07/04/2017 (Brève 974) LDDH : La police a commis une exécution extrajudiciaire contre un jeune homme réfugié Ethiopien.

Dans un communiqué, daté du 6 avril, La LDDH, sous la signature de son vice-président, dénonce “une nouvelle violation du droit des réfugiés avec l’assassinat par la Police djiboutienne d’un jeune homme dénommé MOHAMOUD MOHAMED KAMIL âgé de 23 ans, marié et père d’un enfant.

Celui-ci était un refugié Ethiopien originaire de la communauté Ogaden et enregistré au camp des réfugiés de ALI ADDE auprès de UNHCR. Il a été arrêté le 25 mars 2017 par la police de troisième arrondissement puis transféré au quatrième arrondissement de la commune de Balbala. Il a été assassiné par strangulation dans la geôle d’après l’autopsie et selon sa famille.

Par contre son corps avait les traces de tortures après avoir lui ôté la vie, la police a emmené son corps à l’hôpital italien de Balbala. Enlevé sur la voie publique, incarcéré par la police, l’on ignore les motifs de cette bavure qui a conduit à la mort de ce jeune homme. Son cadavre a été jeté à la morgue ou il est resté 10 jours, c’est le 03 avril 2017 que sa famille a pu procéder son inhumation.”

La LDDH (ligue Djiboutienne des droits humains) dénonce et condamne “cet assassinat et appelle le régime en place à Djibouti à respecter les conventions de Genève sur les réfugiés et à diligenter une enquête pour déterminer les auteurs et les responsabilités de ce crime odieux.

La LDDH (ligue Djiboutienne des droits humains) appelle à la communauté internationale d’accentuer la pression sur le régime afin de respecter les lois internationales et appelle au haut-commissariat des réfugiés (HCR) de transférer les réfugiés Ethiopiens vers un pays sûr pour sauvegarder leurs vies.