25/01/10 (B535) RSF lance une pétition pour la libération de trois journalistes enlevés en Afghanistan. Merci à celles et à ceux qui le souhaitent de la signer.

Lien pour signer – cliquez ici

_________________ Texte de RSF

Appel de soutien à nos confrères de France 3 enlevés en Afghanistan

Nous, amis et soutiens des deux journalistes et de leurs accompagnateurs afghans comprenons et respectons les consignes de silence et de discrétion autour de leur enlèvement afin de ne pas gêner les négociations qui s’engageraient avec les ravisseurs. Pour autant, nous ne pouvons pas admettre que des responsables politiques mettent en cause la probité professionnelle de nos confrères et amis.

Les journalistes de France Télévision enlevés sont tous deux très expérimentés, avec chacun plus de vingt ans d’expérience professionnelle sur de nombreux théâtres d’opération. Afghanistan, Proche Orient, conflit de l’ex-Yougoslavie, Rwanda, guérillas du Cambodge, ex-URSS, ils ont effectué de nombreux reportages dans des pays en guerre. C’est à ce titre que la rédaction de France 3 leur a confié cette mission d’information en Afghanistan.

Journalistes et amis, nous n’accepterons pas que la réputation de nos confrères soit salie et diminuée alors même qu’ils sont encore aux mains de leurs ravisseurs et qu’ils n’ont pas encore livré le récit de leur enlèvement. Les propos tenus sont outrageants au regard du parcours professionnel de nos confrères, des risques qu’ils ont encourus avec certains d’entre nous pour informer le public lors d’autres conflits et des motivations profondes qui les guident dans l’accomplissement de leur métier. Le dénigrement de nos confrères est en outre très blessant pour les familles. Et puisque la recommandation est à la discrétion, nous aurions souhaité que les responsables politiques soient les premiers à faire preuve de retenue. Loin des contre-vérités et des polémiques.

L’Etat doit assistance à tout citoyen français, fût-il journaliste.

Tous les confrères et amis des deux journalistes

24/01/10 (B535) AFP / Somalie et Erythrée, pays les « plus hostiles » envers les journalistes

La Somalie et l’Erythrée ont été les pays « les plus hostiles » pour les journalistes en 2009, a estimé le président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), qualifiant cette année comme étant l’une des plus dures pour la presse en Afrique.

« L’Eythrée et la Somalie ont été identifiées comme les endroits les plus hostiles pour les journalistes », a déclaré à l’AFP à Addis Abeba le président de la FIJ, Jim Boumelha.

Treize journalistes ont été tués et 32 emprisonnés sur le continent africain en 2009, a indiqué la FIJ, dont le siège est basé à Bruxelles.

En 2009, neuf journalistes ont été tués par des milices armées en Somalie -pays ravagé par la guerre depuis plus de deux décennies – et 19 sont emprisonnés en Erythrée, a précisé M. Boumelha.

« L’année 2009 a été l’une des plus difficiles pour la liberté de la presse sur le continent africain », a estimé la FIJ dans un rapport intitulé « La Liberté de la presse en Afrique en 2009 ».

Quatre journalistes, dont deux Erythréens capturés par les troupes éthiopiennes lors de leur invasion de la Somalie en 2006, sont toujours emprisonnés en Ethiopie, a ajouté le président de la FIJ.

M. Boumelha, qui se trouve à Addis Abeba pour des entretiens avec des responsables de l’Union Africaine et des responsables éthiopiens, leur a demandé de ratifier une résolution de l’ONU appelant les belligérants à empêcher les mauvais traitements contre des journalistes.

06/08/09 (B510) RSF : La liberté de la presse va de pair avec la bonne gouvernance souhaitée par Hillary Clinton

Alors que la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, vient d’entamer au Kenya une tournée devant la conduire dans six autres pays d’Afrique, Reporters sans frontières souhaite attirer son attention sur la nécessité d’insister, auprès de ses différents interlocuteurs, sur le respect de la liberté de la presse.

"Nous nous réjouissons que la chef de la diplomatie américaine accorde au continent africain une visite de cette ampleur. Nous partageons l’intérêt que porte Hillary Clinton à la lutte contre la corruption et lui rappelons que celle-ci passe notamment par la défense de la liberté de la presse. Trop souvent en Afrique, un journaliste qui dénonce les malversations, les fraudes et les détournements de fonds est immédiatement harcelé, arrêté, voire emprisonné", a déclaré l’organisation.

"Cette tournée offre aux Etats-Unis l’occasion d’envoyer à la fois un signal fort aux dirigeants africains, en exigeant un engagement de leur part en faveur du respect des libertés fondamentales, et un message d’encouragement à leurs peuples, trop souvent réprimés lorsqu’ils osent s’exprimer librement. Il est regrettable que certains pays ne soient pas prévus au programme, comme la Gambie par exemple, où se déroule le scandale le plus intolérable de toute l’Afrique de l’Ouest en matière de liberté de la presse", a ajouté Reporters sans frontières.

Le 5 août 2009, au premier jour de son séjour à Nairobi, Hillary Clinton a demandé aux Etats africains de combattre la corruption et la criminalité pour promouvoir une "bonne gouvernance". Avant de quitter la capitale kényane, la secrétaire d’Etat américaine devrait s’assurer que tous les moyens sont réellement mis en œuvre, par les autorités, pour faire la lumière sur l’assassinat de Francis Kainda Nyaruri, dont le corps a été retrouvé décapité, le 29 janvier dernier, dans une forêt du sud-ouest du pays.

Peu avant sa mort, ce journaliste indépendant avait déclaré avoir été menacé par des officiers de police dont il avait dénoncé les agissements. "Seule l’arrestation des coupables de cet assassinat et de ses commanditaires permettra de rassurer une profession profondément marquée par ce crime odieux", estime Reporters sans frontières.

A Nairobi, Hillary Clinton va également rencontrer le président de la Somalie, Sheikh Sharif Ahmed, fragilisé par l’offensive de la milice islamiste Al-Shabaab. Il est important que l’administration américaine encourage les autorités somaliennes à protéger les journalistes de ce pays, qui est le plus meurtrier d’Afrique pour les médias (14 journalistes tués depuis début 2007). Si les arrestations arbitraires, les kidnappings et les assassinats de journalistes sont déjà extrêmement préoccupants, Hillary Clinton doit avoir à l’esprit qu’une victoire des Shabaab face aux forces gouvernementales aurait des conséquences dramatiques pour les libertés fondamentales, et plus particulièrement pour la liberté de la presse.

Après l’Afrique du Sud et l’Angola, Hillary Clinton pourra confier son inquiétude au président Joseph Kabila, à Kinshasa, face à l’impunité dont bénéficient les assassins des journalistes de Radio Okapi, Serge Maheshe et Didace Namujimbo.

Le procès des assassins présumés de Serge Maheshe, tué par balles le 13 juin 2007 à Bukavu (Sud-Kivu), a été un fiasco judiciaire dénoncé par de nombreuses organisations internationales et locales de défense des droits de l’homme. Par ailleurs, l’auditorat militaire en charge de l’enquête sur l’assassinat de Didace Namujimbo, tué d’une balle dans la tête le 21 novembre 2008, n’a toujours pas ouvert de procès.

Au Nigeria, nul doute qu’il sera question, dans les entretiens de la secrétaire d’Etat, de la puissance économique de ce pays et des récents affrontements meurtriers entre forces de l’ordre et combattants islamistes. Hillary Clinton pourra rappeler au président Musa Yar’Adua que la pratique de la profession de journaliste est, au Nigeria, un exercice périlleux.

Les professionnels de l’information subissent quotidiennement la violence de la rue, les brutalités du service de la police de la sécurité d’Etat (State Security Service – SSS) et les humeurs de gouverneurs de province, trop souvent coupables d’abus de pouvoir. Ce géant de l’Afrique de l’Ouest est, après la Gambie, le pays le moins respectueux de la liberté de la presse dans la sous-région, d’après le classement 2008 établi par Reporters sans frontières.

A ce sujet, entre le Liberia et le Cap-Vert, un détour par Banjul serait le bienvenu si tant est qu’il soit encore possible de modifier le programme de la visite américaine. L’ex-First Lady pourrait ainsi exprimer au président gambien Yahya Jammeh combien son comportement révolte les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme.

Alors que sept journalistes de l’Union de la presse gambienne (GPU) sont actuellement harcelés et jugés pour avoir osé critiquer le chef de l’Etat, celui-ci multiplie les déclarations provocantes et menaçantes sur la chaîne publique GRTS. Il n’hésite pas non plus à jeter en prison des personnalités réputées, comme s’il s’agissait de vulgaires bandits.

"Une condamnation ferme de cette situation de la part de Washington aurait le mérite de rompre le silence assourdissant qui entoure les violations des droits de l’homme en Gambie et de rassurer l’importante diaspora gambienne basée aux Etats-Unis", affirme Reporters sans frontières.

"Par ailleurs, les services de renseignements américains pourraient profiter de l’occasion pour rendre publiques les informations dont ils disposent sur les circonstances de l’assassinat, en 2004, du directeur du quotidien privé The Point, Deyda Hydara", a conclu l’organisation, qui a mené deux enquêtes approfondies sur le sujet et dispose d’éléments faisant peser de lourds soupçons sur les services de sécurité entourant le président Yahya Jammeh.

27/09/08 (B467) RSF / Robert Ménard quitte le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières. Jean-François Julliard lui succède.

Robert Ménard a annoncé qu’il quittait le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières lors de la réunion du Conseil international de l’organisation le vendredi 26 septembre 2008. « Je quitte mes fonctions mais je reste, bien entendu, militant de l’organisation. J’ai consacré 23 ans à Reporters sans frontières et je continuerai de prendre ma part dans ses combats. Mais différemment. Je ne peux envisager d’existence qui ne se conjugue avec un engagement au service de ces valeurs — la démocratie, les libertés, les droits de l’homme — qui, me semble-t-il, donnent un sens à notre vie. »

« J’ai pris cette décision au moment où tout va bien pour Reporters sans frontières : jamais notre organisation n’a été aussi présente dans le monde. Ses équipes, sa notoriété, son assise financière assurent son indépendance et son efficacité. Elle le prouve jour après jour. Je veux aujourd’hui gagner le pari d’une succession réussie.

Jean-François Julliard, qui vient d’être élu, occupera désormais le poste de secrétaire général. Il travaille depuis plus de dix ans à mes côtés au sein de Reporters sans frontières. Il en connaît parfaitement les rouages, les méthodes, la philosophie. Il lui apportera son enthousiasme, celui d’une génération de militants rompus à la mondialisation et à Internet. Je ne souhaite qu’une chose : qu’il fasse de Reporters sans frontières une organisation toujours plus efficace pour défendre nos confrères maltraités, torturés, emprisonnés et, plus généralement, cette liberté de la presse sans laquelle il n’y a pas de liberté. »

« Toutes mes pensées vont à ceux pour qui nous nous sommes battus, à leurs familles marquées à jamais par une mort ou une disparition. Ce combat-là, on ne peut le déserter. Ni aujourd’hui, ni demain. La toute récente libération de Win Tin emprisonné en Birmanie depuis 19 ans nous donne raison. Continuons. »

Robert Ménard avait été élu, pour un nouveau mandat de cinq ans, le 24 mars 2006, par les représentants des sections de Reporters sans frontières, lesquelles viennent de le nommer président d’honneur de l’organisation.

Après des études de philosophie, Robert Ménard est devenu journaliste à la fin des années 70. Il a travaillé dans la presse écrite puis à la radio. Il a fondé — avec trois autres journalistes, Emilien Jubineau, Rémi Loury et Jacques Molénat — Reporters sans frontières, en 1985, à Montpellier. Robert Ménard en est le secrétaire général depuis 1990. Il a reçu en 2005 au nom de Reporters sans frontières le prix Sakharov décerné par le Parlement européen.

Le 9 octobre prochain, Robert Ménard publie un ouvrage intitulé « Des libertés et autres chinoiseries » aux Editions Robert Laffont, dans lequel il revient sur la campagne pour le boycott de la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Récit inédit sur les coulisses et les négociations secrètes menées autour des Jeux, ce livre est aussi un essai mordant sur la presse, les droits de l’homme et les lâchetés de la classe politique.

Robert Ménard est âgé de 55 ans, marié à Emmanuelle Duverger et père de deux enfants (Michel 32 ans, Clara 6 ans).

Jean-François Julliard travaille à Reporters sans frontières depuis 1998. Après des études de cinéma et d’audiovisuel et un DESS de journalisme, il est devenu chercheur pour l’Afrique, puis responsable de la recherche de l’organisation en 2004. « Les urgences ne manquent pas, a-t-il déclaré. Moussa Kaka emprisonné au Niger, l’Afghanistan ou le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme : nos priorités iront vers toujours plus d’efficacité. » Âgé de 35 ans, Jean-François Julliard est marié et père de deux enfants.

20/08/08 (B461-B) Le GED nous informe du dépôt d’une plainte auprès de l’U.E. pour la censure que le Gouvernement djiboutien applique à plusieurs sites Internet, dont le sien.

Le GED nous a informé officiellement du fait qu’il avait envoyé une plainte à Madame Viviane Reding, Cabinet de Monsieur Louis Michel, pour dénoncer la censure de certains sites Internet à Djibouti.

Bien entendu l’ARDHD, qui est aussi concernée aussi par cette mesure abusive, adhère sans réserve à l’action du GED et elle la soutiendra dans l’avenir.

Le GED a confirmé que son intervention concernait tous les sites d’opposition et de défense des Droits de l’Homme qui sont arbitrairement censurés et dont l’accès est interdit aux djiboutiens. Ce qui les prive d’une information diversifiée, puisque les seuls media facilement accessibles sont controllés directement par le Pouvoir dictatorial.

En revanche, les hauts fonctionnaires, les hauts gradés et les membres de l’entourage du Président actuel, ont toutes facilités pour consulter ces sites, ce qui constitue de fait, un acte discriminatoire constitué.

05/08/08 (B459-B) UGUTA : Mise en ligne du numéro 32 de juillet 2008

La direction d’Uguta-Toosa
nous informe de la mise en ligne,
sur son site,
du numéro 32 de juillet 2008
http://www.uguta.org

N° 32 – Au sommaire de juillet 2008

1 – Le mot du président : Conflit djibouto-érythréen
2 Les belligérants de la crise de Ras-Doumeira
3 – J’adhère à Uguta-Toosa
4 – Un problème de frontière… mais lequel ? (Les Nouvelles d’Addis)
5. The massacre in Afar Region, Ethiopia :
(Le massacre dans la Région Afar)
6. Ismail Omar Guelleh ou la volonté de somalisation le conflit djibouto-érythréen
7. Communiqué de Uguta-Toosa (du 10 juillet 2008)
8. Les déclarations de guerre ou le tirtira d’Ismail Omar Guelleh
9. La perversion du régime djiboutien
10. L’opération médiatique d’Addis-Abeba

11. Les dictateurs africains ont de beaux jours devant eux
12. J’apprends une ou deux expressions en afar
13. Lettre de soutien à Uguta -Toosa (en afar-français)

12/07/08 (B456) Message de condoléances à l’occasion de la disparition de M Houssein Méraneh (Lecteurs)

Inna liLLAH Wa ina ilayhi rajioun

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris hier le décès de Monsieur Houssein Méraneh Mahamoud.

Nous adressons nos condoléances les plus sincères à la famille et aux proches d’Houssein Méraneh

Que le bon Dieu l’accueil dans son paradis.  Amiin

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Houssein Meraneh Mahamoud est l’auteur de
« Dardaaran – Testament d’un nomade revenu des mers »
Lien pour en savoir plus