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10/01/2016 (Brève 622) Les interviews (presque) imaginaires de l’ARDHD. Cette semaine M Maki Omar Aboulkader, Procureur de la République de Djibouti, a accepté de recevoir les journalistes de l’ARDHD dans son bureau officiel au Palais de Justice

ARDHD : nous vous remercions d’avoir accepté de nous recevoir en urgence.

Maki Omar Aboukalder
: c’est normal. Et dans ma fonction, je me dois d’être neutre et indépendant. Ce n’est pas parce que votre Association lance des attaques contre moi, dans ses différents supports, que je dois m’écarter de ma ligne de conduite : neutralité et indépendance.

Bien entendu ici à Djibouti, j’ai des pouvoirs exceptionnels qui me sont conférés par le Président de la République que je tiens dans ma plus haute estime et je n’ai pas honte de vous le dire, mais je ne lui dois rien en échange. Il le sait et jamais il n’a cherché à forcer la moindre décision de justice. La main sur le cœur, je vous le jure solennellement. Des ministres ont vainement tenté de m’influencer et ils n’ont jamais recommencé.

ARDHD : nous en prenons acte. Mais quand même, dans certains cas, vos positions et les réquisitoires qui ont été prononcés par vous ou par vos substituts ont étonné les juristes. I

MOK : dans toute règle, comme vous le dites, vous les Gaulois (Vous permettez ce sobriquet affectueux ?), il y a toujours une exception. Dans tout le pays, il y a une femme irrésistible. Oh je ne parle pas de charmes physiques, car c’est du passé pour elle, mais je parle d’une véritable force de conviction au service d’une intelligence pure.
C’est Madame Kadra Guelleh, l’épouse du chef de l’Etat. Elle n’a aucun rôle officiel ni titre, mais quand elle vous appelle personnellement au téléphone, il est difficile de lui résister et impossible de lui dire non. Elle sait toujours trouver les bons arguments, les mots justes pour vous faire comprendre que vous jouez votre poste et même votre carrière et au final, chacun d’entre nous s’aperçoit que c’est la plus forte.

ARDHD : curieux dans un état de droit, mais passons ! Dans l’affaire de Monsieur Ewado, nous avons l’impression que vous vous acharnez contre lui, comme s’il était un criminel chevronné, comme s’il avait mis le pays en danger. N’est-ce pas un peu exagéré, lorsque l’on sait que c’est un brave homme, simple et modeste qui ne fait que défendre ses convictions, protéger les victimes et essayer de rehausser l’image du pays en vous encourageant à respecter les droits de chaque citoyen ?

MOK : je le sais bien que c’est un brave homme. Mais ce n’est pas suffisant à mes yeux. Il a « pardonnez-moi l’expression » foutu en l’air ma belle stratégie de communication. Au fond de moi personnellement, je déplore ce massacre honteux, sinistre et inqualifiable, mais en ma qualité de procureur, je l’approuve sans réserve.

ARDHD : effectivement, pas facile de gérer cette contradiction. Comment faites-vous, vous avez une double personnalité. Mr Hyde et Dr Jekill ?

MOK : pas de mauvaise plaisanterie ni d’insulte dans cette enceinte de justice, sinon je vous fais évacuer par mes Gendarmes qui n’attendent qu’un mot de ma part. C’est leur petit plaisir, leur récompense et je regrette de les priver trop souvent d’une bonne interpellation, de la pose de menottes, de quelques coups bien placés pour calmer les ardeurs des innocents que l’on arrête et surtout de la récompense suprême : Le mandat de perquisition. Vous les verriez se mettre au travail et la joie qu’ils ont quand il faut détruire un logement, casser les meubles et les sanitaires, vider les armoires, renverser les bureaux, pour rendre les lieux inhabitables par les familles, les enfants et les vieillards.
Pour en revenir à votre question, rassurez-vous, je gère très bien et comme j’en tire de nombreux avantages personnels, je ne me pose aucune question et j’avance, je pourfends, je condamne, je détruis les hommes et leurs familles et en échange je reçois des marques de considération en provenance directe du Palais, vantant mes mérites et mes succès et des droits de tirage spéciaux sur le Trésor, qui font grossir mon bas de laine.

ARDHD : bon, et maintenant …. (interruption)

Quelqu’un frappe à la porte et entre en trombe. Un employé du substitut manifestement dans l’embarras et en proie à une vive excitation.

L’employé : excusez-moi, Monsieur le Procureur, mais nous venons de recevoir un appel urgent du Cabinet du Président. Il paraît que Son Excellence serait fou furieux contre vous parce qu’avec vos conneries (pardon, mais c’est ce qu’il a dit) vous avez réussi à mobiliser l’opinion internationale qui le désigne maintenant et unanimement comme un dictateur assassin et coupable d’emprisonner ses détracteurs locaux sans jugement. Il exige de vous voir immédiatement …

ARDHD : on comprend bien et on vous laisse, mais ça risque d’être un moment difficile pour vous.

MOK (qui était devenu blanc, et qui reprend un peu de couleur) : oui un mauvais moment, mais ça ne se passera pas comme cela, car j’ai le pouvoir de mettre en examen qui je veux, même le chef de l’Etat et j’ai assez de matière pour cela.
Avant de partir, il convoque son adjoint : « tu me fais libérer Ewado et tous les autres prisonniers politiques sur le champs, tu convoques la chargée de com et tu lui dis de rédiger un communiqué pour dire que nous avons libéré tous les prisonniers politiques et que nous renonçons à toutes les charges contre eux, dans un souci de quiétude et d’apaisement ». Et au plus vite !

ARDHD : alors là, chapeau bas, Monsieur le Procureur. Nous vous soutiendrons si le Président vous envoyait vous reposer à Gabode sans jugement… Au revoir !

22/09/11 (B622) LDDH : appel aux Défenseurs des Droits de l’homme et aux organisations internationales pour l’envoi d’urgence d’une mission d’enquête à Djibouti, afin de constater la multiplication des violations des droits humains, par le régime.


Le Président

Appel du 22 septembre 2011

Aux defenseurs des droits de l’homme,
à Reporters sans frontières
Médecins sans frontieres

Pour l’envoi d’une mission
d’enquête internationale
en republique de djibouti.

La Ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH) face aux abus de pouvoir ;
-a) incarcérations abusives et arbitraires,
-b) aux intimidations, aux arrestations musclées,
-c) aux disparitions forcées, aux déportations souvent quotidiennes dignes des méthodes de la Gestapo à l’égard des populations de l’Ogaden, des Oromos et parfois des Afars Djiboutiens ou nomades transfrontaliers jetés, manu militari, vers l’Ethiopie ou parfois le Somaliland ;
-d) les exécutions extrajudiciaires souvent au Nord, où, comme, nous l’avons récemment appris d’un Jeune bachelier à Ali Sabieh, tué lors d’une répression sauvage suite à une manifestation pacifique contre les provocations du régime dictatorial.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore les arrestations massives environ 120 civils en majorité des jeunes à Ali Sabieh, qui ont pacifiquement manifesté vendredi 9 septembre dont un certains nombre ont été mis en garde à vue à Djibouti, plus d’une semaine après leurs arrestations, qui avaient été suivies des séquestrations dans des camps des Forces armées à Ali Sabieh, à Assamo et à Galileh et probablement à l’Ecole militaire de Holl Holl..

Certains des prisonniers d’opinion ont été mis en catimini en dépôt à Gabode et nous avons pu obtenir les deux noms suivants :
-Zakaria Awaleh Guedi ;
– Mahdi Abdillahi

Deux autres frère et sœur, ainsi que leur maman aurait été torturés à savoir :
Zeinab Mohamed Robleh et son frère Idriss Mohamed Robleh, tandis que leur maman Madame Madina Osman Galib, qui est tombée dans le coma est actuellement hospitalisée à Ali Sabieh.

Le policier auteur de ces arrestations brutales, certes d’une fraction tribale, qui se considère intouchable, ne peut pas expliquer ces actes barbaries intolérables et ce tortionnaire aurait pour surnom : « Halaylin », nous continuons à faire des recherches, afin de trouver si possible une photo pour pouvoir la transmettre à l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT).

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée par la situation carcérale des détenus politiques et dès le 18 août 2011 le défenseur NOEL ABDI Jean-Paul avait saisi par Lettre Ouverte le Ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires, tout en donnant les noms des présumés en Détention Arbitraire

En effet, depuis plusieurs jours cinq prisonniers politiques ont entamé une grève de la faim.

Il s’agit de :
Hassan Amine Ahmed, arrêté le 1er août 2011 à Randa puis inculpé le 1er août ;
– Idriss Mohamed Hamadou, arrêté début août 2011 à Djibouti ;
– Ismaël Hassan Aden, arrêté début août 2011 à Djibouti ;
– Ismaël Abdillahi Doualeh, arrêté début août 2011 à Djibouti ;
– Abdi Osman dit Indhabur, arrêté début août 2011 à Djibouti ;

Il est temps de se demander pourquoi les trois détenus politiques, dont les noms suivent, n’ont pas entamé une grève de la faim ?

Ont-ils été assassinés en prison par non assistance comme Mahdi cousin de Boreh ?

Ont-ils bénéficié d’une relaxe en catamini, sans que la Justice Djiboutienne en soit informée comme tant d’autres sans oublier Awaleh Guelleh condamné par la Justice Française dans l’Affaire du Café de Paris et peut-être présumé co-auteur de l’Assassinat du Juge Borrel ?

Tant de questions !

Il est temps aux Responsables de l’Administration carcérale d’avoir l’amabilité de nous tenir informé. Merci d’avance pour leur collaboration officielle.

– Ibrahim Oudoum Ibrahim, arrêté le 20 juillet 2011 torturé puis jeté en prison début août et Abdo Mohamed Haïssama, arrêté début août 2011 à Djibouti

– Omar Ali Mohamed, arrêté début août 2011 à Djibouti ;
_________________________________

Dans le contexte nationale où actuellement, les limites du tolérable sont quotidiennement violées, dans le contexte actuel international des Nations-Unis où le dictateur Djiboutien, l’individu Ismaël Omar Guelleh :

1. se permet de se balader aux frais d’un Etat sur un Boeing d’une valeur de 17 milliards de Francs Djibouti soit 100 millions de dollars le quart (1/4) du Budget de l’Etat de Djibouti,

2. alors que ce dictateur a constamment violé la Constitution adoptée par le référendum du 4 septembre 1992 notamment en son titre II sur le droits et devoirs de la personne humaine en particulier les articles 10, 11, 15 et 16 qui stipulent (voir la Constitution Djiboutienne)

3. qu’avec ces quelques dizaines de mal élus sous le signe de sa Mouvance dite présidentielle, il a non seulement violé l’article 23 de la Constitution en avril 2010, mais il a commis des Crimes d’Etat en outrepassant les prérogatives du Conseil Constitutionnel et en violant l’article 75, qui stipule : « Le Conseil constitutionnel veille aux respects des principes constitutionnels. Il contrôle la constitutionnalité des lois. Il garantie les lois fondamentaux de la personne humaine et des libertés politiques. Il l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics. » ;

4. La décision des mals élus sous les ordres du violeur de la Constitution l’individu Ismaël Omar Guelleh est passible de haute trahison, mais depuis l’adoption de la Constitution par le suffrage universel de la Constitution du 4 septembre 1992 l’article 83 en son 1er et dernier alinéa, qui stipule : « Il est institué une Haute Cour de Justice. Alinéa 3 Une loi organique fixe sa composition, les règles de son fonctionnement ainsi que la procédure applicable devant elle ».

Que cette Loi Organique de 1993, adoptée par l’Assemblée Nationale à l’initiative du Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale NOEL ABDI Jean-Paul, cette Loi Organique est restée lettre morte car le Décret d’application, prévue par la Loi Organique, n’a pas été adopté par le Conseil des Ministres sous l’égide de feu Hassan Gouled et de son Chef de Cabinet Patron de la Police politique l’Individu Ismaël Omar, donc, ce décret n’a pas pu être publié dans le Journal Officiel, rendant automatiquement la Loi Organique de la Haut Cour de Justice caduque.

C’est pour ces raisons, qu’il est temps de saisir les Instances Judiciaires aux Compétences Internationales afin de mettre fin à l’Impunité de ce criminel notoire.

Par conséquent :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) constate l’urgente nécessité de l’envoi d’une Mission d’Enquête Internationale pour constater la véracité des constantes communications sur le délabrement des structures de l’Etat, des violations au quotidien des dispositions de la Constitution et des principes républicains, de la Mauvaise Gouvernance et les rackets au quotidien du secteur privé, la politique d’esclavage à l’égard des Travailleurs Djiboutiens et des violations des Conventions et Accords signés avec le BIT et l’OIT, l’urgente nécessité d’acculer à les mises immédiat des structures obligatoirement applicables dans le cadre de l’article 5 de la Constitution sur la liberté d’Expression et l’article 15 de la Loi de 1992 relative à la liberté et au respect de la Communication le gouvernement impopulaire juste soutenu par les Forces armés Djiboutiennes et les Forces Etrangères pré positionnées dans notre pays.

L’envoi en République de Djibouti d’une Mission d’Enquête des Organisations Internationales des Droits de l’Homme comme la FIDH, Amnesty International, Human Rights Watch, Fronts Line dont la LDDH est soit membre affilié soit membre correspondant, ainsi que les Organisations Régionales des Droits de l’Homme comme East and Horn of Africa et l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) d’une part et de Reporters Sans Frontières, les Médecins Sans Frontières d’autres part, sans oublier La Rapporteur des Défenseurs des Droits de l’Homme des Nations Unies et la Rapporteur des Défenseurs des Droits de l’Homme de l’Union Africaine qui ont, à maintes reprises saisit le Chef de l’Etat de Djibouti pour s’inquiéter de notre situation en tant que Défenseur des Droits de l’Homme et qu’Ismaël Omar n’a jamais daigné répondre à leurs courriers.

Un tel mépris devrait être pris en compte par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et par le Haut Commissariat des Droits de l’Homme de Genève ainsi que le PNUD Représentant des intérêts des Nations Unis et du contrôle d’assistance financières tant pour le développement que pour la santé qui sont malheureusement rapidement engloutis, comme « UN FOOD » dès leur réception.

21/09/2011 (B622) Décret portant nomination du jeune Aïnache en qualité de conseil de son père pour les questions religieuses.(Illustration ajoutée le 23/09)

Ce jeune garçon âgé d’une vingtaine d’années brûle les étapes. N’ayant même pas accompli son cycle universitaire, le voici bombardé par décret signé de son père en qualité de conseiller pour les affaires musulmanes. (Lien pour obtenir la copie de l’original signé d’IOG – disponible en format PdF)

C’est ce que l’on appelle « commencer une carrière sur les chapeaux de roues … ». Nous n’arrivons toujours pas à savoir si ce décret qui date du 12 mai 2011 a été publié ou non au J.O. de la République djiboutienne … comme il aurait du l’être.

Est-ce par souci de discrétion que son Pére aurait pu en retarder la diffusion ? Ou pour éviter le ridicule ?

Pour le moment, aucun élément ne nous permet d’apporter la moindre réponse à cette question importante qui concerne la gestion du pays et des affaires musulmanes.

20/09/2011 (B622) Chronique du Sgt Ariko. Nomination des responsables du corps expéditionnaire djiboutien qui va être envoyé pour une mission suicide en Somalie.

Le commandement de la mission suicide en Somalie a été confié au Colonel Ali Soubaneh Chirdon de l’AND.

Il sera secondé par le Lieutenant-Colonel Mohamed Elmi Abaneh.

19/09/11 (B622) La voix au Chapitre : MANIFESTER CONTRE L’OUBLI (Par Aïnaché)


Retrouvez toutes les chroniques d’Ainaché : Lien

LA VOIX AU CHAPITRE
du 19 septembre 2011

MANIFESTER CONTRE L’OUBLI

Par Aïnaché

Une invitation à manifester, nous vient de nos amis d’OTTAWA, contre l’oubli de la trouble journée du 27 septembre 1990, où une composante de la communauté nationale, a été arbitrairement ciblée.

Comme nul n’ignore à présent, il y a eu deux morts, un nombre incalculable d’arrestations suivies, comme il est de coutume dans notre pays, de tortures .De nombreuses victimes en gardent encore des séquelles.

Ce triste anniversaire auquel nos amis de l’APDDP (Association pour la Promotion de la Démocratie et le Droit de la Personne) et son dynamique animateur, Monsieur Hassan Abdi Aden, nous invitent, est hélas le 21ème anniversaire de cette triste et terrible journée : dite ‘’Attentat du Café de Paris’’.Cette journée hante les mémoires des familles de victimes, les amis et tous les démocrates épris de paix et de justice dans notre pays.

Tant que ceux qui avaient planifié, ordonné, ciblé arbitrairement, cette paisible communauté de la composante nationale, et leurs exécutants zélés, ne seront pas jugés il faudra continuer à dénoncer et se battre contre l’oubli.

Malgré l’évidence démontrée par diverses sources indépendantes, nationales et internationales, nos dirigeants n’ont toujours pas daigné rendre justice aux victimes encore moins présenté des excuses.

En accord total avec l’APDDP, il est impératif de continuer à manifester notre indignation à chaque exaction de ce genre afin de rappeler à la face du monde qu’un jour des pauvres compatriotes ont subi la foudre sans en comprendre la raison.

Chacun de nous, qui n’est (heureusement) pas tombé dans les griffes des bourreaux de nos dirigeants, connaît une victime torturée ou expulsée de son propre pays.

C’est une particularité singulière propre à notre pays. Il faut savoir au risque de choquer que Djibouti est le seul pays au monde à expulser ses propres nationaux !
Il m’est insupportable de rappeler que le seul régime qui a pratiqué cette détestable méthode fut l’Allemagne nazie. Aucun autre pays n’a pratiqué ni imité (heureusement) sauf nos dirigeants.

Personnellement, j’ai été touché et, le mot est faible, choqué, lorsque j’ai appris, certes très tardivement, que l’un de mes amis très proche, un homme d’affaire respectable et d’ailleurs très respecté avait été arrêté sans ménagement, avec une brutalité inouïe, en présence de ses enfants ahuris,

La pratique des exactions arbitraires n’a pas faibli, bien au contraire. Ils ont recommencé pratiquement un an après, le 18 décembre 1991, avec le massacre d’Arhiba. Comme chacun sait ce fut un véritable carnage sur une population civile sans défense.

Inutile de rappeler que la pratique perdure à ce jour.

En ce moment même, des défenseurs des Droits de l’Homme, des syndicalistes, des militants de divers partis politiques et de simples citoyens croupissent dans les prisons officielles ou secrètes sans jugement.

Pour toutes ces victimes nous avons le devoir de manifester.

Je m’associe sans réserve avec nos compatriotes d’Ottawa, qui manifesteront en mémoire de nos victimes le samedi 1er octobre 2011, autour de la flamme du centenaire de la colline du parlement du Canada entre 11h. et 13h.

J’émets le vœu que cette manifestation citoyenne, se déroule sous le soleil en ce début automnale canadien et bénéficie de la grâce oh combien spécifique, qu’on appelle là- bas : l’été Indien.

AÏNACHÉ

19/09/11 (B622) LDDH : appel à manifester le 1er octobre à Ottawa à l’initiative de l’APPDP.


Le Président

Observations et souhaits du Défenseur des Droits de l’Homme NOEL ABDI Jean-Paul

Oui, c’est avec une agréable attention que j’ai pris connaissance de cet article qui me replonge dans mon passé alors que j’étais député.

_____________________ Note de l’ARDHD
Il s’agit de l’article signé par l’APPDP (au Canada), publié le 14/09 sous le numéro B 621 et qui invite la communauté djiboutienne du Canada à se rassembler le 1er octobre de 11 à 13h00 sur la colline du parlement à Ottawa (Lien avec l’article)
____________________________________

Oui, l’analyse de mon compatriote Hassan Aden est juste, correcte et reflète la stricte réalité de cette époque et en tant qu’ancien Secrétaire du Bureau de l’Assemblée nationale, j’adhère totalement et en tant et avec mon expérience d’homme politique à cette période, je ne peux que certifier la véracité de toutes les manigances et complots politiques non seulement des forces de la Police Parallèle dirigée par Ismaël Omar Guelleh mais aussi du soutien technique et inéluctablement financier de l’Equipe de la « Piscine de Paris » en divergence avec la Politique de la Gauche Française de feu Mitterrand sur la France-Afrique.

Tout d’abord, en tant que Défenseur des Droits de l’Homme mon cœur sera avec tous nos compatriotes, ensemble et uni dans le droit de Mémoire pour tous ceux qui ont souffert depuis l’Indépendance, qui ont souffert des atrocités consécutives à l’attentat du Café de Paris, dont les véritables commanditaires sont encore couverts par l’Impunité la plus totale et encore soutenus par la « Piscine de Paris».

Je soutiens cette initiative de la Commémoration des répressions sanglantes et des Crimes de génocides partiels du 27 septembre 1990.

J’appelle tous mes compatriotes de par le Monde et à Djibouti de s’organiser et comme nos compatriotes, nos Résistants d’Ottawa, de se concerter et de coordonner leurs actions dans le cadre de l’Appel suivant.

Tous unis nous vaincrons ;

Appel d’Ottawa
« Nous demandons donc aux djiboutiens de partout, de commémorer ce triste anniversaire, comme ils doivent commémorer tous les autres tristes anniversaires. Nous demandons aussi aux djiboutiens de la région d’Ottawa, aux amis de Djibouti et à toute personne éprise de justice à venir manifester avec nous autour de la célèbre flamme du centenaire de la colline du parlement, le samedi 1er Octobre prochain, entre 11 heures et 13 heures, beau temps, mauvais temps! Il est temps que la barbarie
cesse. Il faut envoyer un signal fort pour cela. »

NOEL ABDI Jean-Paul

19/09/11 (B622) LDDH : Une rentrée politique nulle, des disparitions forcées et un engagement dramatique et inconsidéré de l’Armée en Somalie, pour participer à l’occupation militaire d’un pays frère.


Le Président

BREVE INFORMATION DU 18 SEPTEMBRE 2011.

Une rentrée politique nulle, une nouvelle politique sécuritaire à haut risque.

Arrestations illégales et abusives,
détentions arbitraires,

Disparitions forcées probablement
dans différents Centres militaires.

Après le Coup d’Etat militaro-électoral du 8 avril 2011, et constatant le boycott généralisé des électeurs Djiboutiens qui ont sous la sage décision de l’Opposition l’UAD ainsi que tous les Forces vives qui ont unanimement boudé les élections, sans oublier les diverses mouvements clandestins qui ont une force invisible mais puissante notamment dans la lutte tendant à la mobilisation contre l’extrême pauvreté ;

Après la mobilisation réelle des patriotes Djiboutiens du Canada, à Londres, de Bruxelles à Paris en grande partie ;

Après les manifestations des travailleurs du Port, des Cheminots puis de leurs épouses, du Corps médical et paramédical, ainsi que des parents d’élèves avant la rentrée scolaire et universitaire 2011 ;

Après la récente grande famine et les reventes de l’assistance internationale, la dernière vente a eu lieu vendredi dernier au quartier 6 par des commerçants proches du régime ;

Après l’incapacité de l’ONED a approvisionné l’eau aux populations de Djibouti et depuis une semaine à As Eyla qui subit la répression directement paraît-il du Dictateur après le limogeage de l’ancien ministre de la Défense M. Ougoureh Kiflé, toute la population Afar et Issa font face à une rupture d’eau et les professeurs, et les enseignants n’ont plus d’autres choix que de regagner la capitale ;

C’est dans ce contexte de mécontentement généralisé que le dictateur et ses sbires sont mobilisés à créer un climat de déstabilisation basé sur de confrontation tribale ou pas quartier, avec tous les risques inhérents d’une situation d’anarchie, avec des débordements vers les centres commerciaux et ultérieurement vers certaines Ambassades.

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme je lance un Appel pressant à la Communauté Internationale et nationale, à se mobiliser pour mettre fin à la Dictature qui sévit en République de Djibouti, d’autant plus que ce régime dictatorial pille le pays, pirate les Fonds publics et les Biens Sociaux, tout en bradant le patrimoine et les propriétés de l’Etat.

Depuis pratiquement un an ce régime moribond et nauséabond s’amuse à généralisé l’anarchie que nous condamnons avec fermeté, car dangereux pour nos populations.

Ci-après quelques cas récents.

Rixe entre le Directeur et son Adjoint de la prison de Gabode.

En effet, le Capitaine Ali connu comme ex-tortionnaire de la Gendarmerie, et son adjoint le Commandant Mohamed Djama Houssein de la FNP en sont venus aux mains, probablement suite aux comportements souvent insolents du Capitaine Ali souvent en accrochages avec les gardes de la prison.

La Brigade de Recherche de la Gendarmerie saisit par leur ancien confrère a convoqué le Commandant de la Police et après l’avoir entendu, ils l’ont en l’informé qu’il allait entendre le Capitaine Ali puis transmettre leur procès verbal au Parquet.

Nous imaginons la déception du Capitaine Ali.

Ce problème entre ces deux officiers de la Gendarmerie et de la FNP a eu des effets négatifs sur l’approvisionnement en carburant des véhicules de transport des prisonniers vers le Tribunal pour être jugés, car certains prisonniers sont encore en dépôt depuis plusieurs années, voir plus d’une décennie.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a appris avec satisfaction que le Parquet a vivement réagi à ce manquement des responsables du Centre Pénitencier et ceci devrait servir de leçon au Conseiller Technique du Ministre chargé des Affaires Pénitentiaires M. ADAN ABDOU qui fanfaronnait dans le Journal « La Nation » en disant qu’une Ambulance a été affectée à la prison de Gabode alors qu’ils n’arrivent même pas à approvisionner cette prison en carburant.

Vive tension diplomatique entre l’Irak et Djibouti.

Le Groupe du couple au pouvoir et le Gouverneur de la Banque Centrale comme le couple Bgabo se croient tout permis.

Après avoir bradé la quasi majorité des immeubles et des Fonds de la Banque de Somalie ainsi que ceux de l’Assurance Somalie d’ailleurs Maître Dini en sait beaucoup de choses puisqu’il était l’avocat et encore plus proche des intérêts de la République de Somalie à Djibouti.

Depuis quelques temps, c’est au tour des propriétés de l’Irak.

Mais l’Irak n’est pas la Somalie, ils ont des ressources pétrolières en grande partie occupée par les Sociétés pétrolières de Bush et consorts, mais quand même, ils ont d’argent, des avocats internationaux bien payés.

On se demande si Maître Aref avocat du couple Bgabo pourra-t-il faire le poids devant ces grands Maîtres Internationaux Irakiens et autres qui vont défendre les intérêts de Bagdad.

Depuis quelques jours un vaste terrain où une Société Turque, très liée au couple des BGABO de Djibouti avait pratiquement terminé la construction d’un grand building sans que le gouvernement Irakien soit informé, a stoppé subitement ses travaux.

On ne peut que se féliciter des décisions de Bagdad, car c’est une bonne leçon aux voyouteries de notre Etat, qui se croit tout permis.

Du quartier 2 à Balbala, et récemment à Ali Sabieh, la répression sauvage bat son plein.

Le dictateur de Djibouti qui bénéficie toujours de l’Impunité et se balade toujours à New-York pour demander encore plus d’efforts afin d’exterminer les populations du Sud de la Somalie ses ennemis n° 1 car sous la direction d’El SCHABAAB et de XISBI AL ISLAM.

Le vaillant Peuple Somali se bat depuis 2006 contre les Forces tueuses d’Ethiopie, de l’Ouganda et du Burundi et demain un millier de jeunes Djiboutiens inexpérimentés et affamés par le chômage, toutes ces Forces d’occupations de la Somalie sont sous le financement de Washington et de New-York et le soutien logistique voir des possibles bombardements aériens et maritimes sous le commandement des Forces Etrangères pré positionnées en République de Djibouti.

Des Organisations Internationales de défense de droits de l’Homme ont dénoncé la semaine dernière l’existence d’un Centre de Torture sous-terrain à Mogadiscio, mais ce Centre est mieux équipé que celle en coopération avec les forces de tortures de la milice du dictateur de Djibouti et les Forces américaines à Djibouti, dont l’un des lieux de tortures se trouverait à AmboulI dans la zone de l’aéroport.

Le Yéménite AL-ASAD qui avait été torturé à Djibouti, sous le portrait-photo d’Ismaël Omar, a déposé une plainte auprès de la Cour Africaine des Droits de l’Homme des Peuples et le défenseur NOEL ABDI Jean-Paul de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a apporté son entière solidarité à la requête de la victime des tortures, le Yéménite AL-ASAD.

L’Usurpateur du Pouvoir à Djibouti est parti en avance à New-York probablement pour récupérer l’important financement pour les quelques centaines de mercenaires de Djibouti dans le cadre d’extermination du Peuple de la Somalie du Sud, une grande majorité des Forces Djiboutiennes désapprouve cette décision unilatérale du Dictateur Ismaël Omar Guelleh.

Cette situation ne peut, à notre avis, que favoriser une prise de conscience de nos braves soldats, afin de décider d’arrêter et de traduire au tribunal comme les vaillants soldats Egyptiens, qui traînent l’ancien dictateur au Tribunal du Caire.

A Djibouti, tout le monde se demande comment nos soldats, qui ont pratiquement tous appris le Saint Coran, après le conflit armé, comment peuvent-ils participer à une occupation militaire du pays frère Islamiste de la Somalie qui avait si courageusement soutenu notre lutte pour l’Indépendance et notre Souveraineté nationale a été rapidement souillé par des Accords de Défense impopulaires.

Comment le régime dictatorial peut-il se permettre de telles barbaries en participant à l’extermination du Peuple frère de la Somalie, alors que déjà la répression sanglante bat son plein à Ali Sabieh et dans la Capitale sans oublier le Nord et l’Ouest de notre pays ?

En effet, depuis vendredi 9 septembre 2011, après que le départ dictateur avec un fort convoi militaire et des véhicules équipés de batteries antiaériennes, et, du PK 51 à Ali Sabieh tous les cinq cents mètres un soldat bien armé, tous ces militaires sont restés des heures durant au soleil, sur le trottoir.

Il ne faut surtout pas dire qu’Ismaël Omar est parti pour aller prier, mais les évènements qui se sont déroulés par la suite prouvent le strict contraire.

Dès son arrivé à Ali Sabieh il a été accueilli par des cris hostiles.

Avec le non paiement des salaires des Cheminots, avec les détournements de l’assistance en denrées alimentaires en faveur des récentes victimes de la famine, avec le chômage de la grande majorité des jeunes originaires d’Ali Sabieh, qui crèvent souvent de faim même ceux qui sont partis chercher du travail à Djibouti ville, avec le blocage du commerce avec l’Ethiopie et la monopolisation du Khat par le groupe au pouvoir, toutes ces répressions sociales ne peuvent que soulever la colère des populations d’Ali Sabieh.

La riposte du dictateur, face à la colère verbale et pacifique, ne sait pas fait attendre.

Dès son retour à Djibouti, et le soir même il donna ordre à sa milice de se rendre à Ali Sabieh pour opérer avec des éléments des Forces de police, de quelques éléments de l’AND afin de procéder à une répression sanglante, dans le but principal, à savoir, créer un climat de peur et de terreur à Ali Sabieh.

Un jeune bachelier aurait été l’une des premières victimes à être tué, une centaine d’autres jeunes auraient été arrêtés et c’est hier, que beaucoup d’entre eux ont été amenés dans la capitale et mis en garde à vue, car depuis samedi matin bon nombre d’entre eux avaient été considérés comme des disparus forcés, car certainement séquestrés dans des camps de la police et de l’AND à Ali Sabieh, à Assamo et à Galileh à la frontière avec l’Ethiopie dans l’une des Annexes de Rétention de l’Ecole de police Nagad.

A Djibouti, c’est la catastrophe depuis la rentrée politique lancé par le dictateur.

La répression nocturne de la police politique, des Forces de répression à solde du dictateur s’abat tous les soirs et les voyous à la solde du régime en profitent pour piller les commerçants.

A quand le tour de la place connu sous le nom de Rimbaud, puis ensuite ver le Plateau et le Héron de Kempeski, car la nouvelle politique des répressions sanglantes risqueront inéluctablement à déraper vers l’anarchie comme à Mogadiscio ?

Les Commerçants seront donc obligés de financer des Jeunes patriotes ou El SCHABAAB de Djibouti pour préserver leur biens commerciaux, il est difficile de voir d’autres solutions.

NOEL ABDI Jean-Paul

18/09/2011 (B622) L’ARDHD interdit toute forme de publicité sur son site. Pourtant une fois n’étant pas coutume, nous avons pensé qu’il serait dommage de priver les Djiboutiennes et les Djiboutiens de cet encart publicitaire réalisé avec humour. (Nous n’avons pas demandé à être rétribués pour cela … !)