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03/12/2015 (Brève 531) Communiqué de la LDDH en date du 2 décembre 2015, en écho aux nouvelles mesures exceptionnelles de sécurité décidées par le gouvernement

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La LDDH est préoccupée des dernières décisions portant sur « la mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité » prises par le gouvernement djiboutien lors de son Conseil des Ministres du 24 novembre 2015 et stipulées dans le Décret № 2015-3016 PR/PM signé le jour suivant à savoir le 25 novembre 2015 par le Chef de l’Etat.

Tout d’abord, à la lecture dudit décret, il en ressort que les articles visés dans ce décret ne concernent aucunement un Etat d’urgence ni un Etat de siège mais c’est un renforcement des mesures de sécurité contre des « risques terroristes ».

Cependant, une interdiction de rassemblement et d’attroupement sur la voie publique est annoncée le 25 novembre 2015 par le Premier Ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed à la télévision nationale et à la radio. Et ce en contradiction flagrante avec ce décret et les dispositions de la Constitution du pays.

Et pour preuve, l’étau se resserre sur l’opposition USN dont nous apprenons ce soir l’empêchement des Députés et Cadres de l’USN de se rendre à la ville d’Ali-Sabieh par la Gendarmerie où l’USN a prévu de tenir un meeting d’information pour ses militants demain jeudi 03 décembre 2015 et une série des meetings dans les tous districts de l’intérieur après.

L’on est en droit de se demander la raison d’être de ce décret qui n’est d’autre le musèlement et le bâillonnement de l’opposition politique et de toute voix hostile au 4ème mandat que le Chef de l’Etat veut se donner qui suit la même logique adoptée lors du 3ème mandat de février 2011.

Pourtant, le régime en place organise et orchestre avec les moyens et les personnels de l’Etat des campagnes, des marches, des réunions au Palais du Peuple toutes couvertes par la RTD pour faire adhérer le Peuple djiboutien au projet de 4ème  mandat. Deux poids, deux mesures !

Ces nouvelles restrictions compromettent gravement les dispositions constitutionnelles relatives à l’exercice normal des droits humains et libertés fondamentales (liberté de circulation, de réunion, d’expression …) et peuvent engendrer la confrontation entre l’opposition USN et le régime en place : le tout peut basculer dans l’instabilité à cause du comportement pyromane du régime djiboutien.

En regard de tout cela, la LDDH dénonce vigoureusement ces entraves des libertés et violations des droits fondamentaux des citoyens Djiboutiens et de l’opposition politique USN.

Enfin, la LDDH lance la présente alerte à la Communauté nationale et internationale sur la dérive du régime en place et exige le respect strict des droits et libertés publiques.

Le Président de la LDDH :
    Omar Ali Ewado

30/12/09 (B531) La Chine : un projet de base navale dans le Golfe d’Aden ??? (2 articles en Français)

_______________ 2 – Le Figaro avec AFP

Chine:base navale dans le Golfe d’Aden?

La Chine pourrait établir une base navale de soutien à ses opérations antipiraterie dans le Golfe d’Aden, au large de la Somalie, a suggéré un haut responsable de la Défense.

Dans un entretien publié sur le site internet du ministère de la Défense, l’amiral Yin Zhuo explique qu’une telle base permettrait d’assurer le maintien à long terme de la participation chinoise aux actuels efforts internationaux antipiraterie. "Nous ne disons pas que nous avons besoin que notre Marine soit partout pour remplir nos engagements internationaux", a-t-il expliqué, mais "nous avons besoin de renforcer notre capacité d’approvisionnement".

Un cargo chinois, le Dexinhai, a été relâché dimanche par des pirates somaliens contre paiement d’une rançon de 2,2 millions d’euros. Le cargo et ses 25 membres d’équipage, tous chinois, avaient été capturés en octobre par des pirates somaliens. La Marine chinoise a entamé il y a un an une mission historique d’escorte au large de la Somalie — la première de la Chine hors de sa région en plusieurs siècles– en déployant deux destroyers et un navire de ravitaillement.

_______________ 1 – Portail des sous-marins avec AFP

La Chine souhaite avoir une base navale dans le golfe d’Aden

Un haut-responsable de la marine chinoise a proposé d’installer une base permanente pour soutenir les navires participant à la mission de lutte contre la piraterie dans le golfe d’Aden, soulevant l’idée que la Chine pourrait construire des bases ailleurs.

Dans un entretien publié sur le site du ministère chinois de la défense, Yin Zhuo — un amiral et chercheur au Centre de recherche pour l’équipement de la marine — a expliqué qu’une telle base soutiendrait la participation à long-terme de la Chine à l’opération.

"Nous ne disons pas que nous avons besoin que notre marine aille partout pour accomplir nos engagements internationaux," indique Yin.

"Nous disons que pour accomplir nos engagements internationaux, nous avons besoin de renforcer notre capacité de soutien."

La proposition de Yin intervient après la libération d’un cargo chinois, à la suite du paiement d’une rançon de 3,5 millions $ aux pirates somaliens.

La Chine a envoyé 4 flottilles dans la région depuis la fin de l’an dernier. La première a passé 124 jours en mer sans faire escale, indique Yin — une durée qui s’est ajoutée aux défis de l’opération.

Depuis, des bâtiments chinois ont été autorisés à faire escale et à se ravitailler dans la base française de Djibouti. Les Etats-Unis, l’Union Européenne et le Japon disposent tous de bases de ravitaillement dans la région, souligne-t-il.

"Si la Chine établit une base de ravitaillement de ce type, je pense que les pays de la région et ceux participant à la lutte contre la piraterie, le comprendront," a-t-il espéré.

"Je pense qu’une base stable et permanente serait bien pour nos opérations."

Toute décision devra être prise par le Parti Communiste et sa commission militaire centrale, a précisé Yin.

Il a ajouté qu’il savait que les bâtiments chinois si près du Golfe avaient provoqué des soupçons, mais qu’il croyait que d’autres pays comprenaient que les intentions de Pékin étaient de lutter contre la piraterie.

La Chine serait intéressée dans la création de bases navales au Bangladesh, Cambodge, Myanmar, Pakistan, Thaïlande et en mer de Chine du Sud pour protéger ses voies de communication maritime

30/12/09 (B531) Le Journal de la Flibuste (3 articles en Français)

_____________ 3 – Le Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Un cargo grec capturé par des pirates somaliens

Un cargo grec battant pavillon panaméen a été capturé par des pirates somaliens alors qu’il croisait au large des côtes des Seychelles, ont annoncé mardi les garde-côtes grecs.

Le Navios Apollon, appartenant à la compagnie Navios Maritime Partners, transportait à son bord un capitaine grec et un équipage de 18 marins ressortissants d’autres pays.

Selon les informations publiées jusqu’à présent par les autorités grecques, le navire a été abordé par une dizaine de pirates utilisant au moins deux hors-bords, alors qu’il faisait route vers l’Inde avec une cargaison d’engrais de Floride aux États-Unis.

Les compagnies de frêt et les autorités greques sont en première ligne de la lutte internationale contre le « fléau » de la piraterie au large de la Somalie, car de nombreux navires grecs ont été attaqués au cours de l’année écoulée. Quelques heures seulement avant la capture du Navios Apollon, les pirates somaliens ont libéré le cargo singapourien Kota Wajar et ses 21 membres d’équipage, après avoir reçu une rançon de quelque millions de dollars.

Par ailleurs, des pirates ont également capturé le pétrolier St James Park, un autre navire battant pavillon britannique et faisant route vers la Thaïlande depuis l’ Espagne.

_____________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Un pétrolier attaqué par des pirates

Des pirates somaliens lourdement armés ont ouvert le feu en direction d’un pétrolier koweitien ce matin à proximité de la mer d’Arabie mais n’ont pas réussi à s’en emparer, a rapporté le Bureau maritime international (BMI).

Les pirates ont lancé une attaque à l’aide d’armes automatiques et de lance-grenades, au large des côtes de Somalie, a déclaré Noel Choong, directeur du centre de surveillance du BMI, dont le siège est à Kuala Lumpur.

"Les pirates somaliens ont poursuivi le pétrolier et tiré des balles tôt mercredi matin, dans une tentative de s’emparer du navire", a-t-il indiqué. "Heureusement, le pétrolier a réussi à échapper aux pirates", a ajouté M. Choong, ajoutant qu’aucun blessé n’avait été signalé.

M. Choong a renouvelé ses mises en garde contre les pirates qui attaquent des navires "sur tous les fronts". "Les pirates élargissent leur champ d’action. Ils agissent dans le Golfe d’Aden, en mer d’Arabie et dans l’océan Indien", a-t-il assuré.

Les pirates somaliens, qui ont déplacé leurs attaques dans l’immensité de l’océan Indien, ont récemment capturé deux navires marchands, dans un véritable pied de nez aux marines étrangères patrouillant la zone.

Un troisième cargo, grec, a été pris lundi au nord-est des Seychelles, où les pirates ont multiplié les attaques depuis octobre. Le même jour, c’est un chimiquier battant pavillon britannique, le St James Park, qui faisait les frais du retour des pirates dans le golfe d’Aden.

Le navire et ses 26 membres d’équipage ont été attaqués alors qu’ils faisaient route, depuis l’Espagne, vers la Thaïlande, selon Andrew Mwangura, le responsable de la branche kényane du Programme d’assistance aux marins.

_____________________ 1 – Radio Canada

Le NCSM Fredericton à la rescousse

Le navire canadien NCSM Fredericton est venu en aide lundi au Kota Wajar, un navire qui venait d’être libéré par ses ravisseurs somaliens après le paiement d’une rançon.

Le NCSM Fredericton a prêté assistance au navire, car il était le vaisseau de combat de l’OTAN ou des forces de coalition le plus proche.

L’équipage du navire canadien, en mission de six mois dans la région de la mer d’Oman, du golfe d’Aden et de la Corne de l’Afrique pour combattre la piraterie et le terrorisme, a inspecté le Kota Wajar afin de s’assurer que tous les pirates étaient partis. Un médecin a ensuite examiné les 21 membres d’équipage, qui étaient tous en bonne santé.

Après avoir jugé que le bateau était en mesure de naviguer, des denrées fraîches et de l’eau ont été fournies aux marins du Kota Wajar.

Selon un communiqué de presse du ministère canadien de la Défense, le Kota Wajar a été utilisé par ses ravisseurs lors du détournement et l’enlèvement de Paul et Rachel Chandler, un couple britannique, le 23 octobre 2009.

Nouvel acte de piraterie

Par ailleurs, des pirates somaliens se sont emparés d’un pétrolier dans le golfe d’Aden, une première en six mois. Le cargo, qui bat pavillon britannique, compte 26 membres d’équipage et transporte plus de 13 000 tonnes de produits chimiques.

La piraterie est devenue endémique au large des côtes africaines, en particulier près de la Somalie. Présentement, 12 navires sont toujours bloqués par des pirates somaliens dans la région.

30/12/09 (B531) Yémen Express (5 articles en Français)

_______________________ 5 – Le Figaro avec CNN

Des frappes aériennes au Yémen ?

Les Etats-Unis et le Yémen cherchent de nouvelles cibles au Yémen pour des frappes aériennes en représailles contre l’attentat manqué du jour de Noël sur un avion américain dont le réseau Al Qaïda a revendiqué la responsabilité, a rapporté la chaîne d’informations CNN.

La chaîne cite deux hauts responsables qui ont déclaré qu’il s’agissait "de se préparer pour le cas où le président (Barack) Obama ordonnerait des frappes de représailles. La question étant de déterminer quelles cibles peuvent être directement liées à l’attentat manqué et à sa préparation".

"Les forces spéciales américaines et les services de renseignement américains ainsi que leurs homologues yéménites se sont attelés à l’identification de cibles potentielles d’Al Qaïda au Yémen", a précisé l’une des sources de la chaîne américaine. "Le Yémen n’a toujours pas donné son accord concernant le type d’opération de forces spéciales américaines héliportées qui opèreraient au sol avec pour mission de capturer d’éventuels suspects afin de les interroger", a souligné une autre source de la chaîne de télévision américaine.

Selon les services américains de renseignement, le Yémen abriterait plusieurs camps d’entraînement. Une à deux dizaines de combattants seraient entraînés dans chaque camp. L’un de ces camps a déjà été la cible des frappes aériennes ce mois-ci.

_______________________ 4 – Courrier du Vietnam

Accords entre la Chine et le Yémen pour promouvoir leur coopération

La Chine et le Yémen ont signé le 28 décembre 3 accords de coopération d’une valeur de 105 millions de yuans (15,4 millions de dollars américains), a rapporté l’agence de presse officielle yéménite Saba.

Selon les accords, la Chine allouera 50 millions de yuans à la promotion de la coopération économique et technique entre les 2 parties. Pékin donnera aussi à Sanaa une somme équivalente pour soutenir les projets de développement du pays.

Pékin fournira des secours d’une valeur de 5 millions de yuans, à travers des accords, aux populations déplacées qui ont fui les combats entre les troupes gouvernementales et les rebelles Houthi dans la province du Sud de Saada.

_______________________ 3 – Romandie News avec ATS

Washington et Sanaa cherchent des cibles possibles au Yémen

Les autorités américaines et yéménites cherchent de nouvelles cibles au Yémen pour d’éventuelles frappes de représailles après l’attentat manqué contre un vol Amsterdam-Detroit, rapporte mardi CNN. La télévision cite deux responsables américains.

La tentative d’attentat a été revendiquée par le groupe Al Qaïda dans la péninsule arabique.

Les deux responsables ont souligné qu’il s’agissait avant tout d’être prêt à proposer des cibles potentielles au cas où le président Barack Obama ordonnerait une riposte.

Selon CNN, les autorités américaines s’efforcent de trouver des cibles directement liées à l’organisation de l’attentat manqué.

_______________________ 2 – Le Figaro avec AFP

300 membres d’al-Qaida au Yémen ?

Plusieurs centaines de membres d’al-Qaida sont susceptibles d’opérer au Yémen et de planifier des attaques comparables à la récente tentative d’attentat contre un avion de ligne américain, a estimé le ministre des affaires étrangères yéménite Abu Bakr Al-Qirbi sur la BBC.

Le ministre a demandé l’aide de la communauté internationale pour entraîner les services de sécurité locaux à les combattre et estimé que la coopération avec les pays occidentaux dans le domaine du renseignement devait être améliorée. "Il est certain qu’il existe un certain nombre d’éléments d’Al-Qaïda opérant au Yémen et parmi eux il y a des responsables. Nous sommes conscients de ce danger", a déclaré le responsable yéménite.

Interrogé sur leur nombre, le ministre yéménite a répondu: "je ne suis pas en mesure de vous fournir un chiffre exact. Peut-être des centaines de l’ordre de 200 à 300". Je n’ai pas de chiffre précis".

Par ailleurs, trois sénateurs américains ont appelé hier le président Barack Obama à cesser de transférer des détenus de la prison de Guantanamo au Yémen sans garanties de Sanaa qu’ils ne retourneront pas au combat. Les deux sénateurs républicains John McCain et Lindsey Graham et l’indépendant Joseph Lieberman estiment dans une lettre que ces transferts sont "hautement imprudents et irréfléchis". Près de la moitié des 198 personnes encore détenues à Guantanamo, proviennent du Yémen.

_______________________ 1 – L’Express

Naguère simple menace régionale, Al Qaïda dans la péninsule Arabique est devenu pour les renseignements américains le plus actif et le plus ambitieux des groupes affiliés au réseau islamiste hors du Pakistan et de l’Afghanistan, indiquent des responsables.

Devant le danger grandissant que représente la branche d’Al Qaïda basée au Yémen, le président Barack Obama a renforcé l’assistance de Washington au gouvernement yéménite pour qu’il déclenche des raids meurtriers début décembre, soulignent-ils.

Après la tentative d’attentat du jour de Noël sur un avion de ligne américain, revendiquée par ce groupe, Obama s’est montré déterminé à en traquer les responsables.

Dans les milieux américains de la défense, on s’attend à ce que la coopération bilatérale s’intensifie, sur le terrain comme au niveau du renseignement, dans le cadre d’une redéfinition des priorités de Washington en matière de lutte antiterroriste – jusqu’ici centrées sur l’Afghanistan, le Pakistan et l’Irak.

Le chef de la diplomatie yéménite, Aboubakr al Kirbi, a qualifié d’insuffisante mardi l’assistance militaire que reçoit le Yémen à l’heure actuelle pour contrer le terrorisme.

Le rôle d’Al Qaïda dans la région a pris un nouvel aspect aux yeux des services secrets américains durant l’année écoulée, quand des activistes saoudiens et yéménites ont formé une organisation unique au Yémen, le plus pauvre des pays arabes.

Kirbi, qui s’exprimait à la BBC-radio, a jugé possible que son pays abrite jusqu’à 300 activistes d’Al Qaïda.

Le Saoudien Saïd al Chehri, ancien détenu de la prison militaire américaine de Guantanamo (Cuba), est apparu comme l’un des principaux chefs d’Al Qaïda dans la péninsule Arabique depuis son rapatriement par les autorités américaines en novembre 2007. Le Yémen n’exclut pas qu’il fasse partie de la trentaine d’activistes tués dans un récent raid aérien.

REFUGE IDÉAL

Evoquant le risque de voir d’autres prisonniers libérés de Guantanamo rejoindre Al Qaïda, le représentant Frank Wolf, personnalité influente du camp républicain, a engagé Obama à ne plus renvoyer de détenus vers des pays instables comme le Yémen.

Sur les 190 prisonniers qui se trouvent encore à Guantanamo, 91 sont originaires du Yémen et les pourparlers sur leur rapatriement butent sur des questions de sécurité.

Les responsables américains notent que la guerre civile et l’anarchie ont fait du Yémen un refuge idéal pour Al Qaïda, en grande partie évincé d’Afghanistan et soumis à des pressions de plus en plus fortes dans les zones tribales du Pakistan.

"Elle a évolué en quelques mois", déclare un représentant de la lutte antiterroriste à propos de la menace que représente Al Qaïda dans la péninsule Arabique.

"Ils s’étaient confinés au Yémen et à l’Arabie saoudite. Mais divers signes montrent que la section d’Al Qaïda au Yémen se tourne vers des objectifs mondiaux et non plus seulement régionaux", dit-il en jugeant la tendance "très préoccupante".

"Il s’agit probablement du groupe affilié à Al Qaïda le plus actif en dehors de l’Afghanistan et du Pakistan", ajoute-t-il.

Les Etats-Unis ont accru l’aide qu’ils fournissent aux forces yéménites en matériels militaires et en renseignements afin d’éliminer des repaires présumés de djihadistes.

Selon des responsables, une bonne partie de cette assistance est secrète par souci d’épargner des réactions trop violentes au gouvernement, déjà en butte à une rébellion chiite dans le Nord et à un mouvement séparatiste dans le Sud.

Le principal programme d’assistance officiel du Pentagone au Yémen est passé du modeste montant de 4,6 millions de dollars durant l’exercice 2006 à celui de 67 millions de dollars pour l’exercice 2009, a indiqué Bryan Whitman, porte-parole du département de la Défense.

Il a précisé qu’en 2009 les fonds serviraient à l’entraînement, à des matériels comme les radios, les pièces détachées d’hélicoptère, les camions et les vedettes rapides. Il a cependant ajouté: "Je ne suis pas là pour détailler tous les aspects de notre assistance."

Certains responsables s’irritent de voir présenter le Yémen comme la menace numéro 1 liée à Al Qaïda à l’exception de la zone frontalière montagneuse séparant l’Afghanistan du Pakistan. Ils rappellent la présence du réseau islamiste en Somalie.

29/12/09 (B531) Yémen Express (3 articles en Français)

___________________________ 3 – JDD

Nouveaux affrontements au Yémen

Le gouvernement ainsi que les rebelles chiites du Yémen ont signalé de nouveaux affrontements mardi dans le nord du pays. Les États-Unis et l’Arabie saoudite craignent qu’Al-Qaida n’exploite l’instabilité au Yémen pour préparer des attaques.

Le site internet du ministère yéménite de la Défense indique que des forces gouvernementales ont pris d’assaut des positions d’insurgés dans la province montagneuse de Saada, où les combats durent depuis plusieurs mois. Les insurgés font quant à eux état de raids de chasseurs yéménites mais également saoudiens.

La tentative d’attentat contre un avion de ligne américain commise le jour de Noël par un Nigérian et revendiqué par la branche régionale d’Al-Qaida a récemment braqué les projecteurs sur le pays.

___________________________ 2 – Le Point

"Le Yémen est une base arrière d’Al-Qaeda depuis trois ans"

Propos recueillis Marc Vignaud

Fils d’un riche banquier nigérian, le jeune homme de 23 ans inculpé pour tentative d’attentat sur le vol Amsterdam-Detroit affirme avoir entretenu des liens avec Al-Qaeda. Selon sa famille, il était parti en juillet 2008 au Yémen pour suivre des cours d’arabe. Depuis, il n’avait plus donné signe de vie.

La radicalisation soudaine de cet étudiant favorisé, intervenue lors de son séjour au Yémen, braque les projecteurs sur ce pays de la péninsule arabique, frontalier de l’Arabie saoudite. Pour Dominique Thomas, chercheur à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) et spécialiste des mouvements islamistes, le Yémen, dont le pouvoir central est très contesté, est devenu un terrain propice aux djihadistes.

lepoint.fr : Assiste-t-on à une recrudescence des forces d’Al-Qaeda au Yémen ?

Dominique Thomas :
Depuis deux trois ans, le Yémen est devenu une base arrière d’Al-Qaeda. En 2006, l’évasion de la prison de Sanaa (la capitale) d’une vingtaine de djihadistes transférés d’Iran ou d’Afghanistan a permis la reconstitution d’un organigramme d’Al-Qaeda, alors que l’organisation avait été décapitée en 2003 avec l’assassinat de son précédent chef par les forces américaines.

Depuis 2006, des réseaux se sont donc reconstitués dans le sud du pays, dans le centre, dans l’est. Les premières attaques ont recommencé au Yémen contre des terminaux pétroliers, des touristes, des bâtiments officiels étrangers, des représentants des autorités. On a atteint le pic de la réorganisation en janvier 2009 avec l’annonce de la création d’"Al-Qaeda dans la péninsule arabique" par la fusion de ses branches saoudienne et yéménite.

L’événement s’explique par la faiblesse des réseaux saoudiens qui ont été largement décapités par la répression qui s’est abattue sur les djihadistes dans ce pays à partir de 2003. Certains ont alors décidé de fuir l’Arabie saoudite et de repasser la frontière. Ce ne sont pas des éléments extrêmement nombreux en termes de combattants – de 100 à 200 -, mais cela a permis de renforcer les rangs d’Al-Qaeda.

Il faut aussi savoir que le Yémen a toujours été lié à d’Al-Qaeda, tout simplement parce que ses grandes figures ont toujours été très proches d’Oussama Ben Laden qui est yéménite par son père. Celui-ci se sent plus yéménite que saoudien même s’il avait la nationalité saoudienne.

Pourquoi le Yémen est-il un terrain si favorable au développement d’Al-Qaeda ?

La grande différence avec l’Arabie saoudite voisine, c’est que l’État yéménite est très contesté par beaucoup de groupes différents. Il n’a jamais été véritablement pacifié depuis sa réunification. La rébellion du Nord constitue la force la plus importante à laquelle doivent faire face les forces yéménites. Mais sur le plan idéologique, il n’y a pas de lien avec Al-Qaeda, car c’est un mouvement d’opposition chiite.

Al-Qaeda peut en revanche capitaliser sur la frustration sociale très grande dans le Sud pour s’allier ponctuellement à des groupes qui contestent l’autorité du pouvoir central. Il ne faut pas oublier non plus que le Yémen est un pays très pauvre avec l’indice de développement humain le plus faible des pays du Golfe, malgré la rente pétrolière.

Que ce soit au Sud ou au Nord, le Yémen est une zone de guerre avec un taux d’armes par habitant extrêmement élevé et des possibilités de trafic aux frontières. Il y a aussi toute une série de prédicateurs qui ne sont pas liés directement à Al-Qaeda, mais qui sont extrêmement radicaux et auprès desquels elle exerce de l’influence.

Le psychiatre militaire, auteur de la fusillade sur la base américaine de Fort Hood, au Texas, avait des liens avec un imam radical installé au Yémen.
Il reste toutefois très difficile de définir la quantité de combattants djihadistes au Yémen. Il semble qu’ils soient relativement nombreux par rapport aux autres labels d’Al-Qaeda dans le monde. Il y a un potentiel de développement et d’évolution plus favorable pour l’instant.

Al-Qaeda au Yémen possède-t-elle une capacité de nuisance à l’étranger ?
C’est un petit peu l’énigme. Pour l’instant, les djihadistes ont développé une communication sur Internet assez bien rodée. Ils diffusent une revue à peu près trimestrielle, des vidéos… Ils sont donc connus sur la toile djihadiste.

Pour autant, il est difficile de dire s’ils sont capables d’organiser des attaques ou de constituer des bases d’entraînement.

L’Afghanistan reste beaucoup plus important en termes de camps d’entraînement. Cela n’exclut pas le fait qu’Al-Qaeda au Yémen dispose de réseaux de financement comme, par exemple, des réseaux caritatifs. Par ailleurs, le Yémen est un territoire de transit, il y a des étudiants qui viennent faire leurs études, notamment dans des centres salafistes assez réputés pour la rigueur de leur enseignement.

Quelle opération récente à l’étranger peut-on formellement attribuer à Al-Qaeda au Yémen ?

La seule opération qui a été montée en 2009 depuis le pays, c’est celle qui a failli coûter la vie au ministre de l’Intérieur saoudien, le prince Mohamed Ben Nayef Al-Saoud.

Le pouvoir est-il vraiment déterminé à lutter contre les djihadistes ?

Contre les djihadistes, oui, parce qu’il a bien compris qu’ils étaient un facteur de déstabilisation du pays. Pour la première fois, deux raids aériens ont d’ailleurs été menés contre les bases d’Al-Qaeda , alors que le gouvernement se limitait auparavant à des opérations terrestres. L’utilisation de l’aviation est un gage du gouvernement yéménite aux États-Unis pour pouvoir bénéficier d’un soutien sécuritaire logistique et militaire.

En revanche, le président Ali Abdullah Saleh ne peut pas combattre contre l’islamisme puisqu’il l’a longtemps favorisé pour lutter contre les chiites du Nord et le mouvement socialiste du Sud. Il a aussi enrôlé des milices tribales sunnites pour mener sa guerre au Nord contre le mouvement chiite, des forces qu’il doit rémunérer et qui peuvent à tout moment se retourner si leurs soldes ne sont pas satisfaisantes. Ali Abdullah Saleh a joué avec le feu et, aujourd’hui, il paye les pots cassés. Il devient difficile pour lui de contrôler les réseaux de prédication, les réseaux caritatifs. Son pouvoir patrimonial à dominante clanique doit composer avec la question de sa propre succession…

Les conflits internes au Yémen masquent-ils un affrontement à distance entre l’Iran (chiite) et l’Arabie saoudite (sunnite) ?

Il n’y a pas de preuve tangible d’un soutien logistique de l’Iran aux rebelles du Nord, même si le gouvernement yéménite et l’Arabie saoudite voient la main de l’Iran dans la rébellion chiite zaïdiste.

____________________________ 1 – L’Express

Arrestation de 29 activistes présumés d’Al Qaïda au Yémen

Les autorités yéménites ont arrêté 29 activistes présumés d’Al Qaïda qui préparaient des attentats contre des installations pétrolières et des intérêts étrangers, dont l’ambassade de Grande-Bretagne à Sanaa, déclare le chef de la sécurité nationale.

Al Qaïda a renforcé sa présence au Yémen ces derniers mois. La tentative d’attentat déjouée à bord d’un avion de ligne américain vendredi a braqué les regards sur ce pays, où le principal suspect nigérian dit avoir reçu de l’aide d’activistes.

"Jusqu’à présent, 29 personnes ont été arrêtées et les autorités continuent de poursuivre les terroristes restants", a déclaré Ali Mohammad al Ansi dans une note publiée lundi sur le site internet du ministère de la Défense.

Il n’a fait aucun commentaire sur la tentative d’attentat déjouée vendredi à bord de l’avion qui reliait Amsterdam à Detroit.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite craignent qu’Al Qaïda ne profite de l’instabilité au Yémen, pays le plus pauvre du monde arabe, pour lancer des attaques dans le royaume, premier exportateur mondial de pétrole.

En plus des combattants d’Al Qaïda, le Yémen est confronté à des groupes rebelles chiites dans le Nord et à une montée du séparatisme dans le Sud.

29/12/09 (B531) Communiqué du GED pour annoncer que le Comité directeur a désigné à l’unanimité Ali Abdillahi Iftin, comme candidat à la future élection présidentielle

Communiqué du 29 décembre 2009

Le Comité directeur du GED s’est réuni à Bruxelles ce 29 décembre.

L’ordre du jour prévoyait la désignation du candidat du GED pour la future élection présidentielle djiboutienne.

Ali Abdillahi Iftin a été élu
à l’unanimité des membres.

Le Comité directeur du GED a analysé la situation actuelle qui prévaut dans le pays. Il a estimé qu’il était nécessaire que les forces d’opposition soient présentes sur le terrain démocratique pour contrer légitimement le projet de coup d’état constitutionnel que fomente l’actuel Président, y compris en suscitant probablement des candidatures d’opportunité.

Afin d’affirmer sa vision politique et diffuser les solutions et le programme qu’il préconise pour rétablir une situation démocratique à Djibouti, le GED se devait de participer à cette élection présidentielle. De plus, présent, il sera à même de vérifier la régularité du scutin et de dénoncer, si c’était le cas, les fraudes qui seraient commises.

Les membres du Comité se sont engagés à soutenir de toutes leurs forces la candidature de M Iftin, élu démocratiquement au sein du Comité directeur. Dès maintenant, ils engagent tous les partisans du mouvement à lancer la campagne en sa faveur et les sympathisants à rejoindre les rangs du GED.

Fait à Bruxelles le 29 décembre 2009

P/O Mahamoud Ahmed Idriss
Président du GED

Mohamed Alhoumekani
Porte-parole

29/12/09 (B531) Mise au point de l’ARD sous la signature de Cassim Ahmed Dini, à propos de la résolution des Nations unies, visant des sanctions contre l’Erythrée.

Paris, le 28 décembre 2009


Alliance Républicaine
pour le Développement

Mise au point du 28 décembre 2009

Comme si Djibouti était stable!

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, le 23 décembre 2009, une résolution demandant, entre autres « à l’Érythrée de régler par la voie pacifique le différend frontalier qui l’oppose à Djibouti ».

Nous soutenons pleinement cet appel au dialogue, conforme aux dispositions du chapitre VI de la Charte des Nations unies et souhaitons qu’une nouvelle confrontation armée soit évitée et que la paix revienne entre Djibouti et l’Érythrée.

Cette évidence étant posée, I’ARD ne peut totalement souscrire à la perception des réalités djiboutiennes qui semble être celle du Conseil de sécurité lorsqu’il « Exige de tous les Etats Membres et en particulier de l’Érythrée qu’elle cesse d’armer, d’entraîner et d’équiper les groupes armés et leurs membres, dont Al Shabaab, qui visent à déstabiliser la région ou fomenter des violences et des désordres civils à Djibouti … ».

Est-ce à dire que la paix civile règne à Djibouti, havre de paix dans une région tourmentée, qu’une force maléfique extérieure chercherait à déstabiliser ?

Si tel est le postulat qui sous-tend cette assertion du Conseil de sécurité, qu’il nous soit permis d’estimer, nous, émanation d’un mouvement politico-militaire cosignataire de l’accord de paix du 12 mai 2001 violé par la partie gouvernementale, nous, membres d’une opposition djiboutienne à laquelle est quotidiennement et brutalement dénié le droit fondamental de concourir à l’expression du suffrage universel, que c’est le régime djiboutien qui, en aggravant les causes du conflit armé, constitue le plus grand danger pour la paix civile.

Présenter Djibouti comme un modèle de stabilité relèverait à la fois de l’onction thaumaturgique et de la politique de l’autruche: c’est la violence répressive que cette dictature sortie des urnes impose aux partis politiques, aux syndicats et à la société civile dans son ensemble qui pousse un nombre croissant de Djiboutiens à choisir des voies radicales.

Bien que nous souscrivions à l’indispensable curialisation des oppositions, afin que les inévitables confrontations se déroulent dans un cadre pacifié, nous estimons toutefois que l’on ne peut condamner une légitime Contestation armée sans donner toutes ses chances à une opposition pacifique légalement constituée.

Ne pas admettre que Djibouti est fondamentalement instable du fait de la nature dictatoriale du régime en place, fait enfin désagréablement suite au silence complaisant de la communauté internationale (et singulièrement les grandes démocraties militairement présentes à Djibouti) face à la répression sauvage de l’opposition pacifique et aux exactions récurrentes et impunies contre les populations civiles du nord et du sud-ouest de notre pays.

Pour nous, Djibouti n’est pas seulement un port, une position géostratégique ou un avant-poste pour des forces militaires étrangères: c’est un Peuple déterminé à en finir avec une dictature qui s’asservit depuis trop longtemps et à pleinement se réaliser dans un développement harmonieux.

Quand le bulletin de vote n’est que le papier peint d’un vaste décorum démocratique et que les revendications pacifiques ne rencontrent que des tirs à balles réelles, c’est au Peuple et à lui seul de définir le meilleur moyen de se libérer d’un régime qui constitue une intolérable calamité pour ses citoyens ainsi qu’une grave menace pour ses voisins.

Le délégué plénipotentiaire de l’ARD
Cassim Ahmed Dini

29/12/09 (B531) Round-Trip / Toronto-Djibouti / Ismaïl Omar Guelleh menace ses conseillers les plus proches…

Force est de constater que Ismaïl Omar Guelleh idolâtre le pouvoir et compte bien y rester. Pour cela, il a préféré être clair avec ses plus proches collaborateurs. Il fut un peu plus clair cette fois-ci. Sa stratégie actuelle n’a rien avoir avec celles déjà expérimentées, d’où son message aussi limpide que l’eau de roche. Il n’a donc pas l’intention de lésiner sur les moyens, et sa nouvelle approche fait de plus en plus peur à son sérail.

Comment ? Bonne question qui mérite réflexion !

La fuite nous est parvenue juste après celle offerte à LOI « Le président Ismaïl Omar Guelleh semble encore hésiter sur la manière d’annoncer sa candidature à la présidentielle de 2011 et la modification de la Constitution que cela impliquera. Mais ses partisans continuent à lui préparer le terrain. »

En effet, IOG ne sait plus sur quel pied danser, et il est dans de beaux draps. Familièrement parlant, il est dans le caca…oui, dans un gros caca ! Parce qu’un FRUD qui renait de ses cendres, un MRD ressuscité malgré son assassinat, un ARD qui reprend son souffle, d’autres partis et d’autres personnalités qui se distinguent ici et là par leur excellent travail de sensibilisation…ne lui facilitent pas la tâche.

A cela, vient s’ajouter une pression interne où chômage et délinquance juvénile constituent une véritable bombe à retardement. Le journal gouvernemental La Nation du jeudi 24 décembre 2009, vient tout récemment de le reconnaitre.

Il serait très difficile de dissimuler un cyclone…

Tout porte à croire que la situation va exploser avant ou après 2011. Peu importe quand, le coup de grisou aura lieu à court terme. A moyen terme dans le pire des cas. IOG n’est pas sans savoir ce qu’il l’attend, d’autant que la pression internationale suit graduellement son cours. Certains pays africains sont d’ores et déjà dans le collimateur des grandes puissances.

Cela étant, IOG devait trouver un excellent groupe de réflexion en vue d’élaguer le terrain pour commettre son viol à l’encontre de notre Constitution.

Le tout doit se passer dans la plus grande sérénité.

Ce groupe de réflexion parce qu’il constitue la crème de la crème aux yeux d’IOG, n’a malheureusement pas droit à l’erreur. La stratégie du dictateur est de le tenir responsable en cas d’échec. Son message se résume comme suit : « si vous me faites perdre, je ne vous pardonnerais pas !». Ca veut tout dire…