Articles

24/12/2015 (Brève 567) Communiqué de presse du porte-parole du bureau des affaires publiques américains. (Traduit en Français par l’ARDHD avec toutes les réserves d’usage – En cas de doute, se reporter à la version originale en Anglais)

Version originale : http://m.state.gov/md250858.htm

Press Statement
John Kirby Spokesperson, Bureau of Public Affairs
Washington, DC
December 23, 2015

Les Etats-Unis condamnent les récents actes de violence dans la capitale de Djibouti et appelle à la libération immédiate des dirigeants de l’opposition qui ont été détenus. Nous exprimons nos condoléances à tous ceux qui sont touchés par les décès tragiques et les blessures causées par ces attaques.

Nous exhortons le gouvernement de Djibouti à respecter les droits de ses citoyens à la liberté d’expression et de réunion pacifique et d’association, et de faire preuve de retenue.

Nous appelons le gouvernement de Djibouti et tous les acteurs politiques à engager un dialogue afin de prévenir de nouvelles violences. Nous encourageons aussi le gouvernement et les partis d’opposition à reprendre les négociations pour assurer des élections présidentielles pacifiques et transparentes en 2016.

03/09/10 (B567) Djibouti : L’OIM soutient le Gouvernement dans ses opérations d’urgence pour les migrants bloqués et malades à Obock

L’OIM à Djibouti fournit une aide matérielle d’urgence à un groupe de 700 migrants irréguliers interceptés hier à Obock.

Ce groupe de migrants éthiopiens est bloqué à Obock et nécessite une aide médicale d’urgence à la suite du signalement de 170 cas de diarrhée sévère. Un seul décès a été confirmé jusqu’ici. Soixante des migrants reçoivent actuellement des soins d’urgence à Obock ; 119 autres ont été transportés vers la ville de Djibouti par bateau pour recevoir des soins plus adaptés.

L’OIM travaille en étroite coopération avec le Ministère de l’Intérieur et avec les autorités locales d’Obock afin d’aider à gérer la situation et distribue des cartons d’antiseptique, de gants en latex et d’eau de javel, des ventilateurs, des bottes, des cuvettes, des pioches, des pelles, des tentes et des lits permettant de loger les migrants.

Ces migrants éthiopiens se rendaient au Yémen en passant par Obock. Bon nombre d’entre eux ont été identifiés comme étant des migrants en situation irrégulière.

L’aide de l’OIM a pu avoir lieu grâce au financement du Gouvernement suisse dans le cadre du projet intitulé « Améliorer la protection des migrants vulnérables qui passent par Djibouti, le Somaliland et le Puntland pour se rendre au Yémen ». Le projet est mené dans le cadre d’une réponse régionale globale aux flux migratoires composites à travers la corne de l’Afrique.

L’OIM contrôle la situation et adaptera ses interventions en fonction du déroulement des évènements.

02/09/10 (B567) Le Journal de la Flibuste – Piraterie. La solution “à la fois sur mer et sur terre”, selon Jack Lang (1 article)

_____________________ 1 – Le Télégramme

Piraterie. La solution "à la fois sur mer et sur terre", selon Jack Lang

Le tout nouveau conseiller spécial de l’ONU pour la piraterie au large de la Somalie, Jack Lang, a estimé mercredi à Rome que la solution à cette question se trouvait "à la fois sur mer et sur terre" et promis de présenter ses préconisations dans un délai de "trois mois".

L’ancien ministre français de la Culture a été nommé le 26 août conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour les questions juridiques liées à la piraterie au large de la Somalie. "L’objectif principal de ma mission concerne les poursuites pénales des pirates, leur jugement et leur incarcération", a expliqué à l’AFP M. Lang, ajoutant que "la solution se trouve à la fois sur mer et sur terre, car le droit est inséparable des réalités économiques et sociales" en Somalie, en proie à la guerre civile depuis 1991.

"Toutes les pistes sans tabou"

M. Lang a rappelé qu’un rapport de l’ONU publié en juillet envisageait sept options possibles, allant du renforcement des capacités judiciaires et pénitentiaires des Etats de la région à la création d’un Tribunal pénal international. "J’aborderai toutes les pistes sans tabou ni prévention", a indiqué M. Lang. Dans la matinée, M. Lang a rencontré le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, avec lequel il a abordé "les questions de la sécurité en mer et la situation politique en Somalie".

215 attaques en 2009 en Somalie

"C’est le premier gouvernement auquel je rends visite en Europe, afin de marquer l’importance du rôle de l’Italie, très impliquée en Somalie", a-t-il souligné. M. Lang doit se rendre ensuite à Copenhague, où se trouve le groupe de contact de l’ONU sur la piraterie. Quelque 215 attaques ont été menées par des pirates somaliens contre des navires de la marine marchande en 2009 au large des côtes somaliennes, sur 409 dans le monde, selon le Bureau maritime international (BMI).

Plus de 110 pirates déjà jugés au Kenya

Plus de 110 pirates ont été déjà été jugés au Kenya. En juin dernier, les cinq premiers pirates somaliens jugés en Europe ont été condamnés aux Pays-Bas à cinq ans de prison. Une flottille internationale de navires de guerre patrouille depuis plus d’un an dans la zone située au nord de la Somalie dans le golfe d’Aden. Mais les pays qui ont arrêté des pirates se heurtent souvent à des obstacles administratifs pour les juger.

03/09/10 (B567) LDDH : Tergiversations intolérables du Ministre des Transports originaires d’Ethiopie. Non aux faux-fuyants qui tuent à petit feu les Cheminots Djiboutiens. Quatre mois sans salaires ! (Article mis à jour le 4/09 à 8h00 – Paris)



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 2 SEPTEMBRE 2010

Tergiversations intolérables
du Ministre des Transports originaires d’Ethiopie

Non aux Faux-fuyants qui tuent à petit feu
les Cheminots Djiboutiens.

Les Cheminots sont exaspérés :

ils sont trop vieux pour changer de fusil d’épaule,

ils sont trop vieux pour faire sauter la baraque,

il ne leur reste
plus qu’à ruminer leur désarroi en souhaitant que d’autres jeunes viennent les
sauver en chassant l’Equipe des renégats aux mains sales empreintes de sang, qui est aux commandes.

Une grande partie des Cheminots travaillent pour le rail, depuis
quarante années avant même l’arrivée à Djibouti du jeune Ministre dont le père était un proche du régime répressif de l’Empereur Hailé Sélassé.

Très jeune, ce technocrate sans âme ni conscience, a suivi son père qui avait fui les combats de Libération de
la Somalie Occidentale.

Ce jeune Ministre a passé une grande partie de sa vie en République de Djibouti et doit donc être considéré comme un responsable Djiboutien à part entière.

Néanmoins, ses comportements, ses tergiversations, ses manœuvres dilatoires et surtout ses mensonges à l’égard des vieux Cheminots nous ramènent au climat sociopolitique de la fin de la période Impériale à Addis Abeba, vers les années fin 60 et début 70, juste avant la prise du pouvoir par Mengistu, actuellement réfugié au Zimbabwe.

Depuis le début de l’année ces cheminots sont menés en bateau, avec des promesses qui n’aboutissent jamais.

  • Depuis mai 2010, ils attendent le paiement de leurs salaires.
  • Quatre mois sans salaires, quatre mois de galères sans issues.
  • Quatre mois de menaces, de pression sur les épouses et les enfants avec des
    fausses promesses.
  • Quatre mois, c’est trop et les cheminots se sentent condamnés à végéter dans le
    silence et les remords d’avoir à l’époque soutenu les Voyouteries du Dictateur
    sanguinaire au Pouvoir.
  • Quatre mois de silence du PNUD voisin du Ministre des Transports et les Chancellerie de la place vous diront tout va très bien, le Chef de l’Etat se porte bien, il faut continuer à le financer.

La dernière bourde commise par le gendre du Chef de l’Etat, Ali Hassan Bahdon, Ministre des Transports a été de promettre, fin juillet, que le Chef
de l’Etat s’était engagé personnellemlent à payer de sa poche deux mois de salaires plus un mois de ration
alimentaire ! On rêve littéralement !

Les promesses politiques n’engagent que ceux qui y croient.

Comme il fallait s’y attendre, les cheminots n’ont rien reçu à ce jour !

Les dernières pluies auraient endommagées divers sections du rail. Les ouvriers qui devaient réparer ont demandé d’abord le paiement des 2 mois promis par le Ministre des Transports.

De leur côté, les autorités éthiopiennes, pays avec lequel nous partageons le Chemin de Fer, gèrent
presque à la perfection, les 650 km de la ligne ferroviaire qui traversent leur territoire. Elles s’acquittent ponctuellement des salaires versés aux nombreux employés.

Tandis que les autorités djiboutiennes, qui sont mobilisées intégralement et exclusivement pour encenser le troisième mandat auto-sollicité par le candidat usurpateur et violeur de la Constitution, ne portent aucune attention particulière à la situation dramatique des cheminots sans salaires depuis quatre mois, ni des portions de voies qui ont été emportées par les pluies.

Ce ministre irresponable et incompétent n’arrive même pas à gérer les 90 km en territoire djiboutien. Il est incapable d’exiger le paiement légitime des salaires des travailleurs employés sous la responsabilité de la partie djiboutienne et sous son autorité.

« La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un vibrant Appel à l’USAID de l’Ambassade des Etats-Unis, ainsi qu’au PNUD.

Comme ces deux organisations ont annoncé qu’elles seraient disposées à financer les mascarades anticonstitutionnelles du candidat illégal, en violation des principes fondamentaux de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et des deux pactes internationaux. »

Rappelons que des élections mascarades sont prévues en 2011.

La LDDH demande à ces organisations de cesser de financer des projets qui sont négatifs pour le pays et surtout pour la population

la LDDH attire leur
aimable attention sur la situation dangereuse qui prévaut dans notre pays, tout
en lançant un Appel à tous les bailleurs de fonds et autres pays afin de
pallier au plus vite le drame des Cheminots sans salaires depuis 4 mois, de ces travailleurs qui ne peuvent survivre que grâche à la charité de leurs proches et de leurs amis.

Une telle injustice sociale est indigne. Elle ne peut que conduire à la révolte populaire, qui gronde dans les quartiers.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux Organisations internationales d’envoyer une mission d’enquête et d’information dans le cadre des Droits définis dans les Pactes des droits politiques et civils, ainsi que des
droits économiques, sociaux et culturels.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au BIT et à toutes les Organisations des travailleurs du monde entier, notamment les syndicats de cheminots des pays européens (en premier lieu de la France) de
condamner avec fermeté les dérives d’un régime corrompu accroché au pouvoir contre la volonté populaire, d’un
régime qui n’a jamais respecté et qui ne respecte jamais les engagements pris avec le BIT.

NOEL ABDI Jean-Paul

02/09/10 (B567) Les traits de l’Erythrée – Un troisième chrétien perd la vie dans les prisons érythréennes cette année (1 article)

_____________________________ 1 – Alliance Presse

Un troisième chrétien perd la vie dans les prisons érythréennes cette année

Le mois dernier, Yemane Kahasy Andom est décédé dans la prison militaire de Mitire, en Erythrée. Il s’agit du troisième chrétien évangélique, qui perd la vie dans cet Etat d’Afrique de l’Est. Les autorités lui avaient refusé des soins médicaux.

Le quadragénaire a été victime d’une malaria foudroyante. Ses très mauvaises conditions de détention sont également en cause. Battu, il a également été isolé durant deux semaines, dans une cellule souterraine.

Il était en prison depuis 18 mois.

Le chrétien avait refusé de renoncer à sa foi chrétienne. Yemane Kahasy Andom était membre de l’Eglise Kale-Hiwot de Mendefera. Il a été enterré sans cérémonie par le personnel pénitencier.

Deux autres chrétiens évangélique sont morts en prison cette année en Erythrée. Mogos Hagos Kiflom, 37 ans, ainsi que Mehari Gebreneguse Asgedom, 42 ans, sont tous deux morts en janvier. Le second, diabétique, s’est également vu refuser des soins médicaux.

02/09/10 (B567) Nouvelles de Somalie – Depuis 2 semaines, les attaques des combattants d’Al Shabbaab alliés à Al Qaïda redoublent à Mogadiscio – Appel à la démission du président – 15 morts dans un attentat à la bombe à Mogadiscio – Ouganda : demande un soutien financier pour envoyer 10 000 soldats en Somalie – La France réaffirme son soutien à l’AMISOM – Huit morts dans l’explosion d’une bombe en Somalie (6 articles)

_______________________ 6 – StreetPress

Depuis 2 semaines, les attaques des combattants d’Al Shabbaab alliés à Al Qaïda redoublent à Mogadiscio. Si rien ne change, le gouvernement soutenu par les Américains et les autres grandes puissances pourrait tomber, reconnaît David Shinn.

Les milices Al-Shabbaab contrôlent presque 50% de l’ancienne Somalie italienne: La partie centre et sud du pays [A distinguer de l’ancienne Somalie britannique , qui représente le nord du pays, ndlr].

La plupart de ce qui reste est contrôlé par le gouvernement indépendant du Puntland, plus au Nord de la Somalie Italienne.

Enfin, d’autres parcelles du territoire sont contrôlées par des groupes n’appartenant pas à Al-Shabbaab, comme par exemple, la zone indépendante du Galguduud, prise en main par les soufis. Et quelques zones sont contrôlées par Hizbul Islam, une organisation islamiste extrémiste qui était auparavant alliée à Al-Shabbaab et s’est aujourd’hui séparée.

C’est difficile de donner un pourcentage. Mais il est assurément très faible.

C’est moins de la moitié de Mogadiscio [la capitale, ndlr]. Le Gouvernement fédéral de transition (TFG) contrôle également certains territoires à la frontière éthiopienne mais ce contrôle n’est tenable que grâce à l’aide de l’Ethiopie.

C’est autour de 5%. Oui.

Mardi 24 août, 31 personnes dont 6 parlementaires étaient tuées par l’attaque des Shebabs à l’hôtel Mona, dans la zone de la capitale somalienne contrôlée par les forces gouvernementales. Depuis, les violences continuent – Al-Shabbaab une nouvelle guerre « massive » : Samedi dernier, 11 civils trouvaient la mort alors que les combattants d’Al-Shabbaab tentaient de prendre le contrôle d’une route de Mogadiscio. Et lundi, 6 civils étaient tués dans de nouveaux combats. Le président somalien lançait le même jour un appel à l’aide à la communauté internationale.

La plupart des Américains ne prêtent pas attention à ce qui se passe en Somalie. C’est loin et ce n’est pas une question essentielle dans la politique étrangère américaine.

Le gouvernement américain, lui, s’intéresse à la question, parce que c’est lié aux préoccupations concernant les éléments terroristes qui viennent du Moyen Orient et d’ailleurs et qui pourraient s’emparer d’une partie de la Somalie, si ce n’est pas tout le pays.

Il y a aussi la question de l’instabilité du pays et de l’impact du conflit sur la situation humanitaire avec des civils qui ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence et d’une assistance médicale. Enfin, ce qui préoccupe les Etats-Unis, c’est l’impact du conflit sur la région. Si Al-Shabbaab prenait le contrôle de toute la Somalie, cela aurait de fortes répercussions sur les pays frontaliers : le Kenya ou l’Ethiopie.

David Shinn a servi comme ambassadeur américain en Ethiopie sous l’administration Clinton et également au Burkina Faso. Il a servi au Département d’Etat comme coordinateur pour la Somalie lors de la première intervention internationale dans le pays au début des années 1990. Aujourd’hui, il enseigne les relations internationales à la George Washington University (Washington DC) et est aussi un UN Global Expert.

Les Etats Unis supportent financièrement le TFG mais l’aide la plus importante va à l’ Amisom- , [la mission de l’Union Africaine en Somalie, ndlr]. Sans l’Amisom et ses plus de 6.000 soldats, je pense, qu’il serait juste de dire, que le gouvernement transitoire serait tombé.

Et puis je suis sûr que les Etats-Unis suivent de très près la situation via le renseignement. Les Etats Unis n’organisent aucun entraînement pour les milices, ou les forces de sécurité du gouvernement TFG, mais les soutiennent les entraînements financièrement. Les formations de soldats ont lieu en Ouganda ou à Djibouti, principalement avec la logistique de l’Union Européenne.

Vous pouvez le lire comme ça. Mais ce qui est important, c’est que ce n’est pas juste les Etats-Unis, mais également les Nations Unies, l’Union africaine, la Ligue arabe… Toutes ces organisations soutiennent d’une manière ou d’une autre le gouvernement transitoire. L’Union Européenne et les Etats unis sont ceux qui fournissent l’essentiel du soutien financier. Mais ils opèrent main dans la main, et avec la bénédiction de l’Union Africaine et des Nations Unies.

Dans l’état actuel des choses, c’est vrai. Al-Shabbaab est très bien organisé, avec toutes sortes de méthodes, comme les assassinats politiques et les attaques suicides, qui lui confèrent un avantage certain.

Les entraînements des soldats du TFG devraient être beaucoup plus efficaces que jusqu’à présent. Les 6.000 soldats qui ont été formés ne sont pas forcément loyaux au gouvernement de transition. Il y a eu des affaires de corruption. Il y a aussi eu des couacs dans le paiement de leurs soldes.
Au final, tout est une question de suivi : il faut un centre de centre de commandement intégré, des gens payés dans les temps, s’assurer que les soldats sont prêts à se battre et mourir pour le TFG. Si la communauté internationale espère battre Al-Shabbaab, il faut qu’elle accompagne les soldats à la suite de leur formation, quand ils retournent se battre en Somalie.

_______________________ 5 – JDD avec REUTERS

Somalie: Appel à la démission du président

L’organisation islamiste somalienne du Hisbul Islam a réclamé la démission du président somalien Cheikh Charif Ahmed, avançant que les islamistes avaient réussi là où il a échoué, à savoir ramener l’ordre dans les régions sous leur contrôle. Hisbul Islam, qui, aux côtés de l’organisation Al-Chabaab, liée à Al-Qaïda, est en lutte depuis trois ans contre le gouvernement de transition, a appelé dans le même temps les Somaliens à se rassembler sous sa bannière et à le rejoindre dans sa guerre sainte.

"Le président, Cheikh Charif Ahmed, doit démissionner.

Il n’a rien fait pour le peuple, sinon faire venir des troupes étrangères qui massacrent des Somaliens", a ainsi déclaré mardi soir à la presse Cheikh Hassan Dahir Aoueis, chef du Hisbul Islam, cité par Reuters.

_________ 4 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

15 morts dans un attentat à la bombe à Mogadiscio

Au moins 15 personnes ont été tuées et plus de 30 autres blessées mardi dans un attentat à la bombe à Mogadiscio, ont déclaré des responsables somaliens.

" Une bombe a explosé mardi au passage de deux bus sur une route dans la capitale somalienne, faisant au moins 15 morts et plus de 30 blessés", a déclaré un responsables des forces gouvernementales, Nur Hassan, à l’agence Chine Nouvelle.

Bien qu’aucun groupe n’ait revendiqué jusqu’à présent la responsabilité de cet attentat, le responsable a accusé les groupes islamistes d’être responsable de cette explosion, affirmant que ces derniers ne font pas la "différence entre civils et combattants".

La zone où l’explosion s’est produite abrite des bases des forces de l’Union africaine et des forces somaliennes.

Selon des témoins, des mares de sang et des organes humaines étaient épapillés sur les lieux de l”attentat."C’est un carnage sans merci, il a y de sang partout", a dit l’un des témoins.

Le groupe islamiste shebab a déclaré la semaine dernière une guerre totale contre les forces gouvernementals et les troupes africaines basées à Mogadiscio

Le président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed a appelé lundi la communauté internationale à aider son gouvernement à combattre les islamistes.

__________________________ 3 – GabonEco

Ouganda : Demande un soutien financier pour envoyer 10 000 soldats en Somalie

Les combats entre les milices islamistes et les forces de l’Union africaine continuent à Mogadiscio, en Somalie. Lundi 30 août, quatre soldats ougandais de la mission de la paix de l’Union africaine sont morts dans un tir de mortier. Malgré cela, l’Ouganda propose d’envoyer de nouveaux soldats mais demande le soutien financier des Etats-Unis.

Le chef de l’armée ougandaise a déclaré pouvoir envoyer jusqu’à 10 000 hommes supplémentaires à Mogadiscio, pour y défendre le fragile gouvernement de transition. Jusqu’à présent, l’Ouganda a déployé environ 4 000 hommes dans la capitale somalienne, aux cotés du Burundi. Les Etats-Unis ont participé à la création de cette force et à son entretien, notamment en terme logistique. Mais l’Ouganda considère que ce soutien n’est pas suffisant.

Pas d’engagement spécifique des Etats-Unis

Le général Arunda souligne que toute force supplémentaire déployée à Mogadiscio aura besoin d’armes, de véhicules blindés, d’hélicoptères et d’argent pour payer les salaires des militaires. Autant de choses que le gouvernement ougandais n’a pas l’intention de financer et pour lesquelles il compte sur les Etats-Unis. L’ambassade des Etats-Unis à Kampala est restée vague sur cette question. Elle explique que les Etats-Unis avait promis de soutenir la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Tout en soulignant qu’aucun engagement spécifique n’avait encore été donné.

____________________________ 2 – Afrique en Ligne

La France réaffirme son soutien à l’AMISOM

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valéro, a réaffirmé mardi à Paris le soutien de son pays à la Force africaine de paix en Somalie (AMISOM), estimant qu’elle effectue un ‘travail courageux et remarquable’. ‘La France condamne avec la plus grande fermeté les actions terroristes et renouvelle son soutien total et ferme aux soldats africains’, a-t-il martelé lors d’un point de presse.

Selon M. Valéro, le soutien à l’AMISOM s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale d’appui de la France aux institutions fédérales de transition somaliennes.

‘Je vous rappelle que la France a procédé l’an dernier à l’évacuation vers Nairobi des militaires de l’AMISOM grièvement blessés. Nous avons également aidé à la formation à Djibouti de plus de 500 soldats de l’armée somalienne. Ce double appui à l’AMISOM et au Gouvernement fédéral de transition se poursuivra’, a-t-il ajouté.

Près de 6000 soldats africains, essentiellement des Burundais et des Ougandais, sont déployés en Somalie où ils protègent les institutions et les autorités de transition.

Les effectifs de la force africaine de paix devraient être prochainement portés à 8000 hommes avec l’arrivée des contingents guinéen et djiboutien.

____________________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Huit morts dans l’explosion d’une bombe en Somalie

Huit personnes ont été tuées et 14 autres blessées dans l’explosion d’une bombe en bordure de route à Mogadiscio, la capitale somalienne, selon des responsables médicaux et des témoins.

Ahmed Adma, le chauffeur du bus à bord duquel se trouvaient l’ensemble des victimes, a perdu connaissance après la déflagration mais n’a pas été sérieusement blessé.

D’après Ali Muse, chef du service ambulancier de Mogadiscio, trois femmes et cinq hommes ont été tués dans l’explosion.

Sa responsabilité n’a pas été revendiquée dans l’immédiat mais de nombreuses attaques en Somalie sont commises par le groupe extrémiste Al-Shabab, lié à Al-Qaïda, qui a juré de renverser le fragile gouvernement somalien soutenu par l’ONU.

La semaine dernière, Al-Shabab a menacé de mener une nouvelle guerre, menace qui a été suivie de neuf jours de violences consécutifs à Mogadiscio.

02/09/10 (B567) Puntland – Un journaliste poignardé à mort au Puntland – un journaliste tué dans le nord à coups de couteau (3 articles)

_______________________ 3 – RSF

Un journaliste poignardé à mort au Puntland

Reporters sans frontières exprime sa profonde tristesse après l’assassinat d’Abdullahi Omar Gedi, journaliste de Radio Daljir, le 31 août 2010 à Galkayo, capitale de la région semi-autonome du Puntland. Vers 20 heures,alors que le journaliste revenait du travail, des inconnus l’ont attaqué et poignardé à six reprises au torse et aux jambes avant de s’enfuir avec son téléphone portable. Ce journaliste de 25 ans est décédé lors de son transfert à l’hôpital.

"Nous condamnons cette agression et la mort de ce jeune journaliste. Pour le moment, aucun mobile n’a été avancé et aucun suspect n’a été arrêté. Nous demandons aux autorités du Puntland de tout mettre en oeuvre pour faire la lumière sur cette affaire", a déclaré l’organisation.

Reporters sans frontières déplore une dégradation des conditions de travail des journalistes au Puntland. Fin 2009, Mohammed Yasin Isak, correspondant de Voice of America dans la région a rencontré de sérieuses difficultés qui l’ont empêché d’effectuer correctement sa mission d’information. D’abord pris à partie par la police, il a ensuite été blessé par balles lors d’un contrôle à un check-point.

Le 14 août dernier, Abdifatah Jama Mire, directeur de Horseed Radio FM, a été condamné à six ans de prison pour avoir diffusé un entretien avec un chef rebelle lié à Al-Qaïda. Plus d’informations : http://fr.rsf.org/somalie-un-journaliste-condamne-a-six-ans-14-08-2010,38152.html.

Abdullahi Omar Gedi est le troisième journaliste à perdre la vie en Somalie depuis le début de l’année 2010. Le 24 août dernier à Modagiscio, Barkhat Awale, directeur de Radio Hurma, a été victime d’une balle perdue alors qu’il se trouvait sur le toit de sa radio avec un technicien

(Plus d’informations : http://fr.rsf.org/somalie-combats-a-mogadiscio-un-26-08-2010,38224.html).

Sheik Nur Mohamed Abkey, journaliste à Radio Mogadiscio, a quant à lui été tué par des hommes armés le 4 mai 2010, alors qu’il rejoignait son domicile dans la capitale

(Plus d’informations : http://fr.rsf.org/somalie-assassinat-d-un-journaliste-radio-05-05-2010,37391.html).

_______________________ 2 – AFP

Somalie: un journaliste tué dans le nord à coups de couteau

Un journaliste somalien travaillant pour une radio locale indépendante a été tué à coups de couteau à Galkayo, ville du centre-nord de la Somalie, ont déclaré mercredi des collègues et des témoins.

Abdulahi Omar Gedi, employé à la radio Daljir, a été attaqué par des inconnus mardi soir alors qu’il rentrait du travail, a indiqué l’un de ses collègues, Abdulkadir Mohamed, interrogé au téléphone par l’AFP.

Il a été gravement blessé à coups de couteau et est décédé peu après son transport à l’hôpital.

"Nous ignorons pourquoi il a été tué, Abdulahi était l’un des journalistes travaillant dans la région", selon son collègue M. Abdulkadir.

L’incident a été confirmé par un autre journaliste local, Farhan, qui a dit à l’AFP avoir vu le corps à la morgue, qui portait des traces de coups de couteau.

Selon des témoins, habitants du quartier de Garsor, où a eu lieu le meurtre, Abdulahi a été stoppé par plusieurs assaillants qui l’ont poignardé à l’estomac jusqu’à ce qu’il tombe inconscient. Les assaillants ont pris la fuite.

"Des voisins sont venus lui porter secours, mais c’était trop tard", a expliqué l’un de ces témoins, Jama Moalim Ali.

Capitale de la région autonome de Galmudud, Galkayo, à environ 600 km au nord-est de Mogadiscio, jouit d’une relative sécurité par rapport au reste du pays. Divisée en deux, la ville marque la limite entre la région de Galmudud et l’Etat auto-proclamé du Puntland.

L’assassinat du journaliste a eu lieu dans un quartier sous contrôle des forces du Puntland.

Il s’agit du troisième journaliste tué cette année en Somalie, après le meurtre en mai dans la capitale d’un journaliste de Radio Mogadiscio, et le décès d’un autre journaliste, directeur de la radio Hurma, tué par une balle perdue le 24 août lors de combats dans la capitale.

________________________ 1 – Le Monde avec AFP

Somalie: un journaliste tué dans le nord à coups de couteau

Un journaliste somalien travaillant pour une radio locale indépendante a été tué à coups de couteau à Galkayo, ville du centre-nord de la Somalie, ont déclaré mercredi des collègues et des témoins.

Abdulahi Omar Gedi, employé à la radio Daljir, a été attaqué par des inconnus mardi soir alors qu’il rentrait du travail, a indiqué l’un de ses collègues, Abdulkadir Mohamed, interrogé au téléphone par l’AFP.

Il a été gravement blessé à coups de couteau et est décédé peu après son transport à l’hôpital.

"Nous ignorons pourquoi il a été tué, Abdulahi était l’un des journalistes travaillant dans la région", selon son collègue M. Abdulkadir.

L’incident a été confirmé par un autre journaliste local, Farhan, qui a dit à l’AFP avoir vu le corps à la morgue, qui portait des traces de coups de couteau.

Selon des témoins, habitants du quartier de Garsor, où a eu lieu le meurtre, Abdulahi a été stoppé par plusieurs assaillants qui l’ont poignardé à l’estomac jusqu’à ce qu’il tombe inconscient. Les assaillants ont pris la fuite.

"Des voisins sont venus lui porter secours, mais c’était trop tard", a expliqué l’un de ces témoins, Jama Moalim Ali.

Capitale de la région autonome de Galmudud, Galkayo, à environ 600 km au nord-est de Mogadiscio, jouit d’une relative sécurité par rapport au reste du pays. Divisée en deux, la ville marque la limite entre la région de Galmudud et l’Etat auto-proclamé du Puntland.

L’assassinat du journaliste a eu lieu dans un quartier sous contrôle des forces du Puntland.

Il s’agit du troisième journaliste tué cette année en Somalie, après le meurtre en mai dans la capitale d’un journaliste de Radio Mogadiscio, et le décès d’un autre journaliste, directeur de la radio Hurma, tué par une balle perdue le 24 août lors de combats dans la capitale.

03/09/10 (B567) Le Journal de la Flibuste – Des pirates échangeraient la flibuste contre un emploi stable (1 article)

____________________________ 1 – Canoe / Canada

Des pirates échangeraient la flibuste contre un emploi stable

Loin des clichés romanesques sur leur activité, nombre de pirates du port somalien de Hobyo jurent qu’ils troqueraient volontiers la flibuste pour un emploi stable et rémunéré. Encore faudrait-il que cela existe dans leur pays livré au chaos.

Le jeune Ahmed Osoble ressemble à beaucoup de jeunes de cette ville côtière de l’Océan Indien, au nord-est de la Somalie, devenue en quelques années un des centres mondiaux de la piraterie. Il a grandi comme pêcheur et croyait faire cela toute sa vie.

«Vers 2003, les quantités de poisson ont commencé à diminuer sérieusement dans nos eaux et il est devenu presque impossible de vivre de la pêche», raconte-t-il d’une voix douce.

Ahmed se souvient du jour de 2008 où il a abandonné ses filets pour sa première mission de pirate. «Je n’avais pas peur, c’était ça ou rien. Je n’avais plus rien à manger».

Lors d’une autre mission l’année suivante, Ahmed et ses compagnons se sont égarés loin au large dans l’Océan Indien.

«Il pleuvait beaucoup. Nous n’avions aucune idée de l’endroit où nous étions lorsque nous avons aperçu des petits voiliers. C’était des touristes, je crois (…) ils nous ont dit que nous étions aux Seychelles. Nous étions dans un tel désarroi que nous n’avons même pas pensé à les kidnapper», se souvient-il.

«Plus tard, nous avons vu deux bateaux de patrouille et un hélicoptère venir vers nous, et c’en était fait de nous», raconte Ahmed.

Après plusieurs mois de captivité aux Seychelles, Ahmed est revenu dans un groupe de pirates à Hobyo, même s’il ne prend plus la mer.

«Si je pouvais trouver un emploi dans une pêcherie près de Hobyo avec une paie mensuelle, je commencerais aussitôt», assure-t-il.

Mais il n’y a pas d’usine qui tourne ni à Hobyo, ni dans les environs.

Ecoterra International, une organisation non gouvernementale qui milite pour la protection des droits et des ressources des communautés côtières dans la région, a voulu lancer un projet, sans parvenir à ce jour à obtenir les fonds nécessaires.

La région de Galmudug, qui a proclamé son autonomie tout en reconnaissant le gouvernement fédéral de Mogadiscio, appelle également les pays riches à mettre la main à la poche.

«Tant que nous ne serons pas davantage aidés, la piraterie restera une réalité», prédit Ismail Haji Noor, chargé de la lutte contre la piraterie dans l’«État» de Galmudug. «Mais ce que les Européens offrent pour le moment c’est une peine de prison ou une balle».

«Je pense que si ces gars avaient la chance d’obtenir un salaire mensuel, ils arrêteraient de prendre la mer pour capturer des navires».

Face à l’essor de la piraterie au large de la Somalie, les puissances occidentales ont déployé des douzaines de bâtiments de guerre et concentré leurs efforts à arrêter et faire juger les suspects, au détriment de toute aide à la création de formes alternatives d’emploi.

Aujourd’hui, les principaux chefs des pirates ont pris goût au pouvoir et un homme comme Mohamed Garfanji – le plus puissant d’entre eux – contrôle une petite armée. «Je ne crois pas que Garfanji puisse revenir à la pêche», admet Mohamed Aden «Tiiceey», président d’une autre région à l’autonomie auto-proclamée, celle de Himan et Heeb.

«Mais si nous trouvions de l’aide pour construire notre administration, il pourrait obtenir une place comme chef des garde-côtes. Il connaît déjà toutes les ficelles», estime-t-il.

«J’aimerais bien être garde-côte même si le salaire était petit», assure en écho Aweys Ali Jimaale «Madehe» (Grosse tête, en langue somalie), autre chef pirate bien connu à Hobyo.