22/07/10 (B561) LDDH :Les autorités burundaises se doivent de libérer Jean-Claude Kavumbagu.



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 21JUILLET 2010

Les autorités burundaises se doivent de libérerJean-Claude Kavumbagu, un journaliste arrêté pour trahison le 17 juillet, déclarent aujourd’hui le Comité pour la protection des journalistes, l’East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project (le Projet des défenseurs des droits de l’homme de l’Est et de la Corne de l’Afrique) et Human Rights Watch.

L’arrestation porte atteinte au
droit à la liberté d’expression de ce journaliste, affirment les trois
organisations.

« que « l’inquiétude était réelle à Bujumbura et tous ceux qui ont appris [les
attentats] hier
à Kampala étaient convaincus que si les miliciens Shebbab voulaient tenter
"quelque chose" dans notre pays, ils réussiraient avec une facilité
déconcertante tellement nos forces de défense et de sécurité brillent plus par leur capacité à
piller et à tuer leurs compatriotes qu’à défendre notre pays ».

Article de KAVUMBAGU

Pour publication immédiate
Burundi : trois organisations demandent la libération d’un journaliste détenu
pour trahison

Les autorités burundaises se doivent de libérer
Jean-Claude Kavumbagu, un journaliste arrêté pour trahison le 17 juillet,
déclarent aujourd’hui le Comité pour la protection des journalistes, l’East and
Horn of Africa Human Rights Defenders Project (le Projet des défenseurs des
droits de l’homme de l’Est et de la Corne de l’Afrique) et Human Rights Watch.
L’arrestation porte atteinte au droit à la liberté d’expression de ce
journaliste, affirment les trois organisations.

Kavumbagu, rédacteur en chef de Net Press, un journal en ligne, aurait été
arrêté en raison d’un article publié le 12 juillet dans lequel il critiquait les
forces de sécurité burundaises et mettait en doute leur capacité à défendre le
pays contre une éventuelle attaque. L’article faisait suite aux attentats
perpétrés le 11 juillet à Kampala, en Ouganda, et aux menaces proférées par le
groupe d’insurgés somaliens Shebbab contre le Burundi du fait de la présence de
troupes burundaises au sein de la mission de l’Union africaine en Somalie
(AMISOM).

« L’arrestation de Kavumbagu marque un recul considérable pour la liberté
d’expression au Burundi », a déclaré Rona Peligal, directrice de la division
Afrique de Human Rights Watch. « Sa détention prolongée et les poursuites dont
il fait l’objet font l’effet d’une douche froide, laissant entendre qu’aucune
critique des forces de sécurité n’est tolérée.

Les poursuites devraient être
abandonnées sur-le-champ. »

Dans son article, Kavumbagu écrivait que « l’inquiétude était réelle à Bujumbura
et tous ceux qui ont appris [les attentats] hier à Kampala étaient convaincus
que si les miliciens Shebbab voulaient tenter "quelque chose" dans notre pays,
ils réussiraient avec une facilité déconcertante tellement nos forces de défense
et de sécurité brillent plus par leur capacité à piller et à tuer leurs
compatriotes qu’à défendre notre pays ».

Les autorités accusent Kavumbagu de trahison au sens de l’article 570 du code
pénal burundais, qui interdit à tout Burundais « en temps de guerre [de
participer] sciemment à une entreprise de démoralisation de l’Armée ou de la
Nation ayant pour objet de nuire à la défense nationale ».

La trahison est punie
d’un emprisonnement à perpétuité.

Les autorités n’ont fourni à l’avocat de Kavumbagu aucune explication sur la
manière dont son article aurait pour objet de nuire à la sécurité nationale.
Elles n’ont pas non plus déclaré explicitement que le Burundi se trouve « en
temps de guerre » pour justifier le chef d’inculpation de trahison telle que
définie dans le code pénal. L’avocat de Kavumbagu n’était pas présent lors de
son interrogatoire.

« Le dynamisme de la presse burundaise est mis à mal chaque fois que les
autorités s’en prennent à des journalistes pour la simple raison qu’ils émettent
une opinion provocatrice ou impopulaire parmi les instances gouvernementales »,
a déclaré Tom Rhodes, consultant Afrique de l’Est pour le Comité pour la
protection des journalistes.

« Il est impératif que le gouvernement inverse
cette tendance. »

Au moment de l’inculpation de Kavumbagu, le magistrat a ordonné sa détention
provisoire, sans aucune explication. En vertu de l’article 71 du code de
procédure pénale du Burundi, la détention préventive ne peut être ordonnée que
si elle constitue l’unique moyen de conserver les preuves, de préserver l’ordre
public, de protéger l’inculpé, de mettre fin à l’infraction ou de prévenir son
renouvellement, ou de garantir le maintien de l’inculpé à la disposition de la
justice.

Le Comité pour la protection des journalistes, l’East and Horn of Africa Human
Rights Defenders Project et Human Rights Watch
ont déclaré que les critiques
émises par Kavumbagu concernant les forces de sécurité constituent un discours
protégé par le droit international qui ne devrait pas être passible de sanctions
pénales. En vertu du Pacte international relatif aux droits civils et
politiques, dont le Burundi est partie, les limitations à la liberté
d’expression pour des raisons de sécurité nationale doivent être prévues par la
loi et strictement nécessaires et proportionnelles à l’objectif recherché.

Les Principes de Johannesburg relatifs à la sécurité nationale, à la liberté
d’expression et à l’accès à l’information, formulés par des experts de la
liberté d’expression en 1996 et approuvés par le Conseil des droits de l’homme
des Nations Unies, prévoient que toute loi qui restreindrait la liberté
d’expression « doit être accessible, sans ambigüités, écrite de manière précise
et étroite de façon à permettre aux individus de savoir si une action précise
est illégale ».

Par ailleurs, « [n]ul ne peut être puni pour avoir critiqué ou
insulté la nation, l’État ou ses symboles, le gouvernement, ses institutions ou
ses fonctionnaires à moins que la critique ou l’insulte ne soit destinée à
inciter à la violence imminente ».

« Jean-Claude Kavumbagu doit être libéré sur-le-champ », a déclaré Hassan Shire
Sheikh, directeur exécutif de l’East and Horn of Africa Human Rights Defenders
Project. « La situation sécuritaire tant au Burundi qu’en Afrique de l’Est en
général ne peut servir de prétexte pour porter atteinte aux principes
fondamentaux de la liberté d’expression ou pour faire reculer les efforts de
décriminalisation du délit de presse à travers le monde. »

Contexte
Kavumbagu a été arrêté vers midi le 17 juillet par le colonel David Nikiza, qui
s’était rendu à son bureau muni d’un mandat d’amener délivré par le bureau du
procureur de Bujumbura. Kavumbagu a été conduit devant un magistrat pour être
interrogé.

L’interrogatoire a principalement porté sur un article de Kavumbagu dans lequel
il affirmait que le Burundi était vulnérable aux miliciens Shebbab. Le jour de
la parution de l’article, Sheikh Ali Mohamed Raghe, du mouvement Shebbab, a
déclaré aux journalistes que le Burundi serait attaqué s’il ne retirait pas ses
forces de Somalie.

Au bout de deux heures d’interrogatoire, Kavumbagu a été inculpé de trahison et
immédiatement transféré à la prison de Mpimba, à Bujumbura.
Des organisations médiatiques du Burundi et de la région, dont l’Union
burundaise des journalistes et l’Association des journalistes de l’Afrique de
l’Est, ont condamné cette arrestation.

Le Burundi est souvent reconnu pour le dynamisme de ses médias, qui comprennent
plus d’une douzaine de stations de radio privées, une chaîne de télévision
privée et plusieurs journaux, dont beaucoup expriment des opinions critiques à
l’égard du gouvernement.

Des journalistes y ont cependant été arrêtés de manière
arbitraire, harcelés ou menacés à de nombreuses reprises.

En avril 2006, trente journalistes avaient été brièvement détenus par la police
lors d’une conférence de presse organisée chez un ancien député. En juin 2006,
Aloys Kabura, de l’Agence burundaise de presse, avait été condamné à cinq mois
d’emprisonnement pour diffamation après avoir remis en cause, au cours d’une
conversation privée dans un bar, le comportement de la police lors des
événements d’avril. En novembre 2006, trois autres journalistes – Serge Nibizi
et Domitille Kiramvu de la Radio Publique Africaine et Mathias Manirakiza de
Radio Isanganiro – avaient tous été détenus pour atteintes présumées à la
sécurité nationale du pays. Ils ont été jugés et acquittés en janvier 2007.

Kavumbagu a déjà été arrêté à cinq autres reprises.

La dernière fois, qui
remonte à 2008, il a été mis en détention provisoire pendant sept mois pour
diffamation après avoir publié un article accusant le Président Pierre
Nkurunziza d’avoir détourné des fonds publics lors des Jeux olympiques de 2008
en Chine. Kavumbagu a été jugé et acquitté en mars 2009, bien que le procureur
ait fait appel contre son acquittement, et ce dossier n’a toujours pas été clos.

Ces derniers mois, plusieurs journalistes burundais ont été battus ou menacés
par la police ou des militants de partis politiques alors qu’ils couvraient les
élections. Dans d’autres cas, des défenseurs des droits de l’homme, dont des
membres de trois organisations burundaises, à savoir l’Association pour la
protection des droits humains et des personnes détenues (APRODH), le Forum pour
le renforcement de la société civile (FORSC) et l’Observatoire de lutte contre
la corruption et les malversations économiques (OLUCOME), ont été menacés ou
soumis à une surveillance après avoir critiqué le gouvernement.

Une chercheuse de Human Rights Watch, Neela Ghoshal, a été expulsée du Burundi
en mai dernier suite à la publication par Human Rights Watch d’un rapport sur la
violence préélectorale. Le gouvernement a estimé que le rapport avait pour
objectif de dénigrer l’image des forces de sécurité.

Pour consulter d’autres communiqués et rapports de Human Rights Watch sur le
Burundi, veuillez suivre le lien :
http://www.hrw.org/fr/africa/burundi

Pour en savoir davantage sur les travaux menés au Burundi par le Comité pour la
protection des journalistes, veuillez consulter :
http://cpj.org/africa/burundi/

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

À Nairobi, pour le Comité pour la protection des journalistes,
Tom Rhodes
(anglais) : +254-715-822-165

À Kampala, pour l’East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project,
Laetitia Bader (anglais, français) : +256-(0)-775-141-756 (portable)

À Kampala, pour Human Rights Watch, Neela Ghoshal (anglais, français) :
+256-718-705-903 (portable)

À New York, pour Human Rights Watch, Rona Peligal (anglais) : +1-212-216-1232 ;
ou +1-917-363-3893 (portable)

À Washington, pour Human Rights Watch, Jonathan Elliott (anglais, français) :
+1-917-379-0713 (portable)

25/01/10 (B535) RSF lance une pétition pour la libération de trois journalistes enlevés en Afghanistan. Merci à celles et à ceux qui le souhaitent de la signer.

Lien pour signer – cliquez ici

_________________ Texte de RSF

Appel de soutien à nos confrères de France 3 enlevés en Afghanistan

Nous, amis et soutiens des deux journalistes et de leurs accompagnateurs afghans comprenons et respectons les consignes de silence et de discrétion autour de leur enlèvement afin de ne pas gêner les négociations qui s’engageraient avec les ravisseurs. Pour autant, nous ne pouvons pas admettre que des responsables politiques mettent en cause la probité professionnelle de nos confrères et amis.

Les journalistes de France Télévision enlevés sont tous deux très expérimentés, avec chacun plus de vingt ans d’expérience professionnelle sur de nombreux théâtres d’opération. Afghanistan, Proche Orient, conflit de l’ex-Yougoslavie, Rwanda, guérillas du Cambodge, ex-URSS, ils ont effectué de nombreux reportages dans des pays en guerre. C’est à ce titre que la rédaction de France 3 leur a confié cette mission d’information en Afghanistan.

Journalistes et amis, nous n’accepterons pas que la réputation de nos confrères soit salie et diminuée alors même qu’ils sont encore aux mains de leurs ravisseurs et qu’ils n’ont pas encore livré le récit de leur enlèvement. Les propos tenus sont outrageants au regard du parcours professionnel de nos confrères, des risques qu’ils ont encourus avec certains d’entre nous pour informer le public lors d’autres conflits et des motivations profondes qui les guident dans l’accomplissement de leur métier. Le dénigrement de nos confrères est en outre très blessant pour les familles. Et puisque la recommandation est à la discrétion, nous aurions souhaité que les responsables politiques soient les premiers à faire preuve de retenue. Loin des contre-vérités et des polémiques.

L’Etat doit assistance à tout citoyen français, fût-il journaliste.

Tous les confrères et amis des deux journalistes

24/01/10 (B535) AFP / Somalie et Erythrée, pays les « plus hostiles » envers les journalistes

La Somalie et l’Erythrée ont été les pays « les plus hostiles » pour les journalistes en 2009, a estimé le président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), qualifiant cette année comme étant l’une des plus dures pour la presse en Afrique.

« L’Eythrée et la Somalie ont été identifiées comme les endroits les plus hostiles pour les journalistes », a déclaré à l’AFP à Addis Abeba le président de la FIJ, Jim Boumelha.

Treize journalistes ont été tués et 32 emprisonnés sur le continent africain en 2009, a indiqué la FIJ, dont le siège est basé à Bruxelles.

En 2009, neuf journalistes ont été tués par des milices armées en Somalie -pays ravagé par la guerre depuis plus de deux décennies – et 19 sont emprisonnés en Erythrée, a précisé M. Boumelha.

« L’année 2009 a été l’une des plus difficiles pour la liberté de la presse sur le continent africain », a estimé la FIJ dans un rapport intitulé « La Liberté de la presse en Afrique en 2009 ».

Quatre journalistes, dont deux Erythréens capturés par les troupes éthiopiennes lors de leur invasion de la Somalie en 2006, sont toujours emprisonnés en Ethiopie, a ajouté le président de la FIJ.

M. Boumelha, qui se trouve à Addis Abeba pour des entretiens avec des responsables de l’Union Africaine et des responsables éthiopiens, leur a demandé de ratifier une résolution de l’ONU appelant les belligérants à empêcher les mauvais traitements contre des journalistes.

06/08/09 (B510) RSF : La liberté de la presse va de pair avec la bonne gouvernance souhaitée par Hillary Clinton

Alors que la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, vient d’entamer au Kenya une tournée devant la conduire dans six autres pays d’Afrique, Reporters sans frontières souhaite attirer son attention sur la nécessité d’insister, auprès de ses différents interlocuteurs, sur le respect de la liberté de la presse.

"Nous nous réjouissons que la chef de la diplomatie américaine accorde au continent africain une visite de cette ampleur. Nous partageons l’intérêt que porte Hillary Clinton à la lutte contre la corruption et lui rappelons que celle-ci passe notamment par la défense de la liberté de la presse. Trop souvent en Afrique, un journaliste qui dénonce les malversations, les fraudes et les détournements de fonds est immédiatement harcelé, arrêté, voire emprisonné", a déclaré l’organisation.

"Cette tournée offre aux Etats-Unis l’occasion d’envoyer à la fois un signal fort aux dirigeants africains, en exigeant un engagement de leur part en faveur du respect des libertés fondamentales, et un message d’encouragement à leurs peuples, trop souvent réprimés lorsqu’ils osent s’exprimer librement. Il est regrettable que certains pays ne soient pas prévus au programme, comme la Gambie par exemple, où se déroule le scandale le plus intolérable de toute l’Afrique de l’Ouest en matière de liberté de la presse", a ajouté Reporters sans frontières.

Le 5 août 2009, au premier jour de son séjour à Nairobi, Hillary Clinton a demandé aux Etats africains de combattre la corruption et la criminalité pour promouvoir une "bonne gouvernance". Avant de quitter la capitale kényane, la secrétaire d’Etat américaine devrait s’assurer que tous les moyens sont réellement mis en œuvre, par les autorités, pour faire la lumière sur l’assassinat de Francis Kainda Nyaruri, dont le corps a été retrouvé décapité, le 29 janvier dernier, dans une forêt du sud-ouest du pays.

Peu avant sa mort, ce journaliste indépendant avait déclaré avoir été menacé par des officiers de police dont il avait dénoncé les agissements. "Seule l’arrestation des coupables de cet assassinat et de ses commanditaires permettra de rassurer une profession profondément marquée par ce crime odieux", estime Reporters sans frontières.

A Nairobi, Hillary Clinton va également rencontrer le président de la Somalie, Sheikh Sharif Ahmed, fragilisé par l’offensive de la milice islamiste Al-Shabaab. Il est important que l’administration américaine encourage les autorités somaliennes à protéger les journalistes de ce pays, qui est le plus meurtrier d’Afrique pour les médias (14 journalistes tués depuis début 2007). Si les arrestations arbitraires, les kidnappings et les assassinats de journalistes sont déjà extrêmement préoccupants, Hillary Clinton doit avoir à l’esprit qu’une victoire des Shabaab face aux forces gouvernementales aurait des conséquences dramatiques pour les libertés fondamentales, et plus particulièrement pour la liberté de la presse.

Après l’Afrique du Sud et l’Angola, Hillary Clinton pourra confier son inquiétude au président Joseph Kabila, à Kinshasa, face à l’impunité dont bénéficient les assassins des journalistes de Radio Okapi, Serge Maheshe et Didace Namujimbo.

Le procès des assassins présumés de Serge Maheshe, tué par balles le 13 juin 2007 à Bukavu (Sud-Kivu), a été un fiasco judiciaire dénoncé par de nombreuses organisations internationales et locales de défense des droits de l’homme. Par ailleurs, l’auditorat militaire en charge de l’enquête sur l’assassinat de Didace Namujimbo, tué d’une balle dans la tête le 21 novembre 2008, n’a toujours pas ouvert de procès.

Au Nigeria, nul doute qu’il sera question, dans les entretiens de la secrétaire d’Etat, de la puissance économique de ce pays et des récents affrontements meurtriers entre forces de l’ordre et combattants islamistes. Hillary Clinton pourra rappeler au président Musa Yar’Adua que la pratique de la profession de journaliste est, au Nigeria, un exercice périlleux.

Les professionnels de l’information subissent quotidiennement la violence de la rue, les brutalités du service de la police de la sécurité d’Etat (State Security Service – SSS) et les humeurs de gouverneurs de province, trop souvent coupables d’abus de pouvoir. Ce géant de l’Afrique de l’Ouest est, après la Gambie, le pays le moins respectueux de la liberté de la presse dans la sous-région, d’après le classement 2008 établi par Reporters sans frontières.

A ce sujet, entre le Liberia et le Cap-Vert, un détour par Banjul serait le bienvenu si tant est qu’il soit encore possible de modifier le programme de la visite américaine. L’ex-First Lady pourrait ainsi exprimer au président gambien Yahya Jammeh combien son comportement révolte les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme.

Alors que sept journalistes de l’Union de la presse gambienne (GPU) sont actuellement harcelés et jugés pour avoir osé critiquer le chef de l’Etat, celui-ci multiplie les déclarations provocantes et menaçantes sur la chaîne publique GRTS. Il n’hésite pas non plus à jeter en prison des personnalités réputées, comme s’il s’agissait de vulgaires bandits.

"Une condamnation ferme de cette situation de la part de Washington aurait le mérite de rompre le silence assourdissant qui entoure les violations des droits de l’homme en Gambie et de rassurer l’importante diaspora gambienne basée aux Etats-Unis", affirme Reporters sans frontières.

"Par ailleurs, les services de renseignements américains pourraient profiter de l’occasion pour rendre publiques les informations dont ils disposent sur les circonstances de l’assassinat, en 2004, du directeur du quotidien privé The Point, Deyda Hydara", a conclu l’organisation, qui a mené deux enquêtes approfondies sur le sujet et dispose d’éléments faisant peser de lourds soupçons sur les services de sécurité entourant le président Yahya Jammeh.

22/10/08 (B470-B) RSF : classement mondial de la liberté de la presse.

Guelleh en baisse ! 134ème sur 173 pays

Erythrée : dernier des derniers !!!

Télécharger le classement intégral en français

27/09/08 (B467) RSF / Robert Ménard quitte le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières. Jean-François Julliard lui succède.

Robert Ménard a annoncé qu’il quittait le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières lors de la réunion du Conseil international de l’organisation le vendredi 26 septembre 2008. « Je quitte mes fonctions mais je reste, bien entendu, militant de l’organisation. J’ai consacré 23 ans à Reporters sans frontières et je continuerai de prendre ma part dans ses combats. Mais différemment. Je ne peux envisager d’existence qui ne se conjugue avec un engagement au service de ces valeurs — la démocratie, les libertés, les droits de l’homme — qui, me semble-t-il, donnent un sens à notre vie. »

« J’ai pris cette décision au moment où tout va bien pour Reporters sans frontières : jamais notre organisation n’a été aussi présente dans le monde. Ses équipes, sa notoriété, son assise financière assurent son indépendance et son efficacité. Elle le prouve jour après jour. Je veux aujourd’hui gagner le pari d’une succession réussie.

Jean-François Julliard, qui vient d’être élu, occupera désormais le poste de secrétaire général. Il travaille depuis plus de dix ans à mes côtés au sein de Reporters sans frontières. Il en connaît parfaitement les rouages, les méthodes, la philosophie. Il lui apportera son enthousiasme, celui d’une génération de militants rompus à la mondialisation et à Internet. Je ne souhaite qu’une chose : qu’il fasse de Reporters sans frontières une organisation toujours plus efficace pour défendre nos confrères maltraités, torturés, emprisonnés et, plus généralement, cette liberté de la presse sans laquelle il n’y a pas de liberté. »

« Toutes mes pensées vont à ceux pour qui nous nous sommes battus, à leurs familles marquées à jamais par une mort ou une disparition. Ce combat-là, on ne peut le déserter. Ni aujourd’hui, ni demain. La toute récente libération de Win Tin emprisonné en Birmanie depuis 19 ans nous donne raison. Continuons. »

Robert Ménard avait été élu, pour un nouveau mandat de cinq ans, le 24 mars 2006, par les représentants des sections de Reporters sans frontières, lesquelles viennent de le nommer président d’honneur de l’organisation.

Après des études de philosophie, Robert Ménard est devenu journaliste à la fin des années 70. Il a travaillé dans la presse écrite puis à la radio. Il a fondé — avec trois autres journalistes, Emilien Jubineau, Rémi Loury et Jacques Molénat — Reporters sans frontières, en 1985, à Montpellier. Robert Ménard en est le secrétaire général depuis 1990. Il a reçu en 2005 au nom de Reporters sans frontières le prix Sakharov décerné par le Parlement européen.

Le 9 octobre prochain, Robert Ménard publie un ouvrage intitulé « Des libertés et autres chinoiseries » aux Editions Robert Laffont, dans lequel il revient sur la campagne pour le boycott de la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Récit inédit sur les coulisses et les négociations secrètes menées autour des Jeux, ce livre est aussi un essai mordant sur la presse, les droits de l’homme et les lâchetés de la classe politique.

Robert Ménard est âgé de 55 ans, marié à Emmanuelle Duverger et père de deux enfants (Michel 32 ans, Clara 6 ans).

Jean-François Julliard travaille à Reporters sans frontières depuis 1998. Après des études de cinéma et d’audiovisuel et un DESS de journalisme, il est devenu chercheur pour l’Afrique, puis responsable de la recherche de l’organisation en 2004. « Les urgences ne manquent pas, a-t-il déclaré. Moussa Kaka emprisonné au Niger, l’Afghanistan ou le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme : nos priorités iront vers toujours plus d’efficacité. » Âgé de 35 ans, Jean-François Julliard est marié et père de deux enfants.

20/08/08 (B461-B) Le GED nous informe du dépôt d’une plainte auprès de l’U.E. pour la censure que le Gouvernement djiboutien applique à plusieurs sites Internet, dont le sien.

Le GED nous a informé officiellement du fait qu’il avait envoyé une plainte à Madame Viviane Reding, Cabinet de Monsieur Louis Michel, pour dénoncer la censure de certains sites Internet à Djibouti.

Bien entendu l’ARDHD, qui est aussi concernée aussi par cette mesure abusive, adhère sans réserve à l’action du GED et elle la soutiendra dans l’avenir.

Le GED a confirmé que son intervention concernait tous les sites d’opposition et de défense des Droits de l’Homme qui sont arbitrairement censurés et dont l’accès est interdit aux djiboutiens. Ce qui les prive d’une information diversifiée, puisque les seuls media facilement accessibles sont controllés directement par le Pouvoir dictatorial.

En revanche, les hauts fonctionnaires, les hauts gradés et les membres de l’entourage du Président actuel, ont toutes facilités pour consulter ces sites, ce qui constitue de fait, un acte discriminatoire constitué.

05/08/08 (B459-B) UGUTA : Mise en ligne du numéro 32 de juillet 2008

La direction d’Uguta-Toosa
nous informe de la mise en ligne,
sur son site,
du numéro 32 de juillet 2008
http://www.uguta.org

N° 32 – Au sommaire de juillet 2008

1 – Le mot du président : Conflit djibouto-érythréen
2 Les belligérants de la crise de Ras-Doumeira
3 – J’adhère à Uguta-Toosa
4 – Un problème de frontière… mais lequel ? (Les Nouvelles d’Addis)
5. The massacre in Afar Region, Ethiopia :
(Le massacre dans la Région Afar)
6. Ismail Omar Guelleh ou la volonté de somalisation le conflit djibouto-érythréen
7. Communiqué de Uguta-Toosa (du 10 juillet 2008)
8. Les déclarations de guerre ou le tirtira d’Ismail Omar Guelleh
9. La perversion du régime djiboutien
10. L’opération médiatique d’Addis-Abeba

11. Les dictateurs africains ont de beaux jours devant eux
12. J’apprends une ou deux expressions en afar
13. Lettre de soutien à Uguta -Toosa (en afar-français)