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02/05/2015 (Brève 454) En dépit de la libération d’un certain nombre de personnes arrêtées illégalement dans le Nord de Djibouti, l’armée nationale poursuit ses méfaits et ses rapines. (Lecteur)

Alerte pour la population du nord de la République
 
Nous apprenons que la majorité des détenus récemment arrêtés dans le Nord, ont été libérés dans la journée. Nous nous réjouissons de ces libérations , mais trois personnes sont encore détenues dans le camp militaire d’ASSAGUEILLA (district de Tadjoura).

Nous exigeons également leur libération immédiate et sans condition. Les militaires doivent cesser de se venger sur des civils innocent qui ne reçoivent aucune aide du gouvernement depuis 1991 dans des zones où même les Associations humanitaires indépendantes sont interdites d’accès .
 
Nous avons reçu confirmation que le 28 avril à BOKOL GARBO et à RIPTA (district de Tadjoura) que des cheptels entiers ont été confisqués par les militaires. Cela concerne plus de 200 chèvres. Ls militaires doivent les restituer  à leurs propriétaires dans les plus brefs délais.
 
Nous informons l’opinion publique sur la situation dramatique des populations nomades qui sont harcelés, emprisonnés, torturés  et spoliés de leurs bétails. Ils sont  livrés à la famine.

Nous demandons également à l’USN, qui se présente comme  la force politique d’opposition, de protester au parlement pour faire cesser ces violations massives des Droits humains, qui ne sont pas dignes d’une armée nationale, dont le rôle, au contraire, est de protéger les civils et non pas les harceler, de les terroriser et de les priver par la force de leurs uniques moyens de subsistance.
 
Un lecteur.
 

04/07/08 (B454) Press TV / Les tribunaux islamiques obligent des militaires éthiopiens récemment arrivés en Somalie à rentrer en Ethiopie après une bataille perdue, de nombreux morts et la destruction de leurs armes. UIC push Ethiopians back home (En Anglais – Info lecteur)

The Union of Islamic Courts (UIC) fighters have forced a group of recently-arrived Ethiopian soldiers into a retreat from Somalia.

A PressTv correspondent reported that the fighters slaughtered 33 of the soldiers and destroyed three of their military vehicles after the troops crossed the common border to join the Somali military.

One UIC soldier also died during the fighting which took place in the Jawiil region near the Somali-Ethiopian border, said one local Sheikh Abdirahim Isse Addow.

Most of the soldiers were killed stepping on landmines. Unlike Ugandan and Burundi regiments there, the troops apparently lacked the beep alarm system that activates upon approaching landmines seeded every 10 meters in the area.

Also contributing to their heavy losses was the inexperience of the troops whom the correspondent likened more to ‘militiamen’ than trained soldiers.

Unknown attackers, meanwhile, were reported to have taken the lives of four civilians in the capital, Mogadishu.

04/07/08 (B454) XINHUA / L’Erythée prête à négocier avec Djibouti sur les attaques frontalières (Info lecteur)

Le ministre érythréen des Affaires étrangères Osman Mohamed Saleh a indiqué mardi que son pays était prêt à organiser un dialogue avec Djibouti sur les dernières attaques frontalières, a rapporté l’Agence de presse égyptienne MENA.

En marge du 11e sommet de l’Union africaine (UA), le ministre érythréen a démenti que l’Erythrée ait attaqué Djibouti.

Les forces érythréennes se trouvaient à l’intérieur du pays et elles ont riposté en légitime défense après que les troupes djiboutiennes les eurent attaquées du 10 au 12 juin, a souligné M. Saleh cité par MENA.

L’Erythrée n’a aucune intention à Djibouti et n’a aucun problème, parce que les frontières sont bien démarquées, a-t-il ajouté.

Le 12 juin, le ministère djiboutien de la Défense a indiqué que des militaires érythéens ont envahi la région de Ras Doumeira dans le nord de Djibouti. Des affrontements ont commencé plus tard qui, selon le côté djiboutien, ont tué 12 Djiboutiens et blessé 55 autres.

L’Union africaine a condamné l’action militaire de l’Erythrée contre Djibouti dans une région frontalière controversée et demandé à l’Erythrée de se retirer "immédiatement et sans condition".

04/07/08 (B454) XINHUA / Somalie: cinq morts dans des affrontements entre troupes éthiopiennes et insurgés

Cinq personnes ont été tuées dans des affrontements entre troupes éthiopiennes et combattants insurgés dans le centre de la Somalie, ont rapporté jeudi des témoins et les médias locaux.

Trois nomades locaux ont été abattus dans le village d’El Galpar des soldats éthiopiens, arrivés dans ce village pour prendre de l’eau dans un puits mais pris dans une embuscade tendue par des combattants insurgés, ont indiqué des témoins.

Une femme a également été tuée par balles alors qu’elle fuyait un intense échange de tirs dans la même zone.

Selon les médias locaux, les troupes éthiopiennes se rendaient à Beledweyn, capitale provinciale de la région d’Hiran, à 300 km au nord de la capitale somalienne Mogadiscio. Les troupes s’étaient retirées de cette ville la semaine dernière et elle est depuis sous le contrôle des insurgés.

04/07/08 (B454) Alterinfo / Mort de 71 hommes armés en Somalie

Le ministère éthiopien de la Défense a annoncé que ses Forces armées ont tué cette semaine au moins 71 hommes armés au cours des affrontements en Somalie.

Selon un communiqué de ce ministère publié jeudi, les militaires éthiopiens, lors d’une opération conjointe avec les troupes somaliennes déclenchées le 30 juin, ont tué 71 individus armés et détruit une quantité d’armes.

Selon certaines informations, 13 officiers somaliens dehaut rang figurent parmi les morts.

04/07/08 (B454) PÉRIODE : JANVIER-MAI 2008 – Rappel des principales communications de la LDDH entre Janvier et Mai 2008


Le Président

Rappel des principales communications
de la LDDH entre Janvier et Mai 2008

Djibouti au bord du gouffre: a-t-elle basculé dans le bourbier d’une guerre ?

« Et pourtant, il suffit de se décider à les changer, mêmes si les choses sont sans espoir.»

Cet exposé se base sur les principales communications de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) de janvier au 4 juillet 2008.

Dans le contexte actuel, les chances de nous faire entendre sont minimes, car bons nombres de dirigeants, à l’esprit ouvert, sont restreints à garder un silence obligé dans ce climat morose, lourd et menaçant ; ce qui est compréhensible.

Des Défenseurs des Droits de l’Homme tant à Djibouti, que sur le plan international, en association avec la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) constatent malheureusement :

1. qu’on n’en serait pas arrivé là, si l’Etat de droit était effectif, si la Mauvaise gouvernance n’était pas cautionnée par ceux chargés de les dénoncer sur le plan international (PNUD, FMI, Banque Mondiale en premier lieu) ;

2. qu’on n’en serait pas arrivé là, si les dirigeants politiques Djiboutiens n’étaient pas des élus sans électeurs ;

3. qu’on n’en serait pas arrivé là, si le contre Pouvoir n’était pas muselé ;

4. qu’on n’en serait pas arrivé là, si l’Opposition était respectée au lieu d’être constamment insultée par le Chef de l’Etat ;

5. qu’on n’en serait pas arrivé là, si les Syndicats étaient libres d’organiser des manifestations, des grèves pacifiques dans le strict intérêt des Travailleurs lésés, privés de leurs droits, exploités à outrances, pratiquement sans avenir pour leurs progénitures ;

C’est sous cet éclairage, que nous reprenons quelques passages de nos communications qui malheureusement n’ont pas eu d’échos favorables, tout simplement parce qu’ils mettent à jour la dure réalité qui existe en République de Djibouti, et que les bénéficiaires, qui sont au pouvoir, ne souhaitent pas entendre.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

P.S. Pour relire tous les communiqués de la LDDH, cliquez ici

04/07/08 (B454) Message d’un lecteur …. sur la situation actuelle au pays et les craintes de la population.

La volonté qui semble pousser nos dirigeants à envisager une guerre brusque et inexplicable nous inquiète au plus haut point.

Compte-tenu des informations sur le rapport des forces, cette offensive, si Guelleh ou ses alliés la déclenchent, s’annonce périlleuse.

Inéluctablement la tension intérieure va monter avec toutes les difficultés pour la population, tant sur le plan social que sur le plan humain.

Nul doute que le régime va utiliser l’argument du conflit latent pour multiplier les répressions physiques et morales et réduire encore plus durement nos libertés, dont celles de s’exprimer et de communiquer.

04/07/08 (B454) Point de bascule / Somalie – Un insurgé islamiste canadien aurait été abattu

Un Canadien qui a tenu une position clé dans un groupe de rebelles somaliens aurait été tué lors d’un affrontement avec les forces africaines de maintien de la paix.

Abdullah Ali Afrah, qui était également connu sous le nom de Aspro ou Asparo, opérait une entreprise de transfert de fonds à Toronto avant de retourner dans sa patrie et de se joindre à ce qui est une version africaine des Talibans. […]

Les autorités canadiennes ont tenté de confirmer son décès, mais Ottawa n’a pas de présence officielle en Somalie. Les tentatives de contacter le téléphone portable de M. Afrah ont été vaines. M. Afrah, un citoyen canadien, était un conseiller principal auprès de l’Union des tribunaux islamiques, qui est parfois comparée aux Taliban en raison de ses liens avec Osama bin Laden et de ses campagnes armées en vue de transformer la Somalie en état fondamentaliste.

Après que le National Post ait révélé le rôle du Canada dans l’insurrection en Somalie en 2006, M. Afrah a dit au journal dans une intrevue téléphonique que si les gais et les lesbiennes peuvent faire ce qu’ils veulent à Toronto, les musulmans devraient être libres de vivre comme ils l’entendent en Somalie.

Il a également appelé le chef du groupe terroriste somalien hors-la-loi Al-Ittihad Al-Islam « un bon musulman » et déclaré que les Talibans en Afghanistan ne cherchaient qu’à « bénéficier de l’islam et des principes islamiques ». […]

Le Canada a la plus grande population ethnique somalienne en dehors de l’Afrique, et alors que la plupart évitent l’extrémisme, quelques-uns ont quitté Toronto et Ottawa pour se battre pour l’Union des tribunaux islamiques.

Les autorités somaliennes et éthiopiennes affirment avoir tué plusieurs combattants islamistes munis de documents tels que passeports, permis de conduire et même des passes de bus qui les identifiaient comme des Canadiens.

M. Afrah est né à Mogadishu et s’est établi au Canada dans les années 1980, où il s’est apparemment mérité le surnom Aspro en vendant de l’aspirine. Il a exploité un dépanneur et travaillé comme charpentier avant d’ouvrir la succursale canadienne de Al-Barakaat, une entreprise de transfert de fonds dont les bureaux somaliens ont été mis sur une liste noire pour cause de financement du terrorisme.

« Comme tout le monde, j’ai travaillé et essayé de faire une bonne vie. J’ai fait de mon mieux et lorsque mon projet de rester ici est arrivé à terme, je suis simplement retourné en Somalie », a-t-il dit dans l’entrevue.

Bien qu’il n’était pas connu comme un homme religieux à Toronto, après son retour à Mogadishu à la fin des années 1990, il est devenu le deuxième vice-président du Conseil de la Shura de l’Union des tribunaux islamiques dont le chef, le cheikh Hassan Dahir Aways, est sur la liste des terroristes du Canada et de l’ONU.

Un ancien rebelle somalien a déclaré au Post l’an dernier qu’il avait vu Aspro à un camp d’entraînement à Mogadishu tirant avec un fusil AK-47. Le témoin a déclaré que l’épouse de Aspro était avec lui.

La participation des Canadiens aux combats a été notée dans des rapports d’intelligence rédigés par Ottawa. Les autorités craignent que les insurgés vétérans reviennent au Canada, ce qui causerait des problèmes de sécurité semblables à ceux posés par les combattants volontaires formés en Afghanistan.