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08/01/2016 (Brève 615) SURVIE : répression à Djibouti

Survie Agire ensemble
Djibouti fait partie des nombreux pays africains concernés prochainement pour une échéance électorale importante. Des élections présidentielles sont prévues dans trois mois alors que la répression s’accentue.

Survie a soutenu et diffusé ce communiqué de l’ARDHD – http://survie.org/francafrique/djibouti/article/la-france-lache-les-droits-de-l-5060 et continuera à suivre de près la situation dans ce pays ainsi qu’au Gabon, au Tchad, au Congo B et au Bénin, tous concernés par des élections présidentielles prochaines.

04/08/2011 (B615) Courrier des lecteurs. Apprécier le mélange des genres !

Permettez-moi de saluer ici le point de vue d’Abdourahman Ali Waberi, écrivain djiboutien de renom, sur la famine qui sévit en Afrique de l’Est. Ce point de vue est publie dans un article paru la semaine dernière dans le site Slate.fr.

L’auteur revient surtout sur les causes réelles de cette catastrophe humanitaire et notamment les politiques criminelles menées par les dictateurs de la région et en premier celle de notre "bêtisissime" Ismael Omar Guelleh. D’ailleurs ce n’est qu’une fois que la communauté internationale ait déclare l’état de famine qui prévaut Djibouti qu’il s’est résolu à faire des gestes illusoires pour détourner l’opinion nationale.

Le train de vie "plus que princier" de celui qui se considère a tort comme un Chef d’État est a même de faire sortir de la pauvreté des centaines des milliers des Djiboutiens. Mais malheureusement l’insensible dictateur s’est enferme dans sa mégalomanie légendaire. Lui qui nous parle nuit et jour Progrès, Développement, Sante et Éducation est très vite rattrapé par la … FAMINE. Président malade (au propre comme au figure) d’un micro-État, il a depuis longtemps cédé son pouvoir a son entourage proche dont sa femme et ses filles qui en font ce quelles veulent.

L’argent qui devrait servir à nourrir les pauvres djiboutiens qui meurent par dizaine chaque jour en raison de malnutrition, des maladies bénignes est dépensé pour fêter en grandes pompes jour et nuit, au vu et au su de tout le monde. C’est ainsi que les stars internationales les plus en vue des chansons sont invitées souvent a l’hôtel-Bordel Kempisky.

Les Djiboutiens se souviennent encore la publicité obscène sur la RTD d’un groupe des danses érotiques qui officie sur TRACE TV. C’était à trois semaines seulement du mois béni de ramadan. Promotrice du spectacle : la fille cadette du Chef de l’État. Seulement, quelques semaines plutôt, le fils de ce même Ismael Omar Guelleh aurait invite l’un des imams de la Mecque. Apprécier le mélange des genres et vous aurez un avant-gout de la foi d’IOG.

C’est cet homme qui nous parle nuit et jour de religion, de décence, ce solidarité.

C’est aussi cet homme qui vend le riz qui devrait servir à lutter contre la famine comme si les 100 millions d’Euros qu’il touche personnellement des bases militaires étrangères ne lui suffisaient pas.

C’est cet homme qui fait mourir de faim les Djiboutiens et qui, malgré ses milliards acquis illégalement, ose demande de l’aide a la "communauté internationale".

Une aide qui sera, à n’en point douter, détournée.

04/08/2011 (B615) Chroniques du Sergent Ariko : un lecteur nous propose une petite correction …

Yahya Magareh n’es pas issu du Clan Fourlaba, mais il est membre des Issa Yonis Moussa Reer Goul. Selon moi, il aurait obtenu les papiers djiboutiens par son oncle maternel.

Sachez que cette précision ne remet pas en doute, dans mon esprit, la qualité des informations qui sont transmises par le Sergent Ariko, que je félicite.

04/08/2011 (B615) Chroniques du Sergent Ariko. Les nouvelles du front : sans argent le régime de Guelleh ne peut plus payer ses fonctionnaires ni acheter des complicités. La communauté internationale ferme les robinets (Arabaie saoudite, Allemagne, USA, …)

Je tiens tout d’abord à adresser à mes chers sœurs et frères de Djibouti un très bon début de Ramadan. Nous allons prier Allah pour qu’il accepte nos dons et nos sacrifices.

J’adresse mes plus sincères félicitations à Jean-Paul Noël Abdi qui a fait trembler le dictateur de Djibouti. Le roi est nu. Sa démonstration au Canada a ébranlé le régime et son chef. Je lui souhaite un très bon Ramadan.

Le ramadan commencé pour les Djiboutiens. Mais pour le régime c’est une autre histoire qui commence. Le chef du régime est allé prendre quelques jours de vacances au Day sous la protection de sa garde républicaine. Mais à la dernière minute le dictateur a été contraint de redescendre de sa villa cossue du Day. Les raisons sont simples :

1) Les salaires de juin n’ont pas encore été versés aux agents de l’état.

2) Une partie de l’armée s’est mutinée et est rentrée avec armes et bagages en Érythrée.

3) Le premier ministre est en désaccord avec les nouveaux ministres sur la façon de gérer les dossiers de l’état.

4) L’absence de Mohamed Djama, l’homme de main, qui agoniserait dans un hôpital à Paris, se fait sentir. Après un séjour au Val-de-Grâce, il a été évacué sur un autre hôpital fort coûteux, à la demande d’IOG.

5) On dit aussi que le petit président serait lui même malade et que les symptômes de sa maladie commenceraient à être visibles.

Les agents de l’état n’ont pas reçu leur salaire de juin.

Le ministre des finances a tout fait pour faire rentrer de l’argent au pays, mais sans succès. Les bailleurs de fonds ont fermé les robinets. L’ambassadeur d’Allemagne a déclaré au porte-parole du gouvernement désigné par Djamaa Mahmoud Haid, qu’il n’y aurait plus d’aide tant qu’il n’y aurait pas de réformes. Il a transmis au ministre de la poste une fin de non recevoir de son gouvernement. Le pouvoir RPP demande de l’argent à l’Allemagne et en même temps il cherche à ouvrir une coûteuse représentation diplomatique à Bonn et Aden Dileita se prépare activement pour occuper le poste.

Mais l’Allemagne a refusé de donner le moindre centime pour ce projet. La RTD nous a menti une nouvelle fois en nous servant ses salades habituelles.

L’ambassadeur de la RFA n’est pas venu prendre le pouls aurpès du ministre des télécommunications d’IOG. Son gouvernement paie déjà assez cher pour le logement de ses forces à Djibouti. Et le représentant de la chancelière sait dans quelles poches cet argent va ! Il sait surtout que le peuple de Djibouti n’en voit jamais la couleur.

Les USA ont de bonnes raisons pour refuser de financer Guelleh


Avec l’assassinat du patron de la sécurité de l’ambassade des États-Unis par des hommes de la sécurité djiboutiennes qui ont utilisé des jeunes filles prostituées comme appât, l’expulsion de leur agence Democraty Transparency, et le refus de remplacer Robleh Ollayeh, le régime de Guelleh a donné de bons arguments a l’administration d’Obama pour bloquer toute nouvelle aide à Djibouti.

Il s’en suit que le trésor public n’a plus un sou. Le peu qui restait a été dévalisé par le premier ministre qui a empoché quelques millions afin de faire le beau à Dubaï juste avant le début du Ramadan.

Le régime a beau dire qu’il contrôle le pays les finances du pays. Les comptes sont dans le rouge.

Le régime cherche des idées ! Il essaye d’utiliser maintenant la sécheresse pour tenter de recevoir des aides, mais cela est difficile.

Par exemple, le ministre des affaires étrangères, Mahamoud Ali Youssouf, a été poliment invité à ne plus venir demander un sou à l’Arabie saoudite. Il est revenu bredouille.

Les autorités saoudiennes ont dit qu’elles ne financeraient plus ce régime qui détourne toutes les aides et elles se sont bornées à envoyer quelques tonnes de dattes pour les frères somaliens qui meurent de la malnutrition. Mais cette fois elles ont pris la précaution d’exiger que ces dattes ne puissent pas être vendues sur la place publique à Djibouti comme le régime l’avait toujours fait auparavant.

Elles ont mis entre parenthèses leur programme d’aide et c’est le Prince el-Fayçal, ministre saoudien des affaires étrangères qui a refusé en personne de céder à la demande de Djibouti de remplacer l’ambassadeur Ibrahim El Nofal.

Djibouti a fait profil bas.

Est-cela qui explique qu’aucun ministre d’IOG n’a été présent lors de la réception des dattes ? Le régime avait délégué son représentant de l’ONARS. Depuis que l’ancien challenger d’IOG, Moussa Ahmed Idriss a refusé de lui pardonner pour la mort de son petit neveu Youssouf tué a bout portant par les hommes de la brigade spéciale de la police nationale (sous les ordres de Yacin Yabeh Galab) le vieux Moussa Ahmed Idriss est parti en Éthiopie.

En revanche sa femme Saada a rallié le camp RPP et Ina Haid. C’est pourquoi les enfants de Moussa Ahmed Idriss ont reçu des promotions comme son fils Aboulfatah et sa sœur Hodan qui a été nommée directrice du département arabe au ministère des affaires étrangères de Djibouti.

Cette fille ne parle pas l’arabe. Au mieux, elle a fait des études en France hébergée dans l’appartement que son père y possède.

IOG doit ressasser toutes ces contrariétés dans sa résidence du Day. Plus d’argent pour corrompre, mais seulement des dattes qu’il n’a pas le droit de vendre.

Paulette est revenue d’Éthiopie pour le Ramadan.

IOG va-t-il être contraint de demander des efforts financiers à une population qu’il a ruiné et qu’il la voué à la poubelle ?

IOG fait ses dévotions a Haramous où un jeune Imam du camp Omar Alin de la garde républicaine lit le coran et liste les douas à Allah. Mais Allah le Grand voit tout du haut du ciel et désigne celui qui a fait du tort à la population meurtrie et asservie par ce régime irresponsable.

Le ministre finances Ilyas Moussa Dawaleh a hérité de ce poste non pas parce qu’il s’y connait en matière de finances mais parce qu’IOG l’a récompensé parce qu’il avait utilisé son argent personnel pour financer la campagne électorale fantaisiste.

Pour le calmer et pour qu’il oublie l’argent qu’il a perdu dans cette aventure grotesque, IOG l’a nommé aux finances alors que le trésor public est à sec. Ce qui restait du magot a été transporté à Haramous ou Ina Haid compte l’argent des contribuables entre deux bouffées de chicha.

Le gouverneur de la banque nationale Djama Haid lui veut retrouver son standing d’avant cette crise. Monsieur gaspille des sommes énormes, en Inde, en compagnie de son ambassadeur fétiche Yousouf Omar Doualeh dit Youssouf Gilique qu’il auvé des griffes d’IOG.

Le régime pleure car il n’y a plus d’argent. Plus d’eau, l’EDD en faillite, le chômage augmente encore, la jeunesse est frustrée, l’économie est dans le rouge, l’armée se rebelle, l’insécurité est grandissante.

Bref tous les ingrédients qui ont toujours fait chuter les dictateurs sont là !

Le régime n’a pas tenu ses promesses et il n’a pas mis en œuvre les réformes et les actes que le peuple attendait.

On aurait pu imaginer, qu’après le mois béni de ramadan, IOG fasse procéder à des nominations au sein de l’administration et au sein des forces armées. Mais il n’y aura rien du tout. Chaque directeur est allé voir le chef de son clan pour le convaincre de le protéger au cas de coup dur.

Quand à l’armée, les récents décrochages des militaires du régiment d’action rapide n’est pas un bon signe pour le régime. Le général Zakaria est sur la sellette. IOG le tient pour responsable des troubles qui agitent l’armée ces derniers temps.

Hier soir, après l’appel de la prière de Margrib, Allah a fait pleuvoir de la pluie sur Djibouti. On remercie Allah qui a entendu du haut du ciel les demandes des Djiboutiens qui n’en peuvent plus de se débattre avec une vie devenue insupportable.

– Trois jeunes djiboutiens ont péri, noyés, au large de l’île de Lampedusa.
Hier au large de l’Italie, les cadavres de 3 jeunes djiboutiens ont été repêchés par les gardes-cotes italiennes. Nous adressons nos condoléances les plus attristées aux familles et aux proches de ces jeunes.

Natifs de la ville de Djibouti ils étaient passés par le Soudan pour gagner la Lybie. Ils ont été arrêtés par la police de l’immigration libyenne et jetés en prison comme leurs camarades somaliens. Depuis que la Lybie est bombardée par les avions de l’l’Otan, les prisons ne son plus surveillées et ils se sont échappées pour tenter de rallier l’Europe via des passeurs

Un frère de l’un de ces jeunes morts, qui vit ici à Londres, m’a confirmé son décès. Il doit se rendre sur l’île de Lampedusa en Italie pour demander la restitution du corps de son frère aux carabiniers italiens.

Voila ou nous a conduit la mauvaise gestion de la chose publique.

Nos jeunes se jettent dans l’inconnu pour échapper à une situation devenue explosive a Djibouti. Le régime voyant que la colère montait, tente de lâcher du lest. Il a été contrait d’autoriser les fidèles à faire la prière de la nuit Salat el Leile devant le stade Gouled, exactement là où avait été réprimée sauvagement en février dernier la marée humaine qui demandait a IOG de démissionner de son poste.

Le régime n’a plus d’argent et la colère monte à Djibouti.

Le régime et ses amis occidentaux ne voudraient pas avoir à leurs portes une intifada djiboutienne dans une région instable.

Les occidentaux vont-ils sauver encore une fois ce régime en pleine déconfiture ?
L’avenir nous le dira.

Sergent-Chef Moussa Hassan
dit Ariko
Londres.

31/07/2011 (B615) La pauvreté à Djibouti. Quelques chiffres de plus, qui illustrent la pauvreté ! Un ménage sur cinq est raccordé au réseau électrique. (Données EDD et PAPFAM)

Le président de la LDDH signalait récemment qu’une famille sur cinq n’avait qu’un repas par jour.

Les données chiffrées fournies par le site de l’EDD (Electricité de Djibouti) sont consternantes : Moins d’un foyer sur cinq serait raccordé au réseau de distribution d’électricité (et cela ne tient pas compte du taux de service effectif : compte-tenu des longues périodes de délestage, qui se multiplient)

__________________________ Extrait site EDD

La puissance installée de l’EDD est de l’ordre de 100Mw. Cette puissance est distribuée à 95% au seul district de Djibouti et 5% aux autres districts de l’ intérieur.

Le réseau de transport et distribution représente :
4,8 km de réseaux de haute tension
244,8 km de réseaux moyenne tension
331,3 km de réseaux de distribution
63,3 km de réseaux d’éclairage public

L’EDD fournit de l’ énergie à environ 33485 abonnés qui se repartissent comme suit (données de début 2005) :

581 abonnés MT (ou Grands Consommateurs BT)
32 904 abonnés BT

___________________________________

La population est estimée à environ 900.000 habitants. Selon le rapport de 2004 du PAPFAM (Lien pour télécharger cet intéressant rapport), la famille djiboutienne est composée en moyenne de 5,7 personnes (6,1 en milieu urbain et 4,3 en milieu rural).

32 905 abonnés x 5,7 = 187 558 personnes ayant accès à l’électricité en République de Djibouti sur 900.000 environ, soit env 20 % de la population.

___________________________________

Que les autorités cessent de parler de développement en faveur des populations. Que l’on nous explique où sont passés toutes les aides, les dons, les subventions qui ont été débloquées depuis des années par la communauté internationale pour rénover les centrales (dont celle de Boulaos) et pour développer le réseau de distribution.

31/07/2011 (B615) Chroniques du Sergent Ariko. La police nationale.

Depuis le 7 décembre, date du coup d’état de feu le général Yacin Yabeh, la police nationale n’est plus en odeur de sainteté au sein du couple royal, qui s’en méfie. Pour casser celle-ci, sur demande d’Hassan Saïd, le commandement de la police nationale a été confié au lieutenant colonel Abdillahi Abdi Farah, le 5 février 2005.

L’installation du patron de la police s’était déroulée à l’académie de police de Nagad. La cérémonie avait été présidée par l’ex-ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh.

Aujourd’hui Yacin Elmi Bouh aurait été proposé pour l’Ambassade de Moscou. Histoire de l’éloigner pour le faire taire ?

Le 22 juin, le patron de la police a été élevé au grade de colonel par le premier ministre Dileita Mohamed Dileita.

Le jour de la fête de la police nationale. Des éléments de la police ont défilé devant leur chef, qui a toujours su que les plus hautes autorité du pays lui avit donné Carte blanche. Cela lui permettait de ne pas obéir aux ordres de son supérieur hiérarchique, c’est à dire le ministre Yacin Elmi Bouh dit Warabey Korayeh.

Images du défilé

Le peloton du commandant Abdi Ali Farid flanqué du drapeau de la police défile en tête du détachement de la sécurité publique
Les compagnies d’intervention, la brigade spéciale de la police nationale.
Photos transmises par le Sergent Ariko

Avec Abdillahi Abdi Farah nouveau patron de la police nationale, le corps malade de la république commence à renaître de ses cendres mais il reste toujours sous observation.

Entre temps, l’ex-ministre des finances qui avait cru qu’il pourrait devenir le président de la république après avoir été le directeur de campagne du candidat fantoche IOG en 2005, a été virer de son poste de ministre par la dernière dame de Djibouti.

Elle a puni Yacin Elmi Bouh, pour avoir osé prétendre au trône royal au cas de décès du dictateur.

Les images tapageuses du décès de l’ex homme fort du Togo le général Gnassingbé Eyadema avaient donné quelques lueurs d’espoirs au jeune warabey. Il s’est dit tiens, si le gros décède alors je suis le plus qualifié pour prendre la place.

D’accord mais c’est sans compter sur cette femme de fer qui domine tout Djibouti.

Seules deux personnes ont osé la défier.

A – Le premier c’est le colonel berger Mohamed Djama.

On sait où il est actuellement. Selon des sources fiables, il aurait été empoisonné par un poison à base de venir de serpent. Ce poison paralyse le système nerveux et il attaque le cœur.

Sa femme Mariam a déclaré qu’il aurait mangé a l’extérieur de sa maison.

Sécurité oblige, la maison de Mohamed Djama est truffée de micro et quand il a des choses à partager, il se rend ailleurs

Le dictateur a décidé d’aller le voir à Paris sur son lit de douleur pour lui lire quelques sourates du coran.

L’ex ministre Ali Abdi avait demandé à être du voyage mais il s’est opposé au refus du dictateur. Seul Hachi et le ministre de la religion Hamoud Abdi sultan ont pu accompagner le dictateur jusqu’à l’hôpital du Val-de-Grâce.

IOG doit bien se demander le jour où Mohamed Djama quittera ce monde.

Les médecins l’ont amené dans la section de réanimation. Selon les docteurs (Source : la sœur de Mohamed Djama qui est installée en Norvège) c’est le cœur qui ne tient plus.

Ensuite IOG est allé brouter après dans sa résidence parisienne avec Hachi Abdillahi Orah.

Il est certain qu’ils ont du imaginer un plan de sortie de crise pour remplacer Mohamed Djama et évaluer les réactions possibles de son clan.

Eviter par exemple une guerre des Issak contre les Issa, toujours possible. IOG sait que les jours de son fidele lieutenant sont comptés. Alors il est parti à la recherche d’un autre âne comme lui.

Sauf que c’est très difficile de nos jours de trouver un âne. Qui pourrait assurer le commandement de la garde républicaine. Actuellement ce commandement est divisé entre :

1°) le commandant Hussein Hassan Farah qui commande les pelotons de marche ainsi que la totalité des unités de la garde républicaine. IOG a une totale confiance en lui (Mamassan proche de Mohamed Djama)

2°) le commandant Ibrahim Abdi Farah dit coca (Issak proche de la première dame). Coca commande les unités responsables de l’armement lourd qui sont au camp Omar Aline. Donc c’est une autre bataille qui se profile elle aussi à l’horizon.

Les Mamassan ont rejeté le commandant Coca (issu de la tribu de la première dame) et le colonel Mohamed Ali Absieh actuel patron de l’académie militaire d’Arta (proche aussi de la première dame).

La première dame Ina Haid, qui se repose à Dire Dawa, suit de très prés ce feuilleton. Elle n’a pas apprécié qu’Hassan Saïd et Mohamed Djama fassent équipe pour la déboulonner.

Le SDS de Hassan Saïd aurait ouvert une enquête sur les conditions d’empoisonnement de Mohamed Djama mais la première dame y a fait mettre un terme.

On se rappelle qu’avant le 27 juin, Kadra Haid avait refusé à Mohamed Djama l’accès à sa maison. Mohamed Djama avait répliqué qu’il se trouvait dans la maison de son cousin et qu’il n’avait pas d’ordre à recevoir « d’une étrangère », selon ses mots.

Kadra Haid n’a pas supporté d’être traitée d’étrangère par un bédouin qui n’a pour toute culture que la connaissance du Heer issa par cœur. On sait ce qu’il lui est arrivé par la suite : il agonise actuellement

B – Le deuxième homme est le général Zakaria cheik Ibrahim.

Celui-ci tient encore tête à la dernière dame de Djibouti.


Sauf qu’avant son départ de Djibouti il a appris de la bouche d’Hassan Saïd que la première dame ne voulait plus de ses services. Et qu’il doit demander la retraite anticipée lui et le général Fathi Ahmed Hussein.

Fathi semblerait d’accord pour un départ a la retraite mais c’est Guelleh qui l’a toujours refusé. Au contraire Zakaria s’accroche.

Après le colonel Mohamed Djama allons-nous assister à la fin du général Zakaria Cheik Ibrahim ?

Le cas du Colonel berger a été reçu par Zakaria comme un message qui pouvait aussi le concerner.

Au sein de son état-major il aurait déclaré que la femme du dictateur n’avait rien à faire dans les affaires militaires. En réponse aux remous dans l’armée, le général a prévenu la troupe que s’il quittait l’état major, le pays tomberait entre des mains étrangères (selon ses propres mots).

Malgré ce discours, on sait que la troupe n’est pas d’accord avec le chef suprême des armées.

Cela peut-il expliquer que des rumeurs incontrôlées circulent à propos d’un possible coup d’état version guinée. Le régime prend très au sérieux les menaces de coup d’état version djiboutienne. Il a placé la garde républicaine en alerte et en position. Les quelques enrolés du service national adapté (SNA) qui ne dit pas son nom, ont été postés pour relever les plaques d’immatriculations des officiers qui circulent et qui ont compris que que c’était la fin des haricots.

Après s’être ensuite senti pousser les ailes d’un chef de l’état, le petit Waraba Korayeh est redevenu simple warabeys mouillé. Dans un premier temps, des finances, Il avait été reclassé comme simple ministre de l’intérieur.

Une gifle selon Yacin Elmi Bouh qui n’a pas digéré qu’on l’écarte du pouvoir Acho. Il soupçonne Hachi et Kadra Haid d’avoir organiser sa chute brutale. Il a été remplacé par son grand ennemi à qui il avait refusé, autrefois, l’octroi d’une bourse pour suivre des études en France : un certain Ali Farah Assoweh qui était auparavant secrétaire général de la présidence de la république.

A peine nommé aux Finances, le petit arriviste et protégé de la Paulette avait exécuté les ordres qu’elle lui avait dictés en gelant tous les demandes du ministère de l’intérieur. Abdoulkader Doualeh Waiss doit rire en secret.

Lui qui savait que ce ministère n’était qu’un ministère fantôme.

Pour se consoler du sort terrible qui l’affectait, YEB était allé à la rencontre du corps de la police où le colonel Abdillahi Abdi règne en maitre absolu. Il visita des installations de la police à savoir l’académie de police de Nagad, le siège de la direction générale de la police nationale à la caserne Youssouf Ali Chirdon, la direction de la sécurité publique. Cette direction est commandée par un obligé de Kadra Haid, le lieutenant colonel Omar Hassan Matan bien connu pour ses tortures au sein de la police judicaire.

Yacin Elmi Bouh avait d’autres choses en tête que d’écouter les explications du lieutenant colonel Omar Hassan Matan. Que pouvait lui apprendre ce jeune officier de la police, parachuté par la Paulette à la direction de la sécurité publique : excellent observatoire de l’ensemble de la Police.

Leur priorité était de faire taire Jean-Paul Noël Abdi qui les dérangent avec ses rapports.

Les stratégies sans lendemain de Yacin Elmi Bouh

Croyant agir de façon intelligente, Yacin a cherché à diviser le couple régnant. Pour toute réponse, la Paulette a autorisé le colonel Abdillahi à ne plus obéir au ministre. Yacin s’en est plaint au chef de l’état qui a fait lui mine de l’écouter alors qu’il est complice de toutes les manœuvres pour discréditer son ex-dauphin .

Comme son plan ne marchait pas, Yacin Elmi Bouh a imaginé une autre stratégie.

Il a fait distribuer de l’argent sale à des jeunes pour qu’ils lancent, le soir venu, des attaques sporadiques contre les maisons du quartier 3. La riposte n’a pas tardé et c’est ainsi que les jeunes se battent tous les soirs.

Le plan de Yacin est simple : faire tomber le colonel Abdillahi Abdi qui est soutenue par la dernière dame et par Hachi Abdillahi Orah a qui le bon colonel a délégué quelques policiers de la brigade spéciale pour qu’il surveille sa maison et sa famille.

Yacin n’est soutenu par personne mais il cherche des alliés au sein du RPP et au sein du gouvernement. Personne ne lui prête l’oreille.

En plein débat sur les affaires de l’état avec le show d’IOG, Yacin Elmi Bouh avait été remis à sa place par le colonel Abdillahi Abdi. Ce jour là, il a compris qu’il avait perdu sa bataille face au colonel Abdillahi Abdi.

Abdillahi Abdi règne en maitre à la police. Son autorité fait grincer pas mal de dents. Les premières frictions sont apparues quand des officiers tel que le lieutenant colonel Yahyia Mohamed Magareh ont refusé d’appliquer les ordres de leur boss.

Il est arrêté le soir même dans sa maison au quartier 5 qui est situé tout près du dispensaire de la police nationale. Le colonel Abdillahi Abdi avait déjà cet officier rebelle dans sa ligne de mire. Il est d’abord démis de toutes ses fonctions mais sur un intervention de son ami le colonel Mohamed Djama Doualeh, il est remis en selle. Mais Abdillahi Abdi, avec le soutien de Kadra Haid continue à l’attaquer et le rétrograde comme commandant.

Le commandant Yahyia Magareh encaisse le coup mais ne fait rien. Il est assigné à l’académie de police de Nagad sans aucune tâche. On ne lui fait plus confiance au sein de l’état major de la police et son ami Mohamed Djama ne peut pas le recruter au sein de la garde républicaine parce qu’il n’est pas Mamassan mais d’origine Fourlaba, la tribu qui est placée depuis l’ère Hassan Gouled sous observation.

30/07/2011 (B615) Les impertinences de Roger Picon, qui met l’actualité en image, avec son grand talent reconnu par toutes et par tous.