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28/12/2015 (Brève 577) 24 heures -Suisse / L’armée chinoise s’implante en Afrique

Lien avec l’article original : http://www.24heures.ch/monde/asie-oceanie/armee-chinoise-simplante-afrique/story/19506415

Poursuivant méthodiquement le développement de ses capacités militaires, la Chine du président Xi Jinping est en passe d’installer sa première base navale permanente à l’étranger. Son choix, qui ne doit rien au hasard, s’est porté sur Djibouti dans la Corne de l’Afrique, position stratégique pour le contrôle des grandes routes maritimes entre l’Asie et l’Europe via le Détroit de Bab-el-Mandeb et la mer Rouge. Mais aussi poste avancé idéal pour surveiller cette Afrique où, malgré les tensions et les conflits, Pékin investit beaucoup et s’approvisionne massivement en matières premières et hydrocarbures.

Partenariat stratégique
Dans l’air depuis la signature en février 2014 d’un «partenariat stratégique de sécurité et de défense» entre Djibouti et Pékin, la décision a été annoncée le 4 décembre dernier en marge du sommet sino-africain à Johannesburg. Mahamoud Ali Youssouf, ministre des Affaires étrangères de Djibouti, affirmait alors que Pékin allait disposer dans son pays d’une base «logistique navale opérationnelle en principe d’ici à la fin de 2017». Pour Djibouti, la Chine «est un allié stratégique supplémentaire», en plus de l’ancienne puissance coloniale qu’est la France et des Etats-Unis qui disposent d’importantes bases militaires dans ce petit Etat, assurait le ministre. Cette nouvelle base «s’inscrit dans les efforts que Djibouti déploie dans la lutte contre le terrorisme et la piraterie», a-t-il ajouté. Elle sera située sur l’un des quais du nouveau port de Djibouti actuellement en construction.

«La décision de Pékin d’installer une base navale à Djibouti n’a rien de surprenant», commente Alexandre Vautravers, rédacteur en chef de la Revue militaire suisse et spécialiste des questions de sécurité aux Global Studies Institute de l’Université de Genève. «Elle est le fruit de l’expérience acquise dès la fin de 2008, quand la marine chinoise a commencé à participer à la lutte contre la piraterie le long des côtes somaliennes et dans le golfe d’Aden», assure l’expert. «Très vite, il est apparu que les règles d’engagement appliquées jusqu’ici étaient totalement inadéquates, que les équipages – interdits d’escale durant des mois – avaient d’énormes problèmes sanitaires, que les matériels, comme les hélicoptères, souffraient de la corrosion, bref, que les navires chinois, loin de leur port d’attache, avaient absolument besoin de faire relâche durant leur mission pour ravitailler.»

«Par ailleurs, dit encore Alexandre Vautravers, en créant cette base à Djibouti, la Chine veut aussi montrer qu’elle peut rayonner, être dynamique et apprendre de ce que font les autres.»

Garantie de sécurité
Quant à Djibouti, petit pays sans ressources, il serait doublement gagnant. D’abord sur le plan économique, la location de ces bases rapportant plusieurs dizaines de millions de dollars aux caisses de l’Etat. Mais surtout, explique encore Alexandre Vautravers, en plus des aspects financiers, «la présence militaire internationale est la meilleure garantie pour la sécurité de Djibouti, un petit Etat sans profondeur stratégique et sans réelle force militaire.»

Enfin, selon le professeur Shen Dingli de l’Université de Shanghai cité par le New York Times, la Chine est en train de se donner les moyens de faire ce que les Etats-Unis font depuis 150 ans: «assurer la sauvegarde sa liberté de navigation». «L’établissement d’une base permanente à Djibouti est nécessaire, ajoute le professeur chinois, car si quelqu’un – des pirates, Daech ou les Etats-Unis – veut couper le passage, nous devrons être en mesure de le rouvrir.» (24 heures)

12/11/10 (B577) Les traits de l’Erythrée / le régime prévoirait une purge des chrétiens non issus des Eglises officielles (Alliance Presse)

Les chrétiens évangéliques en Erythrée ont de quoi s’inquiéter. Selon l’organisation de défense des chrétiens persécutés Release International, le régime de ce pays prévoirait de purger le pays des chrétiens «illégaux» à Noël.

Dans ce pays, les autorités autorisent les Eglises catholique, luthérienne et orthodoxe mais les chrétiens de confessions non traditionnelles doivent faire face à une persécution intense. 3000 d’entre eux ont été emprisonnés ou torturés par les autorités pour n’avoir pas renoncé à leur foi, comme l’exigeait la junte militaire.

Selon le directeur de Release Erythrée, ce qui se passe dans son pays est semblable à ce qui se passe en Corée du Nord.

12/11/10 (B577) Nouvelles de Somalie – un nouveau gouvernement – Un député somalien demande davantage d’aide à l’UE et aux Etats-Unis pour aider à lutter contre la piraterie – Un groupe d’experts de l’ONU dénonce des exécutions en Somalie – l’ONU s’inquiète d’une hausse du recrutement d’enfants soldats – une politique de dissuasion, de sécurité et de développement (5 articles)

________________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Somalie: un nouveau gouvernement

Le nouveau Premier ministre somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed, a nommé vendredi un nouveau gouvernement resserré comptant 18 ministres, dont seulement deux membres de l’ancien cabinet, a-t-on appris de source officielle.

Les 18 ministres du gouvernement sont issus pour la plupart de la diaspora somalienne au Canada et aux Etats-Unis. La réduction par rapport à l’équipe sortante de 39 ministres est "drastique", souligne le Premier ministre. "Seuls deux ministres du gouvernement précédent sont inclus dans la nouvelle équipe", dont le ministre des Finances sortant Hussein Abdi Halane, un "administrateur efficace et respecté" qui conserve son poste.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le gouvernement de transition somalien (TFG) n’exerce son autorité que sur quelques quartiers de Mogadiscio, avec le soutien d’une force de paix de l’union africaine (Amisom).

Les shebab, qui se réclament d’al-Qaïda, contrôlent la quasi-totalité du centre-sud de la Somalie et de la capitale, face au TFG qu’ils accusent d’être un "gouvernement apostat" et avec lequel ils refusent toute négociation.

________________________ 4 – Radio-Chine avec XINHUA

Un député somalien demande davantage d’aide à l’UE et aux Etats-Unis pour aider à lutter contre la piraterie

Un député somalien a lancé un appel jeudi à Sofia à l’endroit des Etats-Unis et de l’Union européenne pour plus d’aide afin de lutter contre la piraterie dans le golfe d’Aden.

Le gouvernement somalien ne peut pas aborder la question sans l’aide extérieure et les Etats-Unis et l’Europe doivent participer davantage aux événements qui se produisent dans la région devenue par ailleurs une affaire mondiale, a indiqué Mohamed Hussein Mohamed, membre de la commission des affaires étrangères du Parlement somalien.

Le député somalien a tenu ces propos lors d’une conférence internationale intitulée "Piraterie en mer et sécurité du transport maritime et leur rapport à la sécurité nationale bulgare ".

Les attaques des pirates en 2009 ont été multipliées par dix par rapport à 2008, d’après M. Mohamed. En 2010, une baisse de la piraterie a été observée grâce à l’intervention de la communauté internationale, mais elle n’est pas suffisante, a estimé le député.

Kamen Kichev, vice-ministre bulgare du Transport, a indiqué que 44 marins bulgares, dont trois capitaines, ont été affectés dans la région du golfe d’Aden et de la côte somalienne.

La conférence de deux jours était organisée par l’Agence exécutive bulgare de l’administration maritime et ses nombreux capitaines, courtiers maritimes et associations logistiques avec le soutien du ministère du Transport.

Les représentants de la Commission européenne, de la Ligue navale des Etats-Unis, de la Confédération des associations européennes des capitaines, la Fédération internationale des associations de capitaines, les pays de la région de la mer Noire et les compagnies d’assurance ont également pris part à la rencontre.

________________________ 3 – All Africa

Somalie: Un groupe d’experts de l’ONU dénonce des exécutions en Somalie

Six experts indépendants de l’ONU ont condamné jeudi les récentes exécutions publiques de deux adolescentes en Somalie centrale, estimant qu’elles étaient la dernière manifestation de « l’effroyables crise des droits de l’homme qui mine le pays ».

« Nous avons été horrifiés en apprenant les deux exécutions publiques menées par des insurgés d’Al-Shebab, le 27 octobre, devant des centaines de résidents de Beledweyne. Nous nous joignons au peuple somalien et condamnons dans les termes les plus forts les exécutions sommaires et brutales de ces deux jeunes femmes, condamnées sans le moindre semblant de procédure », indiquent-ils dans un communiqué rendu public jeudi.

Selon des témoignages cités par la presse, les deux jeunes femmes étaient âgées de 17 ou 18 ans et ont été exécutées pour espionnage.

Les six experts appellent les parties au conflit « à cesser immédiatement toutes exécutions extrajudiciaires, tortures, lapidations, décapitations, amputations et flagellations, ainsi que toutes autres violations des droits de l’homme ». Ils se disent « profondément préoccupé » par le fait que « des groupes comme Al-Shebab ramènent la Somalie à l’âge de pierre ».

« A Mogadiscio et dans les régions méridionale et centrale, les institutions judiciaires ont cessé de fonctionner. Dans les zones contrôlées par des groupes insurgés, des tribunaux ad hoc jugent des civils et les condamnent à des peines inhumaines, sans procès équitable, en violation de la loi somalienne et du droit international », dénoncent encore les six experts, avant d’appeler « toutes les parties à respecter leurs obligations et à protéger les civils, conformément à la Conventions de Genève de 1949 et au droit international humanitaire ».

L’un des experts, Shamsul Bari, chargé de la situation des droits de l’homme en Somalie, souligne également que des rapports font constamment état de violences sexuelles et sexistes, en particulier de viols, de mutilations génitales et de mariages forcés.

« La violence sexuelle continue d’augmenter, non seulement parmi les quelque 1,4 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays, mais aussi dans les autres couche de la société somalienne », indique-t-il, avant d’ajouter par ailleurs qu’il est « extrêmement triste et inquiétant pour l’avenir du pays de savoir que seulement 10% des enfants somaliens vont à l’école ».

Shamsul Bari rappelle que des rapports font aussi état de « violations répétées de la liberté de religion », notamment avec des destructions de lieux de culte et de cimetières musulmans soufis.

« Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles et aux proches de toutes les victimes, y compris les deux jeunes filles exécutées à Beledweyne, et appelons la communauté internationale à ne pas relâcher ses efforts, à enquêter sur ces crimes inacceptables et à poursuivre les auteurs pour qu’ils soient traduit en justice », conclut le communiqué commun de l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en Somalie, Shamsul Bari, du Rapporteur spécial sur la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, Juan Mendez, du Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Christof Heyns, du Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction, Heiner Bielefeldt, du Rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et des avocats, Gabriela Knaul et du Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes, Rashida Manjoo.

_________________________ 2 – Centre Info (ONU)

Somalie : l’ONU s’inquiète d’une hausse du recrutement d’enfants soldats

La Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, a exprimé cette semaine sa préoccupation face à l’augmentation rapide du recrutement d’enfants soldats en Somalie et à la violence basée sur le genre, comme la pratique des mariages forcés, dans ce pays.

Le Gouvernement fédéral de transition somalien s’est engagé à faire en sorte que les forces sous son contrôle ne recrutent pas d’enfants, a expliqué Mme Coomaraswamy lors d’une conférence de presse, lundi au siège des Nations Unies à New York, au sujet de la visite qu’elle a effectué en Somalie la semaine dernière.

La Représentante spéciale a également reçu des assurances à ce sujet de toutes les parties qui forment les forces du Gouvernement fédéral de transition. Le Gouvernement fédéral de transition s’est aussi engagé à établir un point focal au bureau du Premier Ministre afin de travailler en coopération avec les Nations Unies et de mettre au point un plan d’action pour identifier et relâcher les enfants soldats.

Mme Coomaraswamy a salué ce « premier pas dans la bonne direction ». Les parties souhaitent, en effet, ne plus figurer sur la liste noire du Secrétaire général. Quant à l’Union africaine, elle va créer une unité spéciale de protection des enfants.

Lors de sa visite en Somalie, Mme Coomaraswamy a rencontré à Mogadiscio le nouveau Premier Ministre, Mohamed Abdullahi Mohamed. Elle a également rencontré le Président du Somaliland et le commandant de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Elle a aussi pu parler avec des organisations non gouvernementales et des réseaux de protection de l’enfance.

Évoquant sa rencontre avec des pirates dans une prison de Bossasso, dans le nord de la Somalie, la Représentante spéciale a fait remarquer que les « vieux » pirates, devenus riches, mettaient de jeunes pirates de 15 à 17 ans en première ligne pour des opérations dangereuses.

Par ailleurs, selon elle, la situation est épouvantable dans le camp de personnes déplacées de Bossasso. L’insécurité est un des principaux problèmes et les femmes et les fillettes redoutent la nuit à cause des violences que leur infligent les hommes. De plus, la moitié des enfants ne vont pas à l’école. S’agissant de l’éducation des filles en Somalie, elle a par ailleurs indiqué que celles-ci étaient soumises à des règles plus strictes et qu’il y avait moins d’écoles mixtes.

____________________________ 1 – Afrique Actu

Somalie : une politique de dissuasion, de sécurité et de développement

Jean-Pierre Ndongo

Pour lutter contre la piraterie, le gouvernement de Somalie et la communauté internationale doivent mettre en œuvre une politique conjointe de « dissuasion », de renforcement « de la sécurité et de l’Etat de droit » et de stimulation de l’économie, a plaidé mardi le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe devant le Conseil de sécurité.

« La lutte contre la piraterie demande simultanément une action sur trois fronts : la dissuasion, la sécurité et l’Etat de droit et le développement », a déclaré B. Lynn Pascoe. « Premièrement, davantage doit être fait pour dissuader les bateaux d’êtres attaqués ». Outre le respect par les navires des règles de sécurité édictées par l’Organisation maritime internationale (OMI), le Secrétaire général adjoint a souligné la nécessité de traduire en justice les responsables d’actes de piraterie. Autre recommandation, l’allocation de davantage de financements au Fonds de soutien des Etats qui luttent contre la piraterie au large des côtes somaliennes.

« Le second pilier d’une réponse intégrée contre la piraterie est d’établir la sécurité et l’Etat de droit en Somalie », a expliqué B. Lynn Pascoe. Sur le volet de la sécurité, il a proposé de renforcer les capacités des forces de police somaliennes et des gardes côtes.

« La piraterie et les vols armés au large des côtes de Somalie est aussi un problème économique. La population somalienne, spécialement la jeunesse, a besoin de plus grandes incitations pour ne pas succomber à l’attrait de l’économie de la piraterie », a souligné le chef des affaires politiques de l’ONU. « La réhabilitation économique et la création de moyens de subsistance alternatifs, spécialement dans le développement et la réhabilitation de la pêche côtière, doivent être au centre de nos efforts pour combattre la piraterie », a-t-il ajouté.

Selon l’OMI, pendant les neuf premiers mois de 2010, il y a eu 164 attaques contre des navires au large de la côte somalienne et 37 navires ont été capturés. La plupart des attaques qui ont débouché sur la capture de navires, au nombre de 25, ont eu lieu dans l’ouest de l’océan Indien. Au 11 octobre 2010, 18 navires et 389 gens de mer étaient détenus en otage. Pendant la période correspondante de 2009, il avait été signalé 193 attaques et 33 navires avaient été capturés.

« La piraterie et le vol au large des côtes de la Somalie nécessitent le règlement du problème de l’impunité et de la consolidation des capacités du Gouvernement fédéral de transition (somalien) afin d’étendre son autorité, la loi et l’ordre », a conclu B. Lynn Pascoe.

Le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Iouri Fedotov, a également plaidé pour la poursuite judiciaire des responsables d’actes de pirateries. « Ces deux dernières années, l’ONUDC a développé un programme de lutte contre la piraterie pour assister les pays de la région à poursuivre un certain nombre de pirates. Avec le soutien de la communauté internationale, plus de 700 suspects et déclarés coupables sont maintenant en détention dans 12 pays, plus de la moitié d’entre eux sont en Somalie », a précisé le chef de l’ONUDC.

La principale entrave pour les Etats de la région d’accepter le transfert de présumés pirates pour leur jugement est le poids que représente l’emprisonnement des pirates déclarés coupables, qui sont en général condamnés à des peines qui vont de 5 à 20 ans, les prisons étant surpeuplées », a dit Iouri Fedotov en soulignant que les activités de l’ONUDC devraient être renforcées.

12/11/10 (B577) Yémen Express – Al-Qaïda revendique une attaque contre un gazoduc de Total – Paris a fourni aux Saoudiens des images satellite pour des frappes au Yémen – Des chefs d’Al-Qaïda réfugiés au Yémen (3 articles)

_______________ 3 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: Al-Qaïda revendique une attaque contre un gazoduc de Total

Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) a revendiqué une attaque en septembre contre un gazoduc géré par le groupe français Total dans le sud-est du Yémen, dans une vidéo citée vendredi par le centre américaine de surveillance des sites islamistes SITE.

Dans cette vidéo, le réseau énumère ses multiples attaques menées du 19 août au 16 octobre au Yémen, citant entre autres une attaque dans la province de Chabwa ayant conduit à "la destruction d’un gazoduc appartenant à la française Total et reliant le terminal de Balhaf", sur le golfe d’Aden.

A la mi-septembre, les autorités yéménites avaient fait état d’"un acte de sabotage manqué" contre le gazoduc reliant le terminal de Balhaf et le ministre du Pétrole avait alors assuré que l’ouvrage n’avait "pas été endommagé".

Le gazoduc de 320 km relie la province de Marib au terminal de Balhaf en traversant la province de Chabwa.

Le Yémen a commencé à exporter en novembre 2009 son gaz naturel liquéfié (GNL) à partir de Balhaf.

Il s’agissait de la première tentative de sabotage annoncée d’un gazoduc. Jusqu’alors, des actes de sabotage visaient uniquement les oléoducs, notamment dans la province de Marib, où Aqpa est très actif.

Le Yémen est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Sa production de pétrole, limitée, ne dépasse pas les 300.000 barils de brut par jour.

____________________ 2 – TF1

Paris a fourni aux Saoudiens des images satellite pour des frappes au Yémen

La France a fourni à l’Arabie saoudite des images satellite qui ont permis au royaume de frapper des rebelles chiites au Yémen, a rapporté jeudi le Washington Post, qui précise que Washington avait auparavant refusé de fournir de telles images.

Selon le quotidien américain, qui cite un responsable saoudien non identifié, Paris a commencé à fournir des images à l’Arabie lors de la visite du président Nicolas Sarkozy à Ryad en novembre 2009.


____________________ 1 – Europe 1

Des chefs d’Al-Qaïda réfugiés au Yémen

Des chefs d’Al-Qaïda, dont son ancien porte-parole, le Koweïtien Souleiman Abou Gheith, ont récemment quitté l’Iran pour s’installer au Yémen, affirme jeudi le quotidien koweïtien Al-Qabas, en citant un rapport d’un service de renseignement occidental.

L’information est contenue dans un rapport confidentiel transmis à des responsables de sécurité dans le Golfe et dans d’autres pays arabes.

De nombreux chefs d’Al-Qaïda ont pris refuge en Iran après l’invasion américaine de l’Afghanistan qui a suivi les attentats du 11 septembre 2001, et certains ont été placés en détention par les autorités iraniennes.

"Certains de ces chefs se trouvent maintenant au Yémen où ils supervisent les activités du réseau à partir de ce pays du sud de la Péninsule arabique", selon le rapport. Outre Abou Gheith, d’autres chefs présumés d’Al-Qaïda, dont des Koweïtiens et des ressortissants de pays arabes, se sont installés au Yémen, indique l’enquête ,sans dire comment ils ont réussi à s’échapper d’Iran.

12/11/10 (B577) LDDH / Libérons notre Pays et notre Peuple !



Le Président

TABLEAU DE BORD DU 11 NOVEMBRE 2010

Libérons notre Pays et notre Peuple !

Pas d’amnistie pour un usurpateur
qui viole la Constitution…

Note liminaire

Dans la situation actuelle un crime de haute trahison a été commis, par celui qui avait juré sur le Saint Coran de respecter la Constitution.

Un chef d’Etat qui viole la Constitution est un criminel à traîner en justice.

Un crime contre le Peuple Djiboutien, contre la Démocratie et le pluralisme électoral, un crime contre l’humanité pour avoir affamé les Djiboutiens(nes) en détournant sans vergogne les dons en denrée alimentaires et autres dons financiers, en endettant et détournant les prêts à des fins personnels pour une clique au pouvoir, crimes financiers et crimes organisés qui nécessitent d’urgence une plainte auprès des Tribunaux aux Compétences Universelles.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) continue ses contacts pour saisir les Tribunaux à travers ses amis Défenseurs à l’étranger. Ces plaintes font parties de notre combat légal contre la dictature.

Ce Tableau de bord fait suite à ceux du 26 et 31 octobre 2010 pour dénoncer la violation de la Constitution que nous considérons comme un crime contre le Peuple de Djibouti et se penche cette fois sur l’inefficacité des élections tant que ce Dictateur criminel continuera à usurper le pouvoir avec l’assistance des forces étrangères qui continuent à occuper notre pays.

Ce tableau va s’articuler sur les trois points suivants, à savoir un rappel de certains faits, des propositions sur les priorités actuelles et enfin des mots d’ordres et des appels à la communauté nationale et à la communauté internationale.

NOEL ABDI Jean-Paul

__________________________Contexte et appel

I) Rappel des Faits :

– Appels à la Paix et à la Réconciliation en 1999 et 2000

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a vu le jour dans un contexte de guerre entre les éléments du Front du nord et de l’ouest de Djibouti du Frud-armé et les Forces armées djiboutiennes.

Juste après sa création, le Président de la LDDH a accompagné Maître Henri Beauthier Président de la Ligue des Droits de l’Homme de la Belgique en visite avec Madame Sarfati de l’Observatoire des prisons, à rendre visite à une érythréenne qui avait fui son pays accompagné par son mari.

Cette femme avait été évacuée sur l’hôpital Peltier après avoir été violée par plusieurs soldats puis torturée jusqu’à la rendre à demi paralysée.

Maitre Beauthier président de la Ligue Belge a pu constater ces atrocités et a aussi longuement discuté avec un vieux Berger dont ses deux bras ont été profondément sectionnés car soupçonné d’avoir donné un mouton au Frud-armé.

Dès leur départ de Djibouti une grenade a été jetée par une voiture vers mon domicile blessant grièvement un jeune adolescent qui avait fui Mogadiscio.

Cette intimidation ainsi que d’autres dont des arrestations fréquentes ne nous ont jamais affectés et nous continuons à nous battre pour témoigner et dire la vérité sur les sévices du nord au sud de notre pays sans oublier la capitale et ce dès que nous sommes informés.

D’août 1999 au 7 janvier 2000 nos Appels pour la Paix et la Réconciliation pour œuvrer ensemble à la Paix sociale ont été régulières et bénéfiques.

Pour une fois nous avons été entendus et le 7 février 2000 un accord de Paix fut signé à Paris puis le 11 mai 2001 à Djibouti ville entre le Regretté Ahmed Dini et le Ministre de l’Intérieur Monsieur Miguil actuellement connu pour certains de ses détournements présumés mais jusqu’à présent bénéficiant de l’Impunité parlementaire et du fait que la Haute Cour de justice est totalement paralysée.

Si la Paix des armes est jusqu’à présent respectée en grande partie, la Paix Sociale n’a été qu’un leurre.

D’une manière générale la répression au nord n’a jamais cessé et la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) n’a jamais cessé de dénoncer, de témoigner et dans la mesure de ses informations de citer les auteurs des sévices et autres persécutions.

– Appel au Dialogue de 2003 à 2008

La Ligue des Droits Humains (LDDH) dès le début avait exprimé ses inquiétudes face à la crise sociale qui s’amplifie de jour en jour, face aux répressions sociales qui tuent à petit feu les travailleurs et les chômeurs djiboutiens(nes).

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait à maintes reprises lancé des Appels au Chef de l’Etat pour ouvrir le Dialogue avec l’UAD, un Dialogue franc et sincère, un Dialogue pour établir une véritable Paix Sociale, et, pour mettre fin à l’Impunité intolérable, dans le but d’éradiquer les détournements des Fonds publics, des Biens Sociaux et des bradages à outrance.

Faut-il rappeler que dans le contexte actuel les Syndicats Libres ont cessé leurs activités, ils gardent un silence inquiétant pour tous les Travailleurs de Djibouti, sans oublier aussi les répressions contre la Presse libre en particulier le journal le Renouveau mais aussi contre les dirigeants du MRD.

Le MRD est le premier Parti de l’Opposition Djiboutienne.

Lorsque la Constitution issue du Référendum du 4 septembre 1992 avait ouvert la
voie du multipartisme le MRD avait immédiatement déposé ses statuts le 2 novembre 1992.

Par l’émission d’un Faux fabriqué par le dictateur candidat et suivi par un simple décret, Monsieur Ismaël Omar a pris une décision inadmissible et condamnable afin d’éliminer l’un des Partis politiques de l’opposition très bien implanté et dont les membres sont très souvent poursuivis car leurs activités et leur popularité sur le terrain dérangent les autorités Djiboutiennes qui ne connaissent que la répression car elles sont conscientes de leur impopularité.

L’affaire de la plainte du MRD est pendante encore au Tribunal permettant ainsi aux militants du MRD à continuer librement leur combat légitime et dénoncer l’illégalité du 3ème mandat.

Le MRD est un membre actif au sein de l’UAD afin de prendre le pouvoir par une réelle alternance, après avoir chassé le dictateur qui ne veut pas quitter le pouvoir.

II) Priorités actuelles

Rappelant que, la République de Djibouti a accédé à son indépendance et sa Souveraineté nationale le 27 juin 1977;

  • que le pouvoir s’est vite transformé et a pris le chemin de la Dictature sous prétexte de la guerre entre nos voisins, en réalité guerre pour l’autodétermination de la Somalie Occidentale (Ogaden) ;
  • que le régime de la dictature s’est durci au fil du temps pour prendre rapidement le chemin et les méthodes de la Mafia, vers les années de 1986 à 2010 ;
  • que durant 15 ans, de 1977 à 1992, le pays était sous un régime dictatorial d’un parti unique et toutes les élections se sont déroulées sans aucune compétition électorale, seul le RPP était autorisé à se présenter ;
  • qu’en 1992, pour la première fois une Constitution a été établie par voie référendaire après une forte pression de la France militairement bien présente suites aux décisions de la Conférence France Afrique qui s’était déroulée à La Baule en France ;
  • que les accords de Paix de 2001, presque dix ans après, n’ont pas exigé des scrutins proportionnels pour permettre à l’Opposition d’avoir au moins accès à des sièges au parlement et à l’assemblée régionale, cette dernière avait été totalement illégalement modifiée par les députés de l’Union de la majorité présidentielle (UMP) qui raflent tous les sièges de l’Assemblée Nationale aujourd’hui considérée non pas comme nationale mais comme une assemblée de l’UMP ;
  • que depuis 1992, toutes les élections étaient empreintes de fraudes électorales, et que la situation a empiré depuis les présidentielles de 1999 où des cartes d’identités provisoires juste pour le jour des élections ont été distribuées à des étrangers venus des pays voisins en particulier du Somaliland, tandis que bon nombre de Djiboutiens restent des apatrides de génération en génération dans leur propre pays ;
  • que les élections de 1999 ont permis aux forces armées, sous les ordres de feu Hassan Gouled, d’usurper le pouvoir en plaçant son neveu comme chef d’Etat, alors que la très grande majorité de la population Djiboutienne avait voté pour le Président Moussa Ahmed Idriss ;
  • que toutes les élections qui ont suivi ont été des mascarades électorales, sans aucune possibilité de vérifier les listes électorales qui sont les bases principales des fraudes électorales ;
  • que depuis 2003, l’Opposition unie sous l’UAD a constamment boycotté les élections et à chaque fois l’UAD réclame l’application des neuf points soumis au Peuple et aux chancelleries, à l’Union Européenne et aux Nations Unies ;
  • qu’en avril dernier 2010, la Constitution, en son article 23 a été violée brisant par là la colonne vertébrale des institutions républicaines et la base même de l’alternance et l’ouverture au pluralisme électorale ;
  • que le Peuple Djiboutien attendait patiemment la fin du 2ème mandat tout en évitant la violence et éviter un conflit civil, pendant dix ans la jeunesse Djiboutienne attendait dans la souffrance et le chômage le départ du pouvoir de l’Usurpateur après les deux mandats fixés par la Constitution.
  • qu’aujourd’hui, les populations Djiboutiennes n’ont plus d’autres choix que celui de se soulever contre la dictature.

PAR CES MOTIFS

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), dans le cadre de la Prévention des Conflits, lance un Appel pressant à tous ses compatriotes de manifester dans la capitale et de montrer leur détermination au monde entier comme au Niger, d’exprimer leur refus actif contre le Coup d’Etat Electoral inconstitutionnel, en disant non au troisième mandat illégal et inconstitutionnel, et ne pas hésiter à descendre dans la rue en se tenant la main, par petits groupes s’il le faut :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel à toutes les Organisations internationales des Droits de l’Homme pour dénoncer et condamner cette modification qui viole la Constitution djiboutienne ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux journalistes du monde entier de prêter une attention particulière à la situation dramatique qui sévit en République de Djibouti ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux parlementaires des pays dont les Forces armées sont présentes sur notre territoire a faire pression sur les Autorités djiboutiennes pour que la modification illégale de l’article 23 de la Constitution référendaire soit annulée et que le Chef de l’Etat quitte le pouvoir pour permettre une réelle alternance démocratique.

NOEL ABDI Jean-Paul

12/11/10 (B577) Le Journal de la Flibuste – Navire panaméen détourné par les pirates: un Russe parmi les otages – Des pirates attaquent un bateau au large de l’Inde: 31 membres d’équipage pris en otage – Les pirates davantage intéressés par l’enlèvement que par les cargos – La présence des navires de guerre ne suffira pas pour lutter contre la piraterie en Somalie – Plus de 700 pirates somaliens emprisonnés à travers le monde (Onu) (6 articles)

__________________ 6 – AFP

Les mystérieux circuits de l’argent des pirates somaliens

De Michel MOUTOT

Des millions de dollars en petites coupures: les rançons touchées par les pirates somaliens excitent les convoitises et alimentent une économie parallèle dans toute la région et au-delà, assurent policiers et experts internationaux.

S’il a commencé de façon artisanale, avec d’anciens pêcheurs montant à l’abordage de ce qui passait à leur portée, le business de la piraterie au large de la Somalie est désormais aux mains de gangs structurés, riches, disposant de réseaux de financement, de renseignements et de négociation dans plusieurs pays.

"Cette année, nous sommes parvenus à connecter des enquêtes de piraterie entre l’Europe occidentale et l’Afrique de l’Est", dit Jean-Michel Louboutin, directeur exécutif des services de police d’Interpol.

"Nous avons publié notre première +notice rouge+, avis de recherche international pour quelqu’un recherché pour piraterie", ajoute-t-il.

Selon l’ONU, 37 navires ont été capturés depuis le début de l’année et aujourd’hui vingt navires et 438 marins sont entre leurs mains.

Et c’est une centaine de millions de dollars, selon une étude de l’institut londonien Chatham House, que les pirates ont engrangé ces deux dernières années.

Pour négocier, toucher et éventuellement recycler de telles sommes, les clans somaliens spécialisés dans la piraterie avaient besoin d’aide, et ils en ont trouvé.

"Nous estimons qu’ils ont des réseaux de correspondants dans la région", assure un expert international, qui prépare un rapport sur la question et demande à rester anonyme. "Cela leur permet de négocier les rançons, puis de transférer hors de la Somalie une partie de l’argent".

Un autre spécialiste de la question, basé lui dans les Emirats arabes unis, ajoute: "c’est l’ironie de Dubaï: les négociations sont menées ici, les parachutages d’argent sont organisés par des sociétés de sécurité qui sont basées ici. Une fois l’argent livré, une partie revient ici, discrètement".

Selon lui, ce sont encore une fois les "hawalas", système informel de transfert d’argent qui ne laisse aucune trace écrite, qui seraient utilisés.

Après un article du journal Independent, qui citait des enquêteurs travaillant pour des armateurs selon lesquels une partie des rançons repasserait par Dubaï, le chef-adjoint de la police de l’émirat a affirmé en avril que "l’argent des pirates n’est pas blanchi à Dubaï".

Mais dans l’édition 2010 de son rapport stratégique sur le contrôle des narcotiques (INCSR), le Département d’Etat américain écrit: "il est rapporté que les Emirats sont utilisés comme centre financier par les réseaux de pirates opérant au large de la Somalie".

Autre pays de la région, le Kenya, où les prix de l’immobilier se sont envolés par endroits de façon étrange depuis trois ans, est également désigné dans ce rapport qui estime que "le système financier kenyan pourrait blanchir plus de 100 millions de dollars par an, provenant des trafics de drogue et des fonds liés à la piraterie somalienne".

En 2008, un rapport de l’ONU, basé sur des témoignages recueillis dans la ville somalienne d’Eyl, haut-lieu de la piraterie, révélait que l’argent des rançons était partagé à parts à peu près égales entre les pirates, les milices locales et les chef traditionnels d’un côté et les financiers et sponsors de l’opération de l’autre.

Et les sommes en jeu suscitent des vocations bien au-delà de la Corne de l’Afrique.

Pour Birgen Keles, auteur d’un rapport remis en avril au comité des affaires politiques de l’Otan, "une nouvelle économie a fleuri dans le monde entier, avec des sociétés de sécurité, des avocats et des négociateurs spécialisés tirant profit de leur implication dans les affaires de piraterie".

"Londres semble être devenu le point de ralliement pour ces firmes qui aident les armateurs à résoudre les problèmes juridiques posés par le paiement des rançons", selon elle.

__________________ 5 – Ria Novosti (Russie)

Navire panaméen détourné par les pirates: un Russe parmi les otages

Les pirates somaliens ont capturé jeudi un navire battant pavillon panaméen avec 31 marins à bord dont un Russe, a annoncé le commandement de la Force européenne anti-piraterie Atalante.

L’équipage du chimiquier MV Hannibal II, qui transportait de l’huile de Pasir Gudang (Malaisie) à Suez (Egypte), comprend 23 Tunisiens, quatre Philippins, un Croate, un Géorgien, un Marocain et un Russe. L’arraisonnement a eu lieu à 860 milles marins à l’est de la Corne de l’Afrique.

Pour l’instant, aucun détail sur l’incident et l’état de santé des otages n’est disponible.

Les pirates somaliens présentent un grave danger pour la navigation maritime mondiale. En 2010, ils ont détourné 27 navires avec 544 membres d’équipage.

La Somalie, divisée entre différentes factions hostiles depuis la chute du dictateur Mohamed Siad Barre en 1991, n’arrive pas à réprimer elle-même la piraterie au large de ses côtes.

L’UE et l’OTAN luttent contre les pirates au large des côtes somaliennes dans le cadre des opérations navales Atalante (UE) et Ocean Shield (OTAN). Des navires militaires russes participent aussi aux missions d’escorte des cargos civils au large de la Somalie.

__________________ 4 – Nouvel Obs avec AP

Des pirates attaquent un bateau au large de l’Inde: 31 membres d’équipage pris en otage

Des pirates ont pris en otage jeudi 31 membres d’équipage d’un chimiquier près des côtes indiennes. La force européenne anti-piraterie Atalante a précisé que les pirates ont pris le contrôle du MV Hannibal II battant pavillon panaméen, alors que le navire parti de Malaisie se dirigeait vers le canal de Suez.

Les faits se sont déroulés à près de 900 miles nautiques (1.600km) à l’est de la corne de l’Afrique, plus près de l’Inde que de la Somalie. L’équipage comprend 31 personnes, dont 23 Tunisiens, et transportait de l’huile

___________________ 3 – Le Point

Les pirates davantage intéressés par l’enlèvement que par les cargos

Par Jean Guisnel

Dans une note technique fort pertinente, l’Institut supérieur d’économie maritime (ISEMAR) se penche sur le problème de la piraterie. Sous le titre Piraterie, perturbation de l’économie maritime ? la juriste Anne Gallais-Bouchet et François Guiziou du laboratoire LETG (Littoral – Environnement – Télédétection – Géomatique) de l’université de Nantes, abordent le sujet de façon très originale, contribuant ainsi "à une meilleure compréhension du phénomène", souligne le site spécialisé Mer et Marine.

Les auteurs expliquent que "la piraterie s’inscrit dans une recomposition globale des échanges mondiaux et des avantages qu’en tirent les populations littorales." Le "changement d’échelle" provoqué par la piraterie dans les eaux somaliennes s’explique à leurs yeux par "l’accumulation en moins de dix ans" de plusieurs "facteurs locaux". À savoir : "défaillance de l’État, réseaux commerciaux terrestres développés, armes, équipements et mains d’oeuvre disponibles, situation politique floue, goulet que forme le golfe d’Aden pour le trafic mondial, temps de réponse de la communauté internationale." Les navires attaqués sont en règle générale "particulièrement exposés en raison de leurs caractéristiques nautiques : franc-bord bas souvent inférieur à cinq mètres, vitesse inférieure à dix noeuds, manoeuvrabilité réduite, type de propulsion faible ou défaillant."

L’enlèvement, objectif privilégié des pirates

Anne Gallais-Bouchet et François Guiziou soulignent que la vraie cible des pirates ce sont les équipages, pas les cargaisons des navires, qui ne sont concernées que "par ricochet" : "l’enlèvement est devenu l’un des piliers de l’économie de la piraterie, la capture du marin s’affirmant progressivement comme un objectif privilégié des pirates en raison de leur valeur d’échange." De ce fait, ils observent que les conséquences économiques de la piraterie doivent être relativisées : "La cargaison n’étant pas la motivation première, la menace présumée que ferait peser la piraterie sur l’économie mondiale, symbolisée par les conteneurs, n’est pas corroborée."

Concernant l’emploi des sociétés militaires privées (SMP) embarquant des hommes armés à bord des navires de commerce, il est courant pour les armateurs continuant à transiter directement le long de la côte orientale de l’Afrique, comme Maersk, et pour les croisiéristes. "Ces mesures ont été efficaces", notent les auteurs, qui soulignent que "le cas de la pêche est difficile à gérer avec de nombreux incidents contraignant les armements à se protéger avec des moyens privés (Espagne) ou publics (France) et à délaisser certaines zones de pêche pour l’océan Indien. Un mal pour un bien, cela pourrait contribuer au renouvellement des stocks dans ces zones temporairement délaissées."

___________________ 2 – CasaFree (Maroc)

ONU : La présence des navires de guerre ne suffira pas pour lutter contre la piraterie en Somalie

Le problème croissant de la piraterie au large des côtes somaliennes nécessite plus que des efforts militaires, a averti, mardi, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires politiques, Lynn Pascoe.

"Le problème de la piraterie au large des côtes somaliennes ne sera pas résolu par la présence de navires de guerre plus nombreux mais par une combinaison de mesures de dissuasion, d’édification d’un Etat de droit en Somalie et de développement économique et social", a-t-il indiqué devant le Conseil de Sécurité.

Plus de 438 personnes et 20 navires sont tombés entre les mains des pirates à la date du 4 novembre, soit près de 100 personnes détenues en plus en moins d’un mois, s’est alarmé M. Pescoe, relevant que ces chiffres "effrayants" font montre des risques accrus que prennent les pirates.

"La piraterie est une menace qui dépasse les efforts déployés par la communauté internationale à l’endiguer", a-t-il poursuivi avant de suggérer la mise en place d’une "réponse intégrée" à ce fléau.

Selon lui, le respect par les navires des règles de sécurité édictées par l’Organisation maritime internationale (OMI) ou encore l’allocation de davantage de financements au Fonds de soutien des pays qui luttent contre la piraterie, sont autant de mesures à inscrire au volet de la "dissuasion".

Le second pilier de cette politique porte sur le renforcement des capacités des forces de police somaliennes et des gardes côtes, alors que le troisième place la "réhabilitation économique" et la création de moyens de subsistance alternatifs au centre des efforts pour combattre la piraterie.

Près de 700 suspects ou personnes reconnues coupables de piraterie sont actuellement détenus dans 12 pays, dont la moitié en Somalie, précise-t-on.

___________________ 1 – Ria Novosti (Russie)

Plus de 700 pirates somaliens emprisonnés à travers le monde (Onu)

Plus de 700 individus condamnés ou soupçonnés de piraterie au large de la Somalie sont à présent emprisonnés dans 12 pays, la moitié d’entre eux sont détenus dans des prisons somaliennes, a annoncé mardi Iouri Fedotov, directeur de l’Office de l’Onu contre la drogue et le crime (ONUDC).

"L’ONUDC a élaboré ces deux dernières années un programme anti-piraterie pour aider les pays de la région à poursuivre les pirates en justice. Grâce au soutien de la communauté internationale, plus de 700 pirates, tant présumés que condamnés, se trouvent aujourd’hui en prison dans 12 pays. Plus de la moitié d’entre eux sont emprisonnés en Somalie", a indiqué M.Fedotov.

La lutte contre la piraterie maritime est un problème plus juridique qu’administratif. La communauté internationale n’a pas encore créé de mécanisme juridique de lutte contre la piraterie, il n’y a pas de tribunaux internationaux ni de prisons spéciales.

Pour l’instant, les actes de piraterie ne sont définis que par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer datant de 1982. Selon les spécialistes, elle a besoin d’être sérieusement revue et modifiée. Il faut des définitions plus précises. Il est également nécessaire d’élaborer et de codifier minutieusement un registre international des punitions pour des actes de piraterie.

Par ailleurs, les grandes puissances maritimes doivent avoir des fondements juridiques internationaux solides pour lancer des opérations contre les bases des pirates sur le territoire des Etats riverains.

11/11/10 (B577) 91, avenue Henri Martin – Une adresse très chic – Mais qu’a-t-elle de si remarquable ? (Info réseau)

C’est un très bel immeuble ! Mais il y en a d’autres aussi beaux dans ce quartier très chic de la capitale française. Voyons voir qui y habite ?

Première surprise !

L’annuaire du téléphone « Pages jaunes » (Professionnel) est muet ! Pas d’activité considérée comme commerciale dans cet immeuble ! En fait ce n’est pas tout à fait exact, car il y a deux noms inscrits dans les pages jaunes : « Le club des vigilants » et le « syndicat des co-propriétaires ».

Le syndicat des co-propriétaires ne présentant que peu d’intérêt, cherchons à savoir qui est ce « Club des vigilants ». Parmi les objectifs affichés, nous en avons retenu un, pratiquement au hasard « Pénaliser les rémunérations indécentes ».

Objectif intéressant, quand l’on considére que le prix moyen du M2 dans cet immeuble et dans ce quartier doit certainement dépasser allègrement les 12.000 € !

Mais qui habite cet immeuble ! Les pages blanches sont plus généreuses .. et il ne nous appartient pas de nous attarder sur l’identité des propriétaires ou des locataires, personnes privées.

Pas tout à fait, car nous pensons avoir une piste … qui pourrait apporter certaines surprises dans l’avenir.

Nous ne vous la dévoilerons pas, pour réserver la priorité de ces informations à la Justice française… et aux juges qui ont le courage de conduire les enquêtes à leur terme, en dépit des obstructions du Parquet … (à suivre)

11/11/10 (B577) Communiqué de l’UAD – Le sursaut national est en marche – Appel à un rassemblement populaire à Djibouti à l’occasion de la fête de l’Aïd el Adha

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (UAD)

Djibouti , le 10 novembre 2010

A l’occasion de la fête de l’Aïd el Adha qui sera célébrée la semaine prochaine, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) souhaite bonne fête, paix et unité à la nation toute entière.

En cette fin d’année 2010, notre pays se trouve à un tournant historique : la gravité de la situation socio-politique et les incertitudes qui pèsent sur l’avenir appellent à un sursaut patriotique contre la régression et l’imposture.

Fort heureusement, les forces démocratiques s’organisent à l’intérieur du pays et également à l’étranger au sein de la diaspora djiboutienne exilée en Europe et aux Amériques.

L’Union pour l’Alternance démocratique (UAD), principale force politique de notre pays, incarne le changement et la rupture totale avec les méthodes obscurantistes du fossoyeur de la nation djiboutienne, de surcroit candidat à un troisième mandat illégal.

Parce que le changement ne viendra que de notre mobilisation massive et de notre détermination à l’imposer, l’ UAD appelle les Djiboutiens à venir en masse au grand rassemblement populaire qu’elle tiendra le jour de la fête de l’Aïd el Adha à l’avenue Nasser à partir de 9 heures.

Pour l’UAD,
Ahmed Youssouf Houmed
Président de l’ARD