17/07/11 (B613) LDDH : tout Djibouti a été informée de mon déplacement au Canada et j’ai pensé qu’il était nécessaire de retracer ma carrière professionnelle, politique puis au service des Droits humains, pour ceux qui ne la connaissent pas


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 17 JUILLET

En préparation de mon voyage au Canada, j’ai retracé ma carrière professionnelle, politique et au service des Droits humains

Je vous envoie des informations complémentaires à propos de mon voyage au Canada (pour une semaine). L’annonce de ce voyage a été diffusée à Djibouti, tant à Balbala qu’en brousse et je ne peux que m’en réjouir en remerciant celles et ceux qui ont contribué à faire circuler l’information.

Il est nécessaire de rappeler ci-dessous,
la chronologie de mes activités professionnelles, politiques et de
défenseur des droits humains.

J’adresse tous mes remerciemnts :


aux membres du comité d’accueil du Canada pour l’organisation de ma venue,.
– à tous mes compatriotes qui ont été contraints de vivre loin de notre Patrie.

Mon principe est : “notre combat doit être constant et de tous les jours”.

Comme disait le vaillant CHEIKO : « il faut les harceler, toujours les harceler, c’est le prix de la Dignité ».

Jean-Paul

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CHRONOLOGIE DES ACTIVITES PROFESSIONNELLES, POLITIQUES
Et DE DEFENSEUR DES DROITS HUMAINS
de NOEL ABDI Jean-Paul

I) Activités professionnelles.
– Septembre 1971 au 30 décembre 1973 chef de Division des statistiques, de la documentation chargé du contentieux et secrétaire auprès du directeur de la Caisse des Prestations Sociales (CPS) lors des Conseils d’Administration de la CPS. J’avais été licencié abusivement pour au motif de suppression de poste, mais vraisemblablement pour « activités politiques et syndicales » par un ordre écrit d’Ali Aref au Directeur Norbert MAS que Dieu garde son âme en paix.

J’avais déposé une plainte contre la Ministère de l’Emploi Autorité de tutelle de la Caisse des Prestations Sociales et le Ministère de l’Emploi avait été condamné à m’indemniser.

La Justice à cette période coloniale était à mon avis plus indépendante que notre Justice post indépendance, car les juges étaient réellement inamovibles ;

– Janvier 1974 à février 1976 secrétaire contrôleur des crédits bancaires auprès de l’inoubliable Directeur Monsieur BAERT de la Banque du Commerce et de l’Industrie (BCI), filiale de la BNP à Djibouti.

J’avais démissionné de ce poste important pour mieux me consacrer bénévolement à mon combat politique contre l’Administration coloniale de Paris et pour la souveraineté et la dignité de mon Peuple ;

– Aujourd’hui, trente trois ans après, mon combat est le même, mais cette fois contre le régime néocolonial administré par les Forces Etrangères dans mon Pays avec des hommes de paille comme le dictateur sanguinaire, membre de la mafia transrégionale et passible de Crimes contre l’Humanité et autres Crimes Organisés Monsieur Ismaël Omar Guelleh.

II) Activités politiques.
– Milieu 1975 à septembre 1976 responsable de l’Administration de la LPAI chargé des correspondances du Président de la LPAI feu HASSAN GOULED APTIDON et contrôleur auprès du Porte Parole de la LPAI et Directeur de publication du journal « Le Populaire » Organe de presse de la LPAI le regretté AHMED DINI.

– Septembre 1976 au 8 mai 1977 Directeur-adjoint de Cabinet du Président du Conseil du Gouvernement. Après la chute d’Ali Aref, les regrettés AHMED DINI et CHEIKO Porte Parole et Secrétaire Général de la LPAI ont proposé Abdallah Kamil comme président du Conseil du Gouvernement en attendant le Référendum pour l’Indépendance.

– 8 mai 1977 jusqu’en 1997 député à l’Assemblée nationale ;

– 8 mai 1977 jusqu’en mai 1979 Secrétaire du Bureau de l’Assemblée nationale avec le regretté AHMED DINI puis avec le regretté Hadji SAAD WARSAMA;

– Puis Secrétaire de la Commission Permanente de l’Assemblée nationale
pendant 13 ans ;

– Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale à la demande du regretté ABOULKADER WABERI ASKAR et ce jusqu’à la fin de mon mandat en 1997 ;

– Secrétaire du Groupe d’amitié parlementaire Djibouti-France, et Secrétaire du Groupe d’Amitié Djibouti-Somalie ;

– Secrétaire du Groupe parlementaire de l’Union Interparlementaire pendant 15 ans.

Précision complémentaire suite au rappel de mes amis à Djibouti.

En effet, fin décembre 1995, j’avais été le seul député a voté contre le Budget prévisionnel de 1996 car j’avais été révolté des volte-face d’un Gouvernement sans parole, sans honneur qui s’acharnait contre les Travailleurs Djiboutiens avec les intolérables emprisonnements des Enseignants qui manifestaient par des sit-in pacifiques.

C’était le début de la passation du pouvoir au présumé criminel Ismaël Omar Guelleh.

A partir de cette période trois Ministres membres de l’Assemblée Nationale Ahmed Boulaleh Barreh et Moumin Bahdon Farah et un peu avant Ali Mahamede Houmed que (Dieu garde leur âme en paix) furent limogés et la mise à l’écart d’Ismaël Guedi Hared Directeur de Cabinet, ce dernier d’après les sondages de l’époque devrait remplacer feu Hassan Gouled qui commençait à être vieux.

C’était le début d’une répression sanglante contre des fractions importantes des Issa, après celle des Gadabourci et les massacres des Afars que personne ne
peut oublier.

C’était aussi le début des répressions insoutenables contre les Syndicalistes et l’ensemble des Travailleurs Djiboutiens. Répressions qui continuent encore avec le non-paiement des salaires et la mise en placard des décisions du BIT.

C’est dans ce cadre d’un soulèvement populaire qu’avec 13 parlementaires nous avons créé le Groupe pour la Démocratie et la République (GDR) dont j’ai été parmi les fondateurs avec Ismaêl Guedi Hared et 12 autres Députés.

Dès la création du GDR, je fus nommé porte-parole du GDR et mon combat en tant que Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale m’ont permis de faire condamné Djibouti par l’Union Interparlementaire après l’incarcération de les parlementaires du GDR Moumin Bahdon Ahmed Boulaleh Ali Mahamede et le Directeur de Cabinet de la Présidence de la République IsmaëL Guedi.

Les Cinq détenus politiques ont été condamnés comme l’a si bien dit Maître Arnaud Montebourg par une Justice digne de l’époque de Mac Mahon et pour la simple
raison d’avoir exprimé par Communiqué de Presse que « le Président Hassan Gouled
Aptidon règne par la peur et la terreur ».

Cette formule est aujourd’hui valable pour le dictateur Ismaël Omar Guelleh.

Il est bon de rappeler, suite à mes informations constantes en tant que Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale, que l’Union Interparlementaire dans son verdict avait très nettement précisé qu’ils avaient le droit d’exprimer leur opinion et que le Président du Conseil Constitutionnel avait déclaré illégale la levée de l’immunité parlementaire de trois députés.

D’ailleurs ce juriste chevronné n’avait pas fait long feu à ce poste.

III) Activités de défenseur des droits humains.
Le 4 mai 1999 avec un groupe d’amis souvent de l’Opposition, sauf le regretté ROBERT CARTON DIBET, Directeur de Caritas de Djibouti et correspondant de
l’Association Internationale de « JUSTICE ET PAIX », nous avons créé la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) et nous avons déposé auprès du Secrétaire
Général du Ministère de l’Intérieur le 9 mai 1999 notre Statut conformément à la
Loi de 1901 sur la création des Associations.

Un an après, face aux harcèlements des forces de répression nous avons opté à travailler dans la semi clandestinité comme un « Iceberg ».

Dès 2000 la LDDH a adhéré à la FIDH lors du Congrès de Casablanca (Maroc).

Actuellement la LDDH est membre affilié à la FIDH, à l’UIDH, au Réseau des Défenseurs des droits de l’Homme de l’Afrique de l’Est et de la Corne d’Afrique.

La LDDH est membre correspondant de Front Line, d’Amnesty International, de
Human Rights Wacht, de Survie, de l’ARDHD.

La LDDH diffuse les communications de la Coalition de la Cour Pénale
Internationale (CCPI).

Souvent les radios internationales suivantes nous interrogent à savoir : RFI, Deusche Welle, la BBC en somalie et en français, ainsi que la radio de Survie, Voice Of America (VOA) sur les réfugiés Ogaden, sans oublier la Voix de Djibouti qui régulièrement s’informe auprès de nous.

D’autres journalistes d’investigation n’hésitent pas à venir nous voir pour nous interroger sur la situation des droits fondamentaux en République de Djibouti.