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11/12/2013 (Brève 332) Nous mettons à la disposition des lectrices et lecteurs du site, le texte intégral de la déclaration finale publiée à la fin du sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique

Le document peut-être téléchargé en format Pdf en cliquant sur ce lien

13/01/06 (B332-B) Radio-Trottoir : Guelleh se plaint de Chirac ! La BBC mondialise la plainte de Guelleh devant la CIJ, en dépit du fait qu’elle est déjà caduque !!! (Correspondant)

Kuti geya forok haw iyya (proverbe afar)
(Chien gâté fait trop de bruit)

Depuis mercredi dernier, les Djiboutiens commentent largement les derniers soubresauts de l’affaire Borrel, pardon, de l’affaire du juge français retrouvé mort à Djibouti en octobre 1995. Tout aurait commencé mercredi soir, quand la BBC en langue somalie a annoncé une plainte de Djibouti contre la France auprès de la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye.

Le service somali de la BBC, capté sur FM à Djibouti, a réalisé un scoop en divulguant cette information avant les médias djiboutiens. Pourquoi cette radio internationale, bien écoutée à Djibouti, a-t-elle eu la primeur d’une décision officielle du gouvernement djiboutien ?

Pour essayer de comprendre cette nouveauté, un petit retour en arrière s’impose : il y a plus de deux semaines, une vieille djiboutienne, nomadisant dans la région du Mont Moussa Ali, serait venue à Djibouti-ville après avoir tardivement appris que des civils ont été tués par la police fin novembre à Arhiba. Une fois sur place, elle a été rassurée sur le sort de ses proches qui sont tous bien vivants, même si d’autres malheureux ont effectivement été tués le mercredi 30 novembre 2005. Son petit-fils, cadre au chômage depuis plusieurs années, lui aurait demandé : « grand-mère, qui t’a appris que des civils ont été tués à Arhiba ? » Elle lui aurait répondu : « je n’ai pas de poste radio, mais des voyageurs en provenance de Djibouti m’ont appris cette triste nouvelle. »

Si le dossier de la médiatique affaire Borrel intéresse tant de Djiboutiens, c’est parce que les médias publics ont tant parlé de cette triste histoire du juge français, retrouvé mort au Goubet le 19 novembre 1995.

Que la BBC et surtout son service somali s’en saisissent à nouveau maintenant ne peut que servir le pouvoir djiboutien aux abois. Dans tous les cas, il faut espérer que les crimes du régime djiboutien contre ses propres civils depuis plus de 20 ans, seront bientôt à la une de la presse internationale et des radios étrangères.

La BBC, prompte à « mondialiser » la plainte de Guelleh contre la France au sujet de la mort d’un seul homme, serait bien inspirée de suivre le mouvement planétaire ce jour-là. Puisse la vérité éclater au grand jour et éclairer le monde silencieux des criminels de tout poil, fussent-ils des chefs d’Etat. Après Pinochet et Hissène Habré…

13/01/06 (B332-B) Guelleh, encore « planté », parce qu’il se moque du Droit ! Il semble à la lecture des notes de la CIJ, que Guelleh ait mal apprécié, une nouvelle fois, les règles de droit et que son action en Justice contre la France, devant la CIJ, tombe à l’eau …. ! Ca doit le surprendre lui, qui est habitué à ce que la Justice lui obéisse, mais uniquement à Djibouti. (Lecteur)

__________________________________ Lecteur

Tant qu’un Etat ne reconnaît pas la competence de la cours au fin de l’affaire, aucune procédure judiciaire ne peut être effectuée contre cet Etat. Dans la cas de la france, la mafia locale djiboutienne vient encore de se tromper.

Lisez en bas, le communiqué da la Cour Internationale de Justice (Lecteur)

______________________________________ ADI

Djibouti-(ADI)- 12 Janvier 2006-Le ministre djiboutien des affaires étrangères et de la coopération internationale Mahamoud Ali Youssouf a fait ce matin une déclaration au sujet de l’affaire Borrel qui perdure depuis une décennie.

Expliquant les raisons qui ont amené la République de Djibouti à saisir la Cour Internationale de Justice (CIJ), le chef de la diplomatie djiboutienne a estimé que ce recours est une procédure normale quand deux pays n’arrivent pas à s’entendre sur un dossier donné.

Selon le chef de la diplomatie djiboutienne, le refus de transmettre aux autorités judiciaires djiboutiennes un certain nombre de dossiers et d’informations relatives à l’affaire Borrel constitue une « violation des obligations internationales de la France découlant de la convention de coopération judiciaire en matière pénale entre la France et Djibouti en date du 27 septembre 1986 ».

« C’est pourquoi nous avons opté de saisir la Cour Internationale de Justice qui doit se prononcer une fois pour toute afin que cessent les propagandes véhiculées par certains medias français sous l’impulsion de la veuve Borrel et de ses avocats » a-t-il poursuivi.

Mahamoud Ali Youssouf a également rappelé que « le gouvernement français a été informé depuis déjà quelques temps de ce recours à la CIJ et d’après notre analyse, a-t-il dit, la réaction d’hier du gouvernement français a été assez équilibrée ».

« Concernant ce recours, nous avons fait appel à des avocats mais également des magistrats qui défendront notre dossier » a précisé Mahamoud Ali Youssouf.

« Nous ne pensons pas que ce recours puisse influer négativement sur les relations d’amitiés qui existent entre Djibouti et paris » a-t-il souligné.

____________________________________ CIJ

(10/01/2006) Cour internationale de Justice

Communiqué de presse 10/01/2006

La République de Djibouti saisit la Cour internationale de Justice
d’un différend qui l’oppose à la France

LA HAYE, le 10 janvier 2006. La République de Djibouti a saisi la Cour internationale de Justice (CIJ) d’un différend qui l’oppose à la France au sujet d’une prétendue violation par cette dernière de ses «obligations internationales se rattachant à l’entraide judiciaire en matière pénale» dans le cadre de l’enquête sur le décès, à Djibouti en 1995, du magistrat français Bernard Borrel.

Dans une requête déposée le 9 janvier 2006 au Greffe de la Cour, Djibouti explique que l’objet du différend porte sur «le refus des autorités gouvernementales et judiciaires françaises d’exécuter une commission rogatoire internationale concernant la transmission aux autorités judiciaires djiboutiennes du dossier relatif à la procédure d’information relative à l’Affaire contre X du chef d’assassinat sur la personne de Bernard Borrel».

Djibouti soutient que ce refus constitue une violation des obligations internationales de la France découlant du traité d’amitié et de coopération signé entre les deux Etats le 27 juin 1977 et de la convention d’entraide judiciaire en matière pénale entre la France et Djibouti en date du 27 septembre 1986. Djibouti indique encore qu’en convoquant certains ressortissants djiboutiens jouissant d’une protection internationale (dont le chef de l’Etat) en qualité de témoins assistés dans le cadre d’une plainte pénale pour subornation de témoin contre X dans l’affaire Borrel, la France a violé son obligation de prévenir les atteintes à la personne, la liberté ou la dignité de personnes jouissant d’une telle protection.

La République de Djibouti entend fonder la compétence de la Cour sur le paragraphe 5 de l’article 38 du Règlement de la Cour et est «confiante que la République française acceptera de se soumettre à la compétence de la Cour pour le règlement du présent différend». Aux termes de cet article :

«Lorsque le demandeur entend fonder la compétence de la Cour sur un consentement non encore donné ou manifesté par l’Etat contre lequel la requête est formée, la requête est transmise à cet Etat. Toutefois elle n’est pas inscrite au rôle général de la Cour et aucun acte de procédure n’est effectué tant que l’Etat contre lequel la requête est formée n’a pas accepté la compétence de la Cour aux fins de l’affaire.»

Conformément au paragraphe 5 de l’article 38 du Règlement de la Cour, la requête de la République de Djibouti a été transmise au Gouvernement français. Toutefois, aucun acte de procédure ne sera effectué tant que la France n’aura pas accepté la compétence de la Cour en l’espèce.

___________ Département de l’information :
Mme Laurence Blairon, chef du département de l’information
(+ 31 70 302 23 36)

MM. Boris Heim et Maxime Schouppe, attachés d’information
(+ 31 70 302 23 37)

Adresse de courrier électronique :
information@icj-cij.org

13/01/06 (B332-B) Message d’Abdallah Deberkalleh de Dubaï.

Dubai 12 Janvier 2006

Chers freres et soeurs Arhotabbiens (nes)….

Ciid mubaarak kulu caam wa antum bikhayr, itaqalallaahu minaa wa
iyaaku… Aamiin … aussi je vous adresse mes voeux de bonne annee pour ce nouvel An 2006 : sante, paix, prosperite a tous mes freres et soeurs ( de l’interieur et de l’exterieur ) …Amii ..Wa Towfiq …/…

Je suis à DUBAI depuis 1 semaine pour mes affaires et sur invitation de mes amis commerçants de DUBAI afin de concrétiser un contrat de représentation commercial ( import-export Europe – DUBAI ). Je compte rentrer à Paris la semaine prochaine si Dieu me le permet et une fois signé mon contrat …/…

…/… Mais chers frères et soeurs, je viens d’apprendre que depuis le 10/01/2006, le PROCUREUR de LA REPUBLIQUE de Djibouti DJAMA SOULEIMAN est arrivé à DUBAI en mission ( semi-officielle ) de travail …..

Pour quel motif ???

Et surtout au moment même où je me trouve à DUBAI sur invitation de mes amis Somaliens et KENYANS … je n’en sais strictement rien …

GOD KNOWS ???

En ce qui me concerne, je continuerai mon travail car je n’ai rien à cacher ni rien à me reprocher ( malgré le MANDAT d’Arrêt INTERNATIONAL lancé par le Procureur de Djibouti et le President GUELLEH contre ma personne…. pour le seul motif d’avoir denoncé l’assassinat collectif de mes frères afars tués au Somaliland.

Je persiste, signe et je le maintiendrai même au péril de ma vie, car c’est mon devoir de citoyen Djiboutien de dénoncer ce crime " odieux " tant que les auteurs n’ont pas ete arrêtés et traduits devant la Justice. Le seul que je crains et qui a ma destine entre ses mains c’est notre Seigneur tout puissant….

TAWAQAL ALLAALAH WA BE TOWFIQ..Amiin ./.

Mes chers freres et soeurs j’espère que vous avez compris les raisons qui m’ont poussé à rendre PUBLIC mon voyage d’affaire à DUBAI. J’ai confiance dans les autorités de ce pays ainsi qu’en son EXCELLENCE SHEIK MAKTOUN BEN RACHIDE. Mais au cas ou il m’arriverait quelque chose d’imprévu sur le plan " OFFICIEUX ", il vaut mieux prévenir que guérir …

Votre frére de lutte :
Abdallah DEBERKALEH
Tel : 00 971 50 7055 109 ( mon portable )

12/01/06 (B332-B) Communiqué de l’Association Afar en Angleterre à l’occasion de la fête de l’Aïd. (En anglais)

AFAR
AFAR COMMUNITY ASSOCIATION IN UK

P.O. Box: 432 69 London E14 7WL
Telephone & Fax No: 020 7377 6353
E-mail: afar_community@hotmail.com

Voeuw

As the Islamic World & Muslim Communities welcomes the advent of Eid El Ad’ha,

I would like to take this greet opportunity to extend to the Afar & Islamic World my heartfelt congratulations, along with my best wishes for good health and happiness. I see this auspicious occasion, which shows Muslims the values of sacrifice, obedience to God, and self-denial, as an opportunity for them to realize the strength of their unity and of the bonds of solidarity that unite them. May Allah The Almighty show us, as leaders and peoples, the right path in our endeavour to attain further economic and social development and prosperity for our people and to safeguard their land, dignity, identity and heritage.

Regards

Mr. Abdou Youssouf
President of Afar Community Association in UK


12/01/06 (B332-B) Publication, pour information, de l’Appel de l’ACAT (Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) de novembre 2005, en soutien à l’action de Mme Borrel. (Info correspondante)

APPEL URGENT

Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture
Mardi 8 novembre 2005

Appel urgent n°82
France / Djibouti

L’affaire Borrel piétine

Intervenir avant le 28 novembre 2005

Le 19 octobre 1995, le cadavre, à moitié calciné, de Bernard Borrel, magistrat français, est retrouvé au pied d’une falaise à Djibouti. Le jour même et alors qu’aucune autopsie n’a été effectuée, le chef de la mission de coopération française envoie un télégramme diplomatique annonçant que « Monsieur Borrel a mis fin à ses jours ».

Le magistrat français enquêtait sur différentes affaires – trafics d’armes, attentat du café de Paris – dans lesquelles était impliqué le prés ident actuel, Ismael Omar Guelleh, alors chef de cabinet de son oncle, le chef d’Etat Hassan Gouled Aptidon.

L’affaire aurait pu en rester là si la femme de Bernard Borrel, Elisabeth Borrel – qui n’a jamais cru à la thèse du suicide – ne s’était pas battue pour connaître la vérité.
Sans doute par crainte de perdre une base militaire française et une capacité d’intervention dans une zone sensible sur le plan géopolitique, les autorités politiques françaises ont multiplié, pendant 10 ans, pressions et manipulations pour empêcher qu’éclate la vérité. Malgré cela, la thèse de l’assassinat de Bernard Borrel a finalement été confirmée par des expertises médico-légales, ordonnées par les autorités françaises, en 2003.
———————-

Un meurtre déguisé en suicide

Dès février 1997, plusieurs légistes français doutent du suicide de Bernard Borrel.

Aucune trace de suie n’est décelée dans les poumons de la victime, ce qui signifie que la victime ne respirait plus au moment de la combustion. Par ailleurs, la présence très importante de liquide inflammable sur le haut du corps de la victime, et la quasi-absence de ce liquide sur le bas du corps, mettent en doute la thèse de l’auto-aspersion. Si Bernard Borrel s’était auto-aspergé d’essence, debout, comme le prétend la thèse officielle, davantage de pétrole aurait été retrouvé sur ses jambes.

En juin 2003, le corps de Bernard Borrel est exhumé. De nouvelles expertises médico-légales sont effectuées. Les toxicologues découvrent sur la victime la présence de deux liquides inflammables. Or sur les lieux du drame, un seul jerrycan d’essence a été retrouvé. L’absence d’un second récipient prouve que Bernard Borrel n’était pas seul au moment de sa mort. Les légistes découvrent sur la victime une fracture du bras (réflexe de défense) et un traumatisme crânien provoqué par un instrument tranchant. Des résidus de cannabis sont par ailleurs retrouvés dans la poche du short de Bernard Borrel. Or les analyses de cheveux prouvent qu’il n’en a jamais fumé. La présence de cannabis conforte la thèse d’une mise en scène : faire croire qu’il s’était drogué avant de se suicider.

Le mobile du meurtre

En 1990, un attentat est commis au Café de Paris, à Djibouti. L’enfant d’un militaire français est tué. Le juge Roger Le Loire est saisi de l’instruction. En 1994, il fait appel à Bernard Borrel, pour l’aider dans l’enquête. Selon des témoins djiboutiens, le magistrat français aurait découvert l’implication du président Guelleh dans cet attentat et dans un trafic d’armes. Cela pourrait expliquer son assassinat.

Les intérêts français à Djibouti

Djibouti abrite depuis des décennies la plus importante base militaire française en Afrique (2.800 hommes), ainsi qu’une énorme station d’écoutes captant toutes les communications du Proche-Orient. Jusqu’à peu, l’aide financière de la France représentait environ 60 % des ressources de Djibouti. Mais depuis les attentats du 11 septembre 2001, la France est vivement concurrencée dans son « pré-carré ».

La position géostratégique privilégiée de Djibouti – au coeur de la Corne de l’Afrique et en face de la péninsule arabique – dans la guerre contre le terrorisme est convoitée par plusieurs armées occidentales. Des militaires européens allemands, espagnols, italiens y sont implantés. Une base militaire américaine a été créée en 2001, permettant à 1.500 « marines » de s’entraîner en terrain désertique.

La présence d’un port et d’un aéroport modernes ont également permis à l’armée américaine de mettre en place un système régional de veille maritime et aérienne, pour tenter d’empêcher l’infiltration d’éléments du réseau Al-Qaida sur les côtes yéménite, somalienne o u kényane. Bénéficiant du soutien appuyé des américains (octroi d’une rente de 31 millions de dollars par an en échange de la présence américaine sur le sol djiboutien ; visite du président Ismaïl Omar Guelleh à Washington, en janvier 2003),

Djibouti est en mesure de revoir ses alliances, si la France ne met pas un terme aux demandes d’audition répétées de la justice de plusieurs hauts responsables djiboutiens sur l’affaire Borrel. Se pourrait t-il, que par crainte de perdre une base militaire française et une capacité d’intervention dans une zone sensible sur le plan géopolitique, les autorités françaises aient été tentées de maquiller ce crime en suicide ?

Une volonté d’étouffer l’affaire ?

La progression de l’instruction est régulièrement entravée, depuis près de 10 ans, par des blocages et des pressions émanant directement des autorités françaises : différentes procédures visant les avocats d’Elisabeth Bor rel, le Syndicat de la magistrature français et des témoins décisifs ayant osé impliquer l’entourage présidentiel djiboutien.

Le 29 janvier 2005, alors que la juge Sophie Clément, en charge du dossier, fait connaître son refus de transmettre le dossier Borrel aux autorités djiboutiennes – estimant que cette demande est un détournement de procédure – le ministère des Affaires étrangères assure qu’une copie du dossier d’instruction sera transmise à la justice de Djibouti.

Bien que le Syndicat de la magistrature ait dénoncé « une nouvelle immixtion inadmissible de l’exécutif dans le cours de l’instruction judiciaire concernant l’assassinat du juge Borrel » et saisi le Conseil supérieur de la magistrature, cette violation du principe de la séparation des pouvoirs n’a suscité aucun rappel à l’ordre du Garde des sceaux de l’époque, Dominique Perben.

Le 17 mai 2005, à l’occasion d’une réception donnée par la France pour le chef de l ‘Etat djiboutien, le président français a même réaffirmé son soutien au président Guelleh et a rappelé la justice à l’ordre, en insistant sur la durée excessive de cette procédure. Alors que le président Guelleh est convoqué comme témoin par la justice française, le Quai d’Orsay a fait savoir qu’il était normal qu’il ne réponde pas à cette convocation compte tenu de son immunité de chef d’Etat.

L’Etat français tente également de restreindre la liberté d’expression des journalistes sur les développements de l’affaire Borrel via les autocensures de Radio France International sur ce sujet et via la multiplication des poursuites pénales visant les journalistes et les organes de presse (Libération, Le Monde, Golias, Canal plus, Canard enchaîné), « coupables » de s’être écartés de la thèse officielle du suicide qui a prévalu jusqu’en juin 2000.

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Modèle de courrier à adresser à :

Monsieur Dominique de Villepin
Premier ministre
Hôtel de Matignon
57, rue de Varenne
75700 Paris
Fax : 01.45.44.15.72

Ci-joint une proposition de lettre, que vous pouvez adresser telle quelle, datée et signée, sans oublier vos nom et adresse, ou réécrite à votre manière, sous lettre à 0,53 euros ou par fax.

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Monsieur le Premier ministre
Hôtel de Matignon
57, rue de Varenne
75700 Paris

Monsieur le Premier ministre,

Membre de la l’ACAT-France, je suis sérieusement préoccupé(e) par l’affaire Borrel. Depuis près de 10 ans, la multiplication des blocages et des pressions émanant du gouvernement français, entrave la progression de l’instruction judiciaire, empêchant ainsi toute la vérité sur cette affaire.

Plusieurs journalistes et organes de presse, qui se sont écartés de la thèse officielle du suicide qui a prévalu jus qu’en juin 2003, font l’objet de poursuites pénales.

Tout doit être entrepris pour permettre à la juge d’instruction, Sophie Clément, de poursuivre ses investigations, sans avoir à redouter des pressions de la part du gouvernement.

La liberté d’expression des journalistes dans cette affaire ne peut être remise en cause et Madame Borrel a droit à connaître toute la vérité.

Je vous demande de lever les obstacles qui jalonnent la procédure, notamment en remettant au juge d’instruction la totalité des documents émanant des services de l’Etat et pouvant avoir un lien avec cet assassinat.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de ma haute considération.

12/01/06 (B332-B) Réponse (embarassée ?, semble-t-il !) du porte-parole du Quai d’Orsay lors du dernier Point de Presse, en réponse aux questions sur le dépôt par Djibouti d’un recours devant la CIJ dans le cadre de l’affaire Borrel (Info lecteur)

Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères



Point de presse du 11 janvier 2006



1 – FRANCE/ALLEMAGNE

2 – FRANCE/POLOGNE

3 – ETHIOPIE/ERYTHREE

4 – IRAK

5 – VENEZUELA

6 – AFFAIRE BORREL/DJIBOUTI



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(….)



3 – ETHIOPIE/ERYTHREE



La France soutient la décision du gouvernement des Etats-Unis de
dépêcher prochainement une mission en Ethiopie et en Erythrée visant à faire
avancer le processus de démarcation de la frontière entre les deux pays qui est
toujours dans l’impasse.



La France rappelle son attachement aux accords de paix d’Alger
dont la mise en oeuvre intégrale est fondamentale pour l’équilibre de la Corne
de l’Afrique, région importante et fragile.



Elle engage les deux pays à appliquer sans délai la décision de
la Commission arbitrale d’avril 2002, dont le caractère final et obligatoire ne
saurait être remis en cause, et à régler leurs différends.



(…)





6 – AFFAIRE BORREL/DJIBOUTI



(Djibouti a saisi la Cour internationale de Justice, quelle est votre réaction ?)



La France a bien pris note du communiqué de presse de la Cour
Internationale de Justice du 10 janvier. La requête de Djibouti auprès de la
CIJ n’a pas encore été formellement transmise à la France par la Cour. Dès
qu’elle nous aura été officiellement transmise, elle fera l’objet d’un examen
attentif./.

11/01/06 (B332-B) Compte-rendu du meeting du 10 janiver 2006 à Djibouti (Source ARD)

Message de l’ARD
Le site de l’ARD, qui n’avait pas été mis à jour depuis plusieurs mois, a été réactivé et il peut être consulté à l’adresse : http://www.ard-djibouti.org/
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Meeting à l’appel de l’UAD à Djibouti pour l’Aid-el-Adha

A l’appel du Président de l’UAD Ismaël Guedi Hared dans son communiqué du dimanche 8 janvier, le meeting de l’opposition nationale s’est tenu ce mardi béni de l’Aid el Adha du 10 janvier 2003 à partir de 16h30 dans l’avenue Nasser.

Les dirigeants de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), du Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD) et de l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ) étaient présents aux côtés de militants venus nombreux sur les lieux.

Le Secrétaire général adjoint du MRD a prononcé le premier un discours sur un ton dont il a seul le secret, il a dénoncé avec force l’absence de l’Etat de droit et exhorté ses compatriotes à se défendre afin de mettre un terme à la dégradation de leurs conditions d’existence.

Pour l’ARD, Cassim Ahmed a brièvement attiré l’attention des auditeurs sur un point essentiel : il est difficile de parler de politique et de vie politique pacifiée sur un terrain où le pouvoir n’hésite pas à massacrer d’innocents civils.

Pour sa part, M. Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de l’ARD, a rappelé la disposition de toute l’UAD à participer à toute consultation électorale, dont les prochaines régionales, pour peu que les exigences posées par l’UAD soient prises en compte par le régime.

Par ailleurs, le récent scandale relatif à l’octroi, moyennant argent, de pièces d’identité djiboutienne à des étrangers impliqués dans des actions terroristes en Europe a également été abordé par M. Adan. Il a ainsi révélé que la communauté internationale était sidérée par ce régime djiboutien qui prive certains de ses concitoyens de la nationalité djiboutienne et qui n’hésite pas à vendre des passeports djiboutiens à des étrangers peu recommandables : cas unique dans les annales, de mémoire de Djiboutien.

Le Président Ahmed Youssouf a ensuite pris la parole pour longuement exhorter ses compatriotes à un sursaut de militantisme : « la survie de ce régime ne tient qu’à l’inaction et à l’apathie des uns et des autres », a rappelé le Président de l’ARD.

Enfin, le Président de l’UAD, M. Ismael Guedi Hared a clôturé le meeting par un discours dans lequel il a réfuté toute possibilité de compromission électoraliste avec ce régime. De même, il a lancé un vibrant appel à l’unité d’action de toutes les forces d’opposition, qui doivent redoubler d’effort et de vigilance pour mettre un terme à un régime dont la fin de règne est visible pour tous nos concitoyens.

Le meeting s’est dispersé dans un calme plein de résolutions citoyennes et militantes pour l’année 2006.