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12/07/09 (B507) Nouvelles de Somalie (3 articles en Français)

______________________________ 3 – Casafree (Maroc)

Somalie : 15 morts et 43 blessés dans les combats à Mogadiscio

15 personnes ont été tuées et 43 autres blessées samedi dans de violents combats opposant les rebelles islamistes aux forces gouvernementales somaliennes à Mogadiscio, selon un responsable somalien.

Nur Hassan Ali, chef de sécurité de l’administration de Mogadiscio, a été tué dans les combats au nord Mogadiscio, a déclaré à l’agence Chine Nouvelle le maire adjoint de Mogadiscio.

Ali Muse, un responsable des services d’ambulance, a dit que 15 personnes, pour la plupart des civils, ont trouvé la mort samedi dans les combats qui se déroulaient autour du siège du Parlement de transition dans la capitale somalienne.

Selon lui, le principal hôpital de Mogadiscio a reçu 43 blessés.

______________________________ 1 – L’Express avec Reuters

Vingt morts dans des affrontements à Mogadiscio

Vingt personnes, dont un officier de police et un combattant étranger, ont trouvé la mort samedi dans des affrontements entre rebelles islamistes et forces somaliennes, rapportent des témoins.

Des habitants fuyant les combats dans Mogadiscio. Vingt personnes, dont un officier de police et un combattant étranger, ont trouvé la mort samedi dans des affrontements entre rebelles islamistes et forces somaliennes dans la capitale, selon des témoins. (Reuters/Omar Faruk)

Les combats, au mortier et à la mitrailleuse, se sont déroulés dans des quartiers du nord de Mogadiscio tenus par les insurgés, où les troupes gouvernementales ont tenté de prendre position.

“Les rues sont effrayantes et une odeur de sang y flotte”, a rapporté un ambulancier interrogé par Reuters.

Le directeur des services de sécurité de la capitale compte parmi les tués, selon un représentant de la police. Les autorités ont en outre montré à la presse le corps de ce qu’elles présentent comme un volontaire afghan venu combattre dans les rangs du Hizbul Islam, mouvement dirigé par le cheikh Hassan Dahir Aweys qui fédère plusieurs groupes islamistes.

“Il s’agit d’un haut responsable militaire afghan des forces hostiles à la paix qui combattent le gouvernement. Il a son passeport. Nous en avons capturé d’autres du Pakistan, d’Afghanistan et du Yémen et nous les montrerons bientôt”, a déclaré un porte-parole militaire.

Les miliciens islamistes d’Al Chabaab et leurs alliés contrôlent une grande partie du sud et du centre de la Somalie ainsi que la plupart des quartiers de Mogadiscio.

En cas de renversement du gouvernement somalien, les pays occidentaux redoutent de voir le pays se transformer en havre pour les extrémistes islamiques et déstabiliser la région.

_____________________________ 1 – France 24 avec AFP

Nouveaux combats meurtriers à Mogadiscio

De nouveaux affrontements entre rebelles islamistes et troupes somaliennes ont fait au moins 10 morts dans les quartiers nord de la capitale Mogadisco. Les islamistes ont lancé le 7 mai dernier une offensive visant à renverser le président.

Au moins 10 personnes, pour la plupart des combattants, ont été tuées samedi dans des affrontements opposant les insurgés somaliens aux forces gouvernementales dans le nord de Mogadiscio, a-t-on appris de sources policière et hospitalière.

“Les combats ont fait plus de 10 morts jusqu’à présent mais la plupart d’entre eux sont des combattants”, a déclaré à l’AFP un responsable policier, Abdulahi Duale.

Les combats ont éclaté samedi matin dans le quartier de Manbolyo lorsque des insurgés islamistes radicaux ont attaqué une position des forces gouvernementales.

“Nos forces sont toujours en position défensive et nous avons tué de nombreux terroristes”, a ajouté M. Duale.

“Nous avons vu environ 11 personnes tuées dans les combats de ce (samedi) matin et les ambulances ont transporté jusqu’à présent 37 blessés dans les hôpitaux”, a rapporté à l’AFP le chef du service des ambulanciers de Mogadiscio, Ali Muse.

Selon plusieurs sources, un haut responsable militaire du gouvernement a trouvé la mort dans ces combats, une information qui n’a pas été confirmée par les autorités.

Par ailleurs, le corps d’un combattant étranger présumé, tué dans les combats de samedi selon les autorités, a été montré à la presse par le porte-parole des forces gouvernementales, Farhan Mohamed Arsanyo.

“Cet homme était le commandant des terroristes (à Mogadiscio) en lutte contre le gouvernement. C’était un ressortissant afghan et il a été tué dans le district de Karan (nord de la capitale) ce matin”, a déclaré Farhan Mohamed Arsanyo lors d’une conférence de presse.

“Nous avons également capturé neuf d’entre eux vivants et nous les montrerons aux médias”, a-t-il ajouté.

“Ces allégations sont complètement fausses mais je peux vous confirmer que nous avons tué leurs responsables, y compris leurs commandants au combat”, a réagi un commandant de la milice Hezb al-Islamiya (Parti islamique).

Les islamistes extrémistes des shebab et la milice Hezb al-Islamiya ont lancé depuis le 7 mai une violente offensive contre le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed.

En mai, les shebab avaient admis que des combattants étrangers étaient engagés à leurs côtés dans Mogadiscio.

12/07/09 (B507) Nouvelles de Somalie … De violents combats. Alors que 20 civils tués, le Président somalien annonce la “Victoire” ??? (9 articles en Français)

__________________________ 9 – RFI

Combats meurtriers entre militaires et insurgés

Des combats entre les insurgés islamistes et les forces gouvernementales épaulées par les soldats de la Mission de l’Union africaine (Amisom), ont fait 21 morts. Les insurgés s’étaient trop rapprochés du palais présidentiel.

Au nord de Mogadiscio, au moins 21 personnes, dont des civils, ont été tuées dans des combats entre forces gouvernementales et insurgés, le 12 juillet 2009.

Avec notre envoyée spéciale à Mogadiscio, Stéphanie Braquehais

Depuis samedi, les hôpitaux de la ville sont submergés. L’hôpital de Medina, à lui tout seul, a accueilli quatre-vingts patients en 48 heures dont quatre ont succombé à leurs blessures.

La plupart sont des combattants, les civils ayant fui les quartiers nord de Karan et Abdulaziz où ont lieu les affrontements.

Samedi soir, les shabab se trouvaient tout proche de villa Somalia et, après que la fuite des troupes gouvernementales, des mortiers ont été tirés sur les positions de l’Amisom (Mission de l’Union africaine en Somalie) qui garde le palais présidentiel, faisant plusieurs blessés.

« C’est, selon le porte-parole, le major Bahoku Barigye, ce qui a décidé la force africaine à intervenir ce (dimanche) matin pour repousser les shabab durant deux heures de violents combats. Nous faisions face à une menace imminente, déclare-t-il, mais nous ne participons pas aux affrontements ».

Selon des habitants autour de la zone, les affrontements sporadiques se sont poursuivis toute la journée de dimanche. Si les troupes gouvernementales sont parvenues à reprendre quelques zones, la situation demeure pourtant extrêmement volatile.

__________________________ 8 – AP

Somalie: regain de violences à Mogadiscio

Les insurgés islamistes ont avancé dimanche vers le palais présidentiel à Mogadiscio, la capitale de la Somalie, lors de combats qui ont fait plusieurs dizaines de morts et environ 150 blessés, selon les autorités. Les soldats de l’Union africaine ont dû intervenir pour la première fois pour soutenir les forces gouvernementales.

Les combats entre divers groupes islamistes et les forces gouvernementales se sont intensifiés au cours des dernières semaines. Dimanche, la capitale Mogadiscio a été le théâtre de violents affrontements, les forces gouvernementales utilisant des lance-grenades et des mitrailleuses montées sur des camionnettes pour tenter de repousser les insurgés.

Un journaliste de l’Associated Press a vu plusieurs cadavres sur la ligne de front, et l’hôpital Medina, le plus grand de la ville, était submergé de blessés. “Ce sont les affrontements les plus violents dans la capitale depuis deux mois”, a déclaré Duniya Ali Mohamed, employée de l’établissement.

Plusieurs dizaines de militants et de soldats gouvernementaux ont été tués, selon les deux camps, même si un bilan précis était impossible à établir.

Les quelque 4.300 militaires de l’Union africaine en poste à Mogadiscio ont été contraints de prendre part aux combats lorsque les militants ont avancé dans le nord de la ville, à environ un kilomètre du palais présidentiel, et directement menacé leurs positions, a indiqué Bahoku Barigye, porte-parole de la force de paix de l’UA.

“Nos troupes étaient en danger immédiat, donc nous avons dû agir de manière limitée”, a-t-il déclaré. “Cela ne signifie pas que nous nous impliquions complètement dans les combats”.

Les soldats de l’Union africaine tentent généralement d’éviter toute implication dans le conflit pour préserver leur neutralité. Leur mandat inclut la défense du port, de l’aéroport et de bâtiments publics de Mogadiscio.

Divers mouvements islamistes luttent contre le gouvernement soutenu par les Nations unies à Mogadiscio, depuis qu’ils ont été chassés du pouvoir il y a deux ans et demi. La Somalie est en proie à une instabilité politique récurrente et n’a pas eu de gouvernement en état de diriger le pays depuis 1991.


__________________________ 7 – LCN (Canada)

Les soldats de l’Union africaine interviennent en Somalie

En Somalie, les rues de la capitale sont devenues une véritable zone de guerre.

Pour la première fois, des soldats de l’Union africaine (UA) sont intervenus directement aujourd’hui pour soutenir les forces somaliennes à Mogadiscio.

Les combats font rage pour la deuxième journée consécutive dans la capitale entre des insurgés islamistes radicaux et les troupes gouvernementales.

L’avance des insurgés a forcé l’intervention des troupes de l’UA, qui tentent normalement de maintenir leur neutralité et de se tenir loin des échanges de tirs.

Leur mandat inclut toutefois la protection du port de la capitale et son aéroport, ainsi que les principaux édifices gouvernementaux.


__________________________ 6 – L’Express avec AFP

Somalie: reprise des combats dans le nord de Mogadiscio, au moins sept morts

Au moins sept personnes, dont quatre civils, ont été tuées dimanche dans le nord de Mogadiscio lors de combats entre forces gouvernementales, soutenues par les soldats de la force de l’Union Africaine (UA) en Somalie, et les insurgés, ont indiqué un policier et des témoins.

Un combattant de la milice Hezb al-Islamiya le 7 juillet 2009 dans le quartie du Hodan à Mogadiscio

Ces nouveaux combats ont éclaté à la suite d’une offensive des forces gouvernementales, appuyées par des chars de la force de l’UA, l’Amisom, dans le quartier d’Abdiasis de la capitale somalienne.

“Nous avançons sur leurs dernières positions dans le nord de Mogadiscio et plusieurs de leur combattants sont allongés morts dans les rues ce (dimanche) matin”, a déclaré à l’AFP un responsable policier Abdulahi Duale. “Nous avons perdu deux soldats dans la bataille ce matin”, a-t-il ajouté.

Des témoins interrogés par l’AFP ont rapporté que quatre civils et un combattant avaient été tués et que les chars de l’Amisom étaient entrés en action. “Les cadavres de quatre civils et d’un combattant ont été ramassés près de ma maison; ils ont été tués dans les combats tôt ce matin”, a affirmé un témoin, Abdiweli Hasan.

Un autre habitant du quartier d’Abdiasis, Mohamed Hashi Gurey, a expliqué avoir vu deux chars d’assaut de l’Amisom participer aux combats. “Les tanks tiraient des obus vers les rebelles à proximité du +Global hotel+ et ils avançaient vers les bastions des islamistes” radicaux, a-t-il décrit.

Sept civils ont également été blessés par un obus de mortier dans le quartier du marché de Bakara, le plus grand de la ville, selon un autre témoin, Feisal Ali.

Samedi, au moins 10 personnes, pour la plupart des combattants, avaient été tuées dans des affrontements opposant les insurgés aux forces gouvernementales dans le nord de Mogadiscio.

Les islamistes extrémistes des shebab et la milice Hezb al-Islamiya ont lancé depuis le 7 mai une violente offensive contre le gouvernement du président Cheikh Sharif Ahmed, élu fin janvier à la tête de ce pays en guerre civile depuis 1991.


__________________________ 5 – EuroNews

La capitale somalienne est à nouveau le théâtre de combats meurtriers

Les forces gouvernementales ont lancé une offensive contre les activistes islamistes avec le soutien de l’Amisom, la force de maintien de la paix de l’Union Africaine.

Selon un responsable, 40 insurgés ont été tués. Des soldats ont également perdu la vie ainsi que des civils.

Jusqu‘à présent, les militaires de l’Amisom, des Ougandais et Burundais, étaient restés confinés dans leur base. D’après des témoins, ils se sont rendus sur le front à bord de véhicules blindés.

Hier, vingt personnes ont trouvé la mort dans des combats au mortier et à la mitrailleuse.

La Somalie est un pays instable. Les islamistes radicaux contrôlent une grande partie du sud et du centre du territoire. Ils ont commencé à y appliquer une forme très stricte de la charia.

Depuis 2006, les violences ont fait plus de 18 000 morts et ont provoqué l’exode de centaines de milliers de personnes. La Somalie traverse une grave crise humanitaire.

__________________________ 4 – L’Express avec Reuters

De violents affrontements entre les forces gouvernementales somaliennes, soutenues par des soldats de l’Union africaine, et des rebelles de la milice Al Chabaab ont fait une quarantaine de morts dimanche, a-t-on appris auprès de responsables.

Combattant somalien dans les rues de Mogadiscio, samedi. De violents affrontements entre les forces gouvernementales somaliennes, soutenues par des soldats de l’Union africaine, et des rebelles de la milice Al Chabaab ont fait une quarantaine de morts dimanche, a-t-on appris auprès de responsables. (Reuters/Feisal Omar)

Les forces gouvernementales ont lancé une offensive avec le soutien de la force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) pour repousser les activistes islamistes qui s’approchaient du palais présidentiel.

“Nous avons tué 40 combattants du groupe Al Chabaab et nous continuons de les repousser. Nous les avons désormais chassés de trois quartiers du nord de Mogadiscio. Les soldats de la paix de l’UA nous ont aidés”, a déclaré Salad Ali Jelle, un parlementaire qui a participé aux combats.

Le maire adjoint de Mogadiscio, Adbifitah Shawey, a expliqué que les rebelles s’étaient approchés à moins d’un kilomètre du palais présidentiel.

“Nous avons perdu trois soldats dans la bataille et l’autre camp compte bien plus de morts”, a-t-il dit.

Un porte-parole de l’Amisom a déclaré que les troupes de l’UA avaient été contraintes d’agir “parce que les rebelles avaient franchi la ligne rouge qu’ils ne devaient pas franchir pour éviter notre action militaire”.

Jusqu’à présent, les 4.300 hommes de l’Amisom – des soldats ougandais et burundais – restaient confinés dans leurs bases, leur mission se bornant à protéger des points stratégiques comme le palais présidentiel, l’aéroport et le port.

Des témoins disent avoir vu les soldats de l’UA se rendre sur le front à bord de véhicules blindés.

Samedi, vingt personnes avaient trouvé la mort dans des combats au mortier et à la mitrailleuse. Au total, les violences ont fait plus de 18.000 morts et provoqué l’exode de centaines de milliers de personnes depuis 2006.


__________________________ 3 – AFP

Combats à Mogadiscio: 21 morts, le président parle de “victoire”

(Parler de “Victoire” quand 18 civils perdent la vie.
Etrange dans le registre d’une personne qui se proclame Président d’un pays. A-t-il suivi les cours de formation chez Guelleh ?- Note de l’ARDHD)

Au moins 21 personnes, dont 18 civils, ont été tuées dimanche dans le nord de Mogadiscio dans des combats entre forces gouvernementales et insurgés, le président somalien revendiquant une “victoire” décisive de ses troupes.

Ces nouveaux combats ont éclaté dimanche matin à la suite d’une offensive des forces gouvernementales dans le quartier à Abdiasis, dans le nord de la capitale somalienne, avant de s’étendre aux quartiers voisins.

“Les ambulances ont transporté 75 civils blessés et 14 cadavres, des civils tués pour certains par des tirs de mortier et d’artillerie et pour d’autres par des balles perdues”, a déclaré dimanche soir à l’AFP le chef du service des ambulanciers de Mogadiscio, Ali Muse.

“Des tirs soutenus d’artillerie et des tirs croisés ont laissé environ 14 civils morts dans des quartiers nord de Mogadiscio où les combats se sont déplacés”, a rapporté à l’AFP un commandant des forces gouvernementales, le colonel Mohamed Farah.

Plus tôt dimanche, des témoins, des sources hospitalières et un policier avaient fait état de sept personnes tuées, deux soldats gouvernementaux, un combattant non identifié et quatre civils.

“Nous avançons sur leurs dernières positions dans le nord de Mogadiscio et plusieurs corps de leurs combattants gisent dans les rues ce (dimanche) matin”, expliquait à l’AFP un responsable policier, Abdullahi Duale.

Au cours d’une conférence de presse, le président Sharif Cheikh Ahmed, élu en janvier à la tête de ce pays en guerre civile depuis 1991, a revendiqué la victoire de ses troupes et leur prise de contrôle de la “majeure partie” de Mogadiscio.

“Vous pouvez constater que les forces armées du gouvernement contrôlent la plupart des zones disputées dans la capitale aujourd’hui. Il s’agit réellement d’une victoire claire que nous avons remportée sur les rebelles”, a-t-il déclaré.

Le président somalien a démenti l’entrée en action de chars d’assaut de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) rapportée dans la matinée par des habitants d’Abdiasis.

“Nous n’avons aucune information indiquant que les soldats de maintien de la paix de l’Union africaine ont pris part à la bataille. C’est le seul gouvernement somalien qui a pris la responsabilité de sévir” contre les insurgés, a-t-il ajouté.

“Les chars tiraient des obus vers les rebelles à proximité du +Global hotel+ et ils avançaient vers les bastions islamistes” radicaux, avait décrit à l’AFP un habitant du quartier, Mohamed Hashi Gurey.

Samedi, des affrontements similaires avaient fait 10 morts dans le nord de Mogadiscio.

Les islamistes extrémistes des shebab et la milice Hezb al-Islamiya ont lancé depuis le 7 mai une violente offensive contre le gouvernement du président Ahmed.

Les forces gouvernementales sont passées à la contre-offensive le 22 mai.

Depuis début mai, le président n’a quasiment pas quitté la présidence, régulièrement visée par des tirs de mortiers.

De fait, les batailles pour le “contrôle” des districts se concentrent le plus souvent sur des points stratégiques tels que le commissariat de la zone sans qu’aucun des deux camps ne puisse véritablement clamer son emprise sur le quartier tout entier.

Plus de 200.000 habitants de Mogadiscio ont fui les combats ces deux derniers mois, selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).


__________________________ 2 – Nouvel Obs avec AP

Des soldats de l’Union africaine viennent prêter main-forte aux troupes somaliennes à Mogadiscio

Des soldats de l’Union africaine sont intervenus pour la première fois en soutien des forces somaliennes alors que les combats faisaient rage dimanche à Mogadiscio entre des insurgés islamistes radicaux et les troupes gouvernementales, selon un porte-parole de l’UA.

Bahoku Barigye a précisé que les soldats de l’Union africaine étaient venus en renforts en raison de la menace directe que faisaient peser les insurgés sur leurs positions dans la capitale somalienne.

Les quelque 4.300 militaires de l’Union africaine tentent généralement d’éviter toute implication dans le conflit pour préserver leur neutralité. Leur mandat inclut la défense du port, de l’aéroport et de bâtiments publics de Mogadiscio.

Un habitant de Mogadiscio, Abdi Muhumed, a affirmé avoir vu huit cadavres, et Ali Muse, du service des ambulances, a rapporté que 16 personnes avaient été blessées dans des bombardements.

__________________________ 1 – Burundi avec APA et PANA

Sommet: Djibouti et le Burundi acceptent d’envoyer des soldats de la paix en Somalie

Djibouti et le Burundi ont convenu d’envoyer bientôt un bataillon de soldats de la paix en Somalie, ont déclaré jeudi des responsables de l’Union africaine a Addis Abeba.

Ils ont indiqué que la décision a été prise au cours du sommet de l’UA tenue la semaine dernière en Libye pour discuter des questions de sécurité dans le continent, y compris la Somalie.

En conséquence, le vice-président de l’Autorité de l’UA, Erastus Mwencha, a déclaré aux journalistes à Addis-Abeba que les deux pays ont convenu d’envoyer chacun un bataillon de près de 850 soldats de la paix en Somalie.

M. Mwencha a précisé que le Burundi et Djibouti vont bientôt envoyer les soldats dès que les conditions de déploiement seront réunies, ajoutant qu’à l’heure actuelle, la Commission de l’UA reste préoccupée par l’atteinte de son objectif visant à envoyer 8.000 soldats de maintien de la paix en Somalie.

Il a rappelé que le Nigeria, la Sierra Leone et le Burkina Faso ont également décidé d’envoyer leurs troupes en Somalie, toutefois, ces pays sont incapables de le faire pour diverses raisons, a-t-il dit.

Actuellement, environ 4.000 soldats de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), sont en Somalie pour soutenir le gouvernement fédéral de transition (TFG) du pays.

Le vice-président a déclaré aux journalistes que le dernier sommet de l’UA a pris fin avec succès en approuvant différentes résolutions.

La décision de transformer la Commission de l’UA en une Autorité, et une décision sur la sécurité alimentaire, qui exige des Etats membres de consacrer 10% de leur PIB à l’agriculture, la décision sur un nouveau drapeau de l’UA, la levée des sanctions imposées à la Mauritanie, l’intégration du NEPAD dans l’Union africaine aussi bien qu’un accord sur le plan stratégique de l’Union africaine sont, entre autres résolutions sorties du sommet qui s’est tenue dans la ville libyenne de Syrte.

11/07/09 (B507) FreeDjibouti -> Les enjeux de l’Heure

L’heure est grave, tellement grave que si nous ne prenons pas la mesure de ce qui se joue actuellement, il ne faudrait que nous en prendre à nous-mêmes et non à la fatalité ou à un quelconque Dieu qui n’aimerait pas l’homme noir en général et le Djiboutien en particulier, sur ce qui s’ensuivra pour très longtemps encore à Djibouti.

Ce qui se joue aujourd’hui, ce n’est pas seulement cinq années de plus de Guelleh au pouvoir ! Si ce n’était que cela, croyez moi, les Djiboutiens qui ont acquis par la force des choses, la faiblesse de s’accommoder avec la gestion chaotique et inhumaine du pouvoir de Gouled et de ses obligés, auraient su développer, en eux, une sorte d’anticorps qui les préserverait de la réalité monstrueuse dont est fait leur quotidien.

Cela va bien au-delà.

La gravité de ce qui se joue actuellement dans notre beau pays Djibouti est au delà même de cinq années supplèmentaires de Guelleh. A mon sens, l’enjeu véritable est de mettre un terme à la pérennisation d’une culture politique, dont le gouvernement est totalement responsable, qui encourage la dilapidation des deniers publics et ce, depuis l’indépendance.

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est de décider si nous voulons ou non que l’organisation des institutions de l’Etat décidée depuis le cabinet d’un homme qui s’est imposé par la stratégie de la diversion devienne la règle à Djibouti, et serve d’exemple ou d’appel d’air à de futurs aventuriers.

Ne nous voilons pas la face, depuis toujours Guelleh envoie un message aux hommes politiques Djiboutien, actuels ou à venir : le pouvoir s’obtient et se garde par la force et par la peur. Cette conviction qu’il s’est faite et qu’il distille de façon subliminale aux Djiboutiens tombera si nous lui barrons la route sans armes en 2011.

Ce qui se joue c’est de faire sortir les Djiboutiens de la torpeur et de la peur suscitées par les sbires car si nous échouons n’attendez plus de ceux-ci, en tout cas pas avant longtemps, une mobilisation conséquente car ils auront compris que la politique du ventre l’emporte toujours au final.

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est la crédibilité même du politique, de l’homme politique, en tout cas de tout ceux qui viendront encore proclamer leur opposition à Guelleh car à n’en point douter, ils prêcheront dans le désert car le peuple ne croirait plus à ceux qui n’ont jamais su comment faire tomber un dictateur en toute intelligence.

Ce qui se joue maintenant, ce n’est pas un « Tout sauf Guelleh » bête mais plutôt le risque de la perpétuation d’un système et d’une culture politique par délà celui-ci constitués de la violence comme arme de dissuasion, de la corruption pour faire taire les talents, et de l’enrichissement illicite comme finalité de l’engagement politique.

Non, nous ne voulons certainement pas que la postérité, que nos enfants fils naissent dans un pays qui n’offre aucune perspective d’avenir, où le sens même du mot « talent » n’effleure aucun esprit et où seul le clientélisme politique rampant, a droit de cité.

Vous l’avez compris, empêcher Guelleh de se maintenir au pouvoir est une question de vie ou de mort, j’insiste, de vie ou de mort, dans le sens ou la vie ça n’est pas simplement réaliser un cycle biologique, c’est à dire manger, se reproduire, puis mourir.

Vivre, c’est être libre d’aller et de venir sur toute l’étendue du territoire de son pays, c’est exprimer en toute liberté sa pensée, échanger ses idées et ses opinions, s’épanouir dans le domaine de la vie sociale où son talent excelle, et pouvoir se soigner aisément.

Non, cette vie là, celle digne d’un être humain, nous le savons tous, en 32 ans du régime du RPP et de ses obligés, le Djiboutien ne l’a jamais vécue, c’est à tout le moins un rêve pour lui.

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est plus fort et plus important que mon ego, ma carrière, mon ambition personnelle, c’est le sort de tout un peuple, et de tous ceux qui naîtront dans un futur proche ou lointain dans le territoire de notre pays, et qui devront vivre les mêmes monstruosités qu’aujourd’hui, si jamais nous venons à échouer.

Les enjeux de la période trouble dans laquelle nous entrons sont immenses car ils ont des ramifications jusqu’à l’Elysée, touchant à la conception de sa politique africaine et de « l’homme noir qui n’est pas suffisamment entré dans l’histoire ».

Nous ne devons pas, et les leaders de l’opposition doivent le savoir, échouer aujourd’hui car demain sera trop tard, le prix de l’échec sera lourd à payer : préparatifs d’une succession à la togolaise, privatisation de l’armée, exacerbation des tensions ethniques, exil de la jeunesse à l’étranger.

Non, le système incarné par Guelleh issu de la culture politique générée par le RPP doit être défait par un sursaut populaire pacifique afin de prévenir et de dissuader les candidats futurs à la dictature à l’exemple de Guelleh.

Ce qui se joue enfin, c’est le sort des leaders de l’opposition et de tous ceux, appartenant à l’ancienne classe politique issue de l’idéologie politique du RPP, qui au cas où Guelleh se maintiendra au pouvoir (qu’il nous en soit préservé), auraient démontré leurs limites et leurs incapacités à répondre aux attentes du peuple djiboutien.

Dans ce cas, ils n’auraient plus qu’à s’effacer humblement dans leur inefficacité politique pour laisser la place à des hommes neufs, patriotes, dotés d’une véritable intelligence d’organisation et d’une vision de la société nouvelle à construire qui conduiront une vraie et crédible opposition en restaurant l’espoir des Djiboutiens.

En conclusion, je pense que, même la patience proverbiale des Djiboutiens, a ses limites. Ils ont déjà fait preuve de trop de patience. Aucun peuple de la sous-région n’aurait jamais pu supporter cette arrogance et cette insolence qui sont imposées par la dictature djiboutienne et ses “obligés”.

Le peuple djiboutien doit se mettre en tête que Guelleh ne partira jamais de lui-même et qu’il va falloir envisager sérieusement et sans haine, sa destitution. Ce n’est pas en restant tranquillement dans son coin que la dictature va s’effacer toute seule comme par magie. Pour ce faire, il faut que tous les Djiboutiens contribuent à tous les niveaux et selon les capacités de chacun.

Pour cela, il faudrait bien que les leaders de l’opposition arrêtent leurs tiraillements futiles sur certains sites et mettent leurs énergies au combat contre la dictature de Guelleh.

Nous avons une responsabilité devant l’Histoire et devant les générations futures !

Djiboutiennement

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

11/07/09 (B507) Mouvement djiboutien de Libération nationale (MDLN). Ne cédons pas à la politique de la “terre brûlée”, qui est poursuivie par le régime djiboutien. La communauté internationale doit prendre ses responsabilités et soutenir les opposants sincères et engagés pour éviter la “somalisation” de notre pays. (Sous la signature d’Ali Abdillahi Iftin)

Communiqué du Mouvement djiboutien de Libération nationale (MDLN)

Chères Concitoyennes, Chers Concitoyens,

L’heure est grave !

Désormais dans l’impasse et acculé le dos au mur, le règime djiboutien n’a plus d’autre choix, pour tenter de prolonger artificiellement sa survie, que le recours à la provocation et à la haine tribale, afin d’augmenter les tensions au sein de la population et de terroriser les habitants.

Les récents événements qui se sont produits dans la capitale sont alarmants et démontrent que ce stade est déjà largement atteint :

– jets de grenades explosives, incendies de maisons et d’édifices publics,,

– provocations organisées volontairement entre les habitants de différentes ethnies et de différents quartiers, pour déclencher des réactions de groupe.

– tirs à balles réelles,
arrestations, incarcérations et tortures de centaines de citoyens.

Je lance un appel à la population pour qu’elle ne cède pas aux provocations ni aux rumeurs qui sont diffusées sur l’ordre du Palais de l’Escale par les agents du SDS et des polices politiques aux ordres du dictateur.

Nous savons tous que les jours de ce régime sont comptés. Au contraire nous devons nous unir pour y mettre un terme le plus rapidement possible.

Le Mouvement djiboutien de Libération nationale suit la situation, heure par heure et lancera des appels et des conseils pour éviter que notre pays plonge dans une situation semblable à celle que vit la Somalie depuis 1991.

Tous ensemble, toutes ethnies, toutes origines confondues, nous pouvons vivre en harmonie dans notre pays, à condition d’y instaurer un régime démocratique, respectueux de tous les habitants, de toutes les composantes majoritaires ou minoritaires et dévoué au développement économique afin de créer des richesses, des emplois et au final d’améliorer le niveau de vie.

Nous lançons un appel solennel et urgent à la communauté internationale et en particulier à la France, aux USA et à l’Union européenne, pour :


qu’elles cessent de soutenir un régime discrédité et sans avenir,

– qu’elles encouragent la concertation initiée à Bruxelles le 27 juin, entre tous les partis d’opposition sincères et engagés et qu’elles soutiennent concrètement leurs actions.

Faute de réagir rapidement, le pays risque de plonger dans le chaos et dans une guerre civile qu’il sera pratiquement impossible d’arrêter, comme c’est le cas dans le pays voisin.

Nous mettons nos partenaires en face de leurs responsabilités, sachant que le Mouvement djiboutien de Libération nationale est à leur disposition pour apporter des informations et contribuer à la mise en place des mesures adaptées à cette situation explosive.

Ali Abdillahi Iftin
Commandant le Mouvement djiboutien
de Libération nationale

11/07/09 (B507) Point de vue (Lecteur) Vérité : PARTIS D’OPPOSITIONS – JUILLET 2009

Les partis politiques installés a l’étranger doivent assumer un travail important au sein du communauté internationale afin de faire savoir que le peuple de Djibouti demande la liberté, la démocratie, et une vie meilleure.

Ils doivent signaler les conditions difficiles de la vie à Djibouti, le nombre de gens qui souffrent, contacter les ONG, les représentants des Assemblées, les autorités des pays industrialisés, pour les informer de la situation dramatique et des risques..

Chers leaders des partis d’opposition,

Notre pays est plongé dans le chaos total ; les enfants, les familles, les personnes âgées sont à l’agonie, pendant que les WARABAS détournent les fonds et achètent des propriétés tels que des hôtels, des immeubles, des terres agricoles et des centres commerciaux à l’étranger.

Vous le savez plus que moi : le régime dictatorial a commis des fautes graves envers le peuple, mais aujourd’hui c’est fini : il ne peut plus sauver son image tachée du sang non seulement de nos compatriotes mais aussi d’étrangers.

Alors, il est obligé de patauger dans la boue en perdant tout bon sens. Il suscite des attentats et des incendies, il exacerbe les haines tribales, il emprisonne sans motif, …

Responsables de partis, votre tâche est immense, pour faire savoir la vérité sur le régime.

Faites des ouvertures, des propositions pour sauver le pays. Après tout, les hommes forts du pouvoir actuel ne se sont que des êtres humains. Demain, ils pourraient être convoqués en Enfer où ils seront jugés.

Les hommes du régime n’ont plus le goût de la vie, car ils ont commis tant de fautes lourdes envers le pays, le peuple, la religion, le drapeau et la communauté.

IOG et ses WARABAS ont accumulé des montagnes de Dollars mais ils sont incapables de manger plus que la faim le leur permet et nombreux sont ceux qui, malades, sont contraints à un régime alimentaire sévère !!

Un morceau du pain ? Ils ont toutes les maladies du planète !!!

Leaders des partis , vous connaissez le bâteau. Il est actuellement sans gouvernail.

Agissez dans l’unité et orientez les chameaux vers les bons pâturages, car eux, ils ont perdu tout sens de la réalité et ils s’inquiètent, n’ayant plus qu’une interrogation en tête

Qu’allons-nous devenir après IOG ?

Le peuple est patient, mais la limite est atteinte, car les gens n’ont plus le moindre sou pour vivre, pour nourrir leurs familles, pour soigner leurs proches et pour éduquer leurs enfants.

Ils attendent de vous, un travail efficace, dans tous les domaines et en particulier ceus de la liberté, la justice, la démocratie et un niveau de vie en progression.

Mettez un point final aux rancunes entre vos partis. Allez de l’avant pour assurer avec dignité et efficacité le rôle d’un bon parti juste et honnête.

L’efficiaté de chaque parti sera jugée par le peuple souverain et les intellectuels djiboutiens suivent avec la plus grande attention les actes et les actions de chacun, en faveur du pays et de la fin de la tyrannie.

11/07/09 (B507) Point de vue / Vérité, Message des sages de Galbed Gounti (en brousse). (Lecteur)

A Djibouti, le droit de personne est bafoué, la liberté est inexistante, et la justice est entravée, menottée par le pouvoir dictatoriale en place.

La population est appauvrie, abandonnée et l’État ne fonctionne pas par manque d’honnêteté et de loyauté : la conséquence est la mauvaise gestion.

Quand le régime perd le contrôle de la situation, il utilise les vieilles méthodes, en lançant des grenades dans les différents quartiers de la capitale pour terroriser la population et ensuite il organise le ratissage, direction Nagad.

L’arrestation, l’incarcération, la torture, et la prison ferme infligées à des gens honnêtes, au seul motif qu’ils s’opposent à un 3eme mandat et au viol de la Constitution.

Vu la situation invivable et aggravée, les Okals, les élus locaux, les personnes âgées, les chefs coutumiers, les humanistes, les poètes, les représentants des régions, les marabouts

les cheiks, les citadins loyaux et les associations de femmes ont lancé un grand appel à leur communauté installée à Galbed et aux notables respectueux par leurs dons et la connaissance donnée par le bon dieu

Il a été demandé à ces Cheiks, qui vivent en brousse, dans un secteur éloigné ou dans les forêts et les montagnes, au milieu des troupeaux et surtout loin de la civilisation, de prier

le bon Dieu, pour que le pays et le peuple guérissent, que la population retrouve, en harmonie et dans la liberté durable, une vie meilleure pour tous.

Et surtout pour que le dictateur et ses Warabas cessent de harceler et de brimer les gens faibles et sans défense. Le pays doit retrouver ses traditions et sa culture : terres des Somali, terres des Afar.

Au cours du Conseil des sages qui s’est tenu à Galbed-Gounti (en brousse), le Cheik Diraneh les yeux rougis a déclaré :

“Je dois avouer que parfois, une partie de moi se réjouit que le peuple djiboutien soit libre et souverain car nous gardons un mauvais souvenir du passé colonial : les obstacles, la violence, la mise en prison des leaders, l’insécurité, la division pour mieux régner.

Mais voilà que lorsque la liberté a été retrouvée : ceux qui ont reçu le pouvoir, le soi-disant
Clan en place n’a fait aucun effort pour conserver et pour développer l’État ni pour protéger la prestigieuse liberté des hommes et des femmes.”

Comment la population vit-elle ?

En 2009 a Djibouti, les gens sont réduits en silence car il y a la violence, les détentions arbitraires, l’humiliation, l’injustice, les plus âgés laissés pour compte, comme les faibles, les femmes. Le régime ne se préoccupe d’aucun d’entre eux.

Le régime ignore que le monde est en pleine évolution. Il refuse la bonne gouvernance, qui a pris une grande place dans les sociétés civilisées et qui favorise la réussite du peuple. Alors que l’oppression et la dictature n’ont aucun endroit pour s’abriter ou pour se reposer.

Chers frères, tenez compte de ceci : la vrai démocratie, elle est chez nous, ici, en brousse, au milieu des troupeaux, chèvres, moutons, chameaux, vaches, ânes etc.….

C’est un lieu où les gens sont tous égaux et où ils vivent ensemble et se respectent. Ils règlent les litiges en s’appuyant sur les lois et règlements coutumiers.

Comme les villes sont devenus des lieux de terreur et d’injustice, vivons, en brousse, en liberté loin d’IOG et de ses Warabas.

Le Cheik Diraneh a lancé un ultimatum :

Le monde est petit, la vie est courte, l’injustice est intolérable, les violences contre le peuple sont dépassées.
Il est impardonnable de condamner des innocents à la prison, de réduire à la pauvreté les familles et de détourner les richesses et les fonds publics.

A toi, le chamelier qui prétend diriger le bateau, conduit le désormais vers un bon pâturage, retrouve l’épanouissement du peuple, sinon tu devras rendre compte à Dieu qui est grand et puissant.

11/07/09 (B507) Discours d’Obama au Ghana (3 articles)

_____________________________ 3 – Yahoo avec AP

Obama appelle l’Afrique à rejeter la tyrannie et la corruption

Mark Smith

Barack Obama a dressé samedi un réquisitoire sans appel contre la corruption et la tyrannie lors d’une visite au Ghana, l’une des trop peu nombreuses démocraties de ce continent où naquirent une partie des ancêtres du premier président américain noir ainsi que ceux de son épouse, descendante d’esclaves. Lire la suite l’article

“Nous pensons que le Ghana peut être un extraordinaire modèle de succès à travers tout le continent”, a insisté le chef de la Maison Blanche, pour qui “le développement dépend d’une bonne gouvernance. C’est l’ingrédient qui fait défaut en trop d’endroits, depuis bien trop longtemps. C’est ce changement qui peut libérer le potentiel de l’Afrique”.

“Nous devons partir du principe que l’avenir de l’Afrique dépend des Africains”, a estimé Barack Obama, soulignant qu’il avait “le sang de l’Afrique en (lui), par son père kényan noir, même s’il a été élevé par la famille de sa mère, américaine blanche, et qu’il reconnaissait donc le poids de l’histoire, notamment coloniale.

Mais, a-t-il ajouté, l’Occident n’est pas responsable de “la destruction de l’économie du Zimbabwe depuis dix ans, ni des guerres dans lesquelles des enfants sont enrôlés comme combattants”. “Ces conflits sont une pierre autour du cou de l’Afrique”.

Accueilli triomphalement dans ce petit pays, Barack Obama s’est adressé au Parlement ghanéen et s’est entretenu avec son homologue John Atta Mills. “Tous les Ghanéens veulent vous voir”, lui a déclaré ce dernier, alors que la famille Obama faisait la “Une” de nombreux quotidiens locaux. Le président américain a participé à un déjeuner en plein air dans l’enceinte de la résidence présidentielle avec près de 350 personnes, puis il est passé à la partie historique de sa visite.

Avec son épouse Michelle, descendante d’esclaves africains amenés en Amérique, Barack Obama devait se rendre au fort de Cape Coast, d’où les esclaves étaient déportés vers les Amériques sous la férule britannique au XVIIe siècle.

La veille, au sommet du G-8 à L’Aquila, en Italie, un nouveau plan de sécurité alimentaire de 20 milliards de dollars avait été annoncé pour les pays pauvres, d’Afrique notamment, et samedi le président américain a déclaré que son pays fournirait 3,5 milliards de dollars d’assistance alimentaire en mettant l’accent sur la formation des agriculteurs.

_____________________________ 2 – Le Monde

Obama : l’Afrique doit prendre ses responsabilités

Le président américain, Barack Obama, est arrivé vendredi soir, 10 juillet, à Accra avec un cadeau – 20 milliards de dollars pour l’aide alimentaire à l’Afrique – et un message : le colonialisme ne peut pas constituer “une excuse” pour les problèmes du continent. “Je crois beaucoup à l’idée que les Africains sont responsables pour l’Afrique”, a-t-il expliqué dans un entretien au site allafrica.com, avant son départ des Etats-Unis.

Darfour et Somalie réclament une réponse “mondiale”Barack Obama a déclaré samedi à Accra que des crises comme le “génocide” au Darfour ou l’expansion terroriste en Somalie réclamaient une réponse “mondiale”, mais aussi un renforcement des capacités de réaction de l’Afrique elle-même. “L’Afrique n’est pas la caricature qu’on en fait d’un continent en guerre.

Mais les conflits font partie de la vie de trop d’Africains, avec la même constance que le soleil”, a-t-il dit dans un discours devant le parlement ghanéen. “Quand on a un génocide en cours au Darfour ou des terroristes en Somalie, il ne s’agit pas seulement de problèmes africains, ce sont des défis lancés à la sécurité internationale, et ils réclament une réponse internationale”, a-t-il assuré. (avec AFP)

L’enveloppe de 20 milliards de dollars sur trois ans (14,3 milliards d’euros) a été accordée par le G8 lors de la dernière journée du sommet de L’Aquila. M. Obama a plaidé personnellement auprès de ses collègues pour une augmentation de la somme initialement prévue (15 milliards), arguant d’une “responsabilité morale” des pays riches.

“Les actions irresponsables de quelques-unes ont engendré une récession qui a balayé le globe, a-t-il dit.

Les prix de la nourriture ont augmenté et 100 millions de personnes vont tomber dans une extrême pauvreté.” Le président a évoqué l’exemple de sa famille paternelle, qui, sans connaître la faim, vit au Kenya dans une région frappée par la malnutrition. La pauvreté est “quelque chose que je comprends dans des termes très personnels”, a-t-il ajouté.

Le G8 était réuni avec un groupe de pays africains. Devant les dirigeants de l’Algérie, l’Angola, l’Egypte, l’Ethiopie, la Libye, le Nigeria, le Sénégal, l’Afrique du Sud et l’Union africaine (que représentait Mouammar Kadhafi), M. Obama a expliqué qu’il y a cinquante ans, quand son père a quitté Nairobi pour étudier aux Etats-Unis, le Kenya avait un PNB par habitant supérieur à celui de la Corée du Sud. “On a parlé d’héritage du colonialisme et d’autres politiques mises en place par les pays riches. Sans vouloir minimiser ce facteur, mon propos est de dire que la Corée du Sud, en travaillant avec le secteur privé et la société civile, a réussi à mettre en place des institutions qui ont garanti la transparence et la responsabilité.”

Alors que dans beaucoup de pays d’Afrique, “si vous voulez avoir un job ou créer une entreprise, vous devez payer des pots-de-vin”.

AFRIQUE AUTOSUFFISANTE

Le G8 a entériné le nouveau mécanisme d’aide proposé par M. Obama : “L’aide doit créer les conditions qui permettent de se passer d’elle.” Au-delà de la distribution d’aide alimentaire, le projet vise à aider les fermiers à construire des infrastructures et à commercialiser leurs produits. “Il n’y a rien qui empêche l’Afrique de devenir autosuffisante sur le plan alimentaire”, a dit M. Obama.

Pour son premier discours en Afrique subsaharienne en tant que président, M. Obama avait prévu de développer le thème de la gouvernance. “Une partie de ce qui a empêché l’Afrique d’avancer est que, pendant des années, on a dit que c’était la conséquence du néocolonialisme, ou de l’oppression occidentale, ou du racisme… Je ne crois pas beaucoup aux excuses, a-t-il dit dans son entretien à Allafrica.com. Les cartes coloniales qui ont été tracées ont favorisé les conflits, mais nous sommes en 2009. L’Occident et les Etats-Unis ne sont pas responsables de la situation de l’économie du Zimbabwe depuis quinze ou vingt ans.”

Le discours d’Accra devait être diffusé largement sur le continent grâce aux projections publiques organisées par les ambassades américaines. Au Kenya, le réseau Safaricom (17 millions d’abonnés jusque dans les régions reculées) devait le transmettre, selon les termes d’un accord avec le département d’Etat.

Corine Lesnes

_____________________________ 1 – Le Point avec AFP

Les principaux points du discours de Barack Obama au Ghana

Le premier président noir des États-Unis, Barack Obama, a appelé samedi l’Afrique à prendre en main son propre destin en combattant les pratiques antidémocratiques, les conflits et la maladie et en l’assurant du soutien américain dans cette vaste entreprise. Voici les principaux points de son discours:

RESPONSABILITE DES AFRICAINS

“Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez. Mais cela n’est possible que si, vous tous, vous assumez la responsabilité de votre avenir. Cela ne sera pas facile. Cela réclamera du temps et des efforts. Il y aura des épreuves et des déconvenues. Mais je peux vous promettre ceci: l’Amérique sera à vos côtés, à chaque étape, en tant que partenaire, en tant qu’amie”.

RÔLE FUTUR DE L’AFRIQUE ET RELATION AVEC LES ÉTATS-UNIS

“Je ne vois pas dans les pays et les populations d’Afrique un monde à part. Je vois l’Afrique comme une partie fondamentale d’un monde interconnecté, comme des partenaires de l’Amérique agissant au nom de l’avenir que nous voulons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit être fondé sur la prise de responsabilité et le respect mutuels”.

RÔLE DE L’AFRIQUE ET DES ÉTATS-UNIS DANS LA RESOLUTION DES CONFLITS

“Nous devons nous dresser contre l’inhumanité quand elle se manifeste parmi nous (…) Nous encourageons la vision d’une architecture régionale de sécurité qui soit forte et qui puisse produire une force transnationale efficace quand il le faut.

L’Amérique a la responsabilité de favoriser cette vision, pas seulement par les mots, mais par un soutien qui renforce les capacités africaines.

Quand on a un génocide en cours au Darfour ou des terroristes en Somalie, il ne s’agit pas seulement de problèmes africains, ce sont des défis lancés à la sécurité internationale et ils réclament une réponse internationale.

Et c’est pourquoi nous nous tenons prêts à être des partenaires, à travers l’action diplomatique, l’assistance technique et le soutien logistique et nous soutiendrons les efforts visant à faire juger les criminels de guerre”.

“BONNE GOUVERNANCE”

“Nous devons reconnaître cette vérité fondamentale, à laquelle vous avez donné vie au Ghana: le développement dépend de la bonne gouvernance. C’est un ingrédient qui a fait défaut pendant beaucoup trop longtemps, dans beaucoup trop d’endroits (…) L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes”.

AIDE ET DEVELOPPEMENT

“L’Amérique tendra la main de manière plus responsable (…) L’aide, ce n’est pas une fin en soi. Le but de l’assistance étrangère doit être de créer les conditions pour qu’elle ne soit plus nécessaire”.

11/07/09 (B507) Le journal de la Flibuste … Arraisonnement d’un bateau traditionnel indien (2 articles en Français)

__________________________ 2 – Tolerance (Canada) (En Anglais)

La Russie un appel pour que les pirates somaliens soient jugés par des cours internationales. //
Russia calls for international prosecution of Somali pirates

Russia has called for an international mechanism to prosecute the pirates as power actions against them are ineffective.

“Only power measures to prevent pirate attacks will not yield the desired result. Preventive efforts are necessary to bring those guilty to responsibility,” Vitaly Churkin, Russian Ambassador to the UN said at a UNSC meeting on Somalia.

__________________________ 1 – EuroInvestor avec Reuters

Des pirates somaliens s’emparent d’un dhow indien

Des pirates somaliens se sont emparés d’un dhow – bateau traditionnel – indien avec à son bord 16 membres d’équipage, ont rapporté les autorités locales ainsi qu’un groupe maritime régional.

L’acte de piraterie s’est déroulé à une quinzaine de km au large du port de Bosasso, dans le golfe d’Aden.

Abdiwahid Mohamed Mersi, directeur du ministère de la Pêche de la région du Puntland, a déclaré que le bateau venait de décharger des marchandises à Bosasso et qu’il se dirigeait vers Doubaï. “Les pirates veulent se servir de l’embarcation pour détourner d’autres bateaux”, a-t-il dit à Reuters.

Mercredi, bravant les conditions météorologiques qui rendent difficile une telle opération en cette saison, des pirates s’étaient emparés d’un cargo turc, également dans le golfe d’Aden.

Abdiqani Hassan,
version française Nicole Dupont