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08/10/02 Curieuses coïncidences : deux navires sont frappés de la même façon aux abords du Yemen ! Et si Guelleh était plus ou moins directement impliqué dans le coup par Adwani interposé ? Pas possible disent certains !

Le premier navire a avoir
été heurté par un canot bourré d’explosif était
le USS Cole. Très curieusement, cela s’est produit après la
libération d’Adwani, l’inculpé dans l’affaire de l’attentat
du Café de l’Historil qui avait provoqué la mort de 14 personnes
dont une majorité d’européens.

Adwani, reconnu coupable,
avait purgé une peine de prison relativement longue, avant d’être
libéré par Guelleh qui lui aurait fait remettre un bon paquet
de dollars (vrais de préférence !). Etrange ?

Adwani devait aller séjourner
en Tunisie, en passant par Sanaa. Or il apparaît qu’il n’aurait jamais
dépassé cette escale. De là, à trouver un rapport
de cause à effet, il faudrait être un détective averti,
ce que nous ne sommes pas. Mais la coïncidence vaut d’être notée.
En poursuivant ce raisonnement non étayé par des preuves, on
pourrait se poser la question sur l’origine des commanditaires de l’attentat
contre le pétrolier français. Imaginez (supposition gratuite)
que Guelleh ait voulu montrer, par personne interposée, qu’il avait
peu apprécié le manque de générosité de
la France durant son séjour à Paris et qu’il n’était
pas dénué de moyens de chantage…. Le fossé est trop
large pour que nous puissions le traverser seuls et nous nous contentons d’ouvrir
les possibilités et les hypothèses ….

08/10/02 L’affaire de l’attentat contre l’Hôtel Tigré à Addis Abeba est-elle en train de rebondire ? Une piste pourrait-elle remonter à la Présidence de Djibouti ?

D’après
des sources d’information sérieuses, la police éthiopienne,
qui enquête sur cette affaire, privilégierait une piste qui pourrait
conduire un jour à la Présidence de Djibouti (Rappelons que
que nous avions évoquée cette affaire en son temps, à l’époque où IFTIN faisait ‘cavaler’ Zakaria et ses tueurs, lancés à ses
trousses dans les rues de la capitale)

IOG commanditaire
d’un attentat à l’explosif contre un établissement public ?

Impossible
! Répondent ses proches, car il ne l’a jamais fait, promis, juré.
Dont acte !

Et pourtant
il semble se confirmer que la voiture, qui a transporté les explosifs,
pourrait bien être celle de Mohamed Aden, l’ancien directeur de la
BCI à Djibouti. A la suite de cette découverte, la police aurait
arrêté plusieurs personnes.

Ce
qui est intéressant de savoir, c’est que les enquêteurs éthiopiens
poursuivraient une piste qui pourrait aboutir, disent-ils, à la démonstration
d’une participation commune hypothètique de certains services diplomatiques
érythréens et de la SDS de Djibouti. Intoxication de la part
des autorités éthiopiennes ? Possible !

En tout
cas, le dossier est à suivre. Vraiment, à tort ou à raison,
Guelleh est de plus en plus associé indirectement à plusieurs
actions terroristes ou à des attentats actuels ou passés. Il
se peut aussi, comme dit le proverbe français, « que l’on ne prête
qu’aux riches ». Et sur le plan de la fortune, Guelleh n’a pas à
rougir, si ce n’est uniquement de la façon honteuse dont il l’a acquise,
sur le dos d’une population déjà exsangue.

Il est
confirmé qu’un émissaire éthiopien des Affaires étrangères
devrait rencontrer le Gouvernement français d’ici quelques jours pour
évoquer cette affaire et les suites possibles …

08/10/02 Le Ministre djiboutien chargé de l’enseignement est l’un des rares exemples d’un Ministre djiboutien qui tient ses engagements et qui fait ce qu’il dit. Nous lui adressons un grand bravo d’honneur !

L’année dernière,
lors de la manifestation légitime des enseignants djiboutiens, leur
Ministre s’était mis en colére et il avait annoncé officiellement
qu’il allait recruter des enseignants dans d’autres pays, parce qu’ils sont
plus coopératifs, moins chers et plus dociles.

Ces propos avaient été
repris par l’ADI, mais nous ne les avions pas pris au sérieux. Une vantardise
de plus, avions-nous pensé ! Eh bien, nous nous sommes lourdement trompés
sur son compte. C’est un Ministre qui menace et qui réalise
ses menaces.

Dans une dépêche AFP
publiée ci-dessous, nous découvrons que le Ministre
a fait appel à de nombreux enseignants étrangers. Accepteront-ils
d’être payés à la Saint Glin Glin, comme on dit en France
? Ce n’est pas si sur !

Une hémoragie des enseignants djiboutiens

Mais au fond, pourquoi
le régime dictatorial est-il contraint ‘d’importer’ des enseignants ? Parce
qu’il a fait fuir les siens, pardi!
A force de ne pas être payée,
d’être déconsidérée et de ne pas être écoutée,
la majorité des enseignants a préféré l’exil
à l’esclavage.

Le résultat est
là. Guelleh doit maintenant importer des enseignants et on peut parier
que cela lui coûtera plus cher, pour une qualité forcément
moindre, puisque ces enseignants devront d’abord s’imprégner de la
culture, des habitudes locales et des langues parlées par la population,
avant de pouvoir conduire efficacement des cours….

Encore heureux qu’il y ait la langue française en commun ! N’en déplaise à Guelleh, qui la maitrise curieusement si mal, après tant d’années. Nous avons pu le vérifier une nouvelle fois, au cours de la Conférence de presse interrompue à Paris – C’est bien dans sa langue natale qu’il est le plus à l’aise pour proférer menaces et insultes !(Ce qui pourrait expliquer son attitude, profondément hostile à la culture et à la langue françaises ..)

Encore un handicap de
plus pour les petits djiboutiens qui accéderont de plus en plus difficilement
à l’éducation et à la formation. Peu lui importe, les enfants
des Ministres et des Notables sont en classe à l’étranger dans
de bonnes écoles, coûteuses, dont les mensualités sont
réglées ponctuellement par l’Etat djiboutien, souvent au détriment du paiement des bourses des étudiants issus de familles plus modestes.

Merci Guelleh ! Pour
une fois un membre de votre gouvernement tient parole, mais pour une mauvaise
cause, conséquence de nombreuses injustices envers un corps de fonctionnaires
dévoués à la promotion des jeunes et qui a été
contraint de s’exiler.

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Extrait de l’AFP

Djibouti: 42 enseignants
tunisiens recrutés par l’Education nationale

DJIBOUTI, 8 oct (AFP)
– Un groupe de 42 enseignants tunisiens recrutés par le ministère
djiboutien de l’Education nationale est arrivé à Djibouti, a
indiqué mardi à l’AFP le directeur du ministère, Fathi
Chamsan.

« Quarante enseignants
seront détachés au lycée d’Etat de Djibouti et dans les
différents collèges d’enseignement du secondaire, alors que
deux assureront des cours au Pôle Universitaire de Djibouti (PUD) »,
a-t-il précisé.

Le PUD, embryon d’une
future université, prépare actuellement les bacheliers djiboutiens
à un Diplôme d’études universitaires généralesen
droit, littérature, maths ou histoire-géographie ou d’un Brevet
de technicien supérieur (BTS) en informatique, gestion et comptabilité.

Les enseignants tunisiens
ont rejoint à Djibouti des contingents de confrères en provenance
de pays francophones, notamment 34 Sénégalais et 20 Malgaches.

06/10/02 Guelleh semble bien avoir été reçu par la petite porte lors de sa visite en France. Pour les média français, un non-évenement ? Ni les grands journaux nationaux, ni les grandes chaînes de TV n’y ont fait la moindre allusion.

A notre connaissance,
aucun des grands journaux nationaux français et aucune des grandes
chaînes de TV n’a évoqué la visite de Guelleh. Pas une
phrase, pas un mot !

Les seuls articles que
nous ayons pu trouver sont dans la presse spécialisée qui traite
de l’Afrique : RFI, TV5, etc.. Mais ils sont trés peu suivis en France
où leur niveau d’audience est très faible.

Annoncé au départ,
par les services de communication de Guelleh, comme un déplacement
important et hautement valorisant pour l’orgueil et l’image du Grand génie,
on a l’impression aujourd’hui que les autorités françaises ont
soigneusement réduit la dimension de l’évenement qui est passé
à la trappe médiatique la plus profonde et soi-dit en passant,
qui n’a duré que trois jours (dans sa durée officielle) et non
quatre comme nous le serine l’ADI ….


D’ailleurs la conférence de presse du jeudi n’a pas fait bouger beaucoup de supports en dehors de ceux qui s’intéressent à l’Afrique et à l’affaire Borre. Est-ce les conséquences d’une mauvaise organisation par les services de l’Ambassade à Paris ou tout simplement d’un non-intérêt de la presse. En tout cas et compte-tenu des réelles difficultés qu’il a pour s’exprimer en français (contrairement à ce qu’il croit)et de la pitoyable colère qu’il a piqué devant tout le monde, il valait mieux qu’il n’y ait pas grand monde. Sinon sa notoriété en aurait été encore plus affaiblie !

Etonnant, surprenant ?

Pas tant que cela, il
ne faut pas oublier que Guelleh avait été convoqué à
Paris et non invité, comme il a essayé de nous le faire croire.
Cela explique certainement qu’il n’ait rien obtenu au cours de son voyage
durant lequel, il aurait pu être amené au contraire à
s’expliquer et à justifier certaines attitudes et décisions
qui ne vont pas tout à fait dans le sens ni de la rigueur financière,
ni du respect des Droits de l’homme. Ce ne sont que deux exemples, parmi une
longue liste.

Mais qu’il se console,
la petite porte, c’est toujours mieux que la porte close ; ce qui pourrait
bien arriver, s’il continue à afficher de nouvelles prétentions.

06/10/02 Selon une dépêche AFP, nous apprenons que seuls deux nouveaux partis politiques sont seulement en instance de formation à Djibouti

DJIBOUTI, 5 oct
(AFP) – Un mois après l’ouverture du système politique de la
République de Djibouti au multipartisme intégral, deux partis
politiques seulement sont en instance de formation, a-t-on appris samedi de
sources concordantes.

Ismaël Guédi
Hared, ex-directeur de cabinet de l’ancien président de la République
Hassan Gouled Aptidon, et l’ancien Premier ministre Ahmed Dini Ahmed sont
les seuls à avoir satisfait aux préalables financiers à
la création d’un parti. Ils "ont déposé des cautions
financières de 2 millions de francs Djibouti chacun au Trésor
National", a indiqué le conseiller technique du ministère
de l’Intérieur, Abdoulrazak Ahmed.

"Nous sommes fin
prêts et devrons déposer le dossier de création de notre
parti au ministère de l’Intérieur d’ici deux jours", a
précisé à l’AFP M. Dini, joint au téléphone.

La formation de M. Dini
va également changer son appelation de Front des Républicains
Unis pour le Développement-National (Frud-National) pour celle d’Alliance
des Républicains pour le Développement (ARD), ont annoncé
plusieurs de ses proches. "Nous allons changer de nom", s’est-il
borné à déclarer, invitant les journalistes à
patienter.

Le nom du FRUD faisait
l’objet d’une dispute entre deux de ses tendances qui ont mené toutes
deux une lutte armée contre le pouvoir, celle dirigée par Ali
Mohamed Daoud, qui a finalement signé en décembre 1994 une alliance
avec le parti au pouvoir, et celle de M. Dini, qui a gardé les armes
jusqu’en mai

Djibouti est entrée
dans l’ère du multipartisme intégral le 4 septembre dernier,
à la fin d’une période transitoire de dix ans qui limitait à
quatre le nombre de partis politiques légaux.

Des élections législatives
pour le renouvellement des 65 sièges de l’Assemblée Nationale
de Djibouti sont prévues en décembre prochain.

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Note de l’ARDHD
:
Mais que font les autres partis, comme le PND et le PRD. Certes, nous savons
qu’ils ont été doublés par des partis bis, mais ils devraient
quand même se remuer pour se faire reconnaître légalement
en tant que tels. Sinon le régime fourbe de Guelleh aura beau jeu de
leur dire que seuls les partis bis comptent.

Ou bien ?

Ces partis de Daf,
d’Aden Robleh, de Moussa Idriss, seraient sur le point de créer un
vaste parti qui pourrait soutenir la majorité présidentielle.
Elucubration de nos esprits torturés ?
Pas si sur, l’avenir pourrait réserver des surprises sur ce plan.

Nous espérons
quand même nous tromper ou avoir été mal informés
sur les projets en cours, car ce serait vraiment consternant et décourageant
pour tous les militants sincères.

06/10/02 Toujours des rumeurs autour d’une maladie possible qui affecterait Guelleh. Vérité ou intoxication bien dirigée ?

Depuis plusieurs mois,
nous sommes régulièrement alertés par des rumeurs concernant
la maladie de Guelleh. Nous n’avons jamais souhaité nous en faire l’écho,
d’autant plus que personne n’a jamais apporté d’informations précises
sur le type de maladie et sur sa gravité réelle.

Récemment,
les informations sont venus de personnalités dorénavant proches
de Guelleh. Elles ont affirmé qu’elle l’avait trouvé fatigué
et grossi lors de son voyage à Paris …

Toutes les hypothèses
sont permises, y compris celle d’une monstrueuse manoeuvre d’intoxication,
destinée à endormir l’opposition.

En effet, nous sommes
à la veille d’un scrutin qui pourrait être serré et même
défavorable à Guelleh. En se faisant passer pour moribond, il
pourrait jouer par exemple sur la corde sensible en laissant entendre : "votez-moi,
de toutes les façons, je n’en ai plus pour longtemps et je laisserai
la place …. au débat politique transparent"

L’histoire des hommes
est parsemée d’exemples de ce genre. Et curieusement après avoir
gagné les élections, les moribonds se remettent sur leur pied,
ayant retrouvé tous leurs moyens, toute leur audace et tout leur cynisme.

Nous le répétons,
nous ne disposons d’aucune information crédible sur le sujet, ni pour
affirmer, ni pour contredire, mais nous sommes surpris que la rumeur soit
véhiculée maintenant par des proches et nous nous méfions.

Que l’opposition
soit bien vigilente et qu’elle ne se laisse pas intoxiquer par une communication
dirigée depuis le Palais de l’Escale.

La compassion ne
serait pas de mise, car elle servirait Guelleh à tromper une fois de
plus ses électeurs.

06/10/02 Djibouti célèbre la journée mondiale des enseignants selon une dépêche de l’ADI

DJIBOUTI (ADI) – 5 octobre – A l’instar du monde entier, la République de Djibouti a célébré aujourd’hui la journée mondiale des enseignants dont le thème est cette année : ‘Enseigner c’est susciter le dialogue chaque jour’.

Les mauvaises langues ont cru bon de modifier légèrement ce slogan en ce qui concerne spécifiquement Djibouti

Enseigner à Djibouti, c’est subir chaque jour l’absence de dialogue avec le régime, c’est recevoir des coups de matraque, c’est se faire sucrer son salaire et ses primes et c’est aussi se faire inviter régulièrement à Nagad.

04/10/02 Dans un article paru sur le site de RFI « Une visite pour rassurer Paris », nous apprenons que Guelleh n’a pas voulu répondre aux questions des journalistes sur la situation politique et sur son implication possible dans l’affaire Borrel

(…)La visite en France du président Guelleh est ponctuée par une rencontre avec la presse étrangère à Paris. Le président a habilement évacué toutes les questions se rapportant à la situation politique dans son pays.

Il n’a pas non plus voulu répondre, à sa citation à témoigner, devant un juge français, dans l’affaire du magistrat français, Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti le 19 octobre 1995.

L’enquête avait conclu à un suicide. Mais sa veuve parle d’assassinat politique avec la complicité de l’actuel président Guelleh. Bernard Borrel, au titre de la coopération technique était conseiller du ministre de la Justice de Djibouti.

DIDIER SAMSON
03/10/2002


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L’article ne précise pas que Guelleh s’est vivement emporté à la suite des questions qui lui étaient posées et qu’il a perdu son sang-froid, proférant des menaces et des injures dans sa langue natale, avant de mettre un terme prématuré à la conférence de presse.