21/12/2014 (Brève 554) (20:30 Paris) ALERTE ROUGE . Raid sanglant de la Police contre le haut conseil de l’USN. Saïd Houssein Robeh a été blessé très gravement par balles. Trois autres personnalités blessés et transportés vers une destination inconnue (LDDH)


COMMUNIQUE de PRESSE

Un raid sanglant de la police
contre le haut-conseil de l’USN

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H)

Djibouti, le 21 Décembre 2015

Selon les informations recueillies par la LDDH, la police à menée à la tombée de la nuit un raid contre le haut-conseil de l’USN qui était en réunion près de l’aéroport lors de cette attaque     Mr SAID HOUSSEIN ROBLEH, député, étudiant en 6ème année de médecine et SECRETAIRE GENERAL de la LDDH a été touché par 2 balles (l’une au coup et l’autre à l’épaule). Il est actuellement entre la vie et la mort.

Le président de l’USN, Mr AHMED YOUSSOUF HOUMED, l’ancien MINISTRE HAMOUD ABDI SOULDAN ont été grièvement blessé et Mr ABDOURAHMAN MOHAMED GUELLEH a été sauvagement tabassé et arrêté et emporté vers une destination inconnue.

Le cas de Mr SAID HOUSSEIN ROBLEH est sans doute la plus grave car l’une des balles l’a atteinte à la veine jugulaire.

La LDDH dénonce et condamne vigoureusement la barbarie et la dérive policière du régime.  

La LDDH lance un appel à soutien à toutes les organisations de défense des droits humains de par le monde à faire pression sur le régime en place à Djibouti pour que la répression s’arrête.

 POUR LA  LDDH :
Le Président

Omar Ali Ewado

21/12/2015 (Brève 552) LDDH / Communiqué de presse de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) pour dénoncer un véritable carnage contre un groupe qui se rassemblait pacifiquement pour une cérémonie traditionnelle.,

Djibouti, le 21 décembre 2015 
Communiqué de presse:

                               Djibouti sur les pas du Burundi

Un carnage est entrain de se commettre depuis l’aube d’aujourd’hui à Buldhugo, situé dans la banlieue de Balbala où une tribu de la communauté Issa avait été réunie lors d’une cérémonie traditionnelle « Zyara ».

Selon des sources policières, 14 personnes civiles sont morts et 1 mort policier ainsi qu’une cinquantaine des blessés dont 7 blessés gravement.
Voici le bilan provisoire des morts que nous avons recueillis:

  1. Souleiman Said Abdi, neveu d’un membre du Conseil national de la LDDH tué par la Police
  2. Mouktar Abdi Badjir, tué par la Police

Les blessés se comptent par cinquantaine dont nous avons recueilli le 1er nom d’un blessé Mahad Hassan Omar, Photographe de la LDDH parti pour couvrir ces événements.
L’on nous informe aussi, le déploiement des Forces armées vers le lieu du carnage.

La LDDH est gravement inquiète de l’escalade de la violence et le risque d’une guerre civile attisé par le régime dictatorial en place dont le premier chef, le candidat sortant Ismail Omar Guelleh qui veux passer en force son 4ème mandat malgré l’opposition du Peuple djiboutien en orchestrant des conflits interethniques et la confrontation entre les citoyens djiboutiens afin de pouvoir réaliser son projet de 4ème mandat comme celui de Burundi , le prêtre Pierre Nkurunziza.

Dans le cadre de sa mission de prévention des conflits, la LDDH lance un appel pressant à la Communauté internationale , aux Nations Unies, à l’Union Africaine et à toutes les Organisations internationales des droits de l’homme de venir en aide au Peuple djiboutien dans sa lutte pour la démocratie , la Justice et la liberté.

Le Secrétaire Général de la LDDH :
Said Houssein Robleh
Tél : +253 77 71 73 96
E-mail : said.houssein@lddh.net

21/12/2015 (Brève 553) LOI (Lettre de l’Océan indien) / Dans un article en lecture protégée, publié ce jour sour le titre « Confrontation sanglante entre les Issa/Yonis Moussa et les forces de l’ordre », LOI confirme les affrontements sanglants auxquels se livrent les forces de police contre ce clan.

Selon un article « payant » de LOI publié ce lundi, les Issa / Yonis Moussa se sont révoltés après que le régime leur ait interdit d’organiser la cérémonie annuelle en mémoire du père de leur clan.

LOI confirme une nouvelle escalade dans la politique de terreur et de répression, qui est dirigée par la Présidence. Cette fois c’est une fraction des Odahgob, qui est visée. Rappelons que de nombreux opposants sont issus de cette communauté et LOI cite en particulier : le secrétaire général du Mouvement pour le développement et la liberté (Model, opposition), Abdillahi Adaweh, ou encore le secrétaire général de l’Union pour le salut national (USN, coalition de l’opposition), Abdourahman Mohamed Guelleh.

21/12/2015 (Brève 555) ARD Communiqué sous la signature de Maki Houmed-Gaba : Carnage à Djibouti. 19 morts !!!

Carnage à Djibouti où la police a abattu 19 civils réunis ce lundi 21/12 dans la matinée pour une cérémonie traditionnelle dans la localité de Buldhuqo, près de Balbala en périphérie de Djibouti-ville.

L’USN, Union pour le salut national, coalition de l’opposition djiboutienne, a alors tenu une réunion de crise dans l’après-midi pour examiner la situation en cours.

La réunion s’est tenue à 17 heures locales au domicile de Me Djama Amareh Meidal, secrétaire aux relations extérieures de l’USN, a fait l’objet d’une attaque à balles réelles et de lacrymogène par la police qui a défoncé la porte d’entrée du domicile et on dénombre depuis de nombreux blessés graves parmi les dirigeants de l’USN.

Le président de l’USN Ahmed Youssouf a été touché par les projectiles des balles et est tombé lourdement sur sa hanche dans la bousculade et est actuellement admis au service des urgences de l’hôpital Bouffard.
Hamoud Abdi Souldan, ancien ministre qui était présent à la réunion en tant que conseil a été à son tour très durement tabassé, il est couvert de sang sur de nombreuses blessures béantes sur le haut de son corps et son épaule.

Said Houssein Robleh, le plus jeune député de l’USN, a été également battu et transféré au service des urgences de l’hôpital Bouffard où il est entre la vie et la mort ayant été touché à la veine jugulaire.

Abdourhaman Mohamed Guelleh dit Tx, secrétaire général de l’USN, a lui également été sauvagement battu sur  le lieu de la réunion USN puis emmené couvert de sang mais manu militant par la police vers une destination inconnue.

Me Djama Amareh Meidal a été également battu dans son domicile où se tenait la réunion mais empêché de sortir pour chercher des soins. Il est assigné physiquement dans son domicile entouré par une meute de policiers en armes.

Daher Ahmed Farah, porte-parole de l’USN et président du MRD est détenu depuis hier matin 8 h au commissariat du 3e arrondissement de Djibouti où il subit

un interrogatoire permanent. La famille est sans nouvelle de sa situation réelle.
Des centaines de citoyens djiboutiens sont descendus dans la rue suite à cette agression par la police et des courses poursuite émaillées de lancer de projectile s’est engagé entre manifestants et policiers sur l’ensemble de la vile de Djibouti.

Une fin de règne moins violente aurait eu la préférence de l’USN, attaché à la paix et à une transition pacifique vers la démocratie. Mais à l’heure qu’il est la rue est proprement laissée à elle-même et devient le théâtre d’une insurrection en train de naître.

Maki HOUMED-GABA
Représentant de l’USN en France
Fait à Paris, le 21/12/2015
Tél. 06.25.52.08.85

 

21/12/2015 (Brève 556) RFI : Répression policière à Djibouti: au moins 25 morts, selon l’opposition

>Par RFI Publié le 21-12-2015 Modifié le 21-12-2015 à 20:36
lien avec l’article original : http://www.rfi.fr/afrique/20151221-djibouti-repression-police-morts-balbala-union-salut-national

A Djibouti, selon l’opposition, une manifestation culturelle aurait été réprimée dans la nuit de dimanche à lundi 21 décembre, à Balbala, en périphérie de la capitale. La police aurait tiré à balles réelles faisant au moins 25 morts, selon l’Union pour le Salut National (USN) et plus d’une centaine de blessés. Ce lundi après-midi, la police aurait également ouvert le feu lors d’une réunion de la coalition d’opposition de l’USN. Plusieurs de ses dirigeants auraient été arrêtés et d’autre grièvement blessés.

Le bilan est encore incertain mais pour maître Zakaria Abdillahi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains, la situation est d’une gravité exceptionnelle.

« Une communauté djiboutienne célébrait une fête, à la fois religieuse et tribale. Il paraît que ce matin, à 4h00 du matin, des éléments de la police sont intervenus pour les disperser alors qu’ils étaient en train d’organiser une fête pour manger et lire le Coran. Donc, cela n’avait rien à voir avec l’opposition politique. Ce que je viens d’apprendre c’est que l’USN dit qu’il y a eu au moins une vingtaine de morts ; d’autres sources disent une cinquantaine de morts et c’est tout un arsenal militaire qui a été utilisé, à savoir des chars, des blindés et autres », a déclaré à RFI le président de la Ligue djiboutienne des droits humains.

« Par ailleurs, cet après-midi, des éléments de la police, également, se sont rendus dans un logement privé où se trouvaient certains cadres de l’opposition djiboutienne. Dans les réseaux sociaux, on voit les photos de l’ancien ministre de la Culture et des Affaires musulmanes blessé ; un député de l’opposition a été gravement blessé ; un autre dirigeant de l’opposition a été arrêté et malmené. Donc, voilà à peu près la situation. Je crois que je n’ai pas tout dit mais une chose est sûre, c’est que la situation est d’une gravité extrême », a ajouté Maître Zakaria Abdillahi.

Le gouvernement de Djibouti a pris un décret, fin novembre, mettant en place des « mesures exceptionnelles de sécurité » en réaction aux attentats de Paris et de Bamako.

Ces derniers mois, la ligue djiboutienne des droits de l’homme a dénoncé, à plusieurs reprises, la multiplication des arrestations d’opposants à l’approche de l’élection présidentielle prévue pour avril 2016. L’actuel président, Ismaïl Omar Guelleh, s’est déclaré, la semaine dernière, candidat pour un quatrième mandat.