22/10/03 (B217) Les chroniques du Sergent Hariko : l’affaire Borrel

La mort du juge borrel.

Le dossier a été
enterré pendant de longues années, par la partie française
qui voulait éviter à tout prix un regain de tensions avec Djibouti.

Il faut se souvenir du
contexte : à l’époque, Gouled veanti d’accuser, en septembre
la France, sous Mitterrand, de soutenir la rébellion du Frud.

Mais les lecteurs savent-ils
les raisons de la mort du juge ?

Après le 13 septembre,
date de l’attentat du Café de Paris et ou le fils de l’Adjudant Olivier
Nervet a trouvé la mort, plusieurs personnes furent injustement accusées
d’avoir organisé cet attentat…

La DST et la DGSE ont
conclu différemment, estimant que ces personnes n’étaient nullement
responsables de l’attentat.

L’actuel homme fort de
Djibouti avait mis la responsabilité de l’attentat sur le dos du Président
du PND : Aden Robleh Awalleh.

C’est la raison pour laquelle,
la Justice française avait emis un mandat cointre lui et contre son
épouse. Ce dernier avait résusé la version construite
par Guelleh. Depuis cette date, le régime a fait taire Aden Robleh,
de peur qu’il ne témoingne dans ce dossier et qu’il ne mette en cause
IOG.

Pour les besoins de l’enquête,
la France avait délégué le Juge Leloire sur place.

A ce propos, je tiens
à demander à la Justice française de l’interroger sur
un certain déjeuner qu’il aurait partagé avec IOG, dans sa maison,
ce qui était incompatible avec sa mission et ses devoirs et qui aurait
pu justifier son désaississement du dossier.

Pendant ce temps, Mahdi
Ahmed Abdillahi affirmait à Montréal au Canada qu’Ismail Omar
était le seul responsable de l’attentat.

Le Juge Borrel a reçu
des informations, suffisantes, semble-t-il pour inculper Ismail Omar et pour
forcer l’ancien Président Hassan Gouled à le remettre à
la Justice française pour son rôle présumé de commanditaire
de l’attentat.

La panique s’est emparé
des instances dirigeantes, qui savait que cette affaire pouvait rebondir et
éclabousser toute la classe politique. Il fallait donc éliminer
toutes les personnes qui détenaient des informations sur les faits
et les responsables.

Le pouvoir a maintenu
en détention Abdi Aden Bouh. Le Juge Borrel etait avant tout un Juge,
motivé par la recherche de la vérité et des coupables..

Le Pouvoir et les Services
secrets avaient peur que ce juge puisse enquêter dans la clandestinité
sur les causes et les responsables de l’attentat du Café de Paris.
Le juge a perturbé le pouvoir djiboutien mais pas seulement … ce
sont aussi les milieux politiques français qui se sont alarmés,
car la mission du Juge risquait de mettre des hauts responsables français
et djiboutiens dans des situations difficiles.

Le juge Borrel menait
son enquête, mais sous la double surveillance des Services secrets français
et djiboutiens. Le Chef du Service des renseignements français, le
Commandant Marc Fontier doit etre interrogé par la justice militaire
et par la justice civile.

S’il n’a pas été
tué par la SDS à Djibouti, pour quelles raisons, le conseiller
juridique de Gouled Aptidon, Jean Claude Sapkras a-t-il demandé à
Madame Borrel de lui remettre des documents compromettants ? Il savait très
bien que la famille du Juge Borrel était en état de choc. Mais
le Conseiller savait que Madame Borrel pourrait le plonger dans des problemes
tant qu’elle était en possession des documents de son mari.

Les Services secrets djiboutiens
ne pouvaient pas venir voir Elisabeth Borrel, dont ils avaient assassiné
le mari. Pour maquiller ce meutre politique, ils ont utilisé le service
d’un Français se disant qu’il aurait certainement plus de chance qu’un
Djiboutien, d’obtenir les papiers compromettants.

Mais l’affaire a échoué
et le Chef de Cabinet a donné des ordres pour que le silence le plus
absolu, recouvre ce dossier.

Il a fait exercer des
pressions sur le responsable de l’hôpital Bouffard afin qu’il ne divulgue
pas les analyses qu’il détenait lors de l’autopsie du juge à
la morgue de l’hôpital

Pour conserve ce territoire
qu’elle considère comme stratégique, la France devait passer
sur l’assassinat d’un Juge.

De retour à Paris,
le Juge aurait diposé d’éléments et de preuves suffisantes
pour éclairer sur les mobiles de l’affaire. Il fallait donc l’empêcher
de rentrer en France et c’est l’élimination physique qui a été
retenue.

La justice francaise devrait
demander des comptes et interroger le francais Alain Romani qui se trouve
actuellement en Corse.

Je tiens à dire
à Madame Elisabeth Borrel que pour exécuter son mari, le régime
a utilisé les services d’hommes dangereux tels qu’Awaleh Guelleh Assoweh
et Aduani Amouda Hassan. Ce dernier est devenu fou et il n’est cité
dans cette affaire, que par ricochet … Le gars qui a tué le Juge
c’est incontestablement Awaleh Guelleh Assoweh !

Il devait faire ce boulot
pour obtenir la clémence de la Justice djiboutienne. Le Chef de la
SDS, Hassan Saïd n’était pas présent au moment de l’assassinat.
Mais il avait aidé à préparer le coup.

Le responsable, d’origine
arabe, de la sation Shell, en face de l’Etat-Major des Forces armées
sait quelques chose. Il a pu reconnaitre soit Alain Romani, soit un autre
francais qui accompagnait le Juge Borrel, le jour de son assassinat.

Le juge Borrel n’avait
pas tenu sa femme au courant de son enquête, pour la protéger
et il attendait certainement leur retour en France pour l’informer.

N’oublions qu’il est sorti
major de sa promotion à l’Université et que ce Juge était
un gars habile qui ne se laissait pas avoir au chantage. Tous les medecins
ont dit qu’il s’était suicidé et cela a satisfait les Pouvoirs
djiboutien et francais.

Toutes les raisons qui
ont été évoquées pour expliquer le suicide :

– le désarroi occasionné
par la mort de l’un de ses amis magistrats,

– des problèmes
de couple, de liaison extra-conjugales,

– une jeune malgache,

– etc ..

Tout était bon
pour expliquer … l’inexplicable !

Le Minsitre de la Justice
de l’époque, Moumin Bahdon ne veut pas parler ni quitter Djibouti :
il sait bien ce que faisait le juge et les circonstances de sa mort.

Aujourd’hui les médecins
légistes confirment ce que nous autres, membres de la Gardes présidentielle,
nous savions et nous disions.

Le juge n’est pas mort
par étouffement, mais il a été battu et ce n’est qu’ensuite,
qu’ils ont mis dans sa poche du hachiche faisant croire que ce juge se droguait.

Sous les coups le juge
s’est débattu et a tenté de se protéger. La même
méthode sera emplyé pour éliminer le Major Daheiyié
qui avait participé à la mort du Juge.

Ce dernier s’était
décidé à informer le journaliste de Canal +. Pour éviter
cela, il a été liquidé, lui aussi, avant qu’à
l’instar de Yacin Yabeh, qu’il ne puisse trouver refuge dans la base française
et qu’il ne parle de cette affaire.

Aujourd’hui je peux dormir
tranquille, car la vérité éclate. Si Madame Borrel a
besoin de quoi que ce soit, je suis a son entière disposition

Ariko

Angleterre

22/10/03 (B217) LIBERATION : La thèse du suicide du juge Bernard Borrel, à Djibouti en 1995, mise à mal. Une veuve en guerre contre le «mensonge d’Etat»

Par Armelle THORAVAL
dans « Libération » de mercredi 22 octobre 2003

« L’hypothèse
de l’intervention d’un ou de plusieurs tiers à l’origine du décès
se trouve renforcée.» Trois experts en médecine légale
eurs cheveux châtains font hérisson, redressés par un
brin de gel. Les deux garçons ont respectivement 13 et 16 ans, un jean,
des baskets, des tee-shirts, l’uniforme des collégiens ; ils affichent
une forme de résistance, masquent des larmes en traces dans un regard
vert-gris. Ils ressemblent probablement à leur père, et sûrement
à leur mère, qui s’exprimait hier à la Maison de l’Amérique
latine, à Paris, dans une salle emplie de journalistes, d’amis de Djibouti,
de membres de la famille.

Elisabeth Borrel mène
un combat acharné. Le plus souvent sans la présence de ses fils.
Pour faire admettre que son mari, magistrat, a été assassiné
à Djibouti, il y a huit ans. Hier, elle a voulu qu’ils écoutent.
«On nous a servi un mensonge d’Etat, on nous a bâti les mobiles
du suicide, on a porté atteinte à l’honneur de mon mari et au
mien», commence-t-elle à marteler de son ton de magistrate.

Cannabis. Aujourd’hui
juge d’instance à Toulouse, Elisabeth Borrel a refusé, fin 1995,
la version officielle qui lui avait été servie et qu’elle avait
d’abord admise. Son mari, Bernard, ancien procureur de Lisieux, en poste à
Djibouti comme conseiller technique du ministère de la Justice, a été
retrouvé le 19 octobre 1995 le corps à demi carbonisé
au pied d’un ravin, à 80 kilomètres de son domicile, en face
de l’île du Diable, un peu de cannabis dans la poche de son short. Avant
de disparaître, il avait accompagné Louis-Alexandre, son fils
de 8 ans, au catéchisme.

Dépression, suicide,
quelques heures après son décès, l’affaire était
dite. L’ambassade de France validait cette version par un communiqué,
sans autre forme de précautions. Les médecins militaires français
approuvaient. Sans enquête. Dépression, suicide, quelques mois
à peine après son décès, cette thèse continuait
d’être officielle à Toulouse, même si un premier expert
ébranlait un peu le raisonnement du juge. A peine 40 ans, de réputation
intègre, chargé de conseiller le petit Etat de Djibouti ­
carrefour de marchands et de trafiquants, et ancienne colonie française
au bout de la Corne d’Afrique ­, pour y rénover code civil et code
pénal, Bernard Borrel aurait vacillé. Pour des affaires de moeurs,
de cannabis, des affaires de l’on ne sait quoi. Dépression, suicide,
quelques années bien lourdes après son décès,
la thèse obstinée de deux magistrats parisiens, Roger Le Loire
et Marie-Paule Moracchini­ qui ont hérité du dossier en
1997 avant qu’on ne leur retire le 21 juin 2000 ­ est effondrée.

Invraisemblances. L’avocat
d’Elisabeth, Olivier Morice, parlait hier de «l’assassinat du juge Borrel».
Dans ses mains, les dernières conclusions d’un collège de trois
éminents experts, remises en juillet 2003 à Sophie Clément,
cinquième juge d’instruction à travailler ce dossier. Trois
professeurs, spécialistes de médecine légale à
Lyon, Montpellier et Lausanne ­ Daniel Malicier, Patrice Mangin et Eric
Baccino, qui écrivent : «Nous estimons que l’hypothèse
de l’intervention d’un ou de plusieurs tiers à l’origine du décès
de monsieur Borrel se trouve renforcée.» Déjà,
ils avaient, dans un prérapport remis en novembre 2002, pointé
les invraisemblances. Cette fois, les experts assurent qu’il s’agit, selon
Laurent de Caunes, l’autre avocat de la famille, d’une mort violente «liée
à une intervention extérieure».

Auparavant, le scénario
privilégié par les juges Le Loire et Moracchini était
le suivant : Bernard Borrel aurait acheté un jerrycan dans une station
d’essence, avant de se rendre au lieu-dit Le Goubet, au nord de Djibouti.
Il se serait aspergé, enflammé, puis son corps aurait dévalé
la pente du ravin. Première faille : les experts estiment avoir mis
en lumière «des éléments étayant l’hypothèse
de la survenue d’un traumatisme crânien, notamment à la suite
d’un coup porté par un instrument vulnérant». Ensuite,
une fracture de l’un des deux os de l’avant-bras gauche paraît évoquer
«une lésion de défense par interposition de l’avant-bras
face au danger représenté par le maniement d’un instrument»
par l’agresseur.

Un bidon. La faille la
plus importante, ensuite : la présence d’un liquide inflammable sur
le corps de Borrel, en plus de l’essence supposée contenue dans le
jerrycan. Or, lorsque le juge a été retrouvé, il y avait,
à côté de sa voiture garée en haut de la falaise,
un bidon. Pas deux. Seule la partie supérieure du corps a été
brûlée : un autre expert avait déjà considéré
que cela rendait improbable toute forme d’immolation. Pour la famille, les
preuves de la mise en scène sont là.

Pourquoi la diplomatie
française a-t-elle estampillé à toute vitesse la thèse
du suicide ? Pourquoi les autorités françaises n’ont-elles pas
pris l’initiative d’ouvrir une enquête ? Quel rapport la mort du magistrat
a-t-elle avec un dossier alors en cours d’instruction en France, pour lequel
il apportait son aide ­ celui de l’attentat du Café de Paris, à
Djibouti, en 1990, où l’enfant d’un militaire français avait
trouvé la mort ? Les services secrets français voyaient dans
cet attentat l’ombre d’Ismaïl Omar Guelleh, chef de cabinet et neveu
du chef de l’Etat en 1994, devenu en 1999 président de la République.

Sophie Clément,
nouvelle juge d’instruction, a demandé au ministère de la Défense
français des documents en relation avec ce décès. Réponse
: «douze documents» ont un lien avec la mort de Bernard Borrel.
Mais ils sont classés «secret défense». La famille
et la juge vont tenter d’en obtenir la déclassification. Un refus
ferait de l’affaire Borrel un vrai scandale d’Etat.

20/10/03 (B217) Affaire Borrel : deux conférences de presse annoncées pour le mardi 21 octobre à Paris et à Bruxelles. Suicide ou assasinat d’Etat ?

Nous sommes informés
du fait que deux conférences de presse, devraient être organisées
à Paris, puis à Bruxelles ce mardi 21 octobre, dans le cadre
de l’affaire Borrel.

Ce deux conférences
sont annoncées :

1 – à l’initiative
des avocats de Mme Borrel à Paris. Nous nous attendons à des
révélations importantes sur la mort du Juge Borrel à
Djibouti. Suicide ou meurtre d’Etat. On peut imaginer que la réponse
officielle (celle de la Justice française) puisse être donnée
par les avocats de Mme Borrel et il y a tout lieu de penser que la thèse
du suicide, si chère à IOG, sera définitivement écartée.
Si c’était le cas, y aura-t-il, des informations sur les responsables
(coupables) présumés ?

2 – plus tard à
Bruxelles à l’initiative de l’un des témoins réfugiés
en Belgique, Mohamed Alhoumekani et de l’ex-Commandant de la Garde présidentielle,
Ali Abdillahi Iftin.

Ces conférences
de presse devraient engendrer une information sur les télévisions
et en particulier sur Soir 3. IOG fera-t-il couper la retransmission comme
il a l’habitude de le faire ? Les paris sont ouverts et les Djiboutiens constateront
si leur Président, comme il le fait depuis toujours, essaie de leur
masquer la vérité en interrompant la diffusion de nouvelles
de l’étranger.

Qu’importe, nous savons
qu’il suffit de quelques jours pour que des cassettes circulent sous le manteau
et que chacun puisse voir et entrendre l’émission.

19/06/03 (B202) La Justice française donne raison à M Abdourahman Yassin dans la plainte qu’il a déposé à l’encontre de Paris Match, au sujet d’un article intitulé ‘Affaire Borrel, le suicide était presque parfait » (Yassin Abdourahman)

_______________________________
Note ARDHD

La
Nation et ses collaborateurs sont allés un peu trop vite en besogne : le
jugement rendu par la justice française dans l’affaire qui opposait des
rêves qu’ils avaient voulu faire prendre pour réalité par
les lecteurs djiboutiens. Encore une fois, « Pan sur leur Bec ».

______________________________Extrait
du jugement

19/06/03
– Un jugement dont devrait s’inspirer la Justice de mon pays qui a condamné
arbitrairement M Mohamamed Saleh Alhoumékani sans appliquer la procédure
d’information et celle de convocation. (Yassin Abdourahman).

Dans
un récent article, un journaliste de la presse locale de la Nation, a pris
la liberté avec des écrits outranciers à mon égard,
de conclure un peu vite sur les attendus du procés que j’avais intenté
contre le journal PARIS MATCH.

Je
demande officiellement aujourd’hui au directeur de publication de ce journal de
faire usage de mon droit de réponse en m’autorisant à faire publier
dans son journal et à ses frais une partie de ce jugement que je lui ferai
parvenir par télécopie dans les jours à venir.

Cour
d’Appel de Versailles

Arrêt
prononcé le HUIT AVRIL DEUX MILLE TROIS par la 8ème Chambre des
appels correctionnels, en présence du ministère public,
………………………………
DECISION

PARTIE
EN CAUSE

COUDERC
Anne-Marie
………………..
DEJA CONDAMNEE – LIBRE
Non
comparante, représentée par Maître SKOWRON substituant Maître
DE PERCIN 75 + conclusions
………………….

PARTIE
CIVILE

Yassin
Abdourahman
Domicile élu chez maître RENARD
……………………….


Sur
le préjudice

Considérant
que même si l’article litigieux ne lui consacre que de brefs passages, Yassin
Abdourahman a subi un préjudice moral important, en se voyant disqualifié
dans les colonnes d’un magazine à forte audience nationale et internationale,
même si l’intéressé était déjà en opposition
avec le régime de son pays, puisqu’il avait obtenu le statut de réfugié
avant la publication de l’article, ce qui limite son droit à indemnisation.


Sur
la publication

Considérant
que pour assurer la réparation complète du préjudice, outre
la publication de la condamnation dans le journal PARIS MATCH à titre de
dommages intérêts il y a lieu de l’étendre à un autre
quotidien national, suivant les termes précisés dans le dispositif.
……………………..


PAR
CES MOTIFS

LA
COUR, après en avoir délibéré, et contradictoirement,

Vu l’Arrêt de la Cour, en date du 23 octobre 2002,

Rejette
les demandes d’Anne Marie COUDERC et du civilement responsable, tendant à
voir déclarer les poursuites nulles et subsidiairement prescrites,

Dit
la partie civile recevable en son action,
Dit que les éléments
constitutifs de diffamation envers un particulier sont réunis,

Condamne
Anne Marie COUDERC, directrice de publication et la société HACHETTE
FILIPACCHI à payer solidairement à Yassin Abdourahman la somme de
(masque confidentiel eu égard dans ces écrits au respect de la vie
privée de l’intéressé) en réparation de son préjudice
moral.

Ordonne
la publication ………………..

Condamne
Anne Marie COUDERC à faire à ses frais, à titre de réparation
civile, sans que cette parution puisse excéder 1.500 euros, la publication
du communiqué suivant dans un quotidien de son choix,

Publication
judiciaire ; Paris Match condamné pour diffamation envers un particulier.

Par
Arrêt en date du 2 avril 2003, Anne Marie COUDERC, directrice de publication
du journal PARIS MATCH a été condamné, solidairement avec
la SNC FILIPACCHI, à payer à Yassin Abdourahman des dommages et
intérêts en réparation du préjudice moral subi du fait
de la parution de propos diffamatoires dans un article paru en janvier 2001 relatif
à l’affaire BORREL intitulé  » le suicide était presque
parfait « ,

Condamne
Anne Marie COUDERC et la SNC HACHETTE FILIPACCHI ASSOCIES au titre de l’article
475.1 du code de procédure pénale, la somme de 2000 €.

Les
condamne également aux entiers dépens de l’action civile,

Et
ont signé le présent arrêt, le président et le greffier.


12/05/03 (B197) Lettre ouverte de Mohamed Saleh Alhoumekani, ancien officier de la Garde présidentielle djiboutienne à Ismaël Omar Guelleh, Président de la République.

Mohamed Saleh
Alhoumékani

Bruxelles

M Ismaël
Omar Guelleh

Palais de l’Escale
Djibouti

Bruxelles
le 11 mai 2003

 

Monsieur,

Vous avez pris l’initiative
de me faire assigner par personnes interposées devant ce que dénommez
« votre justice » et dans le cadre d’un procès burlesque où
il a été fait état de supposées diffamations qui
ne sont, dans les faits ni démontrées ni confirmées.
Le fond du problème étant qu’il s’agit de Vérités
qui nuisent à votre image et à qui contrdisent votre stratégie
de défense dans une affaire pénale.

Pour quelles raisons,
votre réaction a-t-elle été si tardive ?

Chacun sait que cela fait
plus de trois ans que j’ai déposé auprès de la Justice
française dans l’Affaire du décès du Juge Borrel
…. Et votre justice n’intervient qu’aujourd’hui !

Serait-ce en raison de
la conjoncture délicate à laquelle vous êtes confronté
depuis quelques mois et à toutes les autres accusations qui sont portées
à votre encontre dans divers dossiers par une Justice étrangère
? Il est clair que vous ne sauriez contraindre ces magistrats intègres
et indépendants, comme vous le faites avec votre supposée magistrature,
par l’utilisation de moyens de corruption les plus diverses, des trafics
d’influences dans lesquels vous êtes passé maître.

En agissant de la sorte,
avec ce même despotisme marqué que l’on vous connaît
et dont les Djiboutiens et les Djiboutiennes subissent les effets, hélas
depuis bien des années, vous n’avez fait que dégrader votre
image personnelle. Vos excès en tous genres et sans limite d’aucune
sorte, vous ont poussé à contraindre la haute magistrature de
mon pays à se fourvoyer dans un Procès « Politico-juridique
» dépassant de très loin le grotesque.

Elle se serait bien passée
de cette situation qui est très préjudiciable à sa crédibilité
sur le plan national et international, mais au fond, vous n’en avez rien
à faire. Ceci confirme votre manque le plus total de respect pour la
légalité et pour l’indépendance des institutions
nationales ou internationales en matière de Justice.

A ceci il est observé,
lors d’entretiens confidentiels, que ce que pensent la grande majorité
de nos magistrats djiboutiens est en totale contradiction avec le sens des
décisions qu’ils sont contraints de rendre. Vos propres magistrats
vous ont jugé depuis fort longtemps mais sachant, les extrémités
auxquelles peut conduire la paranoïa d’un despote sans limite, tel
que vous, ils n’ont actuellement d’autres choix que de se taire et d’éxécuter
vos décisions personnelles.

Une véritable Justice
indépendante existe cependant dans le monde et tout me laisse supposer,
Monsieur Guelleh, que vous pourriez avoir des comptes à lui rendre
un jour sur toutes ces années de despotisme primaire.

Au cours de ce procès,
mis en scène comme une comédie de bas niveau, avec des mauvais
acteurs (témoins – faux témoins ? – subordonnés à
vos largesses, magistrats tenus par la pression que vous exercez sur eux,
…) , vous avez tenté de me discréditer auprès des populations
djiboutiennes et étrangères à Djibouti et plus grave
encore de salir mon Honneur d’Officier de la Gendarmerie nationale. Cependant,
vous avez négligé l’opinion publique : même si en face
de vous, certains font semblant de vous croire, je epux vous dire que personne
n’a pas été dupe de vos manoeuvres et qu’elles n’ont pas atteint
leur objectif.

Je fais donc usage de
mon droit de réponse, grâce à des média indépendants
bénéficiant d’une trés large audience, qui ont accepté
de le publier sans réserve. Cela n’aurait pas été possible
dans les supports nationaux qu’à l’instar de la magistrature, vous
maintenez sous votre contôle le plus absolu, ne leur accordant aucune
liberté de manoeuvre et d’expression.

Il me semble nécessaire
d’élargir le débat pour rétablir des vérités
afin que l’opinion publique puisse juger librement et se faire sa propre
opinion : qui de vous ou de moi est le menteur ?

Mettons d’abord en évidence
non seulement les causes mais aussi les échecs qui vous ont incité
à agir de la sorte.

  • En me faisant condamner
    au cours d’un procés où je n’ai jamais été convoqué
    (contrairement à vos affirmations), puis en faisant incarcérer
    sous de fallacieux prétextes M Daher Ahmed Farah que vous aviez «
    sous la main », vous avez tenté maladroitement de lancer un
    message aux populations djiboutiennes et à l’opposition politique.
  • Ce message, nous le
    connaissons parfaitement car il constitue votre seul leitmotiv. Mais il
    est utile de le reformuler :

« Le châtiment
sera impitoyable et exemplaire pour celles et ceux qui oseraient à
l’avenir s’opposer à toutes vos malversations, à vos
actes odieux à Djibouti ou ailleurs, et qui dénonceraient les
crimes dont vous vous rendez coupable ou ordonnez »

Vous confirmez, en l’espèce,
la démonstration la plus évidente d’un despotisme sans
limite et de la volonté d’imposer une pensée unique à
Djibouti. En cela on peut estimer que vous rejoignez les pratiques initiées
par Staline et instaurées à Cuba par votre ami Fidel Castro.

Les exactions, meurtres
prémédités et autres qui ont été commis
sur vos ordres et que je mentionne sont à dissocier des conditions
du décès du Juge Bernard Borrel le 19 octobre 1995 à
Djibouti. Dans cette affaire qui n’en est encore qu’au stade de l’instruction,
je n’ai fait que témoigner de faits dont je fus le témoin,
je n’ai répété que ce que j’ai vu et entendu.

Quels que pourraient être
les moyens employés pour me faire taire, vous ne pourrez pas m’empêcher
de dire ces Vérités.

· Vous estimez
avoir à titre personnel, tous les Droits et toutes les Libertés,
même ceux de transgresser notre Constitution et nos Lois alors que les
populations djiboutiennes et la presse locale, libre et objective, n’en
ont aucun.

Reporters Sans Frontières,
Voice of América et le Département d’Etat US dans un document
récent sans sectarisme d’aucune sorte, ont dénoncé
tout cela. De longs rapports très explicites auxquels vous vous gardez
bien de répondre, en despote absolu. Il est étrange que dans
un pays, a fortiori dans un pays supposé républicain faisant
partie de la grande famille de la Francophonie et dont le « grand maître
» de cette noble institution, bien que « dérangé
» par vos excès, reste totalement muet, vous puissiez encore
appliquer vos méthodes …

Le régime que vous
avez instauré dans notre République est mis au banc des accusés
par les Instances internationales et par l’opinion publique. Ce qui impose
de renforcer toutes les terreurs qui régnent sur les populations djiboutiennes,
y compris sur celles qui se sont exilées.

· Vous estimez
pouvoir disposer de la vie des êtres suivant votre bon vouloir et vous
vous arrogez le droit de les faire lâchement exécuter lorsqu’ils
pourraient vous mettre en cause dans divers dossiers. A mon sens, vous oubliez
qu’une autre Justice que la vôtre aura à statuer sur vos
actes un jour. Ne vous trompez pas sur ce point, tôt ou tard cette Justice
produira ses effets, quelle qu’en soit la forme.

· Dans les suites
de l’Affaire du décès du Juge Bernard Borrel, vous estimiez
qu’il était légitime de donner l’ordre à M Hassan Saïd
Kaireh, directeur du SDS, de menacer le Commandant Ali Abdillahi Iftin de
faire supprimer ses enfants s’il n’établissait pas un faux
témoignage contre moi. D’abord ce témoignage a été
obtenu par des pratiques odieuses qui sont punies par toutes les cours pénales
: contraindre une personne à faire une fausse déclaration pour
sauver la vie de ses enfants !!! Ensuite, une fois libre, avant de le révoquer,
M Iftin a expliqué les conditions dans lesquelles il avait été
contraint de signer ce faux-témoignage. Ce témoignage qui était
capitale pour votre défense personnelle se retourne aujourd’hui contre
vous et contre tous vos subordonnés qui ont été impliqués
d’une manière ou d’une autre dans cet épisode qui
ajoute une nouvelle ombre à votre image de marque, déjà
bien ternie.

Notez que le Royaume de
Belgique vous donne une leçon en l’espèce. Dans ce petit
pays de l’Europe, le Droit de dénoncer les actes perpétrés
par des régimes despotiques tels que le vôtre, à condition
d’apporter des preuves, constitue l’un des garants de la Liberté
et des Droits de l’Homme.

· Vous estimiez
être fondé, dans cette même Affaire, à m’envoyer
à Bruxelles le Procureur Djama Souleiman Ali qui s’est rendu coupable
d’une tentative de subornation de témoins et qui a vainement tenté
de me faire revenir sur le contenu de ma déposition auprès de
la Justice française.

Le Procureur Djama Souleiman
Ali m’a présenté, en votre nom, un projet consistant dans son
esprit, très étroit et indigne d’un homme de loi, à
revenir sur mes déclarations auprès de la Justice française
précisant que je pourrais m’être trompé sur l’indentification
des terroristes mentionnés dans mon témoignage.

Il me demandait de spécifier
dans un nouveau témoignage que c’était un homme «
blanc », sans spécifier son nom, et non pas Alain Romani qui
participait à ladite réunion au Palais de l’Escale alors
que vous savez pertinemment qu’il était présent dans les
conditions que j’ai décrites et sur lesquelles j’ai témoigné
devant la Justice française.

Toutes les falsifications
des documents administratifs qui ont suivi mon témoignage, pour blanchir
M Alain Romani et pour égarer la Justice française, seront mises
à jour par la Police scientifique et par les enquêteurs nommés
dans cette affaire ce qui ne fera que renforcer le contenu de mon témoignage
et sa véracité.

Si je voulais m’autoriser
une remarque en la circonstance je dirais que je vous savais manipulateur
et falsificateur, mais surtout que je vous découvre inconséquent
et très imprudent dans vos falsifications car persuadé à
tort que vous êtes couvert une immunité à laquelle vous
êtes bien le seul à croire.

Toujours en votre nom,
le Procureur Djama Souleiman Ali m’a fait diverses propositions mirobolantes
et insultantes pour mon honneur pour m’inciter à revenir sur mon
témoignage. Le contenu de cet entretien qui s’est déroulé
dans un hôtel à Bruxelles a été enregistré,
une copie des cassettes a été remise à la Justice française,
à l’appui de mes déclarations et de ma plainte.

· Face à
mon refus de modifier d’une quelconque manière mon témoignage
initial auprès de la Justice française, vous avez missionné
ensuite M Adel Mohamed Abdallah pour tenter de me convaincre par de nouveaux
arguments.

· De même,
les divers appels téléphoniques émanant de M. Ali Mohamed
Awad Roubah n’ont en rien changé ma décision. Les enregistrements
et les preuves des interventions de ces personnes missionnées par vous
sont désormais entre les mains de la Justice française.

· Dans l’impossibilité
que vous étiez de me faire accepter de modifier mon témoignage
auprès de la Justice française vous avez vainement tenté
de monter divers « traquenards » en vue de mon élimination
physique à Bruxelles.

Fort heureusement, pour
ma famille, pour moi et pour la vérité, elles ont toutes échouées
et je n’en retiendrai qu’une pour l’exemple.. et pour remercier la Police
belge de son efficacité.

Grâce à la
diligence des « services belges », qui ont procédé
à l’arrestation de deux de vos « envoyés spéciaux
», surpris à la gare de Bruxelles midi, vos exécuteurs
des basses œuvres, en possession de passeports diplomatiques émis
par la République de Djibouti, ont échoué dans leur tentative
d’assassinat sur ma propre personne.

Le troisième «
larron » est le chef de l’opération. Il réussit à
échapper à l’opération des « services belges
» et il précipita son retour sur Djibouti pour vous rendre compte
de cet échec. L’un de nos amis, sur place, m’a rapporté l’une
de ces plus épouvantables colères dévastatrices que l’on
vous connaît.

Là ne s’arrête
pas l’inventaire des actes despotiques ayant dépassé de
très loin les manipulations et autres exactions pour tenter de maintenir
en équilibre votre trône vacillant.

· Vous estimez
pouvoir falsifier en toute impunité toutes les élections en
accordant aux populations djiboutiennes, aux opposants politiques et au Gouvernement
en Exil de Djibouti qu’un Droit, celui de se taire ; heureusement nous
pouvons passez outre, ce que vous constaterez dans cette lettre..

· Vous estimez
pouvoir diviser l’opposition en faisant acte de clientélisme à
l’égard de « quelques-uns », de ceux qui ont trahi
leurs valeurs et leurs engagements vis-à-vis du peuple exclusivement
par intérêt personnel.

Sachez qu’ils vous
trahiront demain avec la même absence de dignité humaine et sans
aucun état d’âme.

Il est à noter
que la psychologie de l’homme explique parfaitement le phénomène.
En ce qui vous concerne, c’est certainement l’absence de structures éducatives
et culturelles stables au cours d’une enfance perturbée (nous
ne saurions vous le reprocher, mais il explique votre comportement). Il en
est de même pour vos « obligés ». Certains êtres
s’assemblent et trahissent toute leur vie. Tandis que les autres, marqués
au quotidien par ces acquis éducatifs et culturels, restent debout
et ils font face dans la dignité, aux mensonges et à l’adversité.

Vous y trouverez là
M Ismaël Omar Guelleh, sujet à méditer avec vos «
obligés » entre les valeurs de l’âme humaine et celles
du ventre et de la cupidité.

Pour ce qui me concerne,
je mesure jour après jour ce que peut être l’ampleur des
angoisses et des problèmes quasiment insolubles que je vous pose comme
membre du Gouvernement en Exil de Djibouti et qui par toutes les dénonciations
justifiées notamment auprès des Instances et de l’opinion
publique internationales s’oppose sans cesse à vos exactions despotiques.

Comme je l’ai précisé
plus avant dans ces écrits, toutes vos tentatives d’élimination
physique à mon encontre, que vous avez ordonnées pour me faire
taire, ont avorté. Le fait même que vous les ayez organisées
suffit à confirmer non seulement la véracité de mes dépositions
auprès de la Justice française mais aussi le fait qu’elles
vous indisposent au point d’imaginer que vous n’avez d’autre alternative
que de me supprimer pour que votre Vérité soit reconnue. Grave
erreur de jugement, car en m’éliminant, vous ne supprimez pas les dossiers
et les preuves qui sont détenues par la justice française et
vous ne ferez que produire un effet inverse.

Comment pourriez-vous
justifier les tentatives de subornation de témoins et les tentatives
d’éliminations physiques lancées contre M Ali Abdillahi
Iftin et moi- même ?.

Il ne fait nul doute que
la multitude des témoignages, non des moindres, à votre encontre
dans l’Affaire du décès du Juge Bernard Borrel, qui a été
reconnu scientifiquement comme un crime et non comme un suicide, vous mettront
en cause dans un proche avenir, d’abord par une implication de vos proches,
puis de votre personne.

Pour tenter de vous protéger
de tous les témoignages qui ne cessent de proliférer, allez-vous
M Ismaël Omar Guelleh lancer ou relancer une vaste opération d’élimination
des témoins gênants dans cette Affaire, y compris ceux qui sont
en exil ?. Nous attendons vos « exécuteurs » de pieds fermes
et leur réserverions, une fois encore, d’autres surprises et des
plus désagréables.

De même, dans l’opération
que vous avez discrètement lancée en vue de l’agrandissement
de la Prison de Gabode nous serions curieux d’en connaître les raisons
et quelle destination vous souhaitez donner aux nouvelles cellules ainsi créées
à court terme ?.

Seraient-elles affectées
aux opposants politiques, aux fonctionnaires de l’Etat qui contestent un peu
plus chaque jour les conditions de travail que vous leur imposez et l’absence
de versement de leurs salaires depuis de nombreux mois mais aussi aux Députés
que vous avez désignés et qui commencent à contester
l’absence totale de pouvoir dont dispose l’Assemblée nationale djiboutienne
?.

Pour conclure en ce qui
concerne plus particulièrement l’Affaire des conditions du décès
du Juge Bernard Borrel, les opinions publiques locales et internationales
jugeront qui de M Ismaël Omar Guelleh, « donneur d’ordre »
de faire exécuter un témoin gênant ou dudit témoin
M Mohamed Saleh Alhoumékani dit la Vérité.

Comme le furent en leur
temps les régimes de feu M Mohamed Ziad Barreh en Somalie, celui de
M Menguistu Heïlé Mariam en Ethiopie et plus récemment
celui de M Saddam Hussein en Iraq, votre régime despotique est en pleine
agonie, miné qu’il est par toutes les corruptions que vous avez instaurées
et qui vous dépassent ; il ne pourra donc de ce fait survivre très
longtemps, ne serait-ce qu’au mouvement de contestation interne qui s’affirme
et s’amplifie au sein même de toutes les administrations de notre pays,
y compris dans l’Armée Nationale, dans la Gendarmerie et dans les Forces
Nationales de Police.

Dans notre pays où
chacun commence à réfléchir sur ce que pourrait être
son propre avenir après l’instauration d’un Etat de Droit
qui est inévitable, comme bon nombre de mes amis, dont le Commandant
Ali Abdillahi Iftin, je représente aujourd’hui pour vous une ombre
insaisissable.

Les quelques « mercenaires
» qui vous sont encore fidèles et qui nous cherchent ou nous
surveillent, nous voient à Djibouti, en Ethiopie et simultanément
au Yémen ou au Somaliland. Durant ce laps de temps où l’on
monopolise leur attention, nous sommes satisfaits qu’ils n’aient
pas le loisir de torturer des êtres sans défense dont ils se
sont faits une triste et peu digne spécialité.

Vous avez pleine conscience,
M Ismaël Omar Guelleh, que votre régime despotique et corrompu
est à l’agonie ; le jour est proche où avec les populations
djiboutiennes le Gouvernement en Exil vous forcera à abdiquer si vous
en avez le temps ou si vous ne vous êtes pas enfui du pays d’ici là.

Mohamed
Saleh Alhoumékani
Ancien
Officier de la Garde présidentielle

06/05/03 (B196/2) La justice injuste de Guelleh. Pourquoi Alhoumekani a-t-il été traduit devant le Tribunal. Parce qu’il est d’origine Yéménite ? Sinon, je ne vois pas la raison, car il n’est pas le seul à avoir témoigné en France sur l’affaire Borrel. Racisme guelléien ? (Lecteur)

Je suis un fidèle lecteur de votre site car il prend vraiment la défense
des Droits des gens à Djibouti et surtout de ceux qui sont emprisonnés
par ce regime, sans condamnation légale par une Justice indépendante.

Si je me permet d’intervenir aujourd’hui, en vous demandant de publier ma
lettre c’est parce que j’ai assisté au procès de M.Mohamed Saleh
Alhoumekani.

Ce que ,je peux vous dire, M.Schaal, c’est que j’ai eu l’impression d’assister
à une piece de theatre à la façon ismalienne, comme l’a
dit M. Alhoumekani sur les ondes de RFI.

Ce jour-là, j’ai compris pas mal de choses. En plus du non respect
des Droits de l’Homme, de la corruption ,du vol organisé, des disparitions
mysterieuses à la charde de cette équipe de voyous au pouvoir
dont le Chef est Ismaïl Omar Guelleh, il y aussi des problèmes
de racisme et de tribalisme.

Si je me souviens bien, Ahoumekani n’a pas été le seul à
témoigner dans l’affaire borrel et il n’était pas non plus le
seul à mettre en cause ces voyous de Mahdi et d’Hassan Said, il y avait
aussi le juge Saïd Mohamed Saïd dit « Saïd Gauche ».

On m’a dit qu’il avair trouvé refuge en France et qu’il avait été,
lui aussi, entendu par la Justice française et qu’il avait fait une
déclaration reprise par Le Figaro début 2000. Il y aussi Abdourhaman
Yacin, un ancien diplomate en poste à Sanaa au Yémen. Il est
passé à la television sur TF1 et dans Le Figaro.

Yassin a été entendu, lui aussi, par la Justice française.
Sans oublier le cousin d’IOG, M.Iftin, qui a fait pire, dans une déclaration
en faveur d’IOG à Djibouti signée sous la contrainte (selon
le reportage de Canal+ que j’ai pu voir grâce à une cassette
prêtée par des amis et qui a fait le tour de la Ville puisqu’IOG
voulait nous empêcher de la voir
) qu’il a contredite dès
son arrivée en Belgique.

Pire encore, nous avons entendu sur la même cassette, Hassan Saïd
qui reconnaissait effectivement qu’il y avait bien eu une réunion au
Palais de l’Escale ce jour-là. Il montre même où Alhoumekani
se trouvait.

Et il ajoute qu’il dispose d’autres méthodes et des gens formés
pour éliminer ‘si on le voulait’ des témoins gênants.

J’ai donc assisté à un procès bidon dont la sentence
était écrite d’avance. Cela m’a rappelé la fois où
IOG, qui voulait faire condamner Maître Aref, avait choisi tout spécialement
un Juge d’origine arabe M.Saïd Abkar.

Eh bien maitenant, il a fait l’inverse avec un Juge non arabe pour condamner
une personne d’origine yéménite.

C’est cela la Justice au royaume de Guelleh. Espérons que l’avenir
permettra de rétablir la vérité.

04/05/03 ( B196) CONDAMNE POUR AVOIR DIT LA VERITE ! Il n’y a que la Justice djiboutienne aux ordres de Guelleh qui puisse commettre une pareille monstruosité. (Cf dépêches AFP); Par cet acte, GUELLEH signe-t-il un aveu de culpabilité ?

 

COUP
DE THEÂTRE
CE DIMANCHE MATIN
AU PALAIS DE JUSTICE
DE DJIBOUTI

(Radio
trottoir en direct)

Un
témoin inattendu s’invite à l’audience, au moment où la sentence
condamnant Alhoumekani devait être rendue.

Les
magistrats présents, les avocats
et le public comprennent que c’est
le SPECTRE du Juge Bernard Borrel qui vient réclamer Justice contre ses
assassins et contre ceux qui s’apprêtent à condamner l’homme qui
a dit la vérité.

Le
Président du Tribunal a fait promettre à chacun de garder le secret
le plus absolu sur cette étrange apparition … qui a jeté l’effroi
et le doute, sous peine de condamnation … pour diffusion de fausses nouvelles,
comme il sait si bien le pratiquer habituellement, en complicité avec le
procureur Djama « Grandes oreilles » !

_________________________
Note de l’ARDHD

En
faisant condamner Alhoumekani, pour ses déclarations devant la justice
française, Guelleh signe-t-il l’aveu de sa culpabilité ?

La
question est posée, car il vient de faire condamner un innocent pour essayer
de se protéger ? Est-ce une preuve suffisante ? Seule une cour de Justice
indépendante (probablement française) pourra le dire.

Mais
en attendant, nous constatons qu’Alhoumekani a été condamné
pour avoir répété ce qu’il avait entendu lors d’une conversation
qui réunissait au Palais de l’Escale, le lendemain de la mort du Juge Borrel,
plusieurs personnes, dont Alain Romani, Mahdi Cheik, Hassan Saïd, Awalleh
Guelleh et IOG.

Nous
ne sommes pas des juristes, mais nous avons entendu clairement Hassan Saïd
sur Canal + qui confirmait à Bernard Nicolas que cette réunion avait
bien eu lieu et il montrait à la fois le lieu de la réunion et l’endroit
où se trouvait Alhoumekani. L’enregistrement sonore a été
diffusé à plusieurs reprises sur notre site et il est sans ambiguïté.

Nous
en saurons plus avec l’instruction de la plainte qu’Alhoumekani a déposé
devant la justice française contre Madhi, Hassan Saïd et les autres
tristes comparses de cette affaire de meurtre.

Comme
nous le disons depuis quelques semaines, le régime de Guelleh est au bord
de la déroute. Guelleh sait que l’étau de la justice se resserre
dramatiquement autour de lui et que ses proches commencent à être
inquiétés personnellement (cf la déroute de Mahdi, recevant
une convocation à l’Ambassade de Djibouti à Paris et qui fut obligé
de se cacher dans un misérable hôtel parisien, avant de s’enfuir
en passant par une autre destination).

Guelleh
essaye de gagner un peu de temps et il utilise les vieilles recettes des dictateurs
qui consistent à faire des procès politiques et à incarcérer
à tour de bras. (Témoin DAF par exemple)

Combien
de temps va-t-il pouvoir encore tenir ? Trois, quatre mois, jusqu’à la
fin de l’année ? A notre avis ce pourrait bien être le maximum. Après
la fuite, l’exil, la Cour pénale internationale ?

La
belle démonstration de la dépendance de la Justice djiboutienne
et de la condamnation d’un homme au motif qu’il a dit la vérité,
ne devrait pas être vue d’un bon oeil par les capitales occidentales, ni
par les USA, ni par la Communauté européenne.

En
tout cas, en provoquant aussi stupidement Alhoumekani, Porte-parole du Gouvernement
en Exil, Guelleh ne peut que développer la haine et générer
l’émergence d’un groupe, ayant la capacité à court terme,
de se poser en opposants crédibles et d’offrir en plus, sur un plateau,
aux chancelleries occidentales, une solution possible de remplacement…

Reste
que c’est le peuple djiboutien qui choisira ses propres dirigeants, sur la base
d’élections libres comme nous le souhaitons ….. Et nous donnons peu de
chances à Guelleh dans ce nouveau contexte !

En
tout cas, ce jugement laissera certainement des trâces et nous ne serions
pas étonnés que la population exprime à Guelleh son ras-le-bol face
à toutes ces comédies honteuses et humiliantes : pensez donc que
ce jugement a été rendu « Au nom du Peuple djiboutien ».
Nous ne pensons pas que le Peuple djiboutien soit vraiment d’accord pour que l’on
utilise sa souveraineté aux fins de masquer la culpabilité possible de
ses dirigeants.

_______________________________
Extrait de l’AFP

Affaire
Borrel: Alhoumekani condamné à Djibouti à un an de prison
ferme

DJIBOUTI,
4 mai (AFP) – Mohamed Saleh Alhoumekani, un ancien membre de la garde présidentielle
djiboutienne, a été condamné dimanche à Djibouti à
un an de prison ferme pour « diffamation » dans un des volets de l’affaire
du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort en 1995 à
Djibouti.

La chambre
correctionnelle de Djibouti a en outre condamné par contumace M. Alhoumekani,
réfugié en Belgique, à une amende d’un million de francs
djiboutiens (5.500 dollars environ).

Le
président du tribunal Maki Abdoulkader lui a enfin réclamé
un franc symbolique pour la partie civile et la publication du dispositif du jugement
par plusieurs journaux français et djiboutiens aux frais du condamné.

Au
cours de l’enquête, le témoignage de M. Alhoumekani avait implicitement
mis en cause l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh.

Dès
le début de l’affaire, la police et la justice djiboutiennes avaient conclu
à un suicide par le feu du juge Borrel, alors conseiller du ministre djiboutien
de la Justice.

Mais
la veuve du juge, Elisabeth, a toujours clamé que son époux, dont
le corps a été trouvé à moitié carbonisé
au bord d’une piste au milieu du désert, avait été victime
d’un « assassinat politique ».

La
chambre correctionnelle de Djibouti avait siégé les 29 et 30 avril
dernier à la suite d’une plainte pour « diffamation et propos calomnieux »
du directeur de la sécurité nationale Hassan Said Khaireh et du
chef d’état-major de la gendarmerie nationale Mahdi Ahmed Cheikh.

En
décembre 1999, M. Alhoumekani, membre de la garde présidentielle
au moment des faits, a affirmé avoir entendu, le jour de la mort du juge,
une conversation au cours de laquelle un groupe de cinq hommes, dont MM. Khaireh
et Cheikh, annonçait à M. Guelleh, alors directeur de cabinet du
président djiboutien Hassan Gouled Aptidon, que « le juge fouineur
était mort » et « qu’il n’y avait pas de trace ».

La
chambre correctionnelle a suivi la demande du procureur de la république
Djama Souleiman Ali qui avait requis la peine maximale, soit un an de prison ferme.

Le
ministère public et la partie civile ont, lors du procès, soutenu
que la mort du juge Borrel était bien due à un suicide, et que la
République de Djibouti et son président ont fait l’objet d’une « médiocre
conspiration politico-médiatique », selon les propos de Me Francis
Szpiner, du barreau de Paris.

La
justice française enquête également sur l’affaire Borrel afin
de déterminer s’il s’agit d’un suicide ou d’un assassinat. Elle n’a ni
élucidé ce dossier, ni prononcé de non-lieu plus de sept
ans après la découverte du corps.

01/05/03 ( B195) Mis en accusation dans l’affaire de l’Assassinat prémédité du Juge Bernard Borrel le 19 octobre 1995, Ismaël Omar Guelleh n’a d’autre alternative que de lancer, par personnes interposées, des procédures en diffamation à l’encontre de M Mohamed Saleh Alhoumékani alors que les témoignages à charge s’accumulent contre l’occupant du Palais de l’Escale.

Avertissement
de l’ARDHD : nous publions ce texte sous la responsabilité de l’auteur,
n’ayant pas les moyens de vérifier tous les points. Nous invitons les lecteurs
à se forger leur propre opinion.

 

Le
privilège d’un dictateur c’est qu’il pense pouvoir transgresser en toute
impunité toutes les lois, y compris et surtout celles de son pays tout
en se protégeant derrière une immunité toute apparente que
lui confère son rang et en nous jouant épisodiquement la scène
du supposé  » Chef d’Etat  » offusqué par les dénonciations
dont il est l’objet et les Vérités qui lui sont opposées.

Ismaël
Omar Guelleh nous en fait, depuis plus de 25 ans et plus assurément depuis
mai 1999, la plus évidente démonstration qu’il soit dans ce domaine,
sous l’œil attentif d’une opinion publique djiboutienne et étrangère
au pays qui a parfaitement compris les manœuvres et qui pour plus de 80 %
des personnes interrogées sur un site internet djiboutien ont estimé
récemment qu’il serait directement impliqué dans la mort du Juge
Bernard Borrel.

Le
cadre des accusations s’appuyant sur les témoignages et les preuves accumulées
réduisant d’autant son espace et vraisemblablement sur les conseils de
ses avocats, d’un système de défense embarrassé et malhabile
dans lequel il tenta de se protéger avec fébrilité, bafouillant
et allant jusqu’à tenter de faire retirer le micro aux journalistes français
comme ce fut le cas à Paris lors d’une récente visite, il est passé
à une stratégie de ripostes d’actions auprès de SA JUSTICE
de supposées diffamations par personnes interposées.

Les
Vérités exprimées par ses accusateurs le dérangeraient
au plus haut point car dévoilant tous les aspects de sa personnalité,
enjolivée par ailleurs par l’intermédiaire de la presse et des médias
locaux à sa solde.Cette stratégie de plaintes avec l’aspect théâtral
et le côté ubuesque dans lequel un  » avocaillon  » importé
de France et grassement payé pour la circonstance n’hésitera pas
au cours de l’audience à dénigrer une Justice française que
l’Etat djiboutien ne peut contraindre et acheter est une sorte de mode actuelle
qui fait sourire amèrement beaucoup de monde à Djibouti comme ailleurs,
tant la pratique est puérile et constitue une réponse qui dépasse
l’ignominie ; un coup d’épée dans l’eau et sans effet d’aucune sorte
du pouvoir djiboutien aux accusations justifiées, portées contre
Ismaël Omar Guelleh et après qu’il ait vainement tenté de faire
éliminer physiquement les principaux témoins de l’Affaire Borrel.

En
lançant dans le pays de tels procès en diffamation, sans convocation
de  » l’accusé « , la justice d’Ismaël Omar Guelleh s’est
discréditée un peu plus qu’elle ne l’avait fait jusqu’à ce
jour dans l’esprit de la Justice internationale démontrant de surcroît,
ainsi et une nouvelle fois, qu’elle n’a que faire des Lois djiboutiennes et internationales
comme de celles qui réservent à chaque accusé le Droit d’être
convoqué, de se défendre et d’être défendu par ministère
d’avocat quels que puissent en être les motifs invoqués et le bien
fondé des accusations.

La
Vérité sur l’Affaire de l’Assassinat programmé du Juge Bernard
Borrel est connue et Ismaël Omar est aux abois, il fait maintenant  »
tirer à boulets rouges  » tous azimuts n’hésitant pas par avocat
interposé à insulter la veuve d’un Juge honnête et intègre
qu’il a fait éliminer.M Elisabeth Borrel, une fois encore mise sur la sellette
et accusée de tous les maux, citée dans un procès Guellehien
en supposée diffamation contre M Mohamed Saleh Alhoumékani dans
lequel elle n’a rien à voir ; tout ceci ne faisant que confirmer l’isolement
de la justice djiboutienne, inexistante et inconditionnellement à la solde
de son seigneur et maître. En faisant produire à la barre et lors
de ces procès en diffamation de faux témoins, la justice d’Ismaël
Omar Guelleh les place par évidence en dehors de la Loi d’une future Justice
proche et djiboutienne qui ne manquera pas d’aller les chercher, un à un,
en responsabilités.

C’est
alors que ces faux témoins que la Justice Ismaëlienne a soit corrompus,
soit contraints, se retourneront contre elle et contre son ou ses donneurs d’ordres
et se verront dans l’obligation de se disculper, expliquant ainsi les raisons
pour lesquelles ils furent témoins d’une parodie de procès.

Plus
les faux témoins seront nombreux, plus les charges contre les donneurs
d’ordres seront aggravées.La perspective d’une condamnation par contumace
(qui nous a bien fait sourire) ou celle par défaut qui pourraient être
prononcée à l’encontre de M Mohamed Saleh Alhoumékani, qui
rappelons le ne fut jamais convoqué devant un quelconque tribunal djiboutien,
serait frappée de nullité car s’appuyant sur des vices de formes
évidents.

Ce
jugement serait sans aucun effet sur le plan international ; véritable
parodie de justice dépassant le ridicule dont le pouvoir actuel de Djibouti,
dans l’esprit de l’opinion publique locale et internationale, s’est faite une
grande spécialité.Afin d’aller plus loin dans le grotesque  »
Juridico-politico-mafieux  » et de l’occuper, avec tout le .. peu de respect
que cela implique…, nous conseillons vivement à Monsieur le Procureur
Djama Souleiman Ali de faire dépasser ses réquisitions et de nous
faire pondre un jugement du genre 2 années d’emprisonnement à l’encontre
de M Mohamed Saleh Alhoumékani, non assorti du sursis, avec une amende
de 5 millions de FD, d’attribuer 100 millions de FD aux supposées parties
civiles et de lancer une Commission rogatoire internationale à son encontre.

Il
n’y a plus de Lois à Djibouti, hormis celles d’Ismaël Omar Guelleh..
Monsieur le Procureur Djama Souleiman Ali n’est plus à un déni de
justice près !. 1 an d’emprisonnement et 5 500 euros d’amende à
l’encontre de M Mohamed Saleh Alhoumékani ce n’est pas suffisant car il
a commis un crime consistant à dire des Vérités !. Plusieurs
Cabinets d’avocats internationaux attendent le prononcé du jugement à
l’encontre de M Mohamed Saleh Alhoumékani pour en faire une très
large publicité qui ne manquera pas d’être relayée par la
presse et les médias internationaux qui portent une attention toute particulière
sur les  » subtilités  » de l’ersatz de justice djiboutienne actuelle
comme sur  » l’Ordonnateur « .

Pour
en revenir plus spécifiquement à l’Affaire Borrel, ceux qui, étant
sur place et dès le 19 octobre 1995, ont immédiatement réagi
pour faire accepter dans la précipitation la thèse officielle de
son suicide par immolation, en s’appuyant sur une hypothétique  » Raison
d’Etat  » bien pratique en la circonstance, sont parfaitement informés
des conditions exactes de sa mort et de l’impossibilité à ce qu’il
y ait eu suicide du magistrat. En prenant dans l’urgence certaines dispositions,
dont celle consistant à tenter de récupérer un ou des dossiers
que le Juge conservait à son domicile, ils ont clairement mis à
jour l’existence préalable d’une  » communauté d’intérêts
très élargie  » dans laquelle chacun a trouvé sa motivation
pour protéger ses propres avantages et pour qu’il y ait de ce fait élimination
du Juge français.

Dans
cette forme de partie d’échec chaque pièce avait et dispose encore
de nos jours de son  » territoire figé et protégé « ,
chaque droit et prérogatives sont admis par les autres pièces d’un
jeu pervers aux multiples facettes y compris l’existence de trafics de drogues
en provenance d’Asie et à destination de l’Afrique et des pays formant
le bassin méditerranéen, le blanchiment d’argent, le trafic de faux
dollars, celui d’armes mais surtout de matières interdites d’exportation
par les Conventions internationales et qui transitent par Djibouti en direction
du Kenya, de la Somalie (mogadiscio), vers le Moyen Orient via l’Irak.

En
entrant dans cette partie d’échecs pour tenter d’en comprendre le fonctionnement,
le Juge Bernard Borrel qui en a vraisemblablement mis à jour l’essentiel
et pas forcément tous les aspects que nous avons énumérés
n’a pas pleinement saisi qu’il devenait dès lors un danger potentiel pour
toutes les autres pièces du système  » faisant commerce  »
à Djibouti ; autres pièces du système cautionnant ce qui
fut décidé au Palais de l’Escale, et que son Statut de Juge français,
honnête et investi officieusement de pouvoirs d’investigations, ne le protégeait
pas dans le pays.Pendant longtemps la nébuleuse Affaire de l’Attentat du
Café de Paris en 1990 fut considérée comme le fil directeur,
principal objet des investigations menées par le Juge Bernard Borrel.Si
la clé d’entrée fut vraisemblablement cette affaire, bon nombre
d’éléments concrets viennent confirmer depuis des mois que ce ne
serait pas pour cette exclusive raison qu’il fut éliminé mais par
le fait qu’il aurait pu mettre en évidence, lors de ses investigations,
certaines collusions établies depuis fort longtemps. Aurait-il été
aidé dans ses investigations ?

Nous
pensons que c’est vraisemblablement dans la procédure de succession au
Président Hassan Gouled Aptidon qu’il conviendrait de rechercher quelqu’un
ou plus assurément un groupe de personnes ayant tout intérêt
à ce qu’Ismaël Omar Guelleh, désigné comme son dauphin
mais contesté au sein des instances du RPP, n’accède pas à
la magistrature suprême.Hypothèse me direz vous ? certes ! elle comporte
une certaine logique lorsque l’on sait ce que furent les complots au niveau des
personnalités politiques de premier plan à cette époque.
Les alliances et les mésalliances se succédèrent, les trahisons
aussi alors que, respectueux de la légalité républicaine
et quelque peu naïf mais honnête et foncièrement sincère,
le leader incontesté de l’opposition politique djiboutienne Mohamed Djama
Elabeh gagnait chaque jour des soutiens au sein des populations comme auprès
de ministres en place et qui ne se dévoilèrent pas après
sa « disparition » dont on connaît les raisons et qui a fait quoi
!.

C’est dans les
corruptions, trafic d’influence, trafics les plus divers, blanchiments et détournements
de budgets et d’Aides internationales impliquant des  » retours sur investissements
 » pilotés par un  » réseau parallèle  » étranger
installé dans le pays bien avant l’accès du pays à l’indépendance
et laissant au passage un substantiel profit à Ismaël Omar Guelleh,
qu’il conviendrait vraisemblablement de rechercher les raisons l’élimination
pour le moins précipitée du Juge Bernard Borrel.C’est, à
notre sens, dans les jours qui ont précédé la date fatidique
du 19 octobre 1995 que se trouverait probablement la motivation qui a forcé
 » le grand ordonnateur local  » à le faire éliminer dans
la précipitation.

Seraient-ce
des copies de virements bancaires contenues dans un dossier qui aurait pu lui
être remises par un  » dignitaire local  » ?…….Si rien ne prouve
l’implication du  » réseau parallèle  » comme décideur
de l’élimination du Juge Borrel on peut tout de même comprendre qu’il
l’encouragea par la participation effective dans la procédure d’assassinat
du Juge d’un peu honorable gérant de bar bien connu, membre dudit réseau.Sous
certains cotés, ledit  » réseau  » s’appuie sur une forme
de  » maffia  » aux divers intérêts et qui perdure en Afrique
francophone comme à la Réunion et en Nouvelle Calédonie ;
l’une de ses grandes spécialités serait le blanchiment de capitaux
importants en diverses monnaies et le transfert de ces sommes vers diverses directions
en dehors du pays … après  » nettoyage « .

La
première erreur d’Ismaël Omar Guelleh fut, malgré les cautions
dont il bénéficia dès septembre 1995, d’impliquer plusieurs
personnes dans l’élimination pour le moins précipitée du
magistrat français. Bien des points dont nous avons connaissance nous laissent
à penser qu’il y aurait vraisemblablement eu une forme de  » ratage
« , voire une certaine inexpérience par  » manque de professionnalisme
 » dans la procédure d’élimination du Juge Bernard Borrel.Sa
seconde erreur fut de penser que la Justice française puisse être
à ses ordres comme l’est sa propre justice à Djibouti.Sa troisième
erreur fut de tenter de faire procéder à l’élimination des
principaux témoins exilés à Bruxelles, dont M Mohamed Saleh
Alhoumékani.

Les
« assassins potentiels », appréhendés par les « services
belges en gare de Bruxelles Midi, auraient été très volubiles
dans leurs déclarations des heures qui suivirent leur arrestation.La dernière
erreur dans laquelle il persiste est de croire que sa position de Chef de l’Etat
lui garantirait toutes les impunités, sur son passé, son présent
et dans l’avenir. Il aura sur ce point bien des surprises dans les semaines à
venir.Reste à savoir où se trouvent les deux copies (à notre
connaissance) d’un dossier établi partiellement par le Juge Bernard Borrel
avant son Assassinat prémédité et objet de bien des recherches
?.

L’une d’elles
pourrait se trouver dans les mains d’un  » dignitaire local  » demeurant
à Djibouti et qui pourrait l’utiliser comme moyen pour se protéger
d’Ismaël Omar Guelleh, reste à localiser la seconde copie qui risquerait
de faire beaucoup de bruit lorsqu’elle sera confiée à un journal
à diffusion internationale et dont le contenu sera, tout ou partie, mis
sur la  » place publique « 

. »
La Justice reste et demeure le Droit du plus faible « .

Bouh
Warsama