03/09/08 (B463-B) Un voilier, avec deux Français à bord, saisi par des pirates en Somalie (4 articles – Infos lectrice)

_____________________________ Libération

Selon le Quai d’Orsay, deux Français sont présents sur le navire qui a été attaqué dans la zone du golfe d’Aden et qui se dirige vers le village côtier d’Eyl, dans le Puntland.

C’est une nouvelle attaque de navire dans la région réputée la plus dangereuse au monde. Un bateau français avec plusieurs personnes à bord, dont deux Français, a été intercepté par des pirates au large des côtes somaliennes, a indiqué mercredi un ministre de la région semi-autonome du Puntland au nord-est de la Somalie.

«Nous avons reçu des informations crédibles rapportant qu’un bateau français a été intercepté dans la zone du golfe d’Aden et qu’il se dirige vers le village côtier d’Eyl», a déclaré Hassan Alore, ministre des Ressources naturelles du Puntland. Eyl, situé à environ 400 km au sud-est de Bosasso, capitale économique du Puntland, est fréquemment utilisé comme base par les pirates pour y garder des bateaux pris en otage. Le ministre n’était pas en mesure de préciser quand le bateau avait été saisi.

Le Quai d’Orsay assure, lui, dans un communiqué que «la France condamne fermement cet acte de piraterie et appelle à la libération immédiate des personnes retenues sur ce voilier. Notre première préoccupation est la sécurité de nos compatriotes», ajoute le communiqué du ministère des Affaires étrangères. Huit attaques de pirates ont eu lieu au large des côtes somaliennes depuis la fin juillet.

____________________________ Le Point

Somalie : des pirates s’emparent d’un voilier avec deux Français à bord

Des pirates somaliens ont pris le contrôle d’un navire au large des côtes est-africaines. “Un voilier à bord duquel se trouvent deux Français (le chiffre reste à confirmer) a fait l’objet d’un acte de piraterie maritime dans le golfe d’Aden”, la baie située entre la corne de l’Afrique (Somalie) et l’Arabie (Yémen), précise le Quai d’Orsay.

Les autorités françaises se mobilisent “à Paris ainsi qu’au travers de ses ambassades dans la région, en liaison avec les autres administrations compétentes, pour obtenir leur libération dans les délais les plus brefs”. Un centre de crise, activé au ministère des Affaires étrangères, s’est réuni “dès ce (mercredi) matin avec l’ensemble des administrations concernées pour examiner la situation”. Aucun renseignement sur l’équipage du voilier, sur le moment, le lieu exact ou les circonstances de cet acte de piraterie n’a été dévoilé par le ministère des Affaires étrangères chargé de communiqué sur ce dossier. En la matière “la discrétion est indispensable à l’efficacité”, fait-il valoir.

De nombreux actes de piraterie

Une source proche du dossier à Paris a cependant pu préciser de son côté qu’il s’agissait d’un voilier de plaisance de 16 mètres, le Carré d’as , immatriculé au Vénézuéla, appartenant à un Français installé dans ce pays. Toujours selon cette source, l’attaque aurait eu lieu mardi à 18 heures locales (17 heures en France).

Selon le ministre du Puntland, région autonome au nord-est de la Somalie, le bateau se situe actuellement dans la zone de Calula (200 km à l’est de Bosasso, capitale économique du Puntland). “Selon nos informations, il y a plusieurs individus à bord et c’est un petit yacht”, a ajouté le ministre, joint par téléphone depuis la capitale somalienne Mogadiscio. Eyl, situé à environ 400 km au sud-est de Bosasso, est fréquemment utilisé comme repaire par les pirates pour y garder des bateaux pris en otage. “Les pirates retiennent déjà dans le village d’Eyl sept autres bateaux saisis au large de la côte somalienne”, a poursuivi le ministre.

Selon le Bureau maritime international (BMI), 24 attaques de piraterie ont eu lieu au large de ces côtes au cours du premier semestre 2008. Le 4 avril dernier, un voilier français de luxe avait déjà été pris par des pirates dans la même zone. L’équipage retenu en otage avait été libéré le 7 jours plus tard.

__________________________________ Le Monde

Un voilier français capturé au large de la Somalie

Le ministère des affaires étrangères a confirmé, mercredi 3 septembre, qu’un voilier avait été pris d’assaut par des pirates au large de la Somalie, précisant que deux Français se trouvaient à bord. “La France condamne fermement cet acte de piraterie et appelle à la libération immédiate des personnes retenues sur ce voilier. Notre première préoccupation est la sécurité de nos compatriotes”, indique le communiqué du Quai d’Orsay.

Un peu plus tôt, un ministre de la région semi-autonome du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, avait annoncé qu’un navire français avec plusieurs personnes à bord avait été intercepté par des pirates au large des côtes somaliennes, parmi les plus dangereuses au monde. Selon ce ministre, le bateau se situe actuellement dans la zone de Calula, à 200 km à l’est de Bosasso, capitale économique du Puntland. “Les pirates retiennent déjà dans le village de Eyl sept autres bateaux saisis au large de la côte somalienne”, a poursuivi le ministre.

Eyl, situé à environ 400 km au sud-est de Bosasso, est fréquemment utilisé comme repaire par les pirates pour y garder des bateaux pris en otage. De son côté, Andrew Mwangura, responsable du bureau kényan du Programme d’assistance aux marins, organisation basée à Mombasa (sud-est du Kenya), a indiqué que le bateau transportait des touristes.

Depuis juillet, huit actes de piraterie ont été recensés dans ce secteur, qui avait également été le théâtre de la prise d’otages du Ponant, début avril.

_________________________________ Ouest-France

Le voilier piraté au large de la Somalie était en cours de convoyage vers la France

Le voilier intercepté mardi soir par des pirates au large des côtes de la Somalie était en cours de convoyage vers la France, où il devait être vendu par AYC International yachtbrokers, une société de courtage de La Roche-sur-Yon (Vendée). “Un skipper et un équipier français se trouvent à bord”, selon Christian Picard, le directeur général d’AIC.

Le Carré d’As IV, un voilier de 16 m de type Super Maramu fabriqué par les chantiers Amel de La Rochelle (Charente-Maritime), est un “bateau de particuliers”, indique Christian Picard. Il avait été laissé en Australie par ses propriétaires, un couple de retraités de la région parisienne qui partage son temps entre la France et le Venezuela.