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27/08/2013 (Brève 174) Le Yémen complice d’un régime dictatorial sans foi ni loi, qui déshonore la Justice ? (ARDHD

Ce soir nous apprenons que Mohamed Alhoumekani a comparu devant un juge yéménite qui a estimé que le dossier pénal présenté
par Djibouti ne justifiait pas son extradition.

Mais les représentants djiboutiens sont revenus à la charge et ont promis d’apporter d’autres éléments sur la base d’une autre plainte ou condamnation. Et le juge a prononcé une incarcération préventive de 15 jours à l’encontre d’Alhoumekani
et ce , uniqement sur le fondement d’allégations djiboutiennes non étayées pour le moment.

Cela augure mal pour le moment.

Pour quelles raisons ? que pourrait-on imaginer d’autre qu’une véritable complicité des autorités yéménites avec l’un des régimes les plus sanguinaires de la planète ?

Sinon, comment serait-il possible de maintenir en prison un citoyen, sur la base d’affirmations non étayées ?

Officiellement la Belgique botte en touche.

Les autorités semblent s’exonérer en arguant d’une règle (qui est précisée, il est vrai, sur le site des affaires étrangères), à savoir que sa diplomatie belge ne peut pas intervenir pour un bi-national, dès lors qu’il est dans le pays de son deuxième passeport.


Fidèle à ses engagements (secrets ?) de protection du régime dictatorial de Guelleh, la France ne bouge pas pour protéger un témoin capital

La mobilisation de tous les opposants au régime est nécessaire. Nous préparons une action devant l’Ambassade du Yémen à Paris et nous annoncerons le jour et l’heure, probablement en début de semaine prochaine.

06/12/02 (B174 / 2) Elections du SITTI. Nous ne publierons pas tous les messages de soutien qui nous parviennent.

Plusieurs personnes ou associations nous ont adressé des messages de soutien en faveur de tel ou tel candidat aux élections du SITTI.

Nous avons choisi de ne pas les publier, car notre observatoire n’a pas pour vocation de devenir le support électoral d’une organisation qui ne réunit pas l’ensemble de la communauté djiboutienne, mais qui réunit des membres ayant des appartenances tribales communes.

Nous ne critiquons absolument pas cette organisation, ni surtout le fait que des Djiboutiens se reconnaissant dans une même appartenance, ait envie de se réunir dans un cadre associatif. Mais il ne nous appartient pas de participer à la campagne électorale.

Avec toutes nos excuses, nous espérons que les lecteurs comprendront notre position.

05/12/02 (B174 / 2) Affaire Borrel: de nouvelles expertises infirment la thèse du suicide (AP)

PARIS (AP) – "Aujourd’hui
j’ai l’impression de resurgir d’une nuit de sept ans": Elisabeth Borrel
n’a pas caché son soulagement mercredi en présentant de nouvelles
expertises médico-légales qui tendent à infirmer la thèse
du suicide de son mari, le magistrat Bernard Borrel, décédé
en 1995 à Djibouti dans des circonstances mystérieuses.

"L’hypothèse
de l’auto-agression est difficilement crédible compte tenu des sérieuses
réserves que nous avons formulées. Dès lors, l’hypothèse
de l’intervention d’un ou plusieurs tiers, quelles que puissent en avoir été
les modalités, ne peut être exclue", ont noté les
professeurs Patrice Mancin, Daniel Malicier et Eric Baccino dans leur pré-rapport
transmis il y a quelques jours à la juge d’instruction Sophie Clément
en charge de l’enquête.

Par ailleurs, l’autopsie
réalisée sur le corps du magistrat, exhumé en juin dernier,
a révélé une lésion crânienne et une fracture
de l’avant-bras gauche intervenues avant la mort de Bernard Borrel. L’expert
Gérald Quatrehomme en a conclu que "le choc direct par instrument
contondant ou tranchant-condondant est beaucoup plus plausible qu’un choc
dû à une chute contre un élément contondant en
relief".

"C’est un assassinat
qu’on a voulu déguiser en suicide", a affirmé Me Laurent
de Caunes, l’avocat toulousain de Mme Borrel fustigeant l’attitude des autorités
françaises et djiboutiennes qu’il a qualifié "d’ennemies"
dans cette affaire.

La brigade criminelle
ainsi que les juges d’instruction Roger Le Loire et Marie-Paule Moracchini,
désaisis du dossier en juin 2000, avaient privilégié
la thèse du suicide par immolation du magistrat dont le corps carbonisé
a été retrouvé le 19 octobre 1995 au lieu dit "Le
Goubet" face à l’île au Diable.

Les magistrats instructeurs
qui s’étaient rendus deux fois à Djibouti se fondaient notamment
sur l’expertise des Drs Dominique Lecomte et Guy Nicolas qui éliminait
en avril 2000 l’hypothèse selon laquelle Bernard Borrel aurait pu être
précipité par ses assassins de la falaise qui surplombe "Le
Goubet".

Elisabeth Borrel et ses
avocats ont toujours soutenu que Bernard Borrel avait été assassiné
en raison de ses fonctions de conseiller auprès du ministre djiboutien
de la Justice.

Ils ont été
réconfortés dans leurs convictions par le témoignage
d’un ancien garde présidentiel djiboutien aujourd’hui réfugié
en Belgique qui accuse l’actuel président de la République de
Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, ainsi qu’un terroriste libanais et un
restaurateur corse, d’être les commanditaires de l’assassinat du magistrat
français.

Mohamed Saleh Alhoumekani
a notamment rapporté les termes d’une conversation entre le président
Guelleh et d’autres hommes qu’il aurait écoutée le lendemain
de la mort de M. Borrel au palais présidentiel de Djibouti. "Le
juge fouineur a été éliminé", aurait rapporté
l’un des hommes au chef d’Etat.

Bernard Borrel travaillait
notamment sur l’attentat contre le café de Paris, un établissement
djiboutien fréquenté par les expatriés français,
qui a fait un mort et 11 blessés en septembre 1990, en pleine guerre
du Golfe. Les services de renseignement français ont désigné
le président Guelleh comme l’un des commanditaires possibles de cet
attentat.

Les avocats de Mme Borrel
ont demandé à la juge Clément, qui a pris en septembre
la succession du juge Jean-Baptiste Parlos, d’entendre Ismaël Omar Guelleh.
Ce dernier a refusé en invoquant l’immunité de chef d’Etat.

05/12/02 (B174 / 2) Réaction à l’article intitulé  » Election du SITTI  » ecrit par Gabadh Isse. (Lecteur)

Je suis agréablement
surpris que des femmes prennent la parole pour réclamer leur place
au sein de la société.

À Djibouti, la
réalité est triste en général pour les femmes
qui sont souvent battues par des hommes irrésponsables. Dans la majorité
des cas, les hommes khatent comme des animaux. Après le khat, certains
jouent aux cartes, d’autres cherchent à satisfaire leur besoin sexuel
souvent avec la première venue.

C’est pourquoi, beaucoup
de femmes sont mortes du sida que leurs voyous de maris leur avaient transmis.

Mais les temps changent,
nos femmes aussi . Pour la prémiere fois, nous avons vu à Djibouti
des femmes qui ont obtenu le divorce, pour se protèger des maladies
sexuellement transmissibles que les maris infideles rapportent au foyer …

Nous militons pour une
vie meilleure, en priorité pour les femmes mais aussi plus généralement
pour tous les Djiboutiens.

Chère compatriote,
si tu souhaites donner ton avis sur les femmes, tu es la bienvenue. Tu peux
nous écrire à : dirnis@yahoo.fr

Bonne fête à
tous les musulmans, et bon courage pour nos compatriotes du Canada
où l’on m’a dit que la température serait de -15 degres.

05/12/02 (B174 / 2) Revue de presse non exhaustive.

France-Soir du 5/12/02 : Affaire Borrel, Affaire d’Etat.

ASSASSINAT : Des coups mortels ont été relevés sur la dépouille du magistrat mort à Djibouti. L’énquête accuserait le Président du Pays, Ismaël Omar Guelleh.

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Le Figaro du 5/12/02 Les experts concluent au meurtre dans l’affaire Borrel.

Alexandrine Bouilhet

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Libération du 5/12/02 (Pleine page)

Mort
du juge Borrel : la thèse du suicide s’effondre
Sept ans après le décès du magistrat à Djibouti,
des expertises tendent à prouver qu’il y a bien eu crime.


Par Brigitte VITAL-DURAND

jeudi 05 décembre
2002

«Il n’y a plus d’ambiguïté,
le scénario est parfaitement cohérent. Bernard Borrel a été
assassiné.» Laurent de Caunes, avocat uel incroyable suicide
! Selon les révélations, hier, de sa veuve, le juge Borrel retrouvé
mort en 1995, dévêtu et à moitié calciné,
recroquevillé dans les rochers au bas d’un ravin à 80 kilomètres
de Djibouti, a été «bel et bien assassiné».
Quatre nouvelles expertises judiciaires, dont le contenu a été
rendu public hier par Elisabeth Borrel et ses conseils, Olivier Morice et
Laurent de Caunes, viennent d’être réalisées par d’éminents
professeurs de médecine. Toutes infirment la thèse officielle
du suicide.

Le 18 octobre 1995, Bernard
Borrel, 40 ans, magistrat en coopération auprès du ministère
de la Justice de Djibouti, quitte son domicile à 17 heures. Une patrouille
de l’armée française retrouve son corps le lendemain matin.
L’«immolation» est immédiatement avancée comme cause
de la mort. Une mort pourtant compliquée : le juge se serait aspergé
d’essence, enflammé, puis, sous l’effet du feu, il se serait précipité
dans les rochers à dix-sept mètres en contrebas de la route
où il avait laissé sa voiture, sans se faire une écorchure
et sans respirer pendant son agonie.

Malgré ces incohérences,
la justice française, qui enquête depuis sept ans sur l’affaire,
a toujours privilégié la thèse du suicide, que réfute
violemment la veuve. L’analyse des os du corps du juge, réalisée
cet été lors d’une nouvelle exhumation du corps rapatrié
et enterré près de Toulouse, vient la conforter dans ses certitudes.
S’il s’est suicidé, son mari, tout en s’immolant, se serait fracturé
le crâne si fort qu’il s’est défoncé la voûte crânienne
et s’est aussi brisé l’os de l’avant-bras gauche. Selon les experts,
aucune de ces blessures ne serait due à une chute. «J’ai l’impression
de resurgir d’une nuit de sept ans, a déclaré Elisabeth Borrel,
très émue. Je vais pouvoir dire à mes enfants de quoi
leur père est mort.»

Absence de blessure. Reprenant
le dossier à zéro, après quelques turbulences, le juge
d’instruction parisien Jean-Baptiste Parlos avait demandé ces nouvelles
expertises. La première est cosignée par les professeurs Patrice
Mangin, Daniel Malicier et Eric Baccino, respectivement directeur des Instituts
de médecine légale de Lausanne, Lyon et Montpellier. Ils insistent
sur «l’absence de respiration des produits de sa propre autocombustion».
En clair, le juge était mort quand il a brûlé. Son corps
ne porte aucune trace de blessure cutanée, alors que, selon la thèse
du suicide, il se serait élancé, affolé par la souffrance,
dans une pente caillouteuse, vêtu de son seul tee-shirt, d’un slip,
un pied déchaussé. Les experts émettent deux hypothèses
: soit Bernard Borrel a été tué et carbonisé sur
place. Soit il a été tué à un autre endroit, amené
sur les lieux et carbonisé. Les brûlures infligées au
corps auraient servi à masquer les lésions de son agression.
«L’hypothèse d’une mort par « autoagression » à
l’origine du décès est peu plausible», concluent les professeurs
de médecine. Qui déduisent : «Dès lors, l’hypothèse
de l’intervention d’un ou plusieurs tiers peut être envisagée.»

A la suite de ces travaux,
une autre expertise a été réalisée par un anthropologue,
le professeur Gérard Quatrehomme, chef du département de médecine
légale de Nice. Pour la première fois, les os du corps ont été
examinés. Deux éléments sont apparus, que personne ne
connaissait : la tête du juge porte une «embarrure» à
droite, c’est-à-dire une fracture par enfoncement de la voûte
crânienne. Cette fracture est «peri-mortem», c’est-à-dire
qu’elle est contemporaine de la mort. Selon l’anthropologue, la lésion
a pu être provoquée par «un choc extrêmement violent»
provoqué «beaucoup plus probablement» par un instrument
contondant que par une chute.

«Coup direct».
Une seconde découverte vient appuyer la première. Le cubitus
gauche, gros os de l’avant-bras, est fracturé. Là encore la
blessure est peri-mortem. Comme pour le crâne, l’expertise estime «improbable»
qu’elle soit la conséquence d’une chute. Cette fracture aurait été
plus sûrement provoquée par un «coup direct». Elle
est en tout cas typique des blessures «de défense». Le
juge a cherché à se protéger du coup qu’on lui portait
à la tête. «Il n’y a plus d’ambiguïté, conclut
l’avocat Laurent de Caunes, le scénario est parfaitement cohérent.
Bernard Borrel a été assassiné.»

«Mise en scène».
Pour parfaire le tableau du crime, les avocats présentent une autre
conclusion des trois premiers experts. Sur place, le short du juge, sa montre,
un briquet et la sandale qu’il n’avait pas au pied avaient été
retrouvés non loin du corps. La disposition des objets évoque
à ces professeurs une «mise en scène». D’autant
qu’une autre expertise, toxicologique celle-là, parfait le scénario.
Dans une poche du short, quelques traces et résidus de cannabis avaient
été retrouvés. «Or, poursuit Laurent de Caunes,
l’expertise sur des cheveux de Bernard Borrel vient de montrer qu’il n’a jamais
absorbé de cannabis.»

Reste une question essentielle,
non résolue : qui a tué Bernard Borrel, et pourquoi ? L’ancienne
présidente du Syndicat de la magistrature, Anne Crenier, partie civile
depuis 1998, prévoit qu’«on va s’intéresser au mobile,
aux exécutants et commanditaires. Et à tous ceux, menace la
magistrate, qui ont pu savoir, laissé faire et contribué à
brouiller les pistes». A partir de maintenant, il y a, selon elle, «un
plus grand risque de coups tordus. Je vous appelle tous à une grande
vigilance, avertit-elle, on est dans une affaire d’Etat». Elisabeth
Borrel attend maintenant qu’on lui explique pourquoi la France et Djibouti
tenaient si fortement à cacher le crime.


05/12/02 (B 174 / 2) Remerciements à l’Ordre des Brosses à Reluire. (Lecteur)


Remerciements.

Nous remercions l’Ardhd
d’avoir intronisé officiellement Moumin Bahdon Farah dans l`Ordre des
Brosses à Reluire.

Nous nous sommes longtemps
demandés pourquoi notre oncle (‘1 m 10’ pour les intimes) n’etait pas
encore admis dans cet Ordre très convoité.

Nous nous étions
demandés si l’Ardhd n’était atteinte par le tribalisme,
ce mal djiboutien comme dit Ali Couba. Car la nommination de notre oncle
a tardé, mais vraiment tardé.

Pourtant notre oncle,
grand voyou et délinquant sexuel (au sommet de son pouvoir, il
donnait volontiers un passeport diplomatique aux femmes, en échange
d’une ‘petite’ faveur sexuelle) avait satisfait depuis longtemps à
tous les critères.

Nous nous réjouissons
de cette nommination et nous attentons avec impatience la nomination de maître
Aref. Lui aussi, commence à satisfaire aux critères.

Si l’ARDHD ne le fait
pas, nos confrères Afar l’accuseront d’impartialité. Toutes
les ethnies estiment qu’elles doivent être représentées
dans cette confrérie prestigieuse …

A titre personnel, je
crains de ne pouvoir solliciter cette distinction que lorsqu’il n’y aura plus
d’autres candidats valables à présenter. Mon cas est particuliérement
difficile, je l’admets : je n’arrive jamais à réunir tous
les critères. Il faut reconnaître que les critères de
selection sont difficiles voire impossibles à atteindre pour l’habitant
de Balbala que je suis.

Mais, j’ai confiance dans
l’ARDHD et je suis sur qu’elle saura adapter enfin le concours d’entrée
dans ‘l’Ordre des Brosses à Reluire’ à notre niveau de compétence,
qui est celui de la majorité des habitants de Balbala, qui n’ont pas
volé, qui n’ont pas tué, qui n’ont pas terrorisé leur
prochain, qui n’ont violé aucune femme et qui ne se sont pas enrichi
avec l’argent public.

F.A.I

05/12/02 (B174 / 2) Affaire Borrel : a l’appui des nouvelles révélations de ces derniers jours, une mise en cause des principaux dirigeants djiboutiens par la justice française, semble inévitable … mais des dirigeants français pourraient être aussi concernés.

Durant
les trois derniers jours, nous avons appris beaucoup de choses et en particulier
qu’il pourrait y avoir des implications djiboutiennes et françaises.
A quel niveau ?

Nous savons désormais
de façon quasi-certaine :

– que la réunion,
dont avait parlé Alhoumekani, a bien eu lieu au Palais de l’Escale
et qu’Hassan Saïd y participait, puisqu’il le reconnaît. Cela ne
prouve pas encore (de façon certaine) la présence à cette
réunion, ni de Guelleh, ni d’Adouani, ni d’Awalleh Guelleh, ni de Romani,
ni du Colonel Madhi. Mais il y a quand même de très fortes présomptions
maintenant … (implication djiboutienne)

– que le juge Bernard
Borrel a bien été assassiné. Il aurait été
frappé à la tête et c’est ‘mort’ ou inconscient qu’il
a été transporté au Goubet, puis aspergé d’essence
avant que son corps ne soit enflammé.

– que le juge est parti
en voiture, avec un ‘européen’ et qu’il a acheté de quoi remplir
un bidon d’essence, ce qui est curieux …

– qu’un convoi de deux
voitures venant de Djibouti a franchi deux postes de contrôle : un qui
est tenu par la Légion française à Ouea et un autre tenu
par les militaires djiboutiens. Qu’une seule voiture est repassée dans
le sens inverse.

– que le corps du juge
n’a pas fait l’objet d’une autopsie à l’hôpital Bouffard où
il avait été transporté, ce qui est pourtant la procédure
en cas de mort suspect ou violente (c’est une décision française)

– que les registres de
passage, aux deux postes de contrôle, ont été subtilisés.
Il est important de noter que le registre de la Légion étrangère
a aussi disparu. Lorsque l’on connaît l’organisation de la Légion
et le respect absolu des procédures administratives, on imagine que
seul un officier (très supérieur et uniquement Français)
a pu permettre ‘de donner l’ordre de perdre le registre’,

On comprend aisément
que le dossier n’est pas facile à démêler. Il impliquerait
sinon une complicité, au moins un bon accord et une bonne communication
entre les autorités françaises et djiboutiennes, qui pouvaient
avoir des intérêts convergents dans la disparition du Juge.

A quel niveau ? Côté
Djibouti, il semble confirmé que c’est au plus haut niveau. Côté
français, nous devrions le savoir dans l’avenir, mais c’est une affaire
d’État.

Les
plaintes déposées par Me Morice permettront-elles de faire la
lumière par exemple, sur l’attitude des juges français et de
Mme Lecomte, de l’institut médico-légal ?

La nouvelle juge en charge
du dossier, Sophie Clément, a du travail … Nul doute que les plaintes
déposées par Me Morice au nom d’Elisabeth Borrel, à l’encontre
de ceux qui ont entravé la marche de la justice en subornant (ou en
tentant) de suborner des témoins, devraient aussi permettre de faire
avancer le dossier.

On ne s’explique pas comment
des Juges français, tels que M Leloire ou Mme Morrachini aient pu s’accrocher
aussi longtemps à la thèse impossible du suicide et que la directrice
du laboratoire médico-légal de Paris (Mme Lecomte) ait pu accréditer
cette thèse, sous la foi du serment, alors que de nombreux experts
disent le contraire. Vont-ils devoir s’en expliquer devant la justice française
?

Quels étaient les
objectifs ou les missions de ces personnes ? Indépendance des juges
ou dépendance (?). La question mérite d’être posée.
D’autant plus que des témoins affirmeraient que le juge Leloire aurait
pu déjeuner chez Guelleh lors de la reconstitution qu’il avait effectuée
sur place, sans la présence de la partie civile …. N’ayant aucune
information précise, nous ne pourrions pas accréditer ces témoignages,
que nous considérons au mieux, que comme de vagues mais persistantes
rumeurs.

L’instruction
de ce dossier pourrait conduire à de nouvelles révélations
dans le cadre d’autres affaires, qui pourraient aussi aboutir à la
découverte d’intérêts français et djiboutiens convergents.

La connaissance de ce
dossier va certainement conduire à examiner plusieurs affaires, dont
l’attentat du Café de Paris et certainement d’autres, comme des détournements
de fonds, des trafics interdits et/ou des commerces illicites.

Il est hautement probable,
même si les auteurs présumés du meurtre étaient
des djiboutiens, que des français et même des fonctionnaires
français à haut niveau, puissent être impliqués
aussi, si ce n’est dans l’élimination physique, au moins dans un accord
et dans des décisions ayant pour but de conforter la thèse du
suicide pour maquiller un meurtre.

L’affaire
fait grand bruit au Palais de l’Escale. Iftin pourrait être devenu la
cible prioritaire des tueurs …

Comme nous l’avions ‘prévu’
dans un article humoristique de fiction qui est paru récemment, le
Palais de l’Escale est en ébullition. IOG serait fou de rage et il
aurait convoqué les trois personnages impliqués dans les révélations.
Ça doit chauffer pour Hassan Saïd, le Chef tant craint
de la puissante SDS, qui, aux yeux d’IOG, s’est fait avoir comme un débutant
..!

Plusieurs thèses
s’affronteraient …. Une, parmi d’autres, aurait en ce moment, la faveur
d’IOG : celle d’éliminer au plus vite Iftin, parce qu’il a conforté
tous les témoignages et qu’il refuse de revenir en arrière ! Même établi à Bruxelles, il devra faire
attention désormais à se protéger et à ne pas
accepter du feu de la part d’un inconnu. En effet des tueurs se prépareraient
à quitter Djibouti pour Bruxelles et un accident est si vite arrivé. Alhoumekani serait moins visé
actuellement ? Pourquoi ?

Canal
+ dispose-t-il d’autres informations. Y a-t-il une autre version de l’émission
qui serait plus longue et encore mieux documentée avec en particulier
d’autres témoignages des ‘barons’ du régime ?

Un bon journaliste qui
fait une investigation sérieuse, comme Bernard Nicolas et son collègue,
ramasse énormément d’information. Mais il ne publie pas tout
… pour deux raisons :

– les contraintes de temps.
Le reportage dure plus de trente minutes et pourtant on a l’impression qu’il
est court …. Il y avait tellement de choses à évoquer.

– la nécessité
d’assurer sa défense personnelle en cas d’attaque judiciaire. Il doit
être en mesure de prouver ses affirmations en utilisant d’autres témoignages.
On peut imaginer que d’autres ‘barons’ du régime aient parlé
eux aussi. Leurs enregistrements font partie soit des archives de Canal +
soit d’une hypothétique version longue du reportage, dont certains
évoquent l’existence…

L’affaire est désormais
lancée. Toute la presse française s’en fait l’écho !
Il sera plus diffcile de l’étouffer.

04/12/02 (B 174 / 2) Me Morice, dans une interview sur RFI, annonce qu’il a porté plainte contre Hassan Saïd et les anciens magistrats pour « subornation de témoins »

Dans l’entretien qu’il a accordé à RFI, Me Morice annonce qu’il aurait porté plainte devant le Tribunal de Grande instance de Paris, contre Hassan Saïd et les juges Leloire et Moracchini, pour tentative de subornation de témoins, sur la base de faits réels et de témoignages, y compris de policiers belges.

Par ailleurs Me Morice a annoncé que les expertises médico-légales concluaient à un assassinat du Juge Borrel qui aurait été frappé à la tête et au bras, dans un mouvement de protection. On peut conclure que ce n’est qu’une fois mort ou inconscient qu’il aurait été carbonisé.

La mise en cause de Guelleh et de ses proches semble maintenant inévitable et nous attendons les décisions qui seront prises par la Justice française.

La France aura-t-elle la capacité de reconnaître les erreurs passées et de s’engager dans la voie de la vérité ? Nous devrions le savoir très vite !

Madame Alliot-Marie continuera-t-elle à apporter un soutien financier à Guelleh et à son régime, sachant qu’il pourrait être considéré comme ayant une responsabilité dans la mort d’un juge français ?

Nous devrions le savoir dans les prochains jours.

A suivre