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19/03/2014 (Brève 376) IOG: Le symbole du vide politique (par Mohamed Qayaad)

La servitude n’est ni moins haïssable ni moins condamnable quand elle se dit ou se croit volontaire.

Je suis véhément, j’ai la rage au cœur et je n’arrive pas à comprendre qu’IOG qualifie l’USN “ des associés du diable” ,“des terroristes”, “des menteurs” dans son dernier discours du 04 Mars 2014.

Mais ce qui était étrange et décourageant, c’est que, passé la frayeur initiale, cette première proclamation solennelle d’une détermination meurtrière nouvelle déchaîna dans toute la république de Djibouti une vague de discussions et de débats non pas sur la question de l’USN , mais sur le «  MoDeL». Un truc que les Umpistes  ont employé depuis avec succès dans nombre d’autres questions: en menaçant de mort un pays, un peuple, un groupe humain, ils ont fait en sorte que son droit à l’existence, et non le leur, fût soudain discuté par tous – autrement dit, mis en question.N’insistons pas!

Les Rppistes se laissaient séduire par le discours fallacieux et sans preuves, les jeux de langage vides de sens, mais qui captaient par l’émotion.  

Là encore, nous sommes dans l’anathème : nous avons affaire à une accusation gratuite, sans que soit apporté le moindre élément à charge. Lorsqu’on accuse quelqu’un de mentir, a fortiori de mentir  » souvent « , il est préférable de citer les propos jugés mensongers, et d’apporter les éléments qui prouvent qu’ils sont mensongers.

L’argument fait sourire, certes. Au moins essaie-t-il, même maladroitement, de ne pas nier cet aspect incontestable des indices.

Ah! Ce mépris du djiboutien, à qui on raconte des sornettes qu’on ne prend surtout pas le temps de vérifier!

Par ce rapprochement, quelle idée a-t-il voulu transmettre ? Un dogmatisme aveugle en a décidé autrement. La démonstration de cette fameuse similitude thématique tourne à l’insupportable pêle-mêle quand, elle désinforme délibérément.Notre mythomane en est l’illustration parfaite.

La manipulation est plus subtile, elle tient dans la description d’une réalité volontairement tronquée et parcellaire qui nie singulièrement l’information.

Il use de méthodes inadmissibles à l’encontre de tous ceux qui critiquent un tant soit peu ses thèses.Mais j’ai beau avoir du mal à comprendre ce que l’USN peut bien avoir à faire dans la mouvance présidentielle, l’entreprise de diabolisation dont elle fait l’objet me soulève le cœur, car elle surfe sur les fantasmes d’invasion les plus malsains et les plus délirants .Car, pour démontrer sa thèse, tous les moyens sont bons, y compris la mauvaise foi, la calomnie et l’approximation, qu’il est en passe d’élever au rang des beaux-arts.

Le grand philosophe Kant avait noté en son temps, déjà, que le respect supposait la reconnaissance de l’autre, surtout lorsqu’il vous est très différent.

Mais qu’importe : la cause est entendue. Il faut bien constater que, de plus en plus, pour les agitateurs enragés de l’épouvantail ethnico-tribal, la vérité et les faits n’ont strictement aucune importance.

Son discours pullule des adjectifs  » haineux  » et des exp​ressions à faire frémir , à faire froid dans le dos, à glacer le sang.

Par sa virulence, une telle déclaration choque et consterne. Sont-ce là les mots d’un homme nourri d’une volonté de pacification? Au lieu de cela, son discours, par ses thèses grossièrement alarmistes, par les préjugés et l’ignorance qu’il traduit, ne fait qu’alimenter activement le ressentiment justifié de ladite opposition – alimenter, donc, ce qu’il prétend combattre. Bref, ces propos inconsidérés sont une claire incitation à la violence.

Ce sensationnalisme digne des pires feuilles de chou populistes ne répugne pas, à l’occasion, à utiliser le vocabulaire caractéristique de toutes les bonnes vieilles théories du complot.Ne cherche-t-il pas à designer l’USN à la vindicte des djiboutiens? En vain!

Mais il y a plus grave. L’art véhiculant nettement les idéologies racistes est ainsi banalisé dans sa confrontation avec tout le reste.Que décider? Le spectateur non averti est incapable de trancher.

Tour de passe-passe qui, en mélangeant les situations historiques différentes, aboutit à estomper toute l’action mortifère de la propagande ioguiste! 

Ainsi s’ajoute à l’idée nauséabonde à la base de son projet une audace remarquable qui se vautre avec délectation dans la démesure et l’outrance aussi bien par sa forme que son fond. Les jolis cœurs adeptes du langage châtié de Shakespeare deviennent des psychopathes, nymphomanes, zombies, tueurs sanguinaires.

Un tel paradoxe n’émeut guère IOG : « Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais », voilà qui résume son attitude.

IOG a ainsi mis en application sa tactique révolutionnaire du mensonge systématique. Cette tactique consiste à faire toutes les promesses qu’attendent les djiboutiens sans jamais avoir eu l’intention de les tenir.

Affirmer une chose tout en faisant le contraire était chez lui une habitude, voire une manière de vivre.

Les djiboutiens ne savaient pas qu’ils avaient donné le pouvoir à un fanfaron. C’est qu’ils ne pouvaient pas imaginer qu’un homme puisse mentir avec autant d’aplomb dans absolument tout ce qu’il disait.

Quelle cause peut-elle servir? Quelle vérité fait-elle avancer? Quel mensonge dénonce-t-elle? Quelle injustice répare-t-elle? Où est le dialogue?

Quel est le problème soulevé, aux rppistes ? Si ce n’est de bien illustrer l’ensemble des clichés véhiculés à l’encontre de l’USN: terrorisme, misogynie, obscurantisme, fanatisme.

Il y a ici une mise en place habituelle d’un flou malsain et empoisonneur. On provoque un brouillard chaotique cherchant à embrouiller, à paralyser la réflexion, à instaurer la confusion jusqu’au délire, occultant ainsi -consciemment ou inconsciemment- les conséquences ravageuses des négociations par la minorité mafieuse djiboutienne.

IOG reste souvent flou, incertain, et comme bien souvent dans le vocabulaire politique, utilisé à des fins diverses et contradictoires.

Mais la mobilisation est particulièrement forte lorsque la société se trouve dans une situation de trouble ou de ce que Durkheim appelait l’anomie. Dans les situations de crise, lorsque les individus perdent leurs repères, lorsqu’ils se sentent menacés, lorsqu’ils sont confrontés à l’incertitude, la question sécuritaire devient non seulement mobilisatrice, mais porteuse de toutes leurs angoisses et des possibilités de la gérer.

Aussi voit-on, malheureusement, l’USN stigmatisé au quotidien : un jour on dénonce le MRD, un autre jour les 3 Sheikhs , puis le MoDeL qu’on assimile à une catégorie de la population djiboutienne définie en termes religieux. Cette stigmatisation au quotidien, qui est nécessairement voulue, s’installe dans la conscience et la perception des djiboutiens(nnes), puis elle tend à faire dans l’espace djiboutien, d’une opposition  un ennemi global, dans des proportions que même le Moyen Age n’avait pas connues.

Mohamed Qayaad

05/01/07 (B376) AFP / Somalie: la lutte contre les islamistes continue, initiatives diplomatiques.

Par
Mustafa HAJI ABDINUR

MOGADISCIO
(AFP) – Les opérations contre les islamistes somaliens, auxquelles
les Etats-Unis se sont joints, se poursuivront "tant qu’ils seront en
Somalie", a prévenu jeudi le gouvernement somalien, alors que
des initiatives diplomatiques commencent à être prises pour régler
la crise.

Le président
ougandais Yoweri Museveni, qui a mis dès janvier 2005 un bataillon
à la disposition d’une éventuelle force de paix africaine en
Somalie, a appelé la communauté internationale à aider
financièrement "maintenant les Somaliens à reconstruire
leur pays" en guerre civile depuis 1991, après un entretien à
Addis Abeba avec le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi.

Relevant
que l’intervention de l’armée éthiopienne contre les islamistes
somaliens "n’a pas provoqué de déflagration régionale",
M. Meles a lui aussi insisté sur la nécessité d’un "soutien
financier" à la Somalie, qui "devrait essayer d’organiser
un dialogue incluant toutes les parties".

Un
haut commandant des tribunaux islamiques, cheikh Hassan Yaqub, a lui déclaré
à l’AFP que "la guerre n’est pas finie". "Nous allons
mener des opérations de harcèlement et aussi des attaques à
l’explosif", a-t-il ajouté par téléphone satellitaire.

Assurant
se trouver dans la région extrême-sud de la Lower Juba, frontalière
avec le Kenya, il a affirmé que les islamistes disposaient encore de
"milliers de combattants" et de 150 véhicules armés.

Face à
eux, "nous avons environ 12.000 soldats éthiopiens en Somalie",
a déclaré le vice-Premier ministre somalien Mohamed Hussein
Aïdid.

"Environ
3.000 combattants islamistes avec leurs armes sont dans la capitale (…)
Pour nous, la mission contre les islamistes n’est pas terminée. Nous
allons les réprimer tant qu’ils seront encore en Somalie", a-t-il
prévenu.

A propos
du désarmement de la capitale, M. Aïdid a reconnu que "désarmer
la Somalie n’était pas simple".

Le désarmement
sur base volontaire qui se terminait jeudi a échoué et le désarmement
par "la force" des milices locales débutera samedi, selon
le vice-ministre de la Défense, Salad Ali Jelle.

Selon
le gouvernement somalien, les dirigeants des tribunaux islamiques sont en
fuite dans l’extrême sud du pays, près du Kenya qui a fermé
sa frontière terrestre avec son voisin pour empêcher toute infiltration.

Des combattants
islamistes détenteurs de passeports britanniques, canadiens, danois
et érythréens sont en fuite vers le Kenya, a assuré jeudi
le ministre kényan des Affaires étrangères, Raphael Tuju,
selon qui certains d’entre eux ont tenté d’envoyer leurs familles au
Kenya.

Un hélicoptère
militaire kényan, en patrouille le long de la frontière somalienne,
a été "considérablement endommagé" mercredi
par des tirs depuis le sol, selon la police kényane qui a attribué
la responsabilité des tirs aux Somaliens.

Toujours
dans la zone frontalière, quatre hélicoptères éthiopiens
ont raté de peu mardi des véhicules transportant des chefs islamistes,
a affirmé par ailleurs à l’AFP un haut responsable de la police
kényane.

Pour
empêcher toute fuite par la mer des chefs islamistes, les Etats-Unis
se sont joints aux opérations en déployant des forces navales
au large de la Somalie.

"Nous
craignons que des dirigeants des tribunaux islamiques liés à
des organisations terroristes, y compris al-Qaïda, puissent s’enfuir
et quitter la Somalie", a expliqué le porte-parole du département
d’Etat, Sean McCormack.

Washington
a dépêché la secrétaire d’Etat-adjointe chargée
des Affaires africaines, Jendayi Frazer, dans la région, où
elle a rencontré jeudi M. Meles, avant de co-présider vendredi
à Nairobi une réunion du Groupe de contact pour la Somalie.

Cette
réunion sera notamment consacrée à l’opportunité
ou non de déployer une force de paix en Somalie.

05/01/07 (B376) AFP / Somalie: le Groupe de contact pour un financement « urgent » d’une force de paix.

NAIROBI
(AFP) – Le Groupe de contact international sur la Somalie a demandé
vendredi à Nairobi le financement "urgent" d’une force de
paix dans le pays, au moment où Al-Qaïda appelle les Somaliens
au jihad contre l’armée éthiopienne qui a brisé les forces
des tribunaux islamiques.

Le Groupe
de contact, réuni à la demande des Etats-Unis, "insiste
sur le besoin urgent d’un financement pour faciliter le déploiement
d’une force de stabilisation en Somalie basé sur la résolution
1725 du Conseil de sécurité" de l’ONU, selon un communiqué
final lu par le ministre kényan des Affaires étrangères,
Raphaël Tuju, qui ne fixe aucun calendrier de déploiement.

Dans
ce cadre, les Américains, qui ont déjà annoncé
jeudi une aide d’urgence à la Somalie de 16 millions de dollars, ont
indiqué vendredi qu’ils allaient débloquer 24 autres millions
de dollars, dont 14 pour la force de paix.

"Aujourd’hui,
nous avons annoncé que nous donnons en plus 24 millions de dollars,
10 millions pour le développement et 14 millions pour la force de stabilisation",
a indiqué la secrétaire d’Etat adjointe américaine aux
Affaires africaines, Jendayi Frazer.

Le Groupe
"confirme sa disponibilité pour fournir un soutien immédiat
pour la stabilisation de la Somalie, basé sur la résolution
1725", ajoute le communiqué.

Lancé
en juin 2006, le Groupe de contact comprend des représentants de l’ONU,
de l’Union européenne (UE), de l’Union africaine (UA), de la Ligue
arabe, de l’Autorité intergouvernementale de développement (Igad,
regroupant sept pays d’Afrique de l’Est), des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne,
de l’Italie, de la Norvège, de la Suède et de la Tanzanie.

Le Conseil
de sécurité de l’ONU a autorisé début décembre
le déploiement par les pays africains d’une force de paix en Somalie,
livrée au chaos depuis 16 ans.

Pour l’instant,
seul l’Ouganda, dont le président Yoweri Museveni est depuis jeudi
à Addis Abeba pour des entretiens avec l’UA et les autorités
éthiopiennes, s’est dit prêt à envoyer des forces.

Aussi,
le ministre kényan des Affaires étrangères a été
chargé par le Groupe de tenter de trouver des contributeurs à
la force.

Le Groupe
de contact estime aussi "qu’une conférence des donateurs doit
être organisée" pour l’aide à la Somalie.

Les participants
à la réunion ont également appelé à un
dialogue incluant toutes les parties somaliennes.

"Il
est essentiel qu’un processus de dialogue politique et de réconciliation
incluant toutes les parties (clans, religieux, hommes d’affaires, société
civile, femmes et tout groupe rejetant la violence et l’extrémisme)
soit lancé sans délai", ont-ils jugé.

Le ministre
somalien des Affaires étrangères, Ismaël Mohmoud Hurreh,
a déclaré à la presse que l’actuel gouvernement de transition
"inclut déjà" toutes les parties.

Mais
Jendayi Frazer a aussi insisté pour une ouverture du gouvernement.

"C’est
très important que le gouvernement s’ouvre largement et inclue des
éléments modérés des tribunaux islamiques (…)
Aux Somaliens de choisir qui est modéré", a-t-elle déclaré
à la presse.

Selon
un diplomate, Etats-Unis et UE se sont opposé au cours de la réunion,
les premiers insistant sur la stabilisation et le déploiement d’une
force, les seconds "voulant avoir la certitude que le dialogue va s’ouvrir
avant de financer".

Le
même jour, le numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri,
a appelé les islamistes somaliens à combattre les forces éthiopiennes
en Somalie.

"J’exhorte
tous les musulmans à répondre à l’appel du jihad en Somalie
(…) La véritable guerre va commencer par des attaques contre les
forces éthiopiennes d’agression (…) Je vous recommande les embuscades,
les mines et opérations suicide", déclare Ayman al-Zawahiri
dans un enregistrement audio sur le site habituel d’Al-Qaïda et des groupes
jihadistes.

Dans
Mogadiscio, la situation était calme ce vendredi, jour férié
pour les musulmans.

05/01/07 (B376) AP Les combats continuent dans le sud de la Somalie.

MOGADISCIO
(AP) – Les troupes du gouvernement somalien, soutenues par des soldats éthiopiens,
combattaient jeudi quelque 600 miliciens islamistes dans le sud de la Somalie.

Les forces gouvernementales ont encerclé
les combattants islamistes "depuis toutes les directions" dans la
région de Badade (sud-ouest), près de la frontière kenyane,
a confié à l’Associated Press le porte-parole du gouvernement
somalien, Abdirahman Dinari.

"Les combats continuent", a-t-il
souligné. "Nous espérons qu’ils vont se rendre ou être
tués par nos troupes".

Il a ajouté que les combats avaient
commencé vers 13h (10h GMT) et que certains miliciens islamistes avaient
tenté de s’enfuir par la mer. "Mais les forces anti-terroristes
américaines ont été déployées là
pour les empêcher de s’échapper", a-t-il assuré.

Mercredi à Washington, le porte-parole
du Département d’Etat Sean McCormack a affirmé que des navires
américains avaient été déployés au large
de la côte somalienne à la recherche de militants d’Al-Qaïda
ou de leurs alliés essayant de s’échapper.

Au cours des dix derniers jours, les troupes
du gouvernement intérimaire de Somalie et les forces éthiopiennes
ont mis en déroute les combattants du Conseil des Tribunaux islamiques
(CTI) qui, il y a deux semaines encore, contrôlaient Mogadiscio et la
plus grande partie du sud de la Somalie. Mais ces derniers ont affirmé
qu’ils continueraient à se battre, faisant craindre des combats similaires
à ceux que mènent les insurgés irakiens.

Le Kenya a fermé sa frontière
avec la Somalie, a annoncé jeudi le ministère kényan
des Affaires étrangères Raphael Tuju.

Le chef de la diplomatie du Kenya n’a pas
précisé quand la fermeture avait eu lieu, ni la durée
de cette mesure.

Le Kenya redoutait l’entrée de combattants
islamiques fuyant le gouvernement somalien et les troupes éthiopiennes
qui le soutiennent.

Toujours jeudi, aux Nations unies, le secrétaire
général de l’ONU Ban Ki-Moon a exhorté le gouvernement
intérimaire somalien à chercher une réconciliation politique
et il a appelé à un déploiement rapide de forces de maintien
de la paix africaines.

AP

03/01/07 (B376) REUTERS : Tirs dans la nuit, en Somalie, près de la frontière kenyane.

MOGADISCIO
(Reuters) – Des tirs ont retenti dans la nuit de mardi à mercredi dans
le sud de la Somalie, près de la frontière kenyane, tandis que
des avions éthiopiens soutenant le gouvernement somalien survolaient
la région à la poursuite de partisans en fuite de l’Union des
tribunaux islamiques (UTI).

Les islamistes,
qui ont évacué lundi leur dernier bastion après deux
semaines de combats, ont disparu dans les collines entre le port de Kismayo
et la longue frontière avec le Kenya et rejeté une offre d’amnistie
du gouvernement.

Des habitants
de Liboi, un poste-frontière kenyan, ont dit avoir vu des chasseurs
et des hélicoptères de combat éthiopiens survoler mardi
soir la ville somalienne de Doble, à 25 km de là. Ils ont ensuite
entendu des tirs qui se sont tus après minuit.

Le Kenya
a fermé la frontière après avoir été prié
par le gouvernement somalien d’intercepter les dirigeants en fuite de l’UTI
ou les djihadistes étrangers qui les soutiennent.

"Des
agents de sécurité se sont rendus immédiatement à
la frontière lorsqu’ils ont été informés des tirs,
mais ils n’ont vu aucun signe de combat. Les choses sont calmes", a déclaré
à Reuters Johnstone Limo, responsable local de la police kenyane.

"Aucun
individu ou groupe armé ne peut pénétrer dans notre pays
ou être autorisé à compromettre sa sécurité.
Nous les en empêcherons, nous les arrêterons et, si nécessaire,
nous les combattrons", a-t-il assuré.

Huit combattants
présumés arrêtés dimanche près de Liboi
alors qu’ils tentaient de pénétrer au Kenya sont en cours d’interrogatoire.

Signe
de ce que les affrontements pourraient se poursuivre en dépit de la
déroute des islamistes, chassés de Mogadiscio puis de Kismayo
au terme d’une offensive éclair soutenue par les chars éthiopiens,
un soldat éthiopien au moins a été tué dans une
embuscade mardi dans le sud de la Somalie.

Le groupe
international de contact sur la Somalie, auquel participent les ministres
des Affaires étrangères allemand, suédois et norvégien,
ainsi que le commissaire européen au Développement et à
l’Aide humanitaire, Louis Michel, devait se réunir mercredi à
Bruxelles pour discuter de la situation.

DESARMEMENT

Le Premier
ministre éthiopien Meles Zenawi a dit que ses forces resteraient en
Somalie quelques semaines encore pour aider le gouvernement de transition
à pacifier le pays. Mais le Premier ministre somalien Ali Mohamed Gedi
a déclaré qu’elles pourraient rester plusieurs mois.

Les autorités
éthiopiennes et somaliennes ont réclamé le déploiement
sans délai d’une force internationale de maintien de la paix. L’Ouganda
a accepté en principe d’envoyer un bataillon et son président,
Yoweri Museveni, était attendu mercredi à Addis-Abeba pour discuter
de la Somalie avec Meles.

Kampala
a prévenu qu’il n’enverrait des hommes en Somalie que lorsque leur
mission et les conditions de départ seraient clairement définies.
Le Nigeria pourrait lui aussi participer à une mission de maintien
de la paix.

Au lendemain
de l’entrée des blindés éthiopiens à Jilib, dans
le sud de la Somalie, les islamistes ont promis de "renaître de
leurs cendres" et un habitant a rapporté que deux soldats éthiopiens
avaient été abattus par un Somalien.

Une source
gouvernementale somalienne a confirmé l’embuscade tout en assurant
qu’un seul soldat éthiopien avait été tué.

Un porte-parole
islamiste a dit à Reuters que cette attaque correspondait à
"un changement de tactique dans le combat contre les Ethiopiens".
"Nous sommes éparpillés, nos troupes sont presque partout",
a-t-il dit.

Des observateurs
estiment que les islamistes, rejoints par des combattants étrangers,
pourraient lancer une insurrection à l’irakienne contre un gouvernement
qu’ils perçoivent comme soutenu par l’Ethiopie, un régime haï
à dominante chrétienne.

Le Premier
ministre Gedi a dit que les autorités somaliennes avaient fait prisonniers
des combattants arabes, des rebelles éthiopiens et des hommes envoyés
par l’Erythrée, ennemie de l’Ethiopie.

Des navires
de guerre américains patrouillent au large des côtes somaliennes
pour empêcher des dirigeants de l’UTI ou leurs partisans étrangers
de fuir, ont rapporté des diplomates.

Soucieux
de désarmer l’une des villes les plus dangereuses au monde, Gedi a
demandé aux milices et aux habitants de Mogadiscio de remettre d’ici
jeudi leurs armes à feu.

La légitimité
du gouvernement de Gedi est subordonnée à sa capacité
de s’installer dans la capitale et à y rétablir l’ordre du gouvernement
central, pour la première fois depuis le renversement du dictateur
Mohamed Siad Barré, en 1991.

04/01/07 (B376) LDDH : Cette guerre en Somalie aux allures d’occupation est très inquiétante pour le Continent Africain.



Le Président

COMMUNIQUÉ
DE PRESSE
DU 3 JANVIER 2007

Somalie
: le drame des réfugiés

Suite
aux informations faisant état du refoulement vers leur pays d’origine
des centaines de réfugiés Somaliens fuyant les combats et arrivés
au Kenya, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’inquiète
de cette grave contravention aux Conventions Internationales sur les Droits
des Réfugiés.

Après
la prise de Kismayo par les forces gouvernementales (gouvernement issu
de la Conférence de Nairobi) appuyées par les forces armées
d’Ethiopie, la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a appris que des milliers de
civils Somaliens ont cherché refuge au Kenya voisin.

La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec vigueur la
fermeture de la frontière Somalo-Kenyane par les Autorités de
Nairobi et le
refoulement de quelques 400 réfugiés, en majorité des
femmes, enfants et des
personnes âgées.

Toutes
ces personnes fragilisées auraient été refoulées
de la localité de
Liboye au Kenya, malgré les vives protestations des Défenseurs
des Droits de
l’Homme et des Agences humanitaires.

Devant
cette dramatique situation, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) s’étonne du silence des Autorités Djiboutiennes et demande
à la
Communauté Internationale de faire pression sur les Autorités
Kenyanes, afin
qu’elles permettent l’entrée sur leur Territoire aux populations civiles
Somaliennes fuyant l’insécurité et les affres de la guerre.

Vivement
préoccupée par le drame humanitaire en Somalie : la Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH)

1.
demande aux Etats et Organisations Internationales de porter dans les meilleurs
délais aide et assistance aux centaines de milliers de civils Somaliens
gravement affectés par les inondations et la guerre ;

2.
exhorte en outre les parties en conflit en Somalie à respecter le droit
international humanitaire et les Droits de l’Homme ;

3.
appelle enfin à l’ouverture d’un vrai dialogue ;

4.
regrette le profil bas du Président du COMESA face aux nouveaux développements
de la grave situation en Somalie.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul