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08/10/02 Le Diktat des banques (Lecteur)

Chers amis,

Lisez La Nation datée
du jeudi 3 Octobre et en particulier l’article sur ‘ le diktat des banques’.

Que faut-il comprendre
?
Qu’IOG prépare le terrain pour ouvrir sa propre banque (Une sorte d’Albarakat
déguisée). Il y a deux mois, il avait évoqué le
problème de l’approvisionnement en eau de Djibouti ; trois plus tard,
il a signé un contrat secret avec Saïd Ali Coubech aux termes
desquels, il partagera les bénéfices d’une nouvelle centrale
de désalinisation de l’eau de mer pour vendre des bouteilles d’eau
soi-disant minérale…

Coïncidence ?

Non, terrain bien préparé
et intérêt financier bien compris de la part des deux complices
!

08/10/02 A lire sur le GED dans la Parole aux lecteurs, un excellent article sur les femmes, victimes de la dictature et un appel à toutes les femmes que nous reproduisons ci-dessous.

"De
quelle Justice et de quel Etat de Droits parlons-nous à Djibouti ?.
La France, pays des Droits de l’Homme ne peut cautionner tous les actes abjects
perpétrés contre une population asservie et sans défense."


APPEL
A TOUTES LES FEMMES

Soutenez le Comité des Femmes Djiboutiennes dans leur Combat de "
Femme pour les Femmes ",
contre les viols et l’impunité à Djibouti.

Vos
contacts en France :
Myriam Houssein et Aïcha Dabalé
132 Rue Jean Lolive – 93500. Pantin. France

Tel
: (00 33) 1 48 23 16 44
(00 33) 6 65 07 55 41

08/10/02 Selon l’ADI, deux légionnaires ont accepté de recevoir une décoration des mains du Colonel Mahdi

Nous adressons toutes nos félicitations aux deux nouveaux décorés de la médaille de chevalier de l’ordre national du 27 juin : MM. Lecerf et Thierry, deux officiers de la 13ème demi-brigade de la légion étrangère.

Leur travail et leur dévouement pour une cause de haute utilité publique ‘contestable’ est certainement méritoire et nous ne les mettons pas en cause.

Mais de là, à ce que ces deux Officiers de la Légion acceptent d’être décorés par un bourreau qui a torturé tant de djiboutiens et qui sera poursuivi un jour pour crimes contre l’humanité, il y a un pas que la Légion n’aurait jamais du franchir, ne serait-ce que pour ne pas égratigner son honneur qui est si précieux et auquel elle est légitimement attachée.

Ces deux légionnaires Lecerf et Thierry savent-ils que les centres de gendarmerie, en particulier la brigade nord, sont des centres de torture ? Alors aider ce régime dictatorial et sanguinaire à former d’éventuels futurs bourreaux, cela a de quoi nous choquer véritablement.

Nous n’avons aucune raison de jetter le moindre discrédit sur ces deux Officiers parce qu’ils sont français et militaires et qu’ils appartiennent à une arme reconnue pour son courage et pour son dévouement, que nous respectons.

Mais n’avaient-ils pas d’autres tâches plus utiles et plus glorifiantes à accomplir : restaurer, par exemple, des écoles, des dispensaires, des crèches, … plutôt que de futurs centres de torture ?

Et en tout cas, par respect pour la 13ème DBLE et pour eux-mêmes, ils auraient pu s’abstenir d’accepter une décoration ‘sans prestige’ qui leur a été remise par un homme qui a le sang de ses victimes civiles sur les mains.

06/10/02 Guelleh semble bien avoir été reçu par la petite porte lors de sa visite en France. Pour les média français, un non-évenement ? Ni les grands journaux nationaux, ni les grandes chaînes de TV n’y ont fait la moindre allusion.

A notre connaissance,
aucun des grands journaux nationaux français et aucune des grandes
chaînes de TV n’a évoqué la visite de Guelleh. Pas une
phrase, pas un mot !

Les seuls articles que
nous ayons pu trouver sont dans la presse spécialisée qui traite
de l’Afrique : RFI, TV5, etc.. Mais ils sont trés peu suivis en France
où leur niveau d’audience est très faible.

Annoncé au départ,
par les services de communication de Guelleh, comme un déplacement
important et hautement valorisant pour l’orgueil et l’image du Grand génie,
on a l’impression aujourd’hui que les autorités françaises ont
soigneusement réduit la dimension de l’évenement qui est passé
à la trappe médiatique la plus profonde et soi-dit en passant,
qui n’a duré que trois jours (dans sa durée officielle) et non
quatre comme nous le serine l’ADI ….


D’ailleurs la conférence de presse du jeudi n’a pas fait bouger beaucoup de supports en dehors de ceux qui s’intéressent à l’Afrique et à l’affaire Borre. Est-ce les conséquences d’une mauvaise organisation par les services de l’Ambassade à Paris ou tout simplement d’un non-intérêt de la presse. En tout cas et compte-tenu des réelles difficultés qu’il a pour s’exprimer en français (contrairement à ce qu’il croit)et de la pitoyable colère qu’il a piqué devant tout le monde, il valait mieux qu’il n’y ait pas grand monde. Sinon sa notoriété en aurait été encore plus affaiblie !

Etonnant, surprenant ?

Pas tant que cela, il
ne faut pas oublier que Guelleh avait été convoqué à
Paris et non invité, comme il a essayé de nous le faire croire.
Cela explique certainement qu’il n’ait rien obtenu au cours de son voyage
durant lequel, il aurait pu être amené au contraire à
s’expliquer et à justifier certaines attitudes et décisions
qui ne vont pas tout à fait dans le sens ni de la rigueur financière,
ni du respect des Droits de l’homme. Ce ne sont que deux exemples, parmi une
longue liste.

Mais qu’il se console,
la petite porte, c’est toujours mieux que la porte close ; ce qui pourrait
bien arriver, s’il continue à afficher de nouvelles prétentions.

06/10/02 Selon une dépêche AFP, nous apprenons que seuls deux nouveaux partis politiques sont seulement en instance de formation à Djibouti

DJIBOUTI, 5 oct
(AFP) – Un mois après l’ouverture du système politique de la
République de Djibouti au multipartisme intégral, deux partis
politiques seulement sont en instance de formation, a-t-on appris samedi de
sources concordantes.

Ismaël Guédi
Hared, ex-directeur de cabinet de l’ancien président de la République
Hassan Gouled Aptidon, et l’ancien Premier ministre Ahmed Dini Ahmed sont
les seuls à avoir satisfait aux préalables financiers à
la création d’un parti. Ils "ont déposé des cautions
financières de 2 millions de francs Djibouti chacun au Trésor
National", a indiqué le conseiller technique du ministère
de l’Intérieur, Abdoulrazak Ahmed.

"Nous sommes fin
prêts et devrons déposer le dossier de création de notre
parti au ministère de l’Intérieur d’ici deux jours", a
précisé à l’AFP M. Dini, joint au téléphone.

La formation de M. Dini
va également changer son appelation de Front des Républicains
Unis pour le Développement-National (Frud-National) pour celle d’Alliance
des Républicains pour le Développement (ARD), ont annoncé
plusieurs de ses proches. "Nous allons changer de nom", s’est-il
borné à déclarer, invitant les journalistes à
patienter.

Le nom du FRUD faisait
l’objet d’une dispute entre deux de ses tendances qui ont mené toutes
deux une lutte armée contre le pouvoir, celle dirigée par Ali
Mohamed Daoud, qui a finalement signé en décembre 1994 une alliance
avec le parti au pouvoir, et celle de M. Dini, qui a gardé les armes
jusqu’en mai

Djibouti est entrée
dans l’ère du multipartisme intégral le 4 septembre dernier,
à la fin d’une période transitoire de dix ans qui limitait à
quatre le nombre de partis politiques légaux.

Des élections législatives
pour le renouvellement des 65 sièges de l’Assemblée Nationale
de Djibouti sont prévues en décembre prochain.

________________________

Note de l’ARDHD
:
Mais que font les autres partis, comme le PND et le PRD. Certes, nous savons
qu’ils ont été doublés par des partis bis, mais ils devraient
quand même se remuer pour se faire reconnaître légalement
en tant que tels. Sinon le régime fourbe de Guelleh aura beau jeu de
leur dire que seuls les partis bis comptent.

Ou bien ?

Ces partis de Daf,
d’Aden Robleh, de Moussa Idriss, seraient sur le point de créer un
vaste parti qui pourrait soutenir la majorité présidentielle.
Elucubration de nos esprits torturés ?
Pas si sur, l’avenir pourrait réserver des surprises sur ce plan.

Nous espérons
quand même nous tromper ou avoir été mal informés
sur les projets en cours, car ce serait vraiment consternant et décourageant
pour tous les militants sincères.

06/10/02 Toujours des rumeurs autour d’une maladie possible qui affecterait Guelleh. Vérité ou intoxication bien dirigée ?

Depuis plusieurs mois,
nous sommes régulièrement alertés par des rumeurs concernant
la maladie de Guelleh. Nous n’avons jamais souhaité nous en faire l’écho,
d’autant plus que personne n’a jamais apporté d’informations précises
sur le type de maladie et sur sa gravité réelle.

Récemment,
les informations sont venus de personnalités dorénavant proches
de Guelleh. Elles ont affirmé qu’elle l’avait trouvé fatigué
et grossi lors de son voyage à Paris …

Toutes les hypothèses
sont permises, y compris celle d’une monstrueuse manoeuvre d’intoxication,
destinée à endormir l’opposition.

En effet, nous sommes
à la veille d’un scrutin qui pourrait être serré et même
défavorable à Guelleh. En se faisant passer pour moribond, il
pourrait jouer par exemple sur la corde sensible en laissant entendre : "votez-moi,
de toutes les façons, je n’en ai plus pour longtemps et je laisserai
la place …. au débat politique transparent"

L’histoire des hommes
est parsemée d’exemples de ce genre. Et curieusement après avoir
gagné les élections, les moribonds se remettent sur leur pied,
ayant retrouvé tous leurs moyens, toute leur audace et tout leur cynisme.

Nous le répétons,
nous ne disposons d’aucune information crédible sur le sujet, ni pour
affirmer, ni pour contredire, mais nous sommes surpris que la rumeur soit
véhiculée maintenant par des proches et nous nous méfions.

Que l’opposition
soit bien vigilente et qu’elle ne se laisse pas intoxiquer par une communication
dirigée depuis le Palais de l’Escale.

La compassion ne
serait pas de mise, car elle servirait Guelleh à tromper une fois de
plus ses électeurs.

06/10/02 Djibouti célèbre la journée mondiale des enseignants selon une dépêche de l’ADI

DJIBOUTI (ADI) – 5 octobre – A l’instar du monde entier, la République de Djibouti a célébré aujourd’hui la journée mondiale des enseignants dont le thème est cette année : ‘Enseigner c’est susciter le dialogue chaque jour’.

Les mauvaises langues ont cru bon de modifier légèrement ce slogan en ce qui concerne spécifiquement Djibouti

Enseigner à Djibouti, c’est subir chaque jour l’absence de dialogue avec le régime, c’est recevoir des coups de matraque, c’est se faire sucrer son salaire et ses primes et c’est aussi se faire inviter régulièrement à Nagad.

05/10/02 Poursuite de notre reportage-photo dans Djibouti-Ville, grâce aux documents qui nous sont fournis par des reporters amateurs et des membres de la gendarmerie et de l’armée.


La Caisse de paiement des retraites

La caisse
de paiement des retraites est fréquemment l’objet de manifestations
! Parce qu’elle ne paye plus les retraites. Ces manifestations sont réprimèes
violemment par le pouvoir qui n’hésite pas à tirer sur la foule
à balles réelles, faisant souvent des morts et toujours des
blessés : les vieux retraités, les anciens combattants handicapés.

Le Lieutenant-Colonel Abdo Abdi Dembil et le Lieutenant Mohamed Djama (ci-dessus),
officiers de la Garde présidentielle, s’étaient illustrés
le 18 avril 2002 en attaquant sauvagement des anciens combattants. Le carnage
avait pu être interrompu grâce à l’intervention de soldats
allemands et à l’arrivée ensuite des FFDJ, dont l’attitude n’avait
pas été bien comprise, puisqu’elles auraient eu une altercation
avec les allemands.

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Qui réalise les travaux publics en ville ?

Si vous lisez
cette pancarte, vous découvrirez que les entreprises qui ont eu les
marchés publics, sont toutes liées à IOG, par personnes
interposées.

Guelleh a
suscité la constitution de nombreuses entreprises dans différents
domaines, dont il a confié la gestion, pour son compte, à des
hommes de paille. Tous les marchés publics sont attribués systèmatiquement
à ces entreprises, sauf si une entreprise différente est en
mesure de payer une commission substantielle.

C’est l’un
des moyens utilisés par IOG pour détourner l’argent public,
mais ce n’est pas le seul.