Articles

17/08/2012 (Brèves 019) L’équipe de l’ARDHD souhaite une très bonne fête de l’Aïd à toutes celles et tous ceux qui ont observé le Ramadan.

L’équipe de l’ARDHD souhaite une très bonne fête de l’Aïd à tous les musulmans du monde et plus spécialement à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens qu’ils soient au pays ou à l’étranger.

Elle espère que la sagesse l’emportera après ce mois béni de prières et de recueillement et que le dictateur Guelleh et son équipe, auraient pu prendre conscience des enseignements religieux et qu’ils les mettront en application, pour soulager la population djiboutienne et lui restituer ses droits les plus fondamentaux.

Malheureusement toutes les informations qui nous parviennent du pays ne laissent pas espèrer une évolution démocratique et équitable du régime dictatorial. Comme en Syrie, le dictateur a perdu toute légitimité et il s’accroche au pouvoir par la force, avec le soutien de ses obligés financiers.

28/01/2000 – Affaire BORREL: Dernière minute. Les juges d’instruction français Roger Le Loire et Marie-Paule Moracchini pourraient enfin se rendre à Bruxelles pour interroger le témoin

La justice française aurait enfin décidé d’interroger le militaire djiboutien, réfugié à Bruxelles, qui a mis en cause le Président Guelleh dans l’affaire du décès « suspect » du juge BORREL. Nous espérons que ces deux juges français ne sont pas missionnés pour « étouffer » l’affaire, comme ils l’ont déjà fait une première fois lors de leur déplacement à Djibouti. Dans leur rapport, ils affirmaient n’avoir rencontré aucun témoin sur place ! Et pourtant le juge Le Loire avait accepté l’invitation de M. Guelleh pour un repas dans son palais… Avait-t-il rencontré le témoin principal, sans le savoir, à cette occasion ?

28/01/2000 – Affaire BORREL: qui pourraient-être les deux étrangers cités par le témoin djiboutien ?

Nous avons été informés d’une rumeur, mais nous n’avons pas pu la vérifier. Selon cette rumeur qui circule à Djibouti, les deux étrangers cités par le témoin, pourraient être des Corses, « membres du réseau Romani ». M Romani personnage d’origine Corse a joué un rôle important à Djibouti et il aurait collaboré avec les « réseaux Pasqua ».

28/01/2000 – L’AFADD et l’ARDHD proposent Maître AREF pour l’attribution du Prix Ludovic TRARIEUX qui sera décerné par l’Institut des Droits de l’Homme du Barreau de Bordeaux.

Monsieur le Président
I.D.H.B.B.
Maison de l’Avocat
18-20, rue du Maréchal Joffre
33000 BORDEAUX

Tarbes, le 27 janvier 2000

Objet: I.D.H.B.B. Prix Ludovic Trarieux

Monsieur le Président et Cher Confrère,

J’ai l’honneur de proposer Me Mohamed Aref Mohamed pour le Prix Ludovic Trarieux de l’Institut des Droits de l’Homme du barreau de Bordeaux.

Me Aref, avocat au barreau de Djibouti, militant et défenseur des droits de l’homme, est victime depuis de longues années de la dictature de son pays.

Il a été l’une des chevilles ouvrières d’Amnesty International pour l’Afrique lors de la Conférence diplomatique de Rome qui a arrêté le statut de la Cour Pénale Internationale.

Radié du barreau dans le cadre d’un affaire monumentée de toute pièce par les autorités politiques et ordinales de Djibouti, il a été incarcéré durant 6 mois en 1999, après avoir subi le bagne en 1991.

Ses avocats français ont été privés de visa et d’autorisation de plaider malgré les termes de la convention de coopération judiciaire franco-djiboutienne et la présence d’un magistrat français auprès du ministre djiboutien de la Justice.

La Chancellerie et le Quai d’Orsay sont parfaitement au fait de cette situation mais n’interviennent qu’avec parcimonie et sans engagement aucun.

Bénéficiant d’une grâce présidentielle à l’occasion de l’accession au pouvoir de Ismaél Omar Guelleh, ancien directeur de cabinet du précédent président et ancien chef de la sécurité, il a été libéré le 9 mai 1999.

Me Aref, ne peut plus travailler et se voit déposséder de son passeport ce qui l’empêche de répondre à des propositions d’emploi à l’étranger.

Adopté comme prisonnier d’opinion par Amnesty International, l’Union Interparlementaire, l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme, le Conseil National des Barreaux de France etc…, Me Aref, en se voyant décerner ce prix, mettra son pays face à ses responsabilités, car il est à craindre qu’il ne soit pas autorisé à quitter le pays.

Marié et père de 4 enfants, Me Aref, franco-djiboutien, n’a pas obtenu satisfaction en s’adressant auprès de l’ambassade de France à Djibouti pour y être accueilli en sa qualité de Français, malgré son statut d’ancien enfant de troupes et son appartenance à une famille prestigieuse qui a donné de grands commis dont un ancien président du Conseil de Djibouti.

Une lettre ouverte signée par de nombreuses organisations de défense des Droits de l’Homme a été adressée au Premier Ministre Français pour en appeler à une décision politique de sa part.

Nous attendons vainement sa réponse.

Seul contre tous les pouvoirs, avec l’aide du peuple de Djibouti qui le soutient sans faillir, Me Aref parvient difficilement à survivre.

Lui qui n’a jamais ménagé son temps et ses revenus pour apporter son aide aux plus défavorisés, il connaît à présent auprès de ces-derniers la fraternelle chaleur de la solidarité des opprimés.

Je suis très heureux de pouvoir présenter la candidature de Me Aref, seule lumière de liberté sur le drapeau de son pays.

Dans l’attente de vous rencontrer,

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Bâtonnier et cher confrère, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Bâtonnier Roger-Vincent Calatayud
Président de la Commission des Droits de l’Homme
du Conseil National des Barreaux

————————————————————————————————————

ARDHD

Maître Favreau
Président
I.D.H.B.B.
Maison de l’Avocat
18-20, rue du Maréchal offre
33000 BORDEAUX

Paris, le 27 janvier 2000

Objet: Prix Ludovic Trarieux

Monsieur le Président,

nous avons le plaisir de vous soumettre la candidature de Me Mohamed Aref Mohamed pour l’attribution du Prix Ludovic Trarieux et nous nous associons à la démarche de Me R-V CALATAYUD, Président de l’AFADD.

Me Aref, avocat au barreau de Djibouti, militant et défenseur des droits de l’homme depuis de longues années a été la victime des régimes dictatoriaux qui se sont succédés à Djibouti. Il faut savoir qu’il est l’un des seuls avocats djiboutiens à avoir accepté de défendre les dossiers des victimes de la dictature et qu’il s’est ainsi opposé au régime …

En 1991-1992, il a été emprisonné à titre  » préventif  » dans un fortin en plein désert, pendant 24 mois, avant d’être relaxé par la Cour d’Assises de Djibouti devant laquelle il était inculpé de Complot, d’attaque d’une caserne, …

Il a été mandaté par Amnesty International pour représenter l’Association lors de la Conférence de Rome statuant sur la création de la Cour Pénale Internationale en 1998.

En 1999, il a été emprisonné de nouveau pendant quatre mois aux termes d’un procès en correctionnel dans une affaire montée de toutes pièces, où les soi-disant plaignants / victimes ne s’étaient même pas fait représenter. Il a été torturé pendant un mois, enfermé seul dans les toilettes de la prison (1 M2) sans toit, sous le soleil de Djibouti.

Ses avocats français ont été privés de visa et d’autorisation de plaider malgré les termes de la convention de coopération judiciaire franco-djiboutienne et la présence d’un magistrat français auprès du ministre djiboutien de la Justice.

Au lendemain de sa libération, il a été radié à vie du barreau et il ne peut plus exercer sa profession. Son Cabinet a été mis en liquidation judiciaire. Son passeport lui a été retiré, sa maison est cernée par la police et il ne peut plus se déplacer sans une escorte des services secrets. Il a échappé à deux attentats à l’arme blanche. Il est harcelé en permanence : convocation à la gendarmerie, téléphone sur écoute, pressions sur ses amis pour qu’il évitent de lui rendre visite, etc..

Il a été élu Vice-Président de l’UIDH en novembre 1999.

Seul contre tous les pouvoirs, avec l’aide du peuple de Djibouti qui le soutient, Me Aref parvient difficilement à survivre et l’attribution du Prix Ludovic Trarieux présenterait le triple avantage de renforcer sa crédibilité internationale, de lui assurer une protection à Djibouti et de reconnaître officiellement son action et son courage en faveur des opprimés.

Je suis très heureux de soutenir la candidature de Me Aref, aux côtés de l’AFADD et je suis à votre disposition pour vous apporter toutes les informations complémentaires qui vous seraient utiles.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Jean-Loup SCHAAL
Président

28/01/2000 – Affaire BORREL : le décès du magistrat aurait-il pu être classé comme suicide sur ordre de Paris ?

C’est ce que pense certain témoins. Ils affirment que M. Jean-Jacques MOULINE, le directeur de la coopération française à Djibouti (à l’époque du décés du juge BORREL) aurait agi après avoir reçu des ordres de Paris. Il aurait dit, d’après certains témoins : « C’est un suicide, j’ai reçu des instructions de Paris en ce sens ! »

27/01/2000 – ET PENDANT CE TEMPS LA, QUE FAIT LA FRANCE ?

En continuant à soutenir le régime djiboutien,
‘attitude de la France soulève de nombreuses questions.

Un juge français aurait pu avoir été assassiné sur ordre d’un Président de la République en exercice.
J’emploie le conditionnel par prudence, pour éviter une action en diffamation, car tout le monde sait bien que le juge BORREL ne s’est pas suicidé. Il suffirait de reprendre les conclusions de l’expert médical qui tenait à peu prés ce langage : « Il est impossible qu’un homme qui se suicide en mettant le feu à sa voiture, n’ait aucune trace de gaz toxique dans les poumons ..: » (N’étant pas médecin et n’ayant pas le rapport sous les yeux, vous me pardonnerez si je commets quelques erreurs médicales).

Le Gouvernement de ce pays ami est largement subventionné par les impôts des Français. Cela ne l’a pas empêché de développer une campagne de communication odieuse à l’égard de notre pays. En plus, il insulte gravement la veuve du juge en suggérant / affirmant qu’elle aurait mené une vie dissolue …

L’Ambassadeur de France a reçu de la part des parlementaires djiboutiens une protestation rédigée dans des termes peu diplomatiques, en tout cas inacceptables.

Et pourtant, e Ministre de la Coopération qui s’exprimait le 19 janvier devant la Commission des Affaires Étrangères de l’Assemblée Nationale française ne semble pas troublé. Ses propos pourraient laisser penser qu’il suggérerait même aux médias / aux hommes politiques « de calmer le jeu », car Djibouti réagi vivement !!!

L’affaire a été confiée à la justice (TGI de Paris) qui (selon le ministre et comme d’habitude) n’a reçu aucune instruction …

Le témoin réfugié en Belgique n’a toujours pas été interrogé par les autorités judiciaires françaises, (à notre connaissance) … Et pourtant il semble que son témoignage puisse avoir une grande importance … et qu’il y aurait tout intérêt à le vérifier.

Mais il est vrai que le juge Le Loire lors de son déplacement à Djibouti a affirmé qu’il n’avait rencontré aucun témoin … même lorsqu’il était reçu chaleureusement par M. Guelleh dans son propre palais ?

La complaisance des autorités françaises à l’égard du régime dictatorial et sanguinaire de Djibouti devrait avoir des limites : eh bien non, pour elles, les limites ne sont pas encore atteintes !
M. Guelleh peut donc continuer, en toute impunité, à violer les Droits de l’Homme, à emprisonner les opposants, à harceler leurs familles et à torturer. Pour la France, il n’a pas encore dépassé la ligne jaune : il a encore de la marge.

Méfions-nous, une personnalité comme celle de M. Guelleh cherchera toujours à aller plus loin, pour tester ses partenaires et pour repousser le point de rupture. Il multipliera les provocations, les arrestations extra-judiciaires, les emprisonnements administratifs, les accords avec d’autres pays qui sont en contradiction avec ceux qui unissent la France et Djibouti, etc…

Jusqu’où ira-t-il ?

Si nos hommes politiques n’ont pas le courage d’y mettre un terme. Et pourtant, leur devoir n’est-il pas aussi de protéger un peuple ami de la France, qui est opprimé par une dictature féroce et dénoncée de toutes parts.

Le régime djiboutien est unanimement condamné par toutes les ONG ; il a fait l’objet (exemple unique dans les annales) de trois condamnations au Parlement Européen. On s’acheminerait même à terme vers un gel de toutes les subventions européennes (comme cela est le cas pour le Togo).

Je le répète : Que fait la France ? Il faudra bien mettre un terme aux exactions. Alors pourquoi attendre, puisqu’il faudra le faire un jour ?

ARDHD

27/01/2000 – LDDH: discriminations administratives et ethniques dans l’application du droit constitutionnel à la nationalité.

Le Président : Noël Abdi Jean-Paul
Siège : Quartier V, boulevard de Gaulle n° 66
B.P. : 74 Djibouti, République de Djibouti
Bureau Tel : 253 357 804
Domicile Tel/Fax : 253 358 007

Djibouti, le 25 janvier 2000

NOTE D’INFORMATION N°2/LDDH/00

LE DROIT A LA NATIONALITÉ

Dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et dans la Constitution djiboutienne, il est clairement stipulé le Droit à la Nationalité.

Art 15 :
1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Le service de la population, à qui des individus se sont adressés pour obtenir une carte d’identité djiboutienne au vu de leur certificat de nationalité délivré par le Juge de la nationalité, a été prié de ne plus faire de demande de carte d’identité, ni de passeport.

Quand le Juge prononce une peine de prison contre un individu donné, on s’empresse illico presto d’exécuter la sentence en emmenant l’individu à la prison de Gabode.

Les personnes dont il s’agit sont en grande majorité d’ethnie Gadabourci, Issack, autres Somalis et Métisse franco-djiboutien. Il y a là, à notre sens, une discrimination flagrante, et la Ligue Djiboutienne des Droits Humains s’élève contre ces discriminations et demande au Ministère de l’Intérieur de donner droit aux demandes justifiées.

La Ligue djiboutienne suivra de très près ces nouvelles discriminations insupportables qui portent atteinte à la dignité humaine de vrais citoyens.

Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(L.D.D.H.)
Le Président

26/01/2000 – L’ACHARNEMENT DU POUVOIR DJIBOUTIEN CONTRE LE PRÉSIDENT DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS. NOUVELLE INTERPELLATION LE 25/01/2000

Jean-Paul Abdi est le Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains. Ancien député, il continue son action en dépit de toutes les pressions que le Gouvernement Djiboutien fait peser sur lui : arrestations hebdomadaires, parfois plus, menaces. Le 25 janvier, il a été de nouveau inquiété par la Police.

Que fait donc Jean-Paul ABDI de « si répréhensible » ?

Il publie des communiqués et des appels :

pour informer sur la situation des Droits de l’Homme à Djibouti,

pour demander la paix, afin d’épargner la vie des enfants innocents et des civils,

pour demander une assistance médicale afin de lutter contre une mystérieuse épidémie qui fait des ravages dans le NORD.
Ces appels sont repris par notre association et ils peuvent être consultés dans les différents numéros de LA LIBERTÉ

BIEN SUR, TOUT CELA EST HAUTEMENT CONDAMNABLE !!!!

nous saluons le courage exceptionnel de Jean-Paul Abdi et ses actions en faveur des Droits de l’Homme, de la Paix et de la Liberté.