30/04/2012 (B654) Sergent Ariko : purge au sein du corps de la garde républicaine (2ème partie)

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__________________ Pénurie d’eau !

D’abord, il faut signaler que les habitants de la capitale ont été privés d’eau depuis lundi soir. L’eau ne coulait plus à Djibouti ville. Pendant ce temps, le régime se limite à observer la population qui souffre.


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Une attaque d’Haramous « organisée » pour tester la Garde républicaine ?

L’objectif du plan préparé par Hachi, avec la complicité du secrétaire général de la présidence, était de tester les unités de la garde républicaine.

Par ailleurs chacun savait que Mahdi était plongée dans une forme de dépression depuis sa mise à l’écart du port de Djibouti, sur requête personnelle de la dernière dame, qui en voulait à son père Abdi Omar Guelleh parce qu’il s’était prononcé contre son mariage avec IOG. 

(J’ai préparé un rapport sur le sujet et il sera bientôt mis en ligne sur le site de l’ARDHD).

Certains affirment même  qu’IOG était personnellement au courant de ce plan diabolique.

Il est quand même étonnant que Mahdi ait pu arriver jusqu’au grand portail du palais de Haramous, alors qu’il faut franchir 3 check-points.

Impossible qu’il ait pu les franchir sans aide et sans être arrêté avant.

Est-ce que les unités de garde au palais de Haramous avaient reçu l’ordre de ne pas tirer sur le fils d’Abdi Omar Guelleh parce qu’il est membre de la famille ?

Au fond, le complot visait à écarter le colonel berger Mohamed Djama, mais il a mal fonctionné parce que le Berger en avait été avisé à la dernière minute.

Il est plus que probable que Mahdi avait été drogué pour qu’il parte ainsi seul à l’attaque de la résidence … de son oncle.

La mise en scène de ce film version famille IOG n’a pas surpris bon nombre de djiboutiens habitués à assister à ces numéros de cirque depuis que le gros chef a pris le pouvoir par la force et par le vol.

Voudrait-on nous faire croire que le jeune Mahdi ait pu forcer tous les barrages pour arriver sain et sauf au grand portail ?


La mise en scène est grotesque.

Tout le monde savait et Mahdi ne pouvait l’ignorer, que la dernière dame n’était pas là puisqu’elle se trouve en France pour assister sa fille qui vient d’accoucher à l’hôpital américain de Neuilly.

IOG se trouvait, lui, à Dikhil pour son faire son show devant une jeunesse délaissée.

On sait aussi que les unités de la Garde républicaine en faction au palais de Haramous sont bien équipées et qu’elles utilisent des chiens « bergers allemands » capables de détecter la présence d’un intrus dans un large périmètre.

Mahdi a certainement joué la comédie, mais les unités de la GR devaient avoir des ordres précis pour le laisser passer.

Par ailleurs les Djiboutiennes et les Djiboutiens se demandent où Mahdi a bien pu se procurer le Beretta qu’il destinait à impressionner son oncle chef de l’état ?

La mise en scène était bien préparée et elle s’est déroulée selon le plan de ses concepteurs. Ensuite, IOG a été conduit au camp Omar Aline. Pendant ce temps, les unités stationnées au palais d’Haramous jouaient aux cow-boys en tirant en l’air pour bien montrer que la sécurité du gros chef était entre de bonnes mains : les leurs !

Mahdi n’a pas été blessé bien que sa voiture ait été criblée de balles ? Bizarre, il n’a même pas été mordu par les bergers allemands de la brigade cynophile de la GR. Il a été juste arrêté et placé en détention jusqu’à l’arrivée du Colonel-berger.

IOG, très mécontent en apparence, ordonna l’ouverture d’une enquête rapide pour identifier les coupables de ce show, se gardant bien de dire officiellement, qu’il était au courant, à l’avance !

Sinon il aurait pu être tué !

On remarque aussi que dans ce moment intense (dit-on !) ni l’agresseur présumé, ni aucun homme de la Garde républicaine n’a même été égratigné ????

Mahdi était-il conscient des risques ? Probablement, mais sous l’effet de la drogue, il a été incapable de tirer. Il a juste fracassé le grand portail avec son véhicule.

Or au-dessus de ce portail il y a deux cameras  de vidéosurveillance qui enregistrent toutes les allers et venus. Quels secrets, les enregistrements ont-ils livrés ?

On peut supposer, qu’il y a du avoir des complicités a l’intérieur : les gardes auraient-ils reçu la consigne de ne pas tuer Mahdi pour éviter un scandale dans la famille d’IOG.

Le mariage d’IOG avec Paulette avait été l’origine de grandes tensions entre la famille Haid et celle d’IOG. N’oublions pas qu’elle était auparavant l’épouse de l’ancien premier ministre Abdallah Kamil.

Les afars ont considéré qu’IOG leur faisait affront. Ils attendraient, aujourd’hui encore le moment opportun pour la faire payer pour cette trahison.

Il aurait pu avoir été demandé à Mahdi de ne pas causer de dégâts importants dans le Palais mais de se limiter à faire peur à tous les occupants dont le gardien éthiopien et les femmes de ménage qui sont toutes issues de la tribu de la dernière dame.

Mahdi a du voir la voiture de son oncle qui rentrait d’une inspection de routine et il aurait foncé dessus en imaginant que son oncle se trouvait à bord.  Arrivé ensuite à la hauteur de la piscine où nage souvent IOG lorsqu’il fait chaud, le jeune Mahdi aurait perdu ses esprits et il se serait déshabillé. Le Damahi qu’on lui aurait fait ingurgiter auparavant, commençait-il à perdre ses effets ?

Trois gardes du corps, qui restent en permanence au palais, ont pu le maîtriser rapidement. L’autre fille d’IOG était devant son ordinateur : elle devait « chatter » sur FaceBook. Aussitôt, elle a été emmené en un lieu sur et Mahdi a été conduit à la direction de la sécurité nationale sise au plateau du serpent. 

Là il fut interrogé par les agents de Hassan Saïd pour connaître ses motivations exactes. Mahdi a commencé par dénoncer ceux qui l’ont manipulé et en particulier Ismaël Tani, le secrétaire général de la présidence. Il a été remis ensuite à son autre cousin, Mohamed Djama Doualeh, le Colonel-berger qui l’a escorté jusqu’à l’intérieur du camp Omar Aline.

IOG avait déjà eu le temps d’exiger une enquête rapide pour identifier les failles du système de la sécurité présidentielle. Le colonel berger a été pointé du doigt mais il s’est défendu en rappelant u’il était a Dikhil lors de l’attaque. La colère d’IOG s’est abattue sur le commandant de peloton de garde ce soir à la résidence de Haramous mer.

– Tout le peloton a été sanctionné.

Certains ont été renvoyés dans leur corps respectifs à savoir la gendarmerie et la brigade spéciale de la police nationale. Une véritable chasse aux sorcières s’est emparée du camp Omar Aline. 

– Pour IOG c’en est trop ! Son palais n’est pas assez surveillé.

On se rappelle qu’il y a plusieurs semaines, des Djiboutiens s’étaient dénudés devant IOG qui rentrait au Palais : une autre défaillance. Et avant cela, 3 djiboutiens ivres d’alcool avaient fait irruption devant la grille de l’avant poste de la Garde républicaine vers minuit. Deux avaient été abattus sur place et le 3ème capturé et remis au SDS.

D’autres soldats avaient « payé » la colère iogienne. Mohamed Djama en avait profité pour se débarrasser de tous les soldats qui lui faisaient ombrage. Les plus proches du dictateur avaient été envoyés, en punition pour 4 mois, à Doumera.

Hussein-Hassan-farahLe commandant Hussein Hassan Farah qui est techniquement responsable des unités qui montent la garde au palais de la présidence, de Haramous, de la résidence de Arta, de la résidence du Day et enfin de la résidence en construction d’Ali Sabieh, a aussi payé. 

Hussein Hassan avait été envoyé en punition à Doumera. Or il n’est responsable en aucune façon de cette machination.

Pour le dictateur, il faut éliminer les éléments qui ne sont pas surs, au sein de la garde républicaine.

Depuis qu’il a déclaré à Jeune Afrique qu’il passerait le témoin à la fin de ce mandat, les spéculations vont bon train dans le cercle fermé des barons du régime mal élu.

Pendant que la population se débat dans la misère, les Warabeys du régime préparent déjà l’après IOG.

Longtemps IOG a cherché celui qui serait capable de le remplacer.

Comme à ses yeux, Yacin Elmi Bouh, qui aurait pu prétendre à recueillir l’héritage, a failli à sa mission, il  veut quelqu’un de confiance qui saura le protéger des ardeurs de la justice française.

Il n’oublie pas que Paris a finalement arrêté le terroriste Carlos, longtemps recherché par la DST française. Il purge actuellement une peine de prison à perpétuité.

Il faut qu’il se protège avec son épouse : son remplaçant devra, avant tout, garantir qu’ils pourront passer une retraite dorée et tranquille.

Pas si facile que cela, car Paris n’a pas abandonné l’instruction pour l’assassinat du Juge Bernard Borrel.

Pour  la population, cette histoire montée de toutes pièces, est surtout révélatrice des angoisses et de l’incapacité d’IOG a maîtriser son système, qui lui explose progressivement entre les mains.

Aux termes de l’enquête conduite par le berger Mohamed Djama, c’est son second, le commandant Hussein Hassan Farah, qui a été écarté au profit du commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca.

– Ce dernier est le protégé actuel de la dernière dame.

Maintenant que Coca a obtenu les pleins pouvoirs, la dernière dame  n’a plus qu’un geste à faire : obtenir le limogeage du Colonel-berger et introduire le colonel Mohamed Ali Absieh qui est de sa tribu.

Plusieurs sous-officiers Mamassan ont déjà été écartés de la Garde républicaine et remplacés par d’autres personnes (Issak et Gadaboursi) sur les conseils d’Hachi et de Kadra.

La tribu Mamassan voit dans ces mises à l’écart, la volonté réelle de réduire son pouvoir au moment où IOG n’ose plus résister à Kadra Haid.

Mahdi qui a perdu la tête depuis ce jour, a été condamné à deux mois de détention, qu’il ne passera pas à Gabode mais chez lui.

C’est normal, car la justice d’ina Omar Guelleh ne condamne pas sévèrement les membres de sa famille … mais elle se rattrape sur les autres !

Garde républicaine - Djibouti

La Garde républicaine survivra-t-elle à cette guerre souterraine que se livrent les deux tribus Issa Mamassan et Issak ?

 

Le temps nous le dira…

Sergent Ariko
Londres

29/04/2012 (B654) Après deux reports au minimum, le Congrés bidon du RPP devrait s’ouvrir demain lundi 30 avril à 9h30 à La Corniche (Sgt Ariko)

Le Sergent Ariko vient de nous faire savoir que le Congrès du RPP devrait s’ouvrir demain lundi matin vers 9h30. Ce congrès avait été reporté à plusieurs reprises (au moins deux), probablement en raison de profonds désaccords entre les barons et de querelles de pouvoir.

Une nouveau numéro de cirque en perspective. Chacun pourra d’ailleurs se demander qui tire les ficelles : la Paulette ou son Chamelier.

25/04/2012 (B653) Sergent Ariko : Purge au sein du corps de la garde républicaine.

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Une petite mise en scène destinée à faire un coup médiatique.

Le peuple djiboutien, qui souffre beaucoup dans le contexte actuel, n’avait pas besoin qu’on lui présente un numéro de cirque. Il a décodé les tenants et les aboutissants et cela n’a pas impressionné beaucoup de monde.

Est-ce IOG qui a mis en scène “ce cinéma” pour tester et réorganiser sa garde républicaine, qui commence en avoir marre des missions policières qu’on lui confie.

Le plan aurait été conçu et mis en oeuvre par Ismail Hussein Tani, le secrétaire général de la présidence. Selon mes sources c’est lui qui aurait fourni au jeune dépressif Mahdi Abdi Omar Guelleh un pistolet Beretta afin qu’il aille “braver” son oncle.

Savait-il que son Oncle était absent ?

IOG s’était rendu dans les districts de l’intérieur pour aller présider une cérémonie en tout point conforme aux manifestations des années les plus sombres du régime soviétique.

Le gros chef est allé faire son numéro devant une jeunesse qui le rejette à 90 %.

Le jeune Mahdi avait reçu l’assurance que les unités de la garde républicaine ne le tueraient point s’il acceptait de faire ce sale boulot.

Savait-il que la finalité de ce complot est de se débarrasser de Mohamed Djama Doualeh ?

Mohamed Djama DoualehDepuis 1999 Mohamed Djama commandait en sous main, les unités de la sécurité présidentielles. Puis en 2004 il débarque, avec l’appui de la dernière dame, le colonel Abdi Dembil. Depuis cette date le colonel berger règne en maitre absolue sur la caserne Omar Aline de la Garde républicaine.

Mais ses frasques et ses imbécilités ont fini par agacer le couple présidentiel.

On se rappelle qu’un jour pour pouvoir passer ,il avait du gifler en pleine cour de la présidence son supérieur le colonel Hassan Saïd puis insulter en public la dernière dame. Pourtant c’est elle qui l’avait aidé à débarquer Abdo Abdi Dembil un paisible officier non Mamassan.

Pour IOG et Hachi, son conseiller, Mohamed Djama est devenu trop dangereux.

D’ou l’idée de  ce complot organisé comme une mise en scène afin de le tester d’abord, puis de l’accuser ensuite d’avoir failli à sa mission de protection du président de la république.

Mais Mohamed Djama a été informé du plan par Hassan Saïd et il est parti avec « le gros » à Dikhil.

Mohamed Ali ObsiehDe son côté, Kadra Haid rêve de promouvoir son protégé le colonel Mohamed Ali Obseih, afin qu’il prenne le commandement de la garde présidentielle, aidé en sous-main par son cousin, le commandant Ibrahim Abdi Farah dit coca.

20/03/2012 (B648) Sergent Ariko : message de condoléances adressé au corps de la Gendarmerie et à la famille du défunt lieutenant Mohamed Awaleh Cheik.

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Je viens d’apprendre le décès, en Côte d’Ivoire du lieutenant de Gendarmerie Mohamed Awaleh Cheik.

C’était un brillant officier de Gendarmerie. Il avait commandé la brigade d’Ambouli. Dernièrement, le régime lui avait confié le commandement du Centre de la Gendarmerie qui regroupe les brigades des villes d’Arta, Douda, Damerjog et Ambouli.

C’est une zone où les contrebandiers s’organisent. A la nuit tombée, après avoir passé la frontière djibouto somalilandaise ils viennent écouler leurs marchandises à Djibouti. Le régime, qui voit des ennemis partout, a demandé à la Gendarmerie d’enquêter sur cette contrebande. Le sous-lieutenant Mohamed Awaleh et ses hommes de la brigade d’Ambouli et ceux d’Arta ont pu arrêter pas mal de contrebandiers … mais la moitié se réclamait du régime !!!

Chaque contrebandier travaille pour le compte d’un haut dignitaire du régime.

Le sous-officier Mohamed était déstabilisé, à chaque fois qu’il arrêtait des contrebandiers et que les barons du régime lui donnaient l’ordre de les relâcher sous peine de sanctions …

La contrebande a pris de l’envergure et cela nuit gravement aux finances du pays. Les soldats américains, qui s’entraînent la nuit, ont demandé à ce que l’état RPP fasse des progrès pour arrêter cette contrebande, qui perturbe leurs exercices de combat de nuit. Le régime a ouvert, en 2007, une brigade à Damerjog à la demande aussi de son ex-ami devenu son ennemi, Abou Yasser, d’origine saoudienne qui exporte le bétail du Somaliland vers les pays du golfe. La brigade de Damerjog, qui est la plus grande brigade, a été inaugurée par IOG en 2007.

Le sous lieutenant Mohamed Awaleh Cheik en a pris le commandement. Mais les premiers résultats obtenus ont fortement déplu à IOG et à Hassan Saïd, le chef de la sécurité.

Tous les contrebandiers, que les hommes du sous-lieutenant Mohamed Awaleh avaient arrêtés, travaillaient pour IOG depuis le Somaliland !!

Pour le punir (?), le régime lui colla une semaine d’arrêt à son domicile. Heureusement il a été secouru par le colonel Abdi Bogoreh Hassan, chef d’état major de la Gendarmerie. Le régime avait alors reculé et il avait annulé la sanction. Les officiers de la police du Somaliland, basés au poste frontière de Loyahada, ont alors adressé leurs félicitations au sous-lieutenant Mohamed Awaleh …

On imagine que cela n’a pas été du goût du régime qui a fini par se méfier de cet officier brillant qui fourrait son nez dans ses affaires. En 2009 le colonel Abdi Bogoreh l’a promu lieutenant, après qu’il ait pu déjouer une affaire d’Etat entre le Somaliland et Djibouti. Le régime accepta de lui accorder les galons mais il se méfiait de cet officier qui prenait sa tâche à cœur, de jour, comme de nuit.

Contrairement à la majorité de ses collègues, le lieutenant Mohamed Awaleh Cheik ne broutait pas et ne fumait pas : c’est l’un des rares officiers que j’ai connu dans toute ma carrière, qui évitait cela.

C’est lui qui avait arrêté, sans aucun concours ni de l’état RPP ni du SDS, le meurtrier du jeune docteur assassiné en 2004 sur la route de Venise par des agents de la sécurité yéménite recrutés pour la circonstance.

Ce jeune docteur qui était fraichement sorti de l’école de médecine du Mali avait découvert un vaste trafic d’organes à destination des pays européens. Médecin-chef de la ville d’Ali Sabieh, il avait alerté son ministre, Abdallah Abdillahi Miguil. Savait-il que le « gardien » (je veux dire le ministre Warabey Kalayieh) était les yeux et les oreilles du couple royale dans ce ministère.

Aussitôt, l’ordre de le liquider a été décidé en haut lieu. Le jeune docteur, qui était en compagnie de sa fiancée, sur la route de Venise, a été sauvagement abattu. L’enquête confiée à la police n’a rien donné.

Il a fallu l’intervention de ce commandant de brigade pour identifier, en un temps record, les coupables. Mais ils avaient déjà pris le large vers le Yémen.

A défaut, leurs complices djiboutiens, qui les avaient aidé, ont été tous arrêtés. Le régime le décora de la médaille d’honneur (commandeur de l’ordre national du 27 juin) avec une lettre de félicitations personnelle du dictateur.

Mais officieusement ce lieutenant devenait gênant pour ce régime mal élu, qui le supportait tant qu’il avait besoin de lui. Le commandant de brigade a contribué à ramener la fierté qui manquait dans la Gendarmerie.

Mais le problème se reposa quand il démantela une énorme affaire dans laquelle étaient impliqués des gros bonnets du régime. C’est alors que son protecteur, le colonel Abdi Bogoreh Hassan fut éliminé par le régime.

Meurtri par l’assassinat de son patron par le régime, le lieutenant Mohamed Awaleh avait perdu le moral. Il assistait impuissant au développement du banditisme qui franchissait sans encombre la frontière somalilando-djiboutienne.

C’est alors que le régime l’envoya en Côte d’Ivoire comme casque bleu en compagnie de l’adjudant Hassan Saïd Awa, patron du SRD, de l’adjudant Cheik Sharif ex-chauffeur du colonel Mahdi Cheik Moussa, de l’adjudant Mahamoud dit Hano de la brigade d’Enguela et plusieurs sous-officiers de la Gendarmerie, tous mal aimés du régime RPP.

Suite aux accrochages entre les jeunes et la multiplication des jets de pierres, le régime le rappela pour rétablir l’ordre. Dernièrement, en l’absence du commandant Hussein Nour Dalieh dit lagi, patron de la compagnie de Djibouti, le lieutenant Mohamed Awaleh Cheik fut nommé, a titre provisoire, commandant de la compagnie de Djibouti.

Il avait fait arrêter des jeunes qui avaient volé un butin.

La rue calmée, le régime le renvoya en Côte d’Ivoire. Il souffrait d’une maladie des yeux. Opéré, il ne s’est pas réveillé de l’anesthésie.

Djibouti perd ainsi un grand homme et un grand officier.

Au nom de la nation djiboutienne et de l’opposition en lutte contre l’injustice, que lui-même avait combattue, j’adresse à sa veuve, à sa famille, à ses proches et à tous ses collègues, ceux qui sont en Côte d’Ivoire et ceux qui sont à Djibouti, mes condoléances les plus attristées.
I
nalilah wa ina rajihoun.

A Allah nous appartenons et vers Allah nous retournerons.

Sergent Ariko
Ton camarade de promotion.
Londres

17/03/2012 (B648) Chroniques du Sergent Ariko : un regime a l’agonie. Non merci les djiboutiens ne sont pas des moutons.

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J’invite toutes les djiboutiennes et les djiboutiens et tous nos amis démocrates à consulter ma page sur FaceBook pour suivre les infos du pays…

– Le congrès du RPP remis à une date ultérieure.
Le régime avait décidé de convoquer les assises du RPP dont l’anniversaire tombe le 4 mars.

Mais il n’avait pas compté sur le fait que nous diffuserions au grand jour, des informations secrètes sur les règlements de compte en préparation au niveau du Bureau politique.

Est-ce parce que ses projets ont été éventés, que le chef du régime a décidé d’ajourner ces assises jusqu’à nouvel ordre ?

Deux hypothèses me semblent possibles :

1°) Le climat politique
Nous avions décrit le climat politique très lourd qui plane sur la République de Djibouti. Les querelles et les litiges se multiplient au sein de la coalition et elles sont rendues publiques. L’UMP n’a pas toujours pas digéré l’échec historique qu’il a encaissé aux dernières élections municipales. Le peuple djiboutien encouragé par les religieux, a massivement dit « NON » à ce régime dictatorial et sanguinaire qui asservit le peuple et qui l’a ruiné.

Le dictateur n’a pas supporté que sa coalition puisse être rejetée comme cela et sans appel et il lui faut des coupables. Mais il oublie que les djiboutiens ne sont pas des moutons qu’on utilise un jour et que l’on rejette le lendemain dès lors que l’on n’a plus besoin d’eux.

En premier lieu, il s’en est pris à son premier ministre l’accusant d’avoir mal organisé cette élection. La « vache qui rit » a répondu en accusant le staff de l’UMP de n’avoir pas anticipé les aspirations de cette jeune opposition qui refuse de subir le sort de leurs parents et de n’avoir pas non plus su canaliser les jeunes militants de l’UMP (qui sont en majorité à la botte du régime et d’autres courtisans) : en un mot, il les accuse d’avoir prononcé l’arrête de mort de l’UMP.

Devant ses ministres, qui ne sont tous que des loups affamés, le chef du régime n’a pas caché son ras-le bol les accusant d’incompétence et de tous les maux. Car la situation devient critique.

2) Le manque d’argent.
Sans liquidités, IOG ne dispose plus des moyens pour corrompre certains vieux et tous les autres Warabeys. La population n’a pas apprécié que Dileita fasse débloquer plusieurs millions pour assurer la victoire de son premier conseiller, mais toujours employé du SDS.

A peine élu, Abdourahman TX n’a rien fait en faveur des habitants de Balbala dont les maisons viennent d’être rasées par la police. Pourtant hier encore, il jouait les « Robin des bois » devant cette population mise à mal par la mauvaise gestion des finances publiques érigée en système de gouvernement. Le lendemain, il s’est réinstallé confortablement à Haramous où de son point de vue l’air est certainement meilleur qu’au milieu des banlieues de Balbala.

Ce congrès aurait pu être l’occasion pour les membres du comité exclusif de régler leur différends, en étalant devant une opinion publique déjà hostile au régime les sourdes tensions et querelles qui battent leur plein au sein du vieux parti le RPP.

IOG a compris que la tribune du RPP serait une estrade pour échanger des insultes et il a annulé le congrès, pour sauver la mise du parti. Du haut de son perchoir, secrétaire général du parti et président de l’AN, Idriss Arnaoud a lu un communiqué officiel pour saluer l’anniversaire du parti, mais la RTD a oublié de filmer l’événement … Seule l’ADI s’est fendu d’un petit article sans grand intérêt.

Mais qui a vraiment compris la nouvelle ?

En bref, le congrès du RPP n’a pas eu lieu. Merci à l’ARDHD qui a fait connaitre au monde entier la défaillance du parti état.

– L’ADI dans la tourmente ?

Un climat social très lourd se serait installé au sein de l’agence djiboutienne d’information. Les journalistes et les employés ne sont pas contents. Le mot grève a été lancé pour contraindre le ministre Abdi Houssein à prendre ses responsabilités et à engager des négociations discrètes avec les salariés en prenant bien soin de ne pas salir son image de 1er millionnaire du pays.


= La “quête de l’oseille” !

À Djibouti le régime, qui a peur d’une révolte de rue, envoie ses ministres pour tenter d’obtenir de nouvelles sources de financement.

Le ministre des affaires étrangères s’est d’abord rendu en Arabie saoudite avant de s’envoler pour la République de Kazakhstan.

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On se souviendra qu’IOG était déjà allé dans cette République pour demander une aide, que les Kazakhs avaient refusée, classant le dossier aux oubliettes.
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Mahamoud Ali Youssouf y est retourné pour rencontrer les dirigeants afin de renouveler la demande. Il était accompagné de Syadine Bamakrama, (ambassadeur de Djibouti auprès de l’Arabie saoudite et ancien numéro deux du protocole de la présidence de la république recyclé d’abord comme conseiller au consulat de Djibouti à Djeddah du temps du consul Mohamed Aden Waiss dit Chey).

Mahamoud Ali Youssouf ne comprend-il pas le langage diplomatique ? Lorsque des dirigeants des anciennes républiques du bloc soviétique, ont dit NON, eh bien c’est NON…

Mahamoud Ali Youssouf propose aux Kazakhs de faire transiter leurs marchandises via le port de Djibouti qui subit une perte d’activité considérable.

A Djibouti le peuple gronde et le pouvoir ne l’ignore pas. Il a déjà menacé les fonctionnaires de licenciement s’ils participaient aux manifestations. Le régime utilise le chantage pour tenter de faire baisser la tension et aussi pour tenter de maitriser la population.

IOG a promis le changement, mais il est incapable de tenir parole et le peuple à 99,99 % souhaite son départ.

Depuis que les bailleurs de fonds ont fermé la majorité des robinets et ne disposant plus des moyens financiers pour assurer le minimum vital au pays et pour acheter des personnages faibles, l’État se trouve au bord de l’asphyxie générale. Bientôt il ne pourra plus payer les salaires des fonctionnaires. IOG sait que l’heure est grave.

C’est pourquoi, il envoie ses ministres faire la quête a l’extérieur. Son ministre des affaires étrangères est rentré bredouille de sa mission. La Russie qui était occupée par les élections présidentielles n’a pas trouvé le temps de recevoir Abdi Ibrahim Absieh l’envoyé d’IOG. (Celui qui a mis à genoux l’éducation nationale …).

– Le port, au bord de la faillite

Le port est pratiquement en faillite. Mais le régime n’aime pas le prétendant Bolloré, qui a fait une offre de reprise. Ne sachant plus quoi faire pour sauver le port, qui est au bord du dépôt de bilan, IOG a délégué à Doha, Ali Hassan Bahdon qui officie comme ministre du travail.

On se demande ce que le ministre pourrait demander aux Qataris qui connaissent tout de Djibouti, de son régime et de ses mauvaises pratiques. Le seul espoir, serait une visite personnelle d’IOG à son vieil ami l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani.

– Guelleh « convoqué » par l’Émir du Qatar à l’occasion du sommet sur les « Télécoms »

Toujours disposé à enjoliver les choses, l’ADI voudrait nous faire croire qu’IOG a répondu à une aimable invitation de l’Émir pour assister au sommet arabe des Télécoms. Mais en réalité, c’était une convocation ferme, portant sur deux points précis.

À Doha après le sommet de la télécommunication dont IOG a prononcé un discours axé sur la télécommunication. Il a oublie de dire pourquoi le patron de Djibouti télécom l’ingénieur Abdourahman a mis en place 8 numéros. Il a ajouté le numéro 77 a partir de ce mois de mars.

Pourquoi 77 ? Parce que c’est l’année de notre indépendance ! Les fixes ont un numéro tandis que les cellulaires en ont un autre. Cela cache-t-il une nouvelle tactique des espions chinois payés par le régime pour surveiller ceux qui dénoncent le pouvoir ou qui informent les opposants qui sont à l’extérieur de la situation critique de Djibouti ?

En tout cas la population demande des explications à Djibouti télécom pour l’attribution de ces nouveaux numéros.

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La question érythréenne
L’émir du Qatar n’apprécie pas que Djibouti traine des pieds dans la reprise des négociations secrètes entre Djibouti et l’Érythrée. Comme Djibouti ne joue pas franc jeu, Asmara a demandé au Qatar de régler le litige afin que le conseil de sécurité de l’ONU puisse revoir la question, lorsque les prisonniers seront libérés de part et d’autre.

Mais Guelleh ne l’entend pas de cette oreille et au lieu d’un échange de prisonniers, il veut que l’Érythrée libère en premier les prisonniers djiboutiens.

Il n’avait pas apprécié le fait que son ami yéménite tente de les réunir (par surprise ?) à Sanaa pour régler la question et il avait refusé de parler au dictateur érythréen. Même le Qatar avait été choqué à l’époque de cette ingérence yéménite dans les négociations qu’il préside.
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Pour se rendre à la conférence, IOG a été contraint de faire appel aux moyens aériens de son ami. D’ordinaire il utilisait son avion personnel pour ses promenades dans les pays qu’il aime.

Mais … depuis que la délégation du FMI est venue à Djibouti demander des comptes sur cet avion qu’il a hérité de son ami et dictateur comme lui le camerounais Paul Biya, l’avion est au repos.

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L’émir du Qatar lui a envoyé un avion militaire appartenant à l’armée Qatarienne, profitant du fait qu’il était venu livrer des matériels au détachement d’interposition stationné à Doumera. Ces militaires en ont marre et ils auraient demandé à rentrer au pays, à partir du moment où les deux pays respectent le cessez-le-feu
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Le leader érythréen a été aussi convoqué par l’émir du Qatar afin que les deux hommes puissent se voir et discuter.

– La main secrète d’Israël dans les équilibres régionaux ?

Asmara a été discrètement poussé par l’état d’Israël (qui entretient de solides liens avec l’émir du Qatar – le premier conseiller de l’émir est l’ancien conseiller du premier ministre israélien Shimon Perez – afin que celui-ci prenne langue avec Djibouti pour régler définitivement le litige qui oppose les deux États depuis 1988, date à laquelle les premiers soldats d’Asmara avaient envahi des portions non surveillées de Djibouti.

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Israël veut mettre fin à ce conflit. Un article, paru dans une revue datant de 1989, époque à laquelle le régime de Hassan Gouled avait reçu des armes de guerres de la part de Saddam Hussein pour mater les frères afar du nord dont l’AROD (association pour la restauration de l’ordre et de la démocratie -ancêtre du FRUD) avait donné des sueurs froides au régime RPP.

Il avait été clairement été écrit que la sécurité de l’état d’Israël dépendait de la sécurité de la république de Djibouti par où passe presque la totalité du trafic maritime international. Hassan Gouled l’avait déjà dit dans une interview à la BBC en 1976.
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– Le déplacement de Guelleh à Doha. Une autre mission : acheter des armes pour la G.R. ?

La seconde raison du déplacement de IOG, outre de fournir des explications à l’émir du Qatar en a assez que Djibouti effectue sans arrêt des voltefaces.

IOG avait envoyé son ministre du travail Ali Hassan Bahdon et le chef d’état major de sa garde républicaine, le Colonel berger Mohamed Djama Doualeh pour acheter des matériels militaires pour sa garde. Il a visité plusieurs casernes de la garde républicaine du Qatar et il a demandé si ce pays pouvait fournir des chevaux à la GR pour concurrencer ceux de la police nationale (et son ennemi le Colonel Abdillahi Abdi) qui ont été offerts par le Soudan.

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Pourtant les deux hommes ont partagé le même sort : on se souvient qu’ils ont failli être éliminés par le régime qu’ils servent.

Cette photo prise lors de la fête de la garde républicaine prouve la communauté entre ces deux personnages qui ont échappé chacun et par miracle à une mort annoncée, mais cette union de façade cache mal la tension qui persiste entre les deux hommes.
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Au Qatar le berger a signé plusieurs accords de défense aux termes desquels, les officiers de la garde républicaine iront se perfectionner dans les écoles militaires au Qatar comme ce fut le cas au Soudan.

En effet, il n’est plus question d’envoyer des militaires en formation en Allemagne, depuis que deux d’entre eux se sont fait « la malle » en allant solliciter l’asile en Suède, ce qui avait provoqué la colère de l’État-major de la GR …

Le régime craint une révolte à l’égyptienne. Il renforce discrètement ses armes pour avoir la capacité d’anéantir tout début de contestation. Et il privilégie la GR au détriment de la gendarmerie, qu’il accuse de paresse et de la Police nationale qui croule sous les tâches. Les accords avec le Yémen sont importants, puisqu’ils sont censés remplacer les anciens accords devenus caduques qui avaient été signés avec le Yémen, dont la garde républicaine n’a pas pu empêcher la chute du président Ali Abdallah Saleh.

Le colonel berger n’a pas oublié d’inviter son collègue de la garde républicaine du Qatar à visiter les installations flambant neuves de son unité.

Envoyé en mission à Doha pour s’enquérir sur les méthodes de travail de la garde républicaine qatarie, le berger qui ne parle pas un mot d’arabe a du se faire assister par le capitaine Mimouna Abar et le sous-lieutenant Ahmed Hachi qui lui servaient d’interprète. (le sous-lieutenant Ahmed Hachi (ex-chef des motards de la GR sous Gouled qui avait été mis à l’écart par le commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca)

Le colonel Mohamed Elmi, chef du cabinet militaire de la présidence, faisait partie aussi de la délégation, alors qu’il aurait du se rendre en Turquie. Mais IOG a fait retarder son déplacement dans la perspective de l’ouverture d’une ambassade à Ankara. En effet, compte-tenu de la bonne santé de l’économie turque, IOG a préféré ouvrir une ambassade à Ankara plutôt qu’en Afrique du Sud.
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Mimouna Abar, une jeune fille, promue capitaine sur ordre de la dernière dame de Djibouti.


Mimouna est sortie de l’école des services de santé du soudan. La jeune fille a obtenu un simple diplôme infirmière major et non de docteur. On n’achève pas une formation de docteur en trois ans mais en 10 ans + deux ans pour compléter par une spécialité.

Après une petite enquête, j’ai appris que la jeune Mimouna Abar avait réussi ses examens grâce a l’aide d’un jeune docteur djiboutien du nom de Wahrân. Ce jeune djiboutien a obtenu son diplôme à l’issue de ses 10 années d’étude.

Issu de la tribu Gadaboursi, qui n’est pas aimée par le régime, ce jeune homme n’a reçu aucun soutien du régime. Pire Abdallah Miguil, le ministre de la santé l’a envoyé à Borama pour soigner ses concitoyens. Humilié et ne sachant plus vers qui se tourner le jeune docteur avait demandé l’aide d’Hachi, qui lui a conseillé aussi la route de Borama.

Heureusement pour lui, l’ancien président du Somaliland Dahir Rayaleh Kahin l’a soutenu et il est maintenant le médecin-chef de l’hôpital de Borama. Par la faute de la ségrégation tribale entretenue par le régime, un jeune médecin djiboutien, plein de talent a été contraint de devenir somalilandais et Djibouti perd un docteur. Cela a été le cas aussi pour des jeunes médecins qui ont fait leurs études à Cuba
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Le colonel Mohamed Djama l’avait promue sous-lieutenant en 2006. Mais pour Kadra Haid, que rien n’arrête plus, la jeune fille est « docteur ». Kadra Haid avait hurlé en exigeant qu’elle soit promue lieutenant. Mohamed Djama avait eu beau protester, il n’avait pas eu d’autre choix que de s’exécuter.

Pour punir la jeune fille, il l’avait affecté au service du docteur de la garde républicaine, le commandant Idriss Abdi Galab, qui est le médecin personnel d’IOG. Elle travaille avec lui.

En 2008 Mimouna devient capitaine sans passer par le cursus militaire obligatoire pour l’obtention des grades militaires. C’est encore le bras long de Kadra Haid qui l’a imposée. Le Colonel berger n’a pas apprécié d’être contraint de lui remettre les nouveaux insignes…

– YEB exilé aux USA ?

L’ambassadeur de Djibouti à Washington Robleh Olhayeh, inamovible jusqu’à maintenant, a vivement protesté contre le projet par Yacin Elmi Bouh, l’ancien ministre de l’intérieur, qui commence à agacer avec ses projets de création d’un parti politique pour contrebalancer ce qu’il appelle l’issakisation du pays, sous l’autorité de Paulette. Ce parti qui réunit les 12 tribus Issas représente une menace pour IOG et surtout pour son épouse. YEB s’est joint à la manifestation de l’ARD au quartier 3 aux côtés de Mahdi Ibrahim God, l’un des vice-présidents de l’ARD.

IOG se méfie des alliances de cet ancien baron du RPP avec les opposants et de sa capacité de mobiliser les tribus Issas et les anciens cadres du RPP écartés par Kadra. Pour y mettre un terme, il a fait lancer la rumeur de son prochain départ pour Washington, afin de l’éloigner.

Aux dernières nouvelles, j’ai appris que le premier Ministre avait vivement répliqué aux insultes proférées par l’ex ministre de la santé Abdallah Abdillahi Miguil en lui envoyant deux pelotons de gendarmes mobiles pour récupérer des voitures appartenant dit-on au Ministère.

Cela confirme le climat de guerre qui s’est installé entre les anciens barons du régime IOG.

Ces luttes entre tenant du pouvoir n’inquiètent pas la population qui ne se sent plus concernée et l’opposition se prépare activement à provoquer la chute du régime fanfaron.

– Tous nos voeux à Jean-Paul Noël Abdi

Un dernier mot pour Jean-Paul Noël Abdi, qui est malade. Je lui adresse tous mes vœux de bon rétablissement. Courage Jean-Paul, nous avons besoin de toi et de ton engagement sans faille pour le rétablissement d’une véritable démocratie et pour mettre un terme à la dictature. Nous sommes tous à tes côtés.

Sergent Ariko
Londres
la lutte continue

09/03/2012 (B646) Chroniques du Sergent Ariko : Journée internationale de la femme célébrée à Djibouti


IOG a bien du mal à faire respecter sous son propre toit, le slogan qui est celui du régime RPP : “Sois belle et tais-toi.”

À Djibouti, comme dans le reste du monde, la femme a été célébrée en ce jour consacré par les Nations-Unies.

A Djibouti le régime fanfaron a célébré cette journée non pas à l’UNFD comme il avait coutume de le faire mais à la « Corniche » près du port de pèche, un lieu que le régime vend et revend. La Corniche set le plus souvent pour héberger les mariages des hauts dignitaires et parfois de simples citoyens.

Pour la RTD, la « Corniche » appartiendrait à l’homme d’affaires Lotta, mais en réalité c’est la propriété du couple princier qui asservit Djibouti. On se rappelle que la dernière dame y avait présidé, sans rire, une vente de produits artisanaux, pour laquelle peu de monde avait fait le déplacement.

Le premier ministre a boudé la cérémonie, parce qu’il était occupé à envoyer des gendarmes dans la maison de l’ex ministre Warabey Abdallah Abdillahi Miguil qui devrait rentrer à Djibouti ces prochains jours. Il fallait donc agir avant et c’est le premier ministre qui a été chargé de pousser un coup de gueule en envoyant la gendarmerie récupérer dans la maison de Warabey Kalayieh, trois voitures que l’ancien ministre avait volé au ministère de la santé.

On se rappelle que l’agence américaine US AID avait sollicité l’aide des autorités djiboutiennes pour mettre à la porte ce ministre de la santé qui est soupçonné d’avoir volé 1 milliard de fdj sur le fond d’aide pour le sida et la tuberculose. N’ayant pas obtenu satisfaction avec le limogeage du Ministre et sa poursuite devant la justice, l’US AID avait suspendu toute nouvelle forme d’aide.

Aux questions qui lui avaient été posées à ce propos, le ministre avait répondu que l’argent avait été partagé entre plusieurs personnes : IOG, sa femme, le gouverneur de la banque nationale et enfin lui même. Donc il n’en restait plus rien.

Soutenu par la dernière dame, l’ancien ministre de la santé avait essayé d’en découdre avec le frère du premier ministre. Ce qui avait donné lieu à une bagarre aux poings dans la salle du conseil des ministres.

Tout Djibouti avait découvert le pot aux roses. La dernière dame avait félicité le ministre pour la « bonne » correction qu’il avait administré à Dileita. Ce que ce dernier avait eu du mal à digérer. Maintes fois, il a remis sa démission mais à chaque fois elle a été refusée par IOG.

Tant que son protecteur, Barkhat Gourad Hamadou sera dans les coulisses du pouvoir, le Premier ministre sera protégé et inamovible.

Le premier ministre avait été aussi fortement humilié lorsque la dernière dame lui avait refusé l’entrée dans la résidence présidentielle du Day. IOG n’a jamais levé son petit doigt pour empêcher sa femme de harceler le premier ministre.

Humilié par Paulette, Dileita n’écoute même pas ses instructions, à la différence de ses ministres.

Mardi, il n’a pas assisté à l’ouverture de la foire djiboutienne. L’absence remarquée du premier ministre a contraint les autres ambassadeurs à ne pas se rendre à l’inauguration de la foire qui était assurée par la dernière dame.

Le bras de fer entre l’éminence grise Djibouti et le premier ministre aborde un nouveau virage.

C’est, chaussé de sandales, que le premier ministre est arrivé à la cérémonie du 8 mars, sans la présence de sa femme qui possède la double nationalité djibouto-canadienne.

Le dictateur assiste en spectateur à ce bras de fer, mais il ne veut pas se séparer de son premier ministre et n’a pas la force d’empêcher sa propre épouse de s’en prendre systématiquement à lui

03/03/2012 (B646) Chroniques du Sergent Ariko : un peuple décidé à en finir et un chef têtu (Suite et fin)

C’est dans la perspective de redynamiser son équipe, que le dictateur va réunir les assises de son parti au palais du peuple, dans une salle différente puisque les travaux de rénovation de l’autre salle qui a brûlé sont en cours.

Le gouvernement chinois, qui avait financé le bâtiment a demandé les résultats de l’enquête, sur les causes de cet incendie (que tout le monde déclare comme criminel).

Mais quel résultat ?

A aussitôt protesté le colonel Moussa Ragueh, patron des sapeurs pompiers de Djibouti puisqu’il n’y a jamais eu d’enquête sur l’incendie criminel du palais du peuple !

Les chinois trainent des pieds pour financer les travaux de rénovation.

IOG sait que l’heure est grave.

Le peuple murmure que les bornes sont dépassées avec ce 3ème mandat qui est rejeté par 99 % de la population.

Les récentes élections municipales ont été un test sérieux.

Le régime a pu mesurer le niveau de dégoût des Djiboutiennes et des Djiboutiens à propos de la façon dont le régime RPP dirige le pays. IOG a compris que le peuple n’avait plus envie d’une autre année : le taux d’abstention aux municipales a été une catastrophe pour sa coalition.

Le premier ministre a rejeté la responsabilité sur les autres membres dont Ali Abdi Farah. Mais les dinosaures du RPP ont rejeté la responsabilité sur le premier ministre et sur les militants qui ont été incapables de faire quoi que ce soit pour le succès de leur parti.

Aux yeux du chef du régime cette bagarre entre les membres de son parti lui fait craindre le pire. Il sait que l’opposition, si elle arrive au pouvoir, ne lui fera pas de cadeau. Donc il l’a divisé à sa manière en infiltrant Ismail Guedi et d’autres messieurs qui sont aussi rejetés par la population.

Ses priorités sont de tout faire pour éviter qu’une alliance entre DAF et l’ARD ne puisse se concrétiser.

S’ils parvenaient à s’entendre, alors la le régime tomberait comme un fruit mur et cela IOG ne peut pas l’envisager. L’heure n’est plus à la fête dans son propre camp. Il a promis des élections législatives propres et il sait que cette fois, la communauté internationale ne lui fera plus de cadeau.

Les États-Unis en tête ont demandé à ce que l’opposition puisse siéger dorénavant à l’Assemblée nationale dont l’inauguration des nouveaux locaux est pour bientôt, car les ingénieurs iraniens ont pratiquement terminé les travaux.

Le régime veut organier une grande cérémonie pour leur inauguration, en présence du président Mahmoud Ahmadinejad, ou à défaut son premier vice-président Parviz Davoodii (il était déjà venu à Djibouti fin 2007) … mais Téhéran demande aussi que l’opposition y siège.

Une pression de plus pour IOG qui ne sait plus comment gérer ces problèmes. Avant l’inauguration des bâtiments, le chef du régime mafieux voudrait bien organiser un autre simulacre d’élections législatives pour pouvoir dire au monde que ses pseudo députés (qui dorment la plupart du temps) ont gagné « haut la main » les élections de 2012.

Mais il est conscient des risques d’une révolte a l’égyptienne si jamais il fraude cette élection dont l’opposition dénonce les conditions. Sans participation de l’opposition, IOG ne pourra pas présenter une assemblée « acceptable ».

Les députés actuels n’ont pas élus par leurs concitoyens mais simplement inscrits par le Prince sur la liste du RPP.

Les finances du pays vont mal. IOG en porte l’entière responsabilité. Cette situation peut mener le pays au chaos et la communauté internationale voudrait l’éviter à tout prix.

Trois accords ont bien été signés avec la Chine mais celle ci tarde à les concrétiser, car les chinois ont bien retenu la leçon. Ils ne donnent plus de cash et limitent leur financement aux projets qu’ils peuvent réaliser eux-même.

Les prédateurs du régime n’aiment pas cela ! Plus de cash, plus de prévarication, plus d’enrichissement personnel et sans cause ! Les délégations se succèdent au palais de la présidence mais aucune ne signe quoi que ca soit de concret.

Les partenaires en développement partent et plient bagage les uns après les autres. Le port de Djibouti est dans l’embarras. Déjà 300 personnes ont été licenciées. Et ce n’est pas tout car d’autres listes de licenciement sont sur le bureau d’IOG.

Son frère Saad Omar Guelleh, qui était jadis un chef d’atelier au port, n’a pas l’expérience pour diriger le port. Les arabes des émirats ont fait leurs valises. Il ne reste plus que la proposition du groupe français Bolloré qu’IOG n’aime pas trop.

Bolloré reste seul en lice pour l’acquisition du port mais le régime craint l’immiscion de ce français dans son pré carré.

Ne restent pour le régime, que Djibouti télécom et autres aéroports, dont les recettes sont maigres.

Le chef du régime est affolé à l’idée d’être à court d’argent.

Tout cela ne serait pas arrivé s’il y avait les conditions d’une véritable démocratie et si le chef de l’état ne s’entêtait pas à chaque fois que l’on évoque une possible ouverture démocratique.

Mais hélas nous suivons le même chemin que la Somalie.

Le peuple regarde le ciel et implore Allah de ne pas détruire Djibouti comme la Somalie.

Tandis que les prédateurs du régime eux ne rêvent que d’avoir encore plus de fric. L’heure des règlements de compte a sonné pour ce régime fanfaron.

Ce n’est plus qu’une question de temps avant que la poussière ne les emporte loin de Djibouti.

Peut être vers la prison de la Haye ?

Sergent Ariko
Londres

02/03/2012 (B645) Chroniques du Sergent Ariko : un peuple décidé à en finir et un chef têtu

Je tiens tout d’abord à présenter mes excuses à mes compatriotes et aux amis qui partagent notre lutte, car j’ai du surseoir à mes chroniques pendant quelques jours pour régler des affaires familiales à Londres.

En effet, la société qui m’emploie, m’a affecté comme chauffeur de bus dans un autre quartier de Londres et le déménagement m’a pris du temps.

Maintenant je suis bien installé et le combat continue.

Nombreux parmi vous ont pu suivre les actualités que je diffuse sur Facebook. J’appelle nos concitoyens à consulter ma page et à se connecter à l’ARDHD qui nous sert de relais de transmission, à nous les Djiboutiens qui combattons cette dictature dépassée qui accapare le pays depuis plus de 30 années.

Merci a vous tous, qui nous soutenez dans ce noble combat.

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À Djibouti le coût de la vie a été multiplié par 10.

Le régime n’a plus de liquidité en ce moment. En fait c’est un embargo invisible que la communauté internationale lui a opposé, en suspendant le versement des aides exceptionnelles auquel IOG était habitué !

Donc IOG ne fait strictement rien pour calmer l’ardeur des Djiboutiennes et des Djiboutiens.

Ceux qui ont le fameux sésame (visa) partent du pays sans demander leur reste. On signale la défection de plusieurs instituteurs qui ont demandé asile en Norvège, Suède et en Finlande. Des familles entières fuient le pays à destination du Canada ou à défaut en Europe. Les vieux retraités eux s’expatrient au Somaliland ou en Éthiopie car le montant de leur pension trimestrielle ne leur permet plus de faire face au coût de la vie à Djibouti.

Sur le chapitre politique, le chef du régime, dont l’impopularité augmente chaque jour, commence à avoir du mal à rassembler son dernier carré de fidèles.

L’incarcération du juge Mohamed Souleiman Cheik Moussa a fait un certain vide autour d’IOG. Il faut avouer que la radiation pure et simple de ce magistrat par le barreau qui est aux ordres du palais et son emprisonnement dans la sinistre prison de Gabode sous le fallacieux prétexte d’injures et offenses au chef de l’état, ne sont pas appréciés par la population, qui avait reconnu son honnêteté et son intégrité personnelles.

À Djibouti, la survie de ce régime détesté ne tient plus qu’à un fil.

Le premier ministre Dileita se regarde et il ne voit que son avenir qui est compromis par son maitre.

Les ministres Tiji ne valent rien aux yeux du peuple. L’armée et les autres forces de défense et de sécurité se débattent dans la misère organisée en système de gouvernement. Les négociations avec l’Érythrée sont au point mort : Asmara et le Qatar accusent Djibouti de ne pas jouer franc jeu dans les négociations. Le Qatar ne pas pourquoi le régime RPP traine des pieds dans les négociations. Est-ce pour éviter que les Érythréens ne libèrent les officiers et sous-officiers des forces armées djiboutiennes ?

Jusqu’à maintenant la présidence fait la sourde oreille aux appels réitérés du Qatar qui s’impatiente de voir que ce énième n’est pas encore réglé.

N’ont-ils pas compris que pour IOG ce conflit est du pain béni. Il lui permet de détourner, en totale complicité avec les plus hauts gradés, dont un certain général Zakaria Cheik Ibrahim des sommes très très significatives.

Le résultat, c’est que Zakaria a offert à son maître une armée divisée et tribalisée.

Une armée divisée :

une partie a été envoyée en Somali avec tous les risques et l’autre partie stationne inutilement à Doumera.

La police est aux ordres mais elle manque de moyens. La gendarmerie est plongée dans la misère et condamnée a l’errance.

Même la garde républicaine triée sur le volet tribal n’est plus épargnée par l’inflation.

Dernièrement une jeep de l’escadron spécialisé, sous les ordres du commandant Ibrahim Abdi Farah dit coca, a écrasé un jeune de la ville de Balbala. La jeep était conduite par une nouvelle recrue qui venait de passer son permis de conduire militaire de 2 degrés au CCO. Il a tué un jeune militant de l’opposition.

Les parents de la victime sont pauvres et ils n’ont pas osé porter plainte devant une justice qui est totalement inféodée au maitre d’Haramous.

C’était le 18 février ! Ce jour là, Djibouti avait un martyre.

Bien sur Djibouti-24, qui est inféodé au SDS, n’en a pas parlé. Curieux pour un support qui prétend, dans les fiches qu’i distribue aux Djiboutiens, être totalement indépendant du pouvoir RPP ???

Tout le monde a compris et sait que Djibouti-24 ne dira jamais rien contre la dernière dame ni ceux qu’elle protège. En fait les services de propagande du SDS voudraient susciter le doute afin que les djiboutiens oublient l’ARDHD.

Mais ils oublient que l’ARDHD est totalement indépendante : elle n’est inféodée à aucune administration française et ne reçoit aucune aide financière. Ce qui lui permet de diffuser librement des informations sur les dérives de ce régime d’un autre âge, qui sont lues par la diaspora djiboutienne à l’étranger et par celles et ceux qui arrivent à détourner la censure qu’on leur impose au pays. Djibouti-24 cible ceux qui lui sont désignés par la dernière dame en évitant soigneusement ses réseaux personnels.

Djibouti-24 évite aussi de viser le réseau d’Hassan Saïd dit Madobeh. Rappelons que ce dernier a manqué se faire tuer un vendredi soir devant chez lui, par le colonel Mohamed Djama. Le Colonel « berger » soupçonne Hassan Madobeh d’être derrière la tentative d’empoisonnement dont il a été victime et qui a failli entraîner sa mort.

Même chose pour le colonel Abdillahi Abdi qui a appris que son tueur s’était échappé de la prison de Gabode et qu’il avait pu filer au Somaliland dans une voiture pick-up en passant par Loyada.

Selon des informations qui me sont parvenues (je tiens à remercier ici l’officier de la police de l’air et des frontières de la ville frontalière de Loyada qui m’a transmis cette information), le fugitif (ancien sergent chef du service des transmissions de la police nationale) aurait reçu en plus de sa liberté la somme de 15 millions de Fdj en cash de la part du SDS.

Il a été remis a la sécurité somalilandaise et placé en lieu sur à Hargeisa.

Son témoignage pourrait-il déranger les renseignements djiboutiens ? En fait le montage avait été organisé pour que le colonel Abdillahi Abdi perde la vie et qu’il soit remplacé à la tête de la Police par le lieutenant colonel Omar Hassan.

Mais le colonel Abdillahi Abdi a survécu !! Il a bien compris les rouages de la machination et pour s’assurer de sa fidélité, on lui a décerné la grande étoile de Djibouti.

Mais le coupable est en liberté.

Son ex-épouse, dont il avait divorcé auparavant, continue même à percevoir son salaire ! … A Djibouti tout le monde ce que le régime espère gagner dans ces règlements de compte entre ses membres ?

– Le 4 mars IOG va réunir en session extraordinaire le RPP au Palais du Peuple

C’est ce parti « bidon » qui tient le pays. IOG a devrait en profiter pour mettre à la porte des barons et pour les remplacer par des nouveaux membres désignés dans le comité central, le comité exécutif et au bureau politique du RPP. Des grands noms sont en instance de départ et des jeunes loups attendent leur entrée avec impatience.

La situation est grave. Les États-Unis ont stoppé tout financement parce que l’enquête sur l’assassinat de leur conseiller est au point mort, dans la mesure où le SDS et les services de police refusent de coopérer loyalement.

A Paris, l’instruction pour l’affaire Borrel n’est pas refermée. IOG craint l’arrivée de François Hollande qui pourrait relancer le dossier qui a été mis en sommeil par une certaine France-Afrique.

Sur place, la mise a l’écart du juge Souleiman, qui est issu d’une branche de la tribu Mamassan REER Egal, a fait perdre a IOG le soutien de cette tribu qui compte des acteurs, comme le colonel Mahdi ou l’ex-capitaine Ali Iftin, qui fut mon supérieur.

Des militants du RPP, qui avaient osé demander des comptes à leurs dirigeants, ont été incarcérés à l’académie de police de Nagad. Tous, ils ont déchiré leurs cartes du parti pour aller rejoindre les rangs des partis d’oppositions.

Le vieux parti laissé par Hassan Gouled, dont IOG se prétend « président » n’a pas tenu ses assises depuis plusieurs années.

La réalité, c’est qu’il n’a plus beaucoup de militants ! Même les rares femmes qui restaient ont crié « houhou » et elles se sont éclipsées.

Le parti n’a plus d’argent. Ses annexes sont devenues des lieux de perdition : séance de broutage du khat et même prostitution. Seule l’annexe Cheik Siraj du Héron a échappé à fâcheuse évolution et elle sert de vitrine pour les élections.

Les membres ne payent plus leur cotisation. C’est un parti mort et IOG voudrait le ranimer.

Au sein du comité central, il y a des affrontements entre les partisans et les anti troisième mandat. Cela a détruit l’alliance de façade qui soutenait ce régime. En plus, les dinosaures du parti ne veulent pas laisser la place une jeune génération de loups qui est encore plus vorace qu’eux, car elle sait qu’elle n’aura que peu de temps pour s’enrichir.