01/07/06 (B357-A) Djibouti – Avec l’irrémédiable avènement d’un futur État qui se voudra de Droit à court terme, l’impunité a vécu ; la sanction est en route ! (Par Justicia)


Roger Picon

Aujourd’hui cette peur est en train de vaciller du côté de la police politique et des tortionnaires qui agissent au nom d’Ismaïl Omar Guelleh car le mot d’ordre au niveau de l’opinion publique – tant nationale qu’internationale – est : « Avec l’irrémédiable avènement d’un futur État qui se voudra de Droit à court terme, l’impunité a vécu ; la sanction est en route ».

Aussi, il convient de nous adresser aux exécutants aveugles et tortionnaires qui agissent sur ordres de ceux qui gouvernent Djibouti pour leur dire :

  • il est temps d’arrêter les dérapages ;
  • il est temps d’arrêter les exactions, les viols et les tortures ;
  • il est temps de se rendre compte que l’impunité, c’est terminé ;
  • il est temps de cesser d’agir sur les plus faibles et de prendre en otages père, mère, frère et membres des familles des opposants politiques comme ce fut le cas – entre autres – ces derniers jours avec la famille d’Ali Abdillahi Iftin ;
  • il est temps d’ouvrir une nouvelle page, une nouvelle politique dans les
  • rapports avec les populations djiboutiennes.
  • il est temps de comprendre que les droits humains sont inaliénables.
  • il est temps de dire NON aux ordres du tyran et de sa diaspora qui se cachent derrière les exécutants que vous êtes. Alors qu’ils s’échapperont du pays le moment venu pour se réfugier ailleurs sous protections, vous laissant SEULS face aux futurs tribunaux de la République pour assumer LEURS responsabilités et l’horreur des ordres donnés.

Qui sera condamné ? Eux ou VOUS ?

La répression, ça suffit !

Plus que jamais l’opposition doit être unie pour lutter contre cette abjection qui s’appelle la torture sous toutes ses formes les plus perfides pour qu’elle disparaisse de Djibouti.

La torture ce n’est plus seulement cette brutalité physique immédiate et souvent poussée à son extrême que nous n’avons de cesse de dénoncer, mais c’est aussi et surtout quelque chose de plus pervers, de plus ignoble car s’attaquant directement aux plus faibles ; à ceux et celles qui n’ont aucun moyen de défense et qui souvent ne se mêlent pas de politique…

Ce sont ainsi des familles entières, les familles des opposants, des prisonniers politiques et de syndicalistes qui vivent une torture morale car prises en otage qu’elles sont par un régime de la lâcheté.

Chaque membre de ces familles, l’un après l’autre, est interpellé souvent de nuit sous de fallacieux prétextes, incarcéré à Gabode, parfois violé puis relâché. Le jeu infernal imposé par un pouvoir tyrannique et dont la veulerie est sans limite car de nouveaux ces hommes et ces femmes sans défense – sans avoir commis un seul délit si ce n’est d’appartenir à la famille d’un opposant à Ismaïl Omar Guelleh – se retrouvent incarcérés dans les mêmes conditions quelques jours plus tard pour être à nouveau relâchés et ce jusqu’au jour où l’opposant politique concerné – pour mettre fin au calvaire des membres de sa famille – se ralliera officiellement au pouvoir d’IOG ou baissera la tête.

Aujourd’hui, c’est toute la société civile djiboutienne qui vit une torture morale permanente car nombreux sont les opposants qui ont choisi l’exil plutôt que la tyrannie et ses compromissions.

A Djibouti, les méthodes staliniennes ont “repris du service” depuis bien des années. Ce sont des centaines d’individus, des personnes qui sont interdites de travail, hommes et femmes licenciés sans motif, à qui l’on coupe l’électricité et l’eau, le téléphone ; INTERDITS de solidarité familiale… Dans l’impossibilité d’atteindre les opposants politiques dans leur exil, ce sont ces hommes/femmes en survivance à Djibouti qui sont les victimes choisies et par trop faciles d’une torture morale qui ne dit pas son nom, et c’est cette torture là qu’il s’agit de dénoncer plus que jamais.

Cela suffit Ismaïl Omar Guelleh ! Changez votre fusil d’épaule, réconciliez-vous avec la société civile. Parce que la politique que vous avez menée jusqu’ici ne mène nulle part.

Elle ne mène qu’à ces procès pour crimes contre l’humanité qui sont tout simplement différés de quelques mois.

Face aux tortionnaires et à leurs donneurs d’ordre, il y a trois justices :

  • la justice internationale ;
  • la justice nationale de l’État démocratique de demain ;
  • la justice de Dieu.

La probabilité d’échapper à l’une des justices sur trois est quasi nulle. Mais la probabilité d’être rattrapé par les trois n’est pas négligeable.

Unie, l’opposition politique doit ouvertement dénoncer les actes de tortures perpétrées à Djibouti contre les familles, interpeller par tous moyens la presse et les médias internationaux, les gouvernements ainsi que l’UE et les USA en faveur de la constitution d’une commission d’enquête internationale indépendante qui devra enquêter sur toutes les formes de torture pratiquées à Djibouti.