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28/07/10 (B562) Radio-Trottoir : au Somaliland où il représentait Djibouti à l’occasion de la passation de pouvoir au nouveau Président, Ali Abdi Farah n’a pas épargné sa peine pour saluer les mérites de la Démocratie et des élections justes et libres. (Par nos correspondants)

Ali Abdi Farah, Ministre de la Communication et de la Culture, chargé des Postes et des Télécommunications, porte parole du Gouvernement (et quoi d’autre encore ??) représentait Djibouti lors de la cérémonie de passation de pouvoir au Somaliland.

A cette occasion, il n’a pas été avare dans son éloge des mérites de la démocratie et des élections justes.

Au fait, ce Ministre de profession, souvent soupçonné par l’opinion publique de confondre la caisse des Télécoms avec ses petits intérêts personnels, ce fervent pourfendeur des syndicalistes libres, ce roi de la préférence tribale, pour l’attribution des postes, des promotions et des primes, a-t-il enfin découvert les mérites de la vertu ?

Un tremblement de terre n’aurait pas fait plus de transformation dans le paysage.

Chiche, M Ali Abdi Farah, on vous met au défi de tenir le même discours à Djibouti et de faire campagne pour des élections libres, justes et indépendantes. On vous met au défi de combattre les magouilles électorales en tout genre : afflux de faux électeurs, bourrage des urnes, décomptes falsifiés, etc…

Soyez cohérent Monsieur le Ministre. Ou bien vous estimez que la démocratie et des élections libres sont la seule voie possible et vous cessez immédiatement de servir un régime dictatorial et sanguinaire, parce qu’il fraude massivement tous les scrutins et aussi parce qu’il ferme les yeux sur vos petites (et grosses parfois ?) indélicatesses.

Ou bien la honte s’abattra sur vous, car vous ne pourrez pas tenir longtemps un discours diamétralement opposé, selon que vous êtes à Djibouti ou à 250 kms, de l’autre côté de la frontière !

Une délégation américaine de l’USAID
est présente à Djibouti et elle s’enquiert des conditions pour que la prochaine élection soit « moins » / « pas » entâchée par une fraude électorale massive …. Elle rencontre différentes personnalités et en bons américains, ils ont des dollars pour convaincre. Cette délégation prendra-t-elle la situation par le bon bout ?

On ne peut que l’espérer ! Mais il faudra qu’elle puisse mettre les intérêts américains directs et de court terme, de côté.

Sinon Guelleh qui a déjà fait jouer la concurrence entre Français et Américains, ne va se géner cette fois, pour faire jouer la concurrence entre Japonnais et Américains.

28/07/10 (B562) L’Express avec Reuters / Le nouveau président du Somaliland prête serment

Le nouveau dirigeant du Somaliland, Ahmed Mohamed Silanyo, a été investi président mardi, illustration de la démocratie à l’oeuvre dans ce territoire qui a proclamé son indépendance en 1991 et cherche à être reconnu par la communauté internationale.

Les observateurs internationaux présents au moment de l’élection en juin ont estimé que le scrutin avait été dans l’ensemble libre et honnête et qu’il avait marqué une étape remarquable sur la voie de la démocratie, par comparaison avec la guerre civile que connaissent depuis près de 20 ans le sud et le centre de la Somalie.

"Je transmets la présidence le coeur léger et accueille le président Silanyo, vainqueur de l’élection", a déclaré le président sortant, Dahir Rayale Kahin, lors de la cérémonie d’investiture.

"Je dis à mes partisans que la campagne et l’élection sont terminés et que le peuple du Somaliland doit désormais être uni et travailler à l’avenir du Somaliland, ainsi qu’à sa reconnaissance", a ajouté le sortant.

Colonisé par la Grande-Bretagne alors que le reste de la Somalie était sous administration italienne, le Somaliland, territoire d’environ 137.000 km2 peuplé de 3,5 millions d’habitants, situé dans le nord de la Somalie, a profité du chaos consécutif à la chute du dictateur somalien Mohamed Siad Barre, en 1991, pour proclamer son indépendance. Le reste de la Somalie a sombré dans le chaos.

L’Union africaine et les puissances étrangères n’ont cependant pas reconnu l’indépendance du Somaliland, territoire frontalier avec l’Ethiopie et au bord du golfe d’Aden.

Hussein Ali Noor,
Eric Faye pour le service français

28/07/10 (B562) Nouvelles de Somalie – Somalie : Djibouti prête à apporter une assistance technique et logistique – L’UA déploiera 4.000 hommes supplémentaires dans la Somalie en guerre – Les attentats de Kampala interpellent l’Union africaine – UA : renfort de 4.000 hommes – La Commission européenne alloue 35 millions d’euros en faveur des victimes de conflits et de catastrophes naturelles en Somalie – Nouveaux combats en Somalie – la force de l’Union Africaine pourra attaquer « de façon préventive » – l’UA et ses alliés se donnent plus de moyens face aux shebab – La paix et la sécurité sur le continent africain sont « fragiles »

________________ 9 – RTD (Djibouti)

(ARDHD : recul de Guelleh, ou opération de communication pour masquer les réelles intentions d’envoyer des troupes djiboutiennes en Somalie ???
______________________

Somalie : Djibouti prête à apporter une assistance technique et logistique

Le président de la république Ismael Omar Guelleh a prononcé un important discours au sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union Africaine qui se tient depuis hir a Kampala en Ouganda.

Dans son discours, le Chef de l’état a surtout mis l’accent sur la nature de la contribution que Djibouti ambitionne d’étendre à la Somalie dans le nécessaire processus de stabilisation et de pacification de ce pays.

A ce sujet, le président djiboutien a indiqué que notre pays était disposé à apporter une assistance technique et logistique à la Somalie et non à envoyer dans ce pays un contingent militaire qui participerait directement aux combats aux côtés des forces somaliennes engagées dans un conflit contre les troupes des Shebab.

« La république de Djibouti est prête à apporter, à travers l’envoi de formateurs, une assistance technique dans les domaines de l’administration, notamment la gestion du personnel, du matériel et des finances des forces de sécurité du TFG « a déclaré le président de la république.

« Nous sommes également disposés à apporter une assistance technique au niveau opérationnel de l’état major » a ajouté le Chef de l’Etat djiboutien.

Il s’agit là d’une mise au point après que la presse internationale eut véhiculé ces derniers jours des informations erronées sur les projections de Djibouti quant à la situation en Somalie.

Ces informations erronées indiquaient que Djbouti s’apprêtait à l’envoi d’un bataillon en Somalie.

« Nous préconisons l’envoi d’une mission technique militaire destinée à mettre en place une unité de génie civile afin d’aider à la réhabilitation des structures et des bâtiments militaires » a annoncé le numéro un djiboutien, balayant d’un revers la farce sur un prétendu bataillon qui participerait, au même titre que les soldats ougandais et burundais de l’Amisom à la protection du gouvernement provisoire somalien et à la préservation des édifices publiques de ce pays.

____________________ 8 – Radio Chine avec XINHUA

L’UA déploiera 4 000 hommes supplémentaires dans la Somalie en guerre

Les chefs d’État et de gouvernement africains assistant au 15ème sommet de l’Union africaine (UA), qui vient de s’achever mardi à Kampala, ont décidé de déployer 4 000 hommes supplémentaires dans le cadre de la mission de paix en Somalie, portant à plus de 10 000 le total des effectifs du bloc dans ce pays en proie au conflit.

Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, a déclaré lors d’un point presse commun avec le président du Malawi et président de l’UA Bingu Wa Mutharika, que la Guinée déploierait un bataillon et que l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) enverrait 2 000 soldats dans ce pays chaotique pour aider à sa pacification et à sa stabilisation.

L’IGAD est une organisation régionale regroupant l’Éthiopie, l’Ouganda, Djibouti, le Kenya, la Somalie, l’Érythrée et le Soudan.

Jean Ping a déclaré qu’une proposition de l’UA avait été déposée pour accroître les troupes à 15 000 hommes afin de lutter contre le terrorisme dans ce pays de la Corne de l’Arique. Les effectifs déployés par la commission dans ce pays sont actuellement plafonnés à 8 000 hommes.

"Nous nous sommes engagés à apporter 4 000 hommes supplémentaires à la Somalie, ce qui devrait nous permettre d’ atteindre et de dépasser ce plafond. Les troupes de Guinée et de Djibouti sont prêtes", a-t-il dit.

"Nous sommes en train de relever ce plafond. De nombreux pays sont prêts à envoyer des troupes en Somalie", a-t-il dit.

"Les troupes déployées en Somalie remportent des succès. Je pense que nous serons à même de mettre un frein à ce terrorisme, qui a dépassé les frontières", a déclaré M. Mutharika.

L’Ouganda et le Burundi sont actuellement les deux seuls pays à contribuer au contingent de 6 000 hommes de la Mission de paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Les experts de sécurité ont recommandé l’envoi d’une force de paix de 27 000 hommes en Somalie pour pacifier la situation.

Cette décision survient à l’issue de trois jours de discussions intenses sur l’étendue de l’augmentation des effectifs et sur une modification du mandat des forces de l’AMISOM en Somalie.

"La demande de modification du mandat, de celui de maintien de la paix à celui d’imposition de la paix, est toujours à l’étude. L’UA pourrait changer ce mandat mais il y a des implications supplémentaires

____________________ 7 – Afrique Actu

Les attentats de Kampala interpellent l’Union africaine

Le président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed à Kampala

Les attentats-suicide d’al-Shabab ce mois-ci à Kampala sont une sonnette d’alarme pour la communauté internationale et l’Union africaine (UA) au sujet des islamistes radicaux, estime le secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé des Affaires africaines, Johnnie Carson, chef de la délégation américaine au sommet de l’Union africaine de Kampala.

Les attaques du 11 juillet contre des fans de football regardant la finale de la Coupe du monde 2010 à la télévision – des attaques qui ont fait près de 80 morts – illustrent les capacités d’al-Shabab d’exporter ses tactiques terroristes, a dit Johnnie Carson.

« Si al-Shabab peut frapper Kampala, alors il représente une menace pour l’ensemble des voisins de la Somalie, de Djibouti jusqu’au Kenya et la Tanzanie plus bas. C’est la première fois que nous voyons al-Shaba utiliser des tactiques-suicide hors de la région méridionale du pays », a expliqué le secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé des Affaires africaines à des journalistes américains qui l’ont joint par téléphone à Kampala.

Le sommet de l’Union africaine de Kampala a endossé le plan de l’Autorité intergouvernemental pour le développement, l’IGAD, d’envoyer 2 000 soldats additionnels en Somalie pour renforcer les plus de 5000 éléments burundais et ougandais de l’AMISOM, la force de l’Union africaine en Somalie.

Les Etats-Unis ont fourni un appui logistique à cette force et Johnnie Carson a dit qu’il espère que les nouvelles prouesses terroristes d’al-Shaba pousseront les pays d’Afrique et d’ailleurs à honorer leurs promesses d’aide à l’AMISOM et au gouvernement intérimaire somalien.

Le sommet de Kampala s’est appesanti sur la nécessité de réduire le nombre de victimes civiles dans les opérations militaires de l’AMISOM. Al-Shabab est aussi responsables des pertes en vies humaines, a fait remarquer Johnnie Carson.

« Les tactiques employées par al-Shabab sont responsables de certaines des victimes civiles signalées par la presse. Al-Shabab entre dans les marchés et en sort, opère à l’intérieur comme à l’extérieur des zones résidentielles civiles », a expliqué le secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé des Affaires africaines.

Johnnie Carson a dit qu’il ne pense par que l’AMISON prend délibérément les civils pour cibles. Toutefois, le problème a le potentiel de retourner la population contre les troupes de l’Union africaine, a-t-il reconnu.

____________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Somalie/UA: renfort de 4.000 hommes

L’Union africaine a recueilli des engagements de la part de ses membres d’envoyer un total de 4.000 hommes en renfort à sa force en Somalie, a annoncé aujourd’hui le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, à la fin d’un sommet de trois jours de l’organisation à Kampala.

"Nous avons des engagements à apporter rapidement 4.000 soldats supplémentaires, ce qui nous aidera à atteindre le plafond (maximum autorisé de 8.000 troupes) et peut-être au delà", a indiqué M. Ping devant la presse.

Les six pays membres de l’organisation est-africaine Igad (Autorité inter-gouvernementale pour le développement) ont promis 2.000 hommes, la Guinée un bataillon (environ 800 hommes) et Djibouti s’est également engagé à fournir des renforts au nombre non précisé, selon M. Ping.

La force de l’UA en Somalie est actuellement composée d’un peu plus de 6.000 hommes, 3.500 Ougandais et 2.500 Burundais, et le mandat de l’ONU la concernant prévoit qu’elle soit constituée au maximum d’un peu plus de 8.000 hommes.

Au cas où les contributions de ses Etats membres dépasseraient le plafond maximum autorisé, "il y a (de la part de l’UA) une demande de relever ce plafond de 8.000 et d’aller peut-être à 15.000, (…) cela n’a pas été décidé", a poursuivi le président de la Commission de l’UA.

____________________ 5 – EuropAfrique

La Commission européenne alloue 35 millions d’euros en faveur des victimes de conflits et de catastrophes naturelles en Somalie

Aujourd’hui, la Commission européenne a adopté une décision de financement d’un montant de 35 millions d’euros afin de soutenir les activités humanitaires en Somalie. Selon les estimations, quelque 3,2 millions de personnes, soit environ 42 % de la population somalienne, auraient besoin d’une assistance humanitaire d’urgence et/ou de moyens de subsistance au cours du premier semestre de 2010.

Par ailleurs, les évaluations réalisées sur le terrain semblent indiquer qu’une amélioration de la situation au second semestre de cette année est peu probable. La décision adoptée aujourd’hui, portant sur un montant de 35 millions d’euros, couvrira toute une série d’interventions de secours dans les secteurs suivants: la santé, la nutrition, l’aide et la sécurité alimentaires, l’eau et l’assainissement, les produits non alimentaires et le logement, la réduction des risques de catastrophe, la logistique, la sécurité et la coordination des opérations partenaires.

Mme Kristalina Georgieva, membre de la Commission chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises, a déclaré à ce propos: «Les affrontements incessants et les mauvaises conditions climatiques sont une combinaison fatale pour la population somalienne, qui en est la première victime. Cette dernière a repoussé les limites de sa résistance à l’extrême. De nombreux Somaliens meurent en silence en raison du manque de nourriture et de soins médicaux et hygiéniques. Nous ne pouvons pas les abandonner même si les conditions de mise en œuvre de nos activités humanitaires sont difficiles et dangereuses. La Commission, en sa qualité de principal donateur humanitaire, continuera à se mobiliser, comme elle le fait depuis de nombreuses années, pour répondre aux principaux besoins humanitaires de la population somalienne.»

Plus de dix-huit années d’affrontements claniques et de troubles civils en Somalie centrale et en Somalie du Sud ont eu une incidence dévastatrice sur la population et ont provoqué des déplacements massifs de populations. La situation est aggravée par des sécheresses cycliques, des inondations et des épidémies de maladies infectieuses telles que le choléra, qui partout génèrent d’importants besoins humanitaires. La Commission reconnaît que la situation est complexe et que l’assistance dans de nombreux secteurs ainsi que l’intégration des activités de réduction des risques de catastrophe sont nécessaires pour renforcer les mécanismes de résistance et d’adaptation des victimes. Sur le terrain, les organisations humanitaires demeurent confrontées à des difficultés et des dangers considérables. Il leur est toujours extrêmement difficile d’accéder à la Somalie et d’y exercer leurs activités sans entrave, surtout dans les régions du centre et du sud du pays.

Contexte

L’enveloppe de 35 millions d’euros vient s’ajouter aux 20 millions alloués en juin 2010 en faveur de six pays menacés par la sécheresse dans la Corne de l’Afrique, dont la Somalie. Les risques naturels, notamment les sécheresses, qui sont de plus en plus fréquents, représentent un énorme fardeau pour les pasteurs et les agropasteurs (80 % de la population somalienne).

Tous les fonds sont acheminés par le service d’aide humanitaire et de protection civile de la Commission (ECHO), sous la responsabilité de la commissaire Kristalina Georgieva. Les projets financés par la Commission sont mis en œuvre par des organismes d’aide non gouvernementaux, des agences spécialisées des Nations unies, le CICR et le mouvement de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge. ECHO suit de près l’évolution de la situation humanitaire, contribue activement à la coordination générale des opérations de secours et contrôle l’utilisation des fonds humanitaires de la Commission.

La Commission Européenne est le plus grand donateur pour la Somalie et s’est engagée à encourager le rétablissement de la paix et de la sécurité en Somalie (y compris deux régions en Somalie: Somaliland et Puntland) via son assistance au développement

_____________________ 4 – La Croix

Nouveaux combats en Somalie

Au moins 14 civils ont été tués et 23 blessés dans des combats à l’artillerie lourde à Mogadiscio, à la suite de l’attaque de positions gouvernementales, dimanche 18 juillet, par des insurgés somaliens shebabs sur le front nord de Mogadiscio.

Les shebabs, qui se réclament d’Al-Qaida, ont juré la perte du très fragile gouvernement de transition du président Sharif Cheikh Ahmed, qui ne contrôle que quelques quartiers stratégiques de Mogadiscio et ne doit sa survie qu’au soutien des 6000 soldats ougandais et burundais de la force de paix de l’Union africaine en Somalie, l’Amisom.

Les shebabs ont revendiqué le double attentat du 11 juillet à Kampala, qui a fait 76 morts, en représailles au rôle majeur de l’Ouganda dans l’Amisom. Ils réclament le départ des troupes ougandaises de Somalie.

L’Ouganda s’est toutefois dit prêt, à la suite des attentats, à fournir 2 000 hommes supplémentaires et a plaidé pour un renforcement du mandat de l’Amisom, qui pourrait être discuté lors du sommet de l’UA, à Kampala, du 25 au 27 juillet.

_____________________ 3 – AFP

Somalie: la force de l’Union Africaine pourra attaquer "de façon préventive"

La force de l’Union africaine en Somalie pourra désormais "attaquer de façon préventive" les insurgés islamistes shebab, aux termes de nouvelles règles d’engagement, a assuré mardi le porte-parole de l’armée ougandaise.

"Désormais nos forces sont libres d’attaquer de façon préventive", a déclaré par téléphone à l’AFP le lieutenant-colonel Felix Kulayigye, porte-parole de l’armée ougandaise, qui représente le principal contingent de l’Anisom.

"Si nous savons que nous sommes sur le point d’être attaqués, nous avons le mandat pour attaquer les premiers", a-t-il affirmé, précisant qu’il s’agissait d’une "décision de l’UA".

L’Union africaine, réunie en sommet jusque mardi à Kampala, a décidé d’établir de nouvelles règles d’engagement, plus offensives, pour ses soldats stationnés à Mogadiscio et qui ne pouvaient jusqu’à présent ouvrir le feu qu’en réponse à une attaque, avait indiqué lundi le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité Ramtane Lamamra.

L’UA, qui a compétence exclusive pour donner à ses troupes de nouvelles règles d’engagement, pourrait de plus solliciter une modification du mandat qu’elle a reçu de l’ONU, et qui expire en janvier prochain, sans qu’une décision ait encore été prise sur ce point.

"La décision sur le mandat est encore en cours d’examen, mais je crois que tout le monde se rend compte que (passer au) chapitre VII (de la charte des Nations Unies) est difficile", a indiqué à l’AFP au téléphone le secrétaire permanent (chef de l’administration) du ministère ougandais des Affaires étrangères, James Mugume.

Un mandat expressément donné par l’ONU dans le cadre du chapitre VII de sa Charte permet à une force d’interposition d’"imposer" la paix et pas seulement de la maintenir.

Le sommet de l’UA, qui se termine officiellement mardi, a décidé de renforcer l’Amisom, en faisant passer ses troupes de 6.000 à 8.000 hommes et en sollicitant, de la part de pays africains ou extérieurs au continent, un soutien naval et aérien pour l’aider dans sa mission.

L’objectif est de donner à l’Amisom les moyens de repousser les insurgés islamistes shebab qui la harcèlent dans la capitale Mogadiscio et qui contrôlent la plus grande partie du sud et du centre du pays.

_____________________ 2 – Atlas Info avec AFP

Somalie: l’UA et ses alliés se donnent plus de moyens face aux shebab

L’Union africaine a décidé lundi à Kampala de renforcer ses troupes en Somalie et de donner plus de moyens d’action au gouvernement transitoire pour contrer les islamistes maîtres de la plus grande partie du pays, a annoncé le chef de la diplomatie éthiopienne.

Les chefs d’Etat de l’UA réunis tard lundi soir ont entériné en particulier l’envoi de 2.000 soldats en renfort des 6.000 chargés aujourd’hui de repousser les assauts des islamistes shebab à Mogadiscio, a indiqué à l’AFP le ministre éthiopien des Affaires étrangères Seyoum Mesfin.

"Ce sommet vient juste d’approuver les demandes faites par l’Initiative gouvernementale de développement (Igad, organisation regroupant six pays est-africains)" en vue d’un tel renforcement, a déclaré le ministre.

"Nous sommes désormais dans une situation dans laquelle tous les Africains ont compris l’urgence de la situation", s’est-il félicité.

L’Ouganda, dont la capitale Kampala a été frappée le 11 juillet par un double attentat revendiqué par les shebab (76 morts), devrait envoyer la plus grande partie des renforts, estiment les diplomates africains.

Mais au-delà de ces renforts, dont l’arrivée est "une question de petites semaines", l’UA veut rendre "plus robuste" sa force déployée depuis mars 2007 en Somalie, l’Amisom, avait indiqué un peu plus tô t à la presse Ramtane Lamamra, commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité.

L’UA a demandé à ses partenaires internationaux la mise à disposition de cinq hélicoptères et M. Lamamra s’est dit "raisonnablement optimiste" à ce sujet.

L’Afrique du Sud, sollicitée pour envoyer des bâtiments empêcher la fourniture d’armes aux shebab via le port somalien de Kismayo (sud), "a dit qu’elle était prête à faire tout ce que lui demanderait l’Igad ou l’UA", a assuré Seyoum Mesfin.

L’UA a déjà modifié dans un sens plus offensif les règles d’engagement de ses troupes, autorisées jusqu’à présent à n’ouvrir le feu que pour se défendre ou pour protéger les institutions du très fragile gouvernement transitoire du président Cheikh Sharif Ahmed à Mogadiscio, selon M. Lamamra.

Les pays africains espèrent doter ainsi leur force en Somalie de la puissance nécessaire pour repousser de Mogadiscio, voire ensuite du reste de la Somalie, les shebab qui contrô lent aujourd’hui la plus grande partie du centre et du sud du pays.

L’expert Ernst Jan Hogendoorn, responsable de la Corne de l’Afrique pour le centre de prévention des conflits International Crisis Group, estime cependant que si les soldats de l’Amisom utilisent leurs nouveaux moyens de façon indiscriminée, "ils risquent de faire le jeu des shebab" en faisant de nombreuses victimes civiles, ce que la population de Mogadiscio leur reproche déjà avec virulence.

Pour gagner précisément le coeur de la population, les Etats-Unis et la Norvège ont indiqué lundi qu’ils allaient apporter une "aide financière directe" au gouvernement somalien pour qu’il soit "plus performant" dans son action civile au quotidien, selon M. Lamamra.

"Quel que soit le renforcement de la force militaire, celle-ci ne serait pas en mesure de résoudre dans son ensemble le problème somalien", et "la priorité doit être de renforcer les forces de sécurité, de police, les institutions civiles et financières du gouvernement transitoire", a confirmé M. Seyoum.

A ces décisions devrait s’ajouter un avertissement discret mais ferme à ce même gouvernement: qu’il apporte désormais rapidement la preuve de sa crédibilité à diriger le pays, précisait à l’AFP juste avant le sommet un diplomate proche du dossier.

_____________________ 1 – Radio Chine

La paix et la sécurité sur le continent africain sont « fragiles »

Le président de la commission de l’Union africaine, Jean Ping, a déclaré, au cours de la cérémonie d’ouverture du XVeme sommet de l’Union africaine, « qu’ en dépit des efforts des parties concernées, la paix et la sécurité sur le continent africain étaient fragiles ».

« 2010 a été nomée l’année de la paix et de la sécurité par l’Union africaine, mais des crises et des conflits de toutes sortes se sont succédés. Le processus de paix dans certains pays doit être poussé en avant » a déclaré Jean Ping devant une quarantaine de chefs d’État.

Le dossier somalien, qui intéresse le plus les représentants, a été évoqué par Jean Ping. Il a exprimé son inquiétude quant à « la situation fragile » dans le pays. Pour l’Union africaine, la mission de maintien de la paix en Somalie est un défi. L’Union africaine est en train d’établir un plan de maintien de la paix, comprenant une hausse de ses pouvoirs, un renforcement de ses forces et une amélioration des équipements.

27/07/10 (B562) LDDH : La Somalie peut devenir un nouvel Irak ou Afghanistan, selon l’Erythrée (AFP)



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 26 JUILLET 2010

Cette proposition suivante semble fiable : « « La priorité doit être accordée à
la situation politique.

Il faut lancer un processus politique ouvert à tous,
incluant les shebab, (la milice islamiste) Hezb al-Islam, le gouvernement
transitoire fédéral, le Puntland et le Somaliland » (les deux territoires
somaliens qui ont proclamé le premier son autonomie, le second son
indépendance), a poursuivi M. Saleh, qui représente son pays au sommet de
l’UA. »

Toutefois, la condition sine qua non est le départ immédiat des Forces tueuses
de l’Amison, qui avec l’Ouganda et le Burundi perpètrent des atrocités
inadmissibles, des Crimes de Guerre, Crimes de Génocide et Crimes contre
l’Humanité.

NOEL ABDI Jean-Paul

________________ La Somalie peut devenir un nouvel Irak ou Afghanistan, selon l’Erythrée
(AFP)

La Somalie peut devenir un nouvel Irak ou Afghanistan en cas d’envoi massif de
troupes étrangères, et seule une solution politique incluant les islamistes
shebab peut ramener la paix, a affirmé samedi à l’AFP le ministre érythréen des
Affaires étrangères, Osman Saleh.

Ennemi juré du grand voisin éthiopien avec lequel il a été en guerre
(1998-2000), l’Erythrée a été accusée dans un rapport de l’ONU d’apporter un
soutien aux insurgés shebab en Somalie, ce que le gouvernement de ce pays côtier
de la Mer rouge dément formellement.

« Il peut y avoir certains éléments terroristes (au sein des shebab), mais
comment s’en débarrasser? Pas en amenant une force internationale », a estimé M.
Saleh. « Sinon ce sera comme en Irak ou en Afghanistan. Le problème n’est
toujours pas résolu en Afghanistan », a ajouté le ministre érythréen en référence
à l’intervention militaire internationale dans ce pays.
« Et maintenant ils disent qu’il faut parler avec les taliban (en Afghanistan).

Pourquoi pas ici (en Somalie)? ».

« La priorité doit être accordée à la situation politique. Il faut lancer un
processus politique ouvert à tous, incluant les shebab, (la milice islamiste)
Hezb al-Islam, le gouvernement transitoire fédéral, le Puntland et le
Somaliland » (les deux territoires somaliens qui ont proclamé le premier son
autonomie, le second son indépendance), a poursuivi M. Saleh, qui représente son
pays au sommet de l’UA.

Le président érythréen Issaias Afeworki participe très rarement aux sommets de
l’UA, dont le siège est à Addis Abeba, depuis le conflit avec l’Ethiopie.
L’UA doit décider au sommet de Kampala convoqué de dimanche à mardi de porter de
6. 000 à 8. 000 hommes sa force de paix en Somalie (Amisom), et de la doter d’un
mandat plus offensif en réponse notamment à un double attentat qui a fait 76
morts le 11 juillet à Kampala et qui a été revendiqué par les shebab.

27/07/10 (B562) Le Journal de la Flibuste – Onze Somaliens condamnés aux Seychelles à des peines de prison pour piraterie (1 article)

____________________ 1 – RFI

Onze Somaliens condamnés aux Seychelles à des peines de prison pour piraterie

Le bateau belge, le Pompéi, pris en otage par des pirates somaliens alors qu’il faisait route vers les Seychelles, le 18 avril 2009.

Six semaines après le premier procès de pirates somaliens en Europe, les Seychelles rendent également leur premier verdict dans une affaire d’attaque de bateau dans l’océan Indien. La Cour suprême des Seychelles a condamné lundi 26 juillet, onze Somaliens à 10 ans prison pour piraterie ou complicité de piraterie. En décembre 2009, ils avaient attaqué l’un des navires des gardes-côtes seychellois, le Topaze, avant d’être arrêtés. Tout comme le Kenya, l’archipel a accepté de devenir un pôle régional destiné à juger les pirates somaliens. Avec ce jugement, les Seychelles espèrent dissuader.

La piraterie a fortement touché l’économie de l’archipel. Selon les autorités seychelloises, les recettes du port de Victoria ont chuté de 30% l’an dernier par ailleurs la pêche au thon mais également le tourisme maritime, comme les croisières en yacht, ont beaucoup souffert.

Joël Morgan, ministre des Ressources naturelles et du Transport, espère que ce jugement aura un effet dissuasif. « Les Seychelles ont taché à amener tous les pirates qui nous attaquent devant la justice. Et ça sera une justice qui sera très sévère parce que nous avons beaucoup souffert à travers des actions des pirates. Ces attaques sont dévastatrices sur notre économie nationale. »

Ce jugement traduit la montée en puissance des Seychelles dans sa lutte contre la piraterie, notamment grâce à l’aide internationale. Désormais des drones américains survolent l’archipel, tout comme les avions de la force européenne Atalante. Les gardes-côtes ont reçu du matériel de communication, les Emirats arabes unis doivent leur construire une nouvelle base, et le Royaume-Uni leur a donné ce mois-ci un bateau de patrouille. L’Inde elle a promis d’offrir un avion et deux hélicos. Quant à la Chine, elle s’est engagée à offrir deux avions.

Aujourd’hui 29 pirates sont encore en attente de jugement aux Seychelles. S’ils sont condamnés, ils pourraient être incarcérés dans la prison de haute sécurité que l’Union européenne s’est engagée construire.

27/07/10 (B562) L’équipe de l’ARDHD a été très affectée par la mort de Michel Germaneau, humanitaire convaincu, qui avait mis son expérience et son courage au service des populations et des enfants défavorisés. Elle adresse toutes ses condoléances à sa famille et à ses proches. (1 article)

___________________ 1 – LCI / TF1

Mort de Germaneau : l’hommage de la presse à un « homme de bien »

Dossier : Michel Germaneau

« Saint laïc » venu « donner son âme aux dunes du désert », Michel Germaneau reçoit les hommages unanimes de nombreux titres ce mardi matin. Mais l’opération lancée contre ses ravisseurs suscite les doutes et les interrogations.

Après l’attaque mauritano-française de jeudi dernier contre le camp d’Al-Qaïda au Maghreb islamique où Paris espérait trouver Michel Germaneau, des observateurs craignent que les islamistes ne se vengent contre des cibles mauritaniennes.

L’Elysée a confirmé lundi matin l’éxécution de Michel Germaneau, humanitaire détenu par Al-Qaida au Maghreb dans le désert du Sahel. Nicolas Sarkozy a rendu hommage à un « homme de bien ».
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Jean-Paul Piérot (L’Humanité) juge « trop tôt pour juger de la pertinence ou de l’irresponsabilité qu’il y avait à lancer quelques dizaines de soldats français à l’assaut » des islamistes, mais il n’ose « imaginer que la tentation de la communication ait pesé dans ce choix d’une action unilatérale ». Même son de cloche chez Daniel Ruiz (La Montagne), car si, comme certains le pensaient, « l’otage était mort depuis un certain temps », « l’opération militaire des Mauritaniens et des Français, comme la mise en scène des terroristes qui s’en est suivie, ne seraient alors qu’une honteuse partie de communication menteuse ». Et d’ajouter : « ou bien il n’était pas mort et l’on peut penser que l’intervention armée a précipité son triste sort… »

« Toute surenchère martiale est malvenue »

Pour Christian Chardon (L’Union/L’Ardennais) au contraire, qui fustige les « salopards regroupés sous la bannière tachée de sang d’Al-Qaïda au Maghreb islamique », « l’armée française a fait son devoir, et le mieux possible ». « Un risque nécessaire pour le sauver », abonde Laurent Marchand (Ouest-France), même si « l’otage était peut-être déjà mort ».

Jean-Claude Souléry prône l’apaisement dans La Dépêche du Midi, car de la négociation ou du rapport de force, « qui peut dire quelle est la règle, quelle est la marge de dialogue entre les normes qui sont les nôtres et les caprices de la barbarie ? » Sur ce dernier point, Hervé Favre (La Voix du Nord) s’inquiète des visées d’AQMI, qui « a placé la France au rang d’ennemi numéro un, et on ne peut exclure que quelques-uns de ses dangereux disciples se trouvent sur notre sol ».

Pour Jean Levallois (La Presse de la Manche), « la démonstration est faite : on ne discute pas avec les terroristes. Il faut les éliminer ». Mais dans Le Courrier Picard, Daniel Muraz prévient que « toute surenchère martiale est malvenue. Tout comme le serait l’instrumentalisation d’une telle mort pour relancer la peur d’une menace terroriste sur le territoire français ». Emu, Hervé Cannet, de La Nouvelle République du Centre Ouest, salue un « saint laïc », un « homme de bien » venu « donner son âme aux dunes du désert ».

27/07/10 (B562) CDS : Lettre ouverte aux Djiboutiens, pour les appeler à réagir contre le régime qui les asservit et à rejoindre les rangs de l’opposition. Appel pour l’organisation d’une grande rencontre de l’opposition à l’occasion de l’Aïd El Fitr.

Chère Djiboutienne cher Djiboutien,

Nous vous saluons chaleureusement que vous soyez au pays chéri ou à l’extérieur et nous vous souhaitons dans cette période trouble une persévérance et une foi inébranlable dans le changement proche et inéluctable.

Conscients du risque d’implosion du pays et de la nécessité d’une mobilisation contre la dictature qui sévit dans notre pays, des membres de la diaspora ont décidé de sortir de l’immobilisme et de militer au sein du Congrès Djiboutien pour la Solidarité (CDS) afin de contribuer à la lutte pour un état de droit respectueux des citoyens et des valeurs démocratiques.

Comment tolérer le manque d’électricité depuis maintenant 20 ans malgré le prix extrêmement cher du kilo/w (rappelant que monsieur Djama Ali Guelleh directeur général de l’EDD a récemment été décoré par son cousin président) ?

N’est-ce pas tout simplement « criminel » d’assoiffer le peuple dans un pays au climat caniculaire tel que le notre.

Comment accepter l’appropriation des biens publics distribués à des proches du régime ?

Comment accepter l’auto-proclamation de la Présidence à vie en contradiction avec la volonté de tout un peuple et au mépris de la Constitution de notre pays ?

Comment croire à ces morts inexpliquées de militants de l’opposition et des Droits de l’Homme dans les sinistres prisons du régime (faut-il mentionner la mort de monsieur Mahdi Ahmed Abdillahi ou plus récemment le meurtre du colonel Abdi Bogoreh)

Comment expliquer la dissolution d’un parti de l’opposition (MRD) sur un simple décret présidentiel, annoncé du jour au lendemain sur les antennes de la RTD (radio et télévision de Djibouti), sans autre forme de procès ?

Comment rester impassible devant le bannissement de toute une famille Djiboutienne de leur pays, sous prétexte qu’un des leurs témoigne dans une affaire criminelle pouvant impliquer le chef de l’Etat.

Comment dormir la conscience tranquille quand la guerre civile fait rage dans le nord du pays ?

Combien de temps devrons-nous encore subir les affres de la pauvreté organisée ?

Combien de temps encore nos enfants devront-ils souffrir pour que le régime soit enfin rassasié ?

Chères sœurs, Chers frères,

Ne nous faisons pas d’illusion, car la source de notre appauvrissement est celle qui permet leur enrichissement.

N’ayons pas peur ! La délivrance est entre nos mains. Rejetons le tribalisme et la division qui nous ont longtemps assujettis à la dictature.

Le Congrès Djiboutien pour la Solidarité (CDS) appelle tous nos compatriotes au sursaut salvateur en rejoignant les rangs de l’opposition.

Structure légalisée en Belgique le 31 mai 2010 sous le numéros 826 266 883, le CDS, quant à lui, se tient prêt à accueillir toutes nos soeurs et tous nos frères qui souhaitent se battre à nos cotés pour sauver le pays.

Il se donne pour objectifs :

  1. Lutter pour la restauration d’un Etat de Droit, respectueux des libertés dans le cadre d’une démocratie pluraliste
  2. Défendre les libertés fondamentales et les Droits de l’Homme
  3. Instaurer la conscience démocratique dans la population
  4. Lutter contre la corruption active et passive.
  5. Lutter contre la pauvreté et renforcer la solidarité entre tous les Djiboutiens
  6. Réduire les disparités entre les Djiboutiens
  7. Lutter contre les mauvaises habitudes qui nuisent la santé : khat
  8. Lutter contre le sida et aider les malades atteint du VIH.

Conscients que l’action passe par le dialogue, le CDS lance l’idée d’une grande rencontre de l’opposition, à l’occasion de la fête de l’Aid el Fitri (les sujets des discussions ainsi que le lieu restent à déterminer)

Nous précisons qu’il s’agit là que d’une idée. Il appartient, bien entendu, à l’opposition djiboutienne de lui donner la suite qu’elle souhaite.

Vive la République de Djibouti, vive le peuble djiboutien et vive la justice et la democratie

Le combat est une fête.

____________________________ Contacts

Ismaïl Bouh Robleh,
Président,
bouhismail@yahoo.fr

Mohamed Robleh Bouraleh
Secrétaire général
roblehbourale@yahoo.fr

Moustapha Kaire Darar
Trésorier     
moustaphakaire@gmail.com

27/07/10 (B562) Nouvelles de Somalie (1) – le gouvernement recrute des enfants soldats – au moins 11 morts à Mogadiscio – Treize membres d’Al-Chabaab tués – Au sommet de l’UA, Museveni appelle à chasser les terroristes hors d’Afrique – l’Ouganda appelle à « chasser les terroristes hors d’Afrique » – Le sommet de l’UA dominé par le conflit en Somalie – L’Union Africaine en sommet à Kampala pour renforcer ses troupes en Somalie – Renforcer les troupes africaines en Somalie (9 articles)

________________ 9 – L’Humanité

Somalie, le gouvernement recrute des enfants soldats

Matthieu Windey

Le quinzième sommet de l’Union africaine s’est ouvert ce dimanche 25 juillet à Kampala en Ouganda. Au cœur des discussions, la situation chaotique qui règne en Somalie. Dans ce pays, les extrémistes d’Al Chabaab, formation islamiste créée en 2007, mènent la guerre aux forces gouvernementales totalement dépassées. Pour reprendre le contrôle du pays, le gouvernement de transition, soutenu financièrement par les Etats-Unis, n’hésite pas à enrôler des enfants au sein de son armée.

Pour garnir leurs effectifs et assurer une lutte armée permanente, les islamistes Shebab recrutent sur place de jeunes somaliens. Afin de faire face à cette violence, le gouvernement fédéral s’est résigné à adopter la même technique. Dans l’urgence d’un conflit qui ruine un peu plus le pays, de nombreux enfants viennent garnir les rangs des troupes gouvernementales.

Si la Somalie devient peu à peu un bastion de l’extrémisme islamiste, les Etats-Unis ont contre-attaqué en ciblant le pays comme le centre de leur lutte anti-terroriste en Afrique. Aussi les Américains financent le gouvernement de transition somalien et en particulier son armée. Il faut en déduire que les contribuables américains payent, malgré eux, l’engagement militaire d’enfants soldats. Washington reconnait les faits et admet la présence d’individus mineurs au sein de l’armée somalienne.

D’après un article du New York Times, relayé par le site de Courrier International, les « représentants du gouvernement somalien reconnaissent ne pas avoir été très regardants » et avoir eu recours à des enfants soldats. La situation est aussi embarrassante pour les Etats-Unis. Certains hauts responsables ont fait part de leur inquiétude. Barack Obama avait exprimé son aria lors de sa campagne présidentielle en 2008. Combattre l’islamisme se ferait donc aux dépends d’une forme d’éthique, de respect des Droits de l’enfant ?

En vertu du Droit international, le recrutement d’enfants de moins de 15 ans constitue un crime de guerre. La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) de 1989 – sous l’égide de l’ONU – fixe à 15 ans l’âge minimum d’enrôlement volontaire et interdit toute implication directe dans un conflit avant 18 ans.

La CIDE a pour objectif de mettre un terme au phénomène des enfants soldats. Ce n’est donc pas un hasard si les deux pays qui n’ont pas ratifié cette convention sont les Etats-Unis et la Somalie. Par ailleurs, l’état d’anarchie en Somalie ne présage aucune évolution plus regardante des droits de l’enfant dans ce pays.

Le point sur les enfants soldats

Selon les chiffres de l’Unicef près de 250 000 enfants soldats sont engagés parmi les milices ou armées gouvernementales dans une vingtaine de pays au moins, la plupart africains. Ils sont souvent enrôlés pour pallier le manque d’effectifs des groupes armés. Plus influençables, plus vulnérables face à la misère, ces soldats « bon marché » doivent être considérés en tant que victimes, ce qui n’est pas toujours le cas.

A valeur d’exemple, un article de Courrier International évoque la situation de six enfants mineurs qui risquent la peine de mort au Soudan. Amnesty International rappelle que la majorité des enfants soldats ont entre 10 et 15 ans. S’ils doivent se battre, ils sont aussi parfois utilisés comme espions, esclaves sexuels ou domestiques.

Pour les plus démunis, devenir enfant soldat peut être perçu comme une alternative à leur détresse. Mais la plupart sont enlevés de force, recrutés dans les écoles, au domicile ou sur les terrains de foot. Très vite ils apprennent à se servir d’une arme et à tuer. La violence devient une réalité quotidienne pour ces enfants parfois obligés de tuer leurs propres familles afin de garantir fidélité à leurs mentors.

Il est clair que ce problème concerne le continent africain en priorité. Yoweri Museveni, président de l’Ouganda qui accueille cette année le sommet de l’Union africaine, a annoncé hier son intention de « chasser les terroristes » islamistes hors d’Afrique. L’organisation continentale prévoit de renforcer ses troupes en Somalie pour parvenir, enfin, à repousser les Shebab. Il apparait impossible de prendre en compte la question des enfants soldats, se battant à la fois du côté des islamistes et du côté des forces gouvernementales. L’utilisation de ces mineurs pour le compte du gouvernement de transition somalien devrait d’ailleurs rester impunie.

________________ 8 – JDD

Somalie: Treize membres d’Al-Chabaab tués

Treize miliciens de l’organisation Al-Chabaab, liée à Al-Qaïda, sont morts lundi lors de combats contre les troupes de la région semi-autonome du Puntland, dans le nord de la Somalie. « Al-Chabaab et des terroristes étrangers ont attaqué nos forces dans un secteur situé à 40 km au sud de Bosasso, aujourd’hui.

De violents combats ont eu lieu et nous avons tué treize d’entre eux. Nous en avons aussi capturé plusieurs, dont un commandant », a annoncé le président de la région Abdirahman Mohamed Farole.

________________ 7 – Le Figaro avec AFP

Somalie: au moins 11 morts à Mogadiscio

Au moins onze personnes, majoritairement des combattants, sont mortes aujourd’hui dans des affrontements à Mogadiscio entre insurgés islamistes shebab et forces gouvernementales appuyées par les soldats de l’Union africaine, a-t-on appris de sources officielles.

Les troupes gouvernementales ont attaqué des positions shebab dans les quartiers nord de Bondere et Shibis, théâtres des affrontements de ces dernières semaines.

« Nous avons délogé les ennemis de leurs casernes dans le nord de Mogadiscio aujourd’hui (lundi), nous avons tué quatre de leurs combattants et malheureusement trois de nos soldats ont fait le sacrifice ultime dans ces combats », a déclaré à l’AFP un responsable sécuritaire du gouvernement, Hassan Abdullahi.

Le porte-parole de la force de l’UA en Somalie (Amisom), le major Ba-Hoku Barigye, a confirmé ces combats et fait état de la destruction d’un véhicule blindé de l’Amisom.

« L’un de nos véhicules blindés a brûlé après avoir été pris sous le feu ennemi et le chauffeur a été blessé, mais les forces gouvernementales ont repris le contrôle aux insurgés de l’ancien bâtiment du ministère de l’Intérieur », a rapporté le porte-parole.
Le chef du service des ambulances de Mogadiscio a annoncé à l’AFP la mort de quatre civils dans les affrontements.

« Quatre civils font partie des victimes aujourd’hui et 13 autres blessés ont été admis dans les hôpitaux », a-t-il déclaré. Plusieurs témoins interrogés par l’AFP ont confirmé l’intensité des combats autour de l’ancien bâtiment du ministère qui avait été conquis par les shebab fin juin.

Les shebab, qui ont fait voeu d’allégeance à Al-Qaïda, ont juré la perte du très fragile gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed.

Ce dernier ne doit sa survie qu’à l’appui militaire des 6.000 soldats ougandais et burundais de l’Amisom, qui défendent notamment le port, l’aéroport et la présidence.

Les chefs d’Etats de l’Union africaine, réunis depuis dimanche en sommet à Kampala, doivent entériner mardi l’envoi de 2.000 troupes supplémentaires, qui devraient être fournies par l’Ouganda, frappé le 11 juillet par un double attentat (76 morts) à Kampala revendiqué par les shebab.

________________ 6 – RFI

Boubacar Diarra, représentant spécial pour la Somalie du président de la Commission africaine, Jean Ping

Par Christophe Boisbouvier

« Cette fermeté traduit la volonté de l’ensemble des chefs d’Etats africains et particulièrement ceux de l’IGAD en Afrique de l’Est, de prendre en charge cette donnée forte de la situation en Somalie qu’est, l’intrusion du terrorisme international dans cette crise ».

«Les Shebabs de Somalie, ceux ne sont pas des Africains. Qu’ils retournent en Asie ou au Moyen-Orient. Boutons-les hors d’Afrique ! », a lancé ce dimanche le président ougandais Yoweri Museveni sous les applaudissements des centaines de délégués réunis au 15ème sommet de l’Union Africaine.

Alors qui sont ces fameux Shebabs ? L’éclairage de l’ancien ministre malien de la Justice Boubacar Diarra, représentant spécial pour la Somalie du président de la Commission africaine, Jean Ping.

________________ 5 – RFI

Au sommet de l’UA, Museveni appelle à chasser les terroristes hors d’Afrique

Lors de son discours d’ouverture au Sommet de l’Union africaine, à Kampala ce 25 juillet 2010, le président ougandais Yoweri Museveni a appelé à la mobilisation des pays africains pour «chasser les terroristes» du continent.

Le XVe Sommet de l’Union africaine s’est ouvert sous le signe du terrorisme avec un appel du président ougandais Museveni à chasser d’Afrique les terroristes. Son appel a été précédé par deux minutes de silence à la mémoire des victimes de l’attentat du 11 juillet 2010 à Kampala. Cette sanglante attaque terroriste, qui avait fait 76 morts, avait aussitôt été revendiquée par les shebabs somaliens liés à al-Qaïda.

Le président ougandais n’a pas mâché ses mots. Ce qui est nouveau, c’est qu’il impute la responsabilité des attentats à des islamistes étrangers au contient africain. Si Yoweri Museveni affirme : « Qu’ils repartent au Moyen-Orient ou en Asie », c’est que les premiers éléments de l’enquête privilégient la piste étrangère.

C’est un Yoweri Museveni particulièrement déterminé qui s’est adressé à ses pairs. Il a profité de son discours pour rappeler aux shebabs somaliens qu’il avait une longue expérience du combat, qu’il avait été un guérillero. Bref, à bon entendeur salut…

Tous les intervenants de la matinée ont bien entendu condamné le terrorisme. Au premier rang desquels le président en exercice de l’Union africaine, le Malawite Bingou Wa Mutarika. Mais aussi l’envoyé spécial du président Barack Obama, le procureur général des Etats-Unis, Eric Holder Junior qui a annoncé que son gouvernement avait envoyé à Kampala une équipe d’experts du FBI.

La Somalie au centre de toutes les préoccupations

Le ministre américain de la Justice a bien entendu dénoncé les shebabs, « un groupe terroriste lié à al-Qaïda » a-t-il affirmé. Eric Holder s’est par ailleurs engagé à poursuivre le soutien du gouvernement américain à la force africaine déployée à Mogadiscio, l’Amisom, qu’il a qualifié « d’héroïque ».

Pendant quarante-huit heures on va beaucoup parler de Somalie, ici, à Kampala. Le principe de renforts pour l’Amisom est acquis. Un bataillon de l’armée guinéenne devrait sous peu quitter Conakry pour Mogadiscio alors que plus de mille soldats provenant des pays membres de l’IGAD, les pays de la Corne de l’Afrique, sont également attendus.

Une fois que tous ces renforts seront sur le terrain, il y aura environ 8 000 mille casques blancs de l’Union africaine dans la capitale somalienne. Et selon des sources diplomatiques, le Nigeria, pourrait également participer à cette opération.

Durant ce sommet les participants travailleront sur la modification du mandat de la force africaine en Somalie. Les Ougandais estiment que ce mandat est trop restrictif. Ils veulent un mandat d’imposition de la paix. Imposer la paix cela veut dire passer à l’offensive contre les shebabs.

________________ 4 – Le Parisien avec AFP

Sommet de l’Union Africaine : l’Ouganda appelle à « chasser les terroristes hors d’Afrique »

Le président ougandais Yoweri Museveni a appelé dimanche à Kampala l’Union africaine à « chasser d’Afrique » les « terroristes » islamistes, à l’ouverture d’un sommet de l’organisation continentale qui doit décider l’envoi de troupes supplémentaires en Somalie pour y renforcer la force de paix présente dans le pays, l’Amisom.

Le sommet de l’UA s’est ouvert par deux minutes de silence en hommage aux 76 personnes tuées le 11 juillet dans la capitale ougandaise dans un double attentat revendiqué par les insurgés islamistes somaliens shebab.

« Ces terroristes peuvent et doivent être vaincus », a déclaré M. Museveni qui s’exprimait immédiatement après ce moment de recueillement.

« Agissons de concert pour les chasser d’Afrique », a poursuivi le chef d’Etat ougandais. Qu’ils repartent en Asie et au Moyen-Orient, d’où certains viennent d’après ce que je comprends », a déclaré M. Museveni, faisant ainsi porter plus spécifiquement la responsabilité du double attentat sur les jihadistes étrangers qui ont renforcé ces derniers mois les rangs des insurgés shebab en Somalie.

M. Museveni a également annoncé un nombre non précisé d' »arrestations » de responsables présumés de ce double attentat, affirmant que « leur interrogatoire fournissait de très bonnes informations ».

La police ougandaise avait annoncé à la suite de ces attentats l’arrestation d’une vingtaine de suspects, dont un certain nombre a ensuite été relâché.

La trentaine de chefs d’Etat africains présents jusque mardi à Kampala — sur un total de 53 Etats membres — doivent décider de renforcer les troupes de l’Union africaine en Somalie pour combattre les insurgés islamistes shebab.

Le sommet devrait entériner l’envoi d’un renfort de 2.000 soldats pour la force de l’UA en Somalie (Amisom) actuellement composée d’un peu plus de 6.000 hommes, et se prononcer pour un mandat plus offensif pour ces troupes, avait indiqué vendredi le président de la Commission de l’UA, Jean Ping.

Le président soudanais Omar el-Béchir, visé par un nouveau mandat de la Cour pénale internationale pour « génocide » au Darfour, n’a de son côté pas fait le déplacement à Kampala, a indiqué à l’AFP un responsable de l’UA.

________________ 3 – Le Monde

Le sommet de l’UA dominé par le conflit en Somalie

Le sommet de l’Union africaine (UA) s’est ouvert dimanche à Kampala par deux minutes de silence en hommage aux 76 victimes d’un double attentat revendiqué par les islamistes somaliens dans la capitale ougandaise le 11 juillet.

« L’Union Africaine se tient à vos côtés », a déclaré dès l’ouverture du sommet le président de l’UA et chef d’Etat du Malawi Bingu wa Mutharika. Le président ougandais Yoweri Museveni a, lui, appelé l’UA à « agir de concert pour chasser d’Afrique les terroristes » islamistes étrangers, affirmant qu’ils « peuvent et doivent être vaincus ».

L’UA consacre officiellement ce sommet de trois jours à « la santé maternelle et infantile et au développement en Afrique », mais ce thème sera éclipsé par l’actualité immédiate. Outre la Somalie, les chefs d’Etat africains discusteront de la situation au Soudan, à l’approche du référendum de janvier au cours duquel le sud du pays décidera ou non de devenir indépendant. Ils devront également se prononcer sur le renfort de 2 000 soldats pour la force de l’UA en Somalie (Amisom) assorti d’un mandat plus offensif pour combattre les insurgés islamistes chabab.

________________ 2 – Le Parisien avec AFP

L’Union Africaine en sommet à Kampala pour renforcer ses troupes en Somalie

Les chefs d’Etat membres de l’Union africaine se retrouvent à partir de dimanche à Kampala pour un sommet destiné à renforcer leurs troupes en Somalie, avec mandat de combattre les insurgés islamistes shebab.

Plus d’une trentaine de présidents — sur 53 pays membres — vont participer jusque mardi au sommet, convoqué dans la capitale ougandaise frappée deux semaines plus tôt, le 11 juillet, par un double attentat revendiqué par les shebab (76 morts).

Les chefs d’Etat africains doivent décider de renforcer leur force de paix en Somalie (Amisom), en réaction à ces attentats qui visaient l’Ouganda, à ce jour principal contributeur de cette force d’un peu plus de 6.000 soldats. L’Ouganda apporte 3.500 soldats et le Burundi 2.500 hommes.

« Nous allons très rapidement monter à plus de 8.000, qui est l’effectif maximum (initialement prévu, ndlr), et je crois que la tendance ira à monter peut-être au delà de 10.000 (soldats) », a assuré vendredi Jean Ping, le président de la Commission de l’UA, en présentant à la presse les enjeux du sommet.

Les six pays est-africains membres de l’Igad (l’Autorité intergouvernementale pour le développement) ont déjà promis d’envoyer 2.000 soldats supplémentaires, qui devraient pour la quasi totalité être ougandais. La Guinée a promis de fournir un bataillon (environ 800 hommes), selon M. Ping. Enfin l’Afrique du Sud, le Mozambique et l’Angola ont également été sollicités, indique-t-on à l’UA.

L’UA devrait également se prononcer pour donner à sa force un mandat plus offensif afin de combattre plus directement les shebab. Les soldats africains ne peuvent aujourd’hui ouvrir le feu que pour se protéger, ou pour défendre les institutions du très fragile gouvernement transitoire du président Cheikh Sharif Ahmed.

L’UA consacre officiellement ce sommet à « la santé maternelle et infantile et au développement en Afrique », mais ce thème sera éclipsé par l’actualité immédiate.

Outre la Somalie, le sommet discutera de la situation au Soudan, à l’approche du référendum de janvier prochain au cours duquel le sud du pays décidera ou non de devenir indépendant.

Le président soudanais, Omar el-Béchir, visé par un nouveau mandat de la Cour pénale internationale pour « génocide » au Darfour, ne devrait pas se rendre à Kampala, selon les diplomates, en dépit du soutien de ses pairs africains.

________________ 1 – Romandie News (Ch) avec ATS

Renforcer les troupes africaines en Somalie

Les chefs d’Etat membres de l’Union africaine se retrouvent à partir de dimanche à Kampala. Leur sommet, jusqu’à mardi, est destiné à renforcer leurs troupes en Somalie, avec mandat de combattre les insurgés islamistes shebab.

Plus d’une trentaine de présidents – sur 53 pays membres – vont participer jusque mardi au sommet, convoqué dans la capitale ougandaise frappée deux semaines plus tôt, le 11 juillet, par un double attentat revendiqué par les shebab (76 morts).

Les chefs d’Etat africains doivent décider de renforcer leur force de paix en Somalie (Amisom), en réaction à ces attentats qui visaient l’Ouganda, à ce jour principal contributeur de cette force d’un peu plus de 6000 soldats. L’Ouganda apporte 3500 soldats et le Burundi 2500 hommes.

« Nous allons très rapidement monter à plus de 8000, qui est l’effectif maximum (initialement prévu), et je crois que la tendance ira à monter peut-être au delà de 10.000 (soldats) », a assuré vendredi Jean Ping, le président de la Commission de l’UA.

Les six pays est-africains membres de l’IGAD (l’Autorité intergouvernementale pour le développement) ont déjà promis d’envoyer 2000 soldats supplémentaires. La Guinée a promis de fournir un bataillon (environ 800 hommes), selon M. Ping. Enfin l’Afrique du Sud, le Mozambique et l’Angola ont également été sollicités.

Un mandat plus offensif

L’UA devrait également se prononcer pour donner à sa force un mandat plus offensif afin de combattre plus directement les shebab. Les soldats africains ne peuvent aujourd’hui ouvrir le feu que pour se protéger, ou pour défendre les institutions du très fragile gouvernement transitoire du président Cheikh Sharif Ahmed.

Outre la Somalie, le sommet discutera de la situation au Soudan, à l’approche du référendum de janvier prochain au cours duquel le sud du pays décidera ou non de devenir indépendant.

Le président soudanais, Omar el-Béchir, visé par un nouveau mandat de la Cour pénale internationale pour « génocide » au Darfour, ne devrait pas se rendre à Kampala.