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09/03/07 (B385-B) Les européens kidnappés en Ethiopie auraient été aperçus et ils seraient sains et saufs. Mais personne ne dit où ils sont, ni qui les maintient en otage. (Info lecteur – 2 dépêches)

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1 – AFP

Ethiopie : les Européens enlevés
sont « sains et saufs », assure le gouvernement

MEKELE (AFP) – Les cinq Européens enlevés en Ethiopie sont « sains
et saufs », a assuré le ministre ethiopien des Affaires étrangères,
Seyoum Mesfin, qui a affirmé ne pas connaître leurs ravisseurs.

Cependant, la ministre britannique des Affaires étrangères
Margaret Beckett est restée prudente vendredi, en faisant état
d' »indications » selon lesquelles les cinq Européens liés
à l’ambassade britannique en Ethiopie, enlevés la semaine dernière,
étaient sains et saufs.

« Nous avons eu des indications selon lesquelles des personnes
disent que les otages vont bien », a indiqué la ministre en marge
d’un sommet européen à Bruxelles sur le réchauffement
climatique.

« Evidemment, la question de savoir où ils sont est quelque chose
que nous devons examiner », a-t-elle ajouté.

Le ministre éthiopien, lui, a indiqué que les informations parvenues
aux autorités éthiopiennes laissaient penser que les Européens,
et des Ethiopiens pris avec eux, étaient
détenus dans une zone divisée entre l’Ethiopie, l’Erythrée
et Djibouti.

« Nous savons depuis hier que les captifs sont sains et saufs », a
déclaré à la presse le ministre éthiopien, à
Mekele, principale ville du nord de l’Ethiopie.

« Nous ne pouvons révéler l’endroit où ils sont car
nous pensons cela mettrait en danger leur sécurité », a-t-il
ajouté. Il indiqué toutefois que les otages « sont dans
les environs de la zone Danakil, dans la région Afar », une zone
divisée entre l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti.

« Nous ne savons même pas qui sont (les) ravisseurs », a encore
affirmé le ministre.

Le 1er mars, trois hommes britanniques et deux femmes, une Française
et une Italo-britannique, ont été enlevés avec une dizaine
d’Ethiopiens dans le village d’Hamed Ela (nord-est), dans la vaste région
désertique Afar, aux confins de l’Ethiopie et de l’Erythrée.

« Les parties avec lesquelles nous communiquons nous indiquent qu’elles
les ont vus, qu’ils sont en bonne santé », a précisé
M. Seyoum, refusant de donner plus d’informations « jusqu’à ce
que ces gens soient libres et en sécurité ».

« Nous communiquons avec toutes les parties qui peuvent nous aider à
libérer ces gens sains et saufs », a-t-il ajouté.

L’enlèvement n’a pas été revendiqué et aucune
demande n’a été formulée publiquement par les ravisseurs.

Le ministre a affirmé que « l’Ethiopie reste sûre et en sécurité.
Cela peut arriver au milieu de Londres, de New York, ou de Washington »,
a-t-il estimé au sujet de cet enlèvement.

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2 – Reuters

ADDIS-ABABA
(Reuters) – Les cinq Européens enlevés il y a huit jours dans
le nord de l’Ethiopie avec huit de leurs accompagnateurs éthiopiens
sont indemnes et en bonne santé, a déclaré le chef de
la diplomatie éthiopienne, Seyoum Mesfin.

« On m’a dit hier soir qu’ils étaient sains et
saufs. Ils sont en bonne santé », a-t-il déclaré
aux journalistes lors d’un déplacement à Mekelé, non
loin de l’Afar, où le groupe a été capturé par
des hommes armés portant, selon des témoins, des uniformes de
l’armée érythréenne.

Il a confirmé ainsi l’information rassurante fournie un peu plus tôt
par un chef afar retour de la région, Ismaël Ali Gardo, qui a
dit la tenir de nomades originaires de la zone d’Erythrée où
seraient détenus les otages.

A Bruxelles, la secrétaire au Foreign Office, Margaret Beckett, a déclaré
être « au courant que des gens disent que les otages vont bien »
mais que « cela reste à vérifier ».

Seyoum Mesfin a dit ne pas être en mesure de confirmer que les cinq
Européens – tous liés à l’ambassade de Grande-Bretagne
à Addis-Abeba, certains étant diplomates – étaient détenus
par des rebelles afars dans la localité de Weima, en Erythrée.

« Nous ne savons même pas qui sont les ravisseurs »,
a-t-il admis.

Selon Ismaël, cofondateur de l’Association de développement pastorale
afar (APDA), les trois Britanniques, la Française et la ressortissante
italo-britannique sont aux mains du Front de l’unité démocratique
révolutionnaire afar (Fudra), un groupe apparu dans les années
1990 qui revendique l’autonomie du pays afar, aux confins de l’Ethiopie, de
l’Erythrée et Djibouti.

ASMARA
ACCUSE ADDIS DE « MANIPULATION »

« Ils
ne vont pas leur faire de mal. Ils sont en Erythrée, mais les gens
qui les ont enlevés viennent de l’Afar », a souligné Ismaël,
sur la foi d’informations transmises par le mode de communication pastoral
traditionnel connu localement sous le nom de « dagu ».

Mais les autorités érythréennes ont démenti immédiatement
et catégoriquement que les cinq otages européens soient retenus
sur le territoire de l’ancienne colonie italienne, qu’un conflit frontalier,
toujours en suspens, a conduit en 1998-2000 à une guerre avec l’Ethiopie.

« Nous comprenons la préoccupation des familles, mais cette affaire
a été déclenchée à l’intérieur de
l’Ethiopie et se déroule à l’intérieur de l’Ethiopie »,
a déclaré le ministre érythréen de l’Intérieur,
Ali Abdou, joint par téléphone à Asmara.
« Au lieu de se préoccuper de ce qui s’est passé sur son
territoire et de faire de son mieux pour sauver les vies de ces innocents,
le gouvernement éthiopien manipule cet événement malheureux »,
a déclare Abdou à Reuters.

Il précisé que les autorités érythréennes
travaillaient avec les chefs traditionnels dans la zone frontalière
et qu’elles étaient en contact avec les autorités britanniques
locales, lesquelles mettent en garde contre toute spéculation hâtive.

Les cinq Européens et leurs huit chauffeurs, guides et interprètes
éthiopiens ont été capturés lors d’une excursion
dans l’Afar par un groupe d’hommes armés qui ont détruit avant
de s’enfuir les véhicules tout-terrain de leurs otages sans rien y
dérober.

« Nos coeurs battent pour les personnes enlevées », a déclaré
Seyoum Mesfin en se déclarant inquiet de l’impact pour le tourisme
en Ethiopie de cette affaire qui, selon lui, « pourrait tout aussi bien
arriver au coeur de Londres, à Washington ou à New York ».

09/03/07 (B385-B) Questions de la BBC à la Communauté Afar en Angleterre. Ethiopia’s Afar community (Info lectrice)

Q&A:
Ethiopia’s Afar community

Diplomatic efforts to free five British citizens feared kidnapped in the far
north of Ethiopia have focused media attention on one of the most desolate
parts of the world.

The abductions took place last Thursday in the north of the large but sparsely
populated Afar Region, a desert area noted for its lawlessness.

Although the president of Afar, Ismail Ali Sero, has accused Eritrean soldiers
of kidnapping the group, local rebels are known to have kidnapped tourists
in the past.

Who are the Afars?

About 1.4m Afars live in Ethiopia with smaller, but still
very significant, Afar communities living as minorities in the neighbouring
countries of Eritrea and Djibouti.

Most Afars are nomadic herders. Some also trade in the salt that can be mined
from the Danakil Depression, a very hot and barren area lying below sea level
and straddling the Eritrea-Ethiopia border.

The Afars have their own language, Afar. Almost all of them are Sunni Muslims.

What is known about the area?

The region is known for frequent non-political banditry
and therefore the Ethiopian government requires tourists visiting the area
to be accompanied by a police escort.

Further danger arises from the area’s proximity to the border between Ethiopia
and Eritrea who fought a fierce two-year war in 1998.

Although a ceasefire between the two countries is in place, it remains fragile
and a permanent settlement to the border dispute continues to be elusive.
Both sides maintain a hostile media campaign against each other.

Adding to the danger is the existence of a small rebel group.

Who are the rebels?

The Afar Revolutionary Democratic Unity Front (ARDUF) has been active for
more than a decade.

It was founded in 1993, bringing together three existing Afar organisations.
It kidnapped some Italian tourists in 1995, later releasing them unharmed.

An earlier rebel group, the Afar Liberation Front (ALF), fought against the
then-communist government of Ethiopia between 1975 and 1991. The ALF later
continued to lobby for Afar interests but not through military means.

Another, separate, Afar insurgency was mounted in 1991 to 1994 in neighbouring
Djibouti by the Front for the Restoration of Unity and Democracy (FRUD). A
splinter faction continued to fight until 2000.

What are the rebels’ aims?

The ARDUF seeks the creation of an independent Afar homeland, which would
include areas of Ethiopia, Eritrea and Djibouti.

There is disagreement on whether this would be an internationally recognised
sovereign state or an autonomous region within Ethiopia.

The group has always been very firm, however, in opposing the existence of
the separate state of Eritrea, as the creation of that country split the Afar
homeland.
In Eritrea, Afars dominate the southeast of the country, including the Red
Sea port of Assab. One of the ARDUF’s slogans is « The Red Sea belongs
to the Afars! »

What are the rebels doing now?

During the 1988 Ethiopia-Eritrea border war, the ARDUF took Ethiopia’s side
and declared a ceasefire in operations against Ethiopian forces.

In 2002, one faction of the ARDUF went even further in its reconciliation
with Addis Ababa and declared that it would permanently abandon armed struggle
in favour of peaceful involvement in Ethiopian politics.

But a rival faction denounced this move, declaring that ARDUF leader Mohamooda
Ahmed Gaas had been expelled for treasonable activities and vowed to continue
the secessionist campaign by military means.

However, the intensity of the ARDUF’s military operations in recent years
does appear to have been weakened by these internal disagreements. At most,
it has been conducting a rather low-level insurgency.

But in 2003, Afar militants issued a warning to foreigners not to enter the
Afar region to demarcate the disputed Ethiopia-Eritrea border as they oppose
the existence of any boundary that divides the Afar people.

09/03/07 (B385-B) REUTERS : La force ougandaise en Somalie déplore ses premiers blessés et essuie les plâtres. (2 dépêches – Info lectrice)

1
– REUTERS

MOGADISCIO (Reuters) – Deux soldats ougandais de la force de paix de l’Union
africaine (UA) en Somalie ont été blessés mercredi soir
dans une embuscade à Mogadiscio.

Il s’agit des premiers blessés du contingent ougandais depuis
son arrivée dans la capitale soudanaise mardi.

« Nous avons deux blessés légers », a déclaré
le capitaine Paddy Ankunda, porte-parole de la force de l’UA. « Nous avons
tiré en l’air pour leur faire peur et c’est comme cela que nous nous
en sommes sortis. »

« Nous n’allons prendre aucune décision précipitée.
Nous ne sommes pas là pour imposer nos vues aux Somaliens », a-t-il
ajouté.

Les premiers détachements ougandais sont arrivés la semaine
dernière à Baïdoa. D’autres les ont suivis au début
de cette semaine à Mogadiscio.

Ces troupes constituent les premiers éléments d’une force de
paix africaine qui doit aider à rétablir l’ordre en Somalie.

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2 – REUTERS

La force ougandaise de
l’UA essuie les plâtres en Somalie

MOGADISCIO (Reuters) – Pour la seconde journée consécutive,
l’avant-garde ougandaise de la force de maintien de la paix de l’Union africaine
(UA) en Somalie a été prise pour cible jeudi par des activistes
armés que l’on présume liés à l’éphémère
régime islamiste chassé de Mogadiscio en décembre.

Une roquette tirée dans la matinée par ces insurgés
contre un véhicule ougandais circulant dans la capitale a raté
sa cible et atterri sur une restaurant, tuant neuf civils et déclenchant
une fusillade qui a fait deux autres morts.

« Nous avons eu deux blessés légers. Nous avons tiré
en l’air pour leur faire peur et c’est comme cela que nous nous en sommes
sortis », a déclaré le capitaine Paddy Ankunda, porte-parole
de la force de l’UA.

Il s’agit des premiers blessés au sein des 700 hommes du contingent
ougandais, arrivé mardi dans la capitale somalienne, où il doit
être ultérieurement rejoint par des militaires du Nigeria, du
Ghana, du Malawi et du Burundi.

A terme, la force de l’UA doit compter 8.000 hommes, mais les Etats africains
sollicités n’en ont promis pour le moment que la moitié et il
reste à voir si les premières escarmouches impliquant l’avant-garde
ougandaise ne vont pas les inciter à encore plus de parcimonie.

« PAS DE DECISION PRECIPITEE »

Mercredi, des tirs de mortier avaient déjà visé
les soldats de Kampala qui venaient d’installer leur campement près
de l’aéroport de Mogadiscio, faisant un mort et quatre blessés.
Les militaires ougandais n’avaient pas subi de pertes.

La force de l’UA doit se substituer à l’armée éthiopienne
qui a entrepris en janvier de se retirer de Somalie après y être
intervenue en 2006 pour aider le gouvernement internationalement reconnu à
chasser les islamistes de Mogadiscio.

L’accueil reçu par l’avant-garde ougandaise
de l’UA ravive le souvenir de l’échec de la force de paix américano-onusienne,
contrainte de plier bagage en 1995 sous les coups de boutoir des milices armées
qui faisaient la loi à Mogadiscio.

« Nous n’allons prendre aucune décision précipitée.
Nous ne sommes pas là pour imposer nos vues aux Somaliens », a
déclaré le capitale Ankunda. Les islamistes avaient à
l’avance annoncé qu’ils prendraient l’UA pour cible, comme ils se sont
attaqués ces deux derniers mois aux forces éthiopiennes.

La force de l’UA, dont le financement, l’entraînement et l’équipement
laissent à désirer, comme au Darfour, est censée aider
le régime transitoire du président Abdoullahi Youssouf à
imposer sa fragile autorité à un pays livré à
l’anarchie depuis la chute du dictateur Mohamed Siad Barre en 1991.

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3 – AP Au moins dix civils tués
dans une embuscade tendue à des soldats de l’UA en Somalie, selon des
témoins

MOGADISCIO (AP) – Une attaque à la grenade et des tirs visant
des soldats de l’Union africaine ont coûté la vie à au
moins dix civils et blessé deux militaires de l’UA à Mogadiscio,
ont rapporté jeudi des témoins, alors qu’un dirigeant de la
milice islamiste radicale qui contrôlait la capitale somalienne jusqu’à
décembre a appelé les habitants à lutter contre tous
les « incroyants ».

Les soldats de l’UA ont été attaqués mercredi
soir à un carrefour de Mogadiscio. Moustaf Farah, un restaurateur témoin
de l’attaque, a expliqué qu’il avait entendu une explosion tandis que
passaient trois véhicules transportant des militaires de l’UA, avant
que n’éclatent des coups de feu.

Les quelque 800
soldats en provenance d’Ouganda forment l’avant-garde d’une force plus importante
autorisée par les Nations unies pour aider le gouvernement à
asseoir son autorité. Le gouvernement, soutenu par les troupes éthiopiennes,
a réussi à avoir le dessus sur les radicaux des Tribunaux islamiques
qui contrôlaient la capitale fin décembre, mais peine à
en conserver le contrôle.

Des insurgés, qui feraient partie du Conseil des tribunaux
islamiques, ont organisé pratiquement chaque jour des attaques contre
le gouvernement, les forces armées somaliennes ou l’armée éthiopienne.

Aden Hashi Ayro, commandant militaire des Tribunaux islamiques, a appelé
les Somaliens à s’en prendre aux soldats étrangers, selon un
message mis en ligne mercredi soir sur Internet. « Il est temps pour les
jeunes Somaliens de lutter contre l’occupation de l’Ethiopie ou d’autres »,
a-t-il lancé. « Les musulmans ne
se rendront pas aux incroyants ».

AP

08/03/07 (B385-B) Les violences se poursuivent à Mogadiscio – Les soldats de la Force de Paix sont pris pour cible. Des embuscades leur sont tendues. (3 dépêches – Info lectrice)

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1 – AFP 7/03/07

Somalie : la force de paix se déploie,
la violence perdure

Par Ali MUSA ABDI

MOGADISCIO (AFP) – Une deuxième vague de plusieurs centaines
de soldats de la force africaine de paix en Somalie a débarqué
à Mogadiscio mercredi, au lendemain du déploiement de cette
mission à hauts risques dans la capitale somalienne où les attaques
quasi quotidiennes continuent.

Deux avions-cargos transportant des soldats ougandais et trois autres avions
transportant du matériel militaire ont atterri à l’aéroport
international de Mogadiscio, a annoncé le vice-ministre de la Défense,
Salad Ali Jelle.

"Plusieurs centaines de soldats ougandais sont arrivés ce matin
(mercredi) à l’aéroport international de Mogadiscio et ont atterri
dans le calme après que le gouvernement eut sécurisé
la zone", a-t-il précisé. Selon des témoins, les
troupes arrivées mercredi seraient au nombre d’environ 300.

Mardi, au premier jour du déploiement de cette force africaine appelée
Amisom, quelque 370 soldats ougandais étaient arrivés par avions-cargos
qui avaient également acheminé du matériel et des véhicules
blindés. Au total, l’Ouganda doit envoyer environ 1.500 soldats en
Somalie. L’Amisom, dont l’UA avait décidé le déploiement
le 19 janvier pour six mois, doit compter à terme environ 8.000 hommes,
mais jusqu’à présent, seuls quelque 4.000 militaires venus de
plusieurs pays (Ouganda, Nigeria, Ghana, Malawi et Burundi selon l’UA) sont
disponibles pour y participer.

Peu après le début du déploiement mardi, au moins sept
obus de mortier étaient tombés sur l’aéroport de Mogadiscio,
sans faire de victimes mais provoquant la panique parmi les soldats. Les autorités
somaliennes ont accusé mercredi des islamistes "liés à
des terroristes internationaux" d’être responsables de cette violence
persistante. "Les affrontements de mardi ont été déclenchés
par des attaques non provoquées de +résidus+ d’islamistes qui
ont des liens avec des terroristes internationaux", a accusé M.
Jelle.

Les islamistes somaliens, qui ont été défaits il y a
deux mois par l’armée éthiopienne, avaient juré de s’en
prendre à la force de paix si elle était déployée
dans ce pays ravagé par 16 ans de guerre civile.

La journée de mercredi a également été marquée
par des violences. Deux policiers somaliens ont été tués
par balle à Mogadiscio par un inconnu à un poste de contrôle
à K4, un carrefour important et stratégique sur le chemin de
l’aéroport. Après cet incident, les autorités ont lancé
une opération de ratissage dans les environs à la recherche
d’armes, selon des témoins.

Face à l’insécurité régnant dans la capitale,
M. Jelle a assuré mercredi que "le gouvernement travaillerait
avec les soldats chargés du maintien de la paix pour tenter de ramener
la stabilité à Mogadiscio". "Ils travailleront pour
reprendre Mogadiscio aux +résidus+ d’islamistes et aux hommes armés",
a-t-il martelé.

Mogadiscio, où les islamistes avaient réussi à imposer
la sécurité en 2006 pendant environ six mois, avant leur défaite,
est secouée depuis plusieurs semaines par des violences quasi quotidiennes.
Ces affrontements opposent notamment hommes armés non identifiés
et forces de sécurité somaliennes et éthiopiennes, qui
ont fait plus d’une soixantaine de morts, essentiellement des civils, selon
un décompte de l’AFP.

______________________________ 2 – AFP

Somalie : embuscade contre des soldats
de l’UA, appel islamiste à la résistance

Par Ali MUSA ABDI

MOGADISCIO (AFP) – Des soldats de la force africaine de paix en Somalie (Amisom),
déployés depuis mardi à Mogadiscio, ont été
pris mercredi dans une embuscade qui a fait deux morts civils, peu après
l’appel d’un leader islamiste somalien à combattre les militaires étrangers
présents en Somalie.

L’embuscade "visait les troupes ougandaises, mais il n’y pas de victimes
du côté des soldats de maintien de la paix", a déclaré
à la presse le vice-ministre somalien de la Défense Salad Ali
Jelle.

"Deux civils ont été tués par balles et sept ont
été blessés au cours de l’embuscade au carrefour de K1",
un carrefour stratégique sur la route de l’aéroport de la capitale,
a rapporté à l’AFP un habitant Abdullahi Ibrahim.

Cette attaque est survenue peu de temps après l’appel par un leader
islamiste somalien "à combattre l’occupation (de la Somalie) par
l’Ethiopie et les autres", en référence aux troupes de
la force de paix africaine en Somalie, appelée Amisom.

"C’est le moment pour la jeunesse somalienne de combattre l’occupation
(de la Somalie) par l’Ethiopie et les autres (troupes de la force de paix
en Somalie). Les musulmans ne se rendront pas aux non croyants", a lancé
Aden Hashi Ayro, leader islamiste, sur la radio Koran basée à
Mogadiscio.

Des documents d’identité tachés de sang de ce leader avaient
été découverts après l’attaque aérienne
menée par l’armée américaine contre des suspects présumés
du réseau terroriste Al-Qaïda dans le sud de la Somalie en janvier.

M. Ayro a été blessé lors de cette attaque mais a survécu,
selon des sources concordantes.

Mercredi, l’Amisom a poursuivi son déploiement: deux avions-cargos
transportant des soldats ougandais, 300 selon des témoins, et trois
autres avions transportant du matériel militaire ont atterri à
l’aéroport international de Mogadiscio, a annoncé à l’AFP
le vice-ministre de la Défense, Salad Ali Jelle.

Mardi, au premier jour du déploiement, quelque 370 soldats ougandais
étaient arrivés par avions-cargos avec du matériel et
des véhicules blindés.

Peu après leur arrivée, au moins sept obus de mortier étaient
tombés sur l’aéroport de Mogadiscio, sans faire de victimes
mais provoquant la panique parmi les soldats.

L’Union africaine (UA) a assuré mercredi que "les attaques et
les menaces ne remettent pas en question le plan de déploiement"
de l’Amisom, a affirmé à l’AFP un porte-parole de l’organisation
panafricaine, Assane Ba, à Addis Abeba.

Au total, l’Ouganda doit envoyer environ 1.500 soldats en Somalie. L’Amisom,
dont l’UA avait décidé le déploiement le 19 janvier pour
six mois, doit compter à terme environ 8.000 hommes, mais jusqu’à
présent, seuls quelque 4.000 militaires venus de plusieurs pays (Ouganda,
Nigeria, Ghana, Malawi et Burundi selon l’UA) sont disponibles pour y participer.

Les autorités somaliennes ont accusé mercredi des islamistes
"liés à des terroristes internationaux" d’être
responsables de cette violence persistante.

Les islamistes somaliens, qui ont été défaits il y a
deux mois par l’armée éthiopienne, avaient juré de s’en
prendre à la force de paix si elle était déployée
dans ce pays ravagé par 16 ans de guerre civile.

La journée de mercredi a également été marquée
par des violences. Deux policiers somaliens ont été tués
par balle à Mogadiscio par un inconnu, entraînant une opération
de ratissage dans les environs à la recherche d’armes, selon des témoins.

Mogadiscio, où les islamistes avaient réussi à imposer
la sécurité en 2006 pendant environ six mois, avant leur défaite,
est secouée depuis plusieurs semaines par des violences quasi quotidiennes.

Ces affrontements, qui opposent notamment hommes armés non identifiés
et forces de sécurité somaliennes et éthiopiennes, ont
fait plus d’une soixantaine de morts, essentiellement des civils, selon un
décompte de l’AFP.

_______________________________ 3 – REUTERS

Attaque à la roquette près
de l’aéroport de Mogadiscio

MOGADISCIO (Reuters) – Des activistes ont tiré des roquettes
sur deux camions transportant des troupes éthiopiennes près
de l’aéroport de Mogadiscio, au lendemain de l’arrivée des premiers
détachements de militaires de la force de paix de l’Union africaine.


"Nous avons vu cette énorme explosion et plongé à
terre. Nous sommes restés là trois ou quatre minutes et quand
les coups de feu se sont calmés, nous sommes montés dans nos
voitures et nous nous sommes enfuis", a déclaré à
Reuters un chauffeur de taxi qui a assisté à la scène.

Des témoins ont rapporté que les Ethiopiens avaient riposté
et que des soldats somaliens basés non loin étaient également
intervenus. On ignore dans l’immédiat si cette attaque a fait des victimes.

08/03/07 (B385-B) Sans nouvelle des cinq otages européens disparus en Ethiopie, les autorités lancent une véritable chasse et se concentrent sur plusieurs pistes, en particulier les piste « ERYTHREENNE » et « AFAR ». (3 dépêches – Info lectrice)

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1 – AFP

Ethiopie
: cinq Européens otages depuis une semaine, deux pistes privilégiées

Par Emmanuel GOUJON

ADDIS ABEBA (AFP) – Une semaine après le rapt de cinq Européens
en Ethiopie dans une des régions les plus hostiles au monde, plusieurs
pistes, érythréenne et afar, sont évoquées, alors
qu’aucune revendication n’a été formulée dans cette affaire
mystérieuse où les autorités restent quasi muettes.

Les Européens sont trois hommes de nationalité britannique qui
étaient accompagnés de deux femmes, une Française et
une Italo-britannique. Ils travaillent tous dans des services de l’ambassade
de Grande-Bretagne à Addis Abeba, à l’exception de la ressortissante
italienne qui est l’épouse du directeur du British Council dans la
capitale éthiopienne.

Ils ont été enlevés avec une dizaine d’Ethiopiens le
1er mars à l’aube dans le village d’Hamed Ela (nord-est), à
une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec l’Erythrée,
un marché du sel servant de base aux tours opérateurs qui font
visiter la région Afar à des milliers de touristes chaque année.

Cette région semi-désertique est réputée pour
ses mines et lacs de sel situés en-dessous du niveau de la mer, ainsi
que ses zones volcaniques, où la température dépasse
parfois les 50 degrés.

"Plus le temps passe et plus on est inquiet sur leur état de santé",
reconnaît une porte-parole du Foreign Office qui a envoyé une
équipe d’une dizaine de personnes enquêter sur le terrain, dont
un expert en kidnapping selon BBC.

Aucune revendication ou rançon n’a encore été formulée
publiquement pour cet enlèvement conduit, selon la police éthiopienne,
par "des hommes armés".

La thèse du banditisme semble peu crédible dans la mesure où
les trois véhicules dans lesquels voyageaient les otages ont été
abandonnés à Hamed Ela et retrouvés avec des impacts
de balle.

Deux autres hypothèses sont avancées: la piste érythréenne
et la piste afar.

Les otages "sont retenus dans la zone de We’ima en Erythrée",
à une vingtaine de kilomètres de la frontière éthiopienne,
a rapporté mercredi soir l’agence éthiopienne de presse ENA
(officiel), en citant des témoins.

Une thèse qu’avait déjà avancée la semaine dernière
le président de la région Afar, Ismail Ali Sero, accusant les
ravisseurs d’être des "soldats érythréens" et
d’avoir emmené les otages en Erythrée.

De son côté, le gouvernement fédéral éthiopien,
qui a dépêché des militaires et des policiers dans la
région Afar, avait affirmé lundi qu’il ne pouvait "accuser
personne".

L’Erythrée, qui entretient des relations très tendues avec Addis
Abeba depuis leur guerre frontalière (1998-2000), a démenti
vigoureusement et à plusieurs reprises être impliquée
dans l’affaire: cette accusation est un "mensonge flagrant", selon
le ministère des Affaires étrangères à Asmara.

Une autre thèse a été avancée mercredi dans la
journée, cette fois par la Grande-Bretagne, jusqu’à présent
presque muette. "Les indications portent à croire qu’il est probable
que ce soit un problème régional Afar", a déclaré
à l’AFP la porte-parole du ministère britannique des Affaires
étrangères, ajoutant n’écarter "aucune piste".

Les Afars, musulmans sunnites en majorité, sont répartis entre
trois pays de la Corne de l’Afrique, l’Ethiopie, Djibouti et l’Erythrée.
Une rébellion de basse intensité est présente dans cette
zone, revendiquant l’indépendance pour les Afars, notamment contre
l’Ethiopie où vivent 1,4 million des 1,8 millions d’Afars.

En 1995, neuf touristes italiens avaient été enlevés
par des tribus afars dans la zone frontalière entre l’Erythrée
et l’Ethiopie, avant d’être libérés après deux
semaines.

________________________________ 2 – AFP

Rapt d’Européens en Ethiopie : la Grande-Bretagne sur la piste afar

ADDIS ABEBA (AFP) – La Grande-Bretagne a estimé mercredi "probable"
que l’enlèvement de cinq Européens dans le nord-est de l’Ethiopie
soit lié au "problème régional Afar", du nom
de la région où ils ont été capturés, frontalière
avec l’Erythrée.

"Nous n’écartons aucune piste. On ne peut pas être catégorique,
mais les indications portent à croire qu’il est probable que ce soit
un problème régional Afar", a déclaré une
porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères
à Addis Abeba.

"Nous sommes en train de restreindre le nombre d’options. Je ne peux
pas entrer dans les détails, ce serait irresponsable", a-t-elle
ajouté, évoquant la sécurité des touristes capturés
le 1er mars à Hamed Ela (région Afar).

Les enquêteurs britanniques, arrivés vendredi en Ethiopie, semblent
donc écarter de plus en plus la thèse du président de
la région Afar, Ismail Ali Sero, qui avait accusé la semaine
dernière les ravisseurs d’être "des soldats érythréens"
et d’avoir emmené les otages en Erythrée.

De son côté, le gouvernement éthiopien a affirmé
qu’il ne pouvait "accuser personne", et l’Erythrée, qui entretient
des relations très tendues avec Addis Abeba depuis leur guerre frontalière
(1998-2000), a démenti à plusieurs reprises être impliquée
dans cette affaire.

Les touristes enlevés sont quatre Britanniques et une Française.
L’un des otages britanniques, une femme, a aussi la nationalité italienne.

Les Afars sont répartis entre trois pays de la Corne de l’Afrique,
l’Ethiopie, Djibouti et l’Erythrée. Une rébellion de basse intensité
est présente dans cette zone, revendiquant l’indépendance pour
les Afars, notamment contre l’Ethiopie.

Mardi soir à Addis Abeba, l’ambassade britannique en Ethiopie a organisé
pour la presse un briefing sur la région Afar et ses "complexités",
semblant confirmer l’orientation de l’enquête. "La région
Afar d’Ethiopie est l’une des plus pauvres du pays, avec le plus bas niveau
d’infrastructures et d’équipements", a expliqué lors de
cette rencontre Paul Ackroyd, chef du Département pour le développement
international (DFID) de l’ambassade britannique à Addis Abeba.

Certains des touristes disparus travaillaient pour ce département de
l’ambassade à Addis Abeba. La région Afar est "une région
qui émerge après avoir été longtemps marginalisée",
a ajouté M. Ackroyd, notant qu’elle compte "environ 1,4 million
de personnes sur 75 millions d’Ethiopiens". "La majorité
de la population est nomade, c’est une zone où il y a beaucoup de conflits",
a-t-il ajouté, précisant que le DFID "tente de faire entendre
(la voix de ces populations) et subventionne un programme pour réduire
la pauvreté".

________________________________ 3 – AFP

Ethiopie : toujours sans nouvelles des otages
européens, dont une Française


Par Aaron MAASHO

MEKELE (AFP) – Six jours après l’enlèvement en Ethiopie
de touristes européens, dont une Française, les autorités
britanniques et éthiopiennes étaient toujours officiellement
sans nouvelles des otages kidnappés par des hommes armés dans
une région inhospitalière du nord du pays.

Paris a annoncé mardi qu’une Française était au nombre
des cinq Européens, qui travaillent pour l’ambassade du Royaume Uni
à Addis Abeba. Trois autres sont britanniques selon des sources proches
de l’enquête et la quatrième a la double nationalité britannique
et italienne.

Lors d’un point de presse mardi soir à Addis Abeba, une porte-parole
du ministère britannique des Affaires étrangères a précisé
que pour le Foreign Office, ces touristes étaient "portés
disparus" et non "kidnappés".

"Nous ne pensons pas qu’il y a une raison particulière derrière
cette affaire. Ils sont portés disparus, nous ne disons pas qu’ils
ont été kidnappés parce que personne n’a jusqu’à
présent revendiqué une responsabilité, il n’y a pas eu
de demande particulière", a-t-elle dit sous couvert d’anonymat.

Elle a par ailleurs exclu que les touristes se soient trouvés dans
leurs véhicules – retrouvés dans la localité de Hamed
Ela (nord-est) où l’enlèvement a eu lieu le 1er mars à
l’aube – quand ceux-ci ont été criblés de balles. "Nous
ne pensons pas que les gens étaient dans les véhicules quand
ils ont été visés par des tirs", a-t-elle dit.

Une équipe d’experts du Foreign office qui a enquêté lundi
à Hamed Ela, est rentrée mardi à Mekele, la ville la
plus importante à proximité du lieu du rapt.

Elle n’a fait aucun commentaire à la presse sur les constatations effectuées
sur les trois véhicules tout-terrain qui transportaient les personnes
enlevées. L’un était endommagé par une explosion et les
deux autres portaient de nombreux impacts de balles.

Une dizaine d’Ethiopiens ont également été enlevés
lors de cette attaque. Selon des sources concordantes, les prisonniers ont
été emmenés par des hommes armés. Aucune revendication
n’a pour le moment été rendue publique.

A Paris, le ministre français des affaires étrangères,
Philippe Douste-Blazy, a indiqué que "cinq personnes travaillant
pour l’ambassade britannique à Addis Abeba ont été enlevées
dans le nord de l’Ethiopie. L’une de ces personnes est une ressortissante
française".

La région Afar, où les touristes ont été enlevés,
est proche de l’Erythrée, qui entretient des relations très
tendues avec l’Ethiopie depuis leur guerre frontalière (1998-2000).

Mis en cause par un responsable local éthiopien et une personne présentée
par les autorités comme un témoin, le gouvernement érythréen
a formellement démenti toute implication alors que le gouvernement
éthiopien a assuré ne pas être en mesure d’accuser quiconque.

La région Afar, réputée l’une des plus chaudes du monde
et appréciée des touristes pour ses paysages désertiques
et volcaniques et ses lacs de sel, est considérée comme peu
sûre en raison notamment de la présence d’au moins trois groupes
armés autonomistes afars.

Interrogé par l’AFP, le Foreign Office à Londres a indiqué
mardi ne pas disposer de nouvelles informations et travailler en contact étroit
avec les gouvernements érythréen et éthiopien, ainsi
qu’avec ses partenaires européens.
Selon la presse britannique, des commandos sont en état d’alerte pour
lancer une éventuelle opération de sauvetage.

A Addis Abeba, le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires
étrangères, Solomon Abebe, a indiqué mardi "ne pas
avoir de nouvelles informations" sur l’affaire.

De son côté, la Mission de l’ONU en Ethiopie et en Erythrée
(Minuee), chargée de surveiller la frontière entre les deux
pays après leur conflit frontalier, a assuré mardi à
Asmara ne pas avoir de nouvelles informations, mais s’est dite être
à apporter "une aide médicale et logistique" si besoin.

08/03/07 (B385-B) Somalie : les Islamistes appellent à la résistance contre les forces de l’U.A. Elles prennent pour cible les soldats qui viennent d’arriver : 12 civils tués au cours d’une confrontation … Les autres pays qui avaient donné leur accord pour participer à cette force de maintien de la paix, vont-ils montrer beaucoup d’ardeur pour envoyer leurs soldats au combat ?? Tous les ingrédients pour une dramatisation de la situation semblent réunis. (ARDHD – 2 dépêches AFP – Info lectrice)

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1 – AFP

MOGADISCIO (AFP) – Somalie: 12 civils tués
dans une embuscade contre la force de paix

Douze personnes,
toutes civiles, ont été tuées à Mogadiscio dans
les échanges de tirs qui ont suivi une embuscade tendue mercredi par
des inconnus contre la force de paix en Somalie (Amisom), selon un nouveau
bilan obtenu jeudi auprès de témoins et de proches de victimes.

Le précédent bilan faisait état de deux morts. C’est
l’une des attaques les plus meurtrières depuis la chute des islamistes
somaliens il y a deux mois.

Aucun militaire de l’Amisom n’a été tué ou blessé
dans cette attaque, a réaffirmé jeudi le vice-ministre somalien
de la Défense, Salad Ali Jelle.

Mercredi, deux soldats ougandais de la force de paix africaine, qui
a commencé son déploiement mardi, avaient été
blessés à Mogadiscio quand leur véhicule avait sauté
sur une mine, selon l’armée ougandaise.

Dans un autre incident, un véhicule de l’Amisom a sauté
sur une mine, blessant deux soldats ougandais, selon l’armée ougandaise
à Kampala. Ces incidents sont survenus peu de
temps après l’appel lancé mercredi par un leader islamiste somalien
à la résistance.


"C’est le moment pour la jeunesse somalienne de combattre l’occupation
(de la Somalie) par l’Ethiopie et les autres (troupes de l’Amisom). Les musulmans
ne se rendront pas aux non croyants", a lancé Aden Hashi Ayro,
leader islamiste, sur la radio Koran basée à Mogadiscio. Des
documents d’identité tachés de sang de ce leader avaient été
découverts après l’attaque aérienne menée par
l’armée américaine contre des suspects présumés
du réseau terroriste Al-Qaïda dans le sud de la Somalie en janvier.

M. Ayro avait été blessé lors de cette attaque mais a
survécu, selon des sources concordantes.

Mercredi, l’Amisom a poursuivi son déploiement pour le deuxième
jour consécutif à Mogadiscio: deux avions transportant des soldats
ougandais, et trois autres appareils transportant du matériel militaire
ont atterri à l’aéroport international de Mogadiscio, a annoncé
M. Jelle.

Environ 800 soldats ougandais de l’Amisom sont désormais à Mogadiscio,
selon la vice-ministre ougandaise de la Défense, Ruth Nankabirwa.

Il s’agit de l’une des missions de paix les plus délicates: les précédentes
missions internationales en Somalie, conduites au début des années
90, s’étaient soldées par des échecs cuisants, avec au
moins 151 Casques bleus tués. Mardi, les premières troupes de
l’Amisom ont été accueillies par au moins sept obus de mortier,
qui sont tombés sur l’aéroport de Mogadiscio, sans faire de
victimes.

"Les attaques et les menaces ne remettent pas en question le plan de
déploiement" de l’Amisom, a assuré mercredi un porte-parole
de l’Union africaine (UA), Assane Ba. L’Amisom, dont l’UA avait décidé
le déploiement le 19 janvier pour six mois, doit compter à terme
environ 8.000 hommes, mais jusqu’à présent, seuls quelque 4.000
militaires venus de plusieurs pays (Ouganda, Nigeria, Ghana, Malawi et Burundi
selon l’UA) sont disponibles pour y participer.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a lancé
d’ailleurs un appel à la communauté mondiale "à
soutenir l’UA en mobilisant les fonds et autre aide nécessaire au déploiement"
de l’Amisom, dans son dernier rapport sur la situation dans le pays publié
mercredi.

Il a également exhorté les parties somaliennes à autoriser
le passage de l’aide humanitaire. Les autorités somaliennes ont accusé
mercredi des islamistes "liés à des terroristes internationaux"
d’être responsables de la violence persistante.

Les islamistes somaliens, qui ont été défaits il y a
deux mois par l’armée éthiopienne, avaient juré de s’en
prendre à la force de paix si elle était déployée
dans ce pays ravagé par 16 ans de guerre civile.

Mogadiscio, où les islamistes avaient réussi à imposer
la sécurité en 2006 pendant environ six mois, avant leur défaite,
est secouée depuis plusieurs semaines par des violences quasi quotidiennes.
Ces affrontements, qui opposent notamment hommes armés non identifiés
et forces de sécurité somaliennes et éthiopiennes, ont
fait plus d’une soixantaine de morts, essentiellement des civils, selon un
décompte de l’AFP.

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2 – AFP

MOGADISCIO (AFP) – Somalie : embuscade
contre des soldats de l’UA, appel islamiste à la résistance

Des
soldats de la force africaine de paix en Somalie (Amisom), déployés
depuis mardi à Mogadiscio, ont été pris mercredi dans
une embuscade qui a fait deux morts civils, peu après l’appel d’un
leader islamiste somalien à combattre les militaires étrangers
présents en Somalie.

L’embuscade "visait les troupes ougandaises, mais il n’y pas de victimes
du côté des soldats de maintien de la paix", a déclaré
à la presse le vice-ministre somalien de la Défense Salad Ali
Jelle.

"Deux civils ont été tués par balles et
sept ont été blessés au cours de l’embuscade au carrefour
de K1", un carrefour stratégique sur la route de l’aéroport
de la capitale, a rapporté à l’AFP un habitant Abdullahi Ibrahim.

Cette attaque est survenue peu de temps après l’appel par un leader
islamiste somalien "à combattre l’occupation (de la Somalie) par
l’Ethiopie et les autres", en référence aux troupes de
la force de paix africaine en Somalie, appelée Amisom.

"C’est le moment pour la jeunesse somalienne de combattre l’occupation
(de la Somalie) par l’Ethiopie et les autres (troupes de la force de paix
en Somalie). Les musulmans ne se rendront pas aux non croyants", a lancé
Aden Hashi Ayro, leader islamiste, sur la radio Koran basée à
Mogadiscio.

Des documents d’identité
tachés de sang de ce leader avaient été découverts
après l’attaque aérienne menée par l’armée américaine
contre des suspects présumés du réseau terroriste Al-Qaïda
dans le sud de la Somalie en janvier.
M. Ayro a été blessé lors de cette attaque mais a survécu,
selon des sources concordantes.

Mercredi, l’Amisom a poursuivi son déploiement: deux avions-cargos
transportant des soldats ougandais, 300 selon des témoins, et trois
autres avions transportant du matériel militaire ont atterri à
l’aéroport international de Mogadiscio, a annoncé à l’AFP
le vice-ministre de la Défense, Salad Ali Jelle.

Mardi, au premier jour du déploiement, quelque 370 soldats ougandais
étaient arrivés par avions-cargos avec du matériel et
des véhicules blindés.

Peu après leur arrivée, au moins sept obus de mortier étaient
tombés sur l’aéroport de Mogadiscio, sans faire de victimes
mais provoquant la panique parmi les soldats.

L’Union africaine (UA) a assuré mercredi que "les attaques et
les menaces ne remettent pas en question le plan de déploiement"
de l’Amisom, a affirmé à l’AFP un porte-parole de l’organisation
panafricaine, Assane Ba, à Addis Abeba.

Au total, l’Ouganda doit envoyer environ 1.500 soldats en Somalie. L’Amisom,
dont l’UA avait décidé le déploiement le 19 janvier pour
six mois, doit compter à terme environ 8.000 hommes, mais jusqu’à
présent, seuls quelque 4.000 militaires venus de plusieurs pays (Ouganda,
Nigeria, Ghana, Malawi et Burundi selon l’UA) sont disponibles pour y participer.

Les autorités somaliennes ont accusé mercredi des islamistes
"liés à des terroristes internationaux" d’être
responsables de cette violence persistante.

Les islamistes somaliens, qui ont été défaits il y a
deux mois par l’armée éthiopienne, avaient juré de s’en
prendre à la force de paix si elle était déployée
dans ce pays ravagé par 16 ans de guerre civile.

La journée de mercredi a également été marquée
par des violences. Deux policiers somaliens ont été tués
par balle à Mogadiscio par un inconnu, entraînant une opération
de ratissage dans les environs à la recherche d’armes, selon des témoins.

Mogadiscio, où les islamistes avaient réussi à imposer
la sécurité en 2006 pendant environ six mois, avant leur défaite,
est secouée depuis plusieurs semaines par des violences quasi quotidiennes.

Ces affrontements, qui opposent notamment hommes armés non identifiés
et forces de sécurité somaliennes et éthiopiennes, ont
fait plus d’une soixantaine de morts, essentiellement des civils, selon un
décompte de l’AFP.

06/03/07 (B385-A) RSF Somalie : Quatre journalistes d’un quotidien du SOMALILAND condamnés à de lourdes peines de prison.

Reporters
sans frontières dénonce le verdict prononcé le 4 mars
2007 par la Haute Cour de Hargeisa, capitale de l’Etat autoproclamé
du Somaliland (Nord), condamnant trois journalistes et le directeur du quotidien
privé Haatuf à de lourdes peines de prison pour avoir prétendument
diffamé le gouvernement, le chef de l’Etat et sa famille.

« L’affaire Haatuf a été marquée par des anomalies
de procédure et une disproportion des moyens utilisés par le
gouvernement pour s’en prendre au journal. Elle se conclut par un verdict
plus qu’excessif, entachant l’histoire du Somaliland en matière de
liberté de la presse. Le chef de l’Etat doit maintenant tenir ses promesses
et obtenir, au plus vite, la remise en liberté des journalistes incarcérés,
ainsi que la parution normale du quotidien », a déclaré
l’organisation.

Le 4 mars, la Haute Cour de Hargeisa, siègeant exceptionnellement
dans l’enceinte de l’académie de police de Mandera (60 km au nord-est
de Hargeisa), a condamné Yusuf Abdi Gabobe, directeur de publication
de Haatuf, à deux ans de prison pour avoir « rapporté de
fausses informations sur le gouvernement, discréditant le Président
et sa famille et créant une tension entre les communautés ».

Ali Abdi Dini, rédacteur en chef, Mohamed Omar Sheik, correspondant
dans la région d’Awdal (Nord-Ouest), et Ibrahim Mohamed Rashid Fara,
journaliste, jugé par contumace, ont pour leur part été
condamnés à deux ans et cinq mois.

La licence de publication du journal a été révoquée.

Le 21 février, le président de la République, Dahir Riyale
Kahin, s’était dit prêt, après une rencontre avec l’Association
des journalistes du Somaliland (Somaliland Journalists Association, SOLJA),
à gracier les journalistes de Haatuf s’ils étaient condamnés.
Malgré la suspension de sa licence, Haatuf a pu paraître normalement,
le 5 mars.

Yusuf Abdi Gabobe et Ali Abdi Dini avaient été arrêtés
lors d’un raid de la police contre les locaux de leur journal, le 2 janvier.
D’abord incarcérés au quartier général de la police
à Hargeisa, ils avaient été transférés
début février à la prison de Mandera. Mohamed Omar Sheik
avait quant à lui été arrêté à son
domicile le 14 janvier, transféré à Hargeisa puis à
la prison de Mandera.

Ils étaient poursuivis pour une série d’articles parus en novembre
2006 et janvier 2007, dénonçant des cas de favoritisme dans
les nominations gouvernementales et l’utilisation à des fins personnelles
de véhicules officiels. Ils ont été condamnés
en vertu du code pénal somalien datant de 1962, dont les lois sur la
presse ont été pourtant rendues caduques par l’adoption d’une
législation spécifique, en 2004. Toutefois, la Haute Cour a
refusé de juger les journalistes sur la base de ce dernier texte.

Leonard VINCENT
Bureau Afrique / Africa desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 76
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org
Web : www.rsf.org

06/03/07 (B385-B) AFP / Rapts en Ethiopie : les experts britanniques muets, une Française parmi les disparus.

Par
Aaron MAASHO

MEKELE (AFP) – Des enquêteurs britanniques ont observé
mardi un mutisme total, après avoir inspecté les voitures d’Européens
dont une Française, enlevés la semaine dernière dans
le nord-est de l’Ethiopie, près de la frontière avec l’Erythrée.

Paris a annoncé qu’une Française était au nombre des
cinq Européens capturés, qui travaillent pour l’ambassade du
Royaume Uni à Addis Abeba. Trois autres sont britanniques selon des
sources proches de l’enquête et la quatrième a la double nationalité
britannique et italienne.

Une équipe d’experts du ministère britannique des Affaires étrangères
qui a enquêté lundi dans la localité d’Hamed Ela, est
rentrée mardi à Mekele, la ville la plus importante à
proximité du lieu du rapt, selon des journalistes sur place.

Elle n’a fait aucun commentaire à la presse sur les constatations effectuées
sur les trois véhicules tout-terrain utilisés par les personnes
enlevées. L’un était endommagé par une explosion et les
deux autres criblés de balles.

Une dizaine d’Ethiopiens ont également été enlevés
lors de cette attaque qui a eu lieu le 1er mars. Selon des sources concordantes,
les prisonniers ont été emmenés par des hommes armés.
Aucune revendication n’a pour le moment été rendue publique.

Les Ethiopiens enlevés sont des chauffeurs, guides, cuisiniers et policiers,
ainsi que des responsables du gouvernement de la région Afar (nord-est),
selon des sources concordantes.

A Paris, le ministre français des affaires étrangères,
Philippe Douste-Blazy, a indiqué dans un communiqué que « cinq
personnes travaillant pour l’ambassade britannique à Addis Abeba ont
été enlevées dans le nord de l’Ethiopie. L’une de ces
personnes est une ressortissante française ».

« Nous sommes en contact permanent avec les autorités britanniques
à Londres et à Addis Abeba et je suis personnellement cette
affaire », a souligné le ministre des Affaires étrangères.

La région Afar, où les touristes ont été enlevés,
est proche de l’Erythrée, qui entretient des relations très
tendues avec l’Ethiopie depuis leur guerre frontalière (1998-2000).

Mis en cause par un responsable local éthiopien et une personne présentée
par les autorités comme un témoin, le gouvernement érythréen
a formellement démenti toute implication alors que le gouvernement
éthiopien a assuré ne pas être en mesure d’accuser quiconque.

La région Afar, réputée l’une des plus chaudes du monde,
est appréciée des touristes pour ses paysages désertiques
et volcaniques et ses lacs de sel. Mais elle est aussi considérée
comme peu sûre en raison notamment de la présence d’au moins
trois groupes armés autonomistes afars et de groupes nomades qui pratiquent
régulièrement le banditisme.

A Londres et à Addis Abeba, les autorités ont fait preuve d’une
extrême discrétion, affirmant ne pas avoir d’élément
nouveau sur ce rapt dont les circonstances violentes ont suscité l’inquiétude.
Selon la presse britannique, des commandos sont en état d’alerte pour
lancer une éventuelle opération de sauvetage.

Interrogé par l’AFP, le Foreign Office a indiqué ne pas disposer
de nouvelles informations et travailler en contact étroit avec les
gouvernements érythréens et éthiopiens, ainsi qu’avec
ses partenaires européens.

A Addis Abeba, le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires
étrangères, Solomon Abebe, a affirmé mardi « ne pas
avoir de nouvelles informations » sur l’affaire.

De son côté, la Mission de l’ONU en Ethiopie et en Erythrée
(Minuee), chargée de surveiller la frontière entre les deux
pays après leur conflit frontalier, a assuré mardi ne pas avoir
de nouvelles.

« La mission se tient prête à apporter une aide médicale
et logistique, si et au moment où ce sera nécessaire »,
a ajouté à l’AFP à Asmara une porte-parole de la Minuee,
Musi Khumalo