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03/12/2015 (Brève 531) Communiqué de la LDDH en date du 2 décembre 2015, en écho aux nouvelles mesures exceptionnelles de sécurité décidées par le gouvernement

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La LDDH est préoccupée des dernières décisions portant sur « la mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité » prises par le gouvernement djiboutien lors de son Conseil des Ministres du 24 novembre 2015 et stipulées dans le Décret № 2015-3016 PR/PM signé le jour suivant à savoir le 25 novembre 2015 par le Chef de l’Etat.

Tout d’abord, à la lecture dudit décret, il en ressort que les articles visés dans ce décret ne concernent aucunement un Etat d’urgence ni un Etat de siège mais c’est un renforcement des mesures de sécurité contre des « risques terroristes ».

Cependant, une interdiction de rassemblement et d’attroupement sur la voie publique est annoncée le 25 novembre 2015 par le Premier Ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed à la télévision nationale et à la radio. Et ce en contradiction flagrante avec ce décret et les dispositions de la Constitution du pays.

Et pour preuve, l’étau se resserre sur l’opposition USN dont nous apprenons ce soir l’empêchement des Députés et Cadres de l’USN de se rendre à la ville d’Ali-Sabieh par la Gendarmerie où l’USN a prévu de tenir un meeting d’information pour ses militants demain jeudi 03 décembre 2015 et une série des meetings dans les tous districts de l’intérieur après.

L’on est en droit de se demander la raison d’être de ce décret qui n’est d’autre le musèlement et le bâillonnement de l’opposition politique et de toute voix hostile au 4ème mandat que le Chef de l’Etat veut se donner qui suit la même logique adoptée lors du 3ème mandat de février 2011.

Pourtant, le régime en place organise et orchestre avec les moyens et les personnels de l’Etat des campagnes, des marches, des réunions au Palais du Peuple toutes couvertes par la RTD pour faire adhérer le Peuple djiboutien au projet de 4ème  mandat. Deux poids, deux mesures !

Ces nouvelles restrictions compromettent gravement les dispositions constitutionnelles relatives à l’exercice normal des droits humains et libertés fondamentales (liberté de circulation, de réunion, d’expression …) et peuvent engendrer la confrontation entre l’opposition USN et le régime en place : le tout peut basculer dans l’instabilité à cause du comportement pyromane du régime djiboutien.

En regard de tout cela, la LDDH dénonce vigoureusement ces entraves des libertés et violations des droits fondamentaux des citoyens Djiboutiens et de l’opposition politique USN.

Enfin, la LDDH lance la présente alerte à la Communauté nationale et internationale sur la dérive du régime en place et exige le respect strict des droits et libertés publiques.

Le Président de la LDDH :
    Omar Ali Ewado

30/12/09 (B531) Le Journal de la Flibuste (3 articles en Français)

_____________ 3 – Le Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Un cargo grec capturé par des pirates somaliens

Un cargo grec battant pavillon panaméen a été capturé par des pirates somaliens alors qu’il croisait au large des côtes des Seychelles, ont annoncé mardi les garde-côtes grecs.

Le Navios Apollon, appartenant à la compagnie Navios Maritime Partners, transportait à son bord un capitaine grec et un équipage de 18 marins ressortissants d’autres pays.

Selon les informations publiées jusqu’à présent par les autorités grecques, le navire a été abordé par une dizaine de pirates utilisant au moins deux hors-bords, alors qu’il faisait route vers l’Inde avec une cargaison d’engrais de Floride aux États-Unis.

Les compagnies de frêt et les autorités greques sont en première ligne de la lutte internationale contre le « fléau » de la piraterie au large de la Somalie, car de nombreux navires grecs ont été attaqués au cours de l’année écoulée. Quelques heures seulement avant la capture du Navios Apollon, les pirates somaliens ont libéré le cargo singapourien Kota Wajar et ses 21 membres d’équipage, après avoir reçu une rançon de quelque millions de dollars.

Par ailleurs, des pirates ont également capturé le pétrolier St James Park, un autre navire battant pavillon britannique et faisant route vers la Thaïlande depuis l’ Espagne.

_____________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Un pétrolier attaqué par des pirates

Des pirates somaliens lourdement armés ont ouvert le feu en direction d’un pétrolier koweitien ce matin à proximité de la mer d’Arabie mais n’ont pas réussi à s’en emparer, a rapporté le Bureau maritime international (BMI).

Les pirates ont lancé une attaque à l’aide d’armes automatiques et de lance-grenades, au large des côtes de Somalie, a déclaré Noel Choong, directeur du centre de surveillance du BMI, dont le siège est à Kuala Lumpur.

"Les pirates somaliens ont poursuivi le pétrolier et tiré des balles tôt mercredi matin, dans une tentative de s’emparer du navire", a-t-il indiqué. "Heureusement, le pétrolier a réussi à échapper aux pirates", a ajouté M. Choong, ajoutant qu’aucun blessé n’avait été signalé.

M. Choong a renouvelé ses mises en garde contre les pirates qui attaquent des navires "sur tous les fronts". "Les pirates élargissent leur champ d’action. Ils agissent dans le Golfe d’Aden, en mer d’Arabie et dans l’océan Indien", a-t-il assuré.

Les pirates somaliens, qui ont déplacé leurs attaques dans l’immensité de l’océan Indien, ont récemment capturé deux navires marchands, dans un véritable pied de nez aux marines étrangères patrouillant la zone.

Un troisième cargo, grec, a été pris lundi au nord-est des Seychelles, où les pirates ont multiplié les attaques depuis octobre. Le même jour, c’est un chimiquier battant pavillon britannique, le St James Park, qui faisait les frais du retour des pirates dans le golfe d’Aden.

Le navire et ses 26 membres d’équipage ont été attaqués alors qu’ils faisaient route, depuis l’Espagne, vers la Thaïlande, selon Andrew Mwangura, le responsable de la branche kényane du Programme d’assistance aux marins.

_____________________ 1 – Radio Canada

Le NCSM Fredericton à la rescousse

Le navire canadien NCSM Fredericton est venu en aide lundi au Kota Wajar, un navire qui venait d’être libéré par ses ravisseurs somaliens après le paiement d’une rançon.

Le NCSM Fredericton a prêté assistance au navire, car il était le vaisseau de combat de l’OTAN ou des forces de coalition le plus proche.

L’équipage du navire canadien, en mission de six mois dans la région de la mer d’Oman, du golfe d’Aden et de la Corne de l’Afrique pour combattre la piraterie et le terrorisme, a inspecté le Kota Wajar afin de s’assurer que tous les pirates étaient partis. Un médecin a ensuite examiné les 21 membres d’équipage, qui étaient tous en bonne santé.

Après avoir jugé que le bateau était en mesure de naviguer, des denrées fraîches et de l’eau ont été fournies aux marins du Kota Wajar.

Selon un communiqué de presse du ministère canadien de la Défense, le Kota Wajar a été utilisé par ses ravisseurs lors du détournement et l’enlèvement de Paul et Rachel Chandler, un couple britannique, le 23 octobre 2009.

Nouvel acte de piraterie

Par ailleurs, des pirates somaliens se sont emparés d’un pétrolier dans le golfe d’Aden, une première en six mois. Le cargo, qui bat pavillon britannique, compte 26 membres d’équipage et transporte plus de 13 000 tonnes de produits chimiques.

La piraterie est devenue endémique au large des côtes africaines, en particulier près de la Somalie. Présentement, 12 navires sont toujours bloqués par des pirates somaliens dans la région.

30/12/09 (B531) Yémen Express (5 articles en Français)

_______________________ 5 – Le Figaro avec CNN

Des frappes aériennes au Yémen ?

Les Etats-Unis et le Yémen cherchent de nouvelles cibles au Yémen pour des frappes aériennes en représailles contre l’attentat manqué du jour de Noël sur un avion américain dont le réseau Al Qaïda a revendiqué la responsabilité, a rapporté la chaîne d’informations CNN.

La chaîne cite deux hauts responsables qui ont déclaré qu’il s’agissait "de se préparer pour le cas où le président (Barack) Obama ordonnerait des frappes de représailles. La question étant de déterminer quelles cibles peuvent être directement liées à l’attentat manqué et à sa préparation".

"Les forces spéciales américaines et les services de renseignement américains ainsi que leurs homologues yéménites se sont attelés à l’identification de cibles potentielles d’Al Qaïda au Yémen", a précisé l’une des sources de la chaîne américaine. "Le Yémen n’a toujours pas donné son accord concernant le type d’opération de forces spéciales américaines héliportées qui opèreraient au sol avec pour mission de capturer d’éventuels suspects afin de les interroger", a souligné une autre source de la chaîne de télévision américaine.

Selon les services américains de renseignement, le Yémen abriterait plusieurs camps d’entraînement. Une à deux dizaines de combattants seraient entraînés dans chaque camp. L’un de ces camps a déjà été la cible des frappes aériennes ce mois-ci.

_______________________ 4 – Courrier du Vietnam

Accords entre la Chine et le Yémen pour promouvoir leur coopération

La Chine et le Yémen ont signé le 28 décembre 3 accords de coopération d’une valeur de 105 millions de yuans (15,4 millions de dollars américains), a rapporté l’agence de presse officielle yéménite Saba.

Selon les accords, la Chine allouera 50 millions de yuans à la promotion de la coopération économique et technique entre les 2 parties. Pékin donnera aussi à Sanaa une somme équivalente pour soutenir les projets de développement du pays.

Pékin fournira des secours d’une valeur de 5 millions de yuans, à travers des accords, aux populations déplacées qui ont fui les combats entre les troupes gouvernementales et les rebelles Houthi dans la province du Sud de Saada.

_______________________ 3 – Romandie News avec ATS

Washington et Sanaa cherchent des cibles possibles au Yémen

Les autorités américaines et yéménites cherchent de nouvelles cibles au Yémen pour d’éventuelles frappes de représailles après l’attentat manqué contre un vol Amsterdam-Detroit, rapporte mardi CNN. La télévision cite deux responsables américains.

La tentative d’attentat a été revendiquée par le groupe Al Qaïda dans la péninsule arabique.

Les deux responsables ont souligné qu’il s’agissait avant tout d’être prêt à proposer des cibles potentielles au cas où le président Barack Obama ordonnerait une riposte.

Selon CNN, les autorités américaines s’efforcent de trouver des cibles directement liées à l’organisation de l’attentat manqué.

_______________________ 2 – Le Figaro avec AFP

300 membres d’al-Qaida au Yémen ?

Plusieurs centaines de membres d’al-Qaida sont susceptibles d’opérer au Yémen et de planifier des attaques comparables à la récente tentative d’attentat contre un avion de ligne américain, a estimé le ministre des affaires étrangères yéménite Abu Bakr Al-Qirbi sur la BBC.

Le ministre a demandé l’aide de la communauté internationale pour entraîner les services de sécurité locaux à les combattre et estimé que la coopération avec les pays occidentaux dans le domaine du renseignement devait être améliorée. "Il est certain qu’il existe un certain nombre d’éléments d’Al-Qaïda opérant au Yémen et parmi eux il y a des responsables. Nous sommes conscients de ce danger", a déclaré le responsable yéménite.

Interrogé sur leur nombre, le ministre yéménite a répondu: "je ne suis pas en mesure de vous fournir un chiffre exact. Peut-être des centaines de l’ordre de 200 à 300". Je n’ai pas de chiffre précis".

Par ailleurs, trois sénateurs américains ont appelé hier le président Barack Obama à cesser de transférer des détenus de la prison de Guantanamo au Yémen sans garanties de Sanaa qu’ils ne retourneront pas au combat. Les deux sénateurs républicains John McCain et Lindsey Graham et l’indépendant Joseph Lieberman estiment dans une lettre que ces transferts sont "hautement imprudents et irréfléchis". Près de la moitié des 198 personnes encore détenues à Guantanamo, proviennent du Yémen.

_______________________ 1 – L’Express

Naguère simple menace régionale, Al Qaïda dans la péninsule Arabique est devenu pour les renseignements américains le plus actif et le plus ambitieux des groupes affiliés au réseau islamiste hors du Pakistan et de l’Afghanistan, indiquent des responsables.

Devant le danger grandissant que représente la branche d’Al Qaïda basée au Yémen, le président Barack Obama a renforcé l’assistance de Washington au gouvernement yéménite pour qu’il déclenche des raids meurtriers début décembre, soulignent-ils.

Après la tentative d’attentat du jour de Noël sur un avion de ligne américain, revendiquée par ce groupe, Obama s’est montré déterminé à en traquer les responsables.

Dans les milieux américains de la défense, on s’attend à ce que la coopération bilatérale s’intensifie, sur le terrain comme au niveau du renseignement, dans le cadre d’une redéfinition des priorités de Washington en matière de lutte antiterroriste – jusqu’ici centrées sur l’Afghanistan, le Pakistan et l’Irak.

Le chef de la diplomatie yéménite, Aboubakr al Kirbi, a qualifié d’insuffisante mardi l’assistance militaire que reçoit le Yémen à l’heure actuelle pour contrer le terrorisme.

Le rôle d’Al Qaïda dans la région a pris un nouvel aspect aux yeux des services secrets américains durant l’année écoulée, quand des activistes saoudiens et yéménites ont formé une organisation unique au Yémen, le plus pauvre des pays arabes.

Kirbi, qui s’exprimait à la BBC-radio, a jugé possible que son pays abrite jusqu’à 300 activistes d’Al Qaïda.

Le Saoudien Saïd al Chehri, ancien détenu de la prison militaire américaine de Guantanamo (Cuba), est apparu comme l’un des principaux chefs d’Al Qaïda dans la péninsule Arabique depuis son rapatriement par les autorités américaines en novembre 2007. Le Yémen n’exclut pas qu’il fasse partie de la trentaine d’activistes tués dans un récent raid aérien.

REFUGE IDÉAL

Evoquant le risque de voir d’autres prisonniers libérés de Guantanamo rejoindre Al Qaïda, le représentant Frank Wolf, personnalité influente du camp républicain, a engagé Obama à ne plus renvoyer de détenus vers des pays instables comme le Yémen.

Sur les 190 prisonniers qui se trouvent encore à Guantanamo, 91 sont originaires du Yémen et les pourparlers sur leur rapatriement butent sur des questions de sécurité.

Les responsables américains notent que la guerre civile et l’anarchie ont fait du Yémen un refuge idéal pour Al Qaïda, en grande partie évincé d’Afghanistan et soumis à des pressions de plus en plus fortes dans les zones tribales du Pakistan.

"Elle a évolué en quelques mois", déclare un représentant de la lutte antiterroriste à propos de la menace que représente Al Qaïda dans la péninsule Arabique.

"Ils s’étaient confinés au Yémen et à l’Arabie saoudite. Mais divers signes montrent que la section d’Al Qaïda au Yémen se tourne vers des objectifs mondiaux et non plus seulement régionaux", dit-il en jugeant la tendance "très préoccupante".

"Il s’agit probablement du groupe affilié à Al Qaïda le plus actif en dehors de l’Afghanistan et du Pakistan", ajoute-t-il.

Les Etats-Unis ont accru l’aide qu’ils fournissent aux forces yéménites en matériels militaires et en renseignements afin d’éliminer des repaires présumés de djihadistes.

Selon des responsables, une bonne partie de cette assistance est secrète par souci d’épargner des réactions trop violentes au gouvernement, déjà en butte à une rébellion chiite dans le Nord et à un mouvement séparatiste dans le Sud.

Le principal programme d’assistance officiel du Pentagone au Yémen est passé du modeste montant de 4,6 millions de dollars durant l’exercice 2006 à celui de 67 millions de dollars pour l’exercice 2009, a indiqué Bryan Whitman, porte-parole du département de la Défense.

Il a précisé qu’en 2009 les fonds serviraient à l’entraînement, à des matériels comme les radios, les pièces détachées d’hélicoptère, les camions et les vedettes rapides. Il a cependant ajouté: "Je ne suis pas là pour détailler tous les aspects de notre assistance."

Certains responsables s’irritent de voir présenter le Yémen comme la menace numéro 1 liée à Al Qaïda à l’exception de la zone frontalière montagneuse séparant l’Afghanistan du Pakistan. Ils rappellent la présence du réseau islamiste en Somalie.

30/12/09 (B531) La Chine : un projet de base navale dans le Golfe d’Aden ??? (2 articles en Français)

_______________ 2 – Le Figaro avec AFP

Chine:base navale dans le Golfe d’Aden?

La Chine pourrait établir une base navale de soutien à ses opérations antipiraterie dans le Golfe d’Aden, au large de la Somalie, a suggéré un haut responsable de la Défense.

Dans un entretien publié sur le site internet du ministère de la Défense, l’amiral Yin Zhuo explique qu’une telle base permettrait d’assurer le maintien à long terme de la participation chinoise aux actuels efforts internationaux antipiraterie. "Nous ne disons pas que nous avons besoin que notre Marine soit partout pour remplir nos engagements internationaux", a-t-il expliqué, mais "nous avons besoin de renforcer notre capacité d’approvisionnement".

Un cargo chinois, le Dexinhai, a été relâché dimanche par des pirates somaliens contre paiement d’une rançon de 2,2 millions d’euros. Le cargo et ses 25 membres d’équipage, tous chinois, avaient été capturés en octobre par des pirates somaliens. La Marine chinoise a entamé il y a un an une mission historique d’escorte au large de la Somalie — la première de la Chine hors de sa région en plusieurs siècles– en déployant deux destroyers et un navire de ravitaillement.

_______________ 1 – Portail des sous-marins avec AFP

La Chine souhaite avoir une base navale dans le golfe d’Aden

Un haut-responsable de la marine chinoise a proposé d’installer une base permanente pour soutenir les navires participant à la mission de lutte contre la piraterie dans le golfe d’Aden, soulevant l’idée que la Chine pourrait construire des bases ailleurs.

Dans un entretien publié sur le site du ministère chinois de la défense, Yin Zhuo — un amiral et chercheur au Centre de recherche pour l’équipement de la marine — a expliqué qu’une telle base soutiendrait la participation à long-terme de la Chine à l’opération.

"Nous ne disons pas que nous avons besoin que notre marine aille partout pour accomplir nos engagements internationaux," indique Yin.

"Nous disons que pour accomplir nos engagements internationaux, nous avons besoin de renforcer notre capacité de soutien."

La proposition de Yin intervient après la libération d’un cargo chinois, à la suite du paiement d’une rançon de 3,5 millions $ aux pirates somaliens.

La Chine a envoyé 4 flottilles dans la région depuis la fin de l’an dernier. La première a passé 124 jours en mer sans faire escale, indique Yin — une durée qui s’est ajoutée aux défis de l’opération.

Depuis, des bâtiments chinois ont été autorisés à faire escale et à se ravitailler dans la base française de Djibouti. Les Etats-Unis, l’Union Européenne et le Japon disposent tous de bases de ravitaillement dans la région, souligne-t-il.

"Si la Chine établit une base de ravitaillement de ce type, je pense que les pays de la région et ceux participant à la lutte contre la piraterie, le comprendront," a-t-il espéré.

"Je pense qu’une base stable et permanente serait bien pour nos opérations."

Toute décision devra être prise par le Parti Communiste et sa commission militaire centrale, a précisé Yin.

Il a ajouté qu’il savait que les bâtiments chinois si près du Golfe avaient provoqué des soupçons, mais qu’il croyait que d’autres pays comprenaient que les intentions de Pékin étaient de lutter contre la piraterie.

La Chine serait intéressée dans la création de bases navales au Bangladesh, Cambodge, Myanmar, Pakistan, Thaïlande et en mer de Chine du Sud pour protéger ses voies de communication maritime

29/12/09 (B531) Le Devoir.com (Ca) D’al-Qaïda à al-Qaïda.

François Brousseau

Le première décennie du XXIe siècle a commencé avec al-Qaïda et s’achève avec al-Qaïda. De l’attentat perpétrée contre le navire USS Cole, dans le golfe d’Aden en octobre 2000 — antécédent oublié du 11 septembre 2001 — jusqu’aux tout récents événements de Detroit, l’ombre de ce fantôme malfaisant a ponctué la décennie: Bali 2002, Casablanca 2003, Madrid 2004, Londres 2005, sans oublier, de façon plus continue, l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan…

La très réelle organisation hiérarchisée qui, il y a bientôt dix ans, complota dans les grottes de l’Afghanistan et commanda aux 19 forcenés du 11-Septembre est devenue, aujourd’hui, un label sous lequel se coalisent, de façon lâche, une nébuleuse de terroristes et d’intégristes davantage liés par leur rage antioccidentale et une vulgate islamique que par une quelconque chaîne de commandement commune.

Il serait ridicule de prétendre, en cette fin de 2009, qu’Oussama Ben Laden aurait tiré les ficelles derrière Umar Farouk Abdul Mutallab… et sa tentative teintée d’amateurisme dans l’avion de la Delta Airlines. Pourtant, par-delà les différences opérationnelles, et malgré l’éclatement d’«al-Qaïda-1», il y a continuité et il y a un rapport entre tous ces événements.

***

Ces derniers temps, ce qui est nouveau sur le front «Al-Qaeda and Co.» nous provient de deux pays dont on a peu parlé ces dernières années: la Somalie et le Yémen. Deux pays sur deux continents, qui se font face à travers le golfe d’Aden. Deux pays voisins et ressemblants, tant physiquement que politiquement. Deux pays de misère où le djihad international vient, peu à peu, parasiter un chaos local pour en tirer sa nourriture et de nouvelles perspectives stratégiques.

Le terroriste en herbe dans l’avion Amsterdam-Detroit a déclaré avoir séjourné au Yémen, plus tôt cette année, pour y recevoir instructions et équipement. Que cette affirmation soit exacte ou non, il est significatif qu’une «piste yéménite» émerge spontanément. Quelques jours plus tôt, le Yémen était apparu à la une lorsqu’on a annoncé — jeudi dernier — que 30 membres présumés d’al-Qaida avaient été tués lors d’une série de raids aériens de l’armée yéménite… épaulés logistiquement par les Américains!

De là à dire que le Yémen figure parmi les nouvelles «terres de missions» d’al-Qaïda, il n’y a qu’un pas… Et, d’une certaine façon, ce diagnostic est juste, même s’il s’agit aussi — en l’occurrence — d’un retour aux sources: Oussama Ben Laden est né en Arabie saoudite, mais il est d’origine yéménite et ses racines sont là.

Le Sud-Yémen — pays séparé du Nord jusqu’en 1990 — échappe en bonne partie au contrôle du régime de Sanaa, devenue capitale du pays unifié. On y trouve des tribus sunnites en rébellion ouverte contre le pouvoir central. Mais ces conflits internes et immémoriaux (qu’ils soient tribaux, qu’ils opposent le nord au sud, les chiites contre les sunnites), fondamentalement locaux, ont pris une nouvelle tournure, après 2007, avec l’arrivée de combattants venus de l’Irak, de l’Afghanistan et du Pakistan… qui y ont semé un discours de djihad longtemps resté marginal.

Cette nouvelle donne a changé les cibles des guérillas locales. Depuis quelque temps déjà — deux, trois ans — on vise directement les intérêts étrangers au Yémen, on prend des otages occidentaux… et on «forme» quelques esprits dérangés à la guérilla mondiale, exactement comme en Afghanistan à la fin des années 1990.

***

Le discours anti-impérialiste radical, en expansion au Yémen, se trouve renforcé en retour par une intervention américaine, de moins en moins déguisée, qui enrôle le régime de Sanaa dans la «guerre contre le terrorisme» reprise par le gouvernement Obama. Depuis à peine plus d’un an — le fait est donc nouveau — les États-Unis aident militairement le gouvernement du Yémen: de zéro, en 2008, à 70 millions de dollars, en 2009, à 120 millions, en 2010…

Malgré de nombreuses différences locales, on trouve un cas de figure semblable dans la Somalie voisine, où Washington a soutenu ces dernières années l’intervention militaire de l’Éthiopie contre le pouvoir des tribunaux islamiques à Mogadiscio. Là aussi, ce qui était un phénomène strictement interne a changé de nature après l’intervention maladroite de puissances extérieures. Avec le résultat que le chaos somalien est devenu à son tour une affaire internationale, avec al-Qaïda et tutti quanti.

Et aussi avec une amère sensation de déjà vu…

François Brousseau est chroniqueur d’information internationale à Radio-Canada. On peut l’entendre tous les jours à l’émission Désautels, à la Première Chaîne radio, et lire ses carnets dans www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets.

29/12/09 (B531) Le Journal de la Flibuste (9 articles en Français)

_________________________ 9 – EuroNews

Les pirates somaliens reviennent chasser sur leurs terres

Au nez et à la barbe des autorités internationales qui surveillent le secteur, c’est en plein Golfe d’Aden qu’ils ont capturé hier deux navires, dont un chimiquier britannique.

Depuis la mise en place par les marines de plusieurs pays de patrouilles au large des côtes de Somalie, les pirates s‘étaient éloignés vers l’Océan Indien, plus tranquille et beaucoup plus vaste.

Pour le ministre somalien des Affaires Etrangères, le problème est aussi politique :

“Ce qu’il faut que nous fassions, c’est combattre les pirates non-seulement sur la mer, mais aussi sur terre. Le gouvernement somalien et les institutions sécuritaires somaliennes doivent être renforcées pour qu’ils puissent s’occuper de ces pirates”.

Equipés de petites embarcations rapides et très discrètes, les pirates arrivent donc encore régulièrement à échapper aux mailles du filet…
A l’heure actuelle ils détiennent dix bateaux de toutes nationalités, totalisant environ 200 membres d‘équipage.

Pour l’année 2009 on a recensé pas moins de 324 attaques de pirates.

_________________________ 8 – TF1

Malgré les patrouilles, les pirates somaliens capturent deux cargos

Deux navires marchands ont été interceptés ces derniers jours dans le golfe d’Aden, où les marines étrangères surveillent pourtant le trafic maritime.

Ils y ont en effet capturé deux navires marchands, prouvant ainsi aux forces étrangères qu’ils n’ont peur de rien et qu’ils sont capables de passer outre leur présence. Le Al-Mahmoudia2, un bateau yéménite, et ses 15 marins à bord ont été tout d’abord pris d’assaut après le 18 décembre, date de son appareillage du port d’Aden. Lundi, c’est le St-James Park, un chimiquier battant pavillon britannique avec un équipage de 26 hommes, qui a fait les frais du retour des pirates dans le golfe d’Aden. Selon le responsable de la branche kényane du Programme d’assistance aux marins, il se dirige désormais vers la Somalie.

Moins de 20 minutes

Ces deux prises ternissent donc ternir le bilan des importants efforts antipiraterie déployés par la communauté internationale depuis 2008 pour sécuriser la navigation dans le golfe d’Aden, une route maritime cruciale, notamment pour le transport de brut.

Les pirates prouvent ainsi que les mailles du filet demeurent toujours un peu trop grandes pour leurs petites embarcations rapides et leur capacité à aborder des navires vulnérables en moins de 20 minutes. Et ce malgré les patrouilles et escortes de convois opérées par la force antipiraterie européenne Atalante à celle de l’Otan, en passant par les flottilles dirigées par les Etats-Unis ainsi que les bâtiments de guerre russes, chinois ou indiens.

________________________ 7 – AFP

Somalie: trois cargos capturés dont deux dans le très surveillé golfe d’Aden

De Otto BAKANO

Les pirates somaliens, qui ont récemment déplacé leurs attaques dans l’immensité de l’océan Indien, sont revenus à leur zone de prédilection, le golfe d’Aden, où ils ont capturé deux navires marchands, véritable pied de nez aux marines étrangères patrouillant la zone.

Un troisième cargo, grec, a été pris lundi au nord-est des Seychelles, où les pirates ont multiplié les attaques depuis octobre.

Le même jour, c’est un chimiquier battant pavillon britannique, le St James Park, qui faisait les frais du retour des pirates dans le golfe d’Aden.

Le navire et ses 26 membres d’équipage ont été attaqués dans le golfe d’Aden, alors qu’ils faisaient route, depuis l’Espagne, vers la Thaïlande, selon Andrew Mwangura, le responsable de la branche kényane du Programme d’assistance aux marins.

"Il a maintenant modifié sa trajectoire vers la côte nord de la Somalie. Il devrait y arriver dans la soirée", a-t-il expliqué à l’AFP, précisant que les membres d’équipage étaient Russes, Bulgares, Philippins, Polonais, Géorgiens, Indiens et Turcs.

Un second navire, yéménite, le Al-Mahmoudia2 et ses 15 marins à bord ont également été capturés dans le golfe d’Aden, après le 18 décembre, date de leur appareillage du port d’Aden, selon le ministère de l’Intérieur yéménite.

Ces deux prises viennent quelque peu ternir le bilan des importants efforts antipiraterie déployés par la communauté internationale depuis 2008 pour sécuriser la navigation dans le golfe d’Aden, une route maritime cruciale notamment pour le transport de brut.

De fait, devant les patrouilles et escortes de convois opérées par la force antipiraterie européenne Atalante, celle de l’OTAN en passant par les flottilles dirigées par les Etats-Unis ainsi que les bâtiments de guerre russes, chinois ou indiens, les pirates ont préféré délocaliser leurs activités vers le grand large.

Profitant du retour à des conditions de navigation plus sereines avec la fin de la mousson, la nouvelle saison débutée en octobre s’est singularisée par la localisation des attaques, soit au sud-est de leurs côtes, non loin des Seychelles, ou plein Est, parfois à mi-chemin entre la façade est-africaine et l’Inde.

Une zone dont l’immensité rend quasi-illusoire un quadrillage efficace par des marines étrangères: lundi soir, les pirates ont ainsi capturé un cargo grec, le Navios Apollon, avec 19 membres d’équipage à bord au large des côtes des Seychelles.

Si les deux récentes attaques dans le golfe d’Aden comportent beaucoup plus de risques pour les pirates, ces derniers ont une nouvelle fois prouvé que les mailles du filet demeuraient toujours un peu trop grandes pour leurs petites embarcations rapides et leur capacité à aborder des navires vulnérables en moins de 20 minutes.

En marge de ces nouvelles prises, les pirates ont relâché un porte-conteneurs singapourien, le Kota Wajar, capturé le 15 octobre avec ses 21 marins à environ 300 milles nautiques (540 km) au nord des Seychelles, alors qu’il faisait route vers le port kenyan de Mombasa (sud-est).

Le Kota Wajar a été pris en charge par un bâtiment de guerre canadien, le HMCS Fredericton, qui fournit une assistance médicale à l’équipage, a indiqué lundi Atalante.

C’est à bord de ce navire que les pirates ayant capturé le 22 octobre un couple de plaisanciers britanniques, Paul et Rachel Chandler, avaient embarqué les deux retraités depuis leur voilier, à proximité des côtes somaliennes.

Un bâtiment de guerre britannique avait assisté à la scène et récupéré le voilier qui a depuis été convoyé en Angleterre.

Les deux otages ont depuis été déplacés à terre par leurs ravisseurs.

________________________ 6 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie au large de la Somalie: un bâtiment de guerre russe escorte huit navires

Le grand bâtiment anti-sous-marins russe Admiral Tchabanenko escorte un convoi de huit navires dans le cadre de sa mission anti-piraterie au large de la Somalie, a annoncé mardi un porte-parole de la Marine russe.

"L’Admiral Tchabanenko a commencé l’escorte d’un nouveau convoi de huit navires au large de la Corne de l’Afrique et dans le golfe d’Aden", a-t-il dit à RIA Novosti.

La Russie participe aux opérations anti-piraterie internationales au large des côtes somaliennes depuis octobre 2008.

Depuis le début de 2009, les pirates ont détourné 34 navires dans l’océan Indien et le golfe d’Aden prenant en otages 450 marins, selon l’ONU.

________________________ 5 – JDD

Somalie: 1 navire libéré, 1 autre capturé

Des pirates somaliens ont libéré un porte-conteneur singapourien, détourné le 15 octobre au nord des Seychelles. "Nous avons reçu quatre millions de dollars et nous avons libéré le navire et ses 21 membres d’équipage hier", a annoncé mardi à Reuters un pirate du nom de Mohamed.

Cette annonce a été suivie par celle du détournement d’un chimiquier battant pavillon britannique qui effectuait la liaison entre l’Espagne et la Thaïlande.

________________________ 4 – Le Figaro avec AFP

Somalie: un chimiquier anglais capturé

Des pirates somaliens ont capturé hier un cargo chimiquier battant pavillon britannique et ses 26 membres d’équipage dans le golfe d’Aden, a-t-on appris ce matin auprès du responsable de la branche kenyane du Programme d’assistance aux marins.

Le St James Park a été attaqué alors qu’il faisait route vers la Thaïlande depuis l’Espagne, dans le golfe d’Aden, un corridor maritime pourtant patrouillé par de nombreux bâtiments de guerre étrangers affectés à la lutte anti-piraterie, a précisé Andrew Mwangura à l’AFP. "Il a maintenant modifié sa trajectoire vers la côte nord de la Somalie. Il devrait y arriver dans la soirée", a expliqué M. Mwangura.

Selon lui, les membres d’équipage sont des ressortissants russes, bulgares, philippins, polonais, géorgiens, indiens et turcs. Devant le déploiement massif en 2008 de marines étrangères dans le golfe d’Aden, les attaques de pirates sur des navires marchands y sont devenues moins fréquentes. Les pirates ont en effet élargi leur rayon d’action pour opérer plus au large dans l’océan Indien, à l’est et au sud-est de leurs côtes.

________ 3 – Le Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Les pirates somaliens s’emparent d’un cargo yéménite

Les pirates somaliens se sont emparés d’un cargo yéménite et l’ont conduit vers l’océan Indien, a rapporté l’armée yéménite sur son site internet lundi.

Le propriétaire d’al-Mahmoud 2 a notifié l’enlèvement du navire ayant à son bord un équipage de 16 personnes aux agences de sécurité après son départ pour le port d’Aden, dans le sud du pays, le 18 décembre, ont affirmé les gardes-côte yéménites.

Selon les statistiques des gardes-côte yéménites, 41 cargos et 521 marins de différentes nationalités ont été kidnappés par les pirates en 2009.

Cette année a vu une hausse de la piraterie au large de la Somalie, faisant naître des inquiétudes au sein de la communauté internationale au sujet des menaces sur l’une des voies navigables les plus empruntées au monde.

Comme conséquence, plusieurs pays ont envoyé des navires de guerre pour combattre la piraterie pour protéger leurs navires le long de la voie maritime où transitent près de 20.000 bateaux par an.

__________________________ 2 – JDD

Des pirates somaliens capturent un navire

Des pirates somaliens se sont emparés d’un navire de transport yéménite avec ses 15 membres d’équipage, a déclaré lundi le ministère de l’Intérieur.

Les captures de navires par des pirates somaliens se produisent désormais davantage au large de l’Océan Indien depuis que des patrouillent internationales sillonnent les abords du Golfe d’Aden et de la Somalie.

__________________________ 1 – L’Etoile (Ca) avec AP

La Chine aurait versé une rançon de 4 millions de dollars à des pirates somaliens

La Chine a versé 4 millions de dollars (2,8 millions d’euros) de rançon pour obtenir la libération d’un cargo et de ses 25 marins pris en otages deux mois plus tôt par des pirates de la mer au large de la Somalie, a affirmé à l’Associated Press un Somalien se présentant comme l’un des ravisseurs.

L’agence de presse officielle Chine nouvelle (Xinhua) a seulement déclaré que le bateau et son équipage avaient été récupérés lundi matin et se trouvaient sous la protection de la marine chinoise.

La Force navale de l’Union européenne a confirmé que le "De Xin Hai" avait été libéré dimanche au large du port de Hobyo, dans le centre de la Somalie, et que ses occupants se trouvaient en bonne santé.

Le cargo de la compagnie maritime Qingdao Ocean Shipping transportait environ 76.000 tonnes de charbon d’Afrique du Sud à destination de l’Inde lorsqu’il a été capturé le 19 octobre à environ 1.100km à l’est de la côte somalienne.

C’était le premier bateau chinois pris en otage depuis le déploiement de trois navires de l’armée chinoise dans le golfe d’Aden l’an dernier, dans le cadre des patrouilles déjà menées notamment par la France, la Grande-Bretagne, l’Inde, l’Iran et les Etats-Unis.

Selon le pirate interrogé par AP, la Chine a versé 4 millions de dollars pour récupérer son bateau et l’équipage. "On a reçu la ranson, on a vérifié, recompté et on se l’est partagée entre nous", a précisé Ahmed Afweyne.

Le nombre d’attaques a quasiment doublé au large des côtes somaliennes en 2009, malgré le déploiement de la Force navale européenne en décembre 2008. Les pirates auraient empoché plus de 100 millions de dollars (environ 69,5 millions d’euros) grâce aux rançons en deux ans. Ils détiennent toujours huit bateaux et 213 membres d’équipage, selon la Force navale européenne.

29/12/09 (B531) Communiqué du GED pour annoncer que le Comité directeur a désigné à l’unanimité Ali Abdillahi Iftin, comme candidat à la future élection présidentielle

Communiqué du 29 décembre 2009

Le Comité directeur du GED s’est réuni à Bruxelles ce 29 décembre.

L’ordre du jour prévoyait la désignation du candidat du GED pour la future élection présidentielle djiboutienne.

Ali Abdillahi Iftin a été élu
à l’unanimité des membres.

Le Comité directeur du GED a analysé la situation actuelle qui prévaut dans le pays. Il a estimé qu’il était nécessaire que les forces d’opposition soient présentes sur le terrain démocratique pour contrer légitimement le projet de coup d’état constitutionnel que fomente l’actuel Président, y compris en suscitant probablement des candidatures d’opportunité.

Afin d’affirmer sa vision politique et diffuser les solutions et le programme qu’il préconise pour rétablir une situation démocratique à Djibouti, le GED se devait de participer à cette élection présidentielle. De plus, présent, il sera à même de vérifier la régularité du scutin et de dénoncer, si c’était le cas, les fraudes qui seraient commises.

Les membres du Comité se sont engagés à soutenir de toutes leurs forces la candidature de M Iftin, élu démocratiquement au sein du Comité directeur. Dès maintenant, ils engagent tous les partisans du mouvement à lancer la campagne en sa faveur et les sympathisants à rejoindre les rangs du GED.

Fait à Bruxelles le 29 décembre 2009

P/O Mahamoud Ahmed Idriss
Président du GED

Mohamed Alhoumekani
Porte-parole

29/12/09 (B531) Les traits de l’Erythrée (1 article en Français)

_________________________ 1 – AFP

Un groupe d’opposition erythréen annonce des attaques contre le régime d’Asmara

Un groupe d’opposition erythréen a annoncé mardi à l’AFP qu’il se préparait à "lancer des attaques" contre les troupes gouvernementales, dans la foulée des sanctions imposées la semaine dernière par l’ONU à Asmara.

Le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté le 23 décembre des sanctions contre l’Erythrée, accusée de soutenir les islamistes en Somalie et de déstabiliser Djibouti.

"C’est une bonne occasion pour nous. Nous préparons nos forces militaires à lancer plus d’attaques", a déclaré par téléphone Cornelios Osman, chef du DMLK, un des mouvements de L’Alliance démocratique érythréenne (EDA), basée en Ethiopie et qui regroupe les partis d’opposition.

Les restrictions de voyages imposées aux dirigeants erythréens vont "isoler davantage le régime" et "dissuader" la diaspora de verser "les centaines de millions de dollars annuels" chaque année, a estimé M. Osman.

Le président érythréen Issaias Afeworki qualifie régulièrement les groupes d’opposition de "marionnettes" aux mains de son rival éthiopien.

Les deux pays entretiennent des relations tendues depuis le conflit frontalier très meurtrier entre les deux pays entre 1998 et 2000, qui a fait 80.000 morts.