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26/01/2016 (Brève 652) PADD / Lettre ouverte au président de la république populaire de Chine

PADD

Parti Démocrate Djiboutien – PADD
Paix-Démocratie-Dignité
Case Postale 5608
1002 Lausanne – Suisse

Quartier 4 – Djibouti
Email : partidemocratedjiboutien@gmail.com

Tél : +41766740085 / +32465713055

Lettre ouverte au président de la république populaire de Chine

Son Excellence Xi  Jinping
9 Xihuang-Chenggen Beijie
Beijing 100032, Peoples Republic of China 

Son Excellence,
Monsieur Ismaël Omar Guelleh, président de la république de Djibouti, a accédé à la Magistrature suprême du pays grâce à son oncle germain de 1er degré, Feu Hassan Gouled Aptidon, qui avait érigé le régime dictatorial, clanico-mafieux, qui confisque et usurpe depuis 38 ans le pouvoir du peuple djiboutien.

Après deux mandats illégitimes à la tête du pays, Ismaël Omar Guelleh, change-la Constitution du pays dans l’unique but de s’assurer une présidence à vie mais depuis Avril 2011 la pression venant de l’intérieur, le peuple, et de l’extérieur du pays S’accentue sur Guelleh et son régime clanico-mafieux.

Nonobstant, pour atténuer cette pression, Guelleh choisi de mener au niveau national une politique des répressions et de massacre à grand échelle et au niveau internationale, il tente d’amadouer les pays occidentaux en se définissant comme un fervent adepte de la lutte contre les terrorismes, bien sûre avec des objectifs bien tranchés derrière la tête.

Le dictateur Djiboutien a compris qu’il ne pouvait plus facilement manipuler les pays Occidentaux et surtout, suite à sa convocation à la maison blanche du 05 mai 2014 par Le président Obama, il a su que les regards de l’occident sur son régime étaient plus Constants et consistante qu’avant.

Et d’ailleurs, le président Obama qui n’apprécie guère les dictateurs Africains, lui a réservé un accueil glacial loin du protocole et des honneurs réservés aux hôtes de la  maison blanche. Pour le président Obama, l’objectif de cette visite, était autre part, remettre au dictateur un avertissement clair et de lui tracer la ligne rouge à ne pas franchir en matière de location du bout de terre où il officie.

Pour passer son message, Obama avait besoin d’un face à face avec le dictateur Djiboutien afin de lui expliquer les inquiétudes de l’occident à l’égard des agissements du régime de Guelleh.

Guelleh,  à la recherche de la protection d’une puissance internationale sous laquelle il compte bâtir son entreprise d’un régime tyrannique clanique et héréditaire, dévoile un coup de foudre intensive pour les systèmes économique et politique de la Chine.

Avec des éléphants blancs, ces réalisations d’envergures et prestigieuses mais qui s’avèrent plus coûteuses que bénéfiques, dont leurs exploitations ou leurs entretiens deviennent un fardeau financier endettant le pays et son peuple de plus en plus au point d’atteindre à la limite de soutenabilité soit 60% PIB. Une telle politique d’endettement est particulièrement irresponsable compte tenue de la situation économique de Djibouti. Il s’agit d’un pays de services (son secteur tertiaire représente 82 % du PIB), très vulnérable car l’État est le principal employeur du pays – dans un pays où 65 % des actifs sont déjà au chômage. Malgré le manque de transparence sur les chiffres réels des comptes publics, l’augmentation du niveau d’endettement est estimée à environ 10 points de PIB par an depuis deux ans.

Les causes sont les prêts non concessionnels de l’Exim Bank of China (EBC) inclus dans le financement des grands chantiers d’infrastructures que vont réaliser des firmes chinoises et dont les prêts dépassent le 1 milliards de dollars – avec un remboursement prévu en dix ans, sans période de grâce, et à un taux d’intérêt supérieur à 5%.

Il faut rappeler que les financements de la Banque mondiale (BM) sont fixé avec un taux d’intérêt de 2%, avec l’étalement des remboursements sur trente ans et une période de grâce de plusieurs années permettant de ne rembourser le crédit qu’une fois le projet réalisé et rentabilisé. Il faut aussi rappeler que la BM est plus regardante sur les réalisations des projets investis.

Entre autre, la moitié des prêts en question finissent dans les poches de Guelleh et des adeptes de son régime ce qui n’est nullement une surprise dans un pays qui se positionne à la 107e place selon le classement de Transparency International sur 175 pays.

Quant à la politique, il prétend importer et appliquer à Djibouti dans les années à venir un système calqué sur le pouvoir politique opérationnel en République populaire de Chine (RPC). Ce projet politique contenu dans son « livre rouge », actuellement 3 limité à l’intérieur des quatre murs de son palais d’haramous, n’est rien d’autre qu’un tour de passe-passe copié du régime de Siad Barre de la Somalie. À l’époque l’URSS avait fondé de grands espoirs sur son aide au développement de la « jeune nation » somalienne qui constitue, au début des années 1970, l’un des principaux axes de son implication en Afrique mais l’URSS qui a constaté tardivement l’objectif caché de Siad Barre est contrainte d’y quitter avec un échec amer au fond de la gorge.

Au niveau national et sur la scène internationale en prétextant combattre l’impérialisme Siad Barre avait créé des forces de répression (miliciens, les casques rouge, etc..) pour massacrer ou faire disparaître toutes voix discordantes ou dénonciateurs de son projet. En profitant de cette occasion, il a édifié un régime clanique qui a conduit la Somalie, une vraie nation, dans un chaos que personne n’arrive toujours à y remédier 24 ans après la chute du régime.

De la même manière Ismaël Omar Guelleh tient des propos semblables dans ses discours en langue somalienne. Suite au massacre du 21 décembre 2015 à Buldhuqo commis sur des citoyens de la tribu Yonis- Moussa (l’ethnie la plus largement majoritaire à Djibouti) au cours d’une cérémonie traditionnelle, Guelleh a tenté de justifier son acte lâche, comme d’habitude en cherchant des coupables occasionnels. Au cours d’une cérémonie de Mulud-al-Nabi anticipé tenue le 22 décembre 2015 à la Corniche, un restaurant situé à deux pas du palais présidentiel, Guelleh a accusé des pays occidentaux ayant des forces armées stationnés à Djibouti d’être les responsables indirects du massacre de Buuldhuqo le 21 décembre 2015 parce qu’ils sont d’après lui, opposés l’arrivée à Djibouti de ses nouveaux amis de l’Asie, la Chine populaire.

Toujours comme Siad Barre, Guelleh a créé une armée clanique dénommée Garde Républicaine, des forces populaires constitués des jeunes dirigeants par des hommes de sa famille et des miliciens qui rentrent en action pour des missions précis. Ces miliciens commandants sont à majorité des natifs de la Somalie du Sud recrutés avec le concours du propriétaire de la compagnie AL BARAKA EXCHANGE L.L.C. Ali Ahmed Nur Jumale, un commerçant somalien inclus avant février 2012 dans la liste de l’ONU recensant les terroristes et leurs soutiens dans le monde. Cet individu blanchi une partie de l’argent que le président de Djibouti détourne dans les recettes de l’état à travers la société Al BARAKA.

L’URSS n’avait fait aucun mal au peuple somalien mais ce dernier ne la porte toujours pas dans son cœur parce qu’il l’associe indirectement à cette période sombre de l’histoire de la nation somalienne.

De même, aujourd’hui le peuple djiboutien commence à voir d’un mauvais œil la relation absconse entre la puissante Chine et le régime tyrannique de Guelleh.il est courant de voir ces derniers mois sur des murs de la vile de Djibouti des graffitis avec de slogans anti-régime dont le nom de la Chine y est associé « Non un quatrième mandat et non à la Chine ».

Cette inquiétude grandissante du peuple djiboutien est fondée quant à l’accord secret conclu entre le régime de Guelleh et Pékin, le coup de foudre sans préambule et l’arrivée sur son sol des forces armes chinois.

L’accord secret entre le régime de Guelleh et Pékin peut contenir des clauses qui vont à l’encontre des intérêts du peuple djiboutien et à leur sécurité ;

Le coup de foudre sans préambule de Guelleh pour la Chine a créé beaucoup des soupçons ;

L’arrivée des forces armées chinoises à Djibouti créera des tensions inutiles avec des forces occidentaux présents déjà sur le djiboutien et cette nouvelle donne aura des causes négatifs sur l’économie de ce petit pays plus particulièrement sur les investissements directs généralement considéré comme positif sur la croissance des pays d’accueil, notamment grâce aux transferts de technologie induits.

Cependant, par la voix du PARTI DEMOCRATE DJIBOUTIEN – PADD – le peuple djiboutien sollicite à la Chine des points suivants :

1 – que Pékin octroie des prêts au régime de Guelleh moyennant des accords sur lesquels sont solidement notifiés des clauses garantissant son bon usage ;

2 – la publication dans les médias internationaux de l’accord de défense secret conclu entre le régime de Guelleh et la Chine ;

3 – l’annulation de toute construction de bases militaires chinoise à Djibouti et le stationnement de vos forces armées sur notre territoire.

Croyant bénéficier de la compréhension des dirigeants de la République populaire de Chine et étant disposé à vous exposer de vive voix les inquiétudes du peuple djiboutien, vous prie d’agréer, Son Excellence le Président, les salutations et remerciements de notre parti et du peuple djiboutien en général.

En Suisse, le 21 janvier 2016
Président de PADD
HASSAN CHER HARED

Copiés à : UA – Ligue Arabe – ONU

16/04/2012 (B652) Disparition de Jean-Paul Noël Abdi. De nouveaux témoignages continuent d’arriver au siège de l’ARDHD. Parmi eux : 1°) les mandataires de la LDDH au Canada (avec ouverture d’un registre de condoléances à Ottawa) 2°) Mohamed Doubad Wais pour l’intersyndicale UDT-UGTD, 3°) Abdoulkader Mohamed pour l’ACSAO

_________________ Les mandataires de la LDDH au Canada



DERNIER HOMMAGE DES DJIBOUTIENS AU DEFUNT JEAN –PAUL ABDI NOEL



La mort de notre compatriote JEAN–PAUL ABDI NOEL, héraut de la défense des droits humains à Djibouti endeuille le peuple djiboutien et le reste du monde épris de justice et de paix.

Sa mort venue avant l’heure nous laisse tous orphelins.



Notre frère a été rappelé par dieu et nous pouvons rien contre la volonté du tout puissant. Notre devoir est donc de l’accompagner avec nos prières dans sa dernière demeure en lui souhaitant paix en son âme dans l’au-delà.



Le corps de JEAN–PAUL ABDI NOEL sera inhumé à Djibouti. Le régime djiboutien ne devrait pas avoir ce geste moral et éthique ce et de reconnaissance pour lui offrir des funérailles nationales.



Par contre nous demandons aux Djiboutiens de sortir en masse pour rendre un dernier hommage à notre compatriote JEAN–PAUL ABDI NOEL le jour de sa mise à terre.



Ici à Ottawa où vit une importante communauté djiboutienne nous avons mis un registre de condoléances à sa disposition. Vous pouvez signer ce livre de condoléances à l’adresse suivante :

CENTRE ARTA MUSIC

425 MC ARTHUR

OTTAWA

Que dieu l’accueil en son paradis eternel! Amen!

HOUSSEIN ANDOLEH

(mandataire de la LDDH) au canada.



MOHAMED HOUSSEIN

(mandataire de la LDDH) en Amérique du nord

_______________ 2 – MOHAMED DOUBAD WAIS (UDT-UGTD)



Message de condoléances à la famille et aux proches  de notre grand héros JP NOËL.



C’est avec beaucoup de tristesse que je viens d’apprendre le décès de jp NOËL ABDI.


C’était un grand homme de courage de vérité et surtout un patriote exemplaire qui aimait son pays et un grand militant pour la justice et la liberté.


Admiré par l’ensemble du peuple djiboutien pour son dévouement,son courage et son honnêteté

il restera gravé a jamais  dans les mémoires de tout les djiboutiens.


Je présente mes sincères condoléances à toute sa familles et à ses proches.

MOHAMED DOUBAD WAIS

Représentant en Europe de l’intersyndicale

des travailleurs de Djibouti UDT-UGTD

______________ 3 – Abdoulkader Mohamed pour l’ACSAO

Comme un dernier sourire…



Ottawa, samedi 14 avril 2012

C’est avec une grande tristesse et beaucoup d’émotion que nous avons appris le décès hier de Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH).



« La voix» des droits de l’homme à Djibouti s’est éteinte dans un hôpital de Marseille où il avait été admis il y a quelques semaines.(*)



Silhouette frêle mais au courage indéniable, longtemps il aura faussé compagnie à la faucheuse en uniforme ou en civil qui de jour comme de nuit, la faux devant, a décimé les plus farouches opposants du régime liberticide et bientôt quarantenaire de Djibouti.



Répondant à l’invitation du bureau du Mrd en Amérique du Nord et des mouvements associatifs dont la nôtre, Jean-Paul Noël Abdi avait séjourné à Ottawa en juillet 2011 pour y donner une conférence sur le thème des droits de l’homme. À l’époque, l’Acsao lui avait remis un certificat d’honneur pour son engagement exceptionnel en faveurs des droits humains à Djibouti.



Nous retiendrons de lui le souvenir d’un homme au franc-parler et au sourire permanent qu’un rire contagieux interrompait de temps en temps après qu’il eut raconté une de ses croustillantes anecdotes.



Sacré blagueur !  Il est parti un vendredi 13, synonyme d’événements malheureux en occident mais jour saint de l’islam dont la sourate qui porte le même nom nous avertit dans son verset 8 en ces termes : Dis: ‹La mort que vous fuyez va certes vous rencontrer.



Ensuite vous serez ramenés à Celui qui connaît parfaitement le monde Invisible et le monde visible et qui vous informera alors de ce que vous faisiez›. Lui qui ne reniait pas sa foi catholique a-t-il voulu figurer malicieusement au régime des janissaires la fin de sa tartufferie ?



Et pour larguer les amarres, il a choisi la Cité Phocéenne. Comme un dernier sourire !



La nation djiboutienne a perdu un digne fils. Un de ses plus vaillants !



Nos condoléances et notre sympathie à sa famille et ses proches.



Nos pensées vont vers eux et vers les membres de la LDDH qui l’ont côtoyé et épaulé dans son travail.

Pour l’Acsao,

Abdoulkader Mohamed

* Lire l’hommage de la FIDH http://jean-paul-noel-abdi.posterous.com/

16/04/2012 (B652) Disparition de Jean-Paul Noël Abdi. Yonis Houssein Chireh adresse un message de condoléances à la famille.

C’est avec une profonde affliction et une grande tristesse que nous avons appris le décès du président de la ligue de droit djiboutien, M. Jean-Paul Noël Abdi en vendredi 13 Avril.



La force de caractère et de détermination dont il a fait preuve tout au long de sa carrière pour la lutte de droits humain a fait de lui un citoyen modèle et respecté par tous Djiboutiens.



Il fut également un vaillant combattant pour l’indépendance de sa nation.



C’est sans surprise que son décès est une perte nationale et qu’il restera toujours dans la mémoire de tous Djiboutiens. Par conséquent, il est important que tous Djiboutiens, et l’ensemble des chefs quartier organisent une minute de silence pour lui rendre hommage.



On sollicite également de bien respecter l’homme en tant que héros et de baisser le drapeau nationale durant la minute de silence.



Enfin, je présente mes sincères condoléance à sa famille et à ses proches ,et que dieu-puissant l’accueille dans son paradis eternel .

M. Yonis Houssein Chireh

Représentant de l’UDJ en Europe

Doyen d’opposition en Angleterre

14/04/2012 (B652) Radio-Trottoir (Message reçu le 6/04) IOG et ses proches : des ouvertures vers les religieux et aussi vers les intégristes ? (C’est ce que nous disent certains observateurs)

_______________________ Contirbution d’un correspondant



Selon les dernières infos que j’ai reçues de l’entourage d’IOG, il aurait ordonné depuis plusieurs mois, aux membres de son premier cercle : le cercle restreint, d’aller rencontrer les différents Chefs religieux du pays, afin de les convaincre de créér un parti politique « Pro Islamiste » (Style Egypt, Tunisie…).



Bien sur, il ne fait pas cela pour les beaux yeux des Djiboutiens ou des Chefs religieux. Sa stratégie consisterait à créer ce parti politique, pour faire peur aux Occidentaux (France, USA…), et leur faire craindre un soulèvement populaire Pro-islamiste (Il agiterait d’autres menaces islamistes…). Le but étant de renforcer et de consolider son pouvoir qui est tellement vacillant actuellement et de mieux se positionner vis a vis des occidentaux.



En cas de coup dur, il a absolument besoin de pouvoir compter sur leur soutien indéfectible. Comme il sait que les Occidentaux veulent se débarrasser de lui, il fait tout ce qui est possible pour se rendre indispensable.



Si ce Parti « Pro Islamiste » voit le jour, IOG n’hésitera pas à « monter » différentes opérations clandestines …, pour pouvoir donner une légitimité à la menace terroriste islamiste même si cette stratégie comporte des dangers « irréversibles » pour Djibouti et surtout pour les intérêts des USA.



(La France connaît mieux les Djiboutiens et elle est mieux informée. Il y a longtemps qu’elle a démonté les manigances d’IOG et elle ne devrait pas tomber dans le panneau. Côté Américains, c’est moins certain, car dès qu’on leur parle de menaces islamistes, ils partent en guerre, sans se poser des questions).

Voila la dernière Stratégie qu’IOG nous préparerait … Celles ci, (et j’espère sincèrement qu’elle ne marchera pas), est-elle sa dernière chance pour se maintenir sur le trône ? Si son bluff ne marche pas, il pourrait bien être obligé de faire ses valises.

16/04/2012 (B652) Hassan, le fils de Jean-Paul Noël Abdi, nous a donné quelques informations concernant les funérailles de son père, afin de répondre aux nombreuses demandes de celles et de ceux qui veulent rendre un dernier hommage à sa mémoire. Mais rien n’est encore fixé définitivement.

En principe la dépouille de Jean-Paul devrait partir sur un vol d’Air France, samedi matin, qui est prévu pour un atterrissage vers 20 / 21 heures à Djibouti le même jour. Ce point ne pourra être confirmé qu’après réception de toutes les autorisations administratives, soit dans la journée de jeudi ou vendredi matin.



En fin de semaine, nous devrions avoir connaissance des détails concernant les cérémonies prévues localement pour l’inhumation.

14/04/2012 (B652) Disparition de Jean-Paul Noël Abdi : les messages de condoléances continuent à nous parvenir (Sgt Ariko et A. W.)

__________________________ 1 – A.W. (Canada)



C’est avec une immense tristesse que j’ai appris ce matin la mort de JPAN.



« Géante » est un qualificatif qui s’applique parfaitement à l’héritage qu’il nous laisse. Géante par son courage, par sa détermination jusqu’à la fin de ses jours ..



Nous ne t’oublierons jamais… jamais.

A.W. Ottawa.

_________________________ 2 – Sergent Ariko



Message de condoléances à la suite de la disparition brutale de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH – Ligue djiboutienne des droits humains.

Un être cher vient de disparaitre. Jean Paul Noël a mis tout son énergie pour éradiquer la dictature gorille qui sévit à Djibouti. Avec cette disparition Djibouti perd un soutien de taille. J’adresse toutes mes condoléances à sa famille.



Le régime, qu’il a combattu, salue aujourd’hui sa mémoire dans un bref communiqué hypocrite de l’ADI.



En réalité ce régime se réjouit de la disparition d’un Homme qu’il qualifiait pas plus tard qu’hier de djiboutien fouineur comme il l’avait fait pour le juge Borrel assassiné par ses sbires



Avec la disparition de Jean-Paul, que vont devenir les dénonciations des dérives dictatoriales du régime ? Seronjt-elles anéanties à moins que Allah ne le remplace par un jeune aussi courageux que lui pour dénoncer à Djibouti-ville les atteintes aux droits de l’homme qui sont si chères à ce régime fanfaron.



Pouvons-nous espérer que Farah Abadid ou le frère de DAF accepte de le remplacer et de mettre autant d’énergie que Jean-Paul ?



Avec cette disparition brutale, la république de Djibouti perd un homme courageux qui a osé affronter en plein terrain miné, l’un des régimes les plus sanguinaires de notre époque.



Dès la création de la LDDH, le régime a voulu la tuer dans l’œuf, en lançant dans la cour de sa maison au quartier 5 une grenade de type chinoise pour le faire taire. Mais Allah na pas voulu qu’il périsse car le combat qu’il allait mener était le plus noble des combats.



A Djibouti le régime le redoutait et l’emprisonnait pour le faire taire a l’instar de l’ancien président de l’association des droits des l’homme et des libertés Souleh qui a été emprisonné plusieurs fois é la villa Christophe, ce que la lettre de l’océan indien  dénonçait.  



Mais le régime avait réussi à le retourner à l’issue d’un long combat. Le régime espérait parvenir au même résultat avec Jean-Paul Noël mais il a vite compris qu’il avait devant lui un homme différent, intègre et motivé, qui sait manier la parole et passer à l’acte.



Le régime a tout fait pour le faire taire, allant même jusqu’à demander à sa tribu de l’exclure de ses rangs, s’il ne baissait pas la tête. Mais c’était mal connaitre Jean-Paul Noël.



En désespoir de cause, IOG a fini par l’insulter publiquement dans jeune Afrique.  



Maintenant Allah a décidé que le temps était venu pour Jean-Paul de se reposer et de laisser  son travail et son combat pour la vérité à ses successeurs.



Ses amis pleurent et ses ennemis rient.



Mais nous jurons sur le Coran de continuer à nous battre comme il l’a souhaité dans le testament spirituel qu’il a laissé  à ses militants qui sont à Djibouti et a l’extérieur.



À la dernière minute, le régime avait même demandé à son premier ministre de prendre le même avion pour la France que lui en France et de le persuader de laisser tomber le combat.



À l’aéroport de Djibouti les gendarmes l’avaient, selon des infos qui me sont parvenues, malmené alors que le combattant de la liberté était déjà très malade.



Pourtant il avait balayé d’un revers de la main, les propositions du premier ministre, qui avait du donner ordre à la gendarmerie de le laisser en paix et de monter tranquillement dans l’avion.



Jean-Paul Noël Abdi était un homme de paix.C’était un grand patriote qui n’a jamais aimé vivre loin de sa terre : la REPUBLIQUE DE DJIBOUTI.



Le peuple et tous les démocrates pleurent sa mort.



inaa lilaah wa inaa ilayhi raajiuune

Sergent Chef Ariko

Londres

 

14/04/2012 (B652) A lire sur LOI depuis deux semaines…

______________________ 1 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1330 – 07/04/2012

Strike Global forme au maintien de la paix

Société française de services aux armées, Strike Global Services forme des gendarmes djiboutiens à des tâches de maintien de l’ordre public pour une mission au Darfour. (…). [292 mots] [5€]



LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1330 – 07/04/2012


ECC Mezz LLC

Une société de Burlingame en Californie, ECC Mezz LLC, a battu treize autres soumissionnaires pour remporter un contrat d’un peu plus de 30 millions $ auprès de l’armée américaine afin de sécuriser le camp Lemonnier à Djibouti. (…).



LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1330 – 07/04/2012


Quatre Français musulmans arrêtés au Somaliland

Selon nos sources, quatre musulmans détenteurs de passeports français ont été arrêtés au Somaliland, le 4 avril en fin de journée, alors qu’ils venaient de Djibouti. (…).



LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1329 – 29/03/2012

Le président IOG échappe à un accident familial

En rentrant à son domicile de Haramous, le samedi 24 mars en soirée, le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) a été victime d’un accident de voiture révélateur d’une grosse brouille familiale. (…).



______________________ 2 – Somalie



LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1330 – 07/04/2012

Addis-Abeba

Selon nos informations, le général Mola Haile Mariam, chef de l’armée de l’air éthiopienne, a supprimé les congés de ses hommes et mis en état d’alerte les pilotes et les personnels de la base de Dire Dawa. (…).



LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1330 – 07/04/2012


Nairobi


Les autorités kenyanes devraient lancer, avant fin avril, un appel d’offres pour l’attribution d’une licence d’exploration du gaz naturel sur le bloc onshore L19 situé à Ndongo Kundu, près de Kilifi, le long de la côte. (…).



LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1330 – 07/04/2012


Bataille de com’ à l’Amisom

L’armée kenyane veut pouvoir faire état publiquement de ses opérations en Somalie en se passant de l’avis du chef de l’African Union mission in Somalia (Amisom). (…). [141 mots – Gratuit]

16/04/2012 (B652) Lutte contre toutes les corruptions. La Géorgie donne l’exemple avec la notice d’emploi et la marche à suivre.










Retrouvez l’intégralité des chroniques

de Bouh Warsama : lien

Qu’en est-il à Djibouti sous l’ère Bobard /

Qabyo-Qaylo ?






Par Bouh Warsama

La révolution des roses et la lutte anti-corruption en Géorgie et ailleurs.



Depuis la « Révolution des roses » du mois de novembre 2003, sur laquelle beaucoup a été dit et surtout écrit dans la presse occidentale, la Géorgie est entrée dans une nouvelle ère essentiellement caractérisée par une démocratisation effective du régime et certes pas dans celle des promesses emportées par le vent de Russie.



A ceci s’est ajouté un changement de méthode de ses nouveaux et jeunes dirigeants  s’appuyant  notamment sur ce qui fut  l’un des ferments de ladite révolution, à savoir : « la lutte contre la corruption ». Alors que depuis 2008, on observe une nécessaire clarification des objectifs de l’Etat géorgien en terme de politique étrangère avec la recherche de partenaires ainsi que la diversification et l’élargissement des relations entre Etats ; tout en se rapprochant de l’Europe de Bruxelles.



Le premier grand chantier, non des moindres, sur lequel s’était engagée la révolution géorgienne fut et demeure encore de nos jours  la lutte contre la corruption et le crime organisé.



Lutte pour laquelle bon nombre de pays occidentaux ont désigné moult commissions ad hoc qui passent par des procédures préliminaires d’auto-évaluation qui le plus souvent restent dans les tiroirs bien que monopolisant une multitude de hauts fonctionnaires flânant de réunion en réunion, au cours de séances de réflexions dont le but prioritaire est, avant tout, de déterminer l’objet de la prochaine réunion, les lieux et les horaires…



Remarquons tout de même, qu’au royaume bananier de Qabyo-Qaylo et de Bobard the first, nous n’en sommes pas encore là car nul n’aurait l’outrecuidance d’oser parler, écrire ou débattre dans les mabrazes sur la corruption et ses désastreux effets sur l’économie et le social.



Encore bien moins sur la lutte à mener dans ce domaine.



Il est des sujets tabous pour lesquels il n’existe pas de définition dans le dictionnaire du royaume bananier, si ce n’est juste un synonyme qui est : « Ferme-la ! »



– Mystifier, jouer, trahir ; tels sont les secrets d’une bonne « tyrannie éclairée »



Djibouti est devenu un pays sous la coupe réglée de familles politico-mafieuses plus ou moins organisées et dirigées par les Guelleh-Haïd.



Familles auxquelles chacun et chacune doit payer un tribut plus ou moins lourd compte tenu de l’appétit gargantuesque et toujours autant insatiable de leurs majestueuses Majestés ; tout particulièrement celui de la reine Qabyo-Qaylo.



Quoi que vous fassiez ou souhaitiez faire, il vous faudra mettre la main à la poche.



C’est ainsi qu’au fil du temps, la monnaie d’échange à Djibouti est passée du Franc local à la corruption dans n’importe quelle monnaie.



Corruption devenue véritable discipline sportive de haut niveau dans laquelle certains excellent au point que l’on devrait, peut être, se poser la question de savoir s’il ne serait pas judicieux de créer un diplôme universitaire dans ce domaine, intitulé « Corruption of State », avec cérémonie de remise officielle des titres et insignes de docteurs honoris causa à leurs majestueuses Majestés Bobard the first et Qabyo-Qaylo : tant leurs compétences sont grandes dans ce domaine.



– Géorgie ! L’ère du changement !



Selon le Géorgien de la rue qui a connu la période d’avant 2003, le pays était très vraisemblablement l’un des pays les plus corrompus du monde. Chacun semble s’en souvenir et ne pas hésiter à en parler comme si c’était hier, par ce que c’était effectivement hier et que depuis les « choses ont bien changé. »



Selon nos interlocuteurs, il y a dix ans encore, nul ne pouvait faire deux pas dans la rue sans qu’un policier ne vienne l’aborder pour lui réclamer son tribut quotidien.



Bakchich sans contrepartie d’aucune sorte qu’il fallait immédiatement payer puis se taire sinon on pouvait se faire « tabasser ou pire que cela encore. »



« Toute la journée il fallait passer à la caisse car nos policiers n’étaient plus des policiers chargés de faire respecter l’ordre public mais des bandits qui agissaient le plus souvent en toute impunité.»



Aujourd’hui, toujours selon mes interlocuteurs : « On ne se fait plus rançonner et l’on peut circuler en toute liberté. Pour vous c’est normal, mais pour nous c’est quelque chose de nouveau et d’incroyable. »



« Du policier de base qui trouvait dans ces rackets de quoi survivre jusqu’au chef à qui il reversait partie de l’argent jusqu’aux mafieux qui brassaient des millions et avaient leurs entrées dans tous les ministères, tout le monde en croquait. »



Il y a encore huit années, selon les statistiques de l’Union européenne, la Géorgie était le pays de l’ex-URSS le plus touché par la criminalité et toutes les corruptions.



Un Etat parallèle s’était mis en place et la corruption était la seule norme en vigueur. Être un criminel était devenu, au fil du temps, un mode de vie très tendance tout en inspirant la crainte car les armes sortaient facilement de leurs étuis, le plus souvent en toute impunité.



Selon la vice-ministre de l’intérieur, madame Eka Zguladze, qui a géré dès 2004 la radicale réforme de la police, réforme qui, selon le dernier rapport de la Banque mondiale, pourrait être montrée en exemple dans tous les pays confrontés au même problème, après la « révolution des roses » le grand dilemme fut de savoir par quoi commencer.



Les frontières de la Géorgie n’étaient pas clairement définies, une partie des régions étaient sous la coupe directe de caïds locaux ou de milices surarmées.



L’économie était dirigée par des bandes criminelles alors que l’Etat de droit n’existait pas.



A l’époque les policiers étaient pour la plupart des quasi-bandits de grands chemins et, de plus, ils en avaient l’apparence.



Les citoyens et les touristes de passage avaient autant à craindre d’eux que des criminels, sans foi ni loi.



– Pour réussir, il fallait frapper vite et fort !



Frapper vite et fort de manière spectaculaire afin de rassurer la population et qu’elle se rende compte du changement qui s’opérait.



C’est ainsi qu’en quelques jours les effectifs de la police sont passés de 95 000 policiers à 25 000.



70 000 policiers étant licenciés avec deux mois de salaire en poche.



Des centaines de policiers, juges, procureurs, fonctionnaires voire même vice-ministres corrompus se sont retrouvés en prison en quelques jours alors que la nouvelle police sortait les « dossiers nauséabonds » qu’elle posait sur les bureaux d’une justice intègre qui n’avait pas été en mesure de faire son travail par le passé en respectant les lois de la République.



Cette grande réforme fit l’effet d’une bombe car c’était la preuve que le nouvel Etat respectait ses engagements : très vite, il s’est attaqué aux grandes familles mafieuses qui régnaient en maitre absolu sur la Géorgie et qui opéraient en toute impunité.



Compte tenu du fait que la nouvelle police était en pleine réorganisation, le nouvel Etat géorgien considéra être dans l’impossibilité d’affronter directement les grandes familles mafieuses et leurs ramifications.



Il a donc décidé et fait voter des lois, applicables immédiatement dés parution, comme cela se fait en Italie, aux USA et en Angleterre, permettant de confisquer les biens des chefs mafieux et des corrupteurs les plus influents.



Ce fut une véritable hécatombe, le “chasseur étant devenu le gibier” en quelques heures pour se trouver au final dépouillé de tout.



Une partie de la mafia locale, qui courait vite, déménagea illico presto et trouva refuge en Russie.



Le fait d’appartenir à un gang a été criminalisé, avec de lourdes peines de prison.



Le nouvel Etat a frappé très fort, tout à la fois sur leur portefeuille et sur leurs réseaux avec une tolérance zéro.



De même, en transformant les palais des mafieux, saisis par la Justice, en Tribunaux et Commissariats de police pour le symbole, les autorités géorgiennes ont confirmé auprès du peuple leur crédibilité.



Les résultats ne se sont pas fait attendre.



En 6 années, la délinquance violente à été réduite de 64 %, celle dite de rue et « hooliganisme » a diminué de 95 %. Les vols de véhicules sont passés de 25 par jour à Tbilissi à 3 dans tout le pays pour l’année.



Aujourd’hui, la capitale Tbilissi affiche un taux de criminalité comparable en tous points à celui de la capitale de la Norvège, Oslo.



L’un des plus bas de l’Union européenne !!!



Le tyran ne peut comprendre l’intégrité de la Justice de la république par ce qu’il est lui-même bien trop peu capable de justice républicaine.