 morts et ont provoqué l’exode de centaines de milliers de personnes. La Somalie traverse une grave crise humanitaire.

__________________________ 4 – L’Express avec Reuters

De violents affrontements entre les forces gouvernementales somaliennes, soutenues par des soldats de l’Union africaine, et des rebelles de la milice Al Chabaab ont fait une quarantaine de morts dimanche, a-t-on appris auprès de responsables.

Combattant somalien dans les rues de Mogadiscio, samedi. De violents affrontements entre les forces gouvernementales somaliennes, soutenues par des soldats de l’Union africaine, et des rebelles de la milice Al Chabaab ont fait une quarantaine de morts dimanche, a-t-on appris auprès de responsables. (Reuters/Feisal Omar)

Les forces gouvernementales ont lancé une offensive avec le soutien de la force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) pour repousser les activistes islamistes qui s’approchaient du palais présidentiel.

“Nous avons tué 40 combattants du groupe Al Chabaab et nous continuons de les repousser. Nous les avons désormais chassés de trois quartiers du nord de Mogadiscio. Les soldats de la paix de l’UA nous ont aidés”, a déclaré Salad Ali Jelle, un parlementaire qui a participé aux combats.

Le maire adjoint de Mogadiscio, Adbifitah Shawey, a expliqué que les rebelles s’étaient approchés à moins d’un kilomètre du palais présidentiel.

“Nous avons perdu trois soldats dans la bataille et l’autre camp compte bien plus de morts”, a-t-il dit.

Un porte-parole de l’Amisom a déclaré que les troupes de l’UA avaient été contraintes d’agir “parce que les rebelles avaient franchi la ligne rouge qu’ils ne devaient pas franchir pour éviter notre action militaire”.

Jusqu’à présent, les 4.300 hommes de l’Amisom – des soldats ougandais et burundais – restaient confinés dans leurs bases, leur mission se bornant à protéger des points stratégiques comme le palais présidentiel, l’aéroport et le port.

Des témoins disent avoir vu les soldats de l’UA se rendre sur le front à bord de véhicules blindés.

Samedi, vingt personnes avaient trouvé la mort dans des combats au mortier et à la mitrailleuse. Au total, les violences ont fait plus de 18.000 morts et provoqué l’exode de centaines de milliers de personnes depuis 2006.


__________________________ 3 – AFP

Combats à Mogadiscio: 21 morts, le président parle de “victoire”

(Parler de “Victoire” quand 18 civils perdent la vie.
Etrange dans le registre d’une personne qui se proclame Président d’un pays. A-t-il suivi les cours de formation chez Guelleh ?- Note de l’ARDHD)

Au moins 21 personnes, dont 18 civils, ont été tuées dimanche dans le nord de Mogadiscio dans des combats entre forces gouvernementales et insurgés, le président somalien revendiquant une “victoire” décisive de ses troupes.

Ces nouveaux combats ont éclaté dimanche matin à la suite d’une offensive des forces gouvernementales dans le quartier à Abdiasis, dans le nord de la capitale somalienne, avant de s’étendre aux quartiers voisins.

“Les ambulances ont transporté 75 civils blessés et 14 cadavres, des civils tués pour certains par des tirs de mortier et d’artillerie et pour d’autres par des balles perdues”, a déclaré dimanche soir à l’AFP le chef du service des ambulanciers de Mogadiscio, Ali Muse.

“Des tirs soutenus d’artillerie et des tirs croisés ont laissé environ 14 civils morts dans des quartiers nord de Mogadiscio où les combats se sont déplacés”, a rapporté à l’AFP un commandant des forces gouvernementales, le colonel Mohamed Farah.

Plus tôt dimanche, des témoins, des sources hospitalières et un policier avaient fait état de sept personnes tuées, deux soldats gouvernementaux, un combattant non identifié et quatre civils.

“Nous avançons sur leurs dernières positions dans le nord de Mogadiscio et plusieurs corps de leurs combattants gisent dans les rues ce (dimanche) matin”, expliquait à l’AFP un responsable policier, Abdullahi Duale.

Au cours d’une conférence de presse, le président Sharif Cheikh Ahmed, élu en janvier à la tête de ce pays en guerre civile depuis 1991, a revendiqué la victoire de ses troupes et leur prise de contrôle de la “majeure partie” de Mogadiscio.

“Vous pouvez constater que les forces armées du gouvernement contrôlent la plupart des zones disputées dans la capitale aujourd’hui. Il s’agit réellement d’une victoire claire que nous avons remportée sur les rebelles”, a-t-il déclaré.

Le président somalien a démenti l’entrée en action de chars d’assaut de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) rapportée dans la matinée par des habitants d’Abdiasis.

“Nous n’avons aucune information indiquant que les soldats de maintien de la paix de l’Union africaine ont pris part à la bataille. C’est le seul gouvernement somalien qui a pris la responsabilité de sévir” contre les insurgés, a-t-il ajouté.

“Les chars tiraient des obus vers les rebelles à proximité du +Global hotel+ et ils avançaient vers les bastions islamistes” radicaux, avait décrit à l’AFP un habitant du quartier, Mohamed Hashi Gurey.

Samedi, des affrontements similaires avaient fait 10 morts dans le nord de Mogadiscio.

Les islamistes extrémistes des shebab et la milice Hezb al-Islamiya ont lancé depuis le 7 mai une violente offensive contre le gouvernement du président Ahmed.

Les forces gouvernementales sont passées à la contre-offensive le 22 mai.

Depuis début mai, le président n’a quasiment pas quitté la présidence, régulièrement visée par des tirs de mortiers.

De fait, les batailles pour le “contrôle” des districts se concentrent le plus souvent sur des points stratégiques tels que le commissariat de la zone sans qu’aucun des deux camps ne puisse véritablement clamer son emprise sur le quartier tout entier.

Plus de 200.000 habitants de Mogadiscio ont fui les combats ces deux derniers mois, selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).


__________________________ 2 – Nouvel Obs avec AP

Des soldats de l’Union africaine viennent prêter main-forte aux troupes somaliennes à Mogadiscio

Des soldats de l’Union africaine sont intervenus pour la première fois en soutien des forces somaliennes alors que les combats faisaient rage dimanche à Mogadiscio entre des insurgés islamistes radicaux et les troupes gouvernementales, selon un porte-parole de l’UA.

Bahoku Barigye a précisé que les soldats de l’Union africaine étaient venus en renforts en raison de la menace directe que faisaient peser les insurgés sur leurs positions dans la capitale somalienne.

Les quelque 4.300 militaires de l’Union africaine tentent généralement d’éviter toute implication dans le conflit pour préserver leur neutralité. Leur mandat inclut la défense du port, de l’aéroport et de bâtiments publics de Mogadiscio.

Un habitant de Mogadiscio, Abdi Muhumed, a affirmé avoir vu huit cadavres, et Ali Muse, du service des ambulances, a rapporté que 16 personnes avaient été blessées dans des bombardements.

__________________________ 1 – Burundi avec APA et PANA

Sommet: Djibouti et le Burundi acceptent d’envoyer des soldats de la paix en Somalie

Djibouti et le Burundi ont convenu d’envoyer bientôt un bataillon de soldats de la paix en Somalie, ont déclaré jeudi des responsables de l’Union africaine a Addis Abeba.

Ils ont indiqué que la décision a été prise au cours du sommet de l’UA tenue la semaine dernière en Libye pour discuter des questions de sécurité dans le continent, y compris la Somalie.

En conséquence, le vice-président de l’Autorité de l’UA, Erastus Mwencha, a déclaré aux journalistes à Addis-Abeba que les deux pays ont convenu d’envoyer chacun un bataillon de près de 850 soldats de la paix en Somalie.

M. Mwencha a précisé que le Burundi et Djibouti vont bientôt envoyer les soldats dès que les conditions de déploiement seront réunies, ajoutant qu’à l’heure actuelle, la Commission de l’UA reste préoccupée par l’atteinte de son objectif visant à envoyer 8.000 soldats de maintien de la paix en Somalie.

Il a rappelé que le Nigeria, la Sierra Leone et le Burkina Faso ont également décidé d’envoyer leurs troupes en Somalie, toutefois, ces pays sont incapables de le faire pour diverses raisons, a-t-il dit.

Actuellement, environ 4.000 soldats de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), sont en Somalie pour soutenir le gouvernement fédéral de transition (TFG) du pays.

Le vice-président a déclaré aux journalistes que le dernier sommet de l’UA a pris fin avec succès en approuvant différentes résolutions.

La décision de transformer la Commission de l’UA en une Autorité, et une décision sur la sécurité alimentaire, qui exige des Etats membres de consacrer 10% de leur PIB à l’agriculture, la décision sur un nouveau drapeau de l’UA, la levée des sanctions imposées à la Mauritanie, l’intégration du NEPAD dans l’Union africaine aussi bien qu’un accord sur le plan stratégique de l’Union africaine sont, entre autres résolutions sorties du sommet qui s’est tenue dans la ville libyenne de Syrte.

11/07/09 (B507) Point de vue / Vérité, Message des sages de Galbed Gounti (en brousse). (Lecteur)

A Djibouti, le droit de personne est bafoué, la liberté est inexistante, et la justice est entravée, menottée par le pouvoir dictatoriale en place.

La population est appauvrie, abandonnée et l’État ne fonctionne pas par manque d’honnêteté et de loyauté : la conséquence est la mauvaise gestion.

Quand le régime perd le contrôle de la situation, il utilise les vieilles méthodes, en lançant des grenades dans les différents quartiers de la capitale pour terroriser la population et ensuite il organise le ratissage, direction Nagad.

L’arrestation, l’incarcération, la torture, et la prison ferme infligées à des gens honnêtes, au seul motif qu’ils s’opposent à un 3eme mandat et au viol de la Constitution.

Vu la situation invivable et aggravée, les Okals, les élus locaux, les personnes âgées, les chefs coutumiers, les humanistes, les poètes, les représentants des régions, les marabouts

les cheiks, les citadins loyaux et les associations de femmes ont lancé un grand appel à leur communauté installée à Galbed et aux notables respectueux par leurs dons et la connaissance donnée par le bon dieu

Il a été demandé à ces Cheiks, qui vivent en brousse, dans un secteur éloigné ou dans les forêts et les montagnes, au milieu des troupeaux et surtout loin de la civilisation, de prier

le bon Dieu, pour que le pays et le peuple guérissent, que la population retrouve, en harmonie et dans la liberté durable, une vie meilleure pour tous.

Et surtout pour que le dictateur et ses Warabas cessent de harceler et de brimer les gens faibles et sans défense. Le pays doit retrouver ses traditions et sa culture : terres des Somali, terres des Afar.

Au cours du Conseil des sages qui s’est tenu à Galbed-Gounti (en brousse), le Cheik Diraneh les yeux rougis a déclaré :

“Je dois avouer que parfois, une partie de moi se réjouit que le peuple djiboutien soit libre et souverain car nous gardons un mauvais souvenir du passé colonial : les obstacles, la violence, la mise en prison des leaders, l’insécurité, la division pour mieux régner.

Mais voilà que lorsque la liberté a été retrouvée : ceux qui ont reçu le pouvoir, le soi-disant
Clan en place n’a fait aucun effort pour conserver et pour développer l’État ni pour protéger la prestigieuse liberté des hommes et des femmes.”

Comment la population vit-elle ?

En 2009 a Djibouti, les gens sont réduits en silence car il y a la violence, les détentions arbitraires, l’humiliation, l’injustice, les plus âgés laissés pour compte, comme les faibles, les femmes. Le régime ne se préoccupe d’aucun d’entre eux.

Le régime ignore que le monde est en pleine évolution. Il refuse la bonne gouvernance, qui a pris une grande place dans les sociétés civilisées et qui favorise la réussite du peuple. Alors que l’oppression et la dictature n’ont aucun endroit pour s’abriter ou pour se reposer.

Chers frères, tenez compte de ceci : la vrai démocratie, elle est chez nous, ici, en brousse, au milieu des troupeaux, chèvres, moutons, chameaux, vaches, ânes etc.….

C’est un lieu où les gens sont tous égaux et où ils vivent ensemble et se respectent. Ils règlent les litiges en s’appuyant sur les lois et règlements coutumiers.

Comme les villes sont devenus des lieux de terreur et d’injustice, vivons, en brousse, en liberté loin d’IOG et de ses Warabas.

Le Cheik Diraneh a lancé un ultimatum :

Le monde est petit, la vie est courte, l’injustice est intolérable, les violences contre le peuple sont dépassées.
Il est impardonnable de condamner des innocents à la prison, de réduire à la pauvreté les familles et de détourner les richesses et les fonds publics.

A toi, le chamelier qui prétend diriger le bateau, conduit le désormais vers un bon pâturage, retrouve l’épanouissement du peuple, sinon tu devras rendre compte à Dieu qui est grand et puissant.

11/07/09 (B507) Discours d’Obama au Ghana (3 articles)

_____________________________ 3 – Yahoo avec AP

Obama appelle l’Afrique à rejeter la tyrannie et la corruption

Mark Smith

Barack Obama a dressé samedi un réquisitoire sans appel contre la corruption et la tyrannie lors d’une visite au Ghana, l’une des trop peu nombreuses démocraties de ce continent où naquirent une partie des ancêtres du premier président américain noir ainsi que ceux de son épouse, descendante d’esclaves. Lire la suite l’article

“Nous pensons que le Ghana peut être un extraordinaire modèle de succès à travers tout le continent”, a insisté le chef de la Maison Blanche, pour qui “le développement dépend d’une bonne gouvernance. C’est l’ingrédient qui fait défaut en trop d’endroits, depuis bien trop longtemps. C’est ce changement qui peut libérer le potentiel de l’Afrique”.

“Nous devons partir du principe que l’avenir de l’Afrique dépend des Africains”, a estimé Barack Obama, soulignant qu’il avait “le sang de l’Afrique en (lui), par son père kényan noir, même s’il a été élevé par la famille de sa mère, américaine blanche, et qu’il reconnaissait donc le poids de l’histoire, notamment coloniale.

Mais, a-t-il ajouté, l’Occident n’est pas responsable de “la destruction de l’économie du Zimbabwe depuis dix ans, ni des guerres dans lesquelles des enfants sont enrôlés comme combattants”. “Ces conflits sont une pierre autour du cou de l’Afrique”.

Accueilli triomphalement dans ce petit pays, Barack Obama s’est adressé au Parlement ghanéen et s’est entretenu avec son homologue John Atta Mills. “Tous les Ghanéens veulent vous voir”, lui a déclaré ce dernier, alors que la famille Obama faisait la “Une” de nombreux quotidiens locaux. Le président américain a participé à un déjeuner en plein air dans l’enceinte de la résidence présidentielle avec près de 350 personnes, puis il est passé à la partie historique de sa visite.

Avec son épouse Michelle, descendante d’esclaves africains amenés en Amérique, Barack Obama devait se rendre au fort de Cape Coast, d’où les esclaves étaient déportés vers les Amériques sous la férule britannique au XVIIe siècle.

La veille, au sommet du G-8 à L’Aquila, en Italie, un nouveau plan de sécurité alimentaire de 20 milliards de dollars avait été annoncé pour les pays pauvres, d’Afrique notamment, et samedi le président américain a déclaré que son pays fournirait 3,5 milliards de dollars d’assistance alimentaire en mettant l’accent sur la formation des agriculteurs.

_____________________________ 2 – Le Monde

Obama : l’Afrique doit prendre ses responsabilités

Le président américain, Barack Obama, est arrivé vendredi soir, 10 juillet, à Accra avec un cadeau – 20 milliards de dollars pour l’aide alimentaire à l’Afrique – et un message : le colonialisme ne peut pas constituer “une excuse” pour les problèmes du continent. “Je crois beaucoup à l’idée que les Africains sont responsables pour l’Afrique”, a-t-il expliqué dans un entretien au site allafrica.com, avant son départ des Etats-Unis.

Darfour et Somalie réclament une réponse “mondiale”Barack Obama a déclaré samedi à Accra que des crises comme le “génocide” au Darfour ou l’expansion terroriste en Somalie réclamaient une réponse “mondiale”, mais aussi un renforcement des capacités de réaction de l’Afrique elle-même. “L’Afrique n’est pas la caricature qu’on en fait d’un continent en guerre.

Mais les conflits font partie de la vie de trop d’Africains, avec la même constance que le soleil”, a-t-il dit dans un discours devant le parlement ghanéen. “Quand on a un génocide en cours au Darfour ou des terroristes en Somalie, il ne s’agit pas seulement de problèmes africains, ce sont des défis lancés à la sécurité internationale, et ils réclament une réponse internationale”, a-t-il assuré. (avec AFP)

L’enveloppe de 20 milliards de dollars sur trois ans (14,3 milliards d’euros) a été accordée par le G8 lors de la dernière journée du sommet de L’Aquila. M. Obama a plaidé personnellement auprès de ses collègues pour une augmentation de la somme initialement prévue (15 milliards), arguant d’une “responsabilité morale” des pays riches.

“Les actions irresponsables de quelques-unes ont engendré une récession qui a balayé le globe, a-t-il dit.

Les prix de la nourriture ont augmenté et 100 millions de personnes vont tomber dans une extrême pauvreté.” Le président a évoqué l’exemple de sa famille paternelle, qui, sans connaître la faim, vit au Kenya dans une région frappée par la malnutrition. La pauvreté est “quelque chose que je comprends dans des termes très personnels”, a-t-il ajouté.

Le G8 était réuni avec un groupe de pays africains. Devant les dirigeants de l’Algérie, l’Angola, l’Egypte, l’Ethiopie, la Libye, le Nigeria, le Sénégal, l’Afrique du Sud et l’Union africaine (que représentait Mouammar Kadhafi), M. Obama a expliqué qu’il y a cinquante ans, quand son père a quitté Nairobi pour étudier aux Etats-Unis, le Kenya avait un PNB par habitant supérieur à celui de la Corée du Sud. “On a parlé d’héritage du colonialisme et d’autres politiques mises en place par les pays riches. Sans vouloir minimiser ce facteur, mon propos est de dire que la Corée du Sud, en travaillant avec le secteur privé et la société civile, a réussi à mettre en place des institutions qui ont garanti la transparence et la responsabilité.”

Alors que dans beaucoup de pays d’Afrique, “si vous voulez avoir un job ou créer une entreprise, vous devez payer des pots-de-vin”.

AFRIQUE AUTOSUFFISANTE

Le G8 a entériné le nouveau mécanisme d’aide proposé par M. Obama : “L’aide doit créer les conditions qui permettent de se passer d’elle.” Au-delà de la distribution d’aide alimentaire, le projet vise à aider les fermiers à construire des infrastructures et à commercialiser leurs produits. “Il n’y a rien qui empêche l’Afrique de devenir autosuffisante sur le plan alimentaire”, a dit M. Obama.

Pour son premier discours en Afrique subsaharienne en tant que président, M. Obama avait prévu de développer le thème de la gouvernance. “Une partie de ce qui a empêché l’Afrique d’avancer est que, pendant des années, on a dit que c’était la conséquence du néocolonialisme, ou de l’oppression occidentale, ou du racisme… Je ne crois pas beaucoup aux excuses, a-t-il dit dans son entretien à Allafrica.com. Les cartes coloniales qui ont été tracées ont favorisé les conflits, mais nous sommes en 2009. L’Occident et les Etats-Unis ne sont pas responsables de la situation de l’économie du Zimbabwe depuis quinze ou vingt ans.”

Le discours d’Accra devait être diffusé largement sur le continent grâce aux projections publiques organisées par les ambassades américaines. Au Kenya, le réseau Safaricom (17 millions d’abonnés jusque dans les régions reculées) devait le transmettre, selon les termes d’un accord avec le département d’Etat.

Corine Lesnes

_____________________________ 1 – Le Point avec AFP

Les principaux points du discours de Barack Obama au Ghana

Le premier président noir des États-Unis, Barack Obama, a appelé samedi l’Afrique à prendre en main son propre destin en combattant les pratiques antidémocratiques, les conflits et la maladie et en l’assurant du soutien américain dans cette vaste entreprise. Voici les principaux points de son discours:

RESPONSABILITE DES AFRICAINS

“Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez. Mais cela n’est possible que si, vous tous, vous assumez la responsabilité de votre avenir. Cela ne sera pas facile. Cela réclamera du temps et des efforts. Il y aura des épreuves et des déconvenues. Mais je peux vous promettre ceci: l’Amérique sera à vos côtés, à chaque étape, en tant que partenaire, en tant qu’amie”.

RÔLE FUTUR DE L’AFRIQUE ET RELATION AVEC LES ÉTATS-UNIS

“Je ne vois pas dans les pays et les populations d’Afrique un monde à part. Je vois l’Afrique comme une partie fondamentale d’un monde interconnecté, comme des partenaires de l’Amérique agissant au nom de l’avenir que nous voulons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit être fondé sur la prise de responsabilité et le respect mutuels”.

RÔLE DE L’AFRIQUE ET DES ÉTATS-UNIS DANS LA RESOLUTION DES CONFLITS

“Nous devons nous dresser contre l’inhumanité quand elle se manifeste parmi nous (…) Nous encourageons la vision d’une architecture régionale de sécurité qui soit forte et qui puisse produire une force transnationale efficace quand il le faut.

L’Amérique a la responsabilité de favoriser cette vision, pas seulement par les mots, mais par un soutien qui renforce les capacités africaines.

Quand on a un génocide en cours au Darfour ou des terroristes en Somalie, il ne s’agit pas seulement de problèmes africains, ce sont des défis lancés à la sécurité internationale et ils réclament une réponse internationale.

Et c’est pourquoi nous nous tenons prêts à être des partenaires, à travers l’action diplomatique, l’assistance technique et le soutien logistique et nous soutiendrons les efforts visant à faire juger les criminels de guerre”.

“BONNE GOUVERNANCE”

“Nous devons reconnaître cette vérité fondamentale, à laquelle vous avez donné vie au Ghana: le développement dépend de la bonne gouvernance. C’est un ingrédient qui a fait défaut pendant beaucoup trop longtemps, dans beaucoup trop d’endroits (…) L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes”.

AIDE ET DEVELOPPEMENT

“L’Amérique tendra la main de manière plus responsable (…) L’aide, ce n’est pas une fin en soi. Le but de l’assistance étrangère doit être de créer les conditions pour qu’elle ne soit plus nécessaire”.

11/07/09 (B507) Le journal de la Flibuste … Arraisonnement d’un bateau traditionnel indien (2 articles en Français)

__________________________ 2 – Tolerance (Canada) (En Anglais)

La Russie un appel pour que les pirates somaliens soient jugés par des cours internationales. //
Russia calls for international prosecution of Somali pirates

Russia has called for an international mechanism to prosecute the pirates as power actions against them are ineffective.

“Only power measures to prevent pirate attacks will not yield the desired result. Preventive efforts are necessary to bring those guilty to responsibility,” Vitaly Churkin, Russian Ambassador to the UN said at a UNSC meeting on Somalia.

__________________________ 1 – EuroInvestor avec Reuters

Des pirates somaliens s’emparent d’un dhow indien

Des pirates somaliens se sont emparés d’un dhow – bateau traditionnel – indien avec à son bord 16 membres d’équipage, ont rapporté les autorités locales ainsi qu’un groupe maritime régional.

L’acte de piraterie s’est déroulé à une quinzaine de km au large du port de Bosasso, dans le golfe d’Aden.

Abdiwahid Mohamed Mersi, directeur du ministère de la Pêche de la région du Puntland, a déclaré que le bateau venait de décharger des marchandises à Bosasso et qu’il se dirigeait vers Doubaï. “Les pirates veulent se servir de l’embarcation pour détourner d’autres bateaux”, a-t-il dit à Reuters.

Mercredi, bravant les conditions météorologiques qui rendent difficile une telle opération en cette saison, des pirates s’étaient emparés d’un cargo turc, également dans le golfe d’Aden.

Abdiqani Hassan,
version française Nicole Dupont

 

11/07/09 (B507) Les traits de l’Erythrée … (2 articles en Anglais et en Français)

________________ 2 – All Africa avec Shabit (En Anglais)

Revue de presse par le Ministre des Affaires étrangères de l’Erythrée. Le gouvernement érythrée rejette les mises en garde de l’ONU – Conseil de sécurité.

The Security Council released a presidential statement on Somalia yesterday, 9 July 2009. The statement does not merit an elaborate response as the true facts surrounding the matter are well-known indeed. For the record, however, the factual and legal dimensions underpinning the whole episode are underlined bellow.

The Security Council does not possess providential authority. The Security Council is not above the law. The Security Council cannot supplant international law and the Charter of the United Nations. The Security Council cannot violate the sovereignty, territorial integrity, political independence, and unity of Somalia in an arbitrary manner. As such, the Security Council has no legal mandate or authority to dub as “legitimate” and impose a “government” whose writ is confined to few suburbs in the capital on the Somali people against their will.

In the same vein, the following simple questions can be raised:

Does the Security Council recognize governments established in “Somaliland”, “Puntland” or Kismayo as sovereign or transitional entities? If the Security Council does afford them its recognition, then what is the legal basis of its decisions? If it does not recognize them, what are the reasons?

What about the Security Council resolution 1725 (2006) passed on December 6, 2006, which calls for ” respect for the sovereignty, territorial integrity, political independence, and unity of Somalia”?

The Government and People of Eritrea have not recognized, do not recognize and will not recognize any government that is externally imposed on Somalia against the choice of the Somali people and in contravention of international law as well as the Charter of the United Nations.

In the event, the statement outwardly sponsored by the United Kingdom and Uganda and released in the name of presidency of the Security Council is devoid of any legality.

Instead of making statements that contradict each other and that are predicated on multiple standards which subsequently diminish its stature, the Security Council should have taken commensurate legal action against all those who prolong and exacerbate the suffering of the Somali people, and, the parties that are destabilizing the Horn of Africa region.

Indeed, the Security Council should have supported a genuine political process that is not encumbered by external interferences and that respects the choice of the whole Somali people in “Somaliland”, “Puntland”, Kismayo and other parts of Somalia as well as the Diaspora rather than postponing the solution time and again or seeking scapegoats to cover its failure.

Ministry of Foreign Affairs

___________________________ 1 – Radio Chine

L’Ouganda a déclaré vendredi qu’il allait proposer des sanctions contre l’Erythrée aux Nations Unies pour le rôle que joue l’Erythrée dans l’armement et la formation de militants islamistes qui se battent contre le gouvernement fédéral somalien de transition (TFG).

Sam Kuteesa, ministre ougandais des Affaires étrangères, a déclaré aux journalistes que les forces étrangères qui se battent aux côtés des milices Al-Shabaab, utilisent également l’Erythrée pour accéder à la Somalie.

« Il existe des preuves irréfutables selon lesquelles l’ Erythrée ne fait pas qu’armer et entraîner, mais sert également de passage par lequel les militants étrangers en provenance du Pakistan et d’autres pays arrivent pour se battre en Somalie et soutenir Al-Shabaab », a-t-il indiqué.

Il a indiqué que les sanctions ont pour but d’obliger l’Erythrée à arrêter de soutenir les milices qui tentent de renverser le gouvernement somalien.

L’Ouganda assure ce mois-ci la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU qui compte 15 membres. Le thème mensuel est la préparation à la promotion de la paix et de la résolution post- conflit.

11/07/09 (B507) 16ème anniversaire de l’installation des réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Souvenirs

Les instituteurs djiboutiens réfugiés à Ayssaita.

Au début de leur exil en Ethiopie, les instituteurs ont décidé d’enseigner aux enfants des réfugiés. Ils ont reçu par la suite le soutien de l’Ambassade de France en Ethiopie.

Malheureusement ce soutien et les formations qu’elle offrait ont pris fin en 2001

Cette photo avait été prise durant l’un des stages de formation.

On reconnaît de gauche à droite :
– Baragoita Houmed Kamil, sans statut de réfugié,
– Kassim Halloyta, installé au Danmark en 2002,
– Mohamed Chehem Orbisso, décédé en Ethiopie,
– Goumhoud Mohamed Youssouf, sans statut de réfugié,

– Houmed Ahmed, décédé en Ethiopie,
– Houssein Mohamed, sans statut de réfugié,
– Houmed Aramis, sans statut de réfugié,
– Aden Abdo, sans statut de réfugié,
– Moussa Ahmed, sans statut de réfugié,
– Moussa Abdallah, sans statut de réfugié,
– Mohamed Daoud, sans statut de réfugié,
– Assia Ali, sans statut de réfugié,

11/07/09 (B507) Nouvelles de Somalie … (2 articles en Fraçais)

_______________________________ 2 – All Africa

Somalie: Possibles crimes de guerre, selon la chef des droits de l’homme, Navi Pillay

Les graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire commises actuellement en Somalie pourraient constituer des crimes de guerre, a déclaré vendredi la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay.

Les attaques contre les civils sont l’un des aspects majeurs des conflits qui frappent la Somalie depuis 1991. « Dans cette nouvelle vague d’attaques, il est clair que les civils, particulièrement les femmes et les enfants, sont les principales victimes de cette violence », estime-t-elle dans un communiqué. « Il est nécessaire de faire davantage pour protéger les civils. Les personnes déplacées et les défenseurs des droits de l’homme, les travailleurs humanitaires et les journalistes, sont parmi les plus exposés, et dans certains cas sont directement visés ».

Navi Pillay précise que des officiers des droits de l’homme de l’ONU ont eu des entretiens avec des réfugiés et des déplacés ayant fui la récente vague de violence à Mogadiscio et le sud et le centre du pays qui a démarré début mai.

Des témoins ont dit aux enquêteurs de l’ONU que les groupes Al Shabaab qui se battent pour renverser le gouvernement de transition ont procédé à des exécutions extrajudiciaires, ont posé des mines, des bombes et d’autres engins explosifs dans des zones civiles, et ont utilisé des civils comme boucliers humains. Des combattants des deux côtés auraient utilisé la torture, et tiré des obus de mortier de manière aveugle dans des zones peuplées de civils. Il y a également de plus en plus de preuves au cours des derniers mois concernant l’ampleur et la nature du recrutement d’enfants par diverses forces se battant en Somalie, ce qui est également une grave violation des droits de l’homme et du droit humanitaire. La majorité de ces enfants sont âgés de 14 à 18 ans.

« Certains de ces agissements pourraient être qualifiés de crimes de guerre », a conclu Mme Pillay. « Une fois l’ordre restauré, et un jour il le sera, ceux qui sont responsables des violations des droits de l’homme et des abus devraient, et j’espère le seront, être traduits en justice », a-t-elle ajouté.

« La collecte des preuves par tous ceux qui sont en mesure de le faire doit continuer afin que ceux qui commettent des crimes terribles en Somalie reçoivent la punition qu’ils méritent devant un tribunal, et que leurs victimes voient enfin la justice se réaliser », a-t-elle dit.

Actuellement, les institutions judiciaires ont cessé de fonctionner à Mogadiscio et dans les régions du centre et du sud. Des employés de l’ONU ont des informations crédibles selon lesquelles dans des zones contrôlées par des groupes insurgés des tribunaux ad-hoc jugent et condamnent des civils, en violation du droit somalien et du droit international.


_______________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Une explosion à Mogadiscio tue un soldat et en blesse au moins deux. // Land mine blast kills a soldier, injures others in Mogadishu

At least one government soldier has been killed and two others one of them civilian have been injured in Wadajir district in Mogadishu after a landmine explosion targeted to the government soldiers’ checkpoint there, witnesses told Shabelle radio on Friday.

Residents told Shabelle radio that the explosion occurred near Jiro-Miskin neighborhood in Wadajir district where was a checkpoint for the transitional government soldiers injuring two government soldiers which one of them lately died for wound.

Reports say that the government soldiers had opened fir to the civilians after the explosion and wounded a civilian who was near where the landmine explosion occurred.

Residents expressed concern about the remote controlled explosion that could be heard in all direction the Wadajir district in the south of the capital.

It is not the first time that the government soldiers targeted explosions in Wadajir district and cause casualties of deaths and injures in the Somali capital Mogadishu.