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30/12/2015 (Brève 585) BBC / Djibouti accusé de génocide . Plainte déposée par l’UDDESC sous la signature d’Hassan Cher Hared

Nouveau : télécharger le texte intégral de la plainte en format PDF

Lien avec l’article original : http://www.bbc.com/afrique/region/2015/12/151229_djibouti

Une ONG porte plainte à l’Onu contre le gouvernement après des affrontements sanglants le 21 décembre entre police et civils.

Le rassemblement de plusieurs centaines de fidèles de la communauté Yonis Moussa, du clan Issa, dans la banlieue de la capitale avait été réprimé le 21 décembre par les forces de l’ordre.

Les affrontements auraient fait 7 morts selon le gouvernement, près de 30 pour la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH).

Une fillette de 6 ans fait partie des victimes.

Pour l’Union djiboutienne pour le droit économique et social, ce fut un « massacré planifié » par le gouvernement. Hassan Cher Hared, son secrétaire général évoque une violation de la convention pour la prévention et la répression des crimes de génocide.

Mahamoud Ali Youssouf, porte-parole du gouvernement a expliqué à la BBC que le terme de génocide n’est pas approprié, car il y a eu échauffourées après que la police a été prise pour cible par les manifestants.

Il a ajouté que Djibouti est prête à répondre de ces actes devant toute juridiction internationale. 

07/01/11 (B585) Le Journal de la Flibuste – Les pirates somaliens réclament à Madagascar 35 millions de dollars – Pirates somaliens – La base des pirates somaliens se trouve à Mombasa- Nouvel acte de piraterie au large de la Somalie – Piraterie au large de la Somalie : un business florissant – Des pirates somaliens attaquent le navire algérien le “Blida” et retiennent les 27 membres de son équipage (6 articles)

_______________________ 6 – LinFo (Réunion)

Les pirates somaliens réclament à Madagascar 35 millions de dollars

Trente-cinq millions de dollars, environ 26 millions d’euros. C’est le montant de la rançon réclamée par les pirates somaliens en échange de la libération d’une dizaine de marins, dont quatre malgaches, détenus en otages depuis 62 jours à la suite de l’attaque d’un navire indien au large des Comores.

Le 3 novembre 2010, un navire battant pavillon indien, le Zoulfikar, avait été capturé par des pirates somaliens alors qu’il venait de quitter le port de Dar-es-Salam, Tanzanie, où il avait embarqué une cargaison de bœufs. Parmi les membres d’équipage se trouvaient quatre Malgaches.

Selon le Centre des opérations maritimes de Madagascar, les pirates demandent à l’armateur 35 millions de dollars pour la libération des otages ainsi que le bateau.

L’Etat malgache, en collaboration avec les autorités comoriennes et tanzaniennes, a mis en place une cellule de crise pour se pencher sur cette affaire et " des négociations auraient déjà été amorcées ".

Un officier malgache impliqué dans ce dossier s’inquiète aujourd’hui du sort de ses quatre compatriotes. " Personne ne sait comment ils vont, ni s’ils sont encore en vie ", déplore-t-il. " Tout ce que nous savons, c’est qu’ils sont gardés en Somalie ", poursuit-il.

_______________________ 5 – Orange (Madagascar)

Pirates somaliens

Les captures ont été successives ces derniers temps pour les pirates somaliens malgré les opérations internationales de défense de navigation dans la baie d’Aden. Pour les navigateurs, circuler dans l’océan indien est devenu dangereux, menaces et risques de pirateries planent en permanence.

Des marins malgaches en otage

Hassani Bao, Dodo Léonard, Abdou Ali et Zobi. 04 marins malgaches sont actuellement retenus en otage en Somalie. Ils faisaient parti des membres de l’équipage du Zoulfikar, un navire battant pavillon indien et qui a été capturé en haute mer le 03 novembre dernier après avoir levé l’encre en Tanzanie. Les pirates réclament une rançon de 35 millions de dollars à l’armateur pour libérer le cargo ainsi que son équipage. Jusqu’à présent, le sort de ces ressortissants malgaches est incertain, l’on sait juste que l’Etat malgache travaille de concert avec les autorités tanzaniennes et comoriennes dans le cadre de cette affaire, et que des négociations ont été entamées. Pour sa part, l’armateur est déjà entré en contact avec les pirates somaliens.

Dernières prises

Les tyrans de mers sont de plus en plus actifs. Depuis Noël, 4 navires ont été pris et 1 libéré . Les attaques les plus récentes sont celles de La Vega 5 qui avait à son bord 14 membres d’équipage. Le navire a été pris le 31 décembre, entre le Mozambique et Madagascar, à 200 miles au sud-ouest des Comores. Le MV Blida, un vraquier battant pavillon algérien, quant à lui, a été pris d’assaut dans l’après-midi du samedi, alors qu’il faisait route vers Dar-Es-Salam, en Tanzanie. Le navire a été piraté avec sa cargaison de 26000 tonnes.

Opération Atalante

Suite à l’abordage du voilier de luxe français, le Ponant, en avril 2008, l’Europe a activé l’opération Atalante en décembre de la même année pour mettre en échec les pirates somaliens. La force maritime européenne a une triple mission : l’escorte des navires de commerce, celle des bateaux du Programme alimentaire mondial qui livrent de l’aide humanitaire à la Somalie, et des opérations de contrôle de zone.

L’opération Atalante dispose de 09 bâtiments, avec le concours de trois avions de patrouille maritime. Le contre-amiral Philippe Coindreau, commandant de cette flotte internationale regrette l’insuffisance de cadre juridique stable et de pays pour juger les pirates. Pour l’heure, seul le gouvernement kenyan a accepté un accord selon lequel il sera possible de remettre à la justice kényane des pirates arrêtés en flagrant délit. « Et puis sur les 81 suspects arrêtés depuis le mois d’août, seulement quatre sont passés devant les tribunaux. » déplore le contre-amiral Philippe Coindreau.

Dernièrement, la zone des attaques s’étend. Les pirates somaliens semblent pousser vers le sud , vers le canal de Mozambique, et se rapprochent des eaux territoriales malgaches pour éviter les surveillances des flottes étrangères dans la baie d’Aden et contourner l’opération Atalante.

Selon le rapport de l’Union européenne des forces navales en Somalie, 28 bateaux et quelque 654 marins sont actuellement entre les mains des pirates. En 2010, les tyrans des mers ont reçu une rançon record de 9,5 millions de dollars pour le pétrolier sud-coréen Samho Dream. Le pétrolier s’est fait prendre en avril dans l’ océan Indien alors qu’il transportait 2 millions de barils de brut pour un montant de 170 millions de dollars.

_______________________ 4 – Le Temps (Algérie)

«La base des pirates somaliens se trouve à Mombasa»

Il se nomme Balaouane Mohamed. Il est marin et il a déjà fait partie de l’équipage qui était à bord du Blida. Nous l’avons rencontré hier devant le siège de la société IBC et il a volontiers accepté de nous raconter les traversées qu’il a eues à effectuer auparavant à bord du Blida, habitué à se rendre d’Oman vers Mombasa, au Kenya. «Nous avons à deux reprises rencontré les pirates somaliens au nombre de 5 à 6 personnes qui étaient à bord d’un chalutier de trente mètres environ», a-t-il indiqué d’emblée.

Et d’ajouter : «La première fois, c’était lorsque nous nous étions rendus de Mombasa à Oman pour charger la marchandise. Au cours de la traversée, nous avons aperçu un chalutier qui naviguait en pleine mer. Nous étions sûrs que nous avions affaire à des pirates mais ces derniers se sont abstenus de nous attaquer car ils devaient savoir de par leur expérience que notre navire ne contenait pas de marchandise. Et puis, les pirates somaliens ont l’habitude d’attaquer les navires pendant la nuit, jamais le jour.

Cela dit, pour l’attaque de samedi qui a eu lieu en plein jour, elle est vraiment exceptionnelle dans la mesure où les pirates somaliens ont dû certainement profiter de la célébration, la veille, de la fête du jour de l’an, pour attaquer le Blida et surprendre ainsi les membres de l’équipage». Balaouane Mohamed indique en outre que, contrairement à ce qui est répandu dans l’opinion publique, les têtes des réseaux de piraterie maritime ne se trouvent pas en Somalie mais bel et bien à Mombasa, au Kenya.

_______________________ 3 – Courrier international

Nouvel acte de piraterie au large de la Somalie

Depuis le 28 décembre, le Vega 5, bateau de pêche battant pavillon mozambicain, avec à son bord 24 marins dont deux Espagnols, est aux mains de pirates somaliens. Le gouvernement espagnol a ouvert des négociations en fin de semaine dernière, afin de libérer le personnel et l’embarcation.

L’épisode n’est pas sans rappeler le cas de l’Alakrana, thonier espagnol qui le 2 octobre 2009 avait subi le même sort. Il s’agit de la quatrième embarcation, en trois ans, qui concerne l’Espagne, le premier avait été le Playa de Bakio, en 2008 pour lequel l’armateur avait payé la rançon de 750 000 euros, précise le quotidien El Periódico de Catalunya.

_______________________ 2 – El Watan (Algérie)

Piraterie au large de la Somalie : un business florissant

Zine Cherfaoui

Depuis près de trois années, il ne se passe pratiquement plus une semaine sans qu’un navire ne soit attaqué par des pirates dans le golfe d’Aden.

Détourné samedi dernier au large de la Somalie avec sa cargaison de clinker, le MV Blida est la proie typique des flibustiers somaliens : un vraquier céréalier de 26 000 tonnes battant pavillon algérien, avec à son bord 27 membres d’équipage dont 17 sont de nationalité algérienne. Le capitaine du navire ainsi que cinq membres d’équipage sont, rappelle-t-on, ukrainiens. Les quatre autres membres sont originaires des Philippines, de Jordanie et d’Indonésie.

Nacer Mansouri, directeur général de la société IBC, armateur du MV Blida a indiqué, hier, à El Watan, que pour le moment, «aucun contact n’a été établi avec les pirates». «Les moyens de communication sont coupés et à l’heure où je vous parle, aucun contact n’a été établi avec le navire», a précisé M. Mansouri, ajoutant qu’une cellule d’aide aux familles des marins enlevés a été mise en place. Quoi qu’il en soit, les familles des 27 membres d’équipage doivent s’armer de patience car l’expérience a montré que les pirates, souvent, ne sont pas pressés de libérer leurs otages. Le but : en tirer le prix fort et s’en servir, au besoin, comme bouclier humain pour attaquer d’autres navires.

Selon l’association Ecoterra International spécialisée dans les questions de piraterie, 669 marins ont été capturés à ce jour. La plupart d’entre eux «croupissent au fond de leur bateau dans la chaleur et l’obscurité». Des centaines de marins ukrainiens, yéménites ou philippins capturés par des pirates somaliens et souvent abandonnés par leur gouvernement – ou leur employeur – attendent ainsi depuis des mois une hypothétique libération.

Dans ce business qui attire de plus en plus de monde dans la région, il n’y a pas que les pirates qui s’en mettent plein les poches. Il ressort ainsi que les propriétaires des navires piratés ont aussi intérêt à ce que les otages ne soient pas libérés rapidement. Car plus un détournement dure, plus le propriétaire ou l’affréteur du navire peut obtenir un maximum d’argent s’il bénéficie d’une bonne assurance. L’association Ecoterra révèle à ce propos que «des négociations qui pourraient être bouclées en trois ou quatre semaines peuvent s’éterniser pendant des mois en l’absence d’un interlocuteur qui ait à cœur le sort de l’équipage».

Il faut dire qu’avec le temps, les pirates qui écument les eaux au large de la Somalie sont devenus plus audacieux et demandent des rançons toujours plus élevées. Les hauts responsables de l’ONU se disent «très inquiets» par la situation qui prévaut dans le golfe d’Aden.

Il y a de quoi : les pirates ont kidnappé presque 150 victimes en près de deux mois et piratés 40 navires. Avec un tel bilan, les éléments d’AQMI apparaissent presque comme des enfants de chœur. Malgré cela, les forces navales internationales au large des côtes de la Somalie parviennent quand même à déjouer de plus en plus d’opérations de piraterie. Les chiffres prouvent toutefois que la piraterie somalienne est un danger dont l’ampleur dépasse les efforts déployés actuellement par la communauté internationale pour l’endiguer.

Ces efforts se heurtent à une série d’obstacles parmi lesquels l’absence d’une prise en charge judiciaire des pirates arrêtés par les forces navales étrangères dans l’océan Indien.

Un business qui rapporte gros

Le secrétariat général des Nations unies précise, dans un rapport rendu public en novembre dernier, qu’environ 700 pirates présumés arrêtés durant le premier semestre 2010 ont été immédiatement relâchés. Les raisons sont multiples : absence de preuves matérielles suffisantes pour étayer un dossier judiciaire, complexité du cadre juridique, difficultés pour trouver un Etat de la région acceptant de les accueillir, etc.

Devant cet état de fait, la communauté internationale tente de mettre sur pied un réseau de pays dans la sous-région acceptant de poursuivre sur leur sol les pirates somaliens, moyennant un appui juridique et financier, notamment via l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

Le Kenya a été le premier, en décembre 2008, à accepter de juger des pirates présumés arrêtés en dehors de ses eaux territoriales et a signé une série d’accord en ce sens avec l’UE, les Etats-Unis ou encore la Grande-Bretagne. Les Seychelles ont suivi, en février 2010, à condition que les pirates condamnés purgent leur peine ailleurs. Mais depuis, la mécanique régionale s’est grippée.

Entre-temps, la piraterie en Somalie est devenue un business très lucratif qui est parvenu à étendre ses tentacules jusque dans certaines monarchies du Golfe. C’est là, affirme-t-on, que se déroulent certaines négociations liées à des prises d’otages en Somalie.

Des experts internationaux assurent que les importantes rançons touchées par les pirates somaliens excitent la convoitise et alimentent une économie parallèle dans toute la région et au-delà. «S’il a commencé de façon artisanale, le business de la piraterie au large de la Somalie est désormais aux mains de gangs structurés, riches, disposant de réseaux de financement, de renseignement et de négociation dans plusieurs pays», souligne-t-on.

Selon une étude menée par des chercheurs de l’institut londonien Chatham House, ce sont plus d’une centaine de millions de dollars que les pirates ont engrangé ces deux dernières années. Pour négocier, toucher et éventuellement recycler de telles sommes, les clans somaliens spécialisés dans la piraterie ont réussi à trouver de «l’aide». Actuellement, ils disposent de solides réseaux de «correspondants» dans la région.

Cela leur permet non seulement de négocier les rançons, mais aussi de transférer hors de la Somalie une partie de l’argent.

_______________________ 1 – Algérie Focus

Des pirates somaliens attaquent le navire algérien le “Blida” et retiennent les 27 membres de son équipage

Dans l’après midi du samedi 1 janvier, des pirates Somaliens ont détourné le “Blida”, un bateau-cargo algérien, avec 27 personnes à son bord et 20.586 de marchandises, qui mouillait à 150 miles nautiques du sud-est du port de salalah, à Oman, ont annoncé dimanche les forces européennes anti-pirates de la mission EUNAVFOR Somalie, sur leur site www.eunavfor.eu.

Le navire était en route pour Dar es Salaam, en Tanzanie à partir de Salalah à Oman, au moment de l’attaque.

Les 27 personnes de l’équipage prises en otages sont de nationalités algérienne, ukrainienne et philippienne, apprend-on de même source.

C’est la première fois que des pirates Somaliens s’en prennent à un bâteau algérien.

Pour rappel, à ce jour 28 navires et 654 otages sont détenus par des pirates au large des côtes de la Somalie, précise la même source.
Aucune autre information ne filtre pour le moment sur cette attaque.

07/01/11 (B585) Nouvelles de Somalie – Ahmedou Ould-Abadallah: « sans gouvernement fort, les clans imposent leur loi » – l’aide atteint plus d’un demi-million de personnes – Le gouvernement enquêtera sur ses contrats avec des entreprises étrangères (3 articles)

_________________________ 3 – L’Express

(15/12/2010) Ahmedou Ould-Abadallah: "sans gouvernement fort, les clans imposent leur loi"

Christine Holzbauer


Ancien représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abadallah décrypte la montée de l’insécurité dans ce pays, où il a achevé en juin un mandat de trois ans.

La Somalie est-elle devenue le "pays à plus fort risque terroriste", devant l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan (1)?

Je ne crois pas qu’il faille singulariser la Somalie ; ce pays n’est pas, tout à coup, devenu plus dangereux que l’Afghanistan ou que le nord du Pakistan. Beaucoup d’intérêts économiques internes, mais aussi externes, ont contribué à la situation d’insécurité actuelle et expliquent qu’elle perdure. Voyez comment des déchets toxiques chimiques sont déversés en toute impunité depuis des années, l’ampleur de la pêche illégale dans les eaux somaliennes ou le trafic de migrants clandestins.

Existe-t-il des liens entre terroristes et pirates somaliens?

Pour s’étendre, la terreur idéologique a besoin de s’appuyer sur des trafics comme celui de la cocaïne en Colombie, de l’opium en Afghanistan ou de cigarettes et de drogue dans le Sahel. Dans la mesure où il n’y a pas de gouvernement fort à Mogadiscio et, donc, pas de contrôle sur le territoire, c’est très facile pour des clans et des sous-clans de proliférer et d’imposer leur loi. En Somalie, c’est la piraterie qui rapporte. Au début, les shabab [NDLR : miliciens islamistes radicaux] ont lutté contre les pirates. Mais d’autres groupes rivaux ont très bien pu passer des ententes avec ces derniers, afin de récupérer l’argent des rançons.

Le balisage des routes maritimes et le respect d’un code de bonne conduite suffiront-ils à enrayer la piraterie?

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le souligne : les navires qui empruntent les voies maritimes balisées et se conforment à un code strict sont beaucoup moins exposés aux attaques des pirates. Mais n’oublions pas que ceux-ci sont aujourd’hui mieux équipés et donc mieux informés. D’où les pertes plus importantes parmi ceux qui les traquent. La solution est à terre, pas en mer. Il faut une réconciliation nationale en Somalie.

Engagée dans l’opération navale Atalante, la France propose de former 3.000 soldats dans le cadre d’une mission européenne. Est-ce une idée pertinente?

Toute initiative visant à renforcer la sécurité est la bienvenue, à condition de s’en donner les moyens. Former des soldats suppose qu’on leur assure un salaire sur une période suffisamment longue pour qu’ils ne soient pas tentés de retourner leurs armes contre les populations. L’Union européenne dépense environ 120 millions d’euros par an en Somalie. Elle pourrait recourir au Fonds européen de lutte contre le terrorisme pour payer la solde de ce contingent, soit 5 millions d’euros.

Le Kenya est-il fondé à ne plus juger les pirates somaliens sur son territoire
C’est trop facile d’arrêter puis de relâcher en haute mer des pirates au nom du respect des droits de l’homme, puis de demander au Kenya ou à Djibouti de les juger. Je pense, en effet, qu’une Cour spéciale devrait être mise en place à Bruxelles.

(1) La société britannique Maplecroft, spécialisée dans l’étude des risques naturels et humains, a recensé 556 "actes terroristes" en Somalie, de juin 2009 à juin 2010, ayant provoqué la mort de 1 437 personnes. Ce qui a propulsé la Somalie de la 4e à la 1re place des pays à plus fort taux de risque terroriste.

_________________________ 2 – CICR

Somalie : l’aide atteint plus d’un demi-million de personnes

Les combats en cours exacerbés par la sécheresse obligent des millions de Somaliens de continuer à être tributaires de l’aide humanitaire. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge de Somalie viennent d’achever la distribution de nourriture et d’articles ménagers qui manquent cruellement à plus de 540 000 personnes déplacées et habitants vulnérables dans les grandes villes et le long de la route vers le sud-ouest allant de Mogadiscio à Afgoye.

« Vingt années de guerre ont plongé la Somalie dans un état désastreux qui ne cesse de se détériorer », déclare Pascal Mauchle, chef de la délégation du CICR en Somalie.

« Des dizaines de milliers de personnes ont fui Mogadiscio ces derniers mois. La production alimentaire a baissé, les prix ont grimpé en flèche et bon nombre ne peuvent pas se permettre d’acheter des vivres et d’autres biens essentiels, même lorsqu’ils sont disponibles sur le marché.

La situation économique continue de se dégrader et la population lutte pour sa survie quotidienne, non seulement dans les zones touchées par le conflit, mais aussi dans les grandes villes au nord du pays. »

Ces dernières semaines, le CICR et le Croissant-Rouge de Somalie ont distribué des rations de riz, de haricots et d’huile, couvrant deux mois de besoins, à quelque 240 000 personnes déplacées et habitants démunis, ainsi que des couvertures, des ustensiles de cuisine et des matériaux en plastique pour toiture à plus de 300 000 personnes.

La priorité a été donnée aux personnes handicapées, aux orphelins et aux ménages dirigés par une femme.

L’aide a atteint de nombreuses villes dans le Bas Shabelle, à Gedo, à Bakool et à Bay, au sud, à Hiraan et Mudug dans le centre du pays, et dans le Puntland au nord du pays.

________________________ 1 – GabonEco avec XINHUA

Somalie : Le gouvernement enquêtera sur ses contrats avec des entreprises étrangères

Le gouvernement somalien a déclaré lundi qu’il ouvrirait une enquête officielle sur les contrats passés par ses agences avec des compagnies étrangères implantées dans ce pays ravagé par la guerre, a fait savoir un communiqué du gouvernement.

Cette décision fait suite à une demande récente du Parlement somalien pour que le gouvernement du Premier ministre Mohamed Abdulahi Mohamed suspende sa collaboration avec la compagnie de sécurité Saracen, employée par le gouvernement précédent pour la formation des forces locales.

Cette compagnie de sécurité fait l’objet d’une controverse grandissante depuis qu’a été révélée son implication dans la formation d’une force anti-piraterie dans l’État semi-autonome du Puntland dans le nord-est du pays.

Le Premier ministre somalien avait déjà été convoqué devant le Parlement pour expliquer l’accord qu’il avait conclu avec Saracen, compagnie de sécurité internationale basée en Afrique du Sud.

Au cours d’une réunion du cabinet présidée par le PM somalien lundi à Mogadiscio, différents ministères du gouvernement se sont vus demander de présenter dans les trois jours les contrats qu’ils ont conclu avec des compagnies étrangères, indique ce communiqué publié par le bureau du Premier ministre.

Le Premier ministre somalien a déclaré que son gouvernement n’ avait signé aucun contrat avec cette entreprise de sécurité, ajoutant que celui-ci avait été conclu par un gouvernement précédent.

Il est récemment apparu que cette compagnie de sécurité était impliquée dans la formation d’une force anti-piraterie locale avec le financement d’un « pays musulman » dont le nom est inconnu.

Le gouvernement américain et les forces de paix de l’Union africaine en Somalie ont exprimé leur opposition à cette mesure, tandis que les députés ont exprimé leur scepticisme sur cet accord qu’ils jugent contraire à « la souveraineté de la Somalie ».

Le gouvernement somalien ne contrôle que quelques parties de la capitale somalienne en proie au chaos, et a tenté ces derniers temps d’étendre son autorité dans la capitale. Le gouvernement somalien nouvellement formé du Premier ministre Mohamed Abdulahi s’est engagé à faire de la sécurité la première priorité de son gouvernement.

Les rebelles islamistes qui mènent des attaques quasi- quotidiennes contre le gouvernement somalien reconnu par la communauté internationale veulent imposer des lois strictes basées sur la charia dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

07/01/11 (B585) Somaliland: le pays qui n’existe pas ! (Métro – Canada / Montréal)

Tandis que la Somalie s’enfonce dans le chaos, la région sécessionniste du Somaliland s’enorgueillit de sa stabilité et de son régime démocratique. Son président explique à Métro en quoi ce pays, même s’il n’est pas reconnu, est important sur le plan international.

Ahmed Mohamed Silanyo dirige un «pays» aux mœurs démocratiques, où l’on trouve des commerces, une police et même l’internet. Il est le président du Somaliland, région qui a proclamé son indépendance de la Somalie en 1991. Aucun pays, toutefois, ne reconnaît le Somaliland. Silanyo, chef du Parti kulmiye et ancien ministre des Finances, a été élu président plus tôt cette année.

Il a fait de la reconnaissance internationale de son pays son cheval de bataille et voyage partout dans le monde à cette fin. Récemment, il a récolté les premiers fruits de son labeur quand les États-Unis ont annoncé l’augmentation de leur aide au Somaliland. Métro s’est entretenu avec Silanyo, ainsi qu’avec le ministre des Affaires étrangères de Somaliland, Mohamed Abdullahi Omar, et le ministre de la Planification, le Dr Sa’ad Ali Shire.

Pourquoi la communauté internationale devrait-elle reconnaître le Somaliland?

Silanyo :
Notre pays est démocratique, vit en paix et coopère avec la communauté internationale. Il est un rempart contre les dangers qui viennent de la Somalie, lesquels menacent aussi le reste du monde. Même si nous ne sommes pas reconnus, des pays comme les États-Unis commencent à avoir des relations avec nous. La sécession, reconnue internationalement, du Sud-Soudan nous conforte par ailleurs dans notre position.

Quand recevrez-vous cette reconnaissance, selon vous?

Omar : Je ne sais pas, mais la communauté internationale a compris que nous étions un bon partenaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la piraterie.

Le chaos qui règne en Somalie et la piraterie jouent-ils en votre faveur?
Omar : Nous aidons à combattre ces deux maux, ce dont la communauté internationale devra se souvenir quand nous demanderons d’être reconnus. Une fois cette reconnaissance obtenue, nous serons en mesure d’en faire encore plus. Ce qu’accomplit le Somaliland en luttant contre la piraterie et le terrorisme est utile à notre population, mais aussi au reste du monde.

Quelle incidence la piraterie et le chaos en Somalie ont-ils sur le Somaliland?
Silanyo : Le risque que la violence gagne notre pays est toujours présent. Nous ne pouvons pas changer la situation en Somalie, mais la communauté internationale nous aide à tenir le danger à distance, et ce, parce qu’il s’agit d’une guerre entre l’extrémisme et la communauté internationale.

Vous aide-t-elle en vous donnant de l’argent ou des armes?
Silanyo : Elle collabore avec nos forces de sécurité sur le plan du renseignement. Dans ce type de guerre, l’information est cruciale.

Quels défis faut-il relever quand on gouverne un pays qui, officiellement, n’existe pas?
Shire : L’un d’eux est de poursuivre le développement. Les pays reconnus obtiennent de l’argent par l’intermédiaire de programmes d’aide et auprès de la Banque mondiale et du FMI, ou grâce à des investissements étrangers. N’étant pas reconnus, nous ne pouvons profiter de ces mesures. On nous répond : «Désolés, mais la seule façon dont nous pouvons vous aider est par l’entremise d’ONG.» Les investisseurs sont en outre peu enclins à investir dans un pays qui n’est pas reconnu.

On confond souvent Somaliland et Somalie. Avez-vous songé à changer de nom?
Silanyo : Cela fait l’objet de discussions, mais c’est notre nom depuis 1888. Nous sommes un vieux pays.

Monsieur le président, avec quel passeport voyagez-vous?
Silanyo : Je dispose de documents de voyage somalilandais, mais le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Planification ont des passeports britanniques.

07/01/11 (B585) Yémen Express – Al Qaïda attaque un convoi militaire au Yémen, 10 morts – cinq soldats tués dans une attaque attribuée à Al-Qaïda – les corps de 28 migrants africains retrouvés – Le Yémen libère 40 rebelles Houthis après médiation du Qatar – 80 migrants africains illégaux se noient au large du Yémen – Un chaland français sauve des naufragés – Chavirement au large du Yémen: au moins 43 migrants africains morts (7 articles)

_______________________ 7 – Nouvel Obs avec Reuters

Al Qaïda attaque un convoi militaire au Yémen, 10 morts

Mohammed Mukhashaf; Bertrand Boucey pour le service français

Des activistes d’Al Qaïda ont attaqué vendredi un convoi militaire dans le sud du Yémen, tuant 10 soldats et en blessant trois autres, a dit un responsable des services de sécurité dans la région.

Les véhicules qui acheminaient de l’eau vers une caserne ont été pris pour cibles à Laoudar, dans la province d’Abyan où l’armée a mené en 2010 plusieurs opérations contre des extrémistes islamistes présumés.

Le Yémen tente de contrer le développement sur son territoire d’une branche locale d’Al Qaïda, baptisée Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa).

_______________________ 6 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: cinq soldats tués dans une attaque attribuée à Al-Qaïda

Cinq soldats ont été tués et deux blessés vendredi dans une attaque aux roquettes et à la mitrailleuse d’Al-Qaïda dans la province d’Abyane dans le sud du Yémen, a indiqué un responsable de la sécurité.

L’attaque a visé dans la ville de Loder un convoi de l’armée escortant un camion transportant des vivres vers des bases militaires dans la région, a précisé à l’AFP ce responsable qui a requis l’anonymat.

"Cinq soldats ont été tués et deux blessés dans l’embuscade tendue par des hommes d’Al-Qaïda", a-t-il dit. Deux véhicules militaires ont pris feu dans l’attaque.

Le chef du département de la Santé à Loder, Mostafa Ahmed, a confirmé à l’AFP que les corps des cinq soldats tués avaient été transportés à la morgue de l’hôpital de la ville. Il a ajouté qu’un passant civil avait été blessé dans l’attaque.

La ville de Loder a été en août le théâtre de violents combats entre l’armée et des partisans d’Al-Qaïda, qui ont fait 33 morts. Depuis, l’armée a établi des barrages aux entrées de la ville et contrôle strictement les entrées et les sorties.

Al-Qaïda est de plus en plus actif dans la province d’Abyane et celle de Chabwa où les attaques meurtrières se sont multipliées ces derniers mois contre les forces de sécurité yéménites.

La province d’Abyane est également un bastion de la contestation dans le sud du Yémen, Etat indépendant jusqu’en 1990, où le Mouvement sudiste proteste contre ce qu’il considère comme une politique discriminatoire du Nord.

Pour contrer les activités d’Al-Qaïda, le ministère yéménite de l’Intérieur a annoncé fin décembre qu’il entendait installer "des unités de lutte anti-terroriste" dans quatre provinces du Sud, dont celle d’Abyane, où le gouvernement peine à imposer son autorité.

La création de ces unités, prévues également au Hadramout et dans les provinces de Chabwa et de Marib, est destinée à "porter la confrontation avec les terroristes du réseau Al-Qaïda à une phase décisive" et à "resserrer l’étau autour de ce réseau", selon le ministère.

Le vice-président yéménite Abd Rabbo Mansour avait assuré dans le même temps que son pays allait persévérer dans sa lutte contre le terrorisme afin d’obtenir "la sécurité et la stabilité", et "coopérer avec les autres pour y parvenir".

Ces annonces avaient suivi une mise en demeure des Etats-Unis, à l’occasion du 1er anniversaire de l’attentat manqué perpétré par un Nigérian contre un avion américain le jour de Noël 2009 et revendiqué par Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), basé au Yémen.

Le conseiller du président Barack Obama pour l’antiterrorisme John Brennan avait alors demandé au président yéménite Ali Abdallah Saleh d’agir "avec détermination" contre l’Aqpa afin de "faire échouer ses projets de mener des attaques terroristes au Yémen ainsi que dans d’autres pays, dont les Etats-Unis".

_______________________ 5 – AFP

Chavirement au large du Yémen: les corps de 28 migrants africains retrouvés

Les garde-côtes yéménites ont retrouvé 28 corps depuis le naufrage dimanche d’un bateau à bord duquel se trouvaient 46 migrants africains tentant de gagner clandestinement le Yémen, a déclaré jeudi à l’AFP un responsable yéménite.

"Les garde-côtes ont retrouvé les corps de huit migrants africains jeudi matin", a indiqué un responsable de la sécurité du détroit de Bab al-Mandeb (sud) qui a refusé d’être identifié.

Il a ajouté que les corps de 17 Ethiopiens avaient été retrouvés mercredi et les corps de trois autres personnes la veille.

Un responsable local du Croissant rouge yéménite, Abdallah Ahmad, a confirmé le bilan à l’AFP. Les corps des victimes sont "méconnaissables" et les autorités n’arrivent pas à déterminer s’il s’agit "d’Ethiopiens ou de Somaliens, d’hommes ou de femmes", a-t-il indiqué.

Au moins cinq personnes, deux Somaliens et trois Ethiopiens, ont survécu, selon une responsable du Haut Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés à Aden, Hala Horani.

Selon le responsable yéménite, deux passeurs yéménites ont également survécu au naufrage.

Le ministère yéménite de l’Intérieur avait dans un premier temps fait état du naufrage de deux bateaux au large des côtes du sud du Yémen, en raison de vents violents et d’un tsunami.

Chaque année, des dizaines de milliers d’Ethiopiens et de Somaliens fuient leur pays en proie aux violences ou aux difficultés économiques pour tenter de se rendre en bateau au Yémen, où ils espèrent trouver une vie meilleure.

Nombreux sont ceux qui meurent à bord d’embarcations en mauvais état et souvent bondées, d’autres, épuisés par leur voyage, périssent entre les mains de passeurs sans scrupules.

Selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés, le nombre de personnes fuyant l’instabilité dans la Corne de l’Afrique en direction du Yémen a augmenté de 50% en 2009, atteignant le nombre record de 74.000, en empruntant la voie migratoire "la plus intensément utilisée et la plus meurtrière au monde".

_______________________ 4 – Radio Chine

Le Yémen libère 40 rebelles Houthis après médiation du Qatar

Mercredi, les autorités yéménites de la sécurité ont libéré 40 prisonniers chiites du nord Houthis suite à la médiation du Qatar, une semaine après la libération par ces mêmes autorités de 428 prisonniers rebelles, a indiqué un responsable de la sécurité.

Les 40 prisonniers ont été libérés d’une prison de la province nord de Saada, où les rebelles étaient détenus, a déclaré à Xinhua sous couvert d’anonymat l’officiel du ministère de l’Intérieur basé à Sanaa.

En échange, les rebelles ont remis aux autorités un certain nombre d’équipements militaires saisis pendant les années de guerre sporadique qui a pris fin en février 2010.

_______________________ 3 – Quotidien du Peuple (Chine)

80 migrants africains illégaux se noient au large du Yémen

Environ quatre-vingts migrants africains illégaux se sont noyés lorsque les deux bateaux à bord desquels ils se trouvaient ont chaviré au large des côtes du sud du Yémen, ont annoncé les gardes-côtes d’Aden, la grande ville du sud du Yémen. le 3 janvier.

Selon un communiqué publié par le ministère de l’Intérieur, l’accident a été causé par de grands vents et un tsunami. Il y avait 46 personnes dont la majorité étaient Ethiopiennes à bord d’un bateau qui a chaviré près des côtes de la province de Taëz, d’après trois Somaliens survivants. Et un autre bateau transportant entre 35 et 40 personnes, toutes éthiopiennes y compris des femmes et des enfants s’est renversé au large des côtes de la province de Lahej.(Li Ziyi)


_______________________ 2 – Mer et Marine

Djibouti : Un chaland français sauve des naufragés

Un chaland de transport de matériel des forces françaises stationnées à Djibouti a porté assistance, le 30 décembre, à un groupe de naufragés.

Le CTM 21 rentrait d’une mission de ravitaillement sur l’île de Maskali lorsqu’une embarcation retournée sur laquelle cinq personnes faisaient des signes a été repérée.

L’équipage de la Marine nationale et les marsouins du 5e Régiment interarmes outre-mer (RIAOM) présents à bord du chaland ont immédiatement fait route vers le canot en perdition.

Dans des conditions météorologiques difficiles, avec une mer formée, les militaires français sont parvenus à récupérer les naufragés, deux Djiboutiens et trois touristes saoudiens.

_______________________ 1 – Le Parisien

Chavirement au large du Yémen: au moins 43 migrants africains morts

Deux bateaux transportant des migrants africains illégaux, pour la plupart éthiopiens, ont chaviré au large des côtes du sud du Yémen, faisant au moins 43 morts et près de 40 disparus, a indiqué lundi le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

"L’accident a été causé par de grands vents et un tsunami qui a fait chavirer les deux bateaux les transportant vers les côtes", a indiqué le ministère, citant les gardes-côtes d’Aden, la grande ville du sud du Yémen.

Un bateau transportant "46 (personnes), la plupart des Ethiopiens, a chaviré près des côtes (…) de la province de Taëz. Toutes les personnes à bord, à l’exception de trois Somaliens, se sont noyées", ajoute-t-il.

Un autre bateau s’est renversé au large des côtes de la province de Lahej. Il transportait "entre 35 et 40 personnes, toutes éthiopiennes", indique le communiqué qui précise que des femmes et des enfants se trouvaient à bord.

"Leur sort reste inconnu", dit-il.

07/01/11 (B585) Radio Trottoir (Lecteur) Deuxième partie / Les préludes des débandades sont là ! Ali Sabieh envahi par les Asayamara de Yoboki ?

Depuis lundi 3 janvier 2011 dernier le couvre-feu a été instauré à nouveau à Ali Sabieh.

Une fois la statue et la tribune érigées, pour célébrer la pose de la première pierre d’un centre
hospitalier à Ali Sabieh-ville, par le candidat illégal, connu dans cette région
comme le voleur, le menteur notoire spécialiste des projets mirobolants qui n’aboutissent jamais. Mais qui lui
permettent d’avaler des sommes énormes débloquées sous forme de dons par des
pays amis ou des bailleurs de fonds.

C’est une autre tribune sans statue qui a été érigée en catastrophe et qui est surveillée par 36 miliciens de la garde républicaine armés jusqu’aux dents.

Ayant appris que les natifs d’Ali Sabieh ne participeront pas aux gesticulations du fou d’Haramous natif d’Ethiopie qui va ensuite participer aux festivités du noël Ethiopien.

On a l’impression qu’IOG le roi des diables d’Ethiopie s’est converti au Christianisme.

Les militaires se sont mobilisés ! Ils ont transporté manu militari, par camions entier, des bédouins Afar de Yoboki et de son entourage arrêtés pour la circonstance et contraints de
venir applaudir le prince discrédité : pour les calmer le pouvoir a veillé à l’approvisionnement et au khat !

Les populations de Dikhil, Afar et Issas ont refusé de jouer à ce jeu électoral, En un mot, ils on boycotté cette campagne bassement électorale.

Hier soir jeudi 6 janvier 2011 la télévision de Djibouti (sauf en langue Soamli), nous a montré le ministre de la Santé avec une dentition parfaite (Oubliée la perte de ses deux dents dans sa rixe avec Dileita), mais il n’a pas parlé : probablement a-t-il encore des séquelles ?

Au point de se demander s’il ne s’agissait pas d’un faux montage réalisé par les spécialistes de la
RTD à partir d’images d’archives ou si les médecins chinois lui ont ré-implanté en urgence absolue les dents que Dilleita lui avait
arraché deux jours avant en plein conseil des ministres sous l’œil attentif de
la racaille habituée du palais présidentiel.

Bravo à toute la Population d’Ali Sabieh qui a toujours su garder son sang froid et qui fait preuve d’une détermination inébranlable.

Un jeune de l’UAD du quartier 5
marié à une Assajog

07/12/11 (B585) A lire sur LOI cette semaine ….

_____________________3 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011
TGV cherche des financements à tout-va
Les financements internationaux officiels s’étant peu à peu taris, le président de la HAT, Andry Rajoelina, dit TGV, se tourne vers d’autres sources pour renflouer les caisses de l’Etat, et tenter de concrétiser ses nombreuses promesses lors de la campagne pour le référendum constitutionnel d’octobre 2010. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011

Les militaires japonais ne seront pas mal lotis à Djibouti
Une note diplomatique japonaise, dont La Lettre de l’Océan Indien a pu prendre connaissance dans une traduction en français, détaille le statut des Forces d’auto-défense du Japon et des Gardes-côtes du Japon basés à Djibouti . (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011
Safintra
La filiale djiboutienne de la Safintra Building Solutions, firme spécialisée dans les toitures et les structures de construction en acier, vient de recevoir son agrément de la part des autorités de Djibouti . (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011
Mohamed Lamhaouchi
Le consul honoraire de Djibouti à Rabat, le Marocain Mohamed Lamhaouchi, qui est proche de la première dame Kadra Mahamoud Haïd, est devenu un grand propriétaire foncier à Djibouti . (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011
Kadar Ali Diraneh
Directeur général par intérim de la Radio télévision de Djibouti (RTD) depuis un an, Kadar Ali Diraneh vient d’être confirmé à ce poste. (…).

_____________________ 2 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011
Difficile réconciliation entre Afars en Ethiopie
Les efforts de réconciliation entre différents clans de l’Afar Regional State éthiopien, en cours depuis déjà trois mois, se sont conclus par une conférence à Gewane, du 25 au 27 décembre. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011
Le "touch and go" de Nicolas Sarkozy
Les services diplomatiques français s’arrachent les cheveux pour caler la visite du président Nicolas Sarkozy en Ethiopie . Initialement prévue pour début février, elle aurait maintenant lieu le 30 ou 31 janvier. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011
Sofrecom
Les représentants de la société de conseil en télécommunications Sofrecom, filiale du groupe France Télécom-Orange, ne cessent de s’étonner de ce qu’ils découvrent dans l’organisation interne de l’Ethiopian Telecommunications Co. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011
Altinhas Holding
Les compagnies turques commencent à être nombreuses dans le secteur textile en Ethiopie , et plusieurs ont déjà installé leurs usines à Adama. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011
Flora EcoPower s’évertue à redémarrer
En cessation d’activité depuis des mois à cause de l’ardoise laissée par ses précédents dirigeants à Addis-Abeba, la compagnie franco-allemande Flora EcoPower, propriétaire de la plus grande société de biocarburant d’ Ethiopie , cherche toujours à remonter la pente dans ce pays (LOI nº12)

_____________________ 1 – Somalie / Somaliland / Puntland

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011

Hargeisa
L’ancien président du Somaliland, Dahir Rayale Kahin, doit rentrer à Hargeisa à la fin janvier. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011
Conclave entre le Puntland et le Somaliland aux Etats-Unis
Les présidents du Somaliland et du Puntland, deux administrations autoproclamées du Nord de la Somalie qu’oppose un conflit frontalier, pourraient se rencontrer à Washington, fin janvier. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1300 – 08/01/2011
SKA Air and Logistics
La compagnie de Dubaï SKA Air & Logistics vient de signer un contrat avec le Transitional Federal Government (TFG) pour gérer pendant dix ans l’aéroport international Aden Adde de Mogadiscio. (…).

07/01/11 (B585) Un lecteur nous demande de communiquer le lien avec une vidéo disponible sur Youtube concernant les difficultés des Djiboutiens émigrés au Canada et la réception indécente offerte par le régime et présidée par le Beauf’ de Guelleh, Caissier chef de la Banque nationale de Djibouti.