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27/12/2015 (Brève 571) Droit d’ingérance humanitaire ou devoir ? (ARDHD)

Confrontés à un dictateur sanguinaire qui n’hésite pas à tuer, à incarcérer abusivement, à torturer ou à faire disparaître ses concitoyens pour conserver indûment et indéfiniment son pouvoir, les pays de droit doivent-ils rester les bras croisés, fermer les yeux et laisser-faire, au nom d’on ne sait quels intérêts supérieurs ?

Le dernier exemple de ces abominations commises à grande échelle remonte à six jours : 28 morts et 34 disparus, 52 blessés,
13 prisonniers. Tous victimes de l’injustice et d’une volonté de terroriser la population dans son ensemble. Même si ce n’est pas la première fois (Arhiba, massacres dans le Nord, pour ne citer que ceux là) la coupe est pleine.

Les nations occidentales présentes militairement à Djibouti et en capacité d’intervenir (en particulier
la France ou les USA) doivent agir au nom du devoir d’ingérence humanitaire. Si on ne peut pas revenir en arrière en faisant ressusciter des morts, on peut sauver ceux qui ont échappé à la mort et qui sont dans une situation sanitaire critique, leur pronostic vital engagé.

Ces pays doivent agir de toute urgence et ne pas rester immobile en prétextant qu’ils respectent le droit international !

Oui le droit international est respectable, à la condition que les deux parties appliquent les mêmes règles en ce qui concerne leurs concitoyens. Le régime de Guelleh est sorti du droit, il s’est volontairement placé au banc des nations et maintenant c’est devant un tribunal pénal international
qu’il faut l’envoyer.

Mais auparavant, sans tenir compte des cris d’orfraie qu’il va pousser et de ses hurlements d’hypocrite, il faut évacue de toute urgence
les blessés qui peuvent encore être sauvés.

L’histoire retiendra la décision qui sera prise aujourd’hui ou demain par les nations libres. Agissons vite pour montrer que les citoyens exigent une décision rapide et qu’ils jugeront leurs propres dirigeants sur ces bases.

01/10/10 (B571) Un premier bol d’air pour Hassan Cher, rédacteur de Voix d’Exils ! (Voixdexils – Ch)

En date du 26 février 2010, Hassan Cher, requérant d’asile djiboutien résidant à Lausanne en Suisse, a déposé un recours auprès du Tribunal administratif fédéral à l’encontre de l’Office fédérale des migrations (ODM) pour déni de justice concernant sa demande d’asile.

Suite à une troisième interview dans le cadre de sa procédure d’asile qui date de juillet 2008, l’ODM n’a pas statué sur le cas de Hassan Cher durant plus de deux ans ; ce qui a eu pour effet de faire perdurer une situation précaire qui fit obstacle à la reconnaissance de ses droits économiques, politiques et sociaux. Ceci signifie concrètement que sa situation administrative (son permis N) l’a empêché à plusieurs reprises de conclure un contrat de travail ou, encore, de participer à des conférences internationales dans le cadre de la lutte politique qu’il mène pour la défense des droits humains dans son pays.

Or, par un Arrêt datant du 15 septembre 2010, le Tribunal administratif fédéral a admis la requête de Hassan Cher, et « enjoint l’ODM de reprendre rapidement l’instruction de la procédure d’asile dont il est saisi depuis le 25 avril 2008 et de rendre une décision au plus vite ».

Hassan Cher est responsable des relations internationales d’un syndicat : l’Union Djiboutienne du Travail. Il est en Suisse depuis avril 2008, car il a été contraint de fuir son pays suite a son arrestation au motif de ses activités syndicales.

Actuellement, il est poursuivi par le gouvernement djiboutien pour « intelligence avec des puissances étrangères » ; notamment pour ses collaborations avec l’Organisation Internationale du Travail ou la Confédération Syndicale Internationale.

L’Union Syndicale Vaudoise s’est mobilisée en faveur de la cause de Hassan Cher et a rédigé une pétition que vous pouvez signer et envoyer à l’USV.

01/10/10 (B571) Le Journal de la Flibuste – Un bateau capturé par des pirates somaliens au large de la Tanzanie – 11 pirates somaliens condamnés à cinq ans de prison – La marine espagnole remet quatre pirates somaliens aux autorités kényanes – Un navire capturé par des pirates somaliens au large de la Tanzanie – Piraterie maritime : la saison est lancée – La force navale de l’UE transfèrera des pirates au Kenya pour des poursuites judiciaires -6 articles)

___________ 6 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Un bateau capturé par des pirates somaliens au large de la Tanzanie

Des pirates somaliens ont détourné un bateau enregistré au Panama, avec 15 membres d’équipage indiens, à environ 100 miles nautiques au large des côtes tanzaniennes, a confirmé mercredi un responsable maritime régional.

Andrew Mwangura, coordinateur du Programme d’Afrique de l’Est d’assistance aux marins (SAP), a indiqué que le bateau MT Asphalt Venture, parti du port de Durban en Afrique du Sud, a été intercepté aux premières heures de mercredi.

"Le MT Asphalt Venture, qui reliait Durban à Mombasa (Kenya), a été détourné au large des côtes tanzaniennes. Le vaisseau est vide avec 15 membres d’équipage indiens", a confié à l’agence Xinhua M. Mwangura par téléphone depuis Mombasa.

La Somalie se situe à l’entrée du Golfe d’Aden, qui mène à la mer Rouge et au canal de Suez, l’une des principales voies de navigation mondiales pour le transport maritime. Le pays est en proie à des combats entre seigneurs de guerre et n’a pas de gouvernement central opérationnel depuis le renversement de l’ancien dictateur Mohammed Siad Barre en 1991.

La communauté internationale s’est engagée à combattre les pirates somaliens qui opèrent dans les eaux au large de l’Afrique orientale et les attaques de pirates ont commencé à diminuer.

_______________________ 5 – AFP

Kenya: 11 pirates somaliens condamnés à cinq ans de prison

Onze pirates somaliens qui avaient tenté d’attaquer un navire battant pavillon libérien en 2009, ont été condamnés mercredi à cinq ans de prison par un tribunal de Mombasa (sud-est du Kenya), a constaté un journaliste de l’AFP.

Les onze pirates avaient été capturés le 15 avril 2009 par la frégate française Nivôse, opérant dans le cadre de l’opération européenne antipiraterie Atalante, à environ 900 km à l’est de Mombasa, dans l’océan Indien.

La veille, un hélicoptère de la frégate avait déjoué leur attaque contre un navire marchand, le Safmarine Asia, avant de traquer nuitamment les pirates à bord de leur embarcation de 10 mètres de long transportant 17 fûts de 200 litres de carburant et tractant deux embarcations rapides.

Les pirates avaient à l’époque affirmé n’être que de simples pêcheurs.

Le président de la chambre, Richard Kirui a ordonné cinq ans d’emprisonnement à leur encontre ainsi que leur expulsion vers la Somalie une fois leurs peines purgées.

Depuis début septembre, pas moins de 25 pirates somaliens ont été condamnés à des peines de prison ferme par un tribunal de Mombasa.

Une centaine de pirates présumés sont dans l’attente de leur procès.

Le Kenya a officiellement accepté de juger sur son sol des pirates arrêtés en dehors de ses eaux territoriales, en mars 2009, sur la base notamment de la Convention de l’ONU sur le droit de la Mer et d’accords bilatéraux avec l’Union européenne, puis les USA.

Les Seychelles ont signé en février 2010 un accord similaire avec l’Union européenne, acceptant de juger des pirates qui leur seraient remis par Atalante, à condition toutefois que les éventuels condamnés purgent leur peine à l’étranger.

Selon l’ONG Ecoterra international, qui suit de près la piraterie somalienne, une vingtaine de navires et quelque 400 marins sont actuellement aux mains des pirates.

____________________ 4 – AFP

La marine espagnole remet quatre pirates somaliens aux autorités kényanes

La marine espagnole a remis mercredi aux autorités kényanes quatre pirates présumés arrêtés la semaine dernière alors qu’ils tentaient de détourner un bateau de pêche kényan, a indiqué la police kényane.

Les quatre hommes, tous de nationalité somalienne, avaient été interpellés le 20 septembre lors de l’intervention du navire espagnol L51 Galicia, venu à la rescousse d’un bateau de pêche kényan attaqué par des pirates somaliens au large des côtes kényanes.

"Les suspects ont pénétré dans les eaux territoriales kényanes (…)", où ils ont attaqué le bateau de pêche et "ordonné à son capitaine de faire route vers la Somalie", a déclaré à la presse à Mombasa (est) le chef de la police régionale, Leonard Nyongesa.

Le navire de guerre espagnol "a réagi rapidement à leur appel de détresse, est parvenu à stopper le navire, libérer les neuf membres d’équipage kényans et arrêté quatre pirates", a expliqué M. Nyongesa.

Les quatre hommes seront poursuivis pour piraterie et jugés dans le cadre d’un accord passé avec l’Union européenne (UE).

"Le gouvernement kényan continuera à coopérer avec l’UE dans ses efforts pour libérer la mer des attaques de pirates", a-t-il souligné.

Le Kenya et les Seychelles sont les deux seuls pays de la région à avoir accepté de juger des pirates présumés arrêtés en dehors de leurs eaux territoriales sur la base d’accords bilatéraux avec l’UE notamment.

___________________ 3 – AFP

Un navire capturé par des pirates somaliens au large de la Tanzanie

Un navire battant pavillon panaméen, avec à son bord quinze marins indiens, a été capturé mercredi matin au large de la Tanzanie, a annoncé l’organisation non gouvernementale Ecoterra International, qui suit les questions de piraterie dans l’Océan Indien.

"En route depuis le port kényan de Mombasa vers Durban (Afrique du Sud), le MT Aspahalt Venture, battant pavillon panaméen, a été capturé vers 04H00 locales (01H00 GMT)" au large de la Tanzanie, a indiqué Ecoterra.

Le bateau compte 15 marins à son bord. Il a été détourné et a pris la direction du nord vers les côtes somaliennes, poursuit le communiqué.

Un groupe de pirates somaliens serait responsable de l’assaut et le navire se dirigerait vers la localité d’Harardhere, l’une des principales base des pirates sur la côte est de la Somalie, selon Ecoterra.

Géré par la société indienne OMCI Shipmanagment PVT ltd, le MT Aspahalt Venture, est la propriété d’une entreprise dont le siège est aux Emirats arabes unis (Sharjah), Bitumen Invest As.

___________________ 2 – Le Quotidien de la Réunion

Piraterie maritime : la saison est lancée

Les pirates somaliens ont entamé une nouvelle saison de chasse, à la faveur de la fin de la mousson, synonyme de mer moins agitée, mais doivent cette année composer avec toujours plus de mesures antipiraterie prises par les marines étrangères et les navires marchands.

Depuis septembre, les pirates ont de nouveau lancé à l’eau leurs embarcations rapides, équipés de grappins, échelles et armes de guerre avec un seul objectif, multiplier leurs prises et les rançons qui en découlent. Celles-ci viendront s’ajouter aux quelques 20 navires et 400 marins actuellement sous leur contrôle. Cette nouvelle saison de flibuste somalienne a pourtant laissé entrevoir une nouvelle tendance : l’efficacité des pièces sécurisées à bord des navires marchands.Ce week-end, un groupe de pirates a ainsi eu la désagréable surprise de constater, une fois monté à bord d’un navire opéré par une compagnie grecque, le MV Lugela, que l’équipage ukrainien s’était enfermé dans une pièce blindée, non sans avoir au préalable arrêté les machines.

Incapables de ramener le navire vers la côte, sans moyen de pression sur l’armateur faute de détenir des otages, les pirates ont préféré quitter le navire au lieu de s’exposer à une intervention militaire.

Tribunaux kényans et seychellois

Pour Nick Davis, un expert en piraterie au sein de la société de sécurité britannique Merchant Maritime Warfare Centre, de telles chambres fortes, peu coûteuses à installer, se révèlent très efficaces.« Il faut un capitaine ayant du nerf, une " citadelle " bien approvisionnée, de telle sorte que vous puissiez tenir cinq à sept jours en attendant la cavalerie », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « si les pirates sont à bord d’un bateau sans électricité et sans équipage, ils partiront en chercher un autre ».Ce dernier insiste toutefois sur la nécessité d’équiper les chambres fortes en moyens de communication fiables. Ainsi, en septembre, des pirates ayant abordé un navire allemand dans le golfe d’Aden avaient abandonné le bateau dont l’équipage s’était réfugié dans une pièce sécurisée.Des commandos américains avaient ensuite été contraints de découper au chalumeau des parois métalliques pour libérer un équipage qui ignorait tout du départ des pirates.Selon M. Davis, seule une moitié des navires sillonnant l’immensité de l’océan Indien sont actuellement équipés de telles pièces.Par ailleurs, la nouvelle saison de piraterie somalienne devrait confirmer l’élargissement de leur rayon d’action jusqu’aux Maldives à l’est et dans le canal du Mozambique au sud.

La flottille antipiraterie de l’Union européenne Atalante a elle aussi étendu sa zone de patrouille et continue de confier les pirates arrêtés aux tribunaux kényans et seychellois, les deux pays de la région ayant accepté à ce jour de juger des pirates arrêtés en dehors de leurs eaux territoriales.

En dépit des risques encourus, le nombre de volontaires pour rejoindre les rangs des pirates ne se tarit pas. Le seul changement notable du côté des pirates somaliens est à trouver du côté d’Harardere, l’un de leurs anciens repaires désormais contrôlé par un groupe d’insurgés islamistes, Hezb al-Islam, officiellement opposé à la piraterie.

____________________ 1 – Batoto (Blog) avec XINHUA

La force navale de l’UE transfèrera des pirates au Kenya pour des poursuites judiciaires

La force navale de l’Union européenne en Somalie (UE NAVFOR) a annoncé que quatre nouveaux pirates somaliens présumés seraient transférés aux autorités kenyanes qui les traduiront en justice.

Les suspects ont été arrêtés par le bâtiment de guerre espagnol de l’UE NAVFOR, le SPS Galicia, vendredi, lors de l’arraisonnement d’un boutre kenyan suspect naviguant au large de la côte est de la Somalie.
Après enquête, il est apparu que neuf membres d’équipage kenyans et un interprète somalien étaient retenus en otages par quatre pirates présumés. Les otages ont été libérés et les 14 personnes qui se trouvaient sur le voilier ont toutes été transférées sur le navire espagnol.

"Le Kenya est l’un de nos plus solides partenaires dans cette région", a affirmé le général de division Buster Howes, commandant de l’opération de l’UE NAVFOR. "Grâce à l’accord de transfert, 75 pirates présumés ont été transférés au Kenya pour y être traduits en justice et l’UE NAVFOR est satisfaite d’apprendre que 14 pirates présumés ont d’ores et déjà été reconnus coupables et condamnés à cinq ans d’emprisonnement. Je souhaite que nous puissions continuer à oeuvrer en commun pour résoudre ce problème régional", a-t-il indiqué.

Le général Howes a fait savoir que le SPS Galicia transfèrerait les quatre pirates présumés aux autorités kenyanes dès son arrivée à Mombasa, ville côtière du Kenya. "Les ex-otages seront également remis à la police et au procureur kenyans pour qu’ils puissent apporter leur témoignage et ainsi contribuer à la procédure d’inculpation", a-t-il indiqué.

Avec ce nouveau groupe de quatre pirates, l’UE NAVFOR aura transféré en tout aux autorités kenyanes dix groupes de pirates présumés, à savoir 79 individus, pour qu’ils soient jugés à la cour nationale kenyane.

01/10/10 (B571) Djibouti déçu par la France ? (Good Morning Africa avec LOI)

Dans sa dernière parution la Lettre de l’Océan Indien titre l’un de ses articles "Djibouti préfère Washington à Paris".

Ce titre m’a un peu surprise au premier abord. L’article replace les relations frano-djiboutienne dans le contexte actuel de la négociation des accords de défense, le désaccord porterait sur la formation de l’armée djiboutienne par la France.

Et d’ajouter " le désamour n’est jamais très loin dans les relations entre les deux pays".

L’argument serait l’existence d’un rapport djiboutien sur le conflit frontalier avec l’Erythrée, rédigé en décembre 2009 par le ministère djiboutien des affaires étrangères :"La souveraineté de Djibouti sur le Ras Doumeira et l’île de Doumeira" où le gouvernement djiboutien souligne le "rôle positif et constructif joué par les Etats-Unis durant les différentes phases de cette crise douloureuse". Il souligne d’ailleurs en premier le soutiien "de la communauté Africaine, Arabe et internationale".

Alors qu’"avec force conviction (…)la France a, dès le début de cette crise, joué un rôle extrêmement négatif portant préjudice aux intérêts vitaux de Djibouti sur la Ras Doumeira et l’île de Doumeira. Cette attitude incompréhensible de la France, allié historique et soutien supposé indéfectible de la République de Djibouti dans ce type de circonstance, a profondément déçu le gouvernement et le peuple Djiboutien et risque d’affecter durablement les intérêts partagés entre les deux pays"

D’accord le gouvernement Djiboutien a pu être déçu de ne pas être plus soutenu par la France lors de cet conflit (la France a apporté un soutien logistique) mais de là à en conclure un étiolement des relations…

01/10/10 (B571) Yémen Express – Un gouverneur échappe à un attentat (1 article)

_______________________ 1 – Europe 1

Yémen: Un gouverneur échappe à un attentat

Le gouverneur de la province de Chabwa, dans le sud-est du Yémen, a échappé à un attentat mercredi contre son convoi mais trois de ses gardes ont été tués, a indiqué un responsable des services de sécurité.

"Le convoi du gouverneur Hassan al-Ahmadi a été attaqué par des hommes armés non identifiés dans le district de Saïd au sud d’Ataq, le chef-lieu de la province de Chabwa", a déclaré ce responsable. "Le gouverneur est sorti indemne de l’attaque mais trois des soldats assurant sa protection ont été tués", a-t-il ajouté.

Le gouverneur venait de déjeuner dans la région de Saïd avec le général Salem Gosn qui a conduit les opérations militaires qui ont permis de déloger, selon Sanaa, de la ville de Houta des éléments armés d’Al-Qaïda la semaine dernière.

01/10/10 (B571) Afrique : L’Ethiopie prévoit la construction de 5.000 km de rail (CasaFree – Maroc)

_______________________ Note de l’ARDHD

On peut légitimement se demander si les rails de la ligne Djibouti-Addis qui sont démontés actuellement, sous les directives d’hommes d’affaires "répugnants" (Lire notre article), ne seraient pas vendus à l’Ethiopie pour contribuer aux nouvelles lignes que ce pays prévoit de développer .??
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Le gouvernement éthiopien prévoit de construire 5.000 kilomètres de rail dans le but de relier la capitale Addis-Abeba aux différentes régions du pays, rapporte mardi le quotidien local  »The Daily Monitor », citant des sources de la compagnie éthiopienne de Chemin de fer (ERC).

Selon le directeur général d’ERC, Getachew Betru, ce projet de grande envergure sera réalisé en deux phases. La première consiste en la construction de cinq lignes ferroviaires pour un coût de 336 millions de dollars alors que et la seconde prévoit la mise en service de nouvelles lignes pour le transport de marchandises. " Si ces nouvelles lignes seront mises en service, le pays pourrait transporter 6 millions tonnes de marchandises ", a précisé le responsable de l’ERC.

Ce projet sera entièrement financé par le gouvernement éthiopien, indique la publication, soulignant que la Chine avait déjà accordé en mai dernier un prêt de 100 millions de dollars pour aider l’Ethiopie à construire les lignes ferroviaires.

Cependant, la construction d’un kilomètre de chemin de fer nécessite 40 millions de Birr (1 dollars= 16,38 Birr), ce qui obligerait le gouvernement éthiopien à emprunter 80 milliards de Birr pour la construction de ce chemin de fer. Une somme bien plus élevée que le budget national de cette année, soit 77 milliards.

Selon  »The Daily Monitor », ce projet fait partie du plan quinquennal " Croissance et transformation " lancé par le gouvernement éthiopien pour combattre la pauvreté, promouvoir l’économie nationale et de hisser l’Ethiopie dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire.

L’Ethiopie dispose d’une seule voie ferroviaire reliant Addis-Abeba à Djibouti. Créée en 1897 par les Français, cette ligne ferroviaire mythique et vétuste s’étend sur 785 kms.

01/10/10 (B571) FreeDjibouti -> De l’ultime stratégie de l’opposition djiboutienne pour remporter l’élection présidentielle 2011.

Par FreeDjibouti

Retrouvez l’intégralité des chroniques
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Il y a des valeurs qui ne trompent pas et des moments dans la vie où l’Homme doit savoir choisir entre le bien et le très bien.

Le très bien à Djibouti serait de voir Le peuple prendre le pouvoir après tant d’années de lutte infructueuse, mais il serait tout simplement bien aussi que la victoire revienne à l’opposition tout court, sans distinction aucune du parti de l’opposition qui gagne aux prochaines élections dans notre pays, l’important étant juste d’obtenir l’alternance après toutes ces années de souffrance.

Nous sommes aujourd’hui arrivés à un tournant de l’histoire de Djibouti où il y a lieu pour nos leaders politiques de l’opposition de ne choisir rien que ce qui est bien au profit de ce qui serait très bien pour le peuple Djiboutien. Nous sommes à quelques mois de l’élection présidentielle et s’il est une ultime stratégie (et j’insiste sur ultime) qui pourrait encore permettre à l’opposition de remporter haut les mains cette prochaine élection, c’est de prêter attention à cette proposition solennelle que je me permets d’adresser à tous nos leaders politiques de l’opposition en vue de sauver notre pays du chaos.

Le RPP (parce que l’UMP ne veut rien dire) comme tout le monde doit le reconnaître aujourd’hui à Djibouti, n’est pas prêt de laisser son fauteuil, et se prépare encore à toutes les formes de fourberies pour ne pas laisser l’alternance s’établir dans notre pays en avril 2010 prochain. Il nous faut donc avant tout comprendre le système habituellement utilisé par ce parti pour arriver enfin à le battre à son propre jeu.

I – Expliquons donc rapidement le jeu du RPP :

– Il consiste à semer le trouble au sein de l’opposition Djiboutienne et ensuite comme un faucon à l’affaiblir en frappant durement sur les "fortes têtes" ou les leaders de l’opposition capables de lui opposer une certaine résistance.

– Comment le RPP sème-t-il le trouble ?

  1. En changeant les règles du jeu, et les lois de la constitution Djiboutienne ou en proposant des accords "bidon" aux leaders politiques qui ensuite deviennent des formes de discordes au sein des partis politiques, ceci afin de les déstabiliser. C’est la règle du diviser pour régner. Cette règle est toute simple et a toujours fonctionné jusqu’à présent permettant la désunion complète des partis politiques de l’opposition à Djibouti. C’est une tactique universelle qui marcherait dans tout pays autre que le notre.

    L’opposition djiboutienne n’est donc pas bête, mais s’est laissé prendre à un jeu dont elle n’est jamais arrivée à avoir la maîtrise.

  2. La "tactique du faucon" quant- à- elle consiste après avoir semé la débandade dans le groupe, à s’acharner sur les proies isolées, entendez les fortes têtes du groupe pour les frapper comme un faucon de manière surprenante et inattendue, afin de les affaiblir complètement et par là, affaiblir tout le groupe si jamais la bande tentait à nouveau de se regrouper.

Actuellement la tactique vient encore d’être utilisée par le RPP dans le cas de la non-candidature de Guelleh en avril 2010 avec la garantie américaine et française, même si ces derniers ont eu des contres partis fructueuses. Cette tactique, le RPP va l’utiliser et les Djiboutiens trop friands de sensations fortes et de bavardage inutiles, n’auront jamais les yeux nécessaires (ou la tête) pour la comprendre.

Le jeu est donc clair. Aujourd’hui l’opposition est affaiblie, car tous les candidats restant pris individuellement ne posent plus de problème sérieux au RPP, qui sait qu’ils ne pourront jamais mettre tous les dispositifs en place pour le battre ou éventuellement revendiquer leur victoire au cas où ils arriveraient à le battre.

Nous devons donc reconnaître en effet cette réalité, que si même tout Djibouti votait pour un des candidats des partis de l’opposition par exemple en 2010 prochain, le RPP lui volerait facilement cette victoire en s’appuyant sur tous les précédents. Il ne reste aujourd’hui à l’opposition Djiboutienne qu’une dernière arme, une ultime arme qui si elle est utilisée sera imparable et d’une grande surprise pour le RPP. C’est cette stratégie que je vais me permettre d’exposer plus bas.

II- Comment arriver à battre le RPP en avril 2010 ?

1 – En usant de l’arme de la surprise et
2- En usant de l’arme de la dissuasion :

La stratégie consisterait à opposer au RPP, une opposition soudée, uni, et unique, afin d’avoir le soutien du peuple. La surprise étant le candidat auquel le RPP s’attend le moins, la dissuasion étant le peuple qui seul peut faire tomber, l’armée, les milices, bref tout le bataclan dont le RPP s’est toujours servi pour se maintenir au pouvoir.

Le RPP ne s’attend en effet plus à voir dans les mois à venir, l’opposition Djiboutienne s’unir, ou faire mieux : à opposer un candidat unique de l’opposition à son favori qu’est Guelleh.

Notons que l’appelle à une candidature unique n’a cessé à ce jour d’être lancé par le peuple en direction de nos leaders politique depuis des années, voire par les candidats eux-mêmes, et que si l’opposition Djiboutienne arrivait à ce consensus et décidait de présenter en avril 2010, un seul candidat, alors le jeu serait fait et le RPP serait largement battu. Le problème a toujours été de savoir quel candidat serait l’unique, que toute l’opposition et le peuple djiboutien soutiendraient jusqu’à la victoire finale.

Sans trop chercher à développer mes idées pour ne pas faire perdre le fil de ma pensée aux lecteurs, je lance donc un appel solennel à nos leaders politiques à ne plus perdre une seule journée des mois qui nous séparent des élections, et à mettre tout leur temps à profit pour préparer l’arme ultime qui devra servir à définitivement abattre le RPP.

Il ne s’agit donc plus aujourd’hui pour l’opposition djiboutienne de tergiverser à vouloir trouver des bases au choix du candidat unique. Nous ne sommes plus à l’heure des primaires de l’opposition, ni à la présentation du programme des partis, mais à l’heure du choix qui s’impose pour que le peuple, la seule arme contre toutes les dictatures du monde, soutienne entièrement l’opposition dans son prochain face- à- face avec ce dragon à multiples têtes qu’est le RPP.

Je prierai, mieux je supplierai les candidats de l’opposition d’entrer rapidement en conclave pour :

  1. désigner et présenter le candidat de leur consensus au peuple
  2. se choisir un successeur au cas ou le RPP n’hésiterait pas à l’assassiner avant avril 2010, comme ce fut le cas pour Benazir Bhutto au Pakistan,
  3. préparer le peuple, y compris l’armée djiboutienne à réclamer sa victoire après les élections, au cas où comme d’habitude le RPP n’hésiterait pas à faire valoir ses fraudes,
  4. préparer enfin un dossier secret et consensuel très clair de gestion du pays après la victoire de l’opposition, afin que les vieux démons de la division ne se réveillent pour à nouveau freiner le développement de notre pays après les élections. Il y a lieu de retenir au sein de l’opposition que l’alternance de 6 ans qui suivra la victoire de l’opposition, ne sera qu’une intermède pour mettre en place les réelles institutions du pays en vue d’une gestion démocratique future ou chaque parti politique pourrait alors jouer son véritable rôle, quitte au RPP de revenir un jour pour gouverner Djibouti si c’est la volonté du peuple de le choisir. Pour le moment, tous les partis devraient s’oublier, et oublier leurs programmes, pour n’être qu’à l’écoute du peuple.

Le seul programme des partis après la victoire, serait de rester unis et de rester à l’écoute de la population à travers la convocation d’assises diverses permettant au peuple de s’exprimer et de s’impliquer dans sa propre gestion et dans le développement de notre pays.

Le temps est donc trop précieux et décisif pour que nos leaders politiques le perdent en atermoiements inutiles. Le peuple djiboutien attend sa délivrance, et attend des leaders qu’ils servent nos désirs et non les leurs. Que ceux qui ont encore des oreilles pour entendre entendent. Seule l’histoire de notre pays nous jugera à l’heure des bilans, si jamais cette dernière opportunité qui s’offre à l’opposition djiboutienne n’est pas saisie au vol.

Pour ma part je dis déjà : vive la candidature unique de l’opposition pour que vive enfin Djibouti!

Djiboutiennement

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

01/10/10 (B571) Ali Coubba, Président d’Uguta-Toosa, nous invite à partager sa dernière intervention enregistrée en vidéo et diffusée sur Youtube.